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The day we met, frozen I'd have my breath

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Points : 1390

RPG
Nom et Prénom : Stephen Nott
Activité: 3ème année de droit à l'UMS
Age: 20 ans
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Préfet de Serpentard • Langue de Plomb • Maraudeur
Stephen Liam Nott
MessageSujet: The day we met, frozen I'd have my breath Sam 3 Déc - 23:11


Reese Hetson
UMS 2ème Année




Cela faisait une semaine que je devenais dingue. J'avais l'impression de voir Tobias partout où j'allais. Mon esprit me jouait des tours et s'amusait avec mes nerfs. J'étais persuadée de l'avoir vu dans les couloirs m'observer à de nombreuses reprise. Dans le restaurant, à la bibliothèque, et j'avais même cru le voir en cours de langues slaves. Seulement à chaque fois que je regardais mieux, il n'était plus là. Ce qu'il m'avait dit m'avait forcément perturbé, qu'il sache que j'étais une étudiante et que j'étudiais les langues étrangères me rendait d'autant plus paranoïaque.

J'avais raconté ma rencontre avec ce vampire à Jon. Il s'était inquiété pour moi et m'avait ordonné d'arrêter de sortir tard le soir sur le campus. Il m'avait une nouvelle fois parler des Purificateurs, et maintenant, après avoir vu en vrai et de si près l'une de ces créatures à purifier, je me posais des questions. Peut-être était-il temps pour moi d'agir et d'intégrer ce groupuscule ? Il était clair que je n'étais plus dans mon assiette depuis que j'avais rencontré Tobias. Je n'agissais plus avec insouciance. J'avais peur dès que je sortais dehors toute seule. Je me sentais en insécurité, parce qu'il y en avait un, mais il pouvait y en avoir d'autre, et bien moins clément que lui. Mais en même temps, à chaque endroit où j'allais, je regardais partout, avec le fou espoir de le revoir. Je savais que ce n'était pas bien, que ce n'était pas normal. Mais j'espérais seulement revoir une nouvelle fois ce regard envoutant, et voir sur ses lèvres rouler le mot princesse.

Je rentrais dans la salle de cours. J'avais continué quelques cours, dans la semaine, de potion, car je n'avais plus cette matière dans mon cursus de Communication et d'Informations et que ça me manquait atrocement. C'était un peu comme faire de la cuisine mais en franchement plus cool. Et surtout ça me rappelait ces moments en famille. Où ma mère, ma sœur et moi on cuisinait ensemble, comme des Non-Maj. Sans magie. Simplement. Venir ici, c'était un peu comme revenir aux sources.

Je commençais à déballer mes affaires. D'abord mon chaudron que je fis apparaitre par magie. Quelques ingrédients qu'avait demandé le professeur pendant le dernier cours. Notamment une souris. Je ne savais pas encore pourquoi, mais cela ne laissait rien présager de bon. Sans doute allions nous nous servir de l'animal, mais mort. Et l'idée de devoir tuer cette pauvre petite bête que j'aurai bien ramené à l'appartement, ne m’enchantait pas le moins du monde.

Alors que je sortais mon parchemin pour y prendre des notes, je fis tomber ma plume et mon encrier. Je lançais un juron dans la langue russe. "проклятие"*. La langue m'était venue tout naturellement, je trouvais qu'il était plus classe de jurer dans une autre langue, c'était plus élégant. Surtout que les gens ne comprenaient pas vraiment qu'on venait de dire une grossièreté. Cela faisait donc de moi toujours quelqu'un de poli à leur yeux. Si seulement ils savaient...

Alors que je me baissais pour ramasser ma plume, ma main se trouva barrée par une autre qui avait ramassé ma baguette avant moi. Le contact était froid. Je frissonnais en relevant ma tête et j'aperçus...Tobias. Je sursautais de surprise. Etait-il encore dans mon imagination ? Non, impossible cette fois, ce sourire qu'il affichait, je l'avais vu bon nombre de fois lors de notre première rencontre, il ne pouvait pas être imaginé. Il était bel et bien là, à côté de moi. Je n'osais même pas reprendre ma plume de ses mains. Je restais visser à ses yeux, ces somptueux yeux. C'était une blague ? Je me sentais un peu persécutée. Et si toutes les fois où j'avais cru à un mirage était vrai finalement ?

"Tobias !"

J'essayais de reprendre une contenance et je finis par lui chiper ma plume de ses mains. Je remis mes cheveux, qui étaient venus dans mes yeux en me penchant, en place. Je continuais à installer mon matériel comme s'il n'était pas là. L'ignorant totalement. Comme si cela ne me faisait rien de l'avoir à mes côtés. Comme s'il allait disparaitre comme il était apparu. Mais non, il ne bougeait pas, mon petit regard en coin me le confirma.

Je me penchais alors très légèrement vers lui. Le fait d'être en classe, avec des élèves et un professeur me faisait avoir un peu moins peur de lui. Il ne ferait jamais de folies ici avec autant de monde. Si ? Enfin j'espérais.

"Ôte moi d'un doute, tu ne serais pas en train de me suivre par hasard ?"

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DC : DC Lena
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Nom et Prénom : Tobias Valdemar
Activité: Vampire. Chef de la Camarilla des Pays Nordiques
Age: des siècles
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Sorcière Hebdo qui traîne sur la table
Tobias Valdemar
MessageSujet: Re: The day we met, frozen I'd have my breath Dim 4 Déc - 14:28
The day we met, frozen I'd have my breath
Reese Hetson & Tobias Valdemar
Il m’a été aisé de la retrouver, en trainant du côté du département des langues slaves. Son odeur a fait le reste. Je l’ai observée, notant ses cours, ses gestes, ses mimiques quand elle est concentrée. J’ai fini par découvrir son nom, Reese Hetson. Une américaine étudiante en communication. Mortelle lambda. Pourtant, les battements de son cœur résonnent encore en moi, et bien que j’exècre sa nature, je ressens le besoin d’entre son cœur, de deviner son âme. Alors je l’ai suivie de temps à autre, compilant toutes les informations que j’estime nécessaire afin de comprendre comment elle a pu m’ensorceler. J’ai besoin de savoir pourquoi et comment cette humaine a réussi l’exploit de troubler mon esprit. Je suis un vampire depuis très longtemps, je ne suis pas naïf, elle mijote forcément quelque chose. Je décide donc de la confronter. Et j’ai noté qu’elle se rendait parfois à un cours de potions, chose étonnante étant donné que cette discipline n’est plus dans son cursus.

Alors que tous les élèves sont entrés et qu’ils préparent leur paillasse pour la potion, je me glisse à ses côtés. Elle profère un juron en russe, m’arrachant un sourire, tandis que j’ai déjà rattrapé sa plume et son encrier. Les mortels, en plus d’être périssables, ils sont maladroits. Sa peau me brûle quand elle pose ses doigts sur moi, mais je demeure impassible. J’accroche son regard quand elle percute enfin qui je suis et qu’elle prononce mon nom.

« Я не знаю, что ты грубый, принцесса. »*

Je sais quel est son nom, bien évidemment, mais elle est suffisamment effrayée pour que je me garde mon petit effet pour plus tard. Je la laisse reprendre sa plume, amusée par cette réaction puérile. Elle veut vraiment garder le contrôle. O désir illusoire. Je ne me défais pas de mon sourire et prends la posture d’un élève concentré sur les paroles du professeur. Mais je sais qu’elle me regarde, son regard est perçant, et son cœur bat. Je n’ai pas besoin de la voir pour savoir exactement ce qu’elle fait et où elle est.

Mon sourire s’agrandit en entendant sa question. Si elle savait… je la suis tous les jours un petit peu depuis une semaine, cherchant à savoir ce qu’elle est réellement et si elle vaut la peine d’une transformation. Quelque chose me dit qu’elle ferait une Vampire d’exception, mais une petite voix me susurre que c’est une opinion biaisée par la faim qu’elle éveille en moi. Alors je ne veux pas prendre de décision à la légère.

« Tu te crois si digne d’intérêt ? Il ne me semble pas avoir eu la présomption de te demander si de ton côté tu as rêvé de moi. »

Si j’ai appris une chose en côtoyant les humains, c’est qu’ils sont les champions des réactions illogiques. S’ils sont effrayés par mes semblables, nous les captivons également, beaucoup nous désirent. Je me demande si elle a eu des rêves osés. Si ce n’est pas le cas, cela m’amuserait d’en provoquer. Parce qu'il est évident que je ne me salirai pas avec une mortelle.

« Je suis juste un étudiant qui, comme toi, a décidé de suivre un cours hors de son cursus. »

Je lâche distraitement le fait que je sache exactement les options qu’elle a choisies, histoire d’augmenter un chouia son niveau de stress.

« Bien, restez concentrés jeunes gens ! Mettez-vous par deux pour réaliser cette potion. Quatre mains et deux cerveaux ne serons pas de trop. Et je ne souffre d’aucune contestation ou négociation. »

Je souris. La voilà coincée avec moi. De mon côté, grâce aux flacons aux effluves diverses, aux souris encore vivantes et aux étudiants, son odeur m’est supportable. J’attrape un flacon, le plus innocemment du monde, pour le verser dans le chaudron de la jeune femme. Puis mon attention est attirée par la souris. Voilà bien longtemps que je n’ai nul scrupule à tuer. Souris, humain, c’est du pareil au même à mes yeux. Mais elle, qui m’a demandé il y a une semaine pourquoi je ne me contentais pas du sang animal, aura-t-elle le courage de tuer cette bestiole ? Le professeur liste les étapes. Il se trouve que l’un des ingrédients à incorporer se trouve de mon côté. Mais… je n’ai pas envie de lui passer. Je la regarde, provocant, afin de voir si elle viendra le chercher d’elle-même.

« Une fois que vous avez versé les larmes de mandragore, déposez quelques gouttes de sang de votre souris. »

Ce cours est plus amusant que je ne l’aurais cru. C’est comme si le professeur savait exactement ce qui me divertirait et qu’il contribuait à mon désir de voir la jeune femme profondément mal à l’aise. Je m’appuie contre la paillasse, ne la quittant pas du regard. Osera, osera pas ?


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parfois je serai froid, sans pitié et difficile à comprendre
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Nom et Prénom : Stephen Nott
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Préfet de Serpentard • Langue de Plomb • Maraudeur
Stephen Liam Nott
MessageSujet: Re: The day we met, frozen I'd have my breath Dim 4 Déc - 18:10


Reese Hetson
UMS 2ème Année




Pourquoi, pourquoi le fait qu'il m'appelle princesse en russe me faisait autant d'effet ? Pourquoi ? Qu'est-ce qui n'allait pas chez moi ? Qu'est-ce qui ne tournait pas rond ? Le résultat était pourtant là, ça m'avait percuté de plein fouet, ça ne me laissait pas indifférente je devais arrêter du nier l'évidence. Et pourquoi avais-je laisser ça s'instaurer entre nous ? Pourquoi à aucun moment je lui avais demandé de m'appeler autrement ? Je l'aurai fait pour n'importe qui. Je n'aurai jamais laisser un autre homme m'appelait de la sorte, me faire autant de rentre dedans si je ne le désirais pas. Car on était bien d'accord, ce vampire ne m'attirais pas, n'est-ce pas ? Ce n'était tout bonnement pas possible, c'était juste son aura ou je ne savais quoi de créature magique qui me faisait cet effet. Ça serait bien trop horrible sinon.

Je baissais ma tête. Je n'étais pas digne d'intérêt, mais alors pourquoi il était là ? Je ne savais pas si j'étais soulagée ou vexée au final. Parce qu'un truc au fond de moi m'aurait fait plaisir qu'il soit là pour moi et pas pour suivre un cours de potion. Et sa phrase qui pointait juste, sur si j'avais rêvé de lui. Pas vraiment...mais je ne pensais qu'à lui depuis une semaine. Je me forçais à ne pas rougir, mais c'était peine perdue, j'avançais mes cheveux devant mon visage et me penchais en avant faisant mine de fouiller mon sac pour ne pas qu'il le voit. Mais je sentais mes joues rouges de honte, de gêne.

Je relevais alors ma tête quand il avoua à la fois qu'il était bel et bien étudiant et qu'il savait mon cursus. Mais comment ? Se pourrait-il qu'il se soit réellement renseigné sur moi ? Ça devenait de plus en plus effrayant. Pourquoi s'attardait-il autant sur moi ? Pourquoi y avait-il eu une suite à notre dernière rencontre déjà ? Tout devenait complexe dans mon esprit et ça ne faisait que gonfler mon angoisse. Est-ce que j'étais devenue sa proie ? Et que c'était son jeu ? De me terrifier jusqu'à m'abattre dans une ruelle sombre ? C'était comme ça qu'il fonctionnait ?

"Ce que le hasard peut-être fou quand même... Pourquoi tu n'es pas allé t'assoir là bas dans ce cas ? Il y a plein de tables de libre, va donc si je pue tellement !" Avais-je murmuré assez nerveusement comme si je n'avais toujours pas digéré le coup du fromage. Oui c'est ça, file, va t'en, tu me mets trop mal à l'aise de toute façon !

Et puis le couperet tombe. Le prof désigna des binômes de table et aucune négociation possible, et je savais ce prof assez strict. On était des étudiants, plus des gamins, il n'avait que faire de pseudo querelles.. Non, mais non pourquoi ?! Et l'autre qui souriait, j'avais envie de lui faire passer cette expression sur visage, son air suffisant. Il se foutait ouvertement de moi. Je roulais mes yeux en l'air, crispant ma mâchoire de rage. Le sort s'acharnait sur moi. Et le sort n'était autre que Tobias, un vampire aussi angoissant que sexy.

J'écoutais, horrifiée, les consignes du professeur. Je devenais de plus en plus livide au fur et à mesure qu'il dictait la potion. C'était une blague ? Je lançais un regard à Tobias qui lui avait l'air de bien s'amuser. Je me sentais de moins en moins bien. On parlait de sang, d'animal mort et j'étais à côté d'un vampire. Sérieusement toute ma vie ne pouvait pas être plus horrible qu'en ce moment précis. J'avais peur. Peur de la suite. Peur de me trouver ici avec Tobias. On savait tous les deux, qui j'étais, qui il était, et c'était une situation que je n'étais pas sûre de savoir gérer correctement.

Je le regardais faire, presque hypnotisée par son mouvement, quand il vida le contenu d'une potion sans la moindre hésitation dans mon chaudron. Comme si on était des camarades et que ce moment était parfaitement normal. Et puis il s'arrêta là. Le professeur parla d'un bout de plume d’hippogriffe, à côté de lui, mais il me fixa sans bouger. Ok d'accord, il cherchait quoi ? Me provoquer ? M'inquiéter ? C'était bon, c'était réussi. Je déglutis difficilement.

Aller Reese, te défile pas maintenant, ne lui donne pas cette joie. Garde ton calme OK. Il ne peut rien se passer ici. Provoque le aussi. Vas y. Assume, va jusqu'au bout, s'il veut jouer, joue avec lui. Ne te démonte pas. Il ne fera rien en cours. Là tu es en cours. Pour dehors, tu verras, tu aviseras. Ne lui donne cette satisfaction ici, dans un terrain neutre.

J'étais troublée par son regard. Et je dû baisser le mien pour ne pas passer le reste du cours à l'admirer et le défier comme ça. J’entrouvris ma bouche pour dire quelque chose avant de me raviser. Réfléchis donc à ce qui le met mal à l'aise lui aussi ?! Mon accent, mon odeur. Le fait d'être affreusement humaine. Il l'avait dit. C'était deux points que je savais. J'avais donc moi aussi des atouts pour le faire flancher non ?

Je me penchais alors vers lui, prenant soin de le frôler au passage. Un mouvement de cheveux de ma part pour lui "envoyer" mon odeur, mon parfum. Le contact de ma main sur son bras afin d'atteindre la plume. Et un petit "Beklager, jeg må få dette!" en Norvégien. J'allais lui offris une palette de mes différents accents slaves.

J'avais une soudaine envie de devenir digne d'intérêt pour lui, j'avais envie de lui retourner le cerveau. Lui prouver que les humains n'étaient pas que des choses abjectes, que moi aussi j'avais du mordant. Et je savais dès lors que je commençais un jeu mortel. Mais je n'aurais pas su dire pourquoi j'en éprouvais tellement le besoin.

Le frôler, pencher mon cou aussi près du sien, ce n'était pas qu'effrayant, c'était aussi grisant. Être à la fois aussi près de lui, à sa merci. Et garder un certain contrôle. J'étais fière de moi. Il fallait que je continue sur cette lancée. Je n'hésitais donc pas à attraper cette petite souris. J'aurai voulu me barrer en courant avec elle, mais je faisais mine que cela ne m'atteignait pas. Pourtant mon cœur battait si vite quand je posais le pauvre animal devant lui.

"Tient, tu dois avoir l'habitude, occupes toi s'en s'il te plait ! Tu es bien là pour l'option potion n'est-ce pas ?"

Il était là pour bosser d’après sa remarque, alors qu'il s'y mette aussi ! Je me détournais cependant de son regard, et de sa paillasse où se trouvait cette bestiole prête à subir un sort terrible. Mais quelque chose en moi, d'absolument pas sain me poussa à reporter un regard curieux vers lui.

Comment allait-il s'y prendre ? Serait-il brutal ? Doux ? Ma poitrine se soulevait de plus en plus vite, j'étais suspendue à ses mouvements. Jusqu'au moment où je retins ma respiration. C'était comme si j'allais regarder ma propre future mort. Car au fond de moi je me disais que je pouvais subir le même sort sous ses mains. Même juste après ce cours s'il faut. C'était comme si j'allais regarder comment il allait me tuer prochainement.

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Nom et Prénom : Tobias Valdemar
Activité: Vampire. Chef de la Camarilla des Pays Nordiques
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Sorcière Hebdo qui traîne sur la table
Tobias Valdemar
MessageSujet: Re: The day we met, frozen I'd have my breath Dim 4 Déc - 21:23
The day we met, frozen I'd have my breath
Reese Hetson & Tobias Valdemar
L’afflux de sang au niveau de son visage me confirme qu’elle a rêvé de moi. Et je suppose qu’il s’agissait de rêves indécents ou elle ne rougirait pas de la sorte. J’aime faire mon petit effet. Si elle avait été vampire et qu’il m’arrivait de dormir, j’aurais sans nul doute rêvé de ses yeux verts et de ses incroyables jambes. Pour le moment, je cherche juste à connaitre la magie à laquelle elle recourt pour parasiter mon instinct vampirique. Elle me chasse. Pauvre petite tigresse. Navrée pour toi, mais l’univers est avec moi. Et l’univers a pris l’apparence du professeur de potions. Je me délecte de ce coup du sort en ma faveur et fais tout ce qui est en mon pouvoir pour accentuer son malaise. C’est après tout l’un de mes jeux favoris. Alors qu’en en plus j’ai de mon côté une figure d’autorité qui appuie précisément là où ça fait mal pour Reese, je ne peux que savourer. Va-t-elle réussir à faire ce qu’on attend d’elle aujourd’hui ? Petit être fragile, duquel il n’y a rien à espérer, ou chenille qui promet l’émergence à terme d’un beau papillon ? Je vais bientôt être fixé.

Pour le moment, elle est toujours fuyante. Je me surprends à l’imaginer détaler de la salle de classe comme un lapin. Pourtant, elle ne le fait pas, remontant un peu dans mon estime. J’arque un sourcil en sentant sa peau brûlante près de la mienne tandis que je plisse le nez, dérangé par l’odeur nauséabonde de sa mortalité alors qu’elle s’empare de la plume que j’ai refusé de lui donner. Je tourne la tête vers elle un peu trop précipitamment à mon goût. Elle parle Norvégien… Avec un accent presque parfait. Ma langue maternelle, le seul lien qui me reste de mon humanité passée. Je suis envahi d’un sentiment violent en l’entendant prononcer ces mots. Un mélange de désir, de colère, de mépris, d’envie. C’est forcément lié au norvégien, parce qu’elle n’est qu’une humaine. Elle doit forcément avoir préparé son coup. Le russe, le norvégien, ça ne peut pas être un hasard. Ma mâchoire se crispe tandis que je l’observe. Je tais mes désirs bestiaux à son égard, souvenir de l’éducation des Valdemar. Les battements de son cœurs sont assourdissant, je ne la quitte pas du regard, me concentrant de toutes mes forces pour rester statique.

Mes yeux finissent par se poser sur la frêle souris. Alors elle n’a pas la force de tuer, même un minuscule animal aussi insignifiant. Elle n’est pas prête. Je ne sais pas avec quelle magie elle joue, mais elle n’est pas prête à entrer dans mon monde. Mes doigts se referment sur la bestiole qui couine. A quoi s’attend Reese au juste ? A voir un monstre en action ? Ou espère-t-elle que je prenne la souris en pitié ? Dans les deux cas, elle est bien sotte d’espérer. Terreur, fascination, je devine tout ce qu’elle peut ressentir à la façon dont ses pupilles se dilatent, à son sang qui bouillonne en elle. C’est comme si elle me testait, mais j’ignore les règles du jeu. Voilà bien une situation à laquelle je ne suis pas habitué. Je pourrai écraser la souris en resserrant mes doigts que ça ne me gênerait pas le moins du monde. Mon pouce vient se placer sur le crâne de l’animal, tandis que je la regarde elle. Je resserre un peu ma prise, avant de m’emparer d’un scalpel. Autour de nous, le sang commence à couler. Violemment pour certains. Je ne jette pas un regard à la souris, je la contemple, elle. Elle m’a lancé un défi, alors je la défie de regarder jusqu’au bout.

Dans un double mouvement, je caresse le crâne de l’animal avant d’appuyer sur un nerf bien précis qui le paralyse, puis j’entaille une zone grasse et épaisse de sa chair. Je presse légèrement au-dessus du chaudron, pour faire tomber le nombre de gouttes nécessaires dans la décoction. Un nouvel appui sur le nerf de l’animal et le voilà qui couine de nouveau. J’oblige Reese à reprendre l’animal.

« Je suppose que tu attends de moi d’être le méchant et toi la sauveuse. Sois heureuse, princesse, c’est une potion de guérison. Fais lui boire une goutte et ta souris débordera d’énergie. »

Du moins, c’est une potion de guérison jusqu’à ce qu’on rajoute autre chose, là, je ne garantis pas le résultat.

« Je pourrai lui offrir la puissance et l’immortalité. Au lieu de cela, elle pourra être tuée par un chat ou un étudiant demain. »

Je hausse les épaules. Etre vampire c’est un don, un honneur. Je l’ai offert à Ludwig. Et si Elisabeth me demandait d’en gratifier Manen, je le ferai et veillerai sur elle pour l’éternité.

Je m’appuie sur la paillasse, tournant la tête vers la jeune femme.

« И если бы вы сказали мне, что ты на самом деле, или какую магию вы используете? Русский, норвежский, как вы знаете, все это обо мне, принцесса ? »

Le tout dit dans ma langue maternelle. Nous avons bien joué, il est grand temps de lever le mystère. Elle a forcément mené sa petite enquête… mais pour quoi ? Ou pour qui ?

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Stephen Liam Nott
MessageSujet: Re: The day we met, frozen I'd have my breath Dim 4 Déc - 23:39


Reese Hetson
UMS 2ème Année




Je le regardais, troublée et fascinée par la délicatesse dont il faisait preuve. Je ne savais pas à quoi m'attendre à vrai dire, quelque chose de plus bestial sans aucun doute ?! Quand je voyais les autres autour, le sang giclait de leur scalpel, les souris couinaient dans tous les sens. C'était assourdissant et douloureux pour moi à voir et entendre. Et aussi surprenant que cela pouvait être son geste me toucha, m'hypnotisa et me calma instantanément.

Mes yeux n'avaient pas arrêté de faire le chemin entre ses yeux à lui et la souris. Je le regardais à présent mettre les gouttes de sang qu'il fallait dans le chaudron, la potion fuma d'un coup. Il me flanqua la souris encore vivante dans les mains. Je relevais alors ma tête vers lui quand il parla de méchant et de sauveuse. J'eus honte. Je ne savais pas vraiment pourquoi, mais en cet instant j'eus honte d'avoir cru qu'il allait être horrible et faire de lui ce que j'attendais qu'il fasse, un truc barbare.

J'avais même cru qu'il aurait pu la mordre juste pour me provoquer. Au lieu de ça il fit une chose à laquelle je m'attendais le moins. Il venait de me préserver. Ooh certainement ne l'avait-il pas fait dans ce but là, mais il l'avait fait. Et mon regard sur lui changea un peu. Se pouvait-il qu'il ne soit pas si ignoble que cela ? Qu'il ait aussi des bons côtés ?

Je l'écoutais parler d'immortalité, comme si c'était un cadeau qu'il pouvait offrir aux gens. Mais ce qu'il disait pour la souris était vrai. Probablement que ces jours étaient comptés, mais c'était là son véritable destin, c'était là sa véritable nature. Chaque chose à sa place, dans l'ordre de la vie. Le chat avait aussi besoin de se nourrir. Mais cela voulait-il dire du coup que le vampire aussi avait ce droit ? Si je suivais mon raisonnement ?

Je pris ma baguette et la levais au dessus de la souris pour formuler un sort : "Vulnera Sanentur" et l'entaille que Tobias avait faite sur son poitrail disparut. Je pris une pipette pour enfourner une goutte de potion dans son museau et je me baissais pour laisser partir la souris au loin. Elle disparut sous les bureaux.

Quand je me redressais, Tobias était accoudé à la paillasse et me regardait. Mes pupilles s'écartèrent sous la surprise. Il parlait encore plus parfaitement le Norvégien que le Russe. Mais de quoi parlait-il ? Quelle magie ? Est-ce que je devais lui répondre ? Il avait été honnête avec moi depuis le début, tout du moins je n'avais aucune preuve, mais ses réponses n'avait pas été truqué.

Devais-je en faire autant ? Je devais dire que tout ces "princesse" ne me permettaient pas trop de lutter contre lui. Je craquais littéralement. Les baffes mentales allaient bon train en ce moment. Je me serais secouée comme un prunier pour me ressaisir, en vain.

"Je ne vois pas de quoi tu parles ?"

J'étais sincère. Il ne pouvait pas en douter. Mon rythme cardiaque était normal. Je continuais la potion alors qu'il me fixait. J'essayais de ne pas me démonter, mais je continuais à lui répondre. Ne pas le regarder était plus facile pour moi.

"Ce que je suis réellement ? Mais qu'est-ce que tu ne sais pas déjà sur moi Tobias ? Je me le demande." J'adorais, à la manière dont il m'appelait princesse, faire rouler son prénom dans un accent scandinave.

J'osais un regard sur lui, cherchant des réponses dans l'expression de son visage. Mais rien.. Puis je repris mes activités. Il me troublait. Pourquoi ce questionnement ? Qu'avais-je fait pour qu'il me demande tout ça ? Savait-il pour Jon ? Les Purificateurs ? Se pouvait-il qu'il essayait de m'atteindre pour atteindre Jon ?

"De quelle magie tu parles ? De ce pauvre sort Vulnera ? Tu ne connais pas ? C'est un simple sort de soin que j'ai appris, parce que si je n'avais pas..." Je marquais une pause, réalisant la révélation que j'allais lui faire. Je repris une contenance et haussais les épaules pour continuer ma phrase.

"Si je n'avais pas peur du sang je serais certainement dans un cursus de médicomagie plutôt que de Communication et d'Information."

Voyez le ridicule de la situation. Avouer à un vampire que j'étais terrifiée par le sang. Cependant je ne risquais rien, je savais qu'il était déjà au courant. Y'avait qu'à voir mes yeux fuyant des autres tables où la boucherie était visible. Et puis il devait savoir aussi pour mes études, ils savaient mes options, donc... J'en étais intimement convaincu maintenant, sa présence ici ne pouvait pas être un hasard.

"Je veux devenir Agent de liaison sorcière internationale ! Og det er derfor jeg snakker ditt språk, så vel som min. Men dette, du bare deg selv å lære meg."* Avais-je terminé dans ce qui semblait être réellement sa langue natale. Alors comme ça il était Norvégien, et quoi d'autre ?

Je m'arrêtais dans mes préparations pendant que le chaudron était en train de porter à ébullition notre mixture. Et je me tournais complètement vers lui. Portant à présent mon entière à cet homme, ce vampire dont j'avais envie d'en savoir plus.

"Et toi dis-moi Tobias, qui es-tu réellement ? Es-tu vraiment là pour suivre ce cours peu passionnant de potion ?" Mon regard le défiait. Mon langage corporel trahissait ma curiosité, mon désir d'en savoir plus sur lui. Qu'avais-je à perdre maintenant ? J'étais coincée avec lui pour encore une heure.

Le professeur passa à côté de nous et je rompis le contact visuel avec le vampire. "Ooh que vois-je ? Une potion bien prometteuse, sans aucune fausse note jusqu'à présent. Vous formez un beau duo tous les deux ! Continuez comme ça ! Je vous veux à mon cours prochain dans une semaine dans la même dynamique, ça reste rare pour des matières optionnelles ! Continuez, continuez..."

J'avais rougie. Non d'un Strangulos ! J'avais rougie quand il avait dit qu'on formait un beau duo. J'étais malade, c'était certainement ça. Il n'y avait pas d'autres explications censées ! J'étais sous l'effet d'un filtre d'amour ou ce genre de connerie. Ce n'était pas possible autrement.

Je n'osais même plus poser mes yeux sur lui. J'étais mise à nue. Trop exposée. J'avais envie de partir. De fuir comme la souris. Alors que je fis le mouvement pour m'empresser de quitter la pièce, comme s'il l'avait ressentit, Tobias me retins par le bras. Quoi ?!

On aurait dit qu'il voulait des preuves de son effet sur moi. Je frissonnais de plaisir, de terreur, de désir, de contradiction. Ma poitrine se souleva plus rapidement. Pourquoi diable avait-il un tel effet sur moi ? Et à quoi jouait-il ? C'était encore un tour de passe passe de vampire ça ?

"Ok, fortell meg hva du gjorde mot meg? Hvordan du gjør det?"**

Je m'empressais de levais mon bras pour qu'il me lâche. Ce contact avait assez duré.

Traduction:
 


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MessageSujet: Re: The day we met, frozen I'd have my breath Lun 5 Déc - 20:52
The day we met, frozen I'd have my breath
Reese Hetson & Tobias Valdemar
Je la regarde sauver cette bestiole insignifiante. Quel intérêt ? Aucun. C’est une sauveuse. Mais alors pourquoi m’approche-t-elle ? Pourquoi le russe, pourquoi le Norvégien et surtout… quelle magie est assez puissante pour troubler le vampire sans âge que je suis ? Autant jouer carte sur table à présent et arrêter de tourner autour du pot. Aussi je lui pose la question. Va-t-elle me mentir ? Je laisse échapper un rire nerveux, un rire de mépris. Elle est sérieuse ? Elle a vraiment recours à cette tactique ? Pourtant… Son corps ne ment pas. Soit elle est une brillante menteuse, capable de fausser l’odorat et l’ouïe d’un vampire, soit elle ne sait rien du tout. Mais alors d’où ça vient ? Sa façon de prononcer mon prénom, avec le bon accent, accentue le fait que je n’ai guère confiance en elle. Elle joue de mes faiblesses. Elle n’est pas la petite souris innocente, c’est bien le chat qui joue avec sa proie. Aurait-elle fait de moi sa proie ? Ce serait bien une première !

« Je ne sais rien de ce que tu ne voudrais pas que je sache. »

Je ne connais que le factuel, mais les humains ont cette particularité qu’ils emmagasinent beaucoup d’informations dans leur cœur. J’ignore tout de cet aspect-là, je ne sais ce qu’elle ressent, ce qu’elle éprouve. Ce qu’elle « aime », tout simplement parce que c’est une notion qui m’échappe, alors qu’elle semble avoir une inestimable valeur pour les mortels. Non, bien sûr que non je ne parle pas de ce tour de passe-passe qu’elle vient de réaliser, mais alors que je m’apprête à la corriger, je me stoppe, ne voulant pas la brider dans ses élans de confessions.

Alors là, c’est inattendu et je ne peux contenir un rire que je mets toutefois en sourdine pour ne pas déranger le cours. Comment peut-on avoir peur du sang ? C’est absolument insensé ! Mes yeux pétillent sous l’amusement. Voilà donc pourquoi elle refuse obstinément de regarder le travail des autres. Je me racle la gorge et repend un air sérieux pour l’inviter à reprendre. Elle pense déjà à l’avenir. Elle a raison, sa vie promet d’être affreusement courte. Pas le temps d’hésiter, surtout quand on n’a pas le droit aux secondes chances.

Donc, les langues slaves sont un pur hasard. J’ai tout de même du mal à le croire. Trop de hasard, trop de coïncidences. Je me redresse, lui souriant toujours alors qu’elle tente de jouer sur mon terrain. J’attends quelques secondes, ayant senti l’approche du professeur. Je souris maintenant comme un paon, les yeux rivés sur Reese. Un bon duo hein. Et je soupçonne qu’elle est bien trop soucieuse des opinions de ses enseignants à son égard pour oser le contrarier ou lui désobéir. Cher Karma, tu es décidément de mon côté. Je souris aussi au reste de la classe, fier et n’en ayant pas honte.

« Tout le mérite en revient à ma partenaire, elle est brillante. »

Elle qui a si peur du sang, voici que le sien lui teint délicieusement les joues. Les autres se remettent à leur potion tandis que le professeur s’en va râler à une autre table. Je la sens troubler, apeurée à l’extrême. La chasse n’est excitante que si la proie lutte pour sa survie, et qu’elle fuie. Et Reese réagit exactement de la sorte. Mais d’un geste vif et aguerri, je l’attrape, l’empêchant de m’échapper et en plus de se ridiculiser. Ne suis-je pas adorable ? Mais plus que tout, je n’avais toujours pas de réponse, et quand je désire quelque chose, il est rare que je ne l’obtienne pas. Quel est ce pouvoir qu’elle a ?

Mon regard reste rivé dans le sien, essayant de ressentir la circulation de son sang et sa signification, écoutant les fins poils de son corps se hérisser, son bas-ventre s’affoler, son souffle s’accélérer sous l’angoisse. De mon côté, je demeure impassible. Jusqu’à ce qu’elle me parle en norvégien et ne se défasse de mon emprise. Mais le norvégien a cet étrange effet sur moi. Et utilisant l’élan qui l’entraine dans son geste, je plaque mes mains contre ses hanches, la calant contre la paillasse. Mes lèvres approchent de son oreille, pour qu’on ne soit entendus de personne. Mon torse contre sa poitrine vibre au rythme de son cœur.

« Jeg tror vi er begge ofre for en spell, prinsesse. En skjebne som man ønsker å gi verken du eller meg. »

Je l’embrasse au creux de son cou, totalement enivré et à la limite de la folie, par l’odeur de son sang et l’attraction qu’il a sur moi. Tout mon corps réagit au sien. Bien qu’elle soit humaine, je pourrais l’honorer pendant des heures, mais je sais aussi que je finirais par la tuer, par planter mes crocs dans sa chair sans pouvoir m’arrêter. Puis je la libère et reprends ma place derrière la paillasse reprenant la potion comme si de rien n’était. Le tout a à peine duré une ou deux secondes, je suis prêt à parier que les autres humains ont à peine eu le temps de ciller et qu’ils ont certainement perçu un simple courant d’air.

Spoiler:
 


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MessageSujet: Re: The day we met, frozen I'd have my breath Lun 5 Déc - 22:14


Reese Hetson
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Et en plus il en rajoutait. Brillante. Il le faisait exprès, pour me faire marcher, pour me rendre encore plus mal à l'aise. Oui je savais qu'il m'avait remarqué rougir, c'était un défaut que j'avais. Il y avait des gens chez qui ça ne se voyait pas, et il y avait moi. Je me sentais mal. Presque sale d'apprécier de plus en plus de choses de lui. Son regard tout d'abord, son attitude figée dans le temps. Il remplissait mon espace, il remplissait mon air. J'aimais ses princesses. J'aimais sa fierté autant qu'elle m'énervait. J'aimais ses gestes, précis, sans fausse notes. C'était assourdissant. J'aimais devoir lutter contre lui. Être rabattue dans mes retranchements. Je ne m'en sentais que plus vivante à côté de cet immortel. Il fallait que je parte, que je disparaisse d'ici. J'enclenchais le geste mais il me retint par le bras.

Et tout s'enchaina très vite. Alors que je tentais de me défaire de lui, je provoquais pire. Je sentis ses mains sur mes hanches m'électrisant le corps entier. Comme si d'un coup je devenais son pantin. Il se pencha vers moi, j'étais bloquée contre le bureau, prise au piège, comme la souris entre ses doigts. Je fus saisis par la peur, mon souffle se coupa. Je sentis son souffle près de mon oreille quand il susurra dans sa langue. Un sort qui nous avait atteint tous les deux ? Mais il avait raison, je ne cèderais pas. Jamais. Plutôt...plutôt mourir.

Et puis, je manquais de tressaillir, entre le désir brulant mon être tout entier et la terreur dévastatrice, quand ses lèvres vinrent embrasser mon cou. Je déglutis, pensant la fin, pensant le plaisir, mais aussi assaillit d'horribles flash de sang, de douleur qui s'imposaient à moi. Et puis en même temps ses douces lèvres glacées sur ma peau. Un tourbillon d'émotions m’assommant. Je sentais mes jambes flanchaient, mais je restais droite. Il me relâcha la seconde d'après.

Il venait de créer une faille temporelle en moi. Il était entré dans mon intimité et je n'avais plus aucun moyen pour l'en faire sortir à présent. J'avais trop laissé faire. Comment avais-je pu en arriver là ?

Il se mit à agir comme s'il ne s'était rien passé. Pourtant j'avais toujours cet air glacé dans mon cou. Et cette larme qui coulait le long de ma joue, qui coulait lentement jusqu'au coin de mes lèvres. Mes mains tremblaient. Mon cœur tentait de se calmer. Et je dus me tenir à la paillasse pour ne pas m'écrouler sous le choc des émotions. Purement humaines. Je repris mon souffle que j'avais réfréné si longtemps qu'il était douloureux de happer un peu d'air à présent. Et lui, imperturbable, continuait la potion l'air de rien. L'air de RIEN. Merlin que ça m'énervait. Juste l'instant d'une seconde, je maudissais le fait de ne pas être un vampire moi aussi, et de ne pas me laisser broyer par mes sentiments.

"Ce n'est pas juste !" Lui avais-je soufflé.

J'avais repris un peu de consistance et mes mains toujours agrippées au plan de travail commençaient à se calmer. J'inspirais correctement, calmant un peu mon accélérant cardiaque.

"On ne joue pas à cartes égales. Je ne sais rien de toi."

Je récupérai des herbes que mes doigts encore fébriles se mirent à couper branche par branche pour les ajouter à la potion. Si lui pouvait faire comme si ne rien était, moi aussi je voulais y arriver.

"Tu ne ressens rien c'est cela ? Alors pourquoi crois-tu être victime d'un sort ? Tu sais ce qui me fait le plus peur chez toi ?"

Je me tournais vers lui, récupérant un bout de carapace de Scroutt à Pétard.

"J'ai l'impression que tu me connais déjà. Que tu m'as déjà jugé. Alors tu sais quoi ?"

J'écrasais entre mes doigts l'écaille solide jusqu'à la douleur. La carapace ouvrit ma peau et du sang fit son apparition. Mon cœur se mit à battre à vive allure. Je me rendais contre de mon culot. J'amenais alors mon doigt blessé à ma bouche, le fixant du regard, et suçais ce liquide rouge dont il avait tant besoin jusqu'à la dernière goutte.

"Je vais te faire changer d'avis !"

Puis je détournais mes yeux pour prendre ma baguette et l'agiter au dessus de mon doigt pour y faire apparaitre un pansement au lieu de tout simplement guérir cette petite entaille avec un Vulnera.


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MessageSujet: Re: The day we met, frozen I'd have my breath Mar 6 Déc - 21:09
The day we met, frozen I'd have my breath
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Elle pue, je confirme. Et sa peau est d’une chaleur désagréable. Pourtant, elle réveille ma faim et mon désir. Ce qui est totalement anormal. Elle ne contrôle rien, ce qui veut dire que quelqu’un nous a jeté un sort. Mais qui donc serait capable d’une telle puissance ? Je hausse les épaules quand elle dit que ce n’est pas juste. Je n’en ai rien à faire de la justice. C’est relatif, subjectif. Et puis, elle devrait se calmer. Les pulsations de son cœur font un vacarme infernal. Comment les mortels font pour ne pas être dérangés par ce bruit ?  Elle ne sait rien de moi. Et alors ? Je ne vois pas quel est le problème.

« Tu n’as qu’à poser des questions, princesse. »

Si vraiment ça la tracasse. Mais le vrai problème, c’est ce sort entre nous. Et clairement, ni elle ni moi n’en sommes responsables. Sauf qu’elle ne se focalise pas du tout sur le problème. Est-ce que je ne ressens rien ? Si, et c’est bien ça le problème. Je ne devrais rien ressentir, sinon le mépris, pour le genre de créature qu’elle est. Je reporte mon attention sur elle, l’invitant silencieusement à poursuivre. Allez, qu’est-ce qui peut bien lui faire le plus peur… mon sex-appeal ? Mes canines ? Ma force ? Décidément, je ne comprends rien aux humains. Sérieusement… qu’est-ce que ça peut lui foutre que je l’ai déjà jugée ? C’est une humaine et ils se ressemblent absolument tous !

Je fronce les sourcils, l’œil puissamment attiré sur la goutte de sang qu’elle fait perler sur son doigt. Elle qui est censée abhorrer la vue du sang, voilà qu’elle fait preuve d’une audace désarmante. Et complètement folle. N’a-t-elle pas un cerveau assez développé pour comprendre l’effet que me fait son sang. L’odeur excite ma faim avec une puissance inouïe. Je ferme mes poings, faisant blanchir encore plus mes articulations, essayant de me contrôle. Ne sors pas les canines, Tobias, pas tant qu’on n’aura pas le fin mot de l’histoire.

« Arrête ça », que je grogne d’une voix caverneuse.

Mais elle n’arrête pas. Ou en tout cas, pas comme il faudrait. L’odeur envahit l’atmosphère. Et ces abrutis qui ne la perçoivent même pas ! Quant à ce geste… Je sens mes canines sortir mais je garde la mâchoire serrée et la bouche bien fermée. Je vais la tuer, ça réglera tous les problèmes. Ça m’en causera d’autres, c’est vrai, mais je n’aurais qu’à me barrer. Si seulement Ludwig ne risquait pas d’avoir des ennuis à cause de moi. Et qui veillerait sur Manen et Elisabeth ? Alors rien que pour eux, je ne peux pas me permettre de la vider de son sang là, maintenant. Je lui jette un regard noir, luttant pour réprimer mon instinct, ma cruauté, comme disent certains. Mon estomac se tord, la salive me gagne. Mes nerfs se tendent. Un craquement sous mes doigts indique que je viens de briser la paillasse, mais je ne lui prête aucune attention. Je grave cette vision en moi, ses lèvres rosies, suçant le sang qu’elle craint tellement. Je veux la dévorer, je veux son sang, je veux sentir son corps contre le mien, je veux tout et son contraire. Mais je veux surtout sortir là.

« Tu joues à un jeu beaucoup trop dangereux princesse. »

Je lui percute l’épaule en la contournant. Cette fois j’attire l’attention des autres et du professeur. Qu’il aille se faire voir avec sa potion. Qu’ils aillent tous se faire voir ! Et elle aussi, avec son sang ensorcelé. Il faut que je trouve un briseur de sort ou un truc du genre, mais tout d’abord, il faut absolument que je quitte cette salle qui empeste. J’ignore chacun des aliments, parce que c’est ce qu’ils sont, des aliments, une réserve de bouffe. Je fais fi des protestations du professeur. Je ne suis pas son élève de toute manière. Je désire juste mettre le plus de distance possible avec Reese, histoire de me remettre les idées en place avant de me mettre sérieusement en quête d’explication. Je fonce en dehors du campus pour attraper un humain et le mordre afin d’assouvir ma soif. C’était elle, ou lui.


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