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RPG Harry Potter

In RPG, nous sommes en Décembre 2021.

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Gabriel Ecklin
UMS 2ème Année


Le 17 Janvier - Monde Moldu - New York

New York, le MACUSA, j'y étais revenu plus serein. Plus fort. La séparation avait été comme je me l'imaginais, une douleur vive et elle avait laissé place à une douleur sournoise tout le long du séjour. Même si Lena m'avait permis de bien vivre le départ en avion. Je lui envoyais des messages dès mon réveil et toute la journée, et des photos, ce qui faisait rire Amélia. C'était aussi un peu grâce à elle. Vers 17h, tous les jours, j'allais au QG Newyorkais. Il n'y avait pas vraiment du nouveau. Pas d'indices sur le secret que cachaient mes parents. Je m'étais bien gardé d'expliquer notre théorie et l'envie de nos recherches avec Lena. En rentrant à l'hôtel, j'appelais Lena, il était déjà 23h pour elle. Ces téléphones moldu étaient une bénédiction, on pouvait se voir pas vidéo. On passait deux heures à se parler, à expliquer et détailler nos journées. Ça nous permettait de tenir, de supporter l'absence.

"J'ai eu enfin des nouvelles de Jena, elle a fini par répondre à ma Beuglante. Elle n'avait pas répondu à mes 14 hiboux. Elle dit que je n'ai cas me mêler de mon petit cul et que je la laisse vivre sa vie, que c'est une femme occupée. Alors je crois que ça va aller pour elle." Je rigolais. Jena avait de la ressource, je ne doutais pas de sa peine, ni de sa colère envers moi, mais c'était plutôt sain de sa part. Elle passait par les étapes normale du deuil, c'était bien. Et puis j'avais tout de même des nouvelles par les professeurs avec qui j'avais conversé. Même si je restais discret, j'avais déjà rempli beaucoup de papiers sur la succession des parents. Jena était encore mineure et était donc sous ma responsabilité. Les professeurs notaient des comportements plus dissipés, mais personne lui en tenait rigueur à l'école. Elle venait de perdre ses deux parents dans un tragique accident.  

"Elle m'a dit qu'elle viendrait à NY, vous allez embarquer ensemble, je suis rassuré que tu ne fasses pas le voyage toute seule, même si l'ambiance sera tendue. Tu...tu pourras essayer de voir comment elle va s'il te plait ?" Elle savait que je sous entendais la Légilimencie, mais c'était un cas exceptionnel, c'était pour la bonne cause, pour la santé de Jena. Parce qu'elle ne nous dirait rien, c'était sûr. Elle ferait sa forte, son indépendante plus que jamais. Mais il fallait qu'on sache. "Tu me manques tellement mon cœur, j'ai hâte. J'ai déjà fait un petit parcours. On pourra manger sur La Voie Lactée, c'est immense, plus grand que le chemin de Traverse, tu vas voir c'est merveilleux !" J'étais sûr que Jena ne s'installerait pas avec nous, elle resterait dans sa chambre enfermée, à regarder des films et séries, à manger avec le room service, en peignoir. Ou elle serait dehors à parcourir les boutiques, c'était à ça près ce qu'elle faisait déjà dans nos voyages familiaux.

Les paupières de Lena se fermaient. Il devait être 1h du matin chez elle. "Il est temps de dormir, on se voit demain. Mets ton miroir. Je t'embrasse, à demain soir..." On avait déjà eu l'utilité de ce miroir à double sens. Il y avait 5h de décalage entre Londres et New York. Alors qu'elle commençait sa nuit, moi je commençais à peine ma soirée. Donc je pouvais veiller sur une grande partie de son sommeil. Nos miroirs installés, je la regardais s'endormir paisiblement et je faisais ensuite mes activités. Je mangeais, je faisais mon rapport de stage, je regardais les films en pensant à elle. Je restais éveillé jusqu'à tard, généralement jusqu'à ce qu'il soit 7h à Londres et qu'elle se lève pour l'UMS. J'allais me coucher rassuré en suivant. Elle m'avait appelé deux fois dans son sommeil, j'avais pu la sortir doucement de son cauchemar, mais je n'étais pas là physiquement et c'était éprouvant de ne pas pouvoir la serrer dans mes bras. Je voyais parfois ses larmes qui me nouaient l'estomac. Mais c'était mieux que rien, j'arrivais déjà à la sortir de cet enfer de torture. J'aurai aimé être là pour l'interrogatoire de Valdemar, mais le vampire n'était pas patient, et Lena avait morflé seule. Bien qu'elle avait tenté de me rassurer, voilà ce qu'il en était : cauchemars.

Vivement qu'elle soit là, et vivement que je rentre et que je ne la quitte plus avant cet été. Mais cet été, elle pourrait venir avec moi. Je m'endormis, pressé de la revoir. Je me levais à 7h pour ma dernière journée au MACUSA, je vérifiais mes messages, j'en avais déjà 5. C'était le sourire aux lèvres que je commençais ma journée alors qu'il devait être temps pour elle de manger. Je l'appelais sur son temps de repas, alors que je petit-déjeunais. "Je t'aime, à ce soir !" Je raccrochais alors qu'on reprenait tous les deux. Les filles décollaient le Londres à 19h. Elles seraient à l'aéroport de New York à 22h. La journée était passée lentement pour moi. Je tournais comme un lien en cage. 8h d'avion. 8h sans nouvelles. J'espère que tout se passait bien pour elle, pour elles.

21h, j'étais à l'aéroport, je faisais les cents pas. La pression montait. Et dire que je ne pourrai pas l'embrasser devant Jena. Que je devrais me contenter d'une embrassade. J'appréhendais de retrouver Jena aussi, sa colère allait m'envahir sans l'Occlumancie. Il faudrait que je gère ça, que je gère deux sentiments si contraire en même temps. Celui de Lena et le sien. Mais j'étais prêt, je m'y étais fait. L'avion arriva sur le tarmac. Il l'annonçait dans le micro, je me levais vers les arrivées. Mon cœur se mit à battre violemment en la voyant. J'aurai couru vers elle s'il n'y avait pas ma sœur. J'avançais tout de même d'un pas rapide vers elles.

Jena installa des lunettes noires sur ses yeux et me salua d'un hochement de tête en passant à côté de moi sans s'arrêter. "Ravie de te voir aussi je vais chercher les valises." J'eus à peine le temps d'entrouvrir mes lèvres. Je me tournais vers Lena, la prenant dans mes bras, comme je l'aurai fait en tout temps, je plantais mes lèvres sur son front. "Heureusement que tu es vraiment ravie de me voir toi. Je le redirais jamais assez, tu m'as manqué. Tu vas juste penser très fort que je dévore tes lèvres en ce moment même, d'accord ?" Je desserrais mon étreinte et l'attrapais par la main pour suivre le pas rapide de Jena. On arriva devant le tourniquet des valises. Je serrais la main de Lena avant de la lâcher pour aller me planter à côté de Jena.

"Tu pourras pas éternellement me faire la gueule, ça va t'épuiser. Je suis désolé, sincèrement désolé pour mon comportement. Je n'ai pas été là, j'avais besoin de comprendre certaine chose. Mais je suis revenu, je suis de nouveau là. Et tu peux compter sur moi." Elle haussa les épaules. "Me sort pas le même speech de Lena, je sais que vous ne vous faites plus la gueule c'est bien. Mais elle n'est pas ta seule sœur Gabriel."
"Jena...si je suis à côté de toi, c'est pour faire la paix avec ma sœur. C'est toi qui refuse là."
"T'as eu besoin de temps ? Ben laisses en moi aussi..."
"Comme tu veux, mais tu sais très bien que tu peux compter sur moi."
"Ça va Gabriel, j'ai plus 3 ans, j'ai pas besoin de nounou..."
"Jena, jusqu'à tes 17 ans je suis ton tuteur, alors tu n'auras pas le choix." Elle pouffa, attrapant sa valise.
"J'espère que j'ai une chambre seule..."
"Oui." Je contrôlais mon énervement.
"Parfait, parce qu'une amie me rejoint demain ! Ne m'attendez pas, faite votre vie, je suis pas là pour moisir à New York et pleurer papa et maman. Et je veux pas aller dans vos musées moldus, c'est toujours la mort dans ces trucs là ! Bon on y va ?"
Je regardais Lena par dessus son épaule. Je pensais être certain d'avoir eu un aperçu de ses 8h d'avion. Je soufflais, prenant sur moi. Parfois elle mériterait des baffes pour parler comme ça. Je réceptionnais la valise de Lena et on quitta la salle pour se diriger vers le dernier étage plus tranquille, avec des toilettes.
"Ça va être un peu plus violent Lena, parce que tu ne connais pas la chambre. Ça ira ? Respire bien surtout. Jena, fait pas ta maline, écoutes aussi ces conseils parce que ça va aussi te secouer. Accrochez bien vos valises, si vous les lâchez, vous les perdez." Je leur tendais une main à chacune et je transplanais dans ma chambre d'hôtel.
"Où est ma chambre" Annonça sans plus attendre Jena avec une main sur son ventre, signe du malaise qu'elle devait aussi ressentir.
"Tu as deux minutes non ?"
"Non je suis crevée, Gabriella arrive à 9h demain. Quelle heure il est ?"
"22h30." Je l'accompagnais dans sa chambre, sur le même palier que le notre. "Fais pas de bêtises, la délégation sorcière Newyorkaise est pire que la Londienne, alors pas de conneries, c'est compris ? Sinon je te confisque ta baguette. Et tu le sais, pas de magie en dehors de Poudlard Jena ?"
"Blablabla, c'est bon Gab, t'es pas papa OK ?" Elle me claqua la porte au nez. Je restais un instant les yeux clos devant.

Je me dirigeais vers la chambre. Lena m'attendait, elle semblait m'attendre depuis 8 jours, tout comme je l'avais attendu. Je fermais la porte derrière nous. Un sourire dévorant mon visage. Elle se jeta dans mes bras. Je l'enlaçais bien fort. "Elle a du t'en faire voir de toutes les couleurs...elle est acerbe. Tu dois êtres exténuée. Viens là." Je la soulevais dans mes bras, elle installa ses jambes autour de ma taille. Elle m'embrassait tout le visage. Je la déposais dans le lit. J'embrassais ses lèvres tendrement mais m'arrêtais assez vite. Je ne voulais pas gâcher notre moment, le moment, où nous serions vraiment plus qu'un, ou définitivement nous ne serions plus jamais les anciens nous, où aucun retour en arrière ne sera possible. J'avais envie d'elle, mais je voulais qu'on soit à égalité tous les deux. Et j'étais sûr qu'elle avait compris, car elle n'insistait pas, Grand Merlin merci. Car si elle n'avait insisté que 2sec, j'aurai craqué.

Je nous installais devant une série policière qui passait. Les Experts à Miami. Avant même que la pub arrive, Lena s'était endormie contre moi. Je l'allongeais à mes côtés, éteignant la télévision. J'avais l'impression d'avoir attendu ce moment toute ma vie. M'endormir à ses côtés. Je pensais la regarder pendant des heures, mais le sommeil me happa rapidement, tout le stress s'envolait près d'elle.

8h. Mes yeux s'ouvrirent avec la lumière chaste filtrant des rideaux. Je me tournais, Lena était toujours là, tout ceci n'était donc pas un rêve. Je fis glissais mes doigts sur son bras, m'aventurant un peu sous les draps. Mes lèvres vinrent réveiller les siennes. Elle s’éveilla doucement. Le baiser se fit alors plus insistant, plus désireux.




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Une fois la tempête passée, tu te demanderas comment tu as fait pour la traverser, comment tu as fait pour survivre. Tu ne seras pas très sûr, en fait, qu'elle soit vraiment achevée. Mais sois certain d'une chose : une fois que tu auras essuyé cette tempête, tu ne seras plus le même. Tu est le sens de cette tempête. H.M

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It's time to trust my instincts
Close my eyes and leap!
Gabriel Ecklin & Lena Standford

J’ai progressivement repris goût à la vie. Je suis sortie de ma torpeur pour reparler à Shani et Evens, pour redevenir leur colocataire qui certes a vécu un deuil mais qui ne se laisse pas dépérir. Mes journées sont bien remplies, cela aide à ne pas trop penser. Je me réveille avec un message de Gabriel, je vais à l’université, je parle avec lui au téléphone, j’enchaine avec mes cours, que ce soit avec Samuel ou avec Miss Hakar, parfois je passe au QG aussi, pour avoir des nouvelles ou aider. Et j’ai toujours un coup de téléphone avant de me coucher. Comme ce soir où il me rapporte les propos de Jena. Même si c’est dur, ça me fait sourire. Je reconnais là ma sœur et c’est bien elle. Jena est comme ça. Elle est en train de tout affronter seule, mais elle affronte. Et elle compte venir à New-York, ça ne m’étonne pas du tout. Mais elle ne voudra pas rester avec nous, ça, j’en ai la certitude.

« Je suis sûre qu’elle va bien, mais si ça peut te rassurer, je le ferai. »

Il faudrait que je fouille en profondeur. Parce que les pensées sont incontrôlables, on peut penser des choses qu’on n’éprouve pas forcément, surtout dans de telles circonstances.

« Tu me manques aussi, j’ai hâte de découvrir la ville avec toi. Et puis du moment qu’il y a des chaudrons au chocolat et toi, ça me va ! Hum, demain c’est déjà trop loin. Bonne soirée mon ange. »

Je raccroche, épuisée. Mais je mets mon miroir. La fréquence de mes cauchemars a fortement diminuée mais ils sont encore présents, surtout quand il y a des déclencheurs. Tobias, par exemple, il joue parfaitement ce rôle. Sa façon de m’interroger, froidement, sur mes parents… J’avais rêvé cette nuit-là mais Gabriel, même à distance, avait su m’aider. Ce n’est pas l’idéal, mais sa voix a su me ramener. Je gagne donc des heures de sommeil, même si mon rythme laisse à désirer. Je traine tard pour rester avec Gabriel le plus possible.

Quand je me réveille, je lui envoie des messages, comme s’il était avec moi et que je lui racontais tout et n’importe quoi. 19h. A 19h je pourrais prendre l’avion et le rejoindre. Je pourrais voir Jena aussi. C’est différent mais c’est important aussi. Je ne suis pas très attentive en cours. C’est rare, mais ça arrive. Et dès que ça sonne, je me mets à trottiner pour rejoindre l’appartement et ma valise, avant d’attraper un magicobus pour rejoindre l’aéroport. J’ai tellement hâte. Je cherche la porte d’embarquement, côtoyant sorciers comme Moldus aussi perdus que moi. Et je la vois. Jena. Posture assurée, petit air légèrement méprisant sur le visage. Mais ça me fait du bien de la voir.

« Hey.
- On n’est pas obligées de se parler, tu sais. Après tout, c’est ce que vous vouliez, Gabriel et toi non ? Tout détruire.
- Jena, arrête de dire n’importe quoi. On ne voulait pas que ça se passe comme ça.
- Pourquoi tu es là ?
- Pour voir Gabriel, pour qu’on passe du temps ensemble, tous les trois.
- Parce que vous vous reparlez maintenant ? »

Je sens que ça va être long.  Elle s’installe sur son siège et fourre ses écouteurs dans ses oreilles, me snobant correctement. Ce qu’elle ignore visiblement, c’est que ça ne m’empêche pas de sonder son esprit. C’est sombre. C’est torturé et nébuleux. Elle est en colère, elle nous en veut beaucoup, énormément. Parce qu’on n’a pas été une famille au pire moment. Parce qu’on l’a privée de son dernier noël en famille. Parce que dans la colère ou l’amour, on l’avait maintenue à l’écart. Elle a besoin de temps, je sens son amour pour nous, il est toujours là, mais elle a besoin de se construire seule.

« Tu sais, on s’en veut. On s’est pris la tête et on n’aurait jamais dû laisser les choses dégénérer à ce point. On n’a pas su être là pour toi et, c’est important ce week end.
- Important ? Ouais, c’est important. On n’avait pas besoin d’être chez ton petit copain quand les parents sont morts, on avait besoin d’être avec notre frère. J’avais besoin d’être avec MON frère.
- Ok ça va, Jena, je ne suis pas sûre que les gars à l’autre bout de l’appareil aient besoin d’entendre. Et Amadeus n’était plus mon copain. Gabriel a trouvé les parents, il avait le droit à un peu de temps, tu ne crois pas ? Il est revenu, il…
- Il n’est pas revenu, Lena, c’est nous qui y allons. A moins qu’il soit revenu pour toi, ça ne m’étonnerait même pas. »

Qu’est-ce que je peux répondre à ça ? Parce que c’est la vérité. Et elle, elle n’a même pas songé à mon anniversaire. Autant dire que le vol est très très long. Et qu’il faudrait jouer un rôle juste pour elle. On descend de l’avions sans échanger un mot. Elle marche parmi la foule comme si elle allait conquérir New-York, alors que moi, je le cherche juste du regard. Si je m’écoutais, je courrais dans sa direction pour lui sauter dans les bras. Mais c’est impossible. Même ici, à l’autre bout du monde, on ne peut pas. Mon cœur bat vite quand je le vois, et je laisse mon pouvoir caresser son esprit pour l’envahir d’amour tandis qu’il se fait copieusement ignoré par notre sœur. Et nous on se serre dans les bras, comme on l’a toujours fait. Un baiser sur le front, comme un grand frère à sa petite sœur. Pour la forme. Je souris à ses mots et forme ce faux souvenir dans ma tête avant de l’instiller dans son esprit, pour qu’on ait tout deux l’impression de s’être embrassés.

Je sens, dans la pression de sa main, qu’il a besoin de courage. Je reste en retrait, le temps qu’il tente de réapprivoiser Jena qui semble déjà faire cavalier seul. Et c’est… compliqué. Pas besoin d’être legilimens pour s’en rendre compte. C’est vraiment compliqué. La fuite en avant, tout simplement parce qu’elle n’a pas de passé. Ou plutôt qu’elle n’en a plus.  Jena a toujours été un peu à part. Entre le secret de nos parents, et notre étrange relation à Gabriel et à moi. Je gratifie Gab d’un sourire désolée, je sais que nous parlerons de Jena plus tard. Je sais qu’il faudra qu’on lui courre après, mais pas là, pas maintenant.

Il faut transplaner. Superbe. J’aime avoir la nausée le jour où je revois l’homme que j’aime. Je hoche la tête et je serre à m’en faire mal la poignée de ma valise et la main de Gabriel. Merlin ! Ce que je déteste ça ! Génial, je suis barbouillée. Et Jena aussi, c’est bien un point commun que nous avons elle et moi. Sauf qu’elle, elle le passera son permis, j’en suis certaine. Juste pour le plaisir d’être totalement indépendante.

D’un côté, la voir comme ça est rassurant, elle est fidèle à elle-même. Mais c’est aussi très énervant. Nous devrons vraiment parler, mais là, maintenant, j’ai juste envie de voir Gabriel. Je ne prends même pas la peine de regarder sa chambre, toute concentrée sur le bruit de ses pas. Et quand la porte se ferme enfin sur lui et que nous sommes seuls, comme poussée par un ressort, je me précipite dans ses bras. Il m’a tellement manqué. Je le serre si fort.

« On parlera de ça plus tard, d’accord ? »

Jena est tout un dossier. Et nous ne sommes pas vraiment dans la bonne ambiance pour le traiter. Je n’ai pas du tout envie d’être une sœur, une fille qui a perdu –encore – ses parents. Je veux juste être la petite-amie de Gabriel, que j’embrasse comme je n’ai pas pu la faire durant huit jours. Je souris quand il me soulève et j’enroule mes bras autour de son cou et mes jambes autour de ses hanches. J’embrasse ses lèvres, sa joue, son cou, sa mâchoire. Je suis tellement heureuse, là, maintenant. Quand il m’allonge, je me surprends à m’auto-motiver. Je suis crevée, mais il faut que je sois à la hauteur, je veux qu’il passe un excellent moment. Mais il s’arrête. Et ça, ça fait toujours ce double-effet : une frustration intense et en même temps…une sorte de soulagement. Je voulais que ce moment soit parfait.

Je reprends mon souffle, et on s’installe devant une série, dans son lit. Je lutte, mais entre les nuits encore incomplètes, le décalage, les entrainements, et tout le reste, c’est dur de rester éveillée. J’aurais voulu profiter de chaque seconde avec lui, mais comme lors de mon anniversaire, je sombre dans le sommeil, pour une nuit avec des rêves… normaux.

J’émerge doucement, souriant quand je sens ses lèvres sur les miennes. Je frissonne quand sa main parcourt mon bras. Mon cœur s’accélère, je tremble, et tout mon être, ma conscience, mon âme, mon corps, tout se tend vers lui. Ses baisers sont plus intenses et j’y réponds avec bonheur. Je me sens forte, puissante, intouchable. J’embrasse sa peau, caresse ses muscles. Et quand nous ne faisons plus qu’un, c’est… c’est parfait. Je laisse ma legilimancie lui traduire tout ce que je ressens, je sais que son occlumancie la filtre pour que tout reste confortable, idéal. Il est beau, séduisant, rassurant. Et surtout, je me sens en sécurité dans ses bras… avant d’éclater de rire à son « bonjour ».

Mes doigts se crispent sur sa peau, tandis que j’embrasse son torse et que je relève les yeux vers lui, vers celui qui m’a permis d’être enfin moi.

« Si c’est ainsi qu’on dit bonjour à New-York, j’espère que tu es très impoli avec les autres et que tu me saluera à chaque fois que tu me verras. »

Je l’embrasse. Ce moment a été absolument parfait. Absolument parfait. Incomparable. Et j’ai l’impression que tout le reste me semblera fade après lui. On l’a fait. On l’a enfin fait.

« Dis… c’est grave si finalement je venais à New-York et que je ne voyais rien de la ville ? Je crois que je couve quelque chose, il vaudrait mieux que je reste au chaud, non ? »

Je prends un air faussement sérieux avant de sourire pour l’embrasser. Je pourrai rester dans cette chambre éternellement du moment qu’il y est avec moi. Je sais que c’est une fuite en avant ça aussi, mais elle est tout de même agréable. Un bruit dans le couloir attire mon attention. Ça braille, Jena fait exprès de parler fort pour que Gabriel l’entende bien et sache qu’elle s’en va. Et rien que ça, cette volonté d’attirer son attention, c’est bien la preuve qu’elle est encore lié et ne demande qu’à ce qu’on la rattrape. Mais pas maintenant parce qu’elle le prendrait superbement mal d’être humiliée devant sa pote.

« Elle ira bien. »

Je l’embrasse pour chasser ses inquiétudes et mes mains s’égarent un peu plus bas. Les caresses repartent de plus belle, les baisers aussi. On passe du temps à se redécouvrir avant de ne faire plus qu’un à nouveau, comme si on avait toujours fait ça. Il est presque midi quand on se décide enfin à aller prendre une douche et à sortir. Il a prévu tout un parcours après tout. Et dehors… il n’a pas menti. Tout est absolument démesuré et je dois souvent lever la tête pour … eh bien pour tout en fait. Le New-York moldu est… démentiel, mais on ne s’attarde pas. Direction la Voie Lactée, puisqu’il a réservé. Et là encore, ça n’a rien à voir avec le Chemin de Traverse.

« Le Firmament ! Attends, Gab, on peut aller voir, ça nous prendra  minutes, si si, je te promets que  minutes… ! »

Sauf qu’il me connait et m’attire de force loin de cette boutique de manuel scolaires. Sous le presque fallacieux prétexte que si je mets les pieds dans une librairie il va s’écouler cinq heures avant que j’en sorte. Direction le monde moldu, pour un resto typiquement new-Yorkais. On s’installe alors à une table, pouvant nous tenir la main, sans avoir rien à cacher, avec juste la prudence de nous assurer que Jena n’est pas dans les parages, mais elle n’est pas vraiment à la mode « moldu ».

« Tu as travaillé sur quoi exactement durant ton stage ? Dire que moi ce sera l’année prochaine. Ça serait bien qu’on ne soit pas trop éloignés. »

Même s’il y a de fortes chances pour qu’en ce qui me concerne, je reste à Londres, surtout vu que ce que les Insurgés ont prévu pour moi.

« Et pour Jena… Elle a juste besoin qu’on lui court après. Que tu lui cours après. Je me suis mise entre vous et je crois qu’elle aura besoin de passer du temps avec toi, sans moi. Oh bien sûr, elle râlera, tu la connais. Elle ne te dira pas qu’elle a apprécié ou qu’elle t’aime, mais elle a besoin de sa famille. Et sa famille, c’est toi. »

Moi aussi, mais ce n’est pas pareil, et j’ai le recul nécessaire pour le reconnaitre. Elle a été la première à me pousser à en apprendre plus sur mes origines. Pourtant, je sais qu’elle m’aime. Le serveur nous apporte la carte et là… là je dois avouer que je suis perdue. Je me penche vers Gabriel, sceptique.

« Hot dog ? Sérieusement, ils mangent du chien ici ? Tu… t’as déjà goûté ça ? »

Là, les Américains sont trop bizarres pour moi.

black pumpkin


Dernière édition par Lena Standford le Mer 22 Aoû - 18:19, édité 1 fois

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“I don’t want to be just one thing.”



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Gabriel Ecklin
UMS 2ème Année


Le 18 Janvier - Monde Moldu - New York

J'aimais savoir que je lui faisais du bien, j'aimais savoir qu'elle était heureuse à mes côtés, détendue. J'aimais la nuit passée à ses côtés sans un cauchemar. J'aimais sentir ses ongles s'enfonçaient délicatement dans ma peau, cet état d'extase dans ses yeux. J'aimais son sentiment de bonheur concomitant avec le mien. Je nous aimais en harmonie, en phase. J'aimais chaque parcelle de son corps, de son être. Elle était une belle personne, pas seulement physiquement. J'aimais son esprit, son intelligence, sa droiture, sa sagesse, ce grain de folie, ses énigmes. Ses peines, ses joies. J'avais la chance de la connaître depuis qu'elle était gosse. D'avoir vu ses premières fois, sa première gamelle en vélo, son premier bonbon au piment, son entrée à Poudlard, son premier animal de compagnie.... J'avais cette chance de la connaître aussi bien et d'avoir pu être là pour elle dans tout ce processus qu'il faisait d'elle une femme formidable. Son rire, ces yeux envoûtant, ce regard puissant. Ses lèvres sur mon torse, sa peau...

Mes doigts s'amusaient à glisser le long de ses reins jusqu'à la naissance de ses fesses. Elle était à moi. Et dire que des hommes avaient foulé sa chair si douce, si désirable. Alors je la caressais tendrement de mes mains puissantes, elle m'appartenait entièrement depuis ce matin et je ne laisserai plus rien entraver notre bonheur. Je souriais, lâchant un rire. "Je suis très très impoli avec les autres. On peut ramener cette tradition à Londres si tu veux ?" Je l'embrassais de nouveau.

"Occultation du monde et de son environnement. J'aime ça ! Huum la matinée au lit ça te va ?" Je souriais tendrement, moi aussi j'avais envie de rester dans cette bulle, dans ce cocon. J'avais envie de me couper du monde, de la faire mienne toute la journée. Respirer son odeur, manger de son amour, voir sa passion. Mais ce n'était pas foncièrement bon tout ça. On était fragile, bien sûr que tous les deux on était fort, mais fuir le quotidien, même pour se retrouver, c'était un danger. Ne pas faire son deuil, ne pas affronter l'extérieur. Et en dehors de ça, j'avais envie de profiter d'elle, sortir dehors, qu'on nous voit, que notre amour existe en dehors de nous. Je voulais hurler au monde que j'étais avec cette femme, que je l'aimais. Me balader main dans la main, l'embrasser quand je le voulais, devant du monde. Je voulais laisser profiter les autres de notre réalité, tout en la gardant que pour moi. Et New York, l'autre bout du monde, était fait pour ça. A Londres ça serait différent, à Londres il faudrait se montrer prudent. Là je n'avais pas envie. Je voulais exalter, briller devant les gens avec elle.

On criait dans le couloir. Du brouhaha, des rires fort. Jena. Je fronçais mes sourcils. Tout ça était ridicule, je savais que c'était de la pure provocation et en même temps, elle aurait pu partir discrètement, faire que je m'inquiète encore plus pour elle. Elle montrait qu'elle était forte, mais si elle avait l'énergie pour faire toute cette mise en scène, c'était qu'elle avait réellement de la ressource. C'était une Ecklin après tout. Elle avait les valeurs et la force de mes parents. Tout comme Lena, c'était pas une question de sang, c'était une question d'éducation, de mentalité. Lena avait saisi mon inquiétude qui barrait mon visage. Il ira bien oui. Je me serais probablement lever pour voir ma sœur, mais son baiser langoureux, ses mains insistantes... Le désir monta immédiatement en flèche. Elle provoquait un incendie si facilement en moi.

Elle était encore plus douce qu'il y avait quelques minutes, on était plus à l'aise, encore plus en phase, plus entreprenant. Mes mains n'oublièrent aucun morceau de sa peau, mes lèvres parcouraient ses rondeurs. J'en aurai voulu encore et encore. J'en aurai envie encore et encore, ce soir, demain. Toute ma vie. J'étais dans le lit, dans un autre espace temps, sur une autre planète, et oui...ça aurait été bien d'y rester tout le week end. Mais l'heure tournait. 11h45. Je l'avais aimé toute la matinée. Un sourire satisfait ne disparaissait pas de mon visage. J'étais apaisé, soulagé. J'avais accompli la plus belle chose sur terre. Il avait été miraculeux, sous la douche - ensemble - de ne pas céder encore à la tentation. On était complice, on était comme avant, mais plus en profondeur, dans l'intimité. On était comme on devait l'être, totalement en accord. Sa peau glissait avec le savon, je m'en amusais, mais il fallait vraiment y aller, en plus j'avais réservé pour 13h.

Je jubilais en regardant ses yeux d'enfant qui découvre le monde. Ça m'avait fait ça aussi. C'était majestueux, coloré, vaste, immense. C'était New York. On fila du côté sorcier, la Voie Lactée, on ne faisait que traverser pour le moment. Je cramponnais ma main à la sienne. Le Firmament hors de question, elle en aurait pour des heures ! "Espèce que Serdaigle frustrée ! 5 minutes pour toi, c'est 5 heures pour le commun des mortels !" Je rigolais, la gardant près de moi. Il y avait cet avantage là de connaître sa partenaire... Je m'évitais des moments de longue agonie au milieu des manuels scolaires.

Mes yeux furetaient tout de même sur les gens, à la recherche d'un regard familier. Il n'y avait personne, mais j'avais réservé du côté moldu, où il y avait encore moins de risque de croiser quelqu'un de la promo. On s'installa à table. L'ambiance était sympathique, différente, mais on s'y faisait. On était de toute façon dans notre capsule hors du temps.

"Et bien on a regardé les techniques des Américains en matière de sortilèges Repousse-Moldu. Ils ont un service beaucoup plus grand que Londres et plus à la pointe. On a appris notamment comment ils cachaient l'école Ilvermorny. J'avais appris pour Poudlard et l'UMS en première année. Pour Poudlard les moldu voient un sorte de ruine de château assez austère. J'en aurai l'entretien notamment quand je serai diplômé et embauché. Les sorts sont vérifiés régulièrement. Pour l'UMS, ils voient de vieilles ruines néolithiques. On a aussi fait le tour de la législation américaine. Et c'est vaste. On voit leur loi, notamment l'Acte de Protection des Moldus, pour s’assurer que notre monde les respecte et reste bien caché. Et je pense donc à toi... J'ai visité aussi le MACUSA, rencontrer des Aurors et Gardien du Secret qui nous font part de leur expérience. Y'a des situations assez cocasses." Je soupirais. "J'espère que tu resteras pour l'instant au Mangenmagot, sinon je m'arrangerai, on trouvera une solution..."

Je réfléchissais à ce qu'elle me disait sur Jena. Je haussais les épaules. "Aux prochaines vacances, je ne lui laisserai pas le choix que de passer du temps avec moi." Mes yeux se voilèrent. Je repensais à notre vie, notre enfance. Je passais une main sur mon visage. "J'ai conscience que je n'ai pas toujours été un bon frère. Je...j'ai été obnubilé par ton arrivée." Je relevais mes yeux sur elle, plein d'amour. "Elle a senti notre complicité dès les premiers instants. Je l'ai peut-être mise de côté, te faisant souvent passer en priorité. En fait, te faisant toujours passé en priorité. Mais c'était normal, tu venais d'arriver et...c'était normal. J'ai pas su me passer du lien avec toi. Jena était ma sœur, elle avait tout, pas toi. Il fallait que...je t'apprivoise." Je fis un sourire attendrissant. Je mordis ma lèvre. "Je crois que j'ai plutôt réussi ?" Je penchais ma tête sur le côté, sans démordre de mon sourire. J'avais réussi oui, et voilà le résultat. "Les choses sont à leur place maintenant. Je suis à ma place. Je vais pouvoir prendre ce rôle de frère, je vais pouvoir être un frère pour Jena, parce que toi aussi maintenant tu es à la bonne place dans ma vie. Je vais courir après Jena si elle veut que je lui cours après..."

La carte entre les mains je voyais Lena dubitative et il y avait de quoi, ça m'avait fait le même effet en arrivant ici. "En fait, c'est pas du chien, c'est le nom du sandwich, et c'est très bon. Prend-le, si tu n'aimes pas, tu mangeras mon plat !" Je rigolais, c'était vrai qu'ils étaient bizarres. On commença à manger, à refaire le monde, à commenter nos pensées, les gens autour de nous, la ville, les activités à faire. On décida de partir sur une balade dans Central Park, emmitouflés correctement. Je nous récupérais des chocolats chauds pour se réchauffer les mains. Ils avaient une patinoire, je regardais Lena avec malice, mais ça serait pour une prochaine fois. J'avais juste envie de parler avec elle, de marcher tranquillement main dans la main.

"Gabriel ?! Gabriel !" Je me retournais vers une voix familière. Amélia était avec un groupe d'ami. On s'était dit au revoir hier après la fin du stage. "Hey Amélia !" Je saluais les autres.
"C'est Lena ?" Heureusement que le froid avait déjà rougi mes joues. "Oui, Lena, je te présente Amélia, une future collègue américaine, on était en stage ensemble!" Elle fit un immense sourire à Lena, la dévisageant presque amoureusement. "Enchantée de mettre un visage sur un nom ! Gabriel m'a souvent parlé de toi !" Je fis la moue, souriant et secouant mon visage lentement. Elle posa ses yeux sur nos doigts entrelacés, elle avait compris pour nous deux. Je savais qu'elle avait compris depuis le premier jour en fait. Depuis que j'avais regardé mon téléphone frénétiquement attendant des nouvelles de Lena, que je n'avais fait que parler d'elle. Que j'étais rentré la voir elle et pas "mes sœurs". Elle l'avait vraiment compris. Et elle s'amusait un chouilla de la situation maintenant.
"Vous venez à Los Angeles ce soir ? Le groupe y va ! ça serait super !"
"Je...je sais pas, je ne l'avais pas prévu..."
"Oooh aller ! J'y vais avec mes potes aussi !"
"Non vraiment Amélia, on va rester à New York, on..."
"Et si je vous couvre ?" Mon cœur fit un bon dans ma poitrine. "On serait pas obligé de rester toujours avec le groupe, on pourrait s'éclipser pour une soirée en boite ?" Elle s’empara de la main de Lena. "Dis, tu connais les boites moldu ? Tu peux pas partir sans avoir danser sur une piste de danse avec moi !"
"Gaaab..." J'en savais vraiment rien, on pourrait certainement, ça pourrait même être amusant, même...excitant. Je me tournais vers Lena. "Tu veux danser dans, "une boite" moldu ?" Je ne savais même pas ce que c'était. Mais j'imaginais que ce n'était pas vraiment une boite en carton ou en plastique, c'était peut-être un lieu ?


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Une fois la tempête passée, tu te demanderas comment tu as fait pour la traverser, comment tu as fait pour survivre. Tu ne seras pas très sûr, en fait, qu'elle soit vraiment achevée. Mais sois certain d'une chose : une fois que tu auras essuyé cette tempête, tu ne seras plus le même. Tu est le sens de cette tempête. H.M

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Gabriel Ecklin & Lena Standford

Je l’écoute avec un plaisir non dissimulé. Nous avons choisi des domaines d’études différents lui et moi, mais j’ai toujours adoré l’écouter parler. Avec son année d’avance, j’ai souvent eu l’impression de découvrir le monde à travers son regard. Et il était fascinant. Gabriel a toujours été un passionné. Mais pas un passionné exubérant, non, un passionné instruit, voulant aller au bout de son domaine. Il a choisi de devenir Gardien du Secret, un choix qui s’est imposé à lui à cause de Jena et moi, d’après ses propres mots, mais plutôt que de subir les choses, il en est devenu maitre. Je sais qu’il fera un excellent gardien, tout comme je suis convaincue que les parents ont toujours partagé cette pensée. Il protègera tellement de vie grâce à son travail, tellement de gens seront en sécurité. Je suis emplie d’une grande fierté, d’être à ses côtés, d’elle celle qu’il a choisie. Parce que c’est ce qu’il s’est passé avec le passage de la « sœur d’adoption » à la... « petite copine », un choix. On ne choisit pas ses sœurs, mais on choisit la personne qui partagera notre vie et notre lit jusqu’à la fin. Et on s’est choisi. Je suis fier de cela, qu’un homme aussi juste, généreux et bon m’ait choisie moi.

« Assez cocasses ? Je préfèrerais que tu ne me racontes que des situations cocasses, et pas dramatiques. »

Surtout pour lui. Ma main presse la sienne. Certains métiers sont plus exposés que d’autres et je ne supporterai pas de recevoir un jour la visite d’Aurors qui m’annonceraient qu’il lui est arrivé quelque chose. En fait, depuis fin décembre, j’ai vu assez d’aurors pour le reste de ma vie. Même si l’un d’eux est un ami. Je lui souris, en revanche, quand il dit qu’on trouvera toujours une solution pour l’avenir. Dans un an, ce sera mon tour d’être en stage et on pourrait se retrouver séparés lui et moi. Mais je sais qu’il trouvera toujours un moyen de revenir. Quant à moi, je n’ai pas de raison de partir à l’autre bout du monde. Je n’envisage pas – du moins pour l’instant – de devenir juge international.

Et pour l’heure, la vraie interrogation, c’est Jena. Je comprends où est le problème désormais. Je comprends que j’ai monopolisé son frère et qu’elle a peur de le perdre, comme elle a perdu ses parents. Nous avons eu une relation fusionnelle avec Gabriel en tant que frère et sœur. Et il y a de forte chance qu’on en ait une en tant qu’amants. Je le sais, je le sens, je pourrai passer chaque minute de ma vie avec lui sans me lasser. Mais dans notre sillage, nous avons oublié Jena. Je me sens un peu coupable de tout ça, comme si j’avais volé sa vie à ma sœur. Elle a dû partager sa maman, son papa et presque me donner son frère.

« Je crois qu’on peut dire que tu as réussi, oui. »

Et pour cause, il a été la première personne après maman à me donner autant d’amour. Même avec papa, c’était différent. Je n’ai encore jamais réalisé l’impact qu’a eu mon arrivée dans cette famille, même si nous en avions un peu discuté avec Jena, l’année où Gabriel est parti à Poudlard. Mais les choses sont à leur place. Nous n’étions pas dans le bon alignement jusqu’à présent. Maintenant, Jena reviendra dans l’orbite de Gabriel et profitera de son rayonnement. Il suffit d’un peu de patience, le 1er juin, nous serons en vacances. Et je leur laisserai du temps. Sauf que ce seront les premières vacances sans les parents, et ce sera étrange. Parce que nous n’aurons plus ce point de rendez-vous presque automatique pour nous réunir, et Jena pourrait nous échapper.

« Je t’attendrai sous la douche si tu lui cours après. »

Je baisse les yeux sur la carte en n’essayant même pas de dissimuler mon sourire. Je suis à ma place, tout s’est réaligné, même notre complicité, elle s’est juste teinte d’un désir nouveau et de gestes tendre. Et heureusement, certaines choses n’ont pas changé, comme le fait qu’il demeure mon guide pour beaucoup de choses, et aujourd’hui, c’est au sujet de la nourriture américaine. Pourquoi appeler un sandwich « chien chaud » ? C’est tout de même bizarre. J’en commande un, pour voir et il s’avère que je me régale. On mange, on discute, et c’est génial. Ça m’avait tellement manqué de refaire me monde avec lui, d’imiter les gens des tables voisines, comme on le faisait avant que nos relations se dégradent sous les non-dits. ça me fait du bien de marcher dans la ville, au hasard, dans le froid, avec juste un chocolat chaud pour nous réchauffer, puis la chaleur de sa main dans la mienne.

« Mon ange, je t’aime, mais tu devras te montrer très convainquant pour me faire remettre un pied sur une patinoire ! »

Et ce, même si c’est là qu’il m’a dit qu’il m’aimait. Et je vois à son regard qu’il serait capable de remonter, lui. Par chance, marcher main dans la main lui convient très bien, et j’en profite, tout en sachant que mon nez devient tout rouge) cause du vent. Mais ce n’est pas cela qui me glace le sang. Non, ce qui me gèle sur place, c’est cette voix qui prononce son nom. Même pas le fait que ce soit une fille, mais le fait que quelqu’un qui le connait soit tombé sur nom et puisse nous voir, nous juger. Je sais qu’on devra forcément affronter ça, mais… déjà ?

On se tourne pour tomber sur une jolie fille et d’autres personnes. Je serre instinctivement un peu plus fort la main de Gabriel. Et elle, Amélia… Elle me… elle me connait ? Elle suit visiblement la même formation que Gabriel… qui lui a parlé de moi ? Je rougis, mon regard passant brièvement sur son visage. Il parle de moi à des gens ? Mais il leur dit quoi ? J’affiche un sourire, parce que c’est la moindre des politesses, mais je ne suis pas certaine de comprendre. Et même si on a pas mal parlé, il ne m’a pas évoqué de discussion qu’il aurait pu avoir à notre sujet…

« Ravie de te connaitre… »

Qu’est-ce qu’il y a à dire d’autre ? En tout cas, elle, c’est une boule d’énergie. Je rêve où elle est en train de nous embarquer à Las Vegas ? J’ai déjà entendu parler de cette ville, elle apparait souvent dans les séries moldues. Et souvent, ce n’est pas associé à des bonnes choses.

Je loupe un battement de cœur quand elle parle de « nous couvrir ». Alors, elle sait ? Elle sait vraiment ? Genre que je suis officiellement sa sœur et qu’officieusement… J’ai comme une vague de panique qui me submerge. Je n’aurais jamais cru que notre secret serait partagé par une inconnu. Je ne songe même pas à réagir quand elle me prend la main. Elle est un peu effrayante cette fille en fait, et j’aime moyennement sa façon de l’appeler « Gaaab »… Mais je sais qu’il n’y a rien entre eux. Je n'imaginais juste pas qu’on passerait notre week end avec d’autres personnes.

Ceci étant, s’il faudrait être prudent avec ses camarades de classe, on ne risquerait pas de tomber sur Jena. Et ce serait l’occasion de découvrir une nouvelle ville, tout en profitant du monde moldu. Sans compter qu’à la façon dont Gabriel prononce le mot « boite », je ne suis pas certaine qu’il sache de quoi il s’agit… Ce serait bien la première fois que je sais un truc de plus que lui. Danser avec lui, dans une boite moldue américaine…

« Une boite No-maj, tu veux dire ? Ecoute Amélia, pourquoi pas. Tu nous laisses juste l’après-midi ? »

Elle sourit, avant de m’écrire sur la main l’adresse du point de rendez-vous pour ce soir. Et je me rends compte que je suis bonne pour un transplanage en règle. Et à grande distance. Quand elle s’éloigne avec son groupe, je me tourne vers Gabriel et passe mes bras autour de ses hanches.

« Je rêve ou tu ne sais pas ce que c’est qu’une boite ? Tu n’as donc fait que bosser durant ta première année ? »

Je lui souris avant de l’embrasser.

« Si je me souviens bien de nos séries, ce qui se passe à Vegas, reste à Vegas. Je n’ai jamais compris ce que ça voulait dire ! »

Je souris, puis on reprend notre balade avant de rentrer à l’hôtel, non sans repasser par la Voie Lactée. Mais une fois la porte refermée, il faut se faire violence pour ne pas céder à nos envies.  Ses mains fortes me plaquent déjà contre la porte et mes lèvres cherchent les siennes, presque frénétiquement. Mais nous n’avons pas beaucoup de temps. Simplement, pour ne pas bouder notre plaisir, un étrange jeu se met en place. Je lui conseille une tenue, que je l’aide à enfiler, pouvant ainsi le déshabiller, laisser mes yeux et mes mains s’égarer tandis que je mets un temps fou à boutonner sa chemise, entre deux baisers. Quant à moi, j’ai sélectionné une petite robe qui fera son petit effet en boite. Une robe rouge, décolletée, que je n’ose que très très rarement mettre. En fait, je ne suis même pas sûre de l’avoir déjà portée en public avant. Mais avec Gabriel, c’est différent. Je veux lui plaire. Je veux plaire à l’homme. Quand je le vois faire un regard sévère, je ne peux que m’en amuser.

« Laisse-toi quelques heures pour t’y faire, et si ma robe ne te plait pas, tu pourras me l’enlever. »

Et d’un côté, je n’attends que cela. Je l’embrasse, d’une façon un peu dangereuse pour nous, mais il se ressaisit vite et nous fait transplaner. Je reste une ou deux secondes dans ses bras une fois arrivés, et il vaut mieux ! Les lumières de la ville sont particulièrement agressives. Il y a des néons partout, on entend plein de musiques qui se superposent… Je ne sais où donner de la tête.

« Gabriel ? Tu t’es décidé à venir finalement ! »

Je reconnais cette voix…

« Et tu as amené ta superbe "sœur qui n'est en fait pas ta soeur". Tu vois, Lena, je savais que Gabriel approuverait pour nous deux. »

Il approche et me fait un baisemain, s’attardant quelques secondes sur mon décolleté.

« Tu es sublime, un peu trop pour le casino qu’on a choisi…
- En fait, elle sort avec moi après, j’embarque aussi la petite sœur de Gab qui a du mal avec le décalage horaire. Pas de garçon autorisé ! »

Amélia a surgi à mes côtés, me donnant un coup d’épaule. Je salue tout le monde. Je sens qu’ils se retiennent, qu’ils font attention à ce qu’ils disent. Ils ont deux orphelins face à eux après tout. Amélia prend les devants, nous emmenant au resto choisi. Certains, après, on prévu d’aller au « casino », mais je ne sais pas ce que c’est, d’autres dans un bar, et certains ne révèlent pas leurs plans, comme Amélia. En fait, si, mais elle ment, prétendant qu’elle m’emmène pour une soirée entre fille.

Le repas se passe bien, dans la légèreté et les rires. Notre ange gardien du jour s’est assise entre nous, entre Gabriel et moi pour éviter tout geste malheureux qui nous dévoilerait trop. C’est un peu étrange mais on rigole, presque comme si tout était normal. A la fin du repas, Amélia m’attrape par le bras.

« On dit au revoir ? Au revoir ! »

Et elle nous fait transplaner sans ménagement, ignorant mon mal du transplanage. Ses amis arrivent peu après, sans Gabriel.

« Il faut tenir au moins une demi-heure. Amuse-toi, je m’occupe de tout ! Et si tu veux tester les machines à sous, il y en a à l’étage en fait. »

Heureusement, ses amis me prennent sous leur aile et me guident jusqu’à la boîte. Il y a des moldu partout, pas une once de magie ! La musique est assourdissante et ils dansent tous… de manière ridicule. Mais… je ne fais pas tache dans le décor. Je commence à danser, avant qu’Amélia ne disparaisse…


*
*   *


Amélia ressurgit au pied du casino où Helano a embarqué Gabriel. Sans hésiter, elle traverse la foule, pour venir se planter aux côtés du futur Gardien du Secret.

« Hey, j’suis désolée, mais je crois que ta sœur se sent pas super bien, elle a besoin de toi. C’est rien de grave, mais je crois qu’elle a un peu trop bu. »

Juste de quoi justifier son départ du casino tout en gardant les autres à distance.


*
*   *


Alors que je danse, je me retourne et mon sourire s’élargit. Derrière lui, Amélia me fait un clin d’œil, et je lui murmure un merci. Tout en dansant, je me rapproche de Gabriel et enroule mes bras autour de son cou, pour l’embrasser comme j’en ai eu envie toute la soirée.

« Bienvenue dans une « boite » moldue ! Montre-moi que tu sais vraiment danser ! »

Je bouge mes hanches pour lui donner le rythme, profitant d’être totalement normale ici, d’être juste une fille dansant avec son copain. Les musiques sont géniales. Rythmées, délirantes. Les boissons… alcoolisées. Mais elles aident à se détendre. Et plus la soirée avance, plus on danse de manière ridicule. Plus je ris. J’aime sentir ses mains sur moi, en public. J’aime qu’il me regarde avec envie sans honte, sans crainte du jugement. Je suis fière aussi que parmi toutes les no-maj superbes il n’ait d’yeux que pour moi. Et je suis même fière quand il danse de façon totalement stupide.

« Je ne dirai rien sur ce pas de danse ! Tu as eu l’occasion de jouer aux « machines à sous » ? Je ne sais même pas ce que c’est ! »

J’ai conscience que je l’accapare, peut-être a-t-il lui aussi envie de découvrir ce monde. Alors s’il veut essayer, avec ou sans moi, je suis toute disposée à lui laisser ce moment.


black pumpkin

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“I don’t want to be just one thing.”



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Gabriel Ecklin
UMS 2ème Année


Le 18 Janvier - Monde Moldu - Las Vegas

Je regardais Amélia, l'air assez reconnaissant. Ça ne lui faisait rien, mais elle ne m'avait pas connu avec Lena. Elle ne nous avait jamais connu comme un frère et une sœur, il était donc plus facile pour elle de ne pas juger, de ne pas trouver ça bizarre. Mais ça faisait du bien. Vraiment. Ça donnait de l'espoir sur une future vie avec Lena. Mais je n'étais pas le seul à décider pour ce soir. Est-ce que Lena voulait se laisser tenter aussi ? Apparemment oui, je souriais, ça serait notre première expérience bizarre, un test. Je savais qu'Amélia trouverait vraiment un prétexte pour nous couvrir, elle était maline et malicieuse, ça devait l'amuser de pouvoir nous arranger un coup, comme elle l'avait fait pour que je rentre à Londres le 10 janvier. Même si c'était déjà joué d'avance. Je hochais la tête devant les propos de Lena, oui qu'on est au moins pour nous l'après midi.

Je posais mes mains sur les siennes posées sur ma taille. Je fronçais les sourcils. "Tu serais pas en train de me dire que TOI tu es allée dans ce genre de boite ? Sans moi ?" J'ouvris ma bouche, minant le fait d'être outré et mécontent. "Ça veut dire que des gens t'ont vu te trémousser alors que j'étais pas là ?" Un regard malicieux s'installa sur mon visage. "Tu as bien fait d'en profiter...sans moi !" Je l'attirais contre mon torse, déposant un baiser qui voulait dire "chasse gardée" maintenant.

"Je suppose qu'on va le savoir bien vite pour Las Vegas. A mon avis, ce qui va s'y passer ne devra pas revenir sur Londres !" Je me mis à rire. Effectivement, c'était très obscur mais cette soirée serait notre première, sous les yeux de tout le monde, de ma classe et sans rien leur dire, sans rien montrer. Un chalenge.

On continua notre tour de Central Park, au milieu des moldus, simplement, comme deux amants normaux aux yeux des gens. Ça faisait du bien, c'était naturel. J'étais enjoué et plus rien ne pouvait m'atteindre. On fit un passage sur la Voie Lactée, restant plus à l'affut au cas où l'ont verré Jena, mais je ne lâchais pas la main Lena pour autant. On passa par la boutique des animaux, celle des bonbons, des souvenirs. On s'installa manger un chaudron au chocolat et je commandais une Bieraubeurre dans un petit bar branché. Le courant passait tellement bien entre nous, encore mieux que lorsque nous n'étions pas en couple. C'était tellement fluide, il n'y avait plus aucune retenu, plus d'hésitation, plus de don qui venaient s'en mêler pour se contrôler. Je me sentais libre de tout, d'aimer, de pensée. Je n'avais plus peur de faire de faux pas en sa présence. On termina notre goûter pour s'aventurer dans d'autres boutiques, l'heure tournait et il fallait rentrer à présent.

J'accélérais le pas, pressé d'être seul avec elle. Le désir me dévorait au fur et à mesure qu'on montait les étages. Arrivé dans la chambre, je n'y tenais plus, je dévorais ses lèvres la porte à peine fermée sur nous. Je la voulais, mais ce n'était pas le moment. Si on succombait, on irait pas à cette soirée, on passerait la nuit à faire ça, on retournerait dans notre bulle et on en sortirait plus jamais. Elle proposa une alternative affreusement sensuelle et frustrante. Elle ne savait pas ce qu'elle était en train de faire. Elle faisait grimper le désir, l'envie, et quand j'allais craquer...rien ne pourrait m'arrêter. Elle m'habillait, ce jeu était amusant, dangereux, mais amusant.

Quand son tour arriva, je me crispais devant sa tenue. Avalant ma salive, ayant soudainement très chaud. Elle était sérieuse, c'était quoi cette robe ? Je pissais mes yeux, faisant la moue, secouant ma tête. Du temps pour m'y faire ? Je raclais ma gorge, croisant mes bras sur ma poitrine. Oui elle me faisait de l'effet, mais elle ferait de l'effet à n'importe quel homme qu'elle croiserait, et je ne pourrais même pas en avoir la légitimité ce soir. Quoi que...je pourrai toujours jouer le frère surprotecteur. Je lâchais un rire tout de même quand elle parla de lui enlever, ce soir oui. Je soufflais un coup quand elle vint saisir mes lèvres. Elle était dingue, je pouvais lui arracher là, en une fraction de seconde, elle me faisait devenir dingue. Pour ne pas avoir un choix à faire, je transplanais, voilà, ça lui apprendra à me rendre aussi fou d'elle. Je pris quelques secondes pour lui remonter un peu son décolleter.

"N'abusons pas mon cœur, je ne veux pas d'incident ce soir" Lançais un sourire carnacier sur mes lèvres. J'avançais vers le point de rendez-vous quand Helano nous interpela directement. "Hey salut mec ! Oui je me suis dis que ça pourrait être sympa !" Je tentais de garder mon sourire devant son autre phrase, toussant à moitié. Je le supporterai pas, je le savais, qu'Helano ou un autre danse avec elle, la drague, pose ses mains sur elle. Je savais que cette robe n'était pas une bonne idée. J'étais à deux doigts de passer en hyperventilation quand il déposa un baise main et dévisagea son décolleter. Je fixais Lena d'un regard qui en disait long. Heureusement elle arriva, Amélia et son alibi, oui voilà c'était très bien ça !

On s'installa dans le restaurant, j'étais entre Amélia et Helano. Ce dernier se pencha vers moi pour me murmurer à l'oreille. "Je suis sûr que t'as moyen avec l'américaine, tu as vu comment elle te regarde depuis le début du stage ?" Je le poussais avec mon épaule. "C'est pas mon genre Hel'" Il pouffa de rire. "Arrête t'es sérieux ? Parce que ce soir, c'est ta dernière chance !" Je me mis à rire. "Oui je suis sérieux, vas y toi..." Il avait d'un coup les yeux qui brillaient. "De toute façon, c'est Amélia ou Lena ce soir !" J'ouvris ma bouche choqué. "T'es sérieux de parler de Lena comme ça devant moi ?" Il se mit à rire. "Détends toi mec, je ferai jamais ça devant toi..." Et il se leva de sa chaise avant que je puisse le tacler derrière la tête.

Il alla se mettre debout derrière les filles, posant un de ses bras sur les épaules de Lena et d'Amélia. "Laquelle veut danser avec moi ? Vous disputez pas les filles, y'en aura pour tout le monde !" Je levais mes yeux en l'air, croisant le regard de Lena, je mordis ma lèvre. Je n'en pouvais plus. Amélia sembla capter mon regard et décida que la soirée était fini ici pour elle et Lena. Elle transplana sans ménagement avec Lena, j'en avais le ventre qui se tordait pour elle.

Je sentais comme un vide sans elle, mais je faisais bonne figure. Les sourires de façade, j'y prenais même vraiment goût. Je redevenais un gamin qui n'avait pas perdu ses parents, qui avait une copine magnifique qui s'amusait avec ses amis pendant que j'étais avec les miens. Tout faisait illusion à la perfection. On poussa la porte du Casino, les rires entrant avec nous. Je regardais les tables de jeux. Et ça me rappelait nos parties avec nos parents quand on apprenait les jeux de cartes moldus. Tout brillait, des bruits par millier, des filles en robe et des hommes en costume. On s'installa boire un verre de Whisky, c'était bien moins fort que ceux des sorciers. Alors que ça faisait une bonne demi-heure qu'on était là, je vis arriver Amélia droit vers moi. Helano se redressa et brossa ses cheveux. Il me donna un coup de coude. "Mec c'est pour toi ou pour moi, regarde qui peut pas se passait de nous !" Amélia vint vers moi, c'était le moment n'est-ce pas ?

Ma sœur, outch ça sonnait bizarre, mais c'était le signal. Même si je savais que c'était faux, ça me laissait une aura d'inquiétude de savoir qu'elle n'était "pas super bien". Ça aurait pu être vrai, ça aurait pu ne pas être un scénario pour que je quitte mes collègue de promo. Depuis la mort des parents, c'était un scénario que je vivais souvent dans mes rêves. Je me relevais du fauteuil et regarda Helano avec un air désolé. "Le devoir m'appelle, désolé ! Amuse toi pour moi !" Il tapota mon épaule "Et c'est pas la première fois qu'elle tient pas l'alcool ta sœur, tu devrais lui dire deux mot, sinon je le ferais !" Il devait faire référence à la plage en début d'année. Amélia me tendit sa main et on transplana dans la seconde.

Elle me conduisait directement à Lena, je la remerciais vivement. Je restais là, quelques secondes à la regarder se trémousser dans sa sublime robe. Je voyais les regards sur elle, mais ici, dans cette soirée, elle était à moi. Et j'allais en faire des jaloux. Elle se rendit compte de ma présence et s'avança vers moi, se dandinant sensuellement. D'un coup la température grimpa, j'avalais ma salive. Je posais mes mains sur ses hanches, dévorant avidement ses lèvres. Je rigolais à sa remarque. Je n'étais pas un bon danseur.

"Je dois savoir aussi bien danser que toi faire du patin !" Je l'embrassais de nouveau mais je jouais le jeu. Je me laissais pour une fois entrainer par son savoir faire. Je n'étais pas à l'aise, mais je trouvais un rythme pas trop ridicule. J'avalais quelques verres histoire de me détendre, et je pris goût à la musique, au déhanchement, je rigolais avec elle ! Parfois j'osais une main aventureuse sur ses fesses. Un baiser insistant dans son cou, une main la serrant plus prêt de mon corps.

Je finissais par me lâcher sur la piste, l'alcool et le rire de Lena aidant. "Heyyy tu as le droit de rire, mais pas de te moquer !" Je la fis tourner sur elle même la réceptionnant dans mes bras. Je la penchais en arrière sur mon bras, penchant ma tête vers elle. "Non je n'ai pas essayé, mais y'a un truc que j'aimerai essayer avec toi. Inutile de rougir comme ça, c'est pas ce que tu crois !" Je la redressais pour qu'elle se retrouve contre mon torse. J'embrassais son épaule, son cou, je remontais vers son oreille, je susurrai. "On est d'accord que ce qui se passe à Végas, reste à Végas ?" Je revins face à elle. Regardant un peu autour de nous. "Y'a des jeux de cartes ici, comme ceux que les parents nous ont appris et je me disais... On pourrait y jouer, avec ton don et le mien. Ça pourrait être amusant ? Je sais qu'on a pas besoin d'argent mais ce qu'on gagnerait, on pourrait le redonner à un orphelinat ?" Je la regardais dans les yeux, penchant ma tête sur le côté. Je savais qu'elle pouvait tiquer, elle était une future juge. Mais pour une fois, sans arrière pensées. Pour s'amuser, pour être des sorciers au milieu des moldus, pour ne pas suivre les règles. Végas...


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Gabriel Ecklin & Lena Standford

Les choses sont parfaites. D’une fluidité et d’une normalité inattendues. Cela aurait pu être bizarre, comme la première fois où l’on s’est embrassé, mais finalement, nous étions tous deux à notre place. Et même faire semblant n’est plus si difficile. Quand il faut donner le change devant ses amis, ça ne fait plus mal, plus comme avant. Peut-être parce que je sais qu’on est deux dans cette galère et surtout, qu’elle n’est que momentanée. Parce qu’on rentrera et qu’on dormira ensemble. Je sais qu’il m’enlèvera ma robe qui ne lui a pas vraiment plu… enfin, si, elle lui a plu, mais il faut aussi qu’on dompte notre jalousie qui, si elle était déjà en germes avant, est aujourd’hui assez développée. J’ai dû soutenir son regard et lui lancer une bonne onde de détente quand Helano m’a regardé. En fait, je me fiche d’être jolie pour les autres. Tout ce que je veux, c’est être belle et désirable pour lui, qu’il soit fier d’être à mes côtés comme je suis fière d’être auprès de lui.

Et danser avec lui, sans retenue, comme des gens de notre âge, ça me fait du bien. Ça nous fait du bien. Ce soir, ici, on peut être Lena Standford et Gabriel Ecklin, deux personnes de dix-neuf ans, amoureux l’un de l’autre. On peut se toucher, s’embrasse, sans que ça ne choquer personne et à dire vrai, les gens semblent bien peu pudiques dans cette boite. Il est à moi, je suis à lui. Sans aucune peur, en toute confiance. Même quand il me balance en arrière et que je suis toute entière soumise à la force de ses bras. Quand il évoque l’envie d’essayer quelque chose, mon esprit se met à imaginer tout un tas de choses peu orthodoxe. Je ne suis pas du genre… exubérante sur cette partie-là de ma vie, mais avec Gabriel… Je rougis encore plus quand il comprend ce à quoi je pensais.

Mais qu’est-ce qu’il mijote ? Comment espère-t-il que je reste concentrée ? Et cette phrase… Quelque chose qu’on ne refera pas ailleurs, n’est-ce pas ? Je fronce en revanche les sourcils quand je comprends ce qu’il veut faire. C’est très noble de vouloir donner de l’argent aux orphelins, ça me touche même énormément, je reconnait sa générosité qui est une des milliers de raisons pour lesquelles je l'aime mais…

« Gab, on… on ne peut pas faire ça, c’est… C’est interdit, tu le sais. »

On n’a pas le droit d’utiliser la magie à la vue des moldus ! Bon, même si ce n’est pas vraiment visible, puisqu’il s’agirait de parler « d’esprit à esprit ». Et ce ne serait pas vraiment à des fins personnelles étant donné qu’on reverserait l’argent. Mais c’est lui-même qui a dit que la législation était encore plus sévère ici. Mais son regard… Cette phrase sur Vegas qu’il me répète, le fait qu’il avance son statut de futur gardien du secret pour protéger celui-là… sans compter le fait que j’ai naturellement confiance en lui…

« Bon… ok, mais pas longtemps ! Au moindre risque on déguerpit. »

Il m’embrasse en souriant, mais je ne suis pas rassurée quand même. Je me laisse entrainer à l’étage, mais avant d’entrer dans la salle, je nous attire dans un recoin. Pour plusieurs choses. Déjà, un petit tour de magie discret sur nos cartes d’identité. C’est qu’ici, la majorité est à vingt et un ans. J’ai réussi à passer grâce à Amelia, mais elle n’est pas là avec nous. Ensuite, j’enroule mes bras autour de son cou, penchant la tête pour le regarder.

« Gab, je veux pas que tu sois mal à cause des autres hommes. Si tu pouvais être dans ma tête ou dans mon cœur, si je pouvais te faire lire en moi, tu verrais que je me fiche pas mal de leur regard. Je ne vois que toi. Il n’y a que toi, depuis des années, peut-être même depuis toujours. Il n’y aura que toi. Sens la différence, sans comment je suis quand ils me regardent et comme je me sens quand tu me regardes »

Ma main glisse sur son corps, mais je garde mon regard dans le siens, et je lui transmets, comme j’ai appris à le faire, mes émotions, mes sentiments. L’indifférence ou le malaise quand un homme me fixe, et le bonheur, la fierté, la sécurité, la confiance, l’amour que j’éprouve quand c’est lui. Je lui souris. J’ai dû fournir un bel effort pour lui envoyer cela. Il est beaucoup plus facile d’écouter et de recevoir que de transmettre. Je lui prends la main, il est temps maintenant de risquer nos futures carrières.

On entre dans la salle qui déborde de lumière et d’étranges machines. Des tables de jeux auxquelles je ne comprends pas grand-chose, mais surtout, je reconnais certains jeux de cartes. Le plus évident étant le poker. Nous y jouions le vendredi soir. Soirée jeux obligatoires quand nous étions encore gamins. Sauf qu’on ne misait pas de l’argent mais des corvées ou les parts de dessert en rab. Nous nous asseyons à une table, sous des regards curieux. En y repensant, je me demande si nos parents n’ont pas appris un jeu de bluff à Gabriel pour une bonne raison.

J’observe les gens autour de moi. Ils ont l’air sûrs d’eux, portant un masque. Effectivement, ça doit fonctionner pour les Moldus. Je regarde les cartes que j’ai et les repose sur le tapis. C’est partie pour le premier tour. Je caresse l’esprit de chaque joueur. Mémoire immédiate. Juste histoire de connaitre les cartes de tout le monde. Je relance quand il le fait, me couche quand c’est nécessaire. Je sauve mon capital dans ce premier tour. Je recommence mon manège au second tour, et nous gagnons déjà une belle somme. Souriante et amusée, je fais un check à Gabriel, avant de reprendre mon sérieux pour le prochain tour… mais je sens que ça peut être plus compliqué que prévu. Je me concentre, comme Samuel me l’a appris. Une sorte de vide intérieur où il n’y a plus que mon pouvoir et moi. Avec Samuel, c’est facile, parce qu’il est legilimens. Là, avec Gabriel, c’est beaucoup plus dure, car il ne répond pas à mes stimuli et je dois contourner son occlumencie.

*« Le joueur face à toi bluff. Il n’a rien dans son jeu. Par contre, celui à côté de toi a un carré d’as. Moi je n’ai qu’un full aux dames. »*

Je vois qu’il est surpris de m'entendre dans sa tête. J’esquisse un sourire.

*« Je t’avais dit que j’étais une legilimens puissante. »*

Par contre, sur un non legilimens, occlumens de surcroît, c’est épuisant. Je ne tiendrais pas plusieurs tours à cette intensité de concentration.


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Gabriel Ecklin
UMS 2ème Année


Le 18 Janvier - Monde Moldu - Las Vegas

C'était interdit, mais le risque était limité, c'était de la légilimencie, pas des sortilèges explosifs aux yeux de tous. Ça serait discret, ça serait notre secret à végas. Elle céda, mon sourire s'élargissait, je l'embrassais. "Promis, pas longtemps et ça se passera bien !"

J'attrapais sa main et on grimpa à l'étage. J'appréhendais, il fallait le dire, je ne faisais pas ça tranquillement, mais l'adrénaline était au rendez-vous, ça me manquait tout ça, ce risque, certes mesuré, mais de faire quelque chose d'interdit alors que dans toute ma vie j'étais un homme plutôt droit. Faisant respecter l'ordre. Je n'aurai jamais pu faire ça avec Jena, elle était ma sœur, il fallait que je montre l'exemple de droiture tout le long. Mais avec Lena, tout était différent, et j'avais envie de connaître son don, de la voir faire. De passer un moment complice avec elle, secret.

Alors qu'on allait entrer, elle me tira vers elle, je pensais qu'elle allait me dire qu'elle ne voulait plus, qu'elle faisait marche arrière, mais au lieu de ça... Elle pensa à tout, il était vrai qu'on aurait été mal si ils avaient voulu notre carte d'identité. On aurait juste fait demi-tour mais bon. Et quand ses mains se posèrent autour de mon cou, mon être entier s'enflamma. Je l'écoutais, amoureusement. Je ne savais pas quoi dire, je me laissais emporter par sa magie, son pouvoir.

Elle avait du lire en moi, ou alors non, ça se voyait naturellement. J'étais jaloux ça se voyait. Et elle me rassurait, et je le sentais au fond de mon cœur. Sa main me faisait frissonner. J'étais happé par ses émotions sincères. Oui, je le voyais, elle ne voyait que moi. Je ne voyais qu'elle aussi. On était dans l’œil d'un cyclone et il n'y avait que nous. Les autres volaient autour de nous à une vitesse folle. Je sentais la différence oui. Je l'embrassais, la collant contre le mur, je l'embrassais sans retenues, lui renvoyant à ma manière tout l'amour que j'avais pour elle.

"Tu es magnifique. Ce soir, tout le temps.Tu es la plus belle personne qu'il m'est été donné de rencontrer dans ma vie. Je te vois toujours avec ces yeux d'enfant de neuf ans foudroyé par l'amour. Et je t'aime, comme je ne pourrai plus jamais aimer quelqu'un."

Elle nous amena dans la salle. On resta quelques secondes à se faire à l'ambiance du lieu, à la lumière. C'était un lieu en effervescence, en mouvement. Finalement il pouvait y avoir de l'animation dans ce monde, tout était grandiose, les différents bruits des machines à sous étaient hypnotiques. On se dirigea vers le table de jeux. On nous expliqua la partie en court. On sauta sur la suivante. Je posais l'argent moldu sur la table et j'en avais donné à Lena, j'en avais fait l'échange pour le stage.

Je connaissais ce jeu, de base, j'étais d'ailleurs assez doué, les premières mises étaient faciles, je ne me faisais pas dépouiller. J'observais aussi Lena, qui était dans l'analyse. Elle était fascinante, envoûtante. Elle était belle et je voulais qu'elle soit ma femme, pour le restant de mes jours.

Au second tour, elle commença à agir, à maîtriser plus, elle faisait sa magie en toute discrétion. On commençait à bien gagner, elle se faisait la main. J'étais heureux, de partager ça avec elle. Je suivais sa cadence, j'avais joué tellement de fois avec elle, qu'il était assez facile de voir certaine de ses manœuvres ou de connaitre ses cartes sans être légilimens à mon tour. On était fait pour être une équipe. On se tapa dans la main, partageons notre complicité, redevons sérieux pour le troisième tour.

Je me sentais d'un coup tout étrange. Comme si j'allais avoir mal à la tête, un bruit sourd, une douleurs sourde. Ça ne faisait pas mal, mais il y avait comme un chuintement, un bruit blanc. Je pensais que c'était la fatigue avant d'entendre la voix de Lena. Mais que faisait-elle ? Pourquoi révélait-elle notre jeu à... Je levais mes yeux vers elle. Elle était en train de me sourire et je fronçais mes sourcils. Elle reparla à nouveau, je l'entendais à nouveau mais ses lèvres ne bougeaient pas. Elle parlait directement dans mon esprit, elle...elle parlait directement DANS ma tête. Comment avait-elle fait ça, j'étais occlumens et...ce genre de chose n'était pas aisé. Oui, oui je voulais bien la croire, elle était puissante. Ça en était un peu effrayant. Paralysant.

"Monsieur ?" Annonça le croupier devant moi. Je repris mes esprits. Je redemandais une carte. J'élevais la mise. Le mec qui bluffait posa son jeu. "Et est-ce que tu m'entends, est-ce que je peux te parler ? Je ne savais pas que tu savais faire ça..." Je n'osais pas finir ma phrase, lui demander si c'était Samuel. C'était le seul légilimens que je connaissais, qui avait balancé les Insurgés à Lena.

L'homme au carré posa ses cartes, Lena passa son tour et j'abatis ma Quinte flush de carreau, gagnant la partie. On se relança dans une partie. J'étais dans une sorte d'admiration, l'entendre dans ma tête, j'essayais de canaliser mon occlumencie pour lui laisser du passage, ce n'était pas évident, car toute ma magie ne comprenait pas. On continua deux parties quand aperçue du sang coulait du nez de Lena.

J'annonçais alors qu'on s'arrêtait là, qu'il ne fallait pas être plus gourmand et savoir rester raisonnable. On salua tout le monde, les remerciant pour les parties. On ramassa l'argent et on se dirigea vers le stand des échanges de jetons. Je n'avais rien dit à Lena, j'attrapais une serviette sur une table propre et vint l'appuyais sous sa narine. Je l'attirais dans un coin. "Est-ce que ça va !? Tu as mal ? C'est normal ça ? Je suis désolé...on a peut-être poussé trop loin. Comment tu te sens ?"

Je la regardais inquiet. "Est-ce que Samuel a dit que ça pouvait arriver ? Ces saignements ? Faut-il t'amener voir un médicomage ?" Je croisais mes bras sur ma poitrine. "Ne fais pas cette tête, je suis pas légilimens, mais je sais que c'est Samuel qui te l'a appris. Ne va pas croire que je ne suis pas impressionné, tu es...c'est merveilleux, mais, je suis inquiet quand je vois le résultat. Est-ce que...est-ce que c'est parce que je suis occlumens ?" J'attrapais son visage avec mes deux mains. "Est-ce que ça va vraiment ? Tu veux qu'on rentre ?"


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Une fois la tempête passée, tu te demanderas comment tu as fait pour la traverser, comment tu as fait pour survivre. Tu ne seras pas très sûr, en fait, qu'elle soit vraiment achevée. Mais sois certain d'une chose : une fois que tu auras essuyé cette tempête, tu ne seras plus le même. Tu est le sens de cette tempête. H.M

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Gabriel Ecklin & Lena Standford

Je l’aime. J’aime sa façon de m’embrasser, sa façon de me toucher, de me faire sienne. Je me sens protégée, désirée, aimée. Forte et en même temps totalement vulnérable. Plus rien n’é d’importance, quand je suis dans ses bras. Je me fiche qu’on nous voit, je me fiche des bienséances. J’ai l’impression que je pourrais l’aimer partout, n’importe quand. Enfin l’aimer… physiquement. Je suis totalement dépendante de lui désormais et je sais que nous devrons être prudent, que nous ne devrons pas nous enfermer dans notre bulle, parce qu’on serait auto-suffisant.

Mon cœur se remplit, j’ai l’impression qu’il peut déborder tellement je l’aime et tellement j’aime ces mots qu’il me dit. Je me sens accomplie maintenant que j’ai sa reconnaissance. Et quelque part, ça me fait peur aussi. Il est mon horizon. Il est mon avenir, je le sais. Mo passé, mon présent et mon avenir. Mais que se passerait-il si je le perdais ? Je sais mieux que quiconque que la vie peut nous foudroyer, nous faire exploser. J’ai tenu parce que je l’avais lui… Mais si je ne l’ai plus ? C’est aussi pour cela que je veux savourer chaque minute avec lui, même si cela implique de faire quelque chose de… d’illégal. Merlin, je n’arrive pas à croire que je vais contre la loi. Qu’on va contre la loi.

Et pourtant on y est. A jouer aux cartes comme des pros. Gabriel est doué. Et il est beau dans sa concentration. L’air légèrement sévère. Je lui ai toujours connu cet air, dès ses neuf ans. J’imagine qu’il sera encore ainsi dans cinq, dix, trente ans, quand nous aurons d’autres préoccupations que de jouer aux cartes. C’est facile avec lui. On se retrouve, comme lorsqu’on jouait, en famille. On s’arrangeait toujours pour être dans la même équipe. Sans legilimancie, c’était naturel entre nous. Alors avec mon don, j’avais l’illusion qu’on serait invincible. Pourtant, ça ne sert à rien dans ce qu’on va affronter dans le monde réel, ça ne sert à rien face à Jena, maintenant et quand on lui dira.

Ceci étant, j’ai grandi. J’ai changé depuis quelques mois. J’ai été brisée, mais je suis aussi revenue plus forte. Aujourd’hui, je dois partager cela avec lui. Et je lui fais une petite démonstration de mon pouvoir, songeant que c’est une bonne chose que je n’ai développé ma legilimancie à ce point que maintenant. Si j’avais eu ce don plus jeune, j’aurais été infernale pour Gabriel. J’aurais essayé de lui parler dans sa tête à chaque fois que j’avais peur. Je n’aurais rien fait sans lui.

Mon pouvoir le trouble. Il y a de quoi, ça a été une vraie nouveauté pour moi, quand Samuel m’a fait découvrir cette possibilité. Et il nous avait fallu beaucoup d’entrainement. C’est un niveau que je ne pensais pas atteindre et je pense que mon « professeur » serait fier de voir que je peux transpercer l’esprit d’un occlumens. Mais je suis contente. Gabriel et moi aurons encore beaucoup à affronter et il faut mettre toutes les chances de notre côté. Je prends finalement cette virée comme un entrainement.

« Je t’entends. Ton occlumencie est forte, mais au moins maintenant, tu pourras me dire des mots d’amour même devant des personnes qui ne doivent pas entendre. »

Bon, néanmoins, ce serait bien que cela reste un recours de force majeure, parce que c’est réellement épuisant. Son pouvoir m’oblige à une concentration maximal et à faire pression pour plier ses barrières. Heureusement pour moi, il me donne un coup de pouce en affaiblissant de lui-même ses protections. Je peux ainsi lui communiquer mon jeu, connaitre le sien, lui confier ce que je sais des autres joueurs. On ne perd pas. On ne perd jamais quand on est à deux. C’est une bonne leçon. On a perdu en étant déchirés. On gagnera en étant ensemble.

Je faiblis, mais je tiens bon. Ça me permet aussi de savoir où sont mes limites. C’est lui qui sonne l’arrêt. Je lui en suis reconnaissante. Ma legilimancie couplée aux bruits et aux lumières, la concentration, j’ai l’impression d’un bourdonnement dans mon crâne qui semble compressé. Je m’accroche, comme toujours, à sa main. Surprise, je porte naturellement mes doigts à la serviette qu’il… Du sang ? Je plisse les yeux. J’ai dû vraiment trop forcer. Avant j’arrivais à savoir quand arrêter car j’avais mal… mais à, je ne ressens même plus cela.

« Ça va, t’inquiète pas, j’ai… »

Mais essayer de parler avec un Gabriel inquiet relève du défi. Déjà quand nous étions enfants, si j’étais malade, il me veillait encore plus consciencieusement qu’en temps normal. J’attrape la serviette pour arrêter le saignement. Je suis mal à l’aise quand il évoque Samuel. Je sais qu’il ne l’apprécie pas vraiment. C’est grâce à lui – ou à cause de lui, selon la version de Gabriel – si j’ai rejoint les Insurgés. Mais surtout, il est complètement en panique parce que ça le dépasse. Cet espace, c’est le mien, et il ne peut pas m’y suivre. Il parvient à me suivre dans mes cauchemars, il parvient à me suivre dans ma legilimancie jusqu’à un point.

« Mon ange, arrête. Je vais bien. Je suis juste débutante. C’est comme quand tu as commencé à voler sur un balai. Tu es tombé plus d’une fois et tu revenais avec des ampoules sur les mains. C’est pareil pour moi. Pas besoin de médicomage. »

Je lui attrape les mains, prenant un visage le plus rassurant possible.

« C’est compliqué déjà d’origine sur un non légitimes. Ça a été plus facile quand tu as… abaissé les barrières. Ça nous sera utile. Nous contre les autres. On a un avantage en plus que tout le monde ignore, et je crois qu’on en aura besoin. Tu ne me fais pas mal, Gabriel. En fait, je me sens bien, dans ta tête. C’est idiot, mais je crois que c’est aussi ce qui m’a aidée tout ce temps. Quand tu me laissais entrer, c’était… »

Je ne trouve même pas les mots, tant cette sensation est indescriptible. Chez moi, retenir ma legilimancie est pire que le reste. Certains peinent à lancer le sort, moi… il est comme le fait de respirer : naturel. Et c’est l’empêcher, qui est anormal. Alors quand je pouvais me laisser aller, et que je croisais son esprit, ça me faisait du bien.

« Ça en vaut la peine. Il faut que ça en vaille la peine. Je pourrai t’aider à développer ton occlumencie, tu sais. Mais pas aujourd’hui, je vais me reposer avant. », je prends un air faussement sérieux et grave, anticipant déjà son commentaire.

Je prends sa main, pour qu’on récupère nos gains. Et je négocie une balade, l’air frais sera meilleure pour mon esprit qu’un transplanage qui me rendra encore plus malade. Je m’arroche à son bras, posant la tête sur son épaule. On marche lentement, mais ça n’a pas d’importance.

« Ce sont mes armes à moi. Depuis tes neuf ans tu veux me protéger, et je sais que ça ne cessera jamais. Mais je veux aussi que tu partes en mission en sachant que je peux me débrouiller. J’ai appris deux ou trois autres trucs qu’il faudra que je te montre… »

Profitant de ma prise sur son bras et de l’effet de surprise, je le plaque contre un mur, mon avant-bras lui barrant son torse pour l’immobiliser, comme Miss Hakar me l’a appris. Je lui vole un baiser.

« Tu restes mon protecteur, mon ancre et ce qui donne du sens à ma vie. N’oublie jamais ça. »

Je l’embrasse encore, là, dans une rue de Las Vegas. Où on est libre d’être nous-mêmes mais encore empêtrés dans notre passé.


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Gabriel Ecklin
UMS 2ème Année


Le 18 Janvier - Monde Moldu - Las Vegas

Elle marqua un point quand elle me parla de mes blessures au Quidditch. Effectivement j'avais fait quelques chutes, pour certaines assez spectaculaires ayant nécessité l'intervention de soins à l'infirmerie de Poudlard. Je commençais à me calmer et à entendre ses explications. Tout ceci était obscur pour moi, je connaissais le don de ma chère et tendre, mais pas à se point développé, J'avais un Poudlard Express de retard. Ce qui me fit penser qu'on s'était vraiment perdu de vue depuis le mois de septembre, elle avait progressé sans moi. Elle était devenue forte et indépendante tous ces mois où c'était dur pour nous. Elle ne m'avait pas attendu pour progresser dans sa vie, dans son don. Elle s'était potentialisée dans la douleur, le doute, alors je n'osais imaginer de quoi elle était capable avec l'amour et la certitude maintenant. C'était une belle et grande sorcière et j'avais la chance de l'avoir dans ma vie.

Elle me confirma que c'était plus simple pour elle quand je lui laissais le passage, forcément, c'était même logique, mais au moins j'en étais sûr. Et oui, oui ça nous serait utile, c'était encore un plus dans notre relation, dans notre unité, notre fusion, notre lien. Une force, c'était nous, nous contre le monde. Je me détendis en sachant que non, je ne lui faisais pas mal. Je lui souriais, heureux d'entendre ses paroles. On savait si bien se rassurer, c'était aussi un don chez nous. Je savais que je pourrai tout traverser avec elle. Quand l'un s'effondrait, l'autre se relevait, on le faisait à deux. Même brisés on était debout, l'un en face de l'autre. Uni. Elle se sentait bien avec moi et même dans ma tête, est-ce que beaucoup d'hommes pouvaient se vanter d'une telle chose ? Je sentais qu'elle perdait en argumentation, mais je sentais son amour, et j'étais satisfait, j'étais rassuré. Ça me suffisait.

Je lui permettrai d'accéder à mon esprit, si elle pouvait y trouver le repos. Je le ferai, autant de fois qu'elle le voudrait. Qu'elle ne aurait besoin. Si j'étais un asile pour elle, je me donnerai à fond pour parvenir à lui offrir tous les repères secrets de mon esprit pour qu'elle s'y recueille paisiblement. Elle m'assura qu'elle pouvait m'aider à progresser et maîtriser mon Occlumancie. Pour elle, je serai prêt à tout, on le fera, on apprendra, et on sera fort à deux.

"Nous deux, ça en vaut la peine mon cœur ! On le fera quand on sera prêt !" On récupéra notre argent, une belle somme, près de 5 000 dollars. Demain j'en ferai un paquet pour le verser à un orphelinat. Elle négocia une balade, mais ce n'était pas vraiment de la négociation, je ne comptais pas l'accabler après tout ça avec un transplanage, il fallait qu'elle se recharge un peu. On s'aventurait dans les rues, toujours festives, mais au milieu de tous, nous étions seul.

On faisait ce qu'on savait faire de mieux, se parler, se découvrir, s'aimer. Nos pas étaient lents, comme une batterie qui se recharge. Je l'écoutais parler, presque ému de sa reconnaissance. Bien sûr que je ne cesserai jamais de la protéger, elle était ma vie, mon univers, mon amour, ma passion depuis 11 années. J'avais passé plus de temps avec elle que seul. Je n'aimais pas trop aborder le sujet des missions avec elle. L'avoir vu la dernière fois au QG, officiellement m'avait fait l'effet d'une douche froide. J'avais peur pour elle, à chaque instant et sans qu'elle soit une Insurgée, alors maintenant, c'était pire. Et s'il lui arrivait malheur alors que je n'étais pas là pour la protéger ? Je me le pardonnerai jamais.

Je fronçais mes sourcils quand elle me parla de choses qu'il fallait qu'elle me montre et au moment où j'allais lui demander ce qu'elle me chachait, je me retrouvais contre le mur à réceptionner un de ses baisers. J'ouvris ma bouche surpris et amusé. "Okayy c'est bon je l'oublierai jamais et je me rends !"

Je fis mine de lever ma main en l'air en guise de paix. Elle relâcha la prise. Je la saisissais à mon tour et la fis tourner pour qu'elle soit à son tour collée contre le mur. "Tu sais qu'en faisant ça, ma masculinité en prend un coup ? Tu sais les hommes ont besoin de se sentir viril et..." J'explosais de rire. Bordel que j'aimais cette femme ! "Qui t'a montré tout ça ? On pourrait tester ce que tu as appris... J'aimerai bien faire un corps à corps avec toi, voir qui...gagnerait ?" Je fis un sourire qui en disait long.

"En parlant de corps à corps, j'étais en train de me dire, depuis 3h, que j'ai eu le temps de m'y faire à ta sublime robe, mais que maintenant..." Je me penchais à son oreille, embrassant son cou de manière peu chaste, là dans les rues de Las Vegas. "...j'aimerai...te l'enlever..." La soirée était passée, on avait fait l'effort de se montrer en société, un repas avec mes collègue de promotion, une soirée normale, avec du monde. Mais je n'avais qu'une envie maintenant, c'était de me retrouver seul avec elle, de la faire mienne, d'en avoir l'exclusivité, ça me tordait le ventre, me brouillait l'esprit.

"Est-ce que..." Je continuais mes baisers aventureux. "...tu te sens prête à transplaner ?" Mes mains se faisaient baladeuses, et je sentais l'excitation grandir aussi en elle. Je me saisissais de ses lèvres et essayais d'articuler en même temps. La fièvre nous emportait. "Tu...te...concentres...sur...le...lit....tu...visualises...1...2...3..." Je l'embrassais de plus belle, c'était pas aisé d'être aussi excité et de transplaner en même temps, ça me demanda quelques secondes avant d'y arriver.

On apparut sur le lit. Sa belle robe rouge tomba au pied du lit. Mes doigts venaient découvrir la dentelle de ses sous vêtement, elle me fit tomber la veste de costume. J'embrassais sa peau douce et parfumée quand j'entendis frapper à la porte de la chambre.

"Gaaaaab ! Gaaaaab t'es là ! Faut qu'on...discute, ouai ! Toi et moi...faut qu'on discute !" Le souffle court, je me redressais. "Jena !" annonçais-je. J'entendis la poignée se tournait à plusieurs reprise avant un clap reconnaissable du déverrouillage de la clef magnétique. Je la lui avais donné, n'en ayant pas besoin pour y entrer. Jena ne pouvait pas faire de magie en dehors de l'école, mais nous si, et c'était au cas où. Je sautais hors du lit, tentant de remonter mon pantalon. Je me dirigeais vers la partie salon de la chambre, refermant la porte sur Lena totalement nue dans mes draps, juste quand Jena débarqua en titubant.

Je la rattrapais avant qu'elle ne se vautre dans mes chaussures. "Jena ! tu es bourrée !"
"Aaaah ouai vraiment tu crois ? Waooouh bravo Gab, tu es doué ! Quel frère perspicace !" Elle fit semblant d'applaudir.
"Calme toi, viens t’asseoir ici ! tu vas finir par tomber !" Je l'installais sur un fauteuil.
"T'es gonflant ! J'vais pas quand même..." Elle posa une main devant sa bouche avec un haut le cœur. J'attrapais ma baguette et lançais un Accio vers une corbeille de fruit de bienvenue et Jena vida son estomac dedans. Je croisais mes bras sur ma poitrine pendant qu'elle finissait. Merlin dans quel état elle s'était fourrée ! J'entendis un bruit de porte, Lena revenait dans une autre tenue, heureusement que j'avais pris des chambres communicantes. Elle apporta une serviette à Jena. Je relevais ses cheveux et gardais son visage dans mes mains.

"Si tu veux discuter, faisons le demain, pas dans cet état, tu vas dire des choses que tu ne penses pas..."
"T'aaas toujours raison, ça aussi c'est gonflant Gabriiiielllll !" Je mordis mes lèvres. Je la soulevais dans mes bras, elle se laissa faire étrangement. Je passais à côté de Lena, lui disant dans mon regard que je revenais.

J'allais dans sa chambre et il y avait son amie qui faisait les cents pas. "Tu as bu toi aussi ?" Questionnais-je sur un ton froid et autoritaire. "Non...non j'ai pas bu. Je lui ai dit de s'arrêter, mais...elle n'entendait rien. Elle a...elle a des pastilles anti-gerbe et gueule-de-bois dans ses affaires, elle avait prévu le coup en allant dans la boutique des Weasley ! Monsieur Gabriel je vous jure que je lui ai dis que c'était une mauvaise idée, mais elle ne m'a pas écouté !"
Je posais Jena dans son lit, elle frissonnait. "Cherche moi ces pastilles, je te crois." La jeune détalla en vitesse fouiller les sacs.
"Laisse moi Gab...je suis grande ! Je..."
"Pourquoi tu as fais ça ? Qu'est-ce que tu as à prouver en faisant ça dis-moi ?"
"T'as dit toi même qu'on devait pas parler ce soir, laisse moi..."
"Tu ne me feras pas fuir Jena. Jamais. Quoi que tu fasses, je suis tout ce qui te reste et je ne compte pas partir !"
"MAIS TU L'AS FAIT UNE FOIS ! TU NOUS A ABANDONNE !" me hurlait-elle dessus.
"...je sais, je suis désolé, vraiment, si je pouvais recommencer..."
"MAIS C'EST PAS POSSIBLE...c'est...pas possible..." Je l'a pris dans mes bras et elle éclatât en sanglots.

Je restais là, la serrant fort, les émotions à fleur de peau, les larmes aux yeux. je m'en voulais d'avoir été si lâche pour un moment aussi important de sa vie. Mais j'étais perdu et je n'aurai pas été efficace, je le savais. J'aurai dit des choses terribles, j'avais commencé à en dire à Lena. Tout avait explosé et je pensais qu'elle avait explosé avec tout le reste. Mais elles étaient restée là, à m'attendre. J'aurai du me ressaisir plus tôt. Je voulais qu'elle me pardonne.

"Je suis désolé Jena, je ne partirai plus, je ne compte plus partir, je t'en fais la promesse ! J'ai été un mauvais frère, dans un moment très important. J'ai pas toujours été présent, mais je te promets de me rattraper !" Je restais là quelques minutes, en silence. Sa copine nous apporta les pastilles que Jena eut du mal à avaler. J'attendais qu'elle se calme et qu'elle trouve le sommeil, ce qui arriva plutôt rapidement. Je retournais près de son amie.
"Ce soir tu dors avec elle, le moindre problème et tu viens me chercher !" Je fourrai dans ses mains la clef de notre chambre. "Si elle vomit, tu viens me chercher ! Si elle se lève aussi..."
La jeune acquiesça sans poser de questions, déjà trop coupable de ce qui venait de se passer.

Je retournais dans la chambre, fermant la porte et collant mon dos contre celle-ci. J'ouvris mes bras, quémandant un câlin à Lena qui me regardait tristement.
"Elle y arrivera, elle arrivera à surmonter tout ça, avec nous. Je le sais." J'embrassais le haut de son crâne, la serrant dans mes bras.


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Une fois la tempête passée, tu te demanderas comment tu as fait pour la traverser, comment tu as fait pour survivre. Tu ne seras pas très sûr, en fait, qu'elle soit vraiment achevée. Mais sois certain d'une chose : une fois que tu auras essuyé cette tempête, tu ne seras plus le même. Tu est le sens de cette tempête. H.M

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It's time to trust my instincts
Close my eyes and leap!
Gabriel Ecklin & Lena Standford

On le fera. Encore une chose à rajouter à la liste des choses qu’il faudra faire une fois qu’on aura quitté notre bulle américaine. Mais tout ira bien désormais. Nous serons à deux, nous affronterons tout à deux désormais. Y compris ce qui nous a séparés, comme nos pouvoirs. Nous nous sommes déchirés à cause de son occlumencie, à cause de mes entrainements, à cause d’un milliards de choses. Mais désormais, nous ferons les choses ensemble, à deux, parce que c’est comme cela que nous sommes au maximum de notre potentiel. J’ai grandi, je ne suis plus la petite fille qui perdait systématiquement quand nous jouions à la bagarre et j’entends bien le lui prouver. Mais en moins de temps qu’il n’en faut pour dire « merlin », je me retrouve plaquée contre le mur, comme il l’était il y a une demi-seconde. Il a une telle force, je la sens même s’il ne me fait pas mal. Je le regarde, curieuse ? Depuis quand Gabriel Ecklin fait-il des crises de masculinité ? On éclate de rire en même temps.

Ce contact me met en émois, j’aime qu’il soit si près, j’aime imaginer ce que nos corps peuvent faire. Et je vois bien dans son regard qu’il ne pense pas du tout à un entrainement. Mais j’aimerais un entrainement, un vrai, avec lui. Parce qu’il est rigoureux, fort, sérieux. Mais j’aime aussi les autres « corps à corps ».

« J’ai appris avec Miss Hakar. Tu sais, elle travaillait à l'école et elle nous a rejoint chez… tu sais qui – mieux vaut être prudent et ne pas parler trop librement de tout cela dans la rue. Mais je crois qu’elle n’envisage pas du tout le corps à corps comme toi. Tu devrais peut-être me montrer… »

Ma voix se fait plus chaude et plus basse, tandis que je l’embrasse.

« Mais on sait toi et moi que je gagnerai. »

Je dis cela dans un sourire. Nous savons tous les deux qu’il me battra à plates couture.  Mes mains glissent dans son dos quand nos corps se rapprochent. Je frissonne sous son souffle, je laisse échapper un soupir de surprise et de plaisir quand ses lèvres s’emparent de mon cou. Mes bras se resserrent tandis que mon esprit chavire. Comment ça se fait, cette sensation ?

« Hum, hum, dépêche-toi… »

Nos baisers s’embrasent, ça devient de plus en plus douloureux, cette envie. Oui, oui, je me concentre. Le lit, oui, le lit où nous pourrons…

Merlin ! Je déteste vraiment transplaner, mais cette fois, l’envie est plus forte que le mal-être. C’est comme une drogue, c’est un besoin irrépressible. Comme si nous devions rattraper tout ce temps perdu. Sauf qu’au moment où j’allais lui ôter le dernier rempart de tissu entre nous, la voix de Jena se fait entendre, ainsi que ses poings  contre la porte.

Alors, ça, ça a le don de tout faire retomber. Elle nous arrache violemment à notre bulle, nous ramène à une réalité… compliquée. Si nous sommes amoureux, Gab et moi, elle reste notre sœur. On reste des frères et sœurs dans son regard. Elle reste une petite sœur en détresse. Mais je remarque, dans la panique, qu’elle est bien la petite sœur de Gabriel. C’est lui qu’elle vient chercher. Elle va rentrer… elle va rentrer et nous trouver et ce n’est pas possible ! C’est trop tôt, pour elle, pour nous. Elle a perdu ses parents, elle ne peut pas perdre sa famille. Je m’enroule dans les draps pour cacher ma nudité tandis que Gabriel se rhabille en quatrième vitesse. Pourquoi on n’a pas nos baguettes à portée de main ?

Quand il referme la porte derrière lui et que je me retrouve seule, je pousse un soupir, me passant la main dans les cheveux. Ce n’est pas vrai. On n’est pas libre, en fait, on ne le sera jamais. Ce sera toujours… dégueulasse et monstrueux, n’est-ce pas ? Je ramasse ma baguette pour réunir mes affaires et m’habiller, de façon beaucoup plus sobre qu’avant. La porte n’étouffe presque rien de la conversation. Jena… bourrée ? Mais elle n’a que seize ans ! Elle est tellement en colère, tellement mal. Je l’entends, et je le sens aussi. Et je reconnais le doux son qu’elle émet. J’embarque une serviette et me décide à rejoindre la partie salon.

Elle est dans un sale état. Je ne sais pas quoi dire ni quoi faire. J’ai l’impression d’être en trop, en réalité. Je hoche doucement la tête quand il passe près de moi, pour emmener notre sœur – sa soeur – dans sa chambre. Et j’entends son cri. Tu nous as abandonné… ça me fout un coup. Jena n’a vraiment pas supporté ça, ce moment où nos parents sont morts et où, au lieu d’être tous les trois, on s’est… séparés. Ce moment où Gabriel est parti en nous confiant à Amadeus. Elle a été infernale d’ailleurs, durant cette période. Et tout ça, c’est en grande partie ma faute. Si je n’avais rien dit… mais je n’arrive pas à m’en vouloir, parce que, de façon égoïste, ça m’a permis de rencontrer l’homme de ma vie.

Je n’interviens pas. Je sais que je pourrais les apaiser, mais c’est entre eux, c’est leur moment, et je dois le leur laisser. Moi je reste là, avec la serviette pleine de vomi. Et je sais que Jena ne comprendra jamais, pour Gabriel et moi, qu’elle aura le sentiment qu’on lui prend sa famille, ses repères. Je sais qu’on ne pourra pas être nous, pleinement, qu’on devra lui mentir. On est tous coincés. Et elle doit passer en priorité.

Je relève la tête quand Gabriel rentre. Il a l’air éprouvé. Je vais me blottir contre lui. Je veux lui transmettre de la force, mais je ne sais pas si on arrivera vraiment à se sortir de tout cela.

« Il faut qu’on reste avec elle demain. Il faut qu’avec elle on soit… ce qu’elle a besoin qu’on soit. »

Autrement dit, pas ce qu’on est réellement. Et Gabriel ne semble pas le comprendre.

« Et qu'est-ce qu'elle a besoin qu'on soit ? Uni, c'est ce qu'elle veut, c'est ce qu'on est...non ?
- Gab, fais pas semblant de ne pas comprendre. Il faut qu’on soit prudent, elle peut se réveiller, sa copine peut rentrer à n’importe quelle minute…
- Mon cœur, on dort dans ta chambre et si elle bouge, je transplane. Je peux mettre un sort déclencheur au pas de la porte. Jena ne sait pas transplaner, elle marche, comme toi. S'il te plait, il me faut cette nuit avec toi. »

Oh non, je sens sa main sur ma joue et surtout… il triche. Il n’a pas le droit de me faire ce regard. On ne peut pas dire non à ce regard. Jena a raison sur un point. Il a toujours raison et c’est très énervant parfois.

« Ok, ok, arrête ça, je l’embrasse du bout des lèvres, hésitant un instant. Tu crois qu’on pourra lui dire un jour ? Elle semble tellement perdue, j’ai peur qu’elle se sente encore plus… désorientée ou mise à l’écart.
- Un jour oui, quel jour je ne sais pas encore. Pas demain c'est sûr. Mais il y aura un moment où ça sera possible. Je...elle...tu.... Mmmh...elle a l'impression de m'avoir perdu, je sais qu'elle t'en veut aussi, comme si tu lui avais volé son frère. Je le sais... Mais mon cœur, je suis plus ton frère et il va falloir qu'elle le sache. Elle pourra rester ta sœur, belle-sœur, c'est pareil. Je pense qu'un jour ça l'apaisera que tu lui rendes son frère...que je sois plus ton frère ? Du moins je l'espère... »

Je l’espère aussi. J’ai vraiment peur de la blesser, de lui faire du mal. Elle est notre famille, elle a besoin de nous. Elle a tout affronté seule alors qu’on s’est trouvé. Je pose ma tête sur son torse quelques secondes, avant de me remettre en selle. Demain ce sera fini, et je veux profiter encore un peu de notre moment à nous.

« Va mettre un sort sur la porte. »

Je l’embrasse et rejoins ma chambre, pour m’allonger sur le lit. Il m’y rejoint, s’allongeant à mes côté, sans me toucher autrement qu’une caresse le long du bras. Il sait que ça m’a angoissée tout ça, et on passe quelques minutes à simplement se regarder. Jusqu’à ce qu’il me face une grimace de chien battu qui me fait éclater de rire. Je me sens complète, et ça, c’est génial. Je m’endors ensuite dans ses bras, en sécurité…

Cette nuit est tout de même agitée… Je suis à la limite du cauchemar, mais je n’y plonge pas totalement. Peut-être la présence de Gabriel ? Ses bras me sécurisent, le rythme de son cœur me donne un rythme à suivre, je me blottis encore plus contre lui quand je me réveille, et j’ose entrer dans sa tête, dans un beau souvenir. Là, je me sens intouchable. Et je peux savourer la douceur de sa peau, son odeur, ses pensées, en attendant que la réalité surgisse, sous les traits de Jena. Un combat pour lequel je ne me sens pas prête, mais avec lui, j’irai jusqu’au bout, car ça, ce qu’on vit, ça ne peut pas être monstrueux… Et je ne supporterai pas éternellement de devoir me cacher, de le voir quitter mon lit comme des amants adultères. Et il faudra bien qu’on se décide sur ce qu’on devra dire à Shani et Evens…

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Dernière édition par Lena Standford le Mer 22 Aoû - 18:29, édité 1 fois

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Quelle merde. J'ai l'impression de perdre pied petit à petit. Lentement mon monde, enfin ce qu'il en reste à présent, est en train de se désagréger. Qu'est-ce que je peux encore perdre d'autre, à part mes parents, les deux personnes que j'aimais plus que tout au monde ? Putain ça craint... et mon frangin qui me fait chier en plus ! Sous prétexte que je ne lui répondais pas le voilà qui m'envoie une beuglante... ce crétin fait tout à l'envers depuis la tragique date qui a fait de nous une famille éclatée. J'ai juste besoin d'un peu d'air, de vivre selon mes envies, c'est trop demander ? Je l'aime au fond, lui et Lena, mais ils ont le don de... bref.

Et manifestement, Gab souhaite renouer avec Lena et moi. Ce billet d'avion... franchement j'ai eu envie de le déchirer. Lena m'en a empêchée. New York... Pourquoi faire ? J'ai dit oui, le voyage a été quelque peu houleux, Lena et moi nous nous sommes dits des choses, elle calmement, moi en utilisant ma voix de manière un peu moins confidentielle. J'avais besoin de crever l'abcès, je ne supporte pas les non-dits, ça me rend folle. C'est fait, du moins vis-à-vis de ma soeur.

Quand à l'autre grand dadais... je le snobe un peu dans le hall de l'aéroport. Les valises d'abord, ensuite on parle. Là encore la discussion est tendue, mais ça me fait du bien de mettre les choses au point avec lui aussi.Vivement que Gabriella arrive, je n'ai aucune envie de me coltiner les deux en permanence ! Une fois à l'hotel je ne perds pas de temps, je demande ma chambre et m'y enferme, non sans avoir dû écouter un énième sermon de de mon frère. Il me traite comme une vraie gamine et il s'étonne que je sois aussi sèche avec lui ? Merde quoi !

Le jour se lève. Pas question de traîner dans l'hotel, je sors. Et je l'annonce fort et clair, pour que les deux zigotos le sachent. Pas de musée moldu à la con pour moi, je vais danser et m'éclater ! Gabriella est arrivée enfin, je ne m'attarde pas. De toute façon c'est inutile, mon frère et ma soeur ne daignent même pas venir me dire au revoir alors...
Le soir est arrivé. Je rentre à l'hotel, cramponnée au bras de Gabriella. J'ai bu. Trop bu. J'avais pourtant emmené dans mon sac des trucs contre l'ivresse mais j'ai bu comme un trou. Je cherchais à oublier. Oublier tout, jusqu'à mon propre nom. Oublier la douleur, le chagrin et la frustration. C'était un besoin vital.

Gabriel me cueille à la porte. Je titube, vacille, je me sens pas très bien. D'ailleurs, malré mes dénégations, je finis par vomir, mon frère ayant eu le réflexe de placer une corbeille à fruits vide devant moi juste à temps. Bravo Gab.

Le moment des explications est venu. Allons bon je croyais qu'on parlerait pas ce soir. Il m'agace putain. Il prend ses grands airs de frangin protecteur. Je ne le supporte plus. Je lui rafraîchit la mémoire en hurlant. Oui il nous a abandonnées, Lena et moi, au moment où nous avions le plus besoin de lui. Le mal est fait !

Je craque. J'en peux plus. J'en peux juste plus. J'en ai marre. Les larmes coulent en rivières brûlantes sur mes joues. Les sanglots me font mal. J'ai l'impression de mourir. Et Gabriel qui promet de se rattraper... je ne sais plus si je peux le croire. Si jamais il devait me décevoir une nouvelle fois... je pense que ce serait terminé entre lui et moi niveau confiance.

Gabriella m'apporte les pilules que j'avais prévues contre une éventuelle gueule de bois. Elles ont du mal à passer. Les minutes passent. Je finis par sombrer malgré moi. Je m'endors comme un bébé. Comme le bébé que je voudrais encore être. Oh, pouvoir encore être bercée par Papa et Maman... je les vois. Je les appelle. Je me remets à pleurer. Je donnerais tout, TOUT, pour pouvoir encore les serrer dans mes bras. Pour pouvoir leur dire que je les aime. Pour encore avoir une famille, comme avant...

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Gabriel Ecklin
UMS 2ème Année


Le 18 Janvier - Monde Moldu - Las Vegas

Oui, je le savais et elle le savait, il fallait qu'on reste avec elle. Notre lune de miel était terminé. Mais il y en aurait d'autre, on aurait du temps pour nous. On s'était retrouvé, nous avons l'avenir devant nous. peut-être pas si rose qu'on le voudrait, car il y aurait encore des épreuves, notre relation pour les autres serait une épreuve. Je réceptionnais volontiers ses bonnes ondes dans mes bras.

Il fallait être ce qu'elle voulait qu'on soit. Je n'aimais pas cette phrase, parce qu'elle ramenait douloureusement à ce qu'on ne pouvait pas être à aux yeux de Jena, un couple. Elle nous avait toujours connu frère et sœur, comme tout le monde autour de nous. Pour Lena et moi c'était clair, depuis son anniversaire. C'était évident et naturel depuis cet instant. On avait ouvert nos yeux, nos esprits, notre âme. On s'aimait de toutes les manières possibles. Et chaque pas qu'on faisait c'était l'un vers l'autre, même quand on reculait c'était pour mieux se sauter dans les bras. tout ça on l'avait compris, car on le vivait, c'était en nous. Mais pour Jena... Tout était à refaire. Les autres, je pourrai m'en accommoder de leur avis, leur morale, leur regard. Mais Jena était ma seule famille, c'était tout ce qu'il me restait et je devais préserver ça.

« Et qu'est-ce qu'elle a besoin qu'on soit ? Uni, c'est ce qu'elle veut, c'est ce qu'on est...non ?
- Gab, fais pas semblant de ne pas comprendre. Il faut qu’on soit prudent, elle peut se réveiller, sa copine peut rentrer à n’importe quelle minute…
- Mon cœur, on dort dans ta chambre et si elle bouge, je transplane. Je peux mettre un sort déclencheur au pas de la porte. Jena ne sait pas transplaner, elle marche, comme toi. S'il te plait, il me faut cette nuit avec toi. »

Je comprenais son stress, je comprenais tout ça. Mais ce soir, il me serait impossible de dormir sans elle, de ne pas être dans ses bras, de ne pas protéger ses rêves. Alors j'insistais un peu égoïstement, mais il fallait la rassurer et j'espérai l'avoir fait. On pouvait gérer, je pouvais assurer ça. Je ne voulais pas faire marche arrière, je ne voulais pas de retour dans notre relation, pas alors qu'elle avait évolué ce week end, pas après avoir pu goûter à sa peau, ses lèvres, son corps. J'en avais besoin, comme un médicament, comme une drogue. Je faisais la moue, je suppliais du regard, je souriais. Je la faisais craquer, je trichais allègrement, sans cacher mon jeu, pas avec elle.

« Ok, ok, arrête ça. Tu crois qu’on pourra lui dire un jour ? Elle semble tellement perdue, j’ai peur qu’elle se sente encore plus… désorientée ou mise à l’écart.
- Un jour oui, quel jour je ne sais pas encore. Pas demain c'est sûr. Mais il y aura un moment où ça sera possible. Je...elle...tu.... Mmmh...elle a l'impression de m'avoir perdu, je sais qu'elle t'en veut aussi, comme si tu lui avais volé son frère. Je le sais... Mais mon cœur, je suis plus ton frère et il va falloir qu'elle le sache. Elle pourra rester ta sœur, belle-sœur, c'est pareil. Je pense qu'un jour ça l'apaisera que tu lui rendes son frère...que je sois plus ton frère ? Du moins je l'espère... »

Je le pensais vraiment. Jena était une adolescente rebelle, têtue, peut-être, mais elle était loin d’être bête, et même si au début, elle aurait du mal à encaisser, elle finirait par comprendre. Elle nous connaissait bien. Notre lien depuis gosse était déjà bizarre, unique, fort. Elle ferait le chemin, avec ou sans nous, mais elle le tolérerait, surtout parce qu'elle verrait que je resterai son frère, et que je pourrai l'être entièrement, sans me couper en deux entre elle et Lena. Elle verrait qu'on l'aimera toujours autant et de la même manière. Elle comprendrait qu'on restera une même famille.

J'allais jeter un sort à la porte et celle de Lena pour être prévenu si quelqu'un entrait dans nos chambres, avant de venir auprès d'elle. Je restais assez distant, lui laissant de l'espace et du temps. Ça tournait aussi dans mon esprit, toutes les stratégies pour cacher notre relation. Ça allait être complexe. J'avais l'impression de mettre en pratique mon futur métier de Gardien de Secret. Sauf que je trouvais extrêmement dommage de cacher à la population que j'aimais une femme aussi formidable qu'elle. Frustrant pour l'homme que j'étais.

Les minutes passaient et la regarder ne me suffisait plus. Je voulais la rassurer, l'aimer correctement. Je ne voulais pas lui faire du mal. On trouvera une solution, on y arrivera tous les deux, comme toujours. Je la fis rire et mon cœur s'emballa quand elle arriva sur moi. Je la laissais faire, doucement, amoureusement. Je la laissais m’apprivoiser, s’acclimater, retrouver confiance en elle, en nous. Je n'étais pas pressé. Je respectais ce temps qu'elle avait besoin. C'était doux, c'était une bulle de coton sur un tapis de plume. c'était bon, c'était gracieux, comme elle. C'était une slow bercé d'une musique douce. C'était un chant lointain. C'était ce dont nous avions besoin. C'était littéralement faire l'amour.

Je la gardais contre moi toute la nuit. Personne ne vint briser notre étreinte. Pas même ses rêves, même si je l'avais senti s'agiter, j'avais alors resserré mes bras, caressé ses joues, embrassé son front. J'avais murmuré à son oreille et elle s'était calmée à chaque fois. Je la sentais parfois s’immisçait dans mon esprit, je sentais ce vent froid sur mes tempes et cette douceur m'envahir, m'inhiber. Je laissais faire et je m'endormais paisiblement à chaque fois.

Au petit matin je vins embrasser ses lèvres. "Je vais prendre une douche et je vais chercher Jena pour le petit déjeuner." Je sautais dans la douche, faisant couler l'eau frémissante sur moi. Ça me remettait les idées au clair. La suite ne serait pas évidente, mais j'allais faire l'effort de tenir bon. Pour Jena. Je m'habillais en vitesse et commandais au room service un petit déjeuner copieux. J'arrivais dans la chambre des filles. Son amie dormait encore. Je me dirigeais vers Jena et restais planter là, dans l'encadrement de sa porte, à la regarder dormir. Elle avait l'air sir paisible, comme si rien ne pouvait l'atteindre, comme si elle était protégée dans ses rêves. Alors que dans sa réalité, elle devait se sentir seule. Plus de parents, son frère au abonné absent. Mais j'allais changé tout ça. J'allais bousculer toutes ces mauvaises habitudes. J'allais me faire pardonner, j'allais changer la donne. Pour elle, pour notre avenir. Elle avait besoin de moi.

"Jena ? Jena ?! Tu veux déjeuner avec nous ? J'ai commandé tout ce que tu aimes..."

C'était un début. Ce n'était rien, mais c'était un début, un petit déjeuner avec elle. Simplement, comme les matins de nos retours de Poudlard à la maison.


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Une fois la tempête passée, tu te demanderas comment tu as fait pour la traverser, comment tu as fait pour survivre. Tu ne seras pas très sûr, en fait, qu'elle soit vraiment achevée. Mais sois certain d'une chose : une fois que tu auras essuyé cette tempête, tu ne seras plus le même. Tu est le sens de cette tempête. H.M

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Je me réveille, la tête dans le cul. La gueule de bois au réveil décidément c'est terrible. J'avais besoin de me saouler pour oublier un peu mais j'ai pas fait semblant, et voilà le résultat. C'est tout juste si je me rappelle où je suis et comment je m'appelle. Je me sens moche, et j'ai encore un goût dégueulasse dans la bouche. Gabriella, elle, dort encore. Je sais que je l'ai embarrassée hier en boîte à force de boire comme un trou. C'est comme ça, j'en suis pas fière mais j'en avais besoin.

Je cherche ce qui m'a réveillée, le regard un peu vitreux. Ah, bien sûr c'est Gab. Ce matin mon frangin est aux petits soins. Ca fait bizarre. Le voir si attentionné envers moi de bon matin comme ça...

" Mmmh... faut que je prenne une douche d'abord je me sens sale... "

Je me lève du lit et titube jusqu'aux douches. J'y fais couler de l'eau fraîche, ça me revigore, je ne fais même pas attention aux frissons qui me parcourent, ça fait du bien. Je suis maintenant pleinement réveillée. Presque en forme même. Gabriella dort toujours quand j'émerge de la salle de bains en peignoir. Je la laisse dormir autant qu'elle veut. Je vais rejoindre mon frère et ma soeur, comme Gab me l'a si gentiment proposé.

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It's time to trust my instincts
Close my eyes and leap!
Gabriel Ecklin & Lena Standford

Je me réveille en douceur, mais légèrement angoissée. Aujourd’hui, il va falloir faire semblant, et je me rends compte à quel point ça va être dur. J’ai fait semblant pendant des mois, mais c’était facile, parce que je n’avais pas gouté à cette vie avec lui, je ne savais pas quel bonheur c’était que de me promener main dans la main avec lui, l’embrasser quand j’en avais envie. Mais aujourd’hui, il n’est pas question de nous. Nous avons eu notre journée, aujourd’hui, il faut qu’on s’occupe de Jena. Elle est sa sœur. Elle reste la mienne, en quelque sorte. Et elle a beau faire la forte, elle n’en reste pas moins une jeune fille qui a perdu sa famille.

Je m’habille, me maquille légèrement, juste histoire d’avoir bonne mine et je coiffe mes longs cheveux. J’ai le temps d’échanger un baiser rapide avec Gabriel, de glisser mes doigts dans les siens quelques instants, avant que Jena ne paraisse, en peignoir. On n’a pas mangé ensemble depuis… Déjà tous les trois, juste nous trois, est-ce que c’est déjà arrivé ? Ça me fait du bien de l’avoir ici.

« Tu me montreras ce que tu as acheté ? »

Jena et moi n’avons pas vraiment les mêmes goûts, elle est plus… exubérante et extravertie que moi, mais elle vendrait des lunettes à un aveugle, alors… Au début c’est un peu bizarre. Il y a des blancs, à peine brisés par le bruit du pain qui croque, des tasses qu’on remplit. Les premiers rires surgissent quand ma maladresse légendaire reprend le dessus et que je laisse tomber ma tartine côté confiture, que je renverse mon café en essayant de réparer mes bêtises et que, pour me venger, je leur balance des boulettes de pain. Je suis contente, heureuse aussi. Pas comme lorsque je suis seule avec lui, c’est un peu différent. Mais je suis heureuse. Parce que même si on a changé, on est toujours une famille et on a besoin de cela en ce moment. Je sais qu’un jour on lui dira pour nous. Je sais qu’elle peut comprendre. Cela la choquera, c’est évident, mais s’il y en a une qui peut comprendre, c’est elle. Et je sais aussi qu’on lui dira pour les parents. Mais pas avant qu’on ait du concret. Des faits. Des preuves.

Mais aujourd’hui, si elle le veut, on va profiter de nos dernières heures à New-York pour être tous les trois ensemble, comme on aurait dû l’être. On va rentrer ce soir, prendre l’avion et les choses seront… plus compliquées. Il faudra que je leur laisse du temps à tous les deux, j’espère qu’ils en auront, parce que nos colliers ont brillé, ce qui veut dire que l’Insurrection a des nouvelles. Et probablement de nouvelles missions. Alors que Jena va se laver, ma main retrouve naturellement celle de Gabriel. Le contact avec sa peau me rassure. J’ai l’impression que rien n’est impossible, qu’on peut réussir à tout reconstruire.


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Je vois Lena et Gab se séparer hâtivement quand je les rejoins. Je ne bronche pas. Leur lien est quelque peu étrange. Est-ce toujours de l'amour fraternel qu'ils partagent, ou bien y aurait-il autre chose ? Oh non je me fais des idées moi ! Cela ne me dérangerait pas plus que ça s'ils éprouvaient quelque chose de plus fort entre eux que les liens du sang, ( qui d'ailleurs n'existent pas entre eux deux ) ça ferait juste... bizarre. Mais pas de prise de tête ce matin. Je récupère à peine de ma gueule de bois alors je veux juste un petit déjeuner tranquille avec ma fratrie.

Masoeur me demande si je pourrais lui montrer mes quelques achats de la veille. Je souris vraiment, pour la première fois depuis mon arrivée sur le sol américain.

" Si tu veux soeurette... mais j'ai pas fait de folies tu sais, juste quelques fringues, tu sais combien je peux être difficile parfois... "

A part ce bref échange, on ne parle pas beaucoup tous les trois. Il y a de la gêne, de l'embarras entre nous. Jusqu'au moment où Lena fait tomber sa tartine côté confiture. Je ne me gêne pour me foutre de sa gueule, elle répond en nous balançant des boulettes de pain. C'est vraiment un moment surréaliste qu'on passe ensemble. Un moment qui sera bref, vu que l'on va bientôt repartir pour la Grande Bretagne. On se sent un peu godiches. Je les regarde successivement tous les deux en sirotant mon café. Les petits regards en coin qu'ils s'adressent ne m'échappent pas. Retenant un sourire, je les laisse, prétextant un besoin d'aller me coiffer alors que je l'ai déjà fait. Quelques minutes pour eux deux, c'est pas grand-chose mais si mes soupçons se confirment, c'est déjà pas si mal je pense...

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Gabriel Ecklin
UMS 2ème Année


Le 19 Janvier - Monde Moldu - New York

Je sentais que ça allait être long cette nouvelle entente, ce nouveau fonctionnement. Nous trois, seuls, sans les parents. Je devenais l’aîné et responsable de la famille à tout juste vingt ans. Je m'en sentais capable, maintenant que j'avais retrouvé Lena, que notre relation était comme elle devait être. On y arriverait, à être une famille soudée, unie dans l'adversité. On s'aimait plus que tout, peu importait la manière. Fraternel ou non. Il ne restait plus que nous et je les protégerai, jusqu'au bout, je me battrais pour elles, pour leur offrir un avenir. Pour être un mari, un frère, un père, un oncle. Je serai cet homme là dans un avenir proche.

Le petit-déjeuner était étrange, en même temps ça avait été un peu froid entre nous depuis des semaines. Les vacances de Noël avaient très mal débutées et très mal finies, on ne s'était pas revu après. J'avais été un lâche, un connard fini à l'enterrement. Je m'en voulais, mais je n'étais pas apte à les aider, j'étais perdu, même si j'aurai pu faire un effort, pour elle. C'était la dernière fois que je craquais. Plus jamais je me laisserai envahir. Plus rien ne pouvait m'ébranler à présent, j'avais ma plus grande force à mes côtés : Lena. J'étais content d'avoir les deux femmes de ma vie ici à New York, en sécurité, en bonne santé, c'était tout ce que je demandais à présent. Et puis ici c'était une zone neutre, un nouveau départ. Un tremplin pour le futur. Il fallait qu'on saisisse le moment. Le repas était froid, silencieux, mais c'était le début. C'était le calme avant d'affronter la tempête, les rires, les pleurs, la joie, la peine, parce qu'il y en aurait, parce que c'était bien ça une famille. L'amour aurait raison de tout.

Le midi je les invitais au restaurant. On passa un moment dans les boutiques et je leur permis de craquer avidement sur tout ce dont elles avaient envie. Jena était restée - presque - raisonnable. On n'avait pas parlé des parents, mais on avait décidé de garder la maison, de ne pas la vendre. Nos parents nous laissaient avec des biens, étrangement tout était en règle, les testaments, les documents d'héritage, comme si...comme s'ils avaient prévu de mourir. Ils étaient prévoyant, une part de moi me disait qu'ils le savaient peut-être, qu'ils savaient ce qu'il allait leur arriver.

Au fil de la journée ça allait déjà mieux, les rires étaient spontanés, naturels, ouverts. J'étais bien, apaisé. Il y aurait encore du boulot, et le plus dur restait à venir, mais on surmonterait tout ça, on était tous des Ecklin. Oui, parce qu'un jour, cette sorcière qui n'était pas de mon sang deviendra ma femme et enfin elle portera mon nom.

La journée tirait à sa fin, Lena et moi avions eu le collier qui s'était mis à chauffer. Nous savions qu'à notre retour on devrait se diriger vers le QG. Le combat continuait, mais en attendant on s'avança tous à l'aéroport. Je profitais du transplanage pour profiter d'un contact avec Lena. On s'installa tous les trois dans l'avion, j'étais au milieu des filles. Au bout de quelques heures le sommeil s'empara de Jena, sa tête tomba sur mon épaule. Je n'avais pas résisté à profiter de ce moment pour embrasser ma douce et lui murmurer un je t'aime.

Je collais ma tête sur le haut de celle de Jena et je m'endormis, serrant la main de Lena qui s'était elle reposait sur mon épaule. On allait rentrer en Angleterre et tout serait différent. L'université, la colocation. Mais on se referait des moments bulles, il n'y avait pas de raison. J'espérai juste l'avenir plus clément pour nous trois.


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Une fois la tempête passée, tu te demanderas comment tu as fait pour la traverser, comment tu as fait pour survivre. Tu ne seras pas très sûr, en fait, qu'elle soit vraiment achevée. Mais sois certain d'une chose : une fois que tu auras essuyé cette tempête, tu ne seras plus le même. Tu est le sens de cette tempête. H.M

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