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Come on now, follow my lead

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Nom et Prénom : Reagan Cavanaugh-Parkinson
Activité: Directrice du Merlin Castle, prof de chasse. Ex tireuse d'élite de baguette magique
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Sorcière Hebdo qui traîne sur la table
Reagan C. Parkinson
MessageSujet: Come on now, follow my lead Mer 8 Fév - 15:12
Rappel du premier message :

Come on now, follow my lead
Wolfgang A. Parkinson & Reagan Cavanaugh

« Bordel Liam ! Tu ne vas tout de même pas me faire ce genre de scène à chaque fois ! Je suis tireuse d’élite, dammit ! Tu comprends ce que ça veut dire ? Oui, je vais partir régulièrement en mission !
- Reagan, les loups…
- Sont en danger que je sois là ou pas ! Je suis en danger ici comme là-bas !
- Qu’est-ce que tu insinues ? »

Il grogne, je soupire. C’est comme ça à chaque fois. Et je sais que je me suis mal exprimée, qu’il va avoir l’impression que veux dire qu’il est incapable de me protéger après ce qu’il s’est passé en Irlande. Mais c’est lui qui reste bloqué là-dessus. Personne ne lui en veut, surtout pas moi. La meute a été aidée par des vampires. Des vampires, nos ennemis de toujours. Ça n’était pas prévisible et on ne pouvait rien contre une telle alliance.

« J’insinue rien, Liam. Je peux traverser la route et avoir un problème ici aussi. Je ne vais pas me battre avec toi à chaque fois. J’avais à peine dix-sept ans, tu me faisais déjà assez confiance pour faire de moi ton alpha et ta compagne. Qu’est-ce qui te fait peur, maintenant que je suis plus puissante ? »

Si encore il n’avait plus confiance en moi, je pourrais comprendre. Après tout, je l’ai trahi une fois, et normalement, les Alphas ne pardonnent pas. Mais ce n’est pas ça. Il n’a jamais été de ce genre là. Il est surtout beaucoup trop protecteur. Il me tient encore la jambe une bonne heure avant que je ne reparte au travail. Je pars bientôt, c’est ma technique : mettre Liam au pied du mur. Histoire de couper court aux conversations.

Je transplane jusqu’au lieu de rendez-vous avec un tout petit sac – je peux remercier la magie – et aperçois déjà des collègues qui se pressent. C’est une opération d’envergure, je devine des Aurors – nos grands rivaux – des sorciers d’élites, des tireurs, comme moi. Et tous marchent ou entourent déjà le Portoloin. Je ne peux m’empêcher de constater que nous sommes tous… Jeunes. J’ai l’impression que nous ne sommes qu’entre jeunes recrues. Je salue d’un simple geste de la tête ceux que je ne connais pas. Un peu plus chaleureusement ceux que je connais.

Et tout à coup, je me raidis, presque d’instinct. Non, carrément d’instinct en fait. Je connais cette sensation par cœur, même si là, elle est quelque peu atténuée. Mes narines l’ont repéré, mes poils se hérissent sur ma peau, à travers les vêtements. Mon ouïe a comme reconnu ce pas fier et assuré. Il y a quelqu’un comme moi, mais qui plus est, un alpha potentiel. Parfois, c’est ce que je reproche à la louve en moi. Elle repère les mâles dominants. Elle en est attirée. Mon œil, en est attiré. Je me tourne, pour découvrir l’origine de tout cela. Il est comme moi, un hybride, c’est pour cela que son aura est moins violente que celle de Liam, mais tellement reconnaissable. La louve en moi s’agite. La femme le pourrait aussi, à dire vrai. Il est, il faut l’avouer, plaisant à regarder. Grand, bien bâti, la mâchoire particulièrement bien dessinée, brun, aux mèches rebelles venant danser devant ses yeux foncés. Heureusement que le printemps n’a pas commencé. Ça aussi, c’est un léger problème, la période de chaleur.

Mais il y a autre chose dans l’air. Je n’arrive pas encore à mettre le doigt dessus. Mais mon petit orgueil d’ancienne Alpha se rappelle à moi.

« Ok, tout le monde ! Je crois que nos chefs nous testent, alors on n’a pas de temps à perdre, c’est l’heure ! »

Je souris, jetant un regard entre défi et je ne sais pas quoi au beau brun. Et d’un geste assuré, je touche du doigt le Portoloin, pour être transportée… Cac ! De l’eau. Trop d’eau. Beaucoup beaucoup beaucoup trop d’eau.

« Par Merlin ! Les chutes du Niagara ! «

C’est bien ma veine. Je croise les bras sur ma poitrine, pendant que mes collègues s’extasient devant le paysage. On est en Amérique ? C’est incroyable.

« Ok, jeunes gens ! »

Je me tourne, reconnaissant immédiatement un supérieur hiérarchique.

« Pas le temps d’admirer le paysage, vous êtes ici parce qu’un mage noir se terre dans l’une des grottes derrière les chutes. Il n’est pas seul, voilà pourquoi vous êtes si nombreux. Soyez très prudents, vous n’êtes pas sans savoir qu’une vague de crimes frappe l’Angleterre depuis la fin du mois dernier. Ça préoccupe nos confrères américains, c’est pour cela qu’ils nous laissent la priorité sur cette affaire. Faites nous honneur. »

J’ai écouté sans ciller. Il est vrai que les affaires sordides se multiplient. Des assassinats, des enlèvements de loups, qui ont rendu Liam carrément dingue… Je tente de me concentrer sur le moment présent. Un mage noir, ça explique la présence des Aurors. Certains d’entre eux regardent d’ailleurs d’un air méprisant mes confrères « simples » sorciers ou tireurs d’élites. Ok, hors de question que ça se passe de la sorte.

« Bien, toi et toi, sort de localisation, on ne perd pas de temps à fouiller les trois grottes. Je veux aussi des sorts de protections, je veux sécuriser la zone. Un mage noir aura forcément piégé l’entrée. Qui est partant pour une descente… mouillée ? »

Les membres de mon équipe habituelle se mettent normalement au travail. Peut-être est-ce dû au fait qu’ils me connaissent, qu’ils savent ce que je vaux, ou alors c’est dû à mon aura, je n’en sais rien. En revanche, les Aurors font plus de résistance. J’arque un sourcil en direction de l’autre demi-loup du groupe. Je suis certaine qu’ils attendent ses ordres. Mais dès qu’il ouvre la bouche…

« Bien, messieurs les Aurors n’ont pas envie de se mouiller, ils vont donc nous attendre sagement ici. »

Je me mets en marche vers le rebord de la falaise pour affiner mes ordres à mes collègues, prenant sur moi la proximité de l’eau. Je déteste l’eau. Il y a moins d’un an, ils ont essayé de me noyer avant de me mordre. Ou ils m’ont mordue avant et essayé de me noyer… je ne sais plus ? Je sais juste que j’étais consciente et ça, aujourd’hui, ça réveille de mauvais souvenirs.

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Wolfgang A. Parkinson
MessageSujet: Re: Come on now, follow my lead Jeu 23 Fév - 23:20


Wolfgang Amadeus Parkinson
Auror, 24 ans


Islande - 2 Mars 2020 -

Je la regardais, serein, véritablement serein avec ma baguette entre ses doigts. J'étais heureux qu'elle ne la refuse pas. Je l'avais vu hésiter. Mais il s'avérait qu'elle n'avait plus de baguette et que j'en avais une. Je n'en avais plus besoin, je le savais. Je ne l'avais pas utilisé depuis sept ans, ça lui ferait du bien d'être avec quelqu'un qui maîtrisait aussi bien la magie avec. Et c'était une preuve, une promesse même.

Je la regardais faire un sort et je baissais ma tête dans mes épaules quand ce dernier partit comme une flèche. Je souriais à sa blague. Non mais elle était sérieuse ? Elle n'allait quand même pas partir sur ces sous entendus ? Ah ben si... Si si elle s'en régalait même ! Comment la faire taire ? Je souriais de plus belle.

Je m'emparais alors de ses lèvres, c'était le meilleur moyen de la rendre silencieuse, un moyen très agréable. Et son rire, bon sang son rire était la plus belle chose qu'il m'était donné d'entendre. Ca faisait du bien, depuis quand n'avait-elle pas rigolé ainsi ? Je sentais ses doigts sur mon visage, je la laissais se familiariser avec tout ça, avec moi, son nouveau compagnon. Je la dévorai des yeux, marquant à jamais mon esprit de chaque nuance de son regard. Je restais droit pour elle. Je serais son nouveau repère, son nouvel alpha. Et je ferai honneur à ce rôle qu'elle m'avait offert, parce qu'aujourd'hui, j'étais un premier choix. Aujourd'hui j'étais complet, entier. Mes parties humaine et louve étaient en communion, grâce à cette femme. La mienne.

"Je ferai tout ça, et j'ai ma petite idée pour l'odeur..." Je souriais. Bien sûr qu'elle allait pouvoir prendre ses marques dans mon appartement. Il serait aussi le sien à l'avenir. Si c'était nouveau pour elle, ça l'était aussi pour moi. Je n'avais jamais partagé ma vie avec personne ici. Je voulais dire pour de bon, en étant aussi sûr que ça. En le voulant, en l'ayant choisi. Je n'avais pas vécu comme elle en meute. J'avais toujours été sociabilisé par la force des choses. J'étais rentré dans un moule et c'était pour ça aussi que ce métier m'était si important. Il me permettait de voyager, de ne pas être seul. D'être toujours entouré et de ne pas rentrer le soir dans un lit froid et austère. Il était juste déconcertant et totalement excitant de savoir qu'en rentrant à présent j'aurai cette femme à mes côtés.

Je l'embrassais. Il n'y avait rien à remercier. Merci aussi à elle, pour tout ce qui était nouveau, pour tout ce qu'elle allait m'offrir que personne n'avait été capable et à la hauteur de le faire avant elle. Je frottais mon nez contre le sien, en grognant légèrement quand elle me demanda de ne pas aller le défier seul. Et bien évidemment, elle changea de sujet pour faire diversion. Soit elle avait faim. Je grognais une nouvelle fois pour lui montrer que je n'étais pas dupe mais que je n'en discuterai pas avec elle maintenant. Elle s'éloigna de moi, faisant encore un tour des lieux de ses yeux. Bientôt ils lui seront familiers, ils seront siens et elle y apportera la vie qu'il y manquait.

« Tu crois qu’ils vont nous laisser un peu de répit ? Le ministère, je veux dire. J’ai vu la campagne de vaccin. Aucun miroir révélateur n’a été ramené d’Islande, mais s’ils en ont… Pourquoi est-ce qu’ils ne nous arrêtent pas tout simplement ? »

"Je pense, je n'en sais rien. On a pas raté une mission pour l'instant. On a pas fait de fausses notes. On est toujours revenu l'équipe entière, à savoir nous deux, ou avec ceux qui ont encore le courage de nous accompagner. Même si les Lois sont contre nous, ils ne peuvent pas virer des agents qui protègent encore sur le terrain. Ils attendent un faux pas. Je ne veux plus qu'on se quitte aux bureaux. J'ai trop peur qu'ils passent à l'offensive et nous embarque de force à la vaccination."

« Enfin ne te fais pas d’illusion, je veux seulement un peu de répit histoire de bien « manipuler » ta baguette, que je puisse faire ça…» J’entrouvris ma bouche, l'air choqué. Elle venait de me viser avec ma propre baguette. Enfin techniquement maintenant ce n'était plus la mienne. Je baissais mon regard sur mon t-shirt scindé en deux. Je relevais des yeux plein de défis sur elle, un sourire malicieux sur les lèvres. Je penchais ma tête sur le côté.

"C'était mon préféré, attend que je t'attrape !" Je bondissais vers elle et elle esquiva. Une course poursuite débuta dans l'appartement. Sept pièces. Deux chambres, avec une qui me servait plus de débarras. Une salle de bain, un toilette, une cuisine, un très grand salon, et une mezzanine qui me servait de coin bureau, donnant une vue sur la Tamise et le Tower Bridge. Elle lançait sa baguette derrière son épaule et me visait sans vergogne. Je roulais au sol, me défaisant des liens quand elle parvenait à me toucher avant que je ne me protège. Je finis par l'attraper dans la cuisine, grondant de plaisir et la dévorant de baiser dans le cou. Ça m'avait ouvert l'appétit...

"J'ai faim de toi, là tout de suite..." Je me laissais aller une nouvelle fois à ce délicieux corps à corps avec elle. La femme et la louve de ma vie. Après l'extase je la hissais sur mon épaule alors qu'elle s'y débattait pour l'amener dans la salle de bain.

Je rigolais, elle aussi. On avait besoin de ça, de cette légèreté après toutes nos épreuves. De ce côté un peu fou et animal. C'était bien avec elle, il n'y avait pas besoin d'expliquer, de raconter nos journées. Elle savait. Il n'y avait rien besoin de dire. Pas besoin d'argumenter ou de parlementer sur ce qu'on avait vu, ce qu'on avait fait, comme me le demandait certaines de mes ex. C'était flou pour elles. Avec Reagan, c'était nouveau, c'était revigorant. Je poussais la porte de la salle de bain et la relâcher dans la baignoire, l'embrassais et tournais les talons vers la sortie. "J'arrive avec de quoi manger..." Je me retournais en souriant. "De la vrai nourriture cette fois..."

Je préparai un plateau, du pain, du fromage, des protéines avec de la viande saignante. Des fruits. Je ne savais pas tellement ce qu'elle aimait, mais elle avait besoin de reprendre des forces après sa semaine de séquestration. Alors tout ferait l'affaire n'est-ce pas ? J'arrivai de nouveau dans la salle de bain pour l'inviter à venir se mettre au lit ou sur le canapé pour se prélasser et manger quand je marquais un temps d'arrêt. Elle était entourée de mousse, dans un bain. C'était bien aussi ça. C'était bien de la voir de nouveau dans l'eau après tout ce qui s'était passé. Il allait falloir qu'elle m'explique ses limites. Toutes ses limites.

Je posais le plateau devant elle en l’agrandissant par magie pour qu'il tienne sur les rebords. J'embrassais son front, et en deux en trois mouvements, j’ôtais mes vêtements pour me glisser derrière elle, dans l'eau chaude. Je déposais un baiser sur son épaule nue. "Si tu veux on arrête tout ça. Le Ministère. Les missions. On est déjà quasiment à la porte. Loin de moi l'idée d'abandonner, je ne suis pas comme ça. Mais ça fait la troisième ou quatrième fois qu'on frôle la mort. Je ne sais pas quelle épreuve nous attend ensuite... Alors si tu veux arrêter, j'arrête avec toi. On se trouve une maison dans une forêt, et je te fais des enfants." J'embrassais son autre épaule, lui piquant au passage un fruit pour y croquer dedans.



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"A présent, il y avait entre eux comme une évidence, un élan, une alchimie. Un sentiment primitif qui remontait aux peurs et aux espoirs de l'enfance. La certitude vertigineuse d'être enfin face à la personne capable de combler leur vide, de faire taire leurs peurs et de guérir les blessures du passé."
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Sorcière Hebdo qui traîne sur la table
Reagan C. Parkinson
MessageSujet: Re: Come on now, follow my lead Ven 24 Fév - 21:51
Come on now, follow my lead
Wolfgang A. Parkinson & Reagan Cavanaugh

Il grogne. Je sais que je lui en demande beaucoup, mais d’une part, je n’ai vraiment pas envie de rentrer un jour et paniquer en me disant qu’il est parti se battre avec Liam et d’autre part, je n’ai pas non plus envie que l’un des deux soit blessé. Même Liam. Je tente un sourire à son grognement. Merlin ce que je suis soulagée quand il ne discute pas.

Alors ça y est. On y est. On va vivre ensemble. Et cet appartement, c’est chez moi. Ça me fait un peu bizarre tout de même, puisqu’à part lui, je ne connais rien ici. Je suis un peu impressionnée aussi. Rien que son salon semble plus grand que mon appartement. Ça va être mon point de repère, mon abri. Désormais, après les tensions de la journée, journée durant laquelle on va épier nos moindre faits et gestes et nous contraindre à la perfection constance, je pourrais me sentir en sécurité ici. Cela fait quatre ans que je vis seule. Et à partir d’aujourd’hui, je dormirais dans ses bras. Je devrais être forte pour lui et notre meute. Mais j’aurais aussi le droit de me reposer, de baisser ma garde. Nous contre eux.

Ils pourraient nous vacciner de forces ? Je suis inquiète. Vraiment inquiète, mais j’approuve sa demande. Il faut qu’on soit en mesure de réagir, de nous protéger l’un l’autre si d’aventure on nous obligeait à… Merlin. J’ai été une sorcière, et exclusivement une sorcière, pendant quinze ans, parce que ma mère était humaine. Quand j’ai pu être pleinement moi, j’ai été heureuse. Je suis louve et sorcière. Les deux. Pas l’un ou l’autre. Je ne serai jamais moi si on m’arrachait ma louve. Mais je reprends vite mon sourire. Toutes ces pensées, elles se tournent vers un futur bien sombre et obscur. Mais j’ai un présent radieux. J’ai un présent qui m’a totalement bouleversée, mais pour le mieux.

Son loup a aimé la mienne. Sa baguette m’a adoptée, et c’est avec un plaisir non dissimulé que je découvre qu’elle m’autorise à des sorts nécessitant confiance et précision. Mon sourire s’agrandit quand je devine ce qu’il veut faire. Les loups se cherchent, je l’esquive alors qu’il me saute dessus. Non mon beau, il va t’en falloir un peu plus pour m’avoir. On se met à courir dans tout l’appart comme deux gosses, grognant et riant aux éclats, la parfaite association de nos deux natures. En plus, son appart est vraiment grand, ça rend le jeu un peu plus corsé. Je traverse une chambre, une mezzanine, tout en lui tirant dessus. Des petits sorts innocents, des rictusempra et des incarcerem, mais ça me permet de perfectionner ma prise sur sa baguette.

Je grogne quand il m’attrape, je grogne sous ses baisers. La louve, comme la femme, admet sa défaite. Et c’est encore intense, à la fois violent et tendre. Alphas et amants. Un accord sommes toutes parfait. Et je sens que je ne vais pas me lasser de ça avant très très très longtemps. Par contre, je ne m’attendais pas à ce qu’il me récupère comme un sac à patates, sur son épaule !

« Lâche-moi ! Pose-moi, homme des cavernes ! »

Je ris, sans m’en cacher. Juste du bonheur, du fait de rire des mêmes stupidités. Il faut dire que je n’ai jamais été avec un homme capable d’être un leader inébranlable et cinq minutes après un vrai gosse s’amusant des choses simples de la vie. Il est tout ce à quoi j’aspire. Et cette évidence a un petit côté effrayant. Comment peut-on ne pas connaitre quelqu’un tout en sachant que c’est le bon ? Il me dépose dans sa baignoire.

« On a faiiiiiiiiiim ! »

En réalité, moi j’ai faim. Ma louve, elle, semble repue. Et je sens qu’elle a besoin de… bien être. Alors qu’Amadeus disparait, j’ouvre le robinet pour faire couler l’eau. Et mettre un peu de bain moussant. Parce que pour dire vrai… je n’ai pas pris de douche depuis plusieurs jours… Ma louve ronronne sous la chaleur. Je sens qu’elle se repose, qu’elle est heureuse, comme après un accouplement réussi. Enfin… c’est ce qui s’est passé après tout. Et moi… Eh bien, je me sens pareille. Vidée, mais comblée tout en même temps. J’arrête l’eau à un niveau correct pour que je ne me mette pas à paniquer et je sens mes muscles se détendre. Enfin… jusqu’à ce que je le vois arriver.

« Wolfgang Amadeus Parkinson. Je vais réellement prendre goût à ce spectacle. »

Mais il serait bien mieux sans vêtement. Ah, voilà qui est mieux. Je me cale contre lui, tout en piquant un morceau de viande. Il y a du fromage aussi. J’adore le fromage. Genre, vraiment. Mais tant que je n’aurais pas approché d’une brosse à dent, je vais éviter. Je marque un temps d’arrêt à sa proposition. Partir ? Avoir notre maison, ailleurs, avoir… Avoir des enfants ? Je sais ce que j’ai vu dans le miroir. Je sais ce que j’ai ressenti quand nous avons dormi avec ce petit garçon entre nous. Mais lui... est-ce que c’est le loup Alpha qui veut des enfants ou lui aussi, l’homme, il en veut ? Et moi, la femme, la sorcière… Est-ce que j’en veux ?

Oui. Oui, j’en veux. J’ai vu nos enfants. Je sais que je pourrais porter les siens, que j’en serais fière même. Mais peut-être pas maintenant, pas avec tout ce qui se passe. Mais si on part, loin, ils seront en sécurité, n’est-ce pas ?

« Tu veux des enfants ? Pas ton loup, toi. Parce que je deviendrai énorme et que tu devras m’apporter encore plus de nourriture. Je crois que ça me plairait assez d’avoir tes enfants… »

Pas des enfants. Ses enfants. Ça a une nuance importante parce que même lorsque j’étais l’Alpha de Liam, je n’en voulais pas. Et son idée est plus que plaisante, vraiment. Et en même temps, je me rends bien compte à quel point cette discussion est insensée. On se connait depuis mi-janvier. Et on parle déjà d’enfant alors que je ne connais même pas sa date de naissance. Mais nous ne sommes pas des sorciers lambda. C’est ce qui fait notre richesse. En revanche, je sais qu’il va falloir que je sois très vigilante à la saison des amours. Parce que la louve va tout faire pour que l’humaine oublie ses précautions.

« J’aimerais ça un jour. J’aimerai qu’on se trouve une petite maison à retaper. Enfin tu la retaperas, je me serais arrangée pour attendre une première portée. Un endroit loin de la guerre, loin des menaces. Où personne ne nous menacerait. Mais… tu ne t’ennuierais pas toi ? On a peut-être frôlé la mort trois ou quatre fois, avoue que ça pimente quand même vachement la vie. »

On est comme ça aussi. Si les moments de calme et de répit sont les bienvenus, on a besoin d’action. Bon, ceci étant, si on a des enfants, il y aura toujours de l’agitation. Surtout des demi-loups.

« Mais on ne peut pas partir maintenant. Rappelle moi tu es à la tête d’une meute de combien de sorciers ? S’ils s’en prennent à la communauté magique d’Angleterre, ils finiront par s’en prendre à tous les autres. Tous les peuples que tu as aidés et protégés. Il faut qu’on les arrête. Toi et moi, on ne sera pas bien si on les abandonne. Il faut qu’on règle ça, qu’on les sache en sécurité et ensuite, tu me feras des enfants. Ils auront une tignasse de folie. Mais on peut s’entrainer d’ici là, à en faire.»

Je tourne ma tête pour l’embrasser. Une petite meute, au sens le plus restreint du terme. Ma mère serait fière, je pense. Elle adorait Liam et mon choix de le défier lui avait fortement déplu. Mais Amadeus lui plairait.

« Je suis née à Galway et la meute évoluait au Merlin wood park. Mon anniversaire est le 15 novembre. Je n’ai jamais connu mon père, ma mère est morte l’année dernière au cours d’une nuit sanglante. Je suis une carnivore pure et dure, j’adore le fromage. J’ai peur d’avoir la tête sous l’eau, ça me paralyse tellement que j’ai oublié comment on nageait. Et je suis ravie d’être ici. »

Autant qu’on apprenne à se connaitre tout de même ! Oh, et il y a un truc que je sais faire et qui pourrait l’intéresser. Je me redresse et je me glisse derrière lui, l’enroulant de mes bras et de mes jambes. Je caresse son dos, embrasse ses tatouages, et puis je presse, de la paume de ma main, certains nerfs. Oui, je suis plutôt douée pour les massages. J’alterne douceur et fermeté.


*
*   *


On transplane directement au ministère ce matin-là, après qu’il m’ait fait avaler un petit-déjeuner gargantuesque. Sauf que Luke nous intercepte directement et nous attire à l’écart.

« Il parait que le type est revenu. Pour Reagan. On l’a empêché de rentrer, mais vous n’avez pas besoin d’attirer l’attention, surtout en ce moment. »

Je glisse ma main dans celle d’Amadeus, pour essayer de le calmer. On savait que ce ne serait pas si facile et on ne doit pas provoquer d’agitation

« Il y a autre chose, ils sont en train d’éplucher les dossiers, tous ceux qui sont passés par le ministère ou un de ses services, pour repérer les.. non cent pour cent sorcier. »

Notre brigade va soit s’élargir, soit c’est pour les envoyer à la vaccination. Je regarde Amadeus, inquiète. Voilà pourquoi on ne peut pas partir. Je remercie Luke et on sort avec Amadeus. Il faut que nos chefs nous voient, qu’ils puissent voir qu’on ne commet aucune erreur. On s’installe face à face à un bureau et on ouvre des dossiers, nous les montrant de temps en temps pour faire illusion.

« Il faut qu’on trouve celui de Saoirse et qu’on le détruise, pour lui faire gagner du temps. Son adresse y figure et il est hors de question qu’elle soit mise en danger. »

Au mieux, ils la colleront dans notre Brigade, mais elle sera bonne pour des missions suicides. Au pire, ils voudront la vacciner. Je l’ai eue en stage, ce qui veut dire qu’elle a une fiche ici. Ils feront forcément le lien avec Amadeus, mais s’il ne veut pas leur donner son adresse, ils n’auront aucun moyen de l’obtenir. Peut-être qu’elle devrait quitter Londres quelques temps, mais si elle est aussi têtue que son frère – et elle l’est -, alors ce n’est même pas la peine d’y songer.

« Et je sais ce que tu penses pour Liam. Je sais qu’il faut qu’on lui parle et qu’il comprenne qu’il doit arrêter ses conneries, pour le bien de tout le monde. »

Le nôtre, mais aussi le sien, parce qu’il va s’attirer des ennuis.

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Sorcière Hebdo qui traîne sur la table
Wolfgang A. Parkinson
MessageSujet: Re: Come on now, follow my lead Dim 26 Fév - 14:51


Wolfgang Amadeus Parkinson
Auror, 24 ans


Londres - 2 Mars 2020 -

Je penchais ma tête vers elle. Si moi, l'homme je voulais des enfants ? "Avec toi oui. Oui bien sûr, alors je sais que c'est rapide, je veux dire, cette envie, certainement que mon loup le sent plus que moi. Mais oui, oui je veux des enfants. Je suis doué avec les enfants, ils m'adorent tous, ils craquent tous pour moi, normal tu me diras" Je fis un sourire de prétentieux, gonflant mes pectoraux. "Si tu deviens énorme en portant mes enfants, alors j'aurai encore plus de centimètres carrés à aimer, à embrasser, c'est parfait !" Je rigolais. L'imaginais avec un ventre rond, portant ma descendance, c'était juste comme un rêve. Un rêve très agréable. Ces enfants seraient aimés, et pas reniés. Ils seront choyés et élevés dans la tolérance, l'affirmation de soi, de leur côté demi-loup, parce qu'ils le seront. C'était ça dont j'avais besoin, depuis tout ce temps. J'avais besoin de Reagan. Je caressais sa peau, écoutant ce qu'elle me disait. Mes lèvres portèrent un nouveau sourire.

Oui beauté, je te construirai la maison de tes rêves, une forteresse, un port d'attache. Solide, aussi fort que notre amour et notre passion. Et je te regarderai, le ventre rond me dévorer de tendresse, je te lancerai des remarques, et je viendrai me faire pardonner en déposant mes lèvres et mes doigts autour de notre progéniture au chaud sous ton cœur, je leur raconterai combien ils ont de la chance que tu sois leur mère, et la chance que j'ai de l'avoir pour femme. Parce qu'elle deviendra ma femme, au même titre que ma compagne, ma louve, mon alpha. Et quand il seront là, je les amènerai courir les bois et on reviendra tous ensemble avec des milliers de bouquets de fleurs, on te sautera dessus pour faire la bataille. Oui, oui tout ça j'aimerai aussi un jour. Mais elle avait raison sur bien des points. On aimait l'action, on aimait faire vibrer nos loups, les laisser agir en nous. On aimait quand l'adrénaline nous forçait à donner le meilleur de nous même.

Je baissais mes yeux, et je soupirai. Cette vie de toute manière, on ne pourrait l'avoir tant qu'il y avait cette guerre. "3 200 sorciers beauté. 3 200 sorciers sur le territoire de Grande Bretagne. Et je compte les empêcher de tout gâcher, pour eux, pour toi, pour nos enfants à venir. Tu as raison mo barion. C'est pas notre genre de fuir l'action et le danger. Mais ça change tout quand je te vois. J'ai le droit d'avoir peur pour toi ?! Mais oui, on ne sera pas bien si on les abandonne. Je serai bien n'importe où avec toi, mais...j'ai aussi vu le reflet du Rised, et il faut qu'on aille au bout de cette guerre. Promet moi juste de ne pas tomber enceinte avant. Parce que je ne pourrai pas me battre sans toi, ma reine." Je lui donnais un tendre coup de nez sur sa joue. Oh ça oui, on pouvait s’entraîner en attendant, le plan m'allait très bien. Je répondis ardemment à son baiser. Je l'aimais, c'était sûr, c'était presque violent, étourdissant, c'était la bonne. Et c'était rassurant, je ne m'étais jamais senti aussi serein de toute ma vie à ses côtés. y'avait rien à réfléchir, rien à négocier. Je n'avais pas à lutter contre l'homme, le loup. Reagan Cavanaugh.

Je souriais en l'entendant commençait à raconter des morceaux de sa vie, de qui elle était, comme quand on avait partagé des détails au Ministère sur notre manière de travailler. Mon visage s'assombrit par contre quand elle parla de sa mère décédée dans une bataille. Une blessure que je connaissais trop bien. Sauf que la sienne de mère n'était pas morte naturellement. C'était pour ça son arrivée à Londres ? J'entendais parfois parler au Ministère, au Département de Régulation des Créatures Magiques, des guerres de territoire chez les loups, mais je n'étais jamais intervenu pour faire la sécurité, car souvent ça se tassait en interne. J'aurai tout le loisir d'en s'avoir plus, sur sa mère, sa vie d'avant, sur Liam. Mais pas aujourd'hui, pas maintenant.

"Je serai ta bouée mo barion, pour les années à venir !" J'embrassais ses épaules, entrelaçant mes doigts avec les siens. "Moi ma mère était une Black, une des 28 familles dites sacrées en Grande Bretagne, des sang-purs, mais elle a été reniée quand elle a épousé mon père, un loup garou. J'étais gosse quand il est mort, et je suis devenu l'homme à la maison. J'ai toujours tout assumé pour ma mère et ma sœur, Saoirse que tu connais. On est seul maintenant tous les deux depuis la mort de ma mère l'année dernière des suites d'une longue maladie. Sinon je suis né à Manchester, un 12 Juin. J'aime le poulet, je peux tuer pour du poulet !"

Je hochais ma tête. Ouai, quelle fasse gaffe à ses doigts !  "J'adore faire le petit déjeuner, c'est mon repas préféré. J'abois beaucoup, mais je ne suis pas quelqu'un de bien méchant. J'étais doué au Quidditch à Poudlard. Tu aurai adoré me voir faire mon show sur un balai. J'y ai pas reposé mes fesses depuis...pfff, des années ! OH et un truc sympa pour toi : je ne ronfle pas. Sinon je n'ai jamais vécu en couple, ni en meute comme toi. Je vais faire des erreurs beauté, mais j'apprends vite, et je te fais confiance pour me remettre sur les rails..." Je la regardais se lever devant moi. Elle était juste parfaite. Ces courbes, cette peau satinée, je mordis mes lèvres. Je me demandais ce qu'elle était en train de faire quand je sentis ses doigts appuyaient dans des zones tendu de mon dos.

Je poussais un soupir de soulagement, fermant mes yeux et me laissant faire totalement. C'était genre un truc fabuleux ce qu'elle faisait là. Des doigts de fée. Je me détendis sous son massage, totalement en confiance entre ses mains. J'étais toujours tendu, avec le boulot, le rythme physique que j'imposais à mon corps, le poussant toujours à l'extrême, l'énergie que je devais fournir pour faire des enchantements sans baguette. Alors son massage là était comme une providence. Je ronronnais presque de plaisir. C'était comme être dans un autre monde. "Y'a un truc aussi que je ne savais pas avant de te rencontrer...c'est que je ne suis jamais rassasié de toi beauté..." Je me retournais venant fourrer mes lèvres sur les siennes, ne laissant aucun doute à mes intentions.

On passa tout le dimanche à se découvrir physiquement, mentalement, à lui faire une place de choix dans cet appartement. On réorganisa les lieux. Les placards, les meubles. Elle apporta déjà sa patte personnelle. Son odeur se diffusait petit à petit dans le logement. C'était simple avec elle. Il suffisait parfois d'un simple regard pour qu'on se comprenne. Ça n'allait pas être de tout repos notre relation. On le savait tous les deux. Parce que ça ne dépendait pas que de nous, mais aussi de nos deux loups chef de meute. Elle était devenue mon alpha et je devais accepter qu'elle veuille prendre soin de moi et que je ne pourrai pas tout diriger pour elle. On avait les mêmes besoins tactiles et ça c'était quelque chose de nouveau pour moi. Mes ex n'étaient pas comme ça, pas autant, pas comme des louves. J'étais trop intense pour elle, trop tout.

J'aimais juste parfois frotter mon nez dans le cou de Rea, toucher une mèche de ses cheveux pour en libérer son parfum. Elle avait un corps et une condition physique capable de supporter toutes les fois que je voulais honorer son corps. C'était viscéral, animal et il n'y avait rien à cacher, rien à museler, je pouvais être moi-même, entièrement sorcier, loup. Elle était ma moitié, mo barion.


***


Lundi 3 Mars 2020 - Ministère de la Magie - Département Protection Magique

Je grognais, à peine arriver au Ministère, je grognais d'entendre que Liam était repassé au boulot. Je m'agaçais et commençais à m'agiter quand elle attrapa ma main. Je pris sur moi, me répétant qu'il ne fallait pas faire de vagues. Mais elle m'entendait mugir sourdement. C'était dur pour moi, j'aurai aimé le défier une bonne fois pour toute. J'aurai voulu lui dire que c'était terminé, qu'il ne s'approche plus d'elle si elle ne le désirait pas. Que c'était la mienne, que je gérai la suite. Qu'il n'avait plus aucun droits sur elle.

Je serrais la main de Reagan quand elle me regarda inquiète. Je comprenais ces yeux. On devait rester, pour ça. Pour les autres. Je tapais l'épaule de mon collègue. "Merci mec ! Merci !" Heureusement qu'on les avait eux. Heureusement que toute la population ne s'inquiétait pas de notre nature, sinon on aurait aucun infiltrés et alliés ici.

D'un même mouvement on s'aventura dans un bureau, je souriais aux collègues, aux supérieurs, l'air de rien. Mais ça bouillonnait en moi, mais seule ma louve pouvait le sentir, par ces...raclures. Ils voulaient notre tête au bout d'une pique, mais on leur ferait pas ce plaisir. Je fis une représentation de vrai petit agent tranquille avec Reagan, sagement assis dans un fauteuil, accoudé à un bureau. On épluchait des dossiers. Je hochais la tête, apposais des signatures, rayais des mentions. Du théâtre.

Je relevais mes yeux sur Rea. Elle voulait protéger ma soeur, tout autant que moi et ça me touchait qu'elle en ressente autant l'envie et que ce soit naturel. J'étais touché. Saoirse était mon sang. Elle était ancrée à ma vie. J'étais son alpha, son frère. J'avais eu tous les rôles avec elle. Je la protégeais depuis qu'elle était née. Rien ne pouvait nous séparer et certainement pas le Ministère. Je deviendrais fou si elle était vaccinée, traquée, tuée. Je ne répondrai de rien, tout comme pour Reagan. Alors il valait mieux pour eux tous qu'il ne lui arrive rien. Je hochais ma tête.

"On est d'accord. C'est hors de question !" Mes yeux s'embrasaient, mon aura était plus puissante que jamais. Je sentais mon loup s'insurgeait. "On va faire ça. On va aller détruire tous les dossiers, celui de Saoirse, mais aussi celui des autres, ceux qu'on trouvera avant eux. Il faut aller aux archives." Je me redressais, les bras tendus et la pomme de mes mains sur le bureau. Mon regard se posa sur elle, quand elle parle de Liam. Je me raidis, serrant mes dents.

"Il va attirer l'attention sur toi. Il va te mettre plus en danger que tu ne l'ai. Ça je le tolère pas. Il va falloir y aller et vite. Qu'il arrête. Qu'il cède." Qu'il comprenne. Voilà, j'entendais mon loup s'excitait. Mais j'avais une autre mission avant. Ma soeur. Les créatures magiques. Les non cent pour cent. Je soufflais, basculant ma tête de gauche à droite et elle se leva pour passer ses mains sous mon t-shirt et caresser mon dos. Je frottais ma joue contre la sienne, reprenant une respiration normale. Comment faisait-elle ça ? Je sentais le puissant désir qui me lier à elle. J'attrapais ses mains et la fis tourner vers moi, la calant contre mon torse. "Je serai plus en paix après tout ça. Après l'avoir vu et tu le sais. Je suis pas quelqu'un de foncièrement patient pour ça... Occupons nous de Saoirse, des dossiers et on en rediscute ce soir. J'ai vu qu'on avait pas de mission pour la semaine. C'est douteux. Ils veulent peut-être qu'on reste dans les parages pour commettre un faux pas, ou nous envoyer à la médecine du travail ? Restons vigilant. J'connais l'agent des archives, elle m'en doit une, j'ai sauvé son frère en mission un jour. Elle m'adore, elle me voue presque un culte..." Après un baiser langoureux on quitta le bureau.

On rasait les murs, comme si on était des étrangers ici. On prenait les escaliers plutôt que les ascenseurs, certes il y avait beaucoup à descendre, mais heureusement on avait l'endurance. On fit ça au pas de course, sautant certaines marches en arrivant à des paliers. Je m'arrêtais au Département des accidents et catastrophes magiques, demandant à Reagan de m'attendre quelques secondes. Je poussais la porte, ramassais des lettres et des notes qui traînaient devant et m'enfonçais dans le service. Je bousculais le premier homme venu, lui demandant amplement pardon pour ma maladresse et je posais le courrier sur le premier bureau que je croisais. Je fis alors demi-tour et rebroussa chemin, percutant de cette fois une jeune femme. Un sourire charmeur des excuses et le tour était joué. Je rejoignis en vitesse Reagan.

"Pour l'odeur je peux t'expliquer !" Je souriais et lui tendais une carte. Un pass plus précisément. "Pour accéder aux archives sans se servir des notre" J'embrassais son front. On continua notre descente et on arriva enfin au sous-sol. L'odeur de moisie y était forte. On valida nos cartes volées à l'entrée. Il était évident que certaines parties du Ministère nous étaient interdites et qu'on était surveillé au moins par ce biais là. Je poussais les grilles et tombais sur la quinquagénaire qui servait d'accueil et de sécurité.

"Mélodie bonjour !" Je fis un radieux sourire.
"OOooh ! Monsieur Wolfgang ! Monsieur Wolfgang !" Ses yeux s'illuminèrent.
La femme tira sa chaise en arrière et s'avança vers moi. Elle avait l'air extrêmement émue. Elle me prit dans ses bras, je restais droit, étonné par son geste et finis par tapoter son épaule, lançant un regard amusé à Reagan qui rongeait son frein.
"Ca fait un moment que je ne vous ai pas croisé par ici. Vous êtes de nouveau en stage ?" Elle se tourna vers Reagan
"Vous êtes une amie ? Une collègue ? Ce jeune homme est formidable !"
"Merci Mélodie. Je te présent Reagan, ma compagne !" La gérante des archives s'empressa de serrer Reagan à son tour dans ses bras. Je haussais mes épaules en la regardant.
"Enchantée, enchantée ! Votre ami a été un ange dans ma vie. Il a sauvé mon frère lors d'une mission. Il vit en Allemagne et Monsieur Wolfgang a fait des heures supplémentaires pour m'aider. Je l'ai connu stagiaire, tout gosse à 17 ans ici au Ministère, comme tout stagiaire il passait son temps à trier et classer ces archives...je l'ai aidé de nombreuses fois, et un jour, il y a combien de temps Wolf ? 2 ans ? 3 ans ?"
"2 ans oui Mélodie..."
"Y'a deux ans, il a été le seul à tenter l'impossible pour mon frère, un Obscurus avait envahit un petit village où se trouvait mon frère... Il n'était que stagiaire pourtant et...Wolfgang est...un ange ! Mais dites moi je parle trop, vous avez besoin de quoi les enfants ?"
Je souriais tendrement à l'archiviste.
"De ton silence." Je mordis ma lèvre et m'avançait d'un pas vers elle.
"Mélodie, cette fois ci c'est ma soeur qui est en danger...il me faut l'aider et j'ai besoin de fouiller des archives et que personne ne le sache, est-ce possible ?"
Elle me regarda un instant interdite. Puis regarda Reagan et sembla réfléchir. Puis son regard se posa vers la grille.
"Je vais fermer de Département, je vais dire que je fais un inventaire. Je me ferai langue de plomb pour toi Wolfgang. Fais ce que tu as à faire." Je baissais ma tête devant elle en guise de merci et je fonçais dans les rayons. J'allais d'abord chercher à Black. Il y en avait des dossiers à ce nom. Mais rien sur Saoirse. Je changeais de rayon.
"Parkinson, Parkinson... Ian." Je me redressais, avalant ma salive. Mon père. J'attrapais le dossier. Je le pensais vide, mais au contraire. Il n'y avait rien de spécialement intéressant, mais une photo de lui. De nous quatre. Que dirait-il s'il voyait son espèce en danger ?  Je me tournais vers Reagan qui tenait visiblement le dossier de ma soeur entre ses doigts.

"Il t'aurai adoré. C'était un bon alpha. Il a protégé ma mère contre sa famille. Les Black ne sont pas commodes. Ils doivent être les premiers à chasser les loups dans les bois. J'ai pris la relève après mon père. J'ai toujours accepté qui j'étais. Ma nature. J'en ai joué, chaque jour que Merlin fait. Et là..." Je serrais mes poings. "Il ne faut pas qu'il gagnent."


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"A présent, il y avait entre eux comme une évidence, un élan, une alchimie. Un sentiment primitif qui remontait aux peurs et aux espoirs de l'enfance. La certitude vertigineuse d'être enfin face à la personne capable de combler leur vide, de faire taire leurs peurs et de guérir les blessures du passé."
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Nom et Prénom : Reagan Cavanaugh-Parkinson
Activité: Directrice du Merlin Castle, prof de chasse. Ex tireuse d'élite de baguette magique
Age: 25 ans, mariée
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Sorcière Hebdo qui traîne sur la table
Reagan C. Parkinson
MessageSujet: Re: Come on now, follow my lead Dim 26 Fév - 23:10
Come on now, follow my lead
Wolfgang A. Parkinson & Reagan Cavanaugh

Mo mac tire… c’est dangereux… déjà un dossier c’est dangereux, mais tous… tous c’est de la folie. Pourtant, je le suivrai. Je le suivrai parce qu’on ne désobéi pas à un Alpha quand il est aussi puissant et en colère, et parce que je ne le laisserai pas mener une bataille seul. On doit tous les protéger. Je sais. On doit tous les protéger. Et les mots d’Amadeus me reviennent à l’esprit. Je ne tomberai pas enceinte avant la fin de la guerre, parce que oui, je me battrais à ses côtés. Je me dois de veiller sur cette meute élargie qui est la nôtre. Quand tout le monde sera en sécurité, alors oui, nous pourrons avoir nos enfants, notre maison. Il va falloir que je négocie avec ma louve et surtout que j’explique deux ou trois petites choses à mon compagnon… notamment sur le printemps. Parce qu’il faudra qu’il surveille ma contraception. Je connais ma louve, elle serait bien capable de me jouer un mauvais tour. Tellement de batailles nous attendent et on a tellement à gérer d’un coup… Et parmi celles-ci, Liam. Et je vois qu’Amadeus se tend. L’Alpha protecteur revient au triple galop. On est une force à deux, mais c’est aussi une énorme faiblesse. Je vais le déconcentrer. ça, ça fait partie des choses qu’on va devoir apprendre. Il n’a jamais vécu en couple ni en meute, moi je connais ça. Je sais l’équilibre qu’il faut trouver, je sais qu’on y arrivera.

Mais pour cela, il faut qu’il se calme. Je me lève, pour me glisser derrière lui. Je me penche, pour nicher ma tête et mes lèvres dans son cou, tandis que je caresse son dos sous son t-shirt. Une lutte à la fois mo mac tire.

« ça va aller, Parkinson. On va tout faire pour que ça aille. Tu m’as prouvé que tout était possible. »

Après tout, il m’a libérée de Liam, il m’a prouvé que ces légendes sur les compagnons, les légendes mexicaines, les visions chamaniques, il m’a prouvé que tout cela était réel. Il m’a prouvé que je pouvais être une Alpha, avoir ma meute, avoir les mêmes envies que n’importe quelle femme. Il m’a prouvé qu’on pouvait braver la mort. Plus d’une fois. Et faire l’amour un nombre incalculable de fois. Si quelqu’un peut y arriver et sans nous jeter des fleurs… c’est bien nous ! Je sens qu’il canalise son énergie, sur moi, mais c’est mieux que rien. Je laisse glisser mes doigts sur son torse si bien dessiné.

« Presque un culte, hein ? Il faut que je la voie alors. Et on va faire tout ce qu’il faut en restant sur nos gardes. Et puis attends, on a terrassé un mage noir en moins de deux heures la premières fois. Et on en a arrêté combien depuis ? Ce ne sont certainement pas des employés de bureau qui vont nous avoir ! »

Il m’embrasse, et je sens tout dans son baiser. Sa rage envers Liam, son amour, sa peur pour sa sœur et les autres, sa détermination. Tout ce qui me plait chez lui, en d’autres termes. Puis il est temps de filer, de descendre aux archives en ne nous faisant pas remarquer. Je n’aurais jamais imaginé faire une opération commando ici. Je m’étais pourtant sentie en sécurité dans ces bureaux. Acceptée, tolérée, à ma place. Et aujourd’hui… aujourd’hui on y mène une mission, parce que nos chefs sont nos ennemis… J’attends Amadeus à un étage, avant de le retrouver avec une odeur de femme sur lui ! Tiens donc. Ouais, ça passe ton explication pour cette fois. Il a quand même droit à un regard sévère. Pour le principe. J’attrape le pass de l’employée. Bien vu pour qu’on ne se fasse pas prendre. On reprend notre chemin jusqu’à la salle des archives. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’Amadeus a un certain succès.

Euh… Ouais, je sais qu’elle est un peu vieille pour lui, mais tout de même, j’apprécie moyennement qu’un individu de sexe féminin se jette dans ses bras. Et j’te donne du mélodiiiiiiiiiiie et moi j’te donne du monsieur Wolfgaaaaaaaaaang, du formidaaaaaaaaable. Non mais oh. Et puis, d’abord, je ne suis pas qu’une amie ou collègue.

C’est un peu surprise que je me retrouve à mon tour avec la femme dans mes bras. Ok, mo mas tire, là, j’ai besoin d’une explication. Sauf que celle-ci ne vient pas de lui, mais de la dénommée Mélodie. Et le portrait qu’elle me brosse de mon compagnon ne m’étonne même pas. Même si j’ai un peu de mal à l’imaginer bien sage, à trier des dossiers terré dans un bureau. Il devait être fou.

« Un ange oui, je sais. »

Et j’en découvre des preuves jour après jour. Reste à savoir si ça suffira à convaincre cette femme. On lui en demande quand même beaucoup. Elle risque son boulot… et pire. Nous on est prêts à prendre ces risques. Mais elle ? Je la regarde, je ne sais pas si elle attend que je dise quelque chose. Je ne dis rien. C’est son choix. Et je suis soulagée quand elle accepte. A mon tour, je me plante devant elle et baisse la tête.

« Merci. »

Je me précipite sur les rayons, ouvrant les dossiers les uns après les autres, mettant de côté ceux qui concerne les créatures, rangeant bien les autres à leur place comme si de rien n’était. Jusqu’à ce que je tombe sur le dossier de ma stagiaire. Sa sœur. Mais Amadeus, lui, il semble avoir trouvé autre chose. Le dossier de son père. Celui qui est parti il y a longtemps. Je sens qu’il vibre d’amour et de respect pour lui. Moi aussi, je ressens du respect pour cet homme, l’exact opposé de mon père. Par contre, le reste de sa famille… J’approche de lui et pose mes mains sur ses hanches.

« Ils ne vont pas gagner, mo mac tire. Parfois il faut juste céder du terrain, le temps de s’organiser. Mais on ne va pas les laisser gagner. On mènera cette guerre et je te préparerai une tonne de poulet pour fêter ça. Ensuite on aura tout ce qu’on voudra et on aura leur bénédiction. »

Notre vie rêvée. Une maison construite de ses mains, du temps pour nous aimer, et des enfants qui courent partout. On ira saluer ses parents. Leurs tombes, je sais à quel point ils sont importants. On ira saluer les loups qu’ils étaient, que leurs âmes nous bénissent et on sera en paix. Il faut qu’on soit en paix. Je lui souris, et d’un sort, j’embrase le dossier de Saoirse. Puis les autres. Je sais qu’on ne les sauve pas, mais on leur fait gagner du temps. Et c’est toujours ça de pris.

On prend ensuite congé de Mélodie, en la remerciant une nouvelle fois, et on affiche nos masques. On joue les employés modèles. Et plus je vois la paperasse qui s’accumule, plus je pense qu’ils veulent nous pousser dehors. Parce que clairement, enfermer des demi-loups dans un bureau, c’est une déclaration de guerre. Au moins, on ne tente pas de nous vacciner de force et on peut être ensemble, à se frôler, à se faire du pied sous le bureau. J’ai besoin d’être physiquement connectée à lui, presque constamment. Quand vient le soir, nous transplanons directement à l’appartement. Et j’ai beau lui préparer du poulet, je n’échappe pas à la conversation qui fâche. Quatre lettres. Liam. Je déteste devoir faire ça, mais il faut que je lui parle de moi. De « nous ». pour qu’il comprenne l’étendue du lien. Alors je lui explique. Ma mère qui soignait les loups. L’aventure qu’elle a eue avec un alpha qui l’a rejetée quand elle est tombée enceinte. Ma vie de sorcière jusqu’à mes quinze ans. Le fait que ce soit Liam qui m’ait tout appris : la vie en meute, la chasse, les codes… Une autre chose que je passe sous silence par respect pour Amadeus mais dont il a forcément conscience. Le fait qu’on ait été un couple pendant trois ans même si j’étais souvent éloignée avec mes études. Sa jalousie. le fait que je savais qu’il n’était pas mon compagnon, que ma louve n’a jamais voulu « s’unir » à lui bien qu’elle avait pour lui le plus grand respect. Les conquêtes, les batailles, les défaites. Notre séparation. Le fait que je le défie. La morsure. La soumission. La peur aussi, parce qu’il n’y avait que Liam, ma mère, la meute. La bataille sanglante. L’alliance de la meute de la lune Rousse avec des vampires. Ce qu’ils m’ont fait. La mort de ma mère. l’Angleterre.

ça a été une soirée éprouvante, mais il devait connaitre mon histoire, le lien qui m’unissait à Liam. A défaut de compagnons, nous étions ce qui ressemblait le plus à une famille. Pour lui comme pour moi. Jusqu’à ce qu’Amadeus entre dans ma vie. Et il lui a fait de l’ombre dès que je l’ai senti. Je l’ai su tout de suite. A sa façon de m’agacer, de me concurrencer, de se moquer de moi. A son saut dans le vide. J’ai su. Alors oui, il faut en finir. Oui, on ira dès demain s’il n’y a pas de mauvaise surprise d’ici là. Quant aux heures profondes de la nuit…


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