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RPG Harry Potter

In RPG, nous sommes en Février 2022.
Profitez bien des nouveautés ! Le récapitulatif est ici !

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Quand la tempête éclate, le chaos en résulte.


Aiden avait passé une grande partie de son après-midi à la bibliothèque comme souvent depuis cet été. Cette fois, ou encore une fois c'était Aria, une jeune femme de serdaigle qui lui tenait compagnie. Il s'était beaucoup rapproché de la jeune fille, et bien que pour lui cette relation soit purement platonique. Et n'était qu'un échange de savoir, la jeune femme ne le voyait pas du même œil. Aiden était un peu aveugle quand à la manière dont les autres filles autre que sa petite amie pouvait le regarder. Il ne s'en souciait pas, d'autant plus en ce moment où il avait bien d'autres choses à gérer. Notamment, ses disputes à répétition avec Evens. Il l'aimait vraiment, mais ses choix l'éloignaient de lui alors même qu'elle ne savait rien. Il savait cependant que l'éloignement aurait été le même si elle avait su.

Alors qu'ils quittaient enfin la bibliothèque Aria et lui, la brune se tourna vers lui. Elle le regardait avec une intensité troublante. Dans un mouvement instinctif le demi-garou avait reculé d'un pas. Il se sentait acculé pour une raison inconnu. Son instinct semblait plus à même d'identifier le danger que lui même en cet instant. Et ensuite tout se passa comme au ralenti puis en accéléré. Et avant de comprendre comment la jeune femme était en train de l'embrasser et lui était figé comme une putain de gargouille. Essayant de comprendre ce que bordel il se passait là, son cerveau surmené n'arrivait pas à assimiler ce qui se passait. Il était tellement abasourdi qu'il ne la repoussa même pas. Il était juste là bras ballant contre le mur... à quel moment avait-il autant reculé ? Il ne s'en était même pas rendu compte. Son cerveau sembla reprendre le dessus en entendant des bruits de pas. Il repoussa la jeune femme doucement mais fermement mais elle était toujours trop proche. Il pouvait sentir son odeur sur lui, il essaya de formuler une phrase... quand une odeur lui fit lever la tête. Evens se tenait là, et lui même ne pouvait nier l'apparence de ce qu'elle avait sous les yeux. Magnifique tableau, pensa t'il avec sarcasme.

Il ne manquait plus que ça, bordel...



©Tyrania

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Evens Grin
Serpentard 7ème Année



Quand la tempête éclate, le chaos en résulte.

Ma tête allait exploser, j'avais un mauvais pressentiment depuis quelques jours. C'était étrange, comme si mes rêves étaient noirs, comme s'il n'y aurait plus de lendemain bientôt. Comme si le monde allait s'arrêter d'un coup et je me levais totalement tétanisée dans mon lit au dortoir, dans les cachots des Serpentard. Sans Aiden à mes côtés.

Ce lit vide et froid le resterait-il ? Quelque chose avait changé, je le "l'appelais" plus. Quand j'étais terrorisée, je ne cherchais plus à lui envoyer d'images mentales dans le but qu'il vienne m'apaiser. Il n'était...jamais disponible. Il avait toujours bien dormi. Il avait toujours besoin de beaucoup de sommeil. Et depuis qu'il étudiait, il était plus fatigué qu'avant à veiller à la bibliothèque. Alors je ne le dérangeais plus. Ni pour chasser, ni même pour me rassurer. Pourtant j'aurai eu besoin de lui, à chaque fois.

Tout son être me manquait. Tout mon être était en manque, de la plus petite et lumineuse parcelle de mon humanité à la plus sombre et noire de ma partie vampire. Depuis quand ne m'avait-il pas touché ? Depuis quand ma bouche n'avait-elle pas saisi la sienne ? Mes lèvres se mirent à trembler et je portais les doigts vers elles. Une larme perla le long de ma joue. Le manque physique me donnait la nausée. J'avais besoin de lui et où était-il ? Là exactement ?

J'entrepris d'aller à sa recherche, lui dire combien je l'aimais, combien j'avais besoin de lui, combien il me manquait. Combien je souffrais, combien je m'amenuisais au quotidien sans sa présence. Comment son absence me rongeait et m'engloutissait dans les ténèbres dont il m'avait sauvé. Je me dirigeais vers la bibliothèque, pour lui dire que tout ça devait cesser. Les disputes, les non-dits... Il fallait qu'on arrête et qu'on se retrouve, car je ne tiendrais plus longtemps ainsi.

J'avais l'impression de me consumer, et de lutter au quotidien contre ce vide qu'il instaurait petit à petit, insidieusement entre nous. Il disparait, notre lien, il était ténu, sensible, vibrant, il devenait...fragile, mourant. Et Aiden ne pouvait pas le nier. Chaque dispute faisait exploser nos créatures. Comme si elles lutaient en nous, pour qu'on arrête tout ça. Je devenais agressive, parce que mon vampire prenait le dessus, mais pas pour contrer Aiden, pour me contrer moi. Sauf que les sentiments humains étaient puissant et faisaient contre poids.

Et j'avais toujours cette boule dans la gorge, cette sensation d'humidité le long de ma colonne vertébrale. Que se passait-il ? Alors que je m'approchais de la porte, je vis Aiden en sortir avec un brune avenante, trop entreprenante aussi. Je les avais déjà vu ensemble lorsque j'étais venu le voir, lui parler. Elle bossait souvent avec lui. Trop maintenant que j'y repensais. Et j'avais bien vu deux ou trois regard de cette fille, pas si innocente que ça, s'amusait de la situation, de nos querelles, nos désaccords.

Je me figeais alors sur place. Ce que j'étais en train de voir était impossible. Tous mes poils se hérissèrent et j'eus l'impression de me recevoir une nouvelle flèche d'Henry en plein cœur. La colère monta en moi comme un volcan en pleine éruption. Et j'explosais, sans m'en rendre compte, Aria était au sol plaquée par un de mes sorts, dont la seule preuve que ce soit moi qui l'ait envoyé : cette trace scintillante sortant de ma baguette. Je restais figée le cœur brûlant debout, droite, la haine au corps. Mes cheveux prirent une teinte noire et menaçante, mes yeux n'étaient plus que deux pupilles d'or. Je me retournais vers Aiden, furieuse.

"Dis moi que je rêve ! Comment tu peux..."

Mon cœur battait si vite que je n'arrive plus à me contrôler. Je tremblais, mes mains étaient cramponnées toutes les deux à ma baguette, comme à une bouée de sauvetage.

"C'est ça alors...tout ce que je représente à tes yeux ? Tu joues à quoi Aiden ? Tu m'évites pour sortir avec ça..." Je pointais de la baguette Aria. "Dégage !" Lui hurlais-je dessus. Elle se leva et couru sans demander son reste. Je me retournais de nouveau vers Aiden. "C'est ça que tu me caches depuis des mois ? Et t'es pas capable de me le dire ? J'te reconnais plus...depuis des semaines, des mois, je te reconnais plus... Et maintenant ça ! Tu me...tues..."

Mes derniers mots n'étaient pas juste en l'air, littéralement il venait de m'abattre d'un coup mortel. Je ne pouvais plus rien contrôler, notre lien, il était exacerbée et je ne retenais rien, ni la haine, ni la déception, ni la tristesse. Tout se bousculer, et la toute jeune humaine que j'étais ne contrôlait plus les émotions qui l’assaillait. Intérieurement j'explosais, et il n'y avait que lui qui pouvait le ressentir avec toute cette puissance. Une dureté que seules nos créatures pouvaient nous permettre de supporter.

De l'extérieur, on pouvait seulement voir une fille en colère, parlait sèchement à son copain chopait sur le vif de la tromperie. Mais Aiden, lui il savait l'état dans le quel mon corps était en train de céder à la fureur.

"Explique moi bon sang, ce qui tourne pas rond chez toi...comment tu peux me faire ça ?!"


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Quand la tempête éclate, le chaos en résulte.



Tout s'enchaina trop vite pour que le jeune homme se dégage d'Aria avant qu'Evens la jarte d'un sort. Il adressa à peine un regard à la jeune femme au sol, bien qu'il se mit en travers du chemin de sa petite-amie et de la brune. Elle n'était pas responsable de la fureur d'Evens. Enfin, en partie oui mais c'était avant tout sa faute à lui, si ils en venaient là. Se manque de confiance de la part de la personne le plus proche de lui le glaça jusqu'à l'os. Il aurait pu extérioriser sa colère, mais il devint juste une forteresse de glace. Bien que son esprit gronda tout aussi fort que celui de sa petite-amie.

Il réalisa que son silence lui avait fait bien plus de mal que tout autre chose, elle n'avait plus confiance en lui. Et cela le blessait, comment pouvait-elle croire qu'il, qu'il pouvait lui faire quelque chose comme ça ? Il était peut-être un crétin, mais un crétin amoureux. Pas un putain de lâche à sa jeter sur toutes celles qui passaient à porté. Il n'avait confiance qu'en elle,et que la réciproque ne soit plus vrai faisait mal. Elle n'avait plus confiance en lui et était prête à penser qu'il la trompait depuis des mois. Il ne dit pas un mot quand elle s'en prit a Aria, honnêtement la jeune femme passerait un mauvais quart d'heure plus tard. Evens pouvait bien lui sortir toutes les horreurs du monde, il s'en tamponnait pas mal.

"Ça suffit !" La voix du demi-loup claqua comme un fouet dans le soudain silence rempli d’électricité, de magie. Il essayait lui aussi de contenir sa rage, il savait qu'il n'avait pas été très disponible, qu'il était stressé et mal à l'aise. Mais était-ce une raison de le juger sans preuves au final ? Sans explications ? Elle se donnait le droit après toutes les emmerdes qu'elle lui avait apporter de le traiter comme une merde, pour une putain de tromperie qui n'avait jamais eu lieu ? Ça le rendait vert de rage.

"Tu ne me laisse même pas le bénéfice du doute ? Hein ? C'est tellement plus facile à croire que je puisse te tromper et te manquer de respect à ce point ? Tu m'as déjà jugé et condamné, à quoi servirait des explications ? Tu es déjà persuadé que je baise avec elle !" Ses paroles étaient crues et venimeuses, mais le ton froid et détaché. Seul les yeux du jeune homme laissait entrevoir sa fureur bien présente. Il était vulgaire, mais il s'en foutait complètement.

"Je vais quand même te dire une chose, c'est elle qui m'a sauté dessus. Crois moi ou pas, je m'en fous. J'en ai marre de tes crises de jalousies à répétition, tu n'as aucune confiance en moi. Je pensais qu'après tout ce qu'on avait traversé tu me laisserais de l'espace et du temps. Tu veux savoir ce qu'il y a ? Je passe mes ASPICS cette année ! C'est la seule condition de mon maitre d'apprentissage. J'aurais pu aller à l'UMS mais il y a des offres dans une vie qu'on ne peut pas refuser. Ça veut dire que je quitte l'Angleterre, voilà ce qui se passe. Je savais pas comment t'en parler, parce que toute ta vie est ici,je ne pouvais pas te demander de me suivre parce que mon maitre d'apprentissage ne l'aurais pas permis et parce que tu aurais fini par m'en vouloir de t'éloigner d'ici. J'ai jamais eu le moindre amour pour mon pays ni le moindre intérêt pour les problèmes de celui-ci. Je rêve de quitter l'Angleterre depuis que je suis môme, parce que les sorciers d'ici sont pourris jusqu'à la moelle. Je ne pouvais pas laisser passer cette occasion sans t'en vouloir à la fin. Si j'étais resté pour toi, je l'aurais regretté toute ma vie. Je t'aime de toute mon âme mais je ne serais pas heureux si je n'ai que toi, ou ma famille. Ça ne me suffis pas, j'ai besoin d'un travail stimulant, mais je n'aurais jamais le droit à ce genre de travail en Angleterre. Jamais. Je sais que j'aurais dû t'en parler mais bordel, ça a été le choix le plus difficile que j'ai dû prendre et j'ai été fichtrement égoïste et un vrai connard, je sais. Mais j'avais juste peur, peur de t'en parler parce que ça signifierait qu'à terme on ne pourrait plus être ensemble, parce que tu ne me suivra pas, pas après ce qu'ils ont fait à ton père et Carl. Tu voudra te battre alors que je ne le veux pas. Je ne veux pas devenir quelqu'un que je vais détester. Aucun d'entre ne vous ne m'a demandé comment je me sentais après Azkaban, je ne voulais pas y aller, j'y suis allé pour vous. Et j'en fais encore des cauchemars." Aiden avait tout déballé, il était à bout de souffle après son long monologue. Il tremblait littéralement de rage, des larmes coulaient sur ses joues, il était anéanti.

"L'amour ne suffit pas toujours Evens." Souffla t'il d'une voix tremblante et désespérée.  Il l'aimait à en crever, elle pouvait enfin sentir complètement toutes les émotions d'Aiden. Ses émotions qu'il contenait depuis des mois. Peur et colère envers lui même, le dégoût de soi... Il n'avait plus rien du jeune homme fort comme un roc, c'était juste un ado qui avait murit trop vite et qui était rattrapé par l'énormité de ce qu'il avait vécu depuis qu'il était avec la demi-vampire.


©Tyrania

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Evens Grin
Serpentard 7ème Année



Quand la tempête éclate, le chaos en résulte.

Mes poils se dressèrent quand le loup en Aiden retentit en moi. J'étais soumise malgré moi et je me stoppais dans ma logorrhée de haine. D'un coup je compris l'immensité du gouffre qui allait m'envahir au fur et à mesure que je l'écouterai me parler. Sa rage était contenue, mais elle coulait sur moi comme une douche glacée. Aiden avait ce pouvoir de faire de moi un brasier immense et dévorant, et aujourd'hui il me gelait sur place. La pièce se chargea en magie et des particules, nos particules prirent de l'ampleur. L'instant était intense.

Si bien sûr que si je lui laissais le bénéfice du doute, si bien sûr que si je pouvais l'admettre, mais je venais de le voir embrasser cette fille. Sans la repousser, sans agir. Et j'étais dingue, depuis toutes ces semaines, sans lui, sans ses yeux sauvages capturant les miens. Oui j'avais pensé qu'il me trompait, mais je ne voulais pas le croire. Mais aujourd'hui, devant cette image, que penser ? Je le croyais pourtant. Il me le disait, je le croyais. Mais il avait verrouillé ce lien trop longtemps, assez pour que je devienne soupçonneuse. Ça il pouvait le comprendre aussi non ? Ses mots étaient durs. Baiser avec elle. Mais je n'étais pas plus surprise. Je ne le trouvais pas vulgaire, je le trouvais enragé pour me parler comme ça. J'avais cassé un truc en ne lui faisant pas confiance. Je l'avais déçu.

".....Tu veux savoir ce qu'il y a ? Je passe mes ASPICS cette année ! C'est la seule condition de mon maitre d'apprentissage. J'aurais pu aller à l'UMS mais il y a des offres dans une vie qu'on ne peut pas refuser. Ça veut dire que je quitte l'Angleterre, voilà ce qui se passe....."

Brisée. Ma respiration se bloqua. Quelque chose en moi s'éclata en mille morceaux tranchant, écorchant le moindre millimètre carré de mon être. Une faille s'ouvrait en même temps, une fente douloureuse qu'Aiden était en train de remplir de venin d'Acromentule. Comme avec un baiser de Détraqueur je sentie ma joie de vivre disparaître. Et je pensais que j'allais réellement disparaître à mon tour. Ensevelie sous cette annonce. Les ASPIC cette année...un départ dans quelques mois...

Il partait, il me quittait. Mes jambes si sûres d'elles d'habitude à chacun de mes pas flanchèrent et je me retins au mur derrière moi. Tout semblait m'échapper. Comme si je tombais dans un puits dans fond. Il partait du pays. Il m'abandonnait. Littéralement. Et je ne pouvais le suivre, pour bien des raisons. Ce fameux maitre de stage, la guerre qui s'annonçait, lui. Moi, mon frère, Lya, Noun, les Insurgés. La mort de Carl. Mon cœur se serra si fort que je pensais que j'allais m'évanouir. Et il parla d'Azkaban. Mes yeux se posèrent au sol. Honteuse. Merlin qu'avions nous fait ? Je n'avais rien vu, il n'avait rien montrer.

"Tu voudra te battre alors que je ne le veux pas. Je ne veux pas devenir quelqu'un que je vais détester." Continua-t-il.

Il avait raison en ça. Je voulais me battre. Pour les créatures magiques, pour lui, pour moi. Pour qu'il y ait un nous. Un espoir. Mais il prenait la fuite. Il n'y aurait plus de nous. Mon esprit pouvait-il seulement le supporter ? Les larmes envahirent mes yeux et coulèrent sans retenu. Être forte, je ne savais plus ce que ça voulait dire, et je ne voulais plus le protéger de tout ça, de mes sentiments humains.

Je l'entendais alors au fond de moi, mon vampire. Il hurlait, il souffrait. Et sa partie sombre cherchait à se frayer un chemin que je verrouillais. Il fallait que je verrouille tout. Rien ne devait sortir. Et Aiden m'aida avec sa phrase assassine.

"L'amour ne suffit pas toujours Evens."

Evens. Mon prénom siffla dans mes oreilles. Je n'étais plus son amour. J'étais Evens. Pourtant je pensais qu'il suffisait à tout, l'amour. Jusqu'à présent, pour nous c'était suffisant. Il lâcha de son côté les vannes de notre lien indescriptible, et je pouvais ressentir. TOUT. Son amour, mais aussi sa déception, ses choix douloureux, sa rancune, sa souffrance. Son dégoût. Et c'était intolérable tout ça d'un coup. J'étouffais. Littéralement je cherchais de l'air. Mes yeux retrouvèrent les siens, flamboyant alors que je cherchais à reprendre mon souffle. J'avais l'impression que quelqu'un avait frappé ma cage thoracique et coupé l'air. Ses braises qui ne me réchauffaient plus. De la glace, voilà tout ce que j'étais. Ma gorge brûlaient et mes poumons se noyaient.

Un froid parcouru mon corps et toutes les particules qui voletaient autour de nous tombèrent au sol comme de la vulgaire poussière avant de disparaitre. Mes cheveux aux teintes ébène redevinrent d'un blond de blé et mes pupilles d'or reprirent leur couleur d'origine. J'avais réussi. J'avais enchainé le lien. Notre lien. Et je respirais de nouveau. Essoufflée. J'avais bloqué un processus. Dans cette douleur immense et intolérable, j'avais stoppais, camouflais notre communication si unique. Je n'avais plus accès à lui et il n'avait plus accès à moi. Je ne pouvais plus le faire souffrir, ni souffrir. J'en avais assez ressentit pour toute une vie.

Et je me mis à le regarder. L'admirer. Chaque centimètres de son être. Cette personne que j'avais aimé à en mourir. Que faisait-il de moi en cet instant ? Je n'étais plus qu'une coquille vide et douloureuse. Mon être entier n'était qu'une plaie béante en plein soleil. J'avais envie de m'excuser, pour tout ça. Tout ce qu'il avait subi depuis l'année dernière. La Scandinavie, Azkaban. Carl. Mais j'étais incapable de parler.

Je fermais alors mes yeux. Et dans un dernier sursaut et parce que j'en avais besoin, je balançais une dernière fois, toutes les images mentales que j'avais de nous. Toutes celles qui étaient heureuses. Notre amour, notre complicité, notre magie. De notre rencontre jusqu'à nos premières vacances. Nos fusions, Noël dans sa famille. Les courses dans la neige avec Shadow. Qu'il voit, tout ce qu'il y avait eu aussi de bon entre nous. Tout ce qu'il y avait eu de positif. Tout ce qu'on perdait. Tout ce que je voulais garder de lui. Que ces moments de bonheur soient la dernière chose qu'on se partage. Et je stoppais tout pour la deuxième et dernier fois. Réduisant à néant ces souvenirs. Les rangeant avec notre lien dans une partie de mon être.

Je sentais la fin arrivée comme une immense vague au loin. Une tempête qui grondait. Je ne pouvais pas faire semblant. Rester avec lui après tout ça. On ne pouvait plus continuer. Pourquoi ? Pour que la séparation soit encore plus douloureuse en juin ? Quand il quittera l'Angleterre. Quand il me quittera. Pour que je le torture encore plus ? Et lui rappelle toutes les horreurs qu'il avait vécu et commises pour cette guerre qui s'annonçait ?  Je l'aimais, plus que tout, mais c'était au dessus de mes forces. Il avait choisi son chemin sans moi et je voulais quitter sa route sous peine de ne plus savoir le suivre, le comprendre.

Je m'approchais de lui comme s'il était un total étranger. Pourtant je me forçais à réduire l'espace qui nous séparait et tentais un baiser. Malgré l'imprégnation d'Aria. Mes lèvres tremblèrent quand elle vinrent s'échouer sur les siennes. Un baiser salé. Je sentais le vampire agonisait de ne plus sentir le loup. Mais c'était comme ça désormais, ça serait pénible et angoissant, mais il n'y aura pas de retour possible tant qu'il n'aura pas fait sa vie.

"Je suis désolée que tu n'ai pas su me dire. C'est là que tout se termine alors...là où tout à commencer, dans un couloir..."

Je pris sa tête entre mes mains, caressant tendrement ce qui avant m'appartenait et que je ne pourrai plus toucher comme je l'entendais.

"Crois bien que je t'aime et qu'à l'heure actuelle je réunie la totalité de mes forces pour ne pas m'effondrer."

Je n'avais jamais connu une peine aussi grande. J'étais sûre que j'allais en crever. Je n'y survivrais pas cette nuit. Pouvait-on mourir de tristesse ?

"Je te crois quand tu dis que tu ne m'a pas trompé. Mais tu as été si distant que le trouble s'est immiscé comme du poison jour après jour, silence après silence."

Et l'odeur de cette fille sur lui, sur ses lèvres, c'était à vomir. Comment l'oublier ?

"Pour la Scandinavie, Azkaban, j'en suis affreusement désolée. Tu es venue pour moi à l'époque et je comprends que tu dois partir pour toi maintenant. Je t'ai brisé. Je l'ai senti. Tout ce que tu avais au fond de toi. Ce dégoût. Ce rejet. Je t'aime assez pour te laisser partir. Je suis ta potion tue-loup et je ne me suis pas rendue compte à quel point je t'ai rendu différent. Alors que tu m'as tiré vers la lumière, je t'ai fait descendre dans les ténèbres. Mais j'ai mes limites, et je peux plus continuer comme ça. Je suis désolée pour tout le mal que j'ai causé. Mais je ne peux plus ressentir ce que tu m'as laissé voir. Tu as peut-être eu raison...de ne rien dire."

Je me reculais de lui et je murmurais de manière à peine audible pour lui.

"Je t'aime tellement."

Je fermais les yeux et je le sentis enfin, ce tsunami me frapper de plein fouet. Aiden et moi, c'était fini. "Au revoir." Je ne pouvais pas lui dire Adieu, ce n'était pas possible, ça ne pouvait pas être une fin définitive. Pas avec le lien qu'on avait. Le destin nous avait réuni pour une chose. On était des sorciers et le destin avait une importance, une signification. Ce n'était juste pas la bonne heure, pas le bon moment, la bonne époque. Y'avait forcément un truc.

Je tournais les talons mais je ne pris pas la suite. Je marchais lentement mais surement, sans me retournais. J'étais sûre que si je le faisais, les eaux troubles allaient m'emporter et que je me noierai dans une agonie sans fin. Je me dirigeais inconsciemment vers la forêt interdite. Il fallait que je lâche mon vampire, qu'il détruise tout, qu'il anéantisse tout sur son passage, que je tombe d'épuisement, que je meurs sur le sol, attaquée par des bestioles. J'avais besoin qu'un filet du Diable m'avale et me digère. J'avais besoin qu'on me frappe, qu'on brise mes os, pour que la douleur morale disparaisse. J'avais besoin de sang, de hurler. J'avais besoin d'abattre les ténèbres sur la terre. Pouvait-on seulement s'infliger seul des sortilèges interdits ? Souffrir, mourir, peut importe, il fallait que cela cesse et rapidement avant que je ne devienne mon propre fantôme.

Traduction du gif : L'amour était la seule chose qui pouvait m'emmener loin de ma vie de folie. C'était mon seul espoir. Et tu l'as écrasé.

Musique à lire et écouter (traduction parole) :


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Quand la tempête éclate, le chaos en résulte.



Il vit l'effet qu'eurent ses paroles sur l'amour de sa vie, et ça faisait mal. Tellement. Il avait été égoïste et il avait empiré la douleur en agissant comme il l'avait fait. Mais ce qui était fait ne pouvait pas être changé. Il regrettait sa lâcheté aujourd'hui, mais c'était trop tard. Trop tard et bordel ça faisait mal, si mal. C'était douloureux physiquement, son loup hurlait comme un possédé alors que lui ne pouvait que regarder impuissant la jeune femme s'effondrer et enfouir le lien qu'ils avaient au plus profond d'elle même. Il ne pouvait pas lui en vouloir, il avait lui même créé cette situation. C'était de sa faute à vouloir être un pilier dans sa vie, il n'avait pas parlé de ce qui le dérangeait, il avait laissé faire parce qu'elle avait besoin de lui plus que l'inverse. Et le temps passant et cette proposition qu'il ne pouvait que saisir l'avait fait réaliser qu'ils fonçaient droit dans le mur. Et pire que tout il l'aurait entrainé avec lui, la détruisant plus surement que ce qu'il venait de faire aujourd'hui.

Il reçu leurs souvenirs comme une gifle, un coup de poignard en plein cœur. Pensait-elle vraiment qu'il ne voyait que les mauvais souvenirs ? Non il ne le faisait pas et c'était pour ça qu'il n'avait pas réussi à être honnête avec elle, pour tous les bons moments. C'était trop dur de briser leurs vies ainsi, leur amour. Il l'aimait plus que tout, mais peut-être qu'ils étaient trop jeunes, que tout était allé trop vite finalement. Il était quelque part heureux de ne pas avoir fait l'erreur de la demander en mariage, elle se serait senti prisonnière et l'aurait suivi. Mais ça l'aurait brisé, plus que maintenant ? Il ne savait pas, mais s'aurait été vraiment égoïste de sa part.

Le baiser qu'ils échangèrent ou plutôt qu'elle lui donna sonnait comme un adieu. Il ferma les yeux, les larmes dévalant ses joues sans honte. Il l'aimait bordel ! Pourquoi tout ne pouvait il pas être plus simple ? L'amour n'était qu'une putain d'arnaque. Un sanglot le traversa douloureux, horrible. Il l'écouta parler avec l'impression qu'on lui écartelait le cœur cette sensation était horrible. C'était pire que ce qu'il avait imaginer. Pouvait-on s'aimer autant ? Il leva la main comme pour caresser son visage, mais il n'osa pas contrairement à elle. Il se sentait comme le pire des connards, il n'était pas le seul fautif c'était vrai mais pour avoir laisser pourrir la situation. Il était le seul responsable.

"Tu ne m'as forcé à rien, se serais injuste de te faire croire ça. Je croyais m'accepter totalement avant de te rencontrer mais c'est faux j'ai toujours eut peur de mes ténèbres. J'ai vu ce que j'étais capable de faire pour toi, par amour... Et ça me fais peur, je ne suis pas cette personne. J'ai changé c'est vrai, et je crois que je ne l'accepte pas." Il eut un sanglot, il semblait brisé lui aussi plus qu'il ne s'était jamais autorisé à l'être. Extérioriser tout ça, mettre des mots sur son mal être, ça faisait mal. Il releva ses yeux, des yeux suppliants. Il ne savait pas ce qu'il voulait à cet instant, il était juste un ado à qui il était arrivé bien trop de choses en trop peu de temps. Encore un enfant qui jouait à être un homme, alors qu'il n'avait pas encore les épaules pour ça.

"Je t'aimais, je t'aime et je t'aimerais toute ma vie." Souffla le jeune homme d'une voix brisée. Il la regarda s'en aller le cœur en miettes. Il ne savait pas quoi faire d'autre, il ne l'oublierait jamais. Il le savait, il était sur de ne pouvoir aimer personne d'autre en cet instant. Il avait peur de ce qu'il pourrait faire dans le futur. Allait-il devenir insensible ? A l'heure actuelle se serait toujours mieux que de ressentir ce vide horrible dans son âme. Cette douleur était insupportable, intolérable.


Aria était encore là, en fait, elle avait assisté à la séparation, et elle devait avouer que voir Aiden complètement écroulé contre le mur lui faisait mal au cœur. Elle se sentait désolé, elle ne regrettait pas son geste. Il ne l'avait d'ailleurs pas repoussé et bien que les paroles du jeune à son encontre n'était pas très sympa elle était resté. Elle s'approcha de lui pour et bien le réconforter peut-être. Seulement, il l'entendit et releva la tête vers elle. Ses yeux doré se posèrent sur elle avec une froideur qu'il n'avait jamais eut.

"Ne t'avise plus de m'approcher." Il essuya ses larmes et se releva. On aurait presque pu croire que rien ne venait de se passer. Si ce n'était les yeux encore rougit de larmes et la mine chiffonnée qu'avait le jeune homme. Il ne rendait pas la jeune femme responsable loin de là, mais elle savait qu'il était en couple avant... et elle avait quand même tenté sa chance. Le manque de respect envers lui et Evens le dégoutait. Il ne préférait ne plus avoir à faire à elle dans l’immédiat.


©Tyrania

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