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Never Seen Anything Quite Like You

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DC : DC Evens
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Sorcière Hebdo qui traîne sur la table
Ludwig Strofki
MessageSujet: Never Seen Anything Quite Like You Jeu 9 Fév - 23:26


Ludwig Strofki Valdemar
UMS 1ère Année


19 Janvier 2019 - UMS

Je la retrouve à la bibliothèque en train de réviser ou de préparer ses cours. Comme toujours je me suis laissé bercer par son odeur pour la trouver. Voilà un petit moment qu'on se voit. Chaque rendez-vous est un délice dont je ne saurai me passer. Je la découvre, je partage des moments doux et paisibles à ses côtés. Je tombe amoureux à chacun de ses sourires. Des choses peu banales pour le vampire que je suis. Je prends soin d'elle et lui porte à chacune de nos rencontres un petit présent, une petite attention. Souvent ce sont de petites cartes, un mot accompagné de photos, de lieux que j'aimerai voir avec elle. Nous sommes donc allés à l'opéra, voir des ballets, des comédies musicales. Je me fonds dans son monde pour ne pas la mettre en danger dans le mien. Sur un week end je l'ai tout de même amener voir un match de Quidditch entre deux grandes équipes, pas que je suis supporter de ce sport, mais juste pour lui faire vivre des moments différents. Nous allons au restaurant, nous jouons du piano, elle me fait danser, elle me fait rêver. Elle me fait rire, elle m'instruit, elle me plait. Et Tobias et Elisabeth posent beaucoup de questions. Mais celle avec qui j'aime parler d'elle c'est Reese.

Il y a de plus en plus de murmures quand on nous voit ensemble. Dans les couloirs, dans les salles de classe. Les bancs se vident à côté de moi. Personne ne se doute d'une relation entre nous, déjà parce qu'il n'y en a pas vraiment une, disons qu'il y a bel et bien une ambiguïté entre nous, mais je n'ai pas encore goûté à la douceur de ses lèvres et de sa peau. Nous restons chaste, je n'ose pas être entreprenant parce qu'elle ne sait pas encore qui je suis. Je ne sais pas quel moment attendre, lequel est le mieux ? Je me rends compte qu'il n'y en a pas. Reese m'avoue qu'elle ne sait pas, qu'elle connaissait les vampires, et qu'elle a su de suite qui était Tobias. Le plus tragique c'est que plus les jours passent, plus on s'attache. Je ne sais pas si je lui plais vraiment. J'aimerai en être sûr, pour tout avouer. J'ai la sensation que si je lui dis maintenant, elle va m'échapper. Les gens parlent, moi je les entends, et je crains ne plus avoir de temps pour appréhender les choses moi même. Je sens que je ne maîtrise plus rien.

Ce qu'il y a de plus pitoyable c'est que ces personnes ne se sont jamais intéressées à elle autrement que pour la blâmer d'être une cracmol. Les voix ne se sont faites entendre que pour l'insulter et la confondre de non-sorcière inutile à l'université. Mais maintenant que les affaires des créatures magiques prennent de l’ampleur dans la société, je vois les regards, ce n'est plus elle que l'on observe, c'est moi. Et je les entends dire, comme quoi je serais en chasse, qu'elle est en danger. Je ne dis rien, je savoure juste mes instants avec elle.

Je la vois, qui me tourne le dos et je m'approche d'elle ne faisant pas fi des yeux tournés vers moi. Je me penche vers elle et dépose une enveloppe sur sa monticule de feuilles. "Bonjour" Elle sursaute, je souris et m'assois à ses côtés. "Puis-je te déranger une seconde pour te donner ceci et me faire silencieux ensuite pour t'admirer travailler ?" Dans l'enveloppe se trouve un éternel petit mot "St. Bavokerk de Haarlem, Pays-Bas" et la photo d'un orgue. Le fameux orgue en bois teinté rouge et or de Christian Müller. L'instrument que les plus grands ont touché, Mozart, Haendel... Je compte l'y amener après tout ça, tout ce qui se prépare au QG.

Alors que j'attends sa réaction, je vois un petit groupe, non loin de nous, qui commence à murmurer à notre encontre. Je les fixe et ils baissent leur yeux. Je sens une légère pression qui monte. Le groupe se lève, ils se sentent mal à l'aise, je le vois à leur cœur qui bat vite. Ils ont peur de moi. Ça arrive souvent en ce moment à cause de la presse sorcière. Un des garçons s'approche alors de notre table en passant vers la sortie et lance dans le dos de Riley. "Vous êtes inconsciente professeur de traîner avec ce genre d'individu, vous êtes vraiment à côté de la plaque, vous ne lisez jamais la presse magique ? Sortez un peu de votre monde, il vous met en danger..."

Mon visage s'affaisse et je plante mes yeux désolés, tellement désolés, dans ceux de ma douce. Je me sens piégé et je sens qu'elle réfléchit. J'ouvre ma bouche pour dire quelque chose, mais je ne sais pas par où commencer. J'attends ses questions, parce qu'elle en aura.


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Nom et Prénom : Riley Kane
Activité: Professeur d'étude des Moldus au Merlin castle
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Sorcière Hebdo qui traîne sur la table
Riley Kane
MessageSujet: Re: Never Seen Anything Quite Like You Mer 15 Fév - 15:15
Never Seen Anything Quite Like You
Ludwig Strofki & Riley Kane
Je regarde mon livre de géographie moldue, et je ne peux m’empêcher de songer à la carte que j’ai accrochée sur un mur de mon studio. Je l’ai installée après ma longue discussion avec Ludwig et j’y avais punaisé les lieux que je voulais revoir avec lui. Les pays que j’ai jadis traversés, dans ma vie de danseuse, et la Norvège, son pays. Et puis jour après jour, la carte s’est remplie, en s’ornant de cartes ou de petits mots qu’il m’offre à chaque… Chaque quoi, d’ailleurs ? Rendez-vous ? Je ne sais pas si on peut parler de rendez-vous. On s’est vus plusieurs fois. Nous sommes allés à l’opéra, nous avons assisté à un match de Quidditch, histoire de me faire découvrir un peu plus le monde sorcier, nous nous sommes promenés, nous parlons beaucoup, nous rions tout autant et surtout, je sais que je souris plus que jamais. Mon père m’en a fait la remarque d’ailleurs, alors qu’il n’est pas des plus bavards ou des plus empathiques depuis la mort de maman. Et pourtant, nous n’avons pas échangé ne serait-ce qu’un baiser. Je ne saurais exactement dire pourquoi. Il me plait, je suis bien obligée de l’admettre. Il est plus que séduisant, attentionné, cultivé, amusant, généreux, sécurisant. Pourtant, il y a une sorte de pudeur et de retenue entre nous. Je ne sais pourquoi. Il m’intimide aussi quelque part. Il est si… parfait, que j’ai parfois l’impression que tout cela n’est qu’une illusion, une chimère produite par mon esprit.

Ce qui rend la chose réelle, ce sont les murmures, les regards qu’on nous jette. Je suppose que c’est assez mal vu qu’une professeure arpente les couloirs avec un élève, et ce, même si nous avons le même âge et que je suis moi aussi étudiante.  Néanmoins, mes craintes viennent surtout de la direction de l’UMS, qui pour l’instant nous laisse tranquille.

Je suis surprise pas une enveloppe. Je me tourne, découvrant Ludwig, et mon sourire s’agrandit, automatiquement, comme à chaque fois que nous nous voyons.

« Il n’y a rien à admirer, je me bats avec de la géographie, tu auras droit à beaucoup de grimaces. »

J’ouvre l’enveloppe, comme une enfant ouvrant son cadeau de noël. Et cette photo… Je sais exactement ce que c’est, cet orgue c’est… c’est un rêve totalement inaccessible. Mais c’est… sublime. Les plus grands ont joué sur cette merveille. Le son doit être parfait. Mais je ne suis pas prête à jouer sur une telle œuvre.

« Ludwig… est-ce que c’est seulement possible tout ça ? Partir dans ces pays… il va nous falloir des mois et des mois d’économie… »

Parce que ça va couter une fortune. En plu en période de vacances évidemment. C’est encore plus cher. Et puis, partir à deux, faire tout un périple… alors qu’on ne sait pas encore précisément ce qu’on est réellement l’un pour l’autre… Mais on m’interpelle. Je me tourne pour voir un de mes étudiants et… De… de quoi parle-t-il ? L’irrespect dont il fait preuve, non seulement à mon égard mais en plus envers Ludwig apparemment, me choque. Jamais un de mes étudiants ne m’a parlé de la sorte. Je reporte mon regard sur Ludwig pour m’assurer qu’il ne souffre pas des critiques, mais ses yeux… Pourquoi prend-t-il cet air ? Est-ce à cause de… « ce genre d’individu »… c’est ça ? Il… il me met en danger ? C’est vrai, il me met en danger, nous en avions parlé lors de notre premier… « rendez-vous ». Mais comment les étudiants seraient-il au courant ? Je ne comprends rien. Je me retourne de nouveau vers mon étudiant, prenant un air sévère.

« Vous êtes inconscient de parler de la sorte à votre professeur ? Revoyez votre attitude, monsieur Hegels, vous savez que je n’apprécie pas l’intolérance et l’irrespect. Je suis peut-être à côté de la plaque, mais vous n’êtes pas loin d’un avertissement. »

J’ai pris ma voix autoritaire et professorale. Il est vrai que je lis peu la presse magique. Oh, je sais qu’il y a des problèmes en ce moment, mais ce sont les vampires qui…

Ce genre d’individu…

Il vous met en danger…

Cet air sur son visage… Non, je ne me tiens pas suffisamment au fait des dernières informations…

« Ludwig… Qu’est-ce… qu’il veut dire ? »

Les dernières nouvelles parlent toujours des loups enlevés et d’un couple, assassiné par des vampires. Je sais que ces créatures existent, certains collègues en font partie d’ailleurs, mais je me suis fait la réflexion que dans ce monde comme dans le mien, ils ont bien mauvaise réputation. Ludwig ne peut pas en être un, j’ai forcément mal compris.

« Pourquoi tu fais… cette tête ? Qu’est-ce que je suis censée savoir ? Je… je suis habituée à leurs commentaires désobligeants, je suis désolée que tu en sois victime mais là… qu’est-ce que j’ignore ? »

Parce que même s’il y a eu une attaque sur le fait que je suis une cracmol ignare de la réalité de ce monde, c’est bien Ludwig qui est visé. Mais que peut-on lui reprocher ? Pas d’être un vampire, ce n’est pas possible. Non que j’aurais une quelconque appréhension mais une telle vérité, il me l’aurait forcément dite, n’est-ce pas ?

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Sorcière Hebdo qui traîne sur la table
Ludwig Strofki
MessageSujet: Re: Never Seen Anything Quite Like You Ven 17 Fév - 21:57


Ludwig Strofki Valdemar
UMS 1ère Année


19 Janvier 2019 - UMS

Oui, oui tout est possible mais elle ne le sait pas encore. L'argent n'est pas un problème. 50 ans après ma transformation il ne l'était déjà plus. Je ne sais combien de Gallions jonchent les sols de nos banques. Mais assez pour vivre une éternité de voyage avec elle.

Tout aurait pu être simple s'il n'y avait pas eu cette bande de jeunes et ce qu'ils avaient dit. Je  me renfrogne. Je suis désolé de l'entendre se justifier, les remettre à leur place. Je n'ose pas intervenir, je n'ose pas envenimer la situation. Je reste silencieux, j'appréhende. Son regard sur moi, voilà, celui là même. Je ne réponds pas à sa première question. Je veux lui dire, je cherche mes mots, les plus doux, les plus simples. Mais rien ne vient, car son regard me désarme, me blesse. Elle doute, elle réfléchit, elle angoisse. Son cœur s'emballe, je l'inquiète, j'en ai conscience.

Je pose une main sur sa joue. "Je suis désolé, tu es censée savoir tellement de choses. Tu ignores ce que je n'ose pas dire depuis la fois où je t'ai entendu jouer pour la première fois."

Je me lève de la chaise et je lui tends une main. "Est-ce qu'on peut trouver un autre endroit s'il te plait ?" Je sens les regards sur nous. Ils m'agacent mais je ne bouge pas un cil. Elle referme sa main sur la mienne, hésitante, fébrile. Je ne transplane pas, je marche, avec elle. Je traverse les couloirs, tant pis pour les commentaires autour de nous. Tout ça n'a plus d'importance. C'est le moment que je redoute depuis le début. J'actionne mon Occlumencie et je me coupe du monde, de leur voix, de leur critique. Je me concentre sur ce que j'ai à dire. On arrive à la salle, on a échangé aucun mot et ça ne nous ressemble déjà plus.

Dans bien des circonstances on pourrait penser qu'en ce moment même je déteste l'être que je suis, le vampire. Que j'en veux à Tobias. Mais au contraire, même si cet instant est douloureux et terrifiant, pour ne l'avoir jamais vécu, je savoure ma chance d'être un immortel. Car il m'aurait été impossible de la rencontrer, de vivre ce moment aussi pénible est-il. Si je n'étais pas celui que je suis, je serais passé à côté d'elle.

Je pousse la porte de la salle de musique. "Je fais cette tête parce que je ne t'ai pas tout dit. Il s'inquiète pour toi, parce que je suis un vampire." Je ferme la porte derrière nous. Je ne fais aucun suspens, il ne faut faire aucun suspens, ça rendrait la situation encore plus dramatique et angoissante et pour elle et pour moi. Je me suis imaginé des milliers de discours. Des milliers de scénario possible dans mon esprit, à lui dire, à lui conter. Et j'avoue ça d'une simplicité déconcertante, sans y mettre les forces, celles qui me sont pourtant si fidèles. Mais elle n'a pas envie de ça, elle n'a pas besoin de ça. Elle n'a pas envie d'entendre ça.

"Je suis désolé. Je n'ai pas voulu te mentir, ni te manquer de respect. J'ai eu peur...pour la première fois de ma vie. J'ai eu peur de te perdre. De t'effrayer... C'est impardonnable...Pourtant..." Je penche ma tête sur le côté, attendant sa sentence. "...Je te demande pardon...Riley..." Je fais un pas vers elle, j'aimerai qu'elle en fasse un vers moi.

J'aimerai tout un tas de choses. Ses lèvres surtout. Mais je prendrai aussi ses cris, sa colère, sa répulsion. Tant pis, j'accepte tout venant d'elle, pourvu qu'elle ne souffre pas. Pourvu qu'elle continue sa vie comme elle l'entend. Pourvu qu'elle soit heureuse. "Pardon..."


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Nom et Prénom : Riley Kane
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Sorcière Hebdo qui traîne sur la table
Riley Kane
MessageSujet: Re: Never Seen Anything Quite Like You Mer 22 Fév - 23:49
Never Seen Anything Quite Like You
Ludwig Strofki & Riley Kane
Je n’aime pas cette peur qui l’habite. Depuis que je le connais, depuis que nous nous fréquentons, Ludwig est l’incarnation de la sécurité, de la protection contre toutes mes peurs. Alors que craint-il ? J’ai peur de le savoir. Toute cette culpabilité… J’attrape sa main pour le suivre. Et tous les détails que j’aurais dû percevoir avant m’apparaissent. Sa main froide, il a toujours froid, sans sembler en souffrir. Et ce n’est pas un problème de thyroïde, n’est-ce pas ? On marche en silence, ce qui est rare. Je n’ai jamais partagé beaucoup avec les garçons de mon âge. Avec lui, c’était différent. J’avais l’impression que nous ne serions jamais à cours de sujet de discussion. Sauf que cette fois, on ne se dit rien. Et je prête davantage attention aux regards qu’on nous jette et aux mots qu’on murmure sur notre chemin. Je pensais que c’était à cause du fait que je suis cracmol, ou professeur et lui élève. Mais non. Non. C’est bien lui qui est visé…

On entre dans la salle de musique, là où tout a commencé. Et il me lâche la vérité comme ça, sans préparation. Est-ce qu’il sait ce que représentent les vampires dans mon monde ? enfin le monde où j’ai grandi, où je me suis construite ? Mais encore, ça, ce n’est rien. Je peux… accepter. Je peux entendre qu’il soit un vampire, ça expliquerai cette aura qu’il dégage, la froideur de sa peau. Je ne suis pas du genre à considérer les gens comme des monstres à cause de leur différence… mais qu’il ne m’ait rien dit, ça c’est… Il m’a fait rêver, il m’a parlé de voyage, et il aurait joué un rôle tout ce temps ? Je le vois faire un pas vers moi, mais je ne bouge pas. Je ne peux pas.

« Je ne suis pas une petite chose fragile, Ludwig. Je… j’ai même commencé l’escrime cette année tu sais. Est-ce que ça m’aurait fait peur ? Je n’en sais rien, peut-être. Mais pas de toi ! J’aurais eu la même peur que lorsque le rideau s’ouvre sur scène. »

Je ne l’imagine pas me… mordre, boire mon sang. Je ne l’imagine d’ailleurs faire ça sur personne. Je sais que les vampires existent ici, je sais qu’ils sont… civilisés, j’en côtois en salle des professeurs.

« Tu… tu aurais caché qui tu es combien de temps ? Tu aurais tenu longtemps avant de me faire assez confiance ? Le premier voyage ? La première fois qu’on aurait fait l’amour ? »

Parce que oui, j’y songe. Même s’il ne m’a pas encore embrassé, même s’il n’y a rien eu encore. qu’a-t-il cru ? Que moi j’allais le juger ? Que j’allais fuir en courant ? Je ne suis pas du genre à fuir, je pensais qu’il le savait.  J’affronte chaque défi que la vie m’impose, sans broncher, sans faillir. J’ai été honnête avec lui, je lui ai dit ce que j’étais dès le début. A-t-il vraiment pensé que je ne valais guère mieux que ces étudiants ? C’est ça qui me fait mal. Je pensais qu’il m’acceptait, qu’il était sincère. Mais il n’a pas confiance en moi ?

« On va s’en prendre à toi et je veux tout savoir. Absolument tout. Je ne veux pas d’une image policée de toi. Je sais les abominations qu’on va pouvoir raconter. Je veux te connaitre toi, pas une jolie image que tu me donnerais. Je n’ai pas peur des racontars, si je sais ce que je défends et ce e quoi je crois. Je te veux toi. »

Je reprends enfin mon souffle. Les gens ont peur de ce qu’ils ne connaissent pas. Et c’est facile d’attaquer une race pour les erreurs de quelques-uns. Je ne suis pas faite ainsi, et j’ose espérer qu’il le sait.

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Sorcière Hebdo qui traîne sur la table
Ludwig Strofki
MessageSujet: Re: Never Seen Anything Quite Like You Dim 26 Fév - 19:33


Ludwig Strofki Valdemar
UMS 1ère Année


19 Janvier 2019 - UMS

Elle ne bouge pas et ça me fait mal. Je baisse mes yeux. Je l'écoute. C'est terriblement troublant, douloureux. J'avale ma salive. Je suis mal à l'aise. je n'ai jamais eu à faire ça. Je n'ai jamais été amoureux avant elle. Pas de moi, elle n'aurait pas eu peur de moi. Je lève mes yeux sur elle et l'écoute encore.

Je l'aurai caché...je l'aurai...caché encore un temps. Je passe une main sur ma bouche. Je lui fais confiance, c'est cela le pire. Notre premier voyage, la première fois qu'on...quoi ?!! J'ouvre ma bouche et la referme. J'ai de la chance que mon cœur ne bat plus depuis des siècles parce que ce qu'elle vient de dire... Elle allume quelque chose en moi. Ma gorge se serre, mes pupilles se dilatent, mon sang bouillonne, mes nerfs sont à vif, mes crocs à ça de fendre mes lèvres. Elle y pense ? Elle s'est dit qu'elle voudrait de moi comme ça ? Elle a envie de moi ? Je l'admire, l'analyse.

Je ne peux m'empêcher de sourire, attendrit par ce qu'elle dit ensuite. Elle veut me protéger. C'est affreusement adorable. Ai-je déjà employé ce mot un jour ? Adorable. Elle est mortelle, elle est douce, fragile oui, à sa manière, parce qu'elle est humain et elle veut protéger un vampire. Des remarques, des gens, des on-dits. Je m'en contrefiche des rumeurs, des gens, mais d'elle, de son avis non. De son regard, de sa morale, non. Elle veut tout savoir de moi. Et au fond, elle fonctionne comme moi. J'aime tout savoir, tout maîtriser pour juger d'une situation. J'aime entrapercevoir toutes les ficelles pour me battre également. Pour avoir réponse à tout et avoir une longueur d'avance, j'aime me renseigner pour argumenter, me défendre. Elle veut ça. Elle me veut moi. Réellement moi ? Le vampire ?

Je souris, parce qu'elle ne me donne aucune raison de ne pas faire. Je souris fort, ravi, serein. D'accord Riley. Tu es forte, tu es une humaine courageuse. Tu es grande, comme ton âme. Je fais un pas de plus vers elle. Je caresse son visage, je veux l'embrasser, mais pas avant d'être entier, à nu devant elle. Pas avant qu'elle sache, qui je suis vraiment. Je veux être à égalité avec elle. "Je te veux toi aussi !"

Je l'approche de moi et embrasse sa joue, déposant mon empreinte froide. J'enlace ses doigts et nous fait asseoir sur le banc du piano.

"J'ai plusieurs centaines d'années. J'ai été transformé quand j'étais enfant, je suis toujours avec mon créateur. On vit ensemble, on a quitté nos parents il y a une petite centaine d'année. Je suis végétarien, je ne bois pas de sang humain, je ne l'ai jamais fais. Je ne te ferai jamais de mal. Je n'ai jamais aimé une humaine." Je replace une mèche de ses cheveux derrière ses oreilles, je lui souris tendrement, hésitant.

"J'ai connu beaucoup de guerres Riley, j'ai participé à pas mal d'entre elles. Et actuellement, il s'en prépare une autre. D'un nouveau genre. Les sorciers se sentent menacés par les créatures magiques. Il ne s'est rien passé de plus. Tout est toujours sous contrôle, le Département de Régulation de Créatures Magiques n'a pas relevé plus d'incidents que les années précédentes, et pourtant... Le Ministre veut changer les Lois, veut rentrer en guerre avec nous. Et je ne peux pas laisser faire ça, comme je n'ai pas laissé les sorciers s'en prendre aux moldus il y a quelques années."

Mes doigts caressent son visage soucieux, mon pouce s’attarde plus sur sa bouche, en dessine le contour. J'entends que son cœur s'accélère, je perçois ses poils qui se dressent. Je sens son désir, comme je sentirai la peur chez quelqu'un. Elle me donne envie d'elle, elle me donne soif. J'approche mon visage du sien et je viens renifler tendrement et subtilement son cou. Je ne veux pas lui faire peur, mais j'ai besoin de ça. J'ai besoin de respirer au plus près son sang. Je le veux depuis notre première rencontre. Il sent bon, elle sent bon. Elle est suave, sucrée. Elle est désirable, irrésistible. J'embrasse son cou et je la sens frissonner. Je frissonne aussi, qu'elle ne croit pas être la seule à ressentir les effets d'une telle proximité.

"Je ne pourrai te décrire l'effet que tu as sur moi. Tu es un parfum descriptible. J'ai vécu si longtemps et je n'ai jamais respiré pareille senteur. Tu es exquise Riley." Nouveau baiser. Je remonte mes lèvres le long de son cou, sans cesser de l'embrasser. Je m'arrête au coin de ses lèvres. Je fais durer le moment, jusqu'à ce qu'elle attrape mon visage et décrète qu'il était temps de s'aimer.

Je l'embrasse alors et me concentre pour être le plus prévenant possible, pour contrôler l'animal qui aimerait bien se repaître d'elle. Je contrôle mes crocs, ma bestialité. Comment fait Tobias ? Je sais, il n'y est pas arrivé. Je comprends pourquoi il mord Reese, je comprends combien cela doit être délicieux. Je m’emballe, je le sens. Je saisis doucement sa tête entre mes mains. L'écarte de mes lèvres. Je colle mon front au sien. "Attends...s'il te plait...juste..." Je souris. Elle me rend dingue. C'est nouveau. C'est grisant. Elle me rend si...humain et si vampire.

Je lutte. Je me maîtrise. Je respire, l'air permet de réguler mon sang, mon envie. J'active une partie de mon Occlumancie, mais je ne veux pas bloquer mon esprit avec elle, je ne veux pas perdre la moindre miette d'émotion qu'elle infiltre chez moi. Je l'embrasse de nouveau, plus facilement, plus langoureusement, c'est puissant. Je fais la part des choses. Ses lèvres sont tellement douces, tellement pour moi. J'ai envie d'elle, mais ça serait trop, trop pour aujourd'hui, trop vite. Je ne veux pas aller vite, à moins que...si elle le veut. Que si elle le veut, je vais apprendre à son rythme. Elle va donner le tempo, elle va donner le rythme, battre la mesure, je vais danser sur ses pas.


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Riley Kane
MessageSujet: Re: Never Seen Anything Quite Like You Dim 5 Mar - 22:51
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Ludwig Strofki & Riley Kane
Je frissonne en sentant ses lèvres sur ma joue. Le froid, certes et autre chose. Je l’écoute. J’écoute tout ce qu’il me dit. Une transformation enfant… Quand moi j’ai quitté le monde que j’ai toujours connu ? Enfin, le parallèle s’arrête là, car pour lui, cela s’est passé il y a des… des centaines d’années ? Bon sang, ce chiffre donne le vertige… Des centaines d’années. J’ai à peine la vingtaine. Il a dû vivre des centaines de vies, expérimenter tellement de choses. Il a peut-être même connu certains grands artistes que j’admire. Je me sens toute petite. Vingt ans et déjà cassée. Et lui…lui il est parfait. Cachottier, certes, mais parfait. Végétarien ? Cela ne me surprend guère de sa part. Il me semble tellement non-violent, tellement en paix avec le monde. J’ai été en colère contre le monde entier à une époque, mais j’ai vite compris que cela ne mènerait à rien et qu’il valait bien mieux vivre en paix. Il croit bon de me préciser qu’il ne me fera jamais de mal. Je le sais, je suis absolument sûre qu’il ne me fera jamais de mal, je n’ai pas peur.

« Pas une humaine… »

Ces mots m’échappent. Ça veut dire qu’il en a aimé d’autres. Des vampires ? Évidemment qu’il en a aimées d’autres. Il a des siècles ! Il a eu le temps de connaitre bien des femmes, comment lui en vouloir ? Quant à la suite, elle me laisse… interdite. Une guerre se prépare. Une guerre comme… dans les livres d’histoire moldue ? Ou comme ce qui s’est passé il y a plusieurs années dans cette partie-là du monde ? J’ai l’impression que les hommes, quelle que soit leur nature, n’apprennent jamais de leurs erreurs. Il fut un temps où les personnes sans pouvoir ou nées moldues étaient prises à partie. Aujourd’hui… ce sont les êtres comme lui ? Pourquoi ? Pourquoi alors qu’ils débordent précisément de magie ? Et lui… lui il entre en guerre ? Il semble si… cultivé, doux, esthète… Il serait un guerrier en plus de tout cela ? Je fronce les sourcils sans vraiment m’en rendre compte. Alors c’est donc cela, les journaux, les commentaires ?

Je perds le fil de mes pensées quand je réalise qu’il caresse mon visage, que je sens ses doigts sur ma peau. Nous sommes si proches. Il est un vampire. Il est aussi puissant que je suis faible. C’est déroutant, c’est… attirant aussi. Je ne bouge pas d’un pouce quand son nez et ses lèvres effleurent mon cou. Je sais qu’il ne me mordra pas. Je frissonne sous le froid et sous… le désir que j’éprouve pour lui. Nous n’avons jamais été aussi proches depuis que nous avons commencé à nous fréquenter. Je ferme les yeux, me mords la lèvre inférieure. Je n’ai encore jamais ressenti une telle sensation. Et même si je ne saisis pas la portée de ses mots, je me sens… enorgueillie et flattée. Peut-être un résidu de mon passé de danseuse : désirer être unique et parfaite. Cette fois, c’est d’une manière inédite.

Malgré ses lèvres glacées, je brule de l’intérieur. Je laisse échapper un soupir de bien être qui me fait rougir. On s’est tourné autour si longtemps et là… là c’est moi qui n’y tiens plus. J’attrape son visage pour l’embrasser, comme j’en ai envie depuis des jours. Si mes lèvres sont hésitantes au début, j’ai l’impression de trouver bientôt… le bon rythme. Mes mains glissent dans ses cheveux, dans son cou, j’accélère, jusqu’à ce qu’il se recule. Fichtre… ai-je fait quelque chose de mal ? Il recommence, avec un savant mélange de douceur et de puissance. Ça pourrait durer indéfiniment, je ne m’en lasserai pas. Je me recule cependant. Je ne veux pas que cela devienne trop… douloureux ou pénible pour lui.

« Tu sais que si les choses devaient prendre une mauvaise tournure pour les créatures magiques, je suis une experte du monde moldu. Tout serait facile là-bas… »

Non que je n’aie confiance en lui et en sa lutte, mais je connais l’intolérance. Je sais quelle force puissante c’est. Je pourrai l’aider, dans l’autre monde. Je suis certaine qu’il pourrait s’adapter facilement.

« Et je me moque des racontars. Je pense que tu le sais. N’aies crainte pour moi. Laisse-les dire, je sais que tu es. Je pense que ta famille doit être… un bel exemple de tolérance. »

Ma main glisse dans la sienne et je penche doucement la tête en souriant. Voilà une chose étonnante que je pourrais raconter à mon père quand j’irai le voir. Je pourrais lui dire que j’ai rencontré un garçon extraordinaire, à bien des égards. Peut-être que ça le fera réagir… il semble si apathique depuis la mort de maman. Je me penche pour l’embrasser de nouveau, comme si j’étais irrémédiablement aimantée par ses lèvres froides et enivrantes. Mais en ouvrant un œil, je constate qu’on nous regarde à travers la vitre de la porte. Je jette un regard noir aux importuns, qui s’éloignent.

« On devrait peut-être… aller ailleurs ? »

Je lui souris. Ici, on va forcément nous chercher du regard. pas moyen d’être tranquille.

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Ludwig Strofki
MessageSujet: Re: Never Seen Anything Quite Like You Sam 11 Mar - 1:14


Ludwig Strofki Valdemar
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19 Janvier 2019 - UMS

Sentir ses mains sur moi me fait l'effet d'une quiétude intérieure. Je suis rassuré de son sentiment, de son envie pour moi. Rassuré qu'elle n'est pas peur, qu'elle partage cette tendresse avec moi. J'ai eu tord de croire que j'allais l'effrayer. Elle est là maintenant, à parcourir de ses doigts doucereux la peau de mon cou dans une rigueur éblouissante. Je le sens qui s'écarte, alors que j'aurai voulu passer ma nuit ainsi. Peut-être même l'éternité...

Je l'écoute et je souris, elle est déjà prête à m'amener dans son monde, à me protéger, alors que je ne demande rien. Si on s'engage dans une histoire ma douce, il va falloir que tu saches que c'est moi qui te protègerai. Tout serait facile là bas ? J'en doute un peu. Elle ne connait pas encore ma famille. Tobias n'irait jamais dans le monde moldu, même s'il était en danger. Ce n'est pas son monde et je ne lui imposerai pas cela. Quitter mon frère ? Pour l'instant il en est hors de question, j'en serai aussi dévasté que lui et actuellement il a besoin de moi.

Et justement en parlant de famille, je me rends compte qu'il va falloir qu'elle les rencontre. Je sais d'avance qu'Elisabeth va adorer Riley, comme elle a aimé Reese dès les premiers instants. Je ne me fais pas de soucis pour Reese, en revanche... Tobias, je l'entends déjà rire et me lancer des remarques. Elle va devoir aussi se blinder face à lui, malheureusement. Mais dans le fond, mon frère n'est pas méchant, il ne lui fera aucun mal, physique tout du moins, mais Riley avait l'air d'avoir un caractère qui peut tenir la route face à ce vampire têtu. "J'ai l'habitude d'être persécuté. Je n'ai une bonne réputation dans aucun monde, moldu ou sorcier. J'ai appris à ne pas m'en faire, mais je ne tolèrerai pas que tu subisses pour moi. J'ai des siècles de pratique."

Je souris de plus belle quand sa main se joint à la mienne. Je lui rends son sourire et la regarde intrigué. J'ai envie de tout savoir, j'ai envie de tout comprendre. D'être dans sa tête et de détenir tous ses secrets. Son cœur se mesure au mien, et je sais, avant même d'avoir commencé toute histoire qu'elle est la femme qu'il me faut. Aussi fou que cela puisse être, une non-sorcière, écorchée par la vie, ce qui la rend plus vivante que n'importe qui sur terre. Elle est pour ainsi dire ma parfaite opposée. Et donc parfaitement pour moi. Le sait-elle ? Qu'elle est la femme de mon éternité ? La seule que je pourrai jamais aimé ?

Je suis terrassé à nouveau par l'un de ses baiser. Je me laisse emporter par sa douceur, une douceur qu'il ne m'a jamais été donné de sentir nulle par ailleurs. Je prends conscience de combien j'ai besoin de ça, de ce contraste avec l'être que je suis. Je sens sa lumière qui éclaire les profondeurs de mes ténèbres. Je sens son humanité qui parle à mon vampire. Elle arrive à le bercer, à le rendre uniforme.

Quand j'ouvre les yeux, je la vois faire partir les yeux derrière la porte. Je les avais sentis mais par respect pour elle je n'ai rien dit. Je veux aussi être en paix avec elle. Où pourrions nous aller ? Je m'approche d'elle et l'attire vers moi. Tant pis pour le protocole de l'université qui exige qu'on transplane du Hall. De toute façon, il est possible que je ne retourne pas ici avant un bon moment. L'école est en ébullition et il y a de l'activité au QG. Tout le monde est en effervescence, il est possible qu'une mission arrive d'un jour à l'autre. Je dépose tendrement mes lèvres sur les siennes et je nous transporte dans son monde, dans un hôtel que je connais bien, me The Marylebone .

On arrive dans une rue déserte sur le côté. Je prends quelques secondes pour voir comment elle se sent. Je souris et caresse sa joue. "J'ai besoin d'être bien installé avec toi. Discuter en dehors de l'université. Et je te sais en sécurité dans ton monde plutôt que dans le mien." Je fais référence au labyrinthe qui nous a joué des tours. "Chez moi c'est trop compliqué pour que je t'y amène, chez toi, je ne connais pas. Alors j'ai pensé qu'ici ça serait un bon compromis pour ne pas te quitter trop rapidement..." J'empoigne doucement sa main et la guide vers l'hôtel. Je sais qui est luxueux, mais à mon âge le luxe ne veut plus rien dire pour moi, pour elle en revanche je ne sais pas. Je ne veux pas qu'elle soit gênée. Après l'accueil et la réservation d'une chambre en particulier, la réception nous monte à l'étage, par un ascenseur, j'en ai rarement pris dans ma vie, j'observe la magie. Ils sont ingénieux, vraiment. Même si leur ascenseur sont très longs comparés à ceux du Ministère de la Magie.

On arrive dans une immense suite, je l'ai voulu, pour que cela rappelle un appartement, plutôt qu'une simple chambre. Je ne veux pas la mettre mal à l'aise, et lui faire croire que je vais lui sauter dessus. Je ne veux pas être vulgaire, je veux qu'elle se sente comme dans un appartement, où il est possible de faire autre chose que grimper dans un lit. Je ne veux pas être deux amants qui se réunissent dans un hôtel pour s'adonner à la luxure. Je veux profiter d'un endroit calme et neutre pour la connaitre encore, et Merlin sait ce qu'il adviendra et si ce lit sera finalement utilisé.

"Ce que je préfère ici, c'est le balcon..." Je l'amène alors vers la terrasse couverte. Une cheminée, des fauteuils, un espace paisible et une vue imprenable. Je souris. Je commande un plateau repas à l'homme qui nous installe. Je sais qu'ils vont mettre du temps à l'apporter, que ce rythme est différent des sorciers et surtout du mien, rapide comme un courant d'air quand je le désire. "J'ai beaucoup de chose à te dire. Sur ma famille, sur ce qui se passe, sur le fait que...sans doute je ne pourrai plus venir en cours..." Je relève les yeux sur elle. D'un signe de main je lui propose de s'installer à même le sol, sur le tapis, devant la cheminée. Nous pourrions diner sur la petite table basse, pour changer des protocoles habituels. "Je viendrai te voir, je me ferai discret, mais la situation ne va pas aller en s’arrangeant."

Spoiler:
 


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MessageSujet: Re: Never Seen Anything Quite Like You Dim 12 Mar - 17:42
Never Seen Anything Quite Like You
Ludwig Strofki & Riley Kane
« Des siècles de pratique, je vois que tu ne souffres aucune rivalité ! »

Parce qu’effectivement, je ne peux pas rivaliser avec ça, moi et mes quelques années comme cracmol dans le monde sorcier ou de blessée dans le monde de la danse. C’est tellement étrange, les clichés. Tellement étrange aussi de connaitre quelqu’un qui sait ce qu’est la persécution. Sa nature fascine la littérature et l’art. J’ai dansé une fois sur une chorégraphie racontant l’histoire d’amour entre une mortelle et un vampire. Je me rends compte qu’il y a des similarités avec ce que racontent les mythes et les légendes. Son regard envoûtant, son attraction, la froideur de la peau. Mais tout ce qu’il y a d’horrible, je ne le vois pas.

Je n’aime pas le mensonge, mais je sais aussi ses raisons et j’ai bien conscience qu’il faut savoir pardonner. Et à lui, c’est facile de pardonner.  Je veux tout de même qu’il comprenne que je ne suis pas qu’une simple mortelle. Enfin, si, c’est ce que je suis. Il n’y a pas une once de magie en moi. Mais je ne suis pas en sucre. Mille fois plus fragile que lui, c’est un fait, mais j’ai appris à me défendre seule et à encaisser, c’est important qu’il le comprenne. Que tout le monde le comprenne, y compris ces étudiants, là. Le principe des monstres de foire, je pensais que c’était terminé ? Il faut qu’on sorte d’ici, qu’on cesse d’être sous les regards et les jugements.

Il nous fait transplaner. Je sens que ça va être compliqué de m’y faire, c’est la même sensation, lorsqu’on est couché et qu’on est sur le point de s’endormir. La tête commence à tourner et c’est comme si la chambre entière se mettait à tanguer. Il… il m’emmène à l’hôtel ? Là je suis un peu… sceptique. Il doit sentir mon hésitation puisqu’il prend le temps de m’expliquer. Discuter, dans le monde moldu. D’accord. Je le suis à l’intérieur du bâtiment. Et ce n’est pas n’importe quel hôtel. Avec la troupe, j’ai eu l’occasion de séjourner dans des palaces de ce genre, mais je m’y suis toujours sentie… encore plus petite que je ne le suis en réalité. J’essaye de prendre un air assuré, mais je sens, rien qu’à ma tenue, que ce n’est pas ma place. Un ascenseur nous conduit à notre chambre. Enfin… ça ressemble à tout sauf à une simple chambre. C’est un véritable appartement. Comment est-ce qu’il peut se payer un tel… Oh… il a des siècles d’économies derrière lui, ça doit aider.

Et je dois admettre que voir le balcon est… je n’ai pas les mots. Avec le soleil couchant qui plus est c’est apaisant, serein. Je tourne de nouveau la tête vers lui à son annonce. Quoi ? Comment ça il ne va plus pouvoir venir en cours ?

« Attends, tu es en train de me dire que je vais perdre mon meilleur étudiant ? J’ai un peu de mal à comprendre ce que tu me dis et ce que tu ne me dis pas. Pourquoi c’est compliqué chez toi ? Et pourquoi tu ne pourrais plus revenir à l’UMS ? Quand même pas à cause de tout ce qu’ils racontent. »

La situation ne va pas en s’arrangeant… Il est en train de me parler des sangs-purs et de leur rejet des créatures différentes ? Ça prend tellement d’ampleur ? Au point que ce soit un problème chez lui aussi ? Enfin, le Gouvernement ne laissera pas la situation dégénérer, n’est-ce pas ? Hermione Granger est toujours responsable des créatures magiques, et d’après tout ce qu’on raconte sur elle, il n’y a pas d’inquiétude à avoir… Mais s’il est inquiet, c’est pour une bonne raison, s’il est si expérimenté que cela, alors tout doit être vrai.

« Est-ce qu’on peut allumer la cheminée ? J’ai un peu froid… »

Et ça, n’est-ce pas étrange pour lui ? Je vais manger, dormir, avoir froid beaucoup plus vite que lui. Je devrais faire des pauses dans nos promenades, je tomberai malade, surtout aux hivers. Il y aura des jours où je ne pourrai presque pas marcher. Tout sera plus lent parce que je n’aurais même pas la magie pour m’aider. Je vieillirai et lui sera figé dans cet âge, avec ce visage magnifique. Ça me donne le tournis.

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MessageSujet: Re: Never Seen Anything Quite Like You Mer 15 Mar - 23:01


Ludwig Strofki Valdemar
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19 Janvier 2019 - UMS

Elle est gênée, ou timide. Elle en est que plus belle. Ce soleil qui se reflète sur son visage, elle est si pure, ses yeux brillent, son teint s'illumine. Elle pense qu'elle est dénuée de magie, mais elle en est au contraire remplie. Pas celle qu'on entend pour être appelé sorcier, mais celle qui est capable de faire chavirer un homme, en occurrence un vampire. Je ne lui apprends pas de bonnes nouvelles. Je manque de sourire quand elle annonce qu'elle perd son meilleur élève. Mais la suite lui fait peur, je le sais. Comment la rassurer la veille d'une bataille ? Je ne veux plus de mensonge, je ne veux plus attendre pour lui dire. Comme j'ai mis du temps pour lui annoncer ma nature. Elle m'a bien fait comprendre et j'ai retenu l'enseignement.

"Tu pourras toujours me donner des cours particuliers ?" Je lâche un sourire. "Chez moi, c'est particulier. Je vis avec mon frère, Tobias. C'est un...puriste. Tous les vampires ne sont pas comme moi Riley, non que j'aime croire que je suis unique. Mais...mon frère est plus conservateur, il n'apprécie pas la cohabitation avec des personnes qui ne sont pas de sa nature. Il n'est pas dangereux, disons qu'il ne te fera jamais rien, mais il faut que je le prépare." Je vois des frissons sur son corps au moment où elle me demande d'allumer un feu. Je lance alors un sort et la cheminée s'embrase, en moins de temps qu'il ne faut pour le dire, je pose délicatement une couverture sur ses épaules et reste assis à ses côtés. Je ne vais pas la réchauffer plus, mais j'aime être près d'elle.

"Et j'ai aussi ma sœur, qui ne l'est pas vraiment. C'est une loup-garou, elle a une petite fille qui va avoir un an en avril, Manen. D'une douceur... Je ne me fais aucun soucis pour Élisabeth, je sais qu'elle va t'adorer. C'est une femme forte et tolérante. Et depuis quelques semaines il y a aussi Reese, c'est la femme de mon frère. Une humaine. Alors autant dire que j'ai bon espoir pour ton acceptation." Je souris. Je me doute que c'est étrange pour elle. Nébuleux. Nouveau. Dans tous les cas, Tobias pliera, il est mon frère et on accepte tout de l'autre depuis que j'ai accepté pleinement sa morsure.

J'ai conscience que je lui en dis déjà beaucoup. Je replace une mèche derrière ses oreilles. "On prendra le temps qu'il faut pour tout ça, pour te les présenter. Je ne ferai jamais rien que tu ne veux pas faire. J'attendrai que tu sois prête, pour tout..." Mon regard se voile et mes lèvres s'humidifient. Je ne suis plus sûr que je ne parle que d'une rencontre. J'entends des pas dans l'escalier et des bruits de plateau qui tinte derrière la porte. Le service de chambre me permet de penser à autre chose qu'à mon désir pour elle. Je me relève. "Si tu veux bien m'excuser, le repas arrive..." C'est alors qu'on entends l'homme frapper la porte. Je m'avance pour ouvrir, d'un rapide pas, je suis déjà en train de tourner la poignée. Je récupère la nourriture en remerciant le serveur et je retourne vers Riley. Je pose le plateau sur la table et retrouve ma place à ses côtés. J'ouvre une bouteille de vin blanc et je nous sers un verre.

"Pour le reste...je pense que la situation des créatures magiques va devenir de plus en plus compliquée. J'ai l'intuition que des Lois vont passé au niveau du Ministère. On aura de moins en moins de droits. Je ne vais pas pouvoir rester à l'UMS sans conditions. Je connais l'histoire, j'en ai vu un bout et cela se répète, encore et encore. Je ne serai plus en sécurité en restant dans une institution. Et surtout je pourrai te mettre en danger si on te voit avec moi." Je caresse son visage tendrement. Je m'approche d'elle, un sourire doux et je dépose un baiser sur ses lèvres qui sont d'une tiédeur délicieuse.

"Et ça je ne le veux pas..."


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MessageSujet: Re: Never Seen Anything Quite Like You Dim 26 Mar - 22:14
Never Seen Anything Quite Like You
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Je plisse lentement les yeux quand il m’explique pour son frère. Un puriste. Voilà un adjectif que je n’aime pas du tout. D’un côté comme de l’autre, l’intolérance règne donc. Peut-être moins violente d’un côté puisque Ludwig dit qu’il m’acceptera. Mais je vais devoir m’attendre à une nouvelle salve de mépris ou d’intolérance. Je le remercie pour la couverture dans laquelle je m’enveloppe. J’écoute avec attention ce qu’il me confie, notamment sur sa famille. Sa tolérance à lui est telle qu’il considère une louve et sa fille comme sœur et nièce. Je ne cache pas mon étonnement quand il mentionne l’humaine qui est… mariée à son frère ? Au puriste ?

« Sans vouloir te vexer, ton frère ne me parait pas vraiment… cohérent. Mais si toute une bande d’étudiants sorciers ou plus acceptent une cracmol comme professeur, je peux bien plaire à un vampire. Enfin, à un deuxième vampire… »

Je souris et quant à la suite, j’ignore s’il parle encore de la présentation ou plus. Je sais qu’il ne me forcera jamais à rien, et quelque part, je sais pourquoi il le fait. Parce qu’il est un vampire, qu’il est fort, expérimenté, charismatique, immortel, et que je suis une cracmol, jeune, fragile et plus que mortelle. Mais je n’ai pas envie d’être traitée ainsi, d’être regardée ainsi. On m’a suffisamment considérée comme un petit être fragile. Mais avant que je puisse faire ou dire quoique ce soit, Ludwig se lève pour aller récupérer le repas… avec quelques secondes d’avance. C’est assez impressionnant.

J’accepte le verre qu’il me tend. J’adore le vin blanc, contrairement au rouge que je ne supporte pas. J’en avale une gorgée, qui me prépare à la suite. Alors, après les moldus, ce sont bel et bien les créatures magiques qui vont être humiliées. C’est réellement désolant et injuste, mais comme il dit l’histoire se répète, comme si nous étions incapables de tirer des leçons de nos erreurs. Je comprends alors mieux la raison pour laquelle il va quitter l’UMS, bien que cela soit foncièrement injuste. En revanche, il y a une chose qu’il dit et que je n’apprécie pas. S’il ne m’embrassait pas, j’aurais immédiatement répliqué. Mais il gagne du temps, d’une douce manière.

« Et ce que moi je veux ? Je ne quitterai pas mon poste, j’ai tenu tête à des chorégraphes bien plus méprisants et humiliants, mais je ne cacherai pas qu’un vampire me plait. Ne me regarde pas comme une petite chose à protéger, Ludwig. »

Parce que sinon, ça ne marchera pas. Et pour lui prouver que je ne suis pas qu’une cracmol dont il doit prendre soin, je m’empare de son visage, pour l’embrasser d’une manière plus approfondie que ses baisers précédents. Je me traine doucement sur le tapis, pour me rapprocher encore de lui et enrouler mes bras autour de son cou. Sa peau est froide, presque glacée, pourtant, ce contact me réchauffe au plus haut point. Je veux plus. Plus que sa protection, que ce qu’il peut m’offrir de matériel. Je ne suis pas le genre de femme à courir après les palaces, le vin hors de prix, ou les plats gastronomiques, ni à être enfermée dans une bulle surprotégée. Je n’ai jamais considéré mon parcours comme une fuite, mais comme une quête de nouveaux possibles. Alors je ne fuirai pas et je ne nierai pas ce que je ressens. Je me hisse sur ses jambes pour que nos corps s’épousent un peu plus, sans cesser de l’embrasser.

« J’espère que tu n’as rien commandé qui puisse refroidir. »

Parce que je n’ai pas si faim que cela, là, maintenant.

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Ludwig Strofki
MessageSujet: Re: Never Seen Anything Quite Like You Mer 5 Avr - 19:55


Ludwig Strofki Valdemar
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19 Janvier 2019 - UMS

Oui elle a raison mon frère n'est pas un homme forcément cohérent quand on ne le connait pas. Mais il a une constante, une ligne de conduite et c'est seulement Reese qui a changé sa route. Il ne l'a pas choisi, elle s'est imposée en maitre dans sa vie, et a réussi là où a échoué des centaines de femmes pendant des siècles.

Je la regarde et plus je l'admire plus je me dis que je n'ai jamais vu une telle femme dans ma longue vie. Elle est comme une énigme à déchiffrer, un code à trouver. Elle est enivrante, douce, rayonnante. Elle est ce que j'aime, elle est une pause dans mon éternité. Je souris quand elle le fait, je respire quand je la vois faire. Je récupère toute son humanité, chaque seconde à ses côtés me font renaître. Je veux la protéger, mais je sens qu'elle ne veut pas être une chose fragile. Ce n'est pas tellement ce que je pense d'elle, c'est juste que c'est ainsi, je suis obstiné à la vouloir en sécurité. Forcément que j'ai plus de facultés qu'elle, je suis un vampire, je ne suis pas vraiment un homme, je suis plus que ça, je peux être plus que ça.

Je lui raconte mon univers, mes guerres, surtout celle qui s'annonce, je ne veux rien lui cacher, même si la vérité est dure et que je dois quitter tout ce que j'ai commencé, comme l'université. Je sens que ça la touche, qu'elle réfléchit, s'interroge. C'est beaucoup d'information. Ma nature, les créatures magiques en danger, donc moi. Mais elle aborde ce sujet avec une élégance qui lui est propre. Je la savoure. Je l'admire.

Je baisse mes yeux quand j'entends l'évidence sortir de sa bouche. Elle ne se cachera pas, elle ne quittera pas l'UMS. Je le savais, je l'avais reconnu cette force qui est en elle, plus puissante que n'importe quelle magie. Ne pas la regarder comme une petite chose fragile, c'est cela qu'elle croit que je pense d'elle ? Je relève mes yeux sur elle, voulant rectifier sa pensée, mais son visage s'approche du mien pour m'embrasser. Je suis saisis par la douceur et la force de ce baiser. Parce qu'il est plus que cela. Il est un message.




Je la laisse venir à moi, osant à peine poser mes bras sur elle, elle a peut-être raison, j'ai peur de la briser, car je ne sais pas faire, je ne l'ai jamais fait avec une humaine. Je ne veux pas lui faire de mal. Mon corps se tend de désir, je le sens monter et pulser dans mes veines, comme une bête qui sort de sa cachette. Je sens son odeur sur moi, si près de moi. Je sens ses jambes qui s'entourent autour de mon corps et ses baisers fiévreux. Je l'embrasse à mon tour, réfrénant ma force. Je l'allonge et me pose au dessus d'elle, j'embrasse son cou, ses lèvres. J'hume son odeur et me délecte de toutes ses saveurs. C'est plus qu'une danse sensuelle, je me nourris d'elle, je partage beaucoup plus que ce qu'elle peut imaginer. Je la découvre, vraiment, réellement, et c'est d'une puissance étourdissante. Je la redresse de peur de l'écraser, je suis gauche et presque gêné de ne savoir faire, on s'en amuse, comme deux jeunes amants qui découvrent le plaisir de la chair.




J'embrasse ses épaules pendant que je lui ôte sa bretelle. Je me sens humain et animal, et je n'arrive pas à contrôler et différencier les deux êtres, j'espère juste ne pas lui faire peur. Mes doigts épousent sa peau, parfois un peu brusquement : la bête; parfois tendrement : l'homme. Ma langue joue sur son corps, elle a mille saveurs, son cou n'a pas le même goût que ses seins, ni que ses lèvres, et j'ai besoin de tout sentir, de tout déguster. Je sens mes crocs sortir par moment sous l'extase et le plaisir intense que me procure son corps, et ils raclent sa peau dangereusement. Je sens ses mains sur le mien courir et réveiller un idéal. C'est merveilleux, elle éveille des sensations et des émotions perdues depuis des années. J'entends la braise qui craque dans la cheminée et son cœur donne un rythme parfait pour ce qu'on est en train de faire. J'aimerai qu'elle entende le bruit que fait son amour.

Je parcours son intimité sans retenu lorsque je la sens prête, je m'apprivoise son corps en même temps que son âme. Elle est gravée en moi, je m'abandonne totalement à elle, devenant presque vulnérable sous ses doigts, elle a le pouvoir, elle me domine. On est fébrile tous les deux, mais on se veut, j'appréhende de la faire mienne, de lui faire mal et de ne savoir contrôler la force de l'animal, je ne veux pas la briser, mais elle me l'a dit, elle n'est pas une petite chose fragile. En tailleur sur le tapis, elle grimpe sur moi, et tout en la regardant dans les yeux nous décidons de ne faire plus qu'un. Tout doucement elle ouvre le bal, elle guide nos bassins dans une mélodie délicieuse. Mes yeux s'embrassent d'amour et je sais qu'elle peut y voir une lueur primaire, bestiale. Je suis cela, l'homme et le vampire.

Elle incendie mon corps, je brûle littéralement. Je l'embrasse ardemment, je me délecte du bout des lèvres de son cou, de cette veine qui pulse là dessous. Je la soulève tendrement, je me canalise, je me fie à son souffle, à ses ongles qui rentrent dans ma peau, je me modère. D'abord lentement, puis en cadence. Je l'allonge alors, me faisant plus confiance, je la fais mienne dans une volupté totale, tout est hors du temps, ses gémissements sont une mélodie ravissante et hypnotique. Tout ce moment est magique. On tombe en extase au même moment. Je m'allonge à ses côtés et je souris pendant qu'elle m'embrasse encore. Je la regarde et reste interdit, est-ce qu'elle va bien ? Je ne le demande qu'à travers un regard. Je souris et je l'aime.


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Sorcière Hebdo qui traîne sur la table
Riley Kane
MessageSujet: Re: Never Seen Anything Quite Like You Lun 10 Avr - 22:30
Never Seen Anything Quite Like You
Ludwig Strofki & Riley Kane
Je n’ai pas peur de lui. J’ai été blessée, plus que la plupart des gens de mon âge, je sais qu’il ne me fera pas de mal. Mais je n’ai jamais été avec un vampire avant lui. Je ne sais pas réellement comment ça se passe. Ces créatures sont fortes, violentes en général. Je n’ai pas la moindre idée de comment se déroule l’amour avec un vampire. Mais la manière dont ses caresses et ses baisers m’électrisent me fait oublier sa différence. Très vite, il n’est plus que Ludwig, l’homme que je désire. Un homme un peu maladroit. Ça me fait rire. Je ne suis pas réellement une « experte » dans ce genre de situation, je suis même plutôt du genre à donner un coup en changeant de posture ou autre. Je souris, l’embrassant de plus belle, avant de soulever son maillot pour le lui ôter. Mes mains glissent sur sa peau glacée qui me procure des frissons, autant que ses lèvres sur la mienne. Tout est… passionnant et passionnel.

Je m’abandonne à lui, gémissant sous l’alternance de douleur et de douceur, sous sa brusquerie et sa lenteur. Je le laisse parcourir ma peau nue, en tout abandon. Je fronce les sourcils en sentant ses crocs, que je n’avais jamais remarqués jusqu’alors. Il n’esquisse pas le moindre geste de morsure, alors je ne m’inquiète pas, m’occupant moi aussi à explorer son corps. Je descends plus bas, défaisant son pantalon, glissant encore plus bas.

Nos corps sont bientôt nus, je sens ma peau se tendre, tant sous les effets du désir que du froid. Heureusement, le feu dans la cheminée maintient la pièce à une température adaptée à ma nature. Je pousse quelques soupirs sous ses caresses indiscrètes. Alors qu’il est assis et que je suis sur lui, je sais que c’est le bon moment. Je ne défais pas mes yeux des siens. Je bouge légèrement, pour ne faire plus qu’un avec lui. Nos bassins commencent à danser lentement, m’arrachant quelques soupirs de bien-être. Il se retient, je sais qu’il a peur de me faire mal. Ou qu’il en a envie, quelque part, au plus profond de lui. Ça se voit à son regard que je découvre finalement. Mais il gère et la danse est enivrante, exaltante. Il prend son temps, mais il fait les choses… disons qu’il va au bout des choses.  J’embrasse sa peau glacée, la presse quand monte le plaisir. Ses soupirs qui répondent aux miens me donnent une nouvelle cadence et il m’allonge comme si je ne pesais rien du tout. Le rythme s’accélère et la chaleur qu’on génère en plus du feu qui crépite toujours commence à rendre mon corps brillant. Le sien en revanche est toujours sans le moindre défaut.

Je laisse échapper un sourire plus prononcé que les autres quand nous atteignons l’apogée en même temps. Alors qu’il se décale, j’enroule mon bras autour de son bassin et l’embrasse à la commissure des lèvres. Il est inquiet, je le vois bien. Pourtant, il n’y a vraiment pas de quoi.

« Ludwig Strofki, seriez-vous du genre à attendre d’être complimenté sur vos prouesses physiques ? – je dépose un baiser amusé sur sa joue – Je vais bien, d’accord ? Tu ne m’as pas fait mal. »

Au contraire, il m’a fait beaucoup de bien. Comment peut-on haïr les vampires ? Ils sont capables de contrôle, il me l’a prouvé. Certains prétendent qu’ils ne peuvent refreiner leur envie de sang, mais ce ne sont que des mensonges. Il ne boit pas de sang humain et je ne me suis à aucun moment sentie en danger.

« Tu seras encore là, demain ? En cours, je veux dire. Ou tu arrêtes ? J’ai du mal à me dire que je ne te verrai plus dans l’amphi. Et que j’en serai réduite à t’imaginer me regarder danser. »

Je sais qu’il me regarde, quelquefois. Dans ces moments-là, je danse en imaginant que chaque mouvement est pour lui.

« Dans tous les cas, j’ai un appartement près de l’UMS. C’est petit, mais j’espère t’y voir. On pourra sortir… là où c’est sûr. Aller dans le monde moldu, comme vous dites. »

Parce que je n’ai pas envie d’arrêter nos sorties, ni de renoncer à ces rêves qu’il m’évoque depuis des jours. Tous ces rituels entre nous, tous ces voyages fantasmés. Je ne sais si nous irons réellement un jour, j’en ai vraiment envie, mais qui sait. Il me bascule de nouveau en arrière après que je me sois redressée pour l’embrasser. Je me sens bien, et je n’ai pas envie que la réalité du monde revienne nous frapper de plein fouet.

« En vrai j’ai faim maintenant. »

Je fais une petite moue pour me pencher et regarder les plats qu’il nous a commandés. Enfin… qu’il m’a commandé. Du saumon, des toasts, entre autres. J’adore ça. Avec plaisir, j’en croque un morceau. C’est mon péché mignon, j’ignore si c’est un hasard ou s’il le savait. Mais alors que j’essuie une miette au coin de mes lèvres tout en mâchonnant, je m’interroge.

« Tu… tu as de quoi te nourrir ? Tu ne manges pas du tout de nourriture… comme moi, jamais de saumon, de steak, de légumes ? »

Parce que j’aurais été capable, comme une idiote, de lui préparer un repas sophistiqué – enfin, autant que faire se peut avec mon niveau, qui s’est limité à apprendre à faire des plats rapides et simples pour mon père et ma mère quand elle a commencé à dépérir – alors qu’il ne mange  sûrement plus comme nous. J’avale une autre bouchée, mais avant e l’avaler, je le regarde, l’air sceptique.

« Tu me regarderas toujours manger ? »

Ce sera bizarre. Et je me demande ce que ça me fera la première fois que je lui… servirai du sang. Je ne sais même pas où on peut s’en procurer.

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Sorcière Hebdo qui traîne sur la table
Ludwig Strofki
MessageSujet: Re: Never Seen Anything Quite Like You Jeu 27 Avr - 18:28


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19 Janvier 2019 - UMS

Je suis bien. Je suis paisible, reposé. Je me suis rarement sentis comme en cet instant dans ses bras. Riley m'offre d'autres perspectives, d'autres émotions. Je ressens beaucoup de chose nouvelle, comme de la quiétude là, sur ce balcon avec cette cheminée, comme si aucune guerre n'a existé. Comme si le monde est limpide et qu'il n'est pas devenu fou. C'est un moment de grâce, un moment charnel comme je n'en ai jamais connu.

J'éclate de rire devant son commentaire. Merlin non je ne suis pas de ce genre là, à attendre des félicitations, je veux juste savoir comment elle va, et elle m'en informe. "D'accord, c'est tout ce que je souhaite..." Je ne veux pas la briser, le plaisir tourne la tête, fait perdre le contrôle. Je me dois d'être prudent, je n'ai jamais eu à réfléchir sur ma manière de faire avant. Je n'ai aussi jamais été amoureux, parce que je le suis, c'est indéniable. Je l'aime.

Je la sens inquiète ou du moins elle s'interroge sur notre relation, nos futures rencontres. Je souris, parce qu'elle sait que je la regarde quelque fois, danser ou jouer du piano. Des moments qui illuminent mon quotidien depuis septembre. Je ne pourrai m'en passer. "Je ne serai pas en cours, mais ça ne veut pas dire que je ne viendrai pas te voir. Je dois juste être discret et prudent. Penses-tu que je pourrai passé une journée sans te voir ?" Je caresse son visage et me penche pour l'embrasser. "Je ne me montrerai pas en classe, ni dans les couloirs de l'UMS. La situation est compliquée, elle va le devenir encore plus. Mais je serai sur le site, alors tu auras des visites impromptues. Veux-tu qu'on trouve un système pour communiquer dans la journée ? Je sais qu'il existe des téléphones portables. J'apprends vite, si tu me montres..." Je sais qu'on peut s'appeler, et envoyer des lettres, des messages sur un écran. Je ne l'ai jamais fait, mais c'est l'occasion.

"Je viendrai, oui, si tu m'y invites, je viendrai dans ton appartement. On sortira comme avant, je te le promets." Il faut que je parle à Tobias, il faut que je lui présente Riley, parce que je veux qu'elle puisse aussi venir à la maison. Je veux qu'elle rentre dans mon monde, qu'elle connaisse ma famille. J'en ai besoin, et aussi de l'avoir près de moi, souvent. Je dois aussi être présent pour Elisabeth et Manen, mais aussi pour Reese, dont la santé décline de jour en jour. On ne sait pas pourquoi elle devient faible, est-ce les morsures de Tobias ? Elisabeth n'est pas au courant, mais si elle l'apprend... Je voudrai que Riley puisse donc aussi venir à la maison pour gérer tout ça, et je serai plus rassuré de l'avoir près de moi.

Mon sourire est bienveillant. Moi j'ai faim d'elle, faim de nous, de notre histoire, de notre amour. Je vois ses yeux découvrir le plateau de nourriture, je suis amusé. Elle choisi, croque dedans. Elle se régale et me dévisage en même temps. Ces questions sont légitimes pour moi. Je ris doucement. C'est vrai que c'est nouveau pour elle, c'est vrai que je suis différent.

"Pour me nourrir, il ne me faut que du sang, c'est vrai. Mais j'ai pris des habitudes avec le temps. Mes parents nous forçaient à nous tenir à table, à avoir l'illusion d'un rythme humain, pour donner le change, être sociable, faire des mondanités, se fondre dans la masse. Quand on est parti de chez eux avec Tobias, on a vécu à notre rythme, comme des vampires, mais à l'arrivée de ma sœur j'ai recommencé à m'asseoir à ses côtés à table, pour lui tenir compagnie. Elisabeth est une louve, et elle mange. Alors je mange avec elle, même si ça ne me nourrit pas. Alors ne t'inquiètes pas, je ne te regarderai pas toujours manger." J'attrape d'ailleurs un toast et l'enfourne dans ma bouche.

La nourriture est insipide, mais parfois elle a du goût. Elle ne nous nourrit pas, mais on peut l'avaler parfois aussi avec plaisir. Comme une cigarette ou de l'alcool. C'est des plaisirs qu'ont les humains, alors que c'est même mortel pour eux. Je préfère manger des viandes ou du poisson, plutôt que des crudités il va s'en dire. Je la mets à l'aise et mange à nouveau un toast sur le plateau.

"Est-ce que tu veux rester la nuit ici avec moi, où tu veux que je te raccompagne ?" J'espère qu'elle me demandera de rester, ici ou chez elle. J'aimerai pourvoir passer la nuit à l'admirer, à la sentir avant de retourner au QG pour travailler sur la mission. D'ailleurs il faut que je lui en parle.

"Je risque d'être absent demain et après demain. Nous avons une réunion et une mission en lien avec les créatures magiques. Des petits loups ont été enlevé et on est sur une piste. On a aussi trouvé les responsables de la mort de Ecklin, je ne sais pas si tu en as entendu parler ? On accuse les vampires..."

J'ai conscience que c'est beaucoup d'informations. Moi le vampire, moi en mission, moi absent à l'UMS. "A la seconde où je le peux, je viendrai te retrouver..." Ce n'est pas une partie de plaisir. Je n'ai pas envie de la quitter, j'aimerai passer mes journées entières à ses côtés. Et je crains pour son avenir. Une cracmol... Je crains pour l'évolution de l'intolérance raciale. Elle sera probablement une future cible. Le monde commet toujours les mêmes erreurs.


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Riley Kane
MessageSujet: Re: Never Seen Anything Quite Like You Ven 26 Mai - 10:54
Never Seen Anything Quite Like You
Ludwig Strofki & Riley Kane
J'ai encore du mal à comprendre. J'ai passé des années dans un monde où la magie n'existe pas, où il n'y a que des humains. Je revenais bien sûr, mais je ne fréquentais pas des êtres comme les vampires ou les loups-garous. Quand je me suis installée dans cette partie de Londres, j'ai redécouvert tout cela. J'ai arpenté les mêmes couloirs que des êtres aux pouvoirs extraordinaires. Et aujourd'hui, ces mêmes êtres ont peur. Dans le monde moldu, ils effraieraient, ici, ce sont eux qui doivent craindre pour leur liberté, ou pire. C'est difficile à comprendre. Difficile de me dire que je ne pourrais le voir librement.

« Je ne veux pas que tu prennes trop de risques. On pourra se voir en dehors de l'UMS. Les téléphones portables fonctionnent dans ce monde ? »

ça aussi, ça m'a fait bizarre. Chez les Moldus, le téléphone est comme une extension de la main. Ils ne peuvent pas s'en passer et se sentent mal dès qu'ils ne le retrouvent plus. Ici... eh bien ici, personne n'en a, ça n'existe tout simplement pas. A tel point que je me suis toujours imaginé une sorte de filtre brouilleur, qui empêche les ondes de passer. Et si je ne le vois plus à l'université, il reste encore tout Londres. Sa maison, mon appartement. Dans mon studio, je me dis qu'on serait plus tranquille, puisqu'il n'y aura que nous. Mes mains glissent sur sa peau froide, mais douce. Je sens que mon corps, au contact du sien, se recouvre de chair de poule. Mais je n'ai pas envie de rompre le contact. E m'écarte à peine, pour pouvoir manger. Il va falloir que je m'adapte, que j'avance, un pas après l'autre, avec lui.

Je suis étonnée de son mode de vie, mais sa prévenance envers sa soeur ne m'étonne pas. Ainsi, il a comme adopté une louve. Dans les films des non sorciers, les loups-garous et vampires sont généralement ennemis mortels. Et pour elle, il mange de la nourriture humaine. Je ris, quand il avale un toast. Et je dépose un baiser à la commissure de ses lèvres, tandis que mon bras s'enroule autour de ses hanches. Il me demande ce que je désire faire...

« Hum... tu as réservé la chambre pour la nuit, non ? »

Ce serait bête de gâcher. D'autant que je ne suis pas du genre à jeter l'argent par les fenêtres. Je me rallonge contre lui, alors qu'il me parle tout à coup d'une absence, d'une mission ? Mission ? J'essaie d’intégrer les informations qu'il me délivre. Des loups enlevés ? L'assassinat du couple Ecklin, je l'ai lu en effet, enfin, les gros titre. Je ne m'y suis pas intéressée. Ce genre d'informations, hélas, c'était monnaie courante. Meurtriers humains ou vampires, ça reste monstrueux.

« Attends, pourquoi tu parles de réunion et de mission ? Qui c'est ce « on » ? »

Ce n'est jamais bon signe quand quelqu'un emploie le « on ». Qu'est-ce qu'il ne me dit pas ? Et pourquoi serait-ce à lui de s'occuper des loups ou d'une enquête ?

« Les Aurors, la Brigade, ce n'est pas censé être à eux d'enquêter ? Ils ne sont pas tous... corrompus quand même... »

J'ai l'impression que beaucoup trop de choses m'échappent et pour le coup, ça m'inquiète. Les frissons augmentent sur mon corps, un mélange du froid de nos deux corps nus l'un contre l'autre et de l'angoisse qui est en train de germer en moi.

« Tu ne vas rien faire d'inconsidéré n'est-ce pas ? »

Je sens que je suis tendue, que je ne pourrai fermer l’œil en sachant cela, et je sais que demain sera dans tous les cas une bien mauvaise journée. Et je me dis que le karma me joue un bien mauvais tour. Il me permet de rencontrer quelqu'un de génial, avec qui l'entente est parfaite à tous les niveaux, intellectuel, humain, physiques, et alors qu'on devrait passer toute notre première semaine réellement ensemble à ne pas quitter la chambre comme le ferait n'importe quel couple, il va disparaître, pour une mission...


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Ludwig Strofki
MessageSujet: Re: Never Seen Anything Quite Like You Lun 5 Juin - 11:28


Ludwig Strofki Valdemar
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19 Janvier 2019 - UMS

"Oui le téléphone fonctionne. Tu en as un ? Les sorciers n'aiment pas utiliser ce genre de technologie, parce qu'ils n'y connaissent rien, mais j'ai eu un bon professeur." Je souris. J'en achèterai un dès que possible.

"Mais j'aurai toujours envie d'avoir un regard sur toi tu sais ? Je ne prendrai pas trop de risques si cela t'inquiète, mais moi aussi je serai inquiet de te laisser seule là bas..."

Je frisonne quand ses mains chaudes parcourent mon corps. Je ne pensais pas découvrir ce genre de sensations si intense un jour. Avec les vampires, le contact est différent, on ne se formalise pas des différents degrés du toucher ou des sensations, c'est les mêmes que l'on offre. On est obligé d'être dans la bestialité pour ressentir ne serait-ce que le dixième de ce que je ressens avec elle. Le contraste avec Riley qui est humaine est agréable et désirable, j'apprends petit à petit les douceurs qu'elle va m'offrir. Je pensais qu'il n'y avait rien en ce monde qui pouvait me réchauffer, mis à part plusieurs verres de Whisky Pur feu.

J'hume son odeur alors que je la sens incapable de briser le contact. Pourtant je dois être glacé. Est-ce qu'elle aussi apprécie ces sensations ? Elle se pose des questions sur ma manière de vivre, de manger. Elle en aura des questions et j'aurai la patience de lui répondre, comme elle a eu la patience de m'enseigner une multitude de chose dans son cours. Je sais que parfois mes questions étaient complètement à côté du sujet qu'elle nous enseigner, je sais aussi qu'elle y répondait en toute connaissance de cause. Je m'intéressais à elle, à son fonctionnement, en camouflant mes questions en les rendant plus générale.

J'aime quand je la fais rire. Je mange pour qu'elle se sente à l'aise, je ne veux pas qu'elle compose avec moi, je veux qu'elle soit naturelle. Manger avec elle sera naturel pour moi, même si manger ce genre de nourriture ne l'est pas pour nous vampire. J'aime ces gestes de douceurs, ses baisers spontanés. Je ferme doucement mes yeux quand elle attrape mes hanches pour se rapprocher de moi. Donc, elle veut bien rester ici avec moi cette nuit, je ne demande rien d'autre. Mais je dois la prévenir...je dois l'informer de la suite. Ce soir c'est un conte de fée, mais demain, les ennuis débarquent.

"Et bien, je fais partie d'une sorte d'organisation. On se fait appeler les Insurgés, pour une raison dont tu dois te douter. Les créatures magiques s'insurgent des actions qui se passent à leur encontre. Il y a des enlèvements, des tortures, ils ont même trouvé des vaccins pour nous nuire, en pensant nous guérir. Mais ces vaccins ne marchent pas sur les vampires, il n'y a pas la possibilité de nous soigner, puisque nous...nous sommes mort. Chez les loup-garou, le vaccin est censé soigné la partie lycanthrope, mais il y a très peu de réussite, le vaccin n'est pas stable, et beaucoup meurent. Nous faisons donc des réunions et des missions pour sauver les notre, faire passer des messages, s'insurger."

J'embrasse son front.

"Le camps adverse si je peux l'appeler ainsi, Les Purificateurs, les gens qui nous veulent du mal, sont fédérés par le Ministre de la Magie en personne. Donc les Aurors, Tireur d'Elite et compagnie ne sont pas forcément sûrs. Certains sont corrompus oui, malheureusement, c'est pourquoi les Insurgés se sont formés."

J'attrape ses mains pour y déposer un baiser.

"Je sais que c'est angoissant pour toi, c'est nouveau. Mais nous ne pouvons pas laisser des enfants dans les mains de ces gens. Ils sont en train de les torturer pour finaliser leur vaccin. Ils sont en danger, ils vont les user jusqu'à ce qu'ils meurent, et ils feront passer leur mort comme un crime des créatures magiques, comme ils ont fait pour les Ecklin. Et ça sera la guerre contre nous."

Je la serre contre moi.

"Je te promets de revenir rapidement te voir. Je tiens toujours mes promesses. Tu vaux la peine de ne pas faire des choses inconsidérées." Je souris tendrement.

Je sais qu'elle a peur. Je ne peux pas tout expliquer, lui dire que je suis un vampire qui a connu plus d'un combat. Je ne peux pas lui promettre de ne pas être blessé, de ne blesser personne, c'est une promesse que je ne pourrai tenir. Mais elle devra se faire à l'idée que je suis immortel, et qu'il faut une certaine manière pour me tuer.

Ma main glisse sur son corps et vient trouver le tissu de son sous-vêtement que je fais glisser le long de ses jambes. J'embrasse tendrement son cou, descendant sur sa poitrine, son ventre, me permettant de faire glisser son dessous jusqu'à ses pieds. Son odeur me vrille l'esprit, je mordille tendrement sa peau, juste la limite à ne pas franchir. Son sang est délicat, je le sais. Je remonte tendrement, la couvrant de caresses. Je sens déjà sa respiration changer. Est-ce que l'aimer toute la nuit est une bonne stratégie pour qu'elle s'endorme sans penser au lendemain ? Ce n'est peut-être pas correct, mais je sens qu'elle est préoccupée et soucieuse de demain. Et elle en a envie autant que moi. Mes doigts et ma langue jouent sur sa peau, pendant que ses caresses se font plus entreprenante.

Le moment dure jusqu'à tard dans la nuit, nous profitons tout deux de l'autre, de chaque instant passé ensemble. Dans un dernier coup de rein, je sens la libération d'une multitude d'extase. Tout est parfait, je pourrai vivre ces moments éternellement. J'enfile rapidement un t-shirt avant qu'elle ne s'allonge contre mon torse. Je remonte toutes les couvertures sur elle pour qu'elle ne souffre pas de mon corps trop frais. Je caresse son bras jusqu'à ce qu'elle s'endorme. Demain je sais que les au revoir se feront déchirant.


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