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RPG Harry Potter

In RPG, nous sommes en Février 2022.
Profitez bien des nouveautés ! Le récapitulatif est ici !

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Wolfgang Amadeus Parkinson
Auror, 24 ans


Boutique de l'Apothicaire - 4 Mars 2020 -

Je me réveillais à ses côtés. Réveiller était un bien grand mot, je n'avais pas fermé l'oeil de la nuit. Je dormais peu d'ordinaire, mais là, impossible de me calmer et de trouver le sommeil. Même après lui avoir fait l'amour encore une fois après le canapé, même après ses tentatives de massages. On avait passé une partie de la nuit à se regardait dans le blanc des yeux. Je l'avais supplié de ne pas intervenir, que c'était mon devoir, mon rôle, et que je ne voulais pas qu'elle l'approche, que c'était à moi seul de gérer la situation. Elle avait peur pour moi, elle ne le disait pas, mais je le savais, parce qu'elle avait peur de lui. Je savais qu'elle me faisait confiance, mais il n'en restait pas moins qu'elle craignait Liam et qu'il avait été son alpha pendant tellement d'année, ça laissait des traces. Et même si c'était compliqué, même si il fallait le faire, elle tenait à lui. Et je ne pouvais pas en être fâché, même si au fond de moi, j'étais inconsciemment jaloux. Elle avait, d'une certaine manière grandit avec lui. Il l'avait pris sous son aile dès ses 15 ans, tout fait découvrir à 17 ans. Elle avait passé sous silence quelques détails, mais je savais tout de leur histoire. Et elle respectait Liam, pour ce qu'il lui avait apporté, même si elle ne l'aimait plus comme avant, même s'il avait dépassé les bornes, s'il l'avait blessée et humiliée. Il lui avait offert asile, protection, meute, et malgré sa rébellion, il ne l'avait pas renié. C'était à prendre en considération. Je savais ce que ça impliquer d'être un paria pour sa famille, sa meute. Ma mère en avait souffert jusqu'à sa mort, terrorisée de nous laisser seul et sans famille Saoirse et moi. Liam avait eu ce respect envers Reagan. Mais hélas, je devais remettre les pendules à l'heure. Liam nous mettait en danger en se pointant au boulot fou de rage. Je devais lui faire passer un message clair, assez pour qu'il arrête de venir l'ennuyer, qu'il la lâche, qu'il me la laisse officiellement. On allait se battre, c'était indéniable. J'avais promis à Reagan d'essayer au moins de parler en arrivant. Mais au fond de moi, je savais que ça ne serait pas possible, je m'étais préparé à cette éventualité.

On passa sous la douche ensemble, je jouais avec le savon sur son corps. Un moment vaporeux, en dehors du temps. Cette vie là, on l'avait mérité. Je ne m'en lasserai jamais. J'embrassais ses lèvres épargnées par la mousse et la serrais contre moi, nos corps glissaient.

"Ça sera déjà un problème de moins. Je n'ai pas peur tu sais ? C'est clair pour toi, pour nous. Il faut juste que ça soit clair pour lui. Il faut régler ça avant que ça dégénère, d'accord beauté ? Ne t'inquiète pas. Je t'aime." Je l'embrassais de nouveau. Je savais qu'elle se sentait désolée de m'imposer tout ça. Mais je l'avais voulu, je l'avais su, le premier jour, dès que j'avais senti l'odeur sur elle, dès qu'elle m'avait parlé de lui. Je lui avais dit que je serai une ombre. A présent elle était dans ma lumière, je l'avais tiré dans le rand qu'elle méritait. Mon alpha. On se prépara et on transplana directement à sa boutique.

Très rapidement les odeurs du mâle s'infiltrèrent dans mes narines, faisant dresser mes poils. Je me sentais hostile avant même de le voir. Lui m'avait vu, je me retrouvais propulser avec force contre un mur qui s'effrita sous l'impact, j'en eus le souffle coupé. Pas le temps de réfléchir, ni de parler du coup. C'était partit... Il me cogna une première fois, et je répliquais. Les coups vibraient dans nos cages thoraciques, résonnant dans la boutique. Je commençais déjà à sentir le goût métallique si particulier du sang dans ma bouche.

Le bureau éclatât quand on s'explosa dessus. On roulait au sol, alternant les coups de poings, les prises pour s'étrangler. J’assénais un coup de coude dans son visage, j'avais touché le nez, le sang qui gicla sur mon visage en était la preuve. Il redoubla de rage, et il abattit son poing dans mes côtes, vu le bruit et la douleur, il en avait cassé une. J'étouffais un gémissement. Nos yeux étaient fous, nos regards sauvages. Tous mes instincts étaient présents, on était deux loups, les sorciers étaient mis de côté car ni lui ni moi utilisions la magie. Je sentais mon loup étonnant serein. Le duel était rude, on était à force égale, personne ne prenait le dessus, mais les coups étaient violents, terribles. On semblait partit pour un combat à mort, parce qu'aucun de nous voulait se soumettre.

Il frappa dans le ventre, je crachais du sang. Je répondis d'une symétrie parfaite. Alors qu'on se relevait épuisé tous les deux, à se jugeant du regard, analysant nos mouvements, je le vis tentait une approche vers Reagan, je fonçais sur lui. Hors de question qu'il la touche ! On se retrouvait une nouvelle fois au sol. Je sentis ses mains autour de mon cou. Il était enragé et mes tentatives de défaire ses mains autour de ma gorge restaient vaine. J'entendais les filles hurlaient derrière nous. Dans un élan de survis, j'appelais mon Patronus, projetant Liam derrière son bureau, il se redressa sans difficulté, ses yeux d'un ambre flamboyant, une pilosité plus prononcée, il...allait se transformer. Je serrais mes poings, prêt à affronter une bête sauvage et plus un homme.

Mais avant que cela ne se fasse, les filles s'interposèrent. Je reconnu alors la femme présente depuis tout ce temps dans la boutique. Elisabeth Hiilos, la médicomage du Centre de Soin des Insurgés, le lieutenant d'Aamos. La louve dont m'avait parlé Saoirse. Je sentis les doigts de Reagan sur mon visage, essuyant du sang qui me tombait sur les yeux, ne décrochant pas mon regard de Liam. Je respirais fort et chaque respiration était douloureuse, la côte avait du perforer un poumon. Liam n'était pas beau à voir non plus. Je ne savais pas comment aller finir cette histoire, ni lui ni moi voulions céder du terrain. Aucun de nous deux baisserions la croupe devant l'autre. Il était fort. Je l'étais tout autant visiblement.

Elisabeth sembla lui arrêter le saignement et lui remettre le nez en place. Elle se tourna - furieuse - vers moi. Elle commença à vociférer à mon encontre. Je passais devant Reagan, l'écartant dans mon dos.

"Vous allez arrêter ça oui, vous vous comportez comme des....des.... pfff peut importe ! C'est pas ici qu'il faut se battre !! Vous vous entretuez pour des stupidités alors que..." Je lui coupais la parole.
" Oooh je t'en pris Elisabeth, ça ne te concerne pas, ça ne te regarde pas !
" Pardon ?!" La louve s'approcha de moi, l’œil noir, ses mains pleines du sang de Liam. Elle puait d'autant plus comme ça.
"Ça ne me concerne pas ?! Tu te fiches de moi Parkinson ? Tu mets en danger MA communauté, il y a làbas dehors des gens qui n'attendent que ça, des faux pas et tu estimes que tout ça ne me concerne pas ?"
"Arrête ton char Elisabeth, tu saisis rien à la situation ! Sors d'ici et me parle pas de communauté ! Je suis Auror !" Ses yeux s'embrassèrent et elle avança d'un pas de plus vers moi, je me tendis devant son corps menaçant, laissant à peine échapper une grimace de douleur en bougeant mon diaphragme. Je ne frapperai pas une femme, mais son comportement m'agaçait fortement, ça et certainement le fait qu'elle empestait l'odeur de Liam. Ils étaient quoi ? Ensemble ? De quoi se mêlait-elle ? Je m'étais déjà pris la tête avec cette louve, au Centre de Soin au sujet de Lena et Gabriel, elle faisait partit de ceux qui étaient contre la tentative de Lena pour récupérer l'esprit de Gabriel. Elle voulait le débrancher et heureusement qu'on avait été plusieurs à l'en empêcher. Depuis nos rapports étaient tendus. Et là, de savoir en plus qu'elle était en présence de ce Liam, ça me foutait une rage sans nom.

"T'es Auror hein, oui, justement, parlons en ! Sauver la veuve et l'orphelin, ça va cinq minutes Parkinson ! Tu étais où dis-moi le jour de la Lune Rouge ? Le jour où j'ai ramassé les notre à la petite cuillère ? Ou étais-tu quand j'ai soigné ta sœur qui elle s'est battue à nos côtés ?!" Mon sang ne fit qu'un tour, je fonçais sur elle, m'arrêtant à quelques centimètres de son corps, les narines fumantes, la mâchoire tendue, comme le reste du corps.

De quel droit se permettait-elle de parler de ma sœur ainsi ? Je culpabilisais déjà assez de cette nuit. Mais elle ne comprenait pas l'enjeu, en tant qu'Auror je ne pouvais pas m'impliquer autant qu'eux dans l’Insurrection, si j'étais vu, si on me reconnaissait j'étais grillé du Ministère. Et j'avais besoin de garder ma place pour avoir un certain avantage.

Hiilos était qu'une gamine capricieuse qui ne voyait que le bout de son nez, qui traînait avec la racaille de vampire de Tobias, monsieur je prends les gens de haut et je suis meilleur que tout le monde. Et qui maintenant se faisait mousser parce qu'il avait pris la place de leur chef au QG. Et maintenant ce Liam !


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"Je dois maintenir le calme avant la tempête. Ouais ma vie est ce pour quoi je me bats. Je ne peux scinder la mer, ne peux atteindre le rivage. Et ma voix devient une force conductrice. Je ne laisserai pas ça me faire chavirer."

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Elisabeth Hiilo
UMS 1ère Année


4 Mars 2020 - Boutique de l’Apothicaire

Ça faisait presque un mois que je voyais Liam régulièrement. N'allez pas croire n'importe quoi. Ça ne voulait rien dire ! Je le voyais parce qu'il était un excellent apothicaire, qu'il s'y connaissait infiniment plus que moi en plantes magiques et que son savoir était inépuisable, tout comme son aide. Effectivement, le fait qu'il était séduisant m'arrangeait bien. Disons que c'était plus agréable comme collaboration. Il avait une façon de se mouvoir, de faire, d'agir... il était terriblement attractif. Tout son corps transpirait la force, la puissance. Je n'avais rien dit sur sa transformation la dernière fois, faisant mine que je n'étais pas impressionnée. Pourtant je l'étais, ma louve l'était. Il était un loup de base, toute son essence était intense. Il était né loup-garou, j'avais bien senti qu'il n'avait pas été victime d'une transformation. Et il se transformait. Il était...unique. J'en avais dit très peu sur moi, mais il savait pour l'attaque de ma mère et moi à mes 11 ans. Je n'étais pas née louve, je l'étais devenue. J'avais eu du mal à l'accepter. Mais je l'avais fait, et aussi fou qu'il puisse le penser, je l'avais pleinement accepté grâce à un vampire : Samuel.

Quand on allait dans les bois tous les deux, je faisais attention de rester à bonne distance de lui, je sentais ses regards sur moi et je refusais ce petit jeu. Enfin, je me refusais à répondre à son petit jeu surtout. Je parlais peu de ma famille. Tobias, Ludwig. Parce que je savais que ça ne lui plairait pas que je parle de vampires. Et c'était pareil à la maison, je ne parlais pas de lui. Liam était mon petit jardin secret. Je me sentais bien avec lui. Il était très sauvage au fond, et j'aimais le voir agir dans les forêts, c'était chez lui, plus que chez moi. Et il m'apprenait à être plus louve que je ne l'aurai pensé. Il essayait de m'apprendre quelques codes sociaux, mais je l'agaçais, parce que je n'écoutais pas correctement, parce que je n'appliquais pas à la lettre ses recommandations. Mais il était marrant lui, c'était si naturel à le voir faire. Et puis, j'avais peur. Peur de lui, de ce qu'il pouvait m'offrir. Peur de ne pas le mériter, peur de tout perdre. Peur de ce que ça pourrait me faire, si je lui cédais, je sentais qu'il n'y aurait aucun retour en arrière possible, je le sentais au fond de moi.

Je ne lui parlais jamais de Manen, même s'il devait à présent sentir son odeur sur moi. Ma fille, ma vie. Je ne lui en parlais pas, tout simplement parce que je n'étais pas prête à le perdre. Je ne voulais pas le repousser, parce qu'au fond de moi, il me faisait du bien. Ca faisait des siècles qu'on ne m'avait pas fait la cour, que je ne m'étais pas sentie belle, sentie femme, louve. Au QG personne ne m'approchait parce qu'ils semblaient me redouter et aussi parce que Tobias traînait toujours dans le coin. Mais je m'en voulais, parce que lui, Liam, il croyait à tout ça. Lui, il disait qu'il savait pour nous. Mais moi, je pouvais pas lui offrir ce qu'il voulait. J'étais pas la bonne, il se trompait. Il méritait mieux. Qu'est-ce qu'un alpha irait s'amouracher d'une louve déjà maman, déjà abîmée, avec des frères vampires ? Elle était là aussi la question, est-ce qu'un jour je pourrai quitter Tobias et Ludwig ? Je les aimais tellement. Pourtant Liam était un avenir qui me faisait de l'oeil. Alors voilà pourquoi je gardais mes distances. Je ne voulais pas m'attacher, pourtant nos rencontres étaient de plus en plus fréquentes.

Aujourd'hui j'arrivais dans sa boutique pour venir récupérer une commande et peut-être même partir avec lui chercher ce qu'il manquerait. Depuis quelques jours il était tendu, et l'odeur de sa bêta était de plus en plus forte, ce qui me mettait de très mauvaise humeur. Déjà parce qu'il l'était aussi, et aussi parce que je ne supportais pas qu'il la sente. Soit disant il n'y avait plus rien entre eux ? Mais je n'avais rien à dire, je ne disais rien, je rongeais mon frein, même si je devenais plus piquante avec lui. Peut-être que ça l'amusait, ma jalousie ? Pas moi. Ca ne m'était jamais arrivée. Je n'avais rien à dire parce que je le voulais bien, parce que je refusais d'être celle qu'il voulait, alors quelle légitimité avais-je pour être jalouse ? Aucune.

J'étais en train d'écouter attentivement ses recommandations pour une plante délicate. "Tu ne vas toujours pas me dire pourquoi tu es aussi nerveux ? J'ai encore fait quelque chose de mal là, dans tes règles ?" Je soupirais à peine. Est-ce que son humeur avait un rapport avec elle ? Sa bêta ?

On passa à l'arrière de sa boutique. Je n'aimais pas passer à l'arrière de sa boutique. On était trop près. Son odeur, son regard. C'était trop. Je plantais mes yeux dans les siens, un sourire en coin avant que mon visage ne s'assombrisse en regardant son expression. Je sentis l'air quelques secondes après lui. Il fonça comme l'éclair et j'entendis un bruit de fracas. Je sortis rapidement de l'arrière boutique et tombais sur un carnage. Je relevais mes yeux sur elle. La bêta. Je reconnaîtrais son odeur entre mille. Et ça me tendait. Je la fusillais du regard, qu'est-ce qu'elle était venue faire là ? Défier Liam ? Je connaissais rien à ces conneries. Et qu'est-ce que foutait Parkinson ici ? Putain il était dans tous les coups celui là ! Est-ce qu'il venait arrêter Liam ? Est-ce que cette femme avait parlé de je ne sais quoi, et était venue trouver Parkinson pour qu'il l'embarque ? Ma louve était dingue, instinctivement dingue, tous les signaux étaient là. Et c'était tellement fort que la femme que j'étais était prête à tout pour qu'il n'arrive rien à Liam. J'étais prête à avoir encore ce geste, malgré lui, de transplaner, à le protéger si ça devait déraper. Tout se passait très vite. Je sentais la louve en face de moi avoir peur. Et je commençais à comprendre un peu. Je n'étais pas sûre. Mais ce pourrait-il que Parkinson et elle...? J'avais envie d'intervenir, mais je sentais sous ma peau que ce n'était pas mon combat, c'était ridicule. Vraiment.

Ils m'agaçaient. Ils étaient fort tous les deux. Leur place n'était pas à se battre l'un contre l'autre, mais les deux ensemble contre les Purificateurs. Quel gâchis. Oh ça oui Liam me devrait des explications. Je devais rester là, sans broncher, le regarder se faire exploser le nez, sans bouger. Parce que quoi ? J'enrageais. Je bouillonnais et la femelle bêta aussi. Mon coeur faisait l’ascenseur émotionnel. Je retins ma respiration quand Liam avait ses mains autour du cou de l'Auror. Je m'avançais d'un pas. Il n'allait pas faire ça ?! Il n'allait pas le tuer ?! Ce n'était pas possible... Et la bêta ne bougeait pas, pourquoi elle ne bougeait pas ? Est-ce que je devais bouger moi ? Alors que j'allais agir, je vis Liam propulsé à travers la pièce par un loup argenté. Je m'avançais vers lui. Et je le sentais, je le voyais aussi, il était à ça de se transformer. NON pas ici ! CA SUFFIT ! STOP !

Et visiblement l'autre fille en avait aussi marre que moi. Je m'interposais et fis face à Liam. J'en avais rien à faire, ses règles, ses codes. C'était plus fort que moi. Ca grouillait dans mon âme. Mais regardez le ! Le visage en sang, le nez ruisselant et tordu. Vas y fait moi les gros yeux idiot ! Droite, gauche, je bougeais en même temps que lui, bloquant son passage. T'arrive même pas à respirer correctement abruti, avais-je envie de lui crier au visage. Je calais un main sur son torse et avec l'autre je tentais de toucher son visage. Il se recula, une fois, deux fois. Abruti ! Je persistais, faisant à mon tour les gros yeux. Ma main se mit à courir sur son visage, j'avais l'impression d'amadouer et d'apprivoiser un Hippogriffe. Elle remonta le long de sa mâchoire tendue, serrée, et remonta sur son nez.  Il céda enfin. J'attrapais ma baguette et arrêtais le saignement. Puis je plaçais mes deux mains sur son nez et remis la fracture en place. On verra plus tard pour le reste. J'étais furieuse. Contre lui, contre le guignol derrière. Je me retournais sauvagement pour faire front.

"Vous allez arrêter ça oui, vous vous comportez comme des....des...." Des animaux, oui des loups ! Satané loups alpha ! Macho ! Tsss ! "...pfff peut importe ! C'est pas ici qu'il faut se battre !! Vous vous entretuez pour des stupidités alors que..."

Il me coupa la parole. Comme au Centre de Soins. C'était le même. J'analysais ses mouvements. Il avait une côte cassée. Bien fait ! Sa respiration était sifflante, un poumon touché. Tant mieux. Bon, au fond de moi, je savais qu'il n'était pas en danger. Déformation professionnelle. En tout cas rien qui ne céderait pas avec une potion ou un sort. Mais tant mieux qu'il ait mal. Il faisait son speech, me prenant de haut. C'était un auror et alors ? Il faisait quoi actuellement pour les siens ? Il se pavanait avec elle là ? Je lui lançais d'ailleurs un regard mauvais, je la voyais s'approcher. Vas y ma belle, avance plus près et je te jure que c'est eux qui vont devoir nous arrêter.

Oups j'avais dit la phrase de trop. Parkinson vola vers moi, furax. Pourtant je ne pliais pas, je ne reculais pas. Vas y Wolfgang, cogne, mais alors cogne bien et qu'une fois, parce que sinon ça va mal se passer pour toi !



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Es-tu heureuse dans ce monde moderne?

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Wolfgang A. Parkinson, Elisabeth Hiilos, Liam Braeden & Reagan Cavanaugh

J’ai tellement appréhendé cette rencontre. Et lui aussi. On a été tendu toute la nuit. Et pas toujours dans le bon sens du terme. Il avait fallu qu’on parlemente des heures. Il ne veut pas que j’intervienne. Facile à dire, je sais que c’est « comme ça », que ce sont les règles de la meute. Mais tout de même. C’est quand même moi qui ai pris la décision de partir. J’ai accepté de le laisser faire son rustre, il a accepté d’au moins essayer de discuter. J’ai confiance en lui, bien sûr. Et je sais qu’il n’a pas peur. Moi j’ai peur. De tout un tas de choses. J’ai entrelacé mes doigts aux siens, inspiré un grand coup. Et on a transplané.

Et ça va beaucoup plus vite que ce à quoi j’aurais pu m’attendre. Je distingue à peine Liam se jeter sur Amadeus et le bruit de l’impact me fait sursauter. Mes poils se hérissent d’un coup, je retiens ma respiration. Bordel, bordel, bordel. Les coups pleuvent déjà, férocement, de part et d’autres. Bon, je suis bonne pour retravailler le concept de discussion. J’ai déjà assisté à des combats entre loups, mais là ça prend une toute autre dimension. D’une part parce qu’ils ont forme humaine – ce qui n’entache rien à leur puissance – et que parmi eux, il y a mon compagnon. Je reste à observer leur lutte, terrifiée, contrariée de devoir ronger mon frein, de ne pas pouvoir intervenir. Mais je sais que ça ne se fait pas. Je dois le laisser mener ce combat. C’est mon alpha et intervenir serait offensant. Mais voir l’homme que j’aime se faire cogner c’est… insupportable. J’ai la rage au ventre. Ma louve grogne. Et en même temps, je n’arrive pas à me réjouir complètement quand Amadeus reprend l’ascendant. Parce qu’en face, c’est Liam. Et ce n’est pas n’importe qui…

Je remarque alors une autre femme dans la pièce. Evidemment, je reconnais immédiatement son odeur. Alors c’est elle ? Elle pue. Et en plus, il les prend au berceau maintenant. Je la toise du regard, avant d’être inquiétée par le fait qu’Amadeus crache du sang. Bordel, bordel. Je tremble intérieurement, mais je serre les poings pour ne rien laisser transparaitre extérieurement. Quand je vois Liam vouloir s’approcher de moi, je suis prête à en découdre. Qu’il ose seulement ! Mais Amadeus a réagi avant moi et tous d’eux roulent au sol. Toutefois là… là ça dégénère. Je vois les mains puissantes de Liam autour de la gorge d’Amadeus et là, je ne peux retenir un hurlement, en même temps que l’autre fille. Ça ne mérite pas une mise à mort ! Tout le monde veut notre mort, il n’est pas question de les laisser s’entretuer. Tout s’enchaine : Patronus, violence, et… Oh bordel, non Liam, ne fait pas ça ou j’te jure que…

« Stop ! »

Je me place devant Amadeus, attrapant son visage pour l’obliger à me regarder et m’assurer que tout va relativement bien. Mais c’est qu’il est têtu, et il ne décroche pas son regard de Liam. Peu importe. Il est couvert de sang, bordel. J’essuie son visage, paniquant intérieurement du son de sa respiration.

« Mo mac tire, arrête, ça ne sert à rien. Tu t’es bien battu - et tu étais super sexy-, il faut maintenant qu… »

Que rien du tout, l’autre nana se met à gueuler et Amadeus, qui n’a pas quitté son instinct primal, me replace derrière lui. Bon sang mais qu’est-ce qu’il croit ? Que j’ai peur d’elle ? Qu’elle risque de me faire quoi que ce soit ? Et de quoi j’me mêle d’abord ? Ce ne sont pas des stupidités, c’est un combat pour l’honneur… Elle… elle n’y connait rien, c’est ça ? Il s’est dégoté une louve qui n’y connait rien ?

Elisabeth ? Alors là, je suis sur le cul. Il la connait ? D’où il la connait ? Je la regarde méchamment, tout en essayant de comprendre son baragouin. D’où elle l’appelle Parkinson ? Ouais bon, c’est son nom, et alors ? Et d’où il mettrait en danger « sa » communauté ? Elle veut me faire croire qu’elle a une meute ? Allons donc, n’importe quoi ! Quand elle ose faire un pas de plus vers lui, je suis prête à aller lui entarter sa sale tronche… C’est sans compter sur Amadeus, qui fait une nouvelle fois barrage de son corps. Oh allez mo mac tire, range tes principes et défonce-la !

D’instinct, je jette un regard assassin à Liam. Qu’il n’envisage même pas de s’en mêler. Je suis louve, certes, mais sorcière aussi, et je n’aurai aucun scrupule à me servir de ma baguette. On se jauge du regard lui et moi. Je sens toute sa haine à mon égard. Ce n’est pas ce que j’éprouve. Du moins, pas envers lui, mais cette fois, je ne cèderai pas, et il doit le comprendre. Je continue d’écouter cependant et je ne comprends toujours rien. Lune Rouge ? Les nôtres ? Saoirse ?

Je sens la tension et la colère d’Amadeus et cette fois, je bondis sur Elisabeth, dans un mouvement symétrique à celui de Liam qui se jette sur Amadeus. J’attrape son cou, elle me griffe au visage. Très bien… Un coup e pied et je la fauche, la faisant tomber au sol. Elle me tire les cheveux, j’agrippe son haut et alors que je m’apprêtais à cogner encore plus forte sur cette miss je sais tout, je me sens attrapée par la gorge et propulsée en arrière. Je vois alors la masse, le regard noir.

« J’aurais dû te tuer quand tu m’as défiée !
- Vas-y, je suis droit devant toi ! »

Et là… on entend la clochette de l’entrée de la boutique, et tous nos regards se tournent, dans un même mouvement, vers l’intrus. C’est un pauvre type aux cheveux grisonnants, un peu bedonnant, qui n’a pas l’air de comprendre ce qui lui arrive. Il faut dire qu’on doit être beaux vus de l’extérieur.

« Petrificus totalus ! »

Il y a un moment de flottement entre nous tous. Je lette un regard noir à tout le monde. Pas question de bouger ! J’approche du type que j’attrape par le bras et je le tourne, pour qu’il regarde la porte.

« Oubliette »

Et je le renvois à l’extérieur, avant de nous enfermer et de faire face de nouveau aux trois autres. La louve grogne, la femme est énervée, la sorcière à deux doigts de régler les problèmes.

« Maintenant… on parle. »

black pumpkin

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L'amour d'un père est plus haut que la montagne.
L'amour d'une mère est plus profond que l'océan



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Wolfgang A. Parkinson, Elisabeth Hiilos, Liam Braeden & Reagan Cavanaugh

J’enrage, depuis trois jours j’ai envie d’absolument tout défoncer. Depuis plus longtemps en fait, quand je suis rentrée et que j’ai vu qu’elle n’était plus là, quand j’avais déboulé au ministère… Mais alors là… Depuis que j’ai senti son odeur… leur odeur… depuis que ça sent la sueur et le stupre sur MON palier, près de MON appartement, au-dessus de MA boutique… Je jure que je vais leur faire payer. Que je vais leur passer l’envie de me défier. Comment a-t-elle pu faire ça ? Je lui ai tout donné, je lui ai tout pardonné ! Je la protégeais ! Et voilà ses remerciements ? Elle se tape un Alpha ! Sur MON territoire ?! Cette fois, un tel affront ne peut pas rester impuni. Alors je suis allé à son boulot, tous les jours. Pas pour la ramener de force, non. Ça c’est fini, brisé comme sa baguette. Mais pour la punir, comme elle le mérite. Elle et son… son plan cul ! Stupide louve en chaleur !

Et à cause d’elle, je ne parviens pas à savourer la présence d’Elisabeth. Pourtant, Cela fait plusieurs semaines que nous allons faire la cueillette ou chasser ensemble dans la forêt. Plusieurs jours que je lui inculque avec plaisir les valeurs et les lois de notre race. Elle n’est pas née louve, mais cela n’a pas d’importance pour moi. Je sais qu’elle sera parfaite. Il suffit de lui montrer à quel point notre race est belle. Je sais aussi qu’elle commence à comprendre et je me plais à lui tourner autour parfois, ou à l’admirer jusqu’à ce qu’elle rougisse ou détourne le regard. Je veux qu’elle sache que je n’ai aucun doute. Je veux qu’elle sente que je lui fais l’amour en la couvant des yeux. Et ce, en dépit de tout ce qui se passe.

J’essaye de me concentrer, de lui expliquer comment entretenir et exploiter une plante, et elle me perce à jour. Je lui jette un regard. Oh Elisabeth… Ne vois-tu donc pas l’évidence ? Je soupire.

« Ne parlons pas des choses qui fâchent veux-tu ? Toi, tu n’as rien fait de mal. »

Je sais que je suis désagréable depuis quelques jours. Leur faute à eux aussi ! Reagan ne pouvait pas se contenter d’être ma bêta ? D’hériter de la meute en cas de problème ? Non, il a fallu qu’elle fasse venir son… gigolo chez moi ! Enfin, au-dessus de ma boutique. Je sens déjà que je me crispe rien que d’en parler.

Je plisse le nez. Cette odeur ! Merde ! Il a osé se pointer ici ! Cet alpha de mes deux va me le payer, et très cher ! Je le choppe immédiatement pour l’envoyer valser contre le mur opposé, avant de fondre de nouveau sur lui. Oh, je sais qu’elle est là… Elle va pouvoir se rendre compte de ce dont je suis capable quand on me manque de respect comme ils l’ont fait. Elle va voir où la mène ses idées de grandeur, de devenir Alpha. Elle va constater à quel point il n’est qu’un Alpha de pacotille. Je cogne, parce que c’est tout ce qu’il mérite. Il réplique, enfin. Je dois reconnaitre qu’il frappe dur, ce con. Les dégâts sur ma boutique ne m’arrêtent pas. Le sang qui perle et qui m’arrache un grognement quand il m’explose le nez me fait à peine reculer. Il croit vraiment pouvoir me battre ? Moi ? Alors qu’il n’est... qu’un demi-loup ? Je ne fais qu’un avec le loup en moi. Je suis lui, il est moi, et notre honneur à tout deux a été bafoué, et nous exigeons réparation. Alors les coups pleuvent, dans une fureur toute animale.

Quelques secondes de répit. Je le regarde. Il et fort l’enfoiré. Ça n’en rend le combat que meilleur. Mais il n’y a pas qu’avec lui que j’ai un problème. Lui, il m’a pris ma bêta. Reagan. Je fais un pas vers elle mais son preux chevalier revient à l’assaut. On roule au sol, et j’empoigne son cou. Bordel, mais tu vas apprendre le respect ! Il faut croire que non. Un patronus hein ? Il veut jouer à ça ? A sortir son faux loup ? Bien, il va voir ce qu’est un vrai loup… Je me prépare à me transformer quand je vois Eli face à moi. Je grogne. Voilà une règle que je vais devoir lui apprendre. On n’interrompt pas un combat entre deux alphas. Je décale ma tête pour voir les deux crétins, pour qu’elle ne me touche pas. Je suis en plein combat bon sang ! Je grogne, mais elle n’en a cure. Fichu caractère. Je sens sa main, elle ne m’apaise pas. Malgré tout elle me soigne, tandis que je vrombis de colère.

Je gronde encore plus quand il ose lui parler sur ce ton. Pour qui se prend-t-il ? Elle sera MA compagne, il n’a pas à adopter ce langage avec elle. Qu’il parle ainsi à Reagan s’il le veut, mais pas à Elisabeth. Ils… ils se connaissent ? Pourquoi ils se connaissent ? Je ressens subitement une pointe de jalousie, tout juste contrebalancée par la splendeur d’Elisabeth défendant sa meute. Alors il n’est pas un guerrier, mais il envoie sa sœur se battre ? Grandiose, Reagan, tu as bien choisi…

Et là, je vois rouge quand il ose l’approcher. Je l’attrape pour lui faire payer ce manque de respect envers ma future Alpha.

"Je t'interdis de ne serait-ce que respirer son odeur !"

Et je me rends compte que… Bordel ! Elle ose toucher Elisabeth ? Je me relève, l’attrape par le coup pour l’envoyer loin du corps de ma compagne… future… compagne.

« J’aurais dû te tuer quand tu m’as défiée !
- Vas-y, je suis droit devant toi ! »

Elle est sauvée par le gong, c’est le moins que l’on puisse dire. Le temps se fige, alors qu’elle règle ça. Est-ce son regard ou autre chose, toujours est-il qu’on ne bouge pas, si ce n’est que je me suis instinctivement rapproché d’Elisabeth.

« On parle… Qui a brisé l’alliance du chêne blanc et du chêne rouge, dis-moi ? Je t’ai protégée, je t’ai donné une meute. C’est le bordel dehors et toi tu l’abandonnes ! Tu veux ta meute, Reagan ! Va ! Dégage de ma boutique ! Et toi aussi ! tu n'as rien à faire chez moi !
- Faut savoir ce que tu veux bordel ! Tu tapes des scandales sur mon lieu de travail et maintenant…
- Vous vous êtes barrés comme des…
- Arrête ! Tu nous mets tous en danger ! Tu nous mets en danger mais tu te mets en danger ! Si tu te pointes encore au ministère, tu vas attirer l’attention sur toi et sur… laisse-moi deviner… ta nouvelle compagne ? Bonne chance – ajoute-t-elle en s’adressant à Elisabeth – il va essayer de te dresser comme il a voulu le faire avec moi. »

Et là, c’est plus fort que moi, je fonds sur elle avec la ferme intention de lui coller une gifle sonnante.

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Elisabeth Hiilo
UMS 1ère Année


4 Mars 2020 - Boutique de l’Apothicaire

Le pas en avant d'Amadeus était de trop, alors que je vis Liam fondre sur lui, la grognasse qui l'accompagnait me sauta à la gorge. instinctivement je répliquais avec mes ongles. Mais quelle garce ! Elle voulait quoi ? Que je lui règle son compte ? Elle était has-been, et...je me retrouvais lourdement au sol après un crochet du pied. Traître ! Gamine ! Bon pour le coup je l'étais aussi. Je remontais mes yeux furieusement sur elle. Quelle... Je me redressais et tirais sur ses cheveux qui étaient bien trop droit sur sa tête, non mais regardez là cette demi-truc ! Là c'était trop, elle attrapa mon haut et j'avais envie de lui envoyer un coup de boule direct dans sa gueule d'ange déchu, mais au moment ou je lançais ma tête vers elle, elle avait disparut, je m'arrêtais avant de frapper Liam. Qu'est-ce que ? Il l'avait éloigné de moi ! Mais mais....pourquoi il avait fait ça ? Je maîtrisais la situation, je lui rabattais son caquet et... Je le regardais lui, puis elle. De quoi parlaient-ils ? Tuer ? Défier ? De quoi... Et je compris alors ce qui était en train de se passer depuis tout à l'heure. Conflit d'intérêt, rancœur, vengeance. J'étais au milieu de leur histoire, à tous les trois. Je reculais d'un pas.

C'était pas...ma place. Je tournais ma tête vers le client, totalement paniquée. Ils gérèrent la situation. Je retrouvais un semblant de calme, un semblant de respiration dans ce calme avant la tempête. Je les observais tous les trois. Peut-être que je devais partir, les laisser régler leur compte ? C'était pas mes histoires. C'était...roooh et puis merde, je ne pouvais tout simplement pas laisser Liam, cette idiote de louve au fond de moi m'interdisait de transplaner. Reagan, il me semblait que c'était comme ça qu'il avait appelé un jour, oublieta le passant et nous enferma à double tour. Je me détendis un peu malgré l'ambiance qui régnait. Je sentis Liam venir à mes côtés, je baissais mes yeux juste pour observer le bas de son corps, incapable de le regarder dans les yeux. J'écoutais les battements cardiaques de chacun et redressais mes yeux vers Parkinson. Il lui fallait des soins. Il fallait des soins à Liam. Ils étaient blessés et c'était du gachi.

Parler ? Elle voulait parler ? Je tournais mon regard enfin sur Liam et l'écoutais. Mes lèvres tremblaient. L'alliance de quoi ? C'était du bois de baguette ça. Et j'écoutais la suite. Ooh c'était ça depuis quelque jours, son humeur. Le problème c'était Parkinson et elle. Elle avait un autre mâle et elle partait. Et ça le mettait de mauvaise humeur parce qu'ils n'avaient pas fait ça...correctement ? Des choses que j'avais encore à apprendre, à comprendre, à... Elle se tourna vivement vers moi. Wo wo wo j'étais pas dans leur truc là ! La nouvelle compagne de qui, de quoi ? DE QUOI ? J'ouvris ma bouche sous sa phrase assassine.

J'étais choquée. Je ne pouvais pas dire le contraire. Je restais coi un instant. Avait-elle seulement besoin de dire ça ? De parlait de Liam comme ça ? Me dresser ? Moi ? Oh mais elle ne me connaissait pas ! Ni ma vie, ni mon passé ! Je ne bougeais pas quand Liam lui sauta dessus. Les bras m'en tombaient. Parkinson s'interposa encore une fois. Notifiant à Liam qu'il ne lèverait plus jamais la main sur elle désormais. Je regardais Liam les sourcils fronçais. De quoi parlait-il ? Est-ce que...il avait battu cette femme ? Pourquoi me souhaitait-elle bonne chance ? Je...je n'en avais pas besoin. C'était le contraire, connaître Liam était une chance. N'est-ce pas ?

J'ouvris ma bouche, la refermais, passant une main dans mes cheveux. Je reculais de quelques pas. Me dresser ? C'était ça ce qu'il faisait ? Non, non...il n'était pas comme ça. Je le voulais, le voir, sortir dans les bois, venir à sa boutique, c'était mon choix. C'était moi qui venait le voir. Il gardait ses distances, il respectait tout ça. Il me respectait, profondément même, je le voyais dans son regard à chaque fois qu'il le posait sur moi. Il s'était battu pour moi.  Il était autoritaire ça oui, mais c'était un meneur, c'était un chef. C'était franchement un homme, comme je pouvais les aimer. Et j'en étais habituée, je vivais qu'avec des hommes. Non il ne me dressait pas, disons...pas vraiment. Il m'apprenait, ça oui, à être une louve. Une belle et grande louve, et je le voulais et j'en redemandais. Ce n'était pas lui. C'était moi. Et Elle. Je relevais mon regard sur Reagan. C'était fini. Elle n'était plus avec, de quel droit parlait-elle de lui comme ça ? La stupeur laissa place à la rage, la colère m'envahit comme une allumette qui s'embrassait. Je les entendais se crier dessus. Je n'écoutais plus. Assez... Assez ! ASSEZ ! C'était assez ! Ma louve hurlait, grognait, menaçait. Et personne ne semblait l'entendre. La seule personne qui m'avait dressé c'était Elle !

Je jetais un œil sur la porte de la boutique, fermée pas l'ancienne bêta, stores baissés. J'avais une furieuse envie de sortir, de transplaner, de partir. Mais... On ne parlait pas comme ça de Liam, on ne me parlait pas comme ça ! Elle croyait quoi la demi-louve ? Et lui là l'Auror ? Il allait arrêter de cogner sur SON loup. Parce qu'ELLE ne le tolérait plus, et personne ne l'entendait ! Je n'allais pas crier, je n'allais pas me battre, j'allais juste la laisser libre d'intervenir... Je bondis en avant LA laissant sortir. J'atterris sur mes quatre pattes face à eux, dans ma nouvelle apparence. Et j'hérissais mes poils, levais ma queue, montrant les crocs. FERMEZ VOS GUEULES !

Ils l'entendaient là ? Je claquais des dents, les babines retournées. Il avait compris lui, le demi-loup, parce qu'il me regardait férocement, s'approchant de sa compagne. Ok, la bêta était devenu alpha. Ils étaient un couple d'alpha. Et moi je n'étais pas dressée. J'étais une alpha, et Liam ne me dressait pas, il ne m'apprenait pas à le devenir, parce que je l'étais déjà. Peut-être que jadis il avait fait d'elle une alpha en se mettant en couple avec elle. Mais moi je l'étais déjà. Je tournais ma tête vers Liam, moins menaçante et me retournais vers le couple d'intrus plus menaçante que jamais.

C'était ça Liam ? C'était bien tes règles ? Tout le monde me comprenait là ? C'était clair pour tout le monde ? C'était assez de se battre ici, de se disputer alors que toute la communauté des créatures magiques était en danger, et notamment les loups ! C'était une lutte inutile ! Il n'y avait pas de territoire à se prendre ! Pas de louve à se piquer ou à récupérer. Chacun avait la sienne. Alors il n'y avait pas de combat à mener. La leçon était terminée, je venais d'y mettre fin.

Je vis dans le regard de l'ancienne bêta qu'elle avait déjà eu ce genre de vision, d'un loup qui se transforme sans lune. Mais dans le regard de Parkison, c'était autre chose. J'avançais d'un pas, puis encore un. Je la regardais elle. J'avais une envie furieuse de lui sauter à la gorge, je devrais la déchiqueter, la marquer pour son insolence ! La louve le voulait. Mais je sentais Liam s'approchait de moi, et son attraction était forte, terriblement forte. Ma louve était en transe, elle était entièrement dévouée à ce loup. Et ma partie humaine était si petite dans cette enveloppe. Je devais lutter pour garder le contrôle de l'animal.

Il avait raison, je savais, j'avais accepté. Ma louve avait accepté et j'étais en train de lutter avec elle. Comme je l'avais fait pendant des années, à chaque pleine lune. Et j'avais peur, peur de nouveau. Peur d'aimer. L'amour faisait mal. L'amour ce n'était plus pour moi. J'avais Manen, et c'était amplement suffisant. Pourtant ma louve se sentait encore fertile et ouverte à l'éventualité de procréer de nouveau. Mais non, elle ne pouvait pas avoir tout l'ascendant sur moi. Pour se faire, il fallait que l'humaine le veuille aussi. C'était peut-être une erreur. Je devais arrêter de venir ici. Je devais arrêter de le voir. Il s'était encore battu pour moi aujourd'hui. Peut-être que je m'étais aussi battue pour lui aussi, c'est vrai. Il allait encore y voir un signe, une preuve. Et j'allais finir par le briser. Pourquoi ne partait-il pas ? Pourquoi s'acharnait-il à me roder autour ? Comment faisait-il pour savoir tout ça ? Sur moi ?

Le silence se rompit quand Parkinson prit la parole. "Tu devrais reprendre ta forme Elisabeth, avec les Lois, que si des Puri..." Je grognais ! Il allait arrêter de me donner des ordres oui ! J'avançais d'un nouveau pas menaçant vers lui et je vis sa baguette se tendre vers moi alors que j'approchais son homme. Je me tournais vers elle vivement. Ferait-elle ça ?!


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Es-tu heureuse dans ce monde moderne?

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Wolfgang Amadeus Parkinson
Auror, 24 ans


Boutique de l'Apothicaire - 4 Mars 2020 -

Je me raidissais et attrapais à mon tour le loup par le col alors qu'il me sommait de ne pas respirer l'odeur de sa louve. "Il en va de même pour toi ! Comme ça c'est clair pour nous deux !" C'était fini tout ça, toutes ces conneries. Ma respiration était sifflante et je le vis bondir sur Reagan l'attrapant et la balançant plus loin, j'interceptais ma louve et la rattrapais dans mes bras, gémissant une seconde quand ma cote s'enfonça un peu plus. Liam fonça vers nous, enfin vers elle. Je me dressais et me positionnais à côté. Mon loup grognait instinctivement devant ses mots. La tuer ? Il l'a menacé de mort devant moi ? Ben voyons ! Reagan bouillonnait je le sentais à côté de moi, mais elle faisait preuve d'un courage immense et je l'admirais pour ça. Elle défiait celui qui plus tôt lui faisait peur.

Un intrus posa la situation quelques minutes, alors qu'on était à deux doigts de partir dans une dispute, tout le monde fit silence, je regardais Liam dans le blanc des yeux. Mon nez frémissait de haine pour cet homme. C'était peu évident pour moi de ressentir une telle émotion, j'en côtoyais plein des alpha, mais je n'avais encore jamais éprouvé autant de sentiment négatifs sur eux que sur lui.

Reagan revint sans le client, pour parler. Comme elle aurait voulu faire depuis le début. Non, il avait tout faux. Elle n'abandonnait pas sa meute, au contraire, elle en récupérait une plus grande. Elle luttait pour tous, pas seulement pour les créatures magiques. Et sa baguette là, ce dont il parlait, l'alliance du chêne blanc, du chêne rouge, si elle s'était brisée c'était un signe. Il fallait qu'il raccroche, qu'il passe à autre chose, il était redondant. C'était qu'il était temps. Je ne disais rien, Reagan avait besoin de parler, pas moi pour l'instant. Il avait en travers l'autre jour, et au fond, je ne pouvais que le comprendre, mais certainement pas le plaindre. Il avait l'air d'avoir la tête dure, et il lui avait bien fallu ça pour comprendre, même si c'était insultant pour lui, il fallait qu'il descende de deux étages ce loup de mes deux;

Tout bascula de nouveau et je bloquais le bras de Liam qui se dirigeait vers Reagan. Je le repoussais. "Arrête toi là ! Tu ne lèvera plus jamais la main sur elle. L'avoir marqué un jour ne te donne pas le privilège d'en faire ce que tu veux. Elle est avec moi maintenant. Que tu l'encaisses pas, j'en ai rien à foutre, mais tu ne la touchera plus jamais ça je te le jure." Je bombais mon torse, même si la douleur était lancinante derrière ma poitrine et je m'avançais d'un pas vers lui. Il ne me faisait pas peur, même si je devais morfler encore. J'étais coriace et j'encaissais. J'encaisserai encore s'il le fallait et il pouvait le voir dans mes yeux.

"Je veux pas ta meute, je veux pas ton territoire. Tout ça j'en ai que faire. Je m'en fous même bien de ta gueule. C'est elle. C'est elle que je veux. Autrefois tu l'as choisi. Ça n'a pas marché. Maintenant c'est moi. C'est mon alpha, et c'est à moi de la protéger. Si tu veux te battre encore, OK, mais tu la laisses, tu la lâches ! Si tu as des comptes à lui rendre, tu passes par moi directement maintenant..." Je sentais que ça ne lui plaisait pas, il était à deux doigts de recraquer. Bien, je serrais mes poings, prêt à en découdre de nouveau. Reagan avait son mot à dire, je le savais, mais j'avais eu besoin de dire ça, de clarifier pour moi. Qu'il ne l'entende pas que de sa bouche. J'étais un alpha, je lui parlais comme il se devait.

Ça commençait à crier de nouveau, on sentait les tensions de chefs, de dominants. Aucun de nous trois ne voulaient plier le genou. Je vis alors une louve blanche bondir vers nous, tous crocs dehors, menaçante. C'était quoi ce bordel ? Elisabeth ? Oh j'en avais déjà entendu parlé. Je savais même par exemple que certains demi-loup, comme Aiden, s'était transformé une fois dans leur vie, mais je ne l'avais encore jamais vu de mes propres yeux. Juste entendu les légendes de Sko. Alors Elisabeth était capable de transformation sans pleine lune ? J'étais, il fallait le dire complètement subjugué et admiratif. J'aurai aimé être un loup, un vrai, l'animal. Toujours était-il qu'elle était furieuse et que je ne savais pas interpréter ses intentions. Je m'approchais de Reagan, prêt à filer s'il le fallait. Mais Elisabeth risquait gros en plein journée de se dévoiler ainsi...

"Tu devrais reprendre ta forme Elisabeth, avec les Lois, que si des Puri..." Elle grogna de plus belle. Putain de bonne femme ! Je regardais Liam, l'intimant du regard. Il n'allait rien faire ? J'avais agacé la louve blanche qui s'avança vers moi. Reagan leva sa baguette dans sa direction et Elisabeth ne semblait pas apprécier du tout le geste et se braqua sur elle à présent, prête à jaillir à tout instant.

"Dis lui d'arrêter ça tout-de-suite ou je ne pourrai pas te promettre de ne pas la toucher, ta compagne..." J'avais parlé les dents serrées en détachant tous les mots en m'adressant à Liam.


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"Je dois maintenir le calme avant la tempête. Ouais ma vie est ce pour quoi je me bats. Je ne peux scinder la mer, ne peux atteindre le rivage. Et ma voix devient une force conductrice. Je ne laisserai pas ça me faire chavirer."

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Wolfgang A. Parkinson, Elisabeth Hiilos, Liam Braeden & Reagan Cavanaugh

Je sais à quel point il est en colère, je peux le comprendre. Mais c’est à son tour de comprendre. C’est de ma vie qu’il s’agit. Et je ne fais pas le choix d’abandonner les miens ou de ne pas me mêler aux combats. On est en plein dedans. Et cette femme-là, qui se permet de critiquer l’implication d’Amadeus. Sait-elle seulement combien de mage noirs il a combattu ces dernières semaines ? A-t-elle conscience qu’il a empêché la propagation de miroirs révélateurs de nature ? Non, elle n’en sait rien. Personne n’en sait rien parce qu’on est tous incapables de se parler ! Et ce n’est pas faute d’essayer.

Amadeus tente de lui parler. Il est mon Alpha. Mon protecteur. Mon ami, mon amant, mon partenaire. Liam doit le savoir. Et je suis persuadée qu’au fond, il le sait. Il faut juste qu’il l’accepte. Je me tiens bien droite quand Amadeus affirme que c’est moi qu’il veut, uniquement moi. C’est nouveau, cela. Liam et moi avons évolué dans un milieu encore « sauvage » dans lequel un loup ne pouvait pas se battre uniquement pour une femme. Non, chez nous, tout était histoire de conquête, de grandeur, de territoire, de noblesse, d’orgueil. J’apprends de nouvelles choses aux côtés de mo mac tire. J’apprends une vie qui me plait. Jamais je n’ai été aussi émue et fière que lorsque tous ces loups ont surgi à ses côtés, à son appel, dans un profond respect. Jamais une telle chose n’aurait pu se produire en Irlande.

« Je n’ai pas d’ordres ni de leçon à recevoir d’un demi-loup sans meute ! Elle te trahira pauvre idiot ! Dès qu’elle se lassera et elle fera de toi un parjure ! J’ai juré à sa mère mourante ! Tu me fais rompre la promesse faite à une âme, Reagan ! »

La promesse à ma mère. Je sais qu’il est là le vrai souci. Je sais que tout le reste n’est qu’un prétexte. Il a toujours aimé ma mère, comme la sienne. Et quelque part, je crois que c’est pour elle qu’il ne m’a pas reniée à l’époque. Un serment fait à une âme. Sauf qu’il ne le brise pas. Je ne suis pas en danger parce qu’il ne me protège plus. Je le sais, et je suis persuadée que ma mère le sait aussi. Mais il n’écoute pas. personne ne s’écoute vraiment…

Et qu’est-ce que je disais ! La voilà en louve ! Je suis un peu étonnée, ce n’est pas des plus communs, je n’ai jamais connu que Liam capable d’une telle puissance et d’un tel contrôle sur son loup. Je fronce les sourcils, ressentant une pointe de jalousie. Sa louve est superbe, bien que ça me fasse mal de le reconnaitre. Par contre, qu’elle ose se transformer et me menacer de ses canines, ça ne me plait pas. J’ai bien trop de mauvais souvenirs et si Liam m’a jadis marquée, je ne laisserai plus jamais personne me faire cela. Pas maintenant. Plus maintenant. Parce que je sais où est ma place. Je suis marquée. Autrement que par la violence et la soumission. J’étais faible, il y a quatre ans. Je ne le suis plus aujourd’hui. Et c’est sans aucune once d’hésitation que je brandis ma baguette dans sa direction. Qu’elle essaie seulement, elle est peut-être une Alpha, mais j’en suis une également…

Du coin de l’œil, je remarque que Liam s’est rapproché d’elle, et j’avoue ne pas savoir réellement qu’elle message il veut lui envoyer. Il pourrait combattre avec elle pour nous chasser, Amadeus et moi. Pourtant, je n’ai pas l’impression que ce soit ce qu’il a décidé.

Au lieu de lancer un sort sur elle, c’est sur nous deux, sur Amadeus et moi, que je tire, afin de nous envelopper d’un voile protecteur.

« Je n’ai pas envie de me battre, Liam, vous êtes assez amochés comme ça. J’ai tout appris à tes côtés, je sais comment les choses fonctionnent. Mais on n’est plus en Irlande. Et tous les loups n’ont pas des désirs de conquêtes de territoires. Ce n’est plus ce que je veux. Ce n’est pas ce qu’on veut. Jamais on ne s’en prendra à ta meute, à ton territoire. Mais il faut arrêter. On nous traque dehors, alors s’il te plait, n’attire pas l’attention. Si tu ne veux plus jamais entendre parler de moi, alors soit. Mais… »

Mais il reste ma famille. Et ça, je n’arrive pas encore à le dire. Mes doigts glissent dans ceux d’Amadeus, celui avec qui je fonderai la mienne, mon avenir quand Liam représente le passé.

« Tu n’as plus besoin de moi. La meute aura une alpha s’il t’arrive quoi que ce soit. Et tu sais que…
-Ne dis… rien, Reagan. »

Il n’est pas prêt à accepter que j’approche des nôtres, normal.  

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L'amour d'un père est plus haut que la montagne.
L'amour d'une mère est plus profond que l'océan



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Wolfgang A. Parkinson, Elisabeth Hiilos, Liam Braeden & Reagan Cavanaugh

Comment ose-t-elle ? Venir là ? Sur mon territoire qu’elle a souillé. Elle a ramené un Alpha et ils ont souillé MA demeure. Elle se barre, elle me fait rompre ma promesse à la femme exceptionnelle qu’était sa mère. Elle désobéit en temps de crise, alors qu’on devrait tous être dans une meute soudée, elle part avec un autre Alpha ? Et elle ose venir me faire la morale ? Venir m’insulter et insulter celle que mon être profond désire pour compagne ? Reagan et moi avons toujours été connectés, d’un lien dont j’ai toujours ignoré la nature véritable. Alors comment peut-elle oser cela ? elle connait la valeur de nos règles. La dresser, tu parles ! Je lui ai donné une famille, ce qu’elle n’avait pas. Des valeurs, une droiture – du moins, je l’espérais. Et elle, elle ose en prime m’insulter, insulter Elisabeth et ramener son Alpha qui gonfle la poitrine ? Est-ce qu’il sait seulement que j’ai fait de « sa » louve une femme ? Lui a-t-elle seulement dit ?

Oh, qu’il se rassure, je ne compte plus la toucher. Je ne compte même plus la protéger, c’est terminer. Sauf si elle manque encore de respect à Elisabeth. Mais lui, par contre, j’ai une furieuse envie de lui refaire le portrait. Et de l’émasculer un bon coup. Je jette toutefois un œil à Reagan. Oui, je l’ai marquée. Et je sais qu’elle ne me le pardonnera jamais. Comme je ne lui pardonnerai jamais son affront. Au moins, nous sommes quittes. Je reporte mon attention sur le blanc-bec devant moi. Alors ça lui plait de récupérer mes restes ? Soit. J’ai un rire méprisant qui m’échappe. C’est qu’il semble y croire, à son baratin. Mais surtout…

« Bravo, tu as réussi l’exploit de la soumettre. »

Un terme volontairement provocateur, en réponse à l’accusation de dressage de sa « compagne ». Néanmoins, je ne peux nier qu’il y a une part de vérité dans mes mots. Jamais je n’aurais pu dire une telle chose sans que Reagan ne monte au créneau, râlant et gueulant qu’elle n’avait pas besoin de moi ni d’intermédiaire. Un vrai exploit qu’elle se taise et le laisse jouer au dominant.

« Je n’ai pas d’ordres ni de leçon à recevoir d’un demi-loup sans meute ! Elle te trahira pauvre idiot ! Dès qu’elle se lassera et elle fera de toi un parjure ! J’ai juré à sa mère mourante ! Tu me fais rompre la promesse faite à une âme, Reagan ! »

La trahison. Quel idiot j’ai été. Et sa mère, que va-t-elle songer désormais. La meute s’effrite, tout ça pour quoi ? Pour une question d’ambition, parce qu’elle ne supporterait jamais d’être la seconde ? Ce qu’elle serait, y compris si Elisabeth se décidait à ouvrir les yeux, parce que je lui faisais confiance. Et…

La… la louve blanche ? Elle… Elle se transforme sans pleine lune ? Oh mon loup, tu le savais depuis le début, n’est-ce pas ? Sa jeunesse, sa puissance, son pouvoir, tout, absolument tout m’a séduite et me pousse vers elle. Tout en moi la désire et encore plus en cette instant. Comment pourrait-on dresser une créature aussi sublime. Non, loin de moi l’idée de la muselée. Je vais la révéler, je vais lui offrir le rang et la place qui sont siens. Mais pas ainsi, pas comme ça. Je m’approche d’elle, paume de la main ouverte pour qu’elle sente mon odeur, pour qu’elle sache que je suis de son côté, et que tout va bien. J’entends qu’elle en a assez, j’aurais préféré régler cette histoire en la laissant en paix. Elle a bien d’autres poids à porter pour se coltiner une histoire que je ne lui ai jamais racontée. J’ai conscience qu’elle veut laver son honneur mais aussi le mien, pour une bonne raison. Mais elle n’a pas à se battre, pas après tout ce qu’elle a déjà enduré, alors que face à nous se tiennent des lâches. Des lâches qui ne se taisent pas et qui l’énervent davantage.

« Elle prend ses propres décisions. Si tu veux imposer ta volonté à ta compagne, c’est ton choix. Ce n’est pas le mien. Et je peux t’assurer que tu ne la toucheras pas. »

Parce que je le tuerai avant, et c’est une promesse. Après l’avoir regardé dans le blanc des yeux, je reporte mon attention sur Elisabeth. Elle est grandiose. Je la laisse respirer mon odeur, souriant pour elle seule. Et quand elle m’y autorise, et seulement alors, je me permets de glisser mes doigts sur son doux pelage. J’entends alors Reagan, elle se protège. Oui, Elisabeth et moi sommes puissants, elle le sent. Je tourne le visage vers elle, me concentrant sur ses mots. Des loups si peu ambitieux… C’est possible ? Elle a voulu me prendre ma meute autrefois, pourquoi en serait-il autrement aujourd’hui ? En revanche, non, je ne veux pas entendre qu’elle protégera les nôtres ou quoi que ce soit. Elle a fait son choix. Elle a décidé qu’elle n’était plus des nôtres. Qu’elle assume donc.

Je regarde Elisabeth. Bien sûr que la meute aura une Alpha, mais il faut absolument un coup de Bêta, c’est… c’est comme ça que les choses sont censées fonctionner. Je m’accroupis pour être à la hauteur des yeux de ma louve.

« Reprends ta forme humaine, Elisabeth. Tu n’as aucune preuve à leur donner. Moi je sais qui tu es. En revanche, ils ont des comptes à te rendre. »

Je me redresse pour fixer l’Alpha dans les yeux.

« Il me semble qu’Elisabeth t’a posé une question, Auror. Pourquoi ne te bas-tu pas aux côtés des tiens quand ta sœur, elle, participe aux combats ? Etait-il plus agréable de roucouler à l’étranger ? J’ai voulu protéger ta… compagne. Est-ce que tu en as conscience ? Regarde-moi, et dis-moi qu’elle est plus en sécurité avec toi qu’elle ne l’était à l’appartement. Dis-moi que tu ne te sentiras pas coupable s’il lui arrive quelque chose, parce qu’elle te suivra. »

Je veux qu’ils comprennent tous deux à quelles stupidités ils se sont adonnés. Ils veulent être indépendants, hein ? Qu’on les laisse en paix ? Mais ils ne peuvent rien seuls. Et c’est ce qu’ils sont désormais.

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Wolfgang Amadeus Parkinson
Auror, 24 ans


Boutique de l'Apothicaire - 4 Mars 2020 -

Je levais mes yeux en l'air. Jaloux Liam ? Reagan au contraire ne voulait plus se soumettre, elle ne disait rien parce qu'on était en symbiose, parce que c'était comme ça, on se comprenait et on apprenait à fonctionner librement entre nous. Cependant je serrais mes poings devant son autre tirade. "Tu sais ce qu'il te dit le demi-loup ?" Elle ne me trahirait pas, je le sentais, je le savais. Il ne pouvait pas comprendre parce qu'il ne l'avait pas vécu avec elle. Ils n'étaient pas compatible sur ce plan là. Ça le dépassait tout ça. Pourquoi pensait-il qu'elle l'avait pousser au parjure ? Il y avait tellement de façon de tenir une promesse. Même à une âme. Il me la laissait, et je la protégerai aussi bien que lui et encore mieux, je la rendrai heureuse.

Elisabeth se transforma et calma le jeu, il fallait le dire. Je n'étais pas à l'aise parce qu'un loup c'était imprévisible et on était visiblement sur son terrain, on jouait hors de notre domicile et c'était un affront quoi qu'il en était. Je demandais à Liam de justement calmer le jeu. Et bien voilà, quel beau parleur ! Lui n'imposait jamais sa volonté ? Et quand il avait enfermé Reagan on en parle ? Elle n'était plus sa compagne, mais il s'était pris tous les droits sur elle. Et il me parlait de laisser les propres décisions à sa compagne ? Comme il avait fait avec Reagan c'était ça ?

Mais il était clair avec Elisabeth. De toute façon tant qu'elle ne s'attaquait pas à Reagan, c'était tout ce que je demandais. D'ailleurs je ne savais pas qu'Elisabeth avait un compagnon ? Saoirse m'en aurait parlé, elle m'avait dit pour Aamos son collègue et ami, mais pas de Liam. Je savais qu'Elisabeth avait une fille, elle était au Centre de Soins. Puis Reagan ne m'avait pas parlé d'Elisabeth non plus, ni du fait que Liam était père... Ma louve prudente nous protégea d'un sort. C'était plus sage et elle avait raison. Je l'écoutais alors. Oui je ne voulais pas sa meute, ni ses terres. je voulais seulement Reagan, la libéré de son emprise en quelque sorte. Je voulais l'élever au rand d'alpha, ce qu'elle était naturellement. C'était douloureux pour chacun d'eux. Ils étaient proches, quoi qu'il en était ça se sentait. On effaçait pas des années de vie presque commune comme ça.

Liam parla à Elisabeth, la louve branche était déjà plus calme. Je fronçais mes sourcils. Des comptes à lui rendre ? Il était sérieux ? Ca revenait sur le tapis ça ? Ca m'agaçait, ils s'imaginaient qu'on se tournait les pouces avec Reagan ? Il savait le nombre de fois où je l'avais sauvé, ou elle m'avait sauvé ? Ce qu'on faisait pour notre race, ce qui se passait vraiment ? Non hein, non, ils ne savaient pas, ils ne s'imaginaient pas une seconde. Seulement ça ne servait à rien de faire la tête dure, de provoquer encore, surtout qu'ils étaient clairement en position de force. Je respectais ça, je m'inclinais même. Ca ne voulait pas dire que je m'écrasais devant eux, non. Mais comme devant les alpha que j'avais connu. Comme devant Sko pour qui je ne voulais voler ni terre ni trône, je devais faire l'effort de mettre l’ego et l'instinct de côté. Ils étaient puissant tous les deux. Des alphas respectables et je n'avais plus envie de me battre, j'avais compris que ça ne servirait à rien, Liam avait compris pour Reagan, ça se voyait. C'était difficile, mais le message semblait être passé. Je devais faire des efforts. Je ne les voulais pas pour ennemis. Mon regard se tourna vers la louve blanche assise, et j'alternais un regard sur Liam et un sur elle.

"C'est plus compliqué que ce que vous pensez. Ce n'est pas parce que je ne suis pas sur le terrain aux côtés de Saoirse que je ne me bas pas pour les miens. Tu crois...tu crois Elisabeth que c'est facile de laisser ma chair et mon sang se battre au front ? Tu...bordel tu penses que quoi ? Et toi ?" Je me retournais vers Liam. "Chaque mission qu'on fait avec Rea depuis janvier sont des missions suicides, je compte pas le nombre de fois où on s'est sortie de la merde tous les deux. Ça vous ne le savez pas. On a empêché des miroirs, qui avaient la propriété de révéler les races, de revenir sur le sol britannique. On a brûlé tous les dossiers des créatures magiques recensées aux archives du Ministère pour retarder les interpellations et les vaccinations. J'ai lancé les sortilèges de protection sur chacun de tes Centres de Soins. Il faut quelqu'un dans la boite. On a un pied tous les deux au Ministère, et c'est précieux, surtout qu'on est au centre de la Protection Magique. J'ai des collègues et Rea aussi qui font partie des patrouilles et de la milice... Vous avez besoin de nous. On a besoin de vous. Il faut un équilibre." Je me baissais, grimaçant de douleur, pour parler yeux dans les yeux avec la louve.

"Je ne viendrai pas me battre encore à tes côtés Elisabeth, parce que j'ai confiance au groupe que tu diriges, sinon ma sœur n'en ferait pas partit. Je suis un homme de terrain, et mon terrain ne s'arrête pas à la Grande Bretagne. J'aime diriger et je ne supporterai pas tes ordres et tu le sais. Tu as protégé ma soeur et tu l'as soigné, ça je t'en serai toujours reconnaissant. Tu fais ton boulot ici, je fais le mien ailleurs. Tant que j'ai ma place, même aménagée au Ministère, je préfère agir ainsi." Je me relevais pour regarder Reagan quand Elisabeth se matérialisa en humaine. Je regardais alors Liam dans les yeux.

"Je préfère l'avoir à mes côtés, plutôt que sans baguette et en train de se laisser mourir de faim pour me rejoindre." Mes narines frémissaient. "Bien sûr que j'ai peur pour elle. Tu n'as pas peur pour Elisabeth toi ? Mais je ne peux pas en faire une prisonnière, même si je voudrai qu'elle évite des situations où elle brise sa baguette et manque de se noyer. Je me sens déjà coupable. Rea a raison, je veux pas ton territoire ou ta meute, j'aspire à autre chose. J'ai rencontré de nombreux alpha, je les respecte tous, et ils me respectent aussi, j'ai fait de nombreuse alliance avec eux, après avoir prouvé ce que je valais. Ca mettra le temps qu'il te faudra, mais tu me respecteras aussi, il en va de même pour moi." Je savais que c'était possible. Peut-être pas lui, mais moi j'en étais convaincu. Il fallait qu'on fasse alliance pas qu'on devienne des ennemis, surtout pas maintenant où notre race était en danger. Mon souffle était de plus en plus court.

Elisabeth regarda Liam puis son regard se tourna vers moi. "Tu es cyanosé, tu as probablement un hémothorax. Laisse moi t'ausculter." Je pinçais mes lèvres.
"Ca va aller merci." Ok la douleur était lancinante et j'avais de plus en plus de difficulté à respirer, mais demain j'irai voir quelqu'un.
"Non, non ça ne va pas aller, si je ne fais rien, toutes tes belles paroles n'auront servi à rien parce que tu ne passeras certainement pas la nuit. Mais vas-y je t'en pris, va trouver un médecin à Sainte Mangouste et peut-être qu'en prime ils te proposeront un vaccin... Ou alors va donc au Ministère de la Magie dire que tu t'es battu avec un loup garou... Tu as besoin des Insurgés, là tu as besoin d'un médecin. Ça tombe bien je suis Insurgée et médecin..." Elle s'agaçait et m'agaçait. C'était pas gagné cette histoire. Je passais ma langue sur mes lèvres sensiblement énervé aussi, parce qu'elle avait raison au fond.

"C'est quoi qui te pose problème ?" Elle se tourna vers Reagan et se mit à lui parler. "La côte que lui a brisé Liam a perforé son poumon, regarde ses lèvres et ses doigts, ils sont cyanosés. Du liquide s'écoule dans sa cavité pleurale, du sang. C'est grave, si je ne fais rien, il risque de mourir. Est-ce que tu me laisserais regarder ça ?" Elle inspira un coup. "S'il te plait...?" On sentait qu'elle prenait sur elle et que c'était le médecin qui parlait avant tout le reste. Ca la faisait chier de devoir me soigner et ça me faisait chier qu'elle le fasse, il fallait l'admettre, cependant, elle n'avait pas tord...


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"Je dois maintenir le calme avant la tempête. Ouais ma vie est ce pour quoi je me bats. Je ne peux scinder la mer, ne peux atteindre le rivage. Et ma voix devient une force conductrice. Je ne laisserai pas ça me faire chavirer."

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Elisabeth Hiilo
UMS 1ère Année


4 Mars 2020 - Boutique de l’Apothicaire

Je n'avais rien demandé moi, je n'étais pas censée être là, et en même temps j'étais bien contente d'y être. Liam aurait été tout seul et ces sauvages auraient agit à deux contre lui. C'était lâche. Il aurait fait quoi Parkinson ? Il aurait battu à mort Liam ? J'avais la rage, les crocs et c'était le cas de le dire. Et cette bonne femme, elle avait été sa compagne ? Comment pouvait-elle agir de la sorte ? J'avais mal, affreusement mal, ma tête tournait de supplice, je devenais dingue sous cette forme, savoir qu'on aurait pu faire du mal à Liam sans ma présence, je l'aurai retrouvé comment moi ? Baignant dans son sang ? Demi-mourant ? Et pourquoi ? Je n'aurai même pas su... Ma louve trouvait cela intolérable et forcément moi aussi !

Que disait-elle ? Elle ne voulait pas se battre ? Mais c'était chose faite... Oui bien sûr qu'ils étaient amochés, je pouvais sentir le sang sur la peau de Liam, ses contusions, ses hématomes, le sang s'accumulait sous ses couches de peau, encore plus sous cette forme. Et son mec était pas mieux, sa respiration était de plus en plus inquiétante, il allait noyer ses poumons avec son propre sang. Je voulais prendre soin de Liam, là maintenant, tout de suite, mais ils m'en empêchaient. Je ne comprenais rien à la situation en plus. Parjure, âme, trahison. Comment pouvait-on trahir Liam ? Et leur relation, elle me rendait dingue là. Je ne savais plus rien, ne comprenait plus rien, ils étaient ensemble ? Ça me bouffait. Je lui en voulais, tellement ! Pourtant c'était sa vie, il n'avait aucun compte à me rendre, je le repoussais depuis des semaines, mais je voulais savoir, je voulais comprendre. Que signifiait une bêta réellement ? Une femme de substitution ? Pourquoi ne la laissait-il pas partir avec Parkinson ? Pourquoi c'était compliqué ? Pourquoi ne m'en avait-il pas parlé ? J'étais bête, trop.

Je sentais Liam autour de moi, j'étais agitée, perdue, je me raccrochais à la seule chose rassurante, sa présence, il était là, en vie, à mes côtés et il disait des choses qu'on avait jamais dite pour moi, mais je lui en voulais. Pourquoi disait-il que j'étais sa compagne ? Pourquoi était-il aussi sûr de lui ? Il ne s'était rien passé entre nous, je ne voulais pas, je disais un non clair pourtant ? N'est-ce pas ? Je m'écartais quand il faisait un pas vers moi, mais mon museau venait le sentir tout de même. Je tournais autour de lui, il fallait que je me calme. Il me dirait tout ça, en temps et en heure, il répondrait à mes questions, je répondrai - peut-être - aux siennes. Je fis un pas vers lui, d'accord d'accord Liam, je te fais confiance, d'accord. Je glissais ma tête sous sa main et sentais ses doigts me caresser. Devant eux, devant des gens, devant son ex, je me laissais ainsi posséder et amadouer. Mais je ressentais le besoin de le faire, ma louve ne me laissait pas le choix, à ses côtés elle avait l'ascendant sur moi, et elle tolérait sa présence plus que l'humaine qui fulminait. J'étais venue ici pour passer du temps, apprendre, découvrir, me nourrir de son savoir, de ses connaissances, sur les loups, les plantes, la vie. Je venais me nourrir de son sourire, de son aura, de sa force. Je venais passer du temps loin de la maison où j'étais presque de trop, où je me remettais en question. Du temps en dehors des soins, des blessés. Et arrivée ici, je me faisais insulter, on me rabaissait, on me soumettait à un jugement défaillant. Je venais de me battre, de me faire presque humilier alors que je n'avais rien demandé. Ce n'était pas mes histoires, pourtant je me sentais ô combien concernée.

Et je regardais Liam se mettre à ma hauteur, me redonnait de l'estime, me respectait. J'aimais les valeurs de cet homme. J'aimais son regard si sur et si droit, jamais de faux pas, notamment avec ma louve et c'était bien le seul. C'était elle qui supportait le plus depuis Durmstrang. Toutes les humiliations et les affronts qu'elle avait subit, et notamment avec mes frères au tout début. Tous les manques de respect, d'honneur dont elle avait du faire face depuis sa création. Les coups bas, les refus d'autorité. Tellement de gens avaient remis sa force et ses vrais valeurs de côtés. Mais elle était tout aussi tenace que moi, alors l'humaine avait pris soin d'elle. J'avais forgé un caractère d'acier trempé pour l'épargner. Je m'étais fait autorité, jusqu'à croiser son chemin. Il savait comment s'y prendre et c'était facile pour lui. Mais si la femme cédait à ce loup, ma louve ne serait plus protégée. La femme sera affaiblie par l'homme et je ne pouvais pas lui faire ça. Elle serait trop exposée.

Que je reprenne ma forme humaine ? Il savait qui j'étais ? Voilà, c'était exactement de ça dont je parlais. Mais peut-être que non, il ne savait pas qui j'étais, pas vraiment... Des comptes à me rendre ? En ce moment, personne ne me rendait des comptes. Quoi que, depuis la mort de Vladimir et l'éloignement de Aamos qui était distrait, j'avais de plus en plus de personne qui venaient me faire des rapports. Heureusement Tobias était là. Mais...depuis Lena...depuis qu'elle avait ramené Gabriel alors que j'avais dit non, je doutais de moi, de mes capacités. Bien sûr ce qui s'était passé dans cette chambre était un cas unique, qu'il aurait du être mot, que n'importe qui d'autre aurait du être mort, c'était tellement unique que ce cas aurait pu apparaître sur des dizaines de revues de médicomagie si ça n'avait pas été fait dans un centre de soins clandestin, mais quand bien même, si Reese et Tobias n'avaient pas été là au début, j'aurai débranché cet homme. Alors non, je voulais rester un peu sous cette forme, parce que j'étais protégée, la louve ne faisait jamais d'erreur elle.

Je me tournais vers Parkinson, les oreilles bien tendues. Je m'installais assise contre la jambe de Liam. Allait-il répondre ? Oui, oui il le faisait. Il expliquait tout. Je prenais conscience qu'il travaillait dur lui aussi de son côté, avec cette...avec son ex. D'accord, je comprenais son concept d'équilibre. C'était vrai qu'on avait besoin de gars infiltrés au Ministère. C'était ça qui voulait en disant qu'on avait besoin de lui et qu'il avait besoin de nous ? Je levais ma tête vers Liam. Faisait-il une trêve ? Un marché ? Une sorte d'alliance ? Pouvait-on accepter ça après tout ce qui venait de se passer ? Je cherchais une réponse dans ses yeux, dans sa gestuelle, lui savait tout ça. Moi mon instinct me disait que Parkinson n'était pas un danger, ni une menace. Mais c'était à Liam de clarifier. Parce que ce n'était pas mon combat à la base. J'étais du côté de Liam, mais aussi j'avais ma....ma meute, mes Insurgés et je devais prendre soin d'eux. Même de lui, de ce Parkinson qui avait les lèvres qui devenaient bleues et les extrémités de ses doigts blanches.

Il se baissa vers moi et je me relevais alors, méfiante, sentant une nouvelle fois la main de Liam sur moi. Oui, promis, encore quelques secondes... Il avait confiance au groupe que je dirigeais ? Vraiment ? Je souriais intérieurement, oui effectivement je savais qu'il n'écouterait aucun de mes ordres, il en avait bafoué plusieurs au centre de soin pour Gabriel et Lena. Il était honnête. D'accord, j'acceptais. Cela ne voulait pas dire que je l'aimais pour autant. Mais je tolérais ses paroles, ses mots. J'étais d'accord. J'acceptais ces remerciements pour sa sœur. Il n'avait pas besoin de faire ça, mais il le faisait. Il respectait mon boulot, et dans un sens, ça me faisait du bien, qu'il croyait en moi. Voilà Liam, il m'a rendu des comptes, grâce à toi, merci ! Je me sens prête maintenant. Je repris alors ma forme humaine, dans une tenue plus descente que le faisait Liam à chaque fois. J'effleurais mes doigts à ceux de Liam, comme un lien, une connexion, pour dire merci, pour dire pardon. Et je le regardais dans les yeux, désolée, reconnaissante. Je m'interrogeais et je me tournais vers Parkinson. Il avait besoin de soins. Je ne voulais dire mot sur tout ce qu'il venait d'avancer. par fierté, par accord tacite. Parce que Liam devait répondre à ma place, ce n'était pas mon rôle, pas aujourd'hui.

"Tu es cyanosé, tu as probablement un hémothorax. Laisse moi t'ausculter."
"Ca va aller merci." Bien évidemment l'alpha refaisait surface. Pourquoi les mecs étaient aussi...à cheval sur leur testostérone ? Pourquoi faisaient-ils les durs et ignoraient l'évidence ?
"Non, non ça ne va pas aller, si je ne fais rien, toutes tes belles paroles n'auront servi à rien parce que tu ne passeras certainement pas la nuit. Mais vas-y je t'en pris, va trouver un médecin à Sainte Mangouste et peut-être qu'en prime ils te proposeront un vaccin... Ou alors va donc au Ministère de la Magie dire que tu t'es battu avec un loup garou... Tu as besoin des Insurgés, là tu as besoin d'un médecin. Ça tombe bien je suis Insurgée et médecin..." Et en plus je le gonflais ? Roooh aller, c'était pour son bien. J'en avais pas envie plus que lui, après tout, il méritait toutes ces blessures. Soigner celui qui avait frappé Liam aussi sauvagement...c'était presque contre nature pour moi. Mais il était au fond un allier, un homme, un loup. Je pouvais laisser un loup au tapis par les temps qui courrait ? C'était l'Insurgée qui parlait, mais surtout la médicomage.

"C'est quoi qui te pose problème ?" C'était elle ? Vraiment ? Parce que j'étais une femme peut-être ? Peut-être avait-il besoin de l'aval de sa potiche ? Bien... je me tournais vers elle. Je serrais les dents et fit l'effort de parler calmement et poliment.

"La côte que lui a brisé Liam a perforé son poumon, regarde ses lèvres et ses doigts, ils sont cyanosés. Du liquide s'écoule dans sa cavité pleurale, du sang. C'est grave, si je ne fais rien, il risque de mourir. Est-ce que tu me laisserais regarder ça ?" Un effort de plus Elisabeth, tu peux le faire. "S'il te plait...?" Je me tournais vers Liam, parce que je me rendais compte que ça pouvait le blesser. Mais j'étais comme ça, il avait dit qu'il savait qui j'étais, et j'étais ça aussi, je pouvais pas laisser ce loup mourir. Mais je ne voulais pas qu'il pense que je tolérais tout ce qu'il lui avait fait, je ne voulais pas qu'il croit que j'aiderai quiconque lui ferait du mal. Parce que j'étais capable, à l'instar de guérir, de tuer pour lui, n'importe qui qui le mettrait à mal. Je levais mes grands yeux noirs sur les siens. S'il me disait non, alors soit, c'était lui qui avait été blessé par cet homme, pas moi. Mais j'étais soignante.


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Es-tu heureuse dans ce monde moderne?

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Wolfgang A. Parkinson, Elisabeth Hiilos, Liam Braeden & Reagan Cavanaugh

Il ne comprend rien. Est-ce qu’il ne ressent pas pour cette nana ce que je peux ressentir pour Amadeus ? Alors oui, je l’ai quitté. Oui, je l’ai défié. Oui, je suis partie avec un autre. Mais je sais au plus profond de moi que ça n’arrivera jamais avec Amadeus. Ce tableau qu’il lui brosse de moi, j’espère que mo mac tire sait qu’il n’en sera jamais rien avec lui. Parce que nous sommes un, parce qu’o a résisté pourtant, mais que nous sommes ce que nous sommes. Et on se bat. On se bat, quoi qu’ils semblent en pensaient tous les deux. Et d’abord, ça lui va bien, à lui, de nous faire la morale. Que je sache, il n’est pas un des leurs, alors… Je suis prête à les envoyer balader, à leur dire d’aller se faire voir cordialement, mais Amadeus me devance. Et il est beaucoup plus calme que moi. Il prend le partie de leur expliquer, de tout leur expliquer. Mais surtout, il a ce geste qui me surprend et qui surprend Liam aussi. Il se met à la hauteur de la louve. A ce moment-là, deux sentiments naissent en moi. Trois même, pour être plus exacte. Une pointe d’humiliation – merde quoi, on a raison, ils ont tort, pourquoi ce serai à nous de plier ? -, une pointe d’inquiétude parce que je vois bien qu’il a mal, et une pointe d’admiration. Je sais ce qu’il fait. Nous ne sommes pas sur notre territoire, et nous sommes ceux qui ont bafoué l’autorité de Liam. Il tente d’apaiser les tensions.

En effet, il est à la tête de la plus grande meute qui soit, qui dépasse tout le monde ici. Et je suis bien placée pour savoir qu’il n’apprécie pas qu’on le conteste dans le boulot de « chef de meute ». Elisabeth reprend forme humaine, je le vois du coin de l’œil. Elle m’agace ! Non contente d’être une louve, elle sait aussi contrôler cela ? Est-ce le début d’une trêve ? Si seulement Liam était moins borné. Me protéger, me protéger… mais je ne suis pas une petite poupée de porcelaine que je sache ! Heureusement, mo mac tire l’a compris. Lui, il ne m’enfermera jamais, il ne m’empêchera pas d’aller sur le terrain ou d’être la meilleure tireuse d’élite qui soit, parce qu’il sait que c’est ce que je suis, fondamentalement. Je baisse brièvement les yeux quand il mentionne ma baguette et ma quasi-noyade. Je sais que ça remue beaucoup de choses et pas seulement chez moi. Je ne relève la tête qu’ensuite, quand il parle de la possibilité d’un respect mutuel entre Liam et lui. Je le reconnais bien là, comme ce jour, face au mage noir, quand tous les alphas ont répondu à l’appel. Je n’y aurais jamais cru, mais il l’avait fait. Mais j’ai tellement de mal à croire à… une alliance.

Je fixe tout à coup Elisabeth. Elle vient de prononcer trop de mots inconnus d’un coup. Et je n’aime pas me sentir bête et j’aime encore moins ça quand ça sous-entend aussi qu’Amadeus est sérieusement blessé. Comment ça, il ne passera certainement pas la nuit ? Qu’est-ce qu’elle raconte ? J’ai vu Parkinson sauter contre une falaise, dévaler une cascade, se battre contre les mages noirs. Et Liam l’aurait… non ! Je jette un regard noir à mon ancien Alpha. par merlin je jure que… Non non non, il ne se fera pas vacciner et il survivra, parce qu’il est mon alpha, mon homme et qu’on doit se construire une maison dans une forêt quand tout sera fini pour nos enfants. On lui trouvera un médecin.

Je remarque alors qu’Elisabeth s’adresse à moi, ce qui me trouble légèrement. Elle me demande l’autorisation ? Je déteste l’idée de lui devoir quelque chose, l’idée qu’elle pose les yeux et ses mains sur Amadeus. Mais je lui obéis et mon regard se poste sur ses mains et ses sur ses lèvres, ce qui ne fait qu’accroître mon inquiétude. Je le fixe alors dans les yeux. Il a fait le premier pas pour apaiser les tensions, je sais ce que ça lui coûte. S’il était retourné au combat, je l’aurais suivi, je dois le soutenir là aussi. Même Liam ronge son frein, ce qui est assez rare pour être souligné.

« Soigne-le… s’il te plait. »

Bah, ça m’arrache presque la gorge. Mais je ne peux pas le perdre, pas alors que je viens de le rencontrer. Je m’écarte pour lui laisser le champ libre et je peine à réprimer un grognement de ma louve quand Amadeus ôte son t-shirt et qu’elle commence à… Grrrr. Je sens aussi les vibrations du grognement du loup de Liam qui les fusille du regard. Je reporte mon attention sur Amadeus qui gonfle les pectoraux et exhibe fièrement ses tatouages. Tant de meutes. Tant de pays. Un jour on aura le nôtre, c’est ce qu’il avait dit. Je fais un pas vers Liam dont le grognement s’accentue.

« Tu as bien choisi. Et je voulais que tu…
- Ne dis rien, Rea, je te l’ai déjà demandé. Elle le soigne, c’est son choix, mais après, vous partez. Tu n’es plus la bienvenue ici et ma porte ne t’est plus ouverte. pas tant que je ne te ferai pas confiance. »

Il s’éloigne alors de moi, se replaçant dans le champ de vision d’Amadeus, comme pour lui rappeler que c’était « sa » femelle. Décidément, il ne changera jamais. Je croise les bras, patientant dans mon coin. Je me sens si humiliée et je réalise seulement maintenant qu’Amadeus est désormais ma seule famille.Non que j'en sois triste, mais c'est tout de même un deuil qu'il faut que je fasse.

Quand la louve a terminé, je reste à l’écart. Je ne suis pas la bienvenue, il a été très clair. Je vois que Liam échange quelques mots avec Amadeus et quant à moi, je croise le regard d’Elisabeth. En silence, je lui adresse un signe de la tête, pour la remercier.


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L'amour d'un père est plus haut que la montagne.
L'amour d'une mère est plus profond que l'océan



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Wolfgang A. Parkinson, Elisabeth Hiilos, Liam Braeden & Reagan Cavanaugh

Ce type a séduit ma Bêta. il a souillé mon territoire et il ose se pointer ici. A deux ils s’en prennent à Elisabeth ? Tous ces affronts, je ne peux les tolérer. Surtout qu’en plus, cet Auror serait un lâche ? C’est trop, trop pour une seule journée. Si je peux encaisser, ils doivent au moins une explication à Elisabeth, tout comme je lui en devrais une. Moi, qu’est-ce que je pense ? Que tu n’es qu’un lâche qui se sert des missions que comme prétexte pour te taper mon ancienne Bêta ? Je fronce les sourcils, à mon corps défendant. je n’aime pas savoir cela, savoir qu’ils ont aidé. Savoir qu’elle aurait pu mourir aussi souvent sans que je ne le sache. On a besoin d’eux, on a besoin d’eux, il ne faut peut-être pas s’emballer non plus hein. Au moins, il s’explique auprès de ma future compagne. C’est déjà cela. Mes doigts effleurent ses oreilles dressées. C’est à elle de décider, moi, je me tiens silencieux. Peut-être qu’il dit vrai, peut-être que ce Parkinson n’est pas un danger pour nous, il n’en reste pas moins un demi-loup irrespectueux de tout. J’échange un regard avec ma louve. C’est à toi de décider, Elisabeth, c’est de ta meute qu’il s’agit.

Maintenant qu’Elisabeth semble avoir accepté son explication, ce qu’elle démontre en reprenant forme humaine, c’est avec moi qu’il doit s’expliquer. Je sens les doigts de la médicomage effleurer les miens, et  je tente de mettre en garde l’Auror, certes contre la versatilité de Reagan, mais surtout contre ce qu’il pourrait ressentir. Je n’ai jamais qu’essayer de la protéger, alors qu’elle me fait passer pour le grand méchant monstre de l’histoire. Se laisser mourir de faim ? Là, je ne comprends pas, et mon regard interrogateur se pose sur la demi-louve qui baisse les yeux. Je n’ai jamais su comment elle était parvenue à s’enfuir, mais elle avait trouvé la force de le rejoindre. Je reporte mon attention sur les yeux de l’autre Alpha. Bien sûr que j’ai peur pour Elisabeth. A chaque seconde depuis que je l’ai rencontrée. Et pourtant, je sais à quel point elle est forte et quelle guerrière elle est.

Attendez, quoi ? Reagan a failli se noyer ? Les images me reviennent, terrifiantes, angoissantes. la peur que j’avais ressentie à l’époque, elle est aussi vive que par le passé. pourquoi ? Je ne devrais plus me soucier d’elle. C’est une traitresse, qu’elle vive ou qu’elle mort, ça ne devrait avoir aucun intérêt. Quoi ? Ce type a forgé des alliances ? Ce… ce n’est pas loup du tout cela. Alors comme ça, il pense que je le respecterai ? Après sa manière de se conduire ? Présomptueux et ambitieux.

« Si cela t’aide à dormir de penser cela… »

Par contre, son baratin semble marcher sur Elisabeth qui… veut l’ausculter ? Mais enfin, quel intérêt ? Qu’il se débrouille donc, ne vient-il pas de se vanter d’avoir de précieux alliés ? en plus il refuse. Allez, finissons-en ! Mais non, Elisabeth est plus qu’entêtée. Et elle… elle demande la permission à Reagan ? A cette… je grogne. Je n’aime pas ça du tout. Elle est ma compagne. Sa louve le sait, elle me l’a prouvé aujourd’hui, elle le leur a prouvé, alors non, je n’apprécie pas qu’encore une fois, elle doive, même brièvement courber l’échine. Je soutiens son regard. Je sais, Elisabeth, je sais. Elle est ainsi, elle est une guerrière et surtout une altruiste. Mais je dois avouer que je ne m’attendais pas forcément à ce que Reagan ponctue sa demande d’un « s’il te plait ». Je l’observe, inquiète pour l’Alpha. Et même si je n’aime pas le reconnaitre, je dois bien admettre que leur « relation » crève les yeux. Mais bordel, elle aurait pu choisir un futur Bêta ! Plutôt qu’un Alpha qui… qui se la joue en plus. Je gonfle le torse instinctivement, par mimétisme. Encore un de ces petits branleurs qui se tatouent pour se donner un genre. Ridicule. Je grogne silencieusement quand Elisabeth commence son examen. Je n’aime pas ça du tout. Ni l’Alpha, ni l’homme n’aiment ça. Qu’il range ses pseudos muscles, il n’impressionne personne ici.

Je remarque alors Reagan à mes côtés. Sauf que ce n’est plus sa place. Je n’ai pas besoin de son approbation, ni de sa présence.

« Tu as bien choisi. Et je voulais que tu…
- Ne dis rien, Rea, je te l’ai déjà demandé. Elle le soigne, c’est son choix, mais après, vous partez. Tu n’es plus la bienvenue ici et ma porte ne t’est plus ouverte. pas tant que je ne te ferai pas confiance. »

Je la laisse en arrière, pour venir me placer derrière Elisabeth et face à Amadeus. Qu’il arrête donc sa parade, c’est agaçant à la fin. je laisse la médicomage faire tout ce qu’elle a à faire et quand elle me fait signe qu’elle a terminé, je m’approche de l’Auror.

« Je vous ai entendus. N’approchez plus de ma boutique, et je n’approcherai plus de votre ministère. Les Insurgés sont la meute d’Elisabeth, je ne me mêlerai donc pas de tes choix dans ce domaine, mais je pense que nous serons d’accord pour minimiser le nombre de nos rencontres. Emporte-la, puisque c’est ce que tu veux. Mais ne t’attends pas à ce qu’un tel comportement de votre part soit si vite pardonné. »

Je lui jette un regard noir avant de revenir aux côtés d’Elisabeth à qui je dois de multiples explications.

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Le cerveau a la pensée, le coeur a l'amour,

le ventre a la paternité et la maternité.


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Wolfgang Amadeus Parkinson
Auror, 24 ans


Boutique de l'Apothicaire - 4 Mars 2020 -

Je regardais Reagan répondre à Elisabeth. Alors si elle était d'accord, je l'étais aussi. L'Insurgée me demanda de retirer mon haut, ce que je fis non sans garder fière allure. Instinctivement je ne voulais pas montrer l'image de quelqu'un de faible et de douloureux. Je bombais ma poitrine et mes muscles même si ça irradiait le mal dans tout mon corps. Je me tenais droit devant Elisabeth, ne posant pas mes yeux sur elle, fixant Liam, pas par provocation, mais au contraire pour ne pas qu'il pense que je profitais de la situation. Même devant Reagan je n'étais pas à l'aise, surtout quand je sentais les mains d'Elisabeth tâtaient chaque morceau de peau de mon buste. Je serrais parfois mes dents quand elle touchait les parties les plus sensibles.

"Arrête de faire ça, de contracter tes muscles, j'ai besoin que tu te détendes s'il te plait."

Je respirais plus calmement, baissant mes épaules. Bordel que ça faisait mal. Je ne pus m’empêchait de la regarder. "Qu'est-ce que tu fais ?" Mais elle ne me répondait pas avant que je sente une douleur vive dans ma cage thoracique. Oh bordel de... Je lâchais un soupir de douleur. "J'ai redressé tes côtes, tu avais en vérité un volet costal, 4 côtes de fracturées. Pour les ressouder il te faudra de la patience ou une potion de Poussos." Elle plaça ses mains sur mes épaules pour ne pas que je bouge plus, elle avait une sacré poigne. "Arrête de bouger tu m'agaces. Une côte a perforé ta rate et elle saigne. Alors ne bouge pas Parkinson, parce que je vais faire un geste de micro-magie."

Elle vissa ses yeux sur les miens comme pour avoir mon accord. Je la regardais quelques secondes avant d'entendre l'autre loup grognait pour sa femelle. Oh ça va hein, ta louve parle de micro-magie et donc de charcuter l'intérieur de mon corps. "Ok vas y !" Je relevais mon regard sur Liam qui s'était placé derrière elle à présent. Elisabeth se concentra, les yeux clos et cherchant du doigt où placer sa baguette. Savait-elle ce qu'elle faisait au moins ? Je sentis alors un frisson et dans la foulée un soulagement dans ma poitrine, je me mis à respirer mieux. Je plaçais alors ma main sur mon torse. Elle avait réussi. "Est-ce que c'est bon ?" Elle planta son regard noir sur moi. "Sache que c'est la dernière fois que je soignerais tes blessures infligées par Liam. Mais oui c'est bon, ton poumon et ta rate sont soignés. Je te conseille d’être prudent sur les prochaines semaines, tes côtes guériront d'elles même si tu ne prends pas de potion"

Elisabeth se recula après un hochement de tête vers Liam, ce dernier arriva droit sur moi. Il avait entendu, bien, très bien, c'était déjà ça de gagner. C'était ce pourquoi j'étais venu, pour Reagan et rien d'autre. Il n'approcherait plus du Ministère c'était un plus énorme. Il mettra autant de temps que je mettrais à lui pardonner tout ce qu'il avait fait subir à Reagan. "Entendu." Je filais retrouver ma louve dont ma main caressa son dos. Après un dernier regard avec les deux autres alpha, je nous transplanais à la maison. Elle était à moi à présent, libre et plus forte que jamais. Une alpha à part entière, mo barion.


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"Je dois maintenir le calme avant la tempête. Ouais ma vie est ce pour quoi je me bats. Je ne peux scinder la mer, ne peux atteindre le rivage. Et ma voix devient une force conductrice. Je ne laisserai pas ça me faire chavirer."

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Elisabeth Hiilo
UMS 1ère Année


4 Mars 2020 - Boutique de l’Apothicaire

J'allais le soigner oui. Même si ça m'en coûtait de le faire. Parkinson était un soldat et je le faisais surtout pour notre race, pour Saoirse plus que pour lui ou pour elle. Je soignais un traître, l'homme qui avait abîmé le loup de ma louve. C'était rageant. Je les entendais grogner tous les deux. Liam et Reagan. J'essayais d'en faire abstraction pour me concentrer. Je parcourais les côtes une a une d'Amadeus, passant mes doigts dessus en appuyant. Merlin qu'il était ridicule d'agir ainsi, de gonfler ses pectoraux, s'il savait qu'il n'était pas unique, et ô combien ça me laissait indifférente. Il avait beau s'être bien battu et avoir abîmé Liam, il était salement amoché et musclé ou pas il avait bien morflé. J'étais étonné de trouver non pas une mais quatre côtes enfoncées et fracturées. Il en fallait de la force pour faire ça. Liam était fort, je n'en doutais pas et je n'en douterai jamais.

J'écoutais la louve, la "Rea" parlait à Liam. Comme quoi il avait bien choisi. Je pinçais mes lèvres. Mais Liam n'était pas prêt à entendre la suite. Il ne lui faisait plus confiance. Me faisait-il toujours confiance ? Aura-t-il toujours confiance en moi ? Je ne connaissais presque rien de son monde, j'apprenais à peine ses règles qui devaient être naturellement les miennes pourtant. Et voilà que débarquait cet événement. J'étais larguée.

Je lançais un sort de diagnostic pour voir l'étendue des dégâts. Effectivement quatre côtes, le poumon déchiré et la rate qui saignait. Il fallait réparer tout ça. Rien qui m'était inconnu et que je n'avais pas déjà fait. Je soignais ses différents organes avec précision. Il était tiré d'affaire. C'était un soulagement total pour moi, déjà de l'avoir guéri et aussi de pouvoir m'éloigner de lui. Est-ce que c'était bon ? NON, non ce n'était absolument pas bon. Ce qu'il avait fait n'était absolument pas bon. Mais lui ça irait. Pour lui, physiquement c'était bon. Mais il était à présent celui qui avait frappé mon alpha.

Liam leur ordonna de ne plus revenir. Moi ça m'allait. Je recroiserai peut-être l'Auror, mais non contact seront restreint à présent et il le savait. Il respecterait les termes de Liam. Il lui devait bien ça. Je les regardais transplaner après avoir hoché aussi ma tête vers la louve. C'est cela, de rien ! Et je me retournais vers Liam, nous étions à présent tout seul.

Peut-être que je devais y aller ? Rentrer ? Je baissais mes yeux, n'arrivant pas à le regarder. Je m'écartais de lui réfléchissant à quoi dire. J'avais besoin d'explications, il ne m'avait pas tout dit, mais moins non plus, pour la louve tout du moins, et pour le reste. Je poussais un grognement, expression de mon sentiment, j'étais désabusée. Je fis alors volte-face vers lui. Prenant une voix d'aveu.

"Je vais être honnête. J'ai eu peur, je ne comprenais rien. Et j'ai eu peur justement parce que je ne comprenais pas. Je veux savoir pourquoi j'ai fait ça ? Pourquoi il t'a fait ça ? Je veux que tu m'expliques Liam, je veux te l'entendre me le dire. Parce que je veux que la prochaine fois ma louve n'est pas à intervenir sur quelque chose qui m'échappe entièrement. Je n'étais pas prête ou préparée. Je t'ai dévoilé une partie de moi dont j'aurai voulu te parler avant que cela n'arrive..." Je passais une main dans mes cheveux, tournant en rond autour de lui, comme si je perdais mes moyens, j'étais en colère. Oui c'était bien vrai, j'aurai voulu trouver le bon moment pour lui annoncer que j'étais comme lui, que j'avais moi aussi le contrôle sur ma louve. Là ce n'était pas correct, ni pour moi, et certainement pas pour lui. J'aurai voulu faire les choses à mon rythme et ne pas être précipitée.

Et je me serai surtout mieux battue si j'avais saisi tous les enjeux. Je l'aurai mieux protégé. "Est-ce que...est-ce que tu sais combien il m'a été insupportable de regarder ce combat sans bouger ? Tu vas me laisser te soigner hein, parce que là je pense que..." Je m'approchais de lui, une main hésitante, devant son visage blessé, qu'il m’attrapa au vol pour me coller violemment contre lui, plongeant son regard puissant dans le mien, et en une fraction de seconde tout le stress et la panique s'envolèrent.

Ma poitrine se soulevait fortement puis de plus en plus doucement, dans un apaisement presque total. Et mes yeux vacillaient sur les siens de gauche à droite, ma main dans la sienne, collée sur sa poitrine. On avait jamais été aussi proche et je sentais qu'il me faisait passer un message. Je me calmais et il me rassurait par son simple regard. Je détestais cet homme, j'étais en train de l'engueuler et lui...

Mon corps se détendit contre le sien. Ok, peut-être qu'il n'avait pas totalement tord quand il disait que lui savait. Une fois réellement calmée, je me défaisais doucement de son étreinte. C'était un supplice d'être aussi proche de lui avec une louve qui hurlait d'affection. Elle, elle était prête, elle le voulait, moi tout n'était pas réglée. Je voulais faire les choses à ma manière pour une fois. Je voulais prendre mon temps. Lui faire confiance c'était sa décision à elle, pour me prouver qu'elle avait raison, ça ne dépendait que de lui, de ce qu'il dirait, de ce qu'il ferait pour m'avoir entièrement. J'avais besoin de preuves, pas seulement de ses règles, de son regard. J'avais besoin de refaire confiance en quelqu'un. Que quelqu'un se batte pour moi, pour la femme que j'étais, parce que la louve elle, il l'avait relevé et conquit. Mais moi je n'étais qu'une femme devenue mère et qu'on avait abandonné. Je ne tolérerai pas un nouvel abandon.



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But I can't compete with the she-wolf,
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Elisabeth Hiilos  & Liam Braeden

Je suis encore contracté après leur départ. Si j’avais imaginé qu’elle me mettrait dans une situation pareille… Surtout en présence d’Elisabeth, qui n’avait pas à endurer tout cela. Elle a des questions, c’est tout légitime. Mais je n’ai pas vraiment envie de ressasser le passé, de lui expliquer tout. Pourtant, je sais que je le lui dois, pour tout ce qu’elle a fait, tout ce qu’elle est, et tout ce qu’elle sera.

« Tu n’avais pas à m’en parler tant que tu n’étais pas prête. »

Un tel don se préserve. J’ignore pourquoi elle résiste autant, pourquoi elle n’accède pas aux requêtes de sa louve, qui sait, qui est au courant. Pour moi, c’est évident, j’ai toujours baigné là-dedans, dans ces règles, dans ces exigences. Mais elle… elle n’a pas grandi en meute, elle ne connait rien de tout cela et cette résistance va plus la faire souffrir qu’autre chose. Je ne la quitte pas du regard. Oui, j’imagine que cela a été pénible pour elle, mais je lui suis reconnaissant d’avoir respecté cela. Il en allait de mon honneur d’Alpha. Un combat de dominant à dominant. Je sais que cela est difficile pour les compagnes, mais elle s’est comportée dignement. J’attrape sa main et l’attire à moi, contre moi, là où est sa place. Elle s’est inquiétée. Cesse, ma belle guerrière, écoute mon cœur qui bat, qui est bien vivant et qui le sera à tes côtés.

Je pourrais l’embrasser. J’ai envie de l’embrasser, je la désire ardemment. J’ai combattu, j’ai perdu un membre de ma meute, j’ai besoin de l’embrasser. Elle. Elle qui en sera l’avenir. Pourtant, je ne le fais pas. J’ai envie qu’elle en ait envie. Je veux que ça vienne d’elle, je veux gagner ce combat à la loyale. Je la laisse m’échapper. J’ai aussi – peut-être – retenu la leçon, quelque part.

« Je suis désolé que tu aies assisté à cela et que tu aies eu à souffrir leurs remarques. La femme que tu as vu s’appelle Reagan Cavanaugh et nous avons une histoire… compliquée. »

Je lui désigne un tabouret derrière le comptoir. ça peut être long, comme ça peut être très rapide cette histoire. J’attrape un chiffon pour m’essuyer le visage avant qu’elle ne fasse quoi que ce soit. C’est qu’il cogne vraiment fort ce demi-loup. Je nous serre un verre e whisky, importé d’Irlande. Le meilleur qui soit.

« J’ai toujours connu sa mère, répudiée par l’Alpha de ma meute quand elle est tombée enceinte. Et à dix-neuf ans, quand je l’ai renversé, je me suis fait un devoir de la réintégrer, sa fille et elle. Elle avait beau être une simple sorcière, son dévouement envers notre race était total. J’ai eu une histoire avec Reagan. Les choses n’ont pas fonctionné puisqu’elle n’était pas ma compagne. »

Néanmoins, bien que je le savais à l’époque, mon orgueil ne pouvait tolérer qu’une femme me quitte. Surtout que je lui avais tout appris.

« Elle a défié mon autorité, j’ai dû la remettre à sa place. Mais je l’ai gardée dans la meute, parce que… »

La vérité, c’est que je ne savais même pas pourquoi. par respect pour sa mère, parce qu’elle était une bonne guerrière, parce que je l’ai toujours connue, en un sens.

« J’en ai fait ma Bêta, ce qui veut dire que s’il devait m’arriver quelque chose, elle aurait pris la tête de la meute. Mais ce type là, l’Auror, c’est un Alpha qui lui a fait tourner la tête et qui a réveillé son désir d’en être une également. J’ai juré à sa mère mourante que je veillerai sur elle. J’ai tout fait pour. Et elle, elle est partie. Et en plus, ils sont venus chez moi… »

Je fais un geste de la main pour balayer toute interrogation qui m’obligerait à lui expliquer dans le détail.

« Ma meute se délite, Elisabeth. Depuis un an, c’est une véritable débandade.  Ta louve en revanche est faite pour une grande et belle meute. Je sais que tu seras à la tête de ta meute. »

Je sais aussi qu’elle a déjà enfanté, bien que ne me l’aie jamais dit. Quant à moi, si je n’ai pas su préserver ma meute, je n’ai même pas su fonder la mienne.

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Elisabeth Hiilo
UMS 1ère Année


4 Mars 2020 - Boutique de l’Apothicaire

Mes sourcils se plissaient. Reagan Cavanaugh, son ex. J'étais jalouse, affreusement jalouse. Son ex était belle, forte. Alpha. Et c'était difficilement supportable, comme le fait que son nouveau compagnon avait blessé Liam. Je détestais les histoires...compliquées. Je baissais mes yeux sur le tabouret. D'accord, je voulais bien parler, je voulais surtout bien écouter. Je m'installais sur le siège, passant une main sur mes lèvres quand il essuya son visage recouvert de sang. J'inspirais pour me calmer, pour empêcher l'angoisse de remonter en moi. Je regardais le verre. Pourquoi pas. Je replaçais mes cheveux correctement - cette grognasse y avait fait des nœuds - avant de boire une petite gorgée.

J'écoutais la suite. Voilà l'histoire compliquée, il était lié à cette fille. Je comprenais cette histoire de parjure maintenant. Liam était un homme droit et de parole. Et je comprenais mieux aussi cette histoire de compagne de loup. Ils n'étaient pas compatible, leurs loups. Fallait-il déjà qu'elle en soit vraiment une de louve. Elle n'était pas faite pour lui et tant mieux, elle ne lui allait pas. Elle était trop...enfin elle n'était pas pour lui, j'étais bien d'accord aussi.

"Elle a l'air de l'avoir fait une nouvelle fois..." Défier son autorité. Elle n'avait pas compris la première fois ? "Comment...comment l'as-tu remise à sa place ?" Oui je voulais savoir. Il y avait des zones d'ombres, et je me rappelais des mots qui s'étaient dit plus tôt. Il l'avait frappé ? Je n'avais pas peur de Liam, je ne le pensais pas violent facilement, du moins, pas pour rien, pas sans une bonne raison. Et je l'aurai bien frappé moi, je l'aurai même bien bouffé tout à l'heure tant la rage m'avait consumé, tant ma louve était prégnante en moi à ce moment là. Mais lui ? "Qu'a-t-elle fait pour ça ?" Comment l'avait-elle défié la dernière fois ?

Je hochais ma tête. Elle avait brisé l'équilibre, elle n'avait pas respecté les règles. Et c'était dur pour lui. Pour moi plus simple, mais je comprenais bien maintenant. Il n'avait plus personne pour veiller sur sa meute à son départ. Il était un loup célibataire, et Reagan était partie. Et...bon sang, ce que je pouvais comprendre ce qu'il vivait. Parce que je le vivais aussi. J'avais Manen, elle était ma véritable meute et Tobias et Ludwig, ils n'étaient pas mes bêtas, mais ils étaient ceux qui étaient désignés pour prendre soin de ma fille s'il m'arrivait quelque chose. Et sa Reagan c'était pour un peu mon Tobias et mon Ludwig.

C'était plus qu'une demande d'alliance qu'il était en train de faire. Il me voulait vraiment. Il me voulait pour relever sa meute, pour l'agrandir aussi. Et il le faisait avec une poigne de fer. Son loup avait déjà parlé à la mienne. Et l'homme...redoublait d'efforts silencieux pour toucher la femme. J'avais entendu ce qu'il avait à me dire.

"Je te remercie pour ta sincérité. J'accepte ce qu'ils pensent que je suis pour toi. En revanche, je ne sais pas quand j'accepterai d'être ce que je dois être pour toi. Tu ne connais pas mon histoire, elle pourrait ne pas te plaire."

Je me levais de ma chaise pour m'approcher de lui. Je n'y tenais plus. Il fallait que je le soigne. Si je ne réparais pas son nez tout de suite j'allais devenir folle et il resterait irréparable. Et puis j'avais ma petite idée derrière la tête... Et il fallait que je le retape pour ça.

"J'ai été mordu quand j'avais 11 ans. L'ironie du sort, c'était pour cueillir une plante qui ne pousse que sous la pleine lune. J'ai perdu ma mère cette nuit là. Et cette morsure m'a fait perdre mon père par la suite. Il boit toujours en Norvège à l'heure actuelle, je ne l'ai pas vu depuis des années. J'ai étudié à Durmstrang, j'ai été persécuté pour ce que j'étais. Je l'ai même été par mes frères. Mais...un demi-vampire a changé la donne. Et il a imposé le respect des autres vampires à l'école. Il s'est passé quelque chose que je ne saurai expliquer. Tobias et Ludwig m'ont toléré et ils ont même fini par m'accepter." Je lâchais un filet argenté du bout de ma baguette pour redresser son nez plus correctement qu'avec mes doigts, comme ça la soudure serait parfaite. Pas besoin de Poussos, nos gènes de régénération suffiront amplement chez lui. Je lançais un sort de diagnostic. Une autre fracture sur lui. J'attrapais délicatement sa main. Fracture du col d'un métacarpien de sa main. Ou la fracture dite du boxer. L'avait-il seulement senti ? J'en voyais souvent à l'UMS au QG des Insurgés après un cours de Combat moldu. Je la réparais aussi.

"Ce demi-vampire était...je crois qu'il était mon alpha naturel. Je sais que c'est dingue et que ça parait impossible. Hélas je n'ai grandi qu'avec des vampires Liam. J'ai vécu dans un clan plutôt que dans une meute pendant 9 ans. Et j'étais la seule de mon espèce, donc pas vraiment...rival. Et puis Samuel, le demi vampire est partie de Norvège et je suis restée avec les Inséparables. J'ai beaucoup appris à leur côté. Ils m'ont accueillis chez eux pendant les vacances, parce que je ne pouvais plus rentrer chez moi. L'été 2018...j'ai rencontré les Insurgés. J'ai rencontré aussi un compagnon, Henry Allen. Un humain au départ. Mais là aussi c'est une histoire compliquée. Il a essayé de me tuer, c'était un Purificateur. Il ne le savait même pas lui même." Je passais une main dans mes cheveux avant de boire une nouvelle gorgée de Whisky. Henry était comme une marionnette contrôlée et programmée à son insu à l'époque. Il était le fils d'un Purificateur qui avait fait des lavages de cerveau à son enfant dès son plus jeune âge.

"Il y en aurait trop à dire... Mon ancien compagnon s'est fait mordre par le chef des Insurgés pour son manque de respect envers ma personne. Et Aamos m'a demandé de venir à ses côtés. Tobias et Ludwig étaient déjà impliqués dans la résistance, alors je n'ai pas dit non. Je suis retournée en Norvège vivre avec mes frères et j'y ai pris une place importante. Henry m'a retrouvé, je pensais qu'il...j'ai essayé parce que..." Je frottais mes yeux. C'était dur à vivre. "C'était le père de Manen." Il savait très bien qui s'était. Il l'avait vu la dernière fois avec Reese. J'ignorai pourquoi il ne m'en avait jamais parlé, mais c'était respectueux de sa part de m'avoir laissé le temps de lui dire.

"Elle aura un an en avril. Et j'ai chassé son père en septembre. Il est partit, il...il...ne s'est même pas battu pour rester..." J'ouvris ma bouche, les yeux remplis de larmes, avant de la refermer et de respirer un grand coup, ravalant l'humidité de mes yeux. Il ne s'était même pas battu pour nous, pour rester à nos côtés. Il avait fallu d'un seul grondement de ma part, et il avait plié. Il n'était pas fiable. Il n'était pas prêt. Il était certes jeune, mais j'aurai pensé que c'était possible. Il avait terni la réputation des hommes. Il avait brisé ma confiance en eux. Voilà aussi pourquoi j'avais tellement de respect pour mes éternels. Ils n'avaient jamais failli eux, depuis des années. Ils étaient des rocs, des ancres solides et éternelles.

Je tournais mon poignet, lançant un nouveau sort de soin pour consolider chaque égratignures de son corps, chaque ecchymoses. Il était comme neuf. Je souriais de cela. Il était fort lui, il semblait pouvoir être un rocher plus solide que tous les autres. Je m'écartais de lui après avoir fini mon travail sur lui. Ça me permettait de me ressaisir. Je relevais ma tête vers lui.

"Qu'est-ce qu'un alpha comme toi irait faire avec une femme brisée comme moi ?" Je savais que j'apprenais vite à ses côtés, mais tout ne dépendait pas que de ça. Il ne fallait pas seulement me convaincre, il fallait aussi convaincre deux vampires, dont un très peu tolérant. Il fallait convaincre ma fille. Il fallait réussir là où plusieurs avaient échoué. Liam était puissant, mais c'était aussi une histoire d'homme, son loup ne pouvait pas tout. Je ne pouvais pas partir comme ça. Tout lâcher pour lui, et pour qu'il me quitte dès que je gronderai. Pourtant...pourtant je grondais depuis des semaines, et il restait là à dire qu'il me voulait. Mais il ne savait pas tout ça avant.

Je devais le présenter à ma famille, à ma fille. Mais était-il prêt pour ça ? Le voulait-il maintenant ? Il avait les cartes dans ses mains. Jusqu'à présent je menais le jeu, mais je voulais bien faire des efforts, voir jusqu'où tout cela nous mènerait. Tout doucement je devais le présenter à Manen. Il devait me raccompagner ce soir.


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Elisabeth Hiilos  & Liam Braeden

Oui, elle l’a fait encore une fois. C’est l’un des jeux favoris de Reagan que de défier l’autorité. Et j’imagine facilement qu’elle a dû défier celle son nouvel alpha avant qu’il ne la soumette. Maigre consolation. Je plonge mon regard dans mon verre de whisky quand elle me demande quelle a été la sanction. Celle-ci a été violente, j’ignore si elle est prête à l’entendre. Entrer dans une meute et vivre selon ses règles n’est absolument pas la même chose que de grandir dans une communauté de sorciers. C’est plus intense, c’est plus primal et primaire.

« Elle m’a quitté, certes, mais elle m’a surtout combattu. Elle s’est opposée à moi, officiellement, devant ma meute. Et un combat ne se résout pas en mettant l’enfant pas sage au coin. Quand deux alphas se battent pour une meute, l’issue est simple : la soumission par la morsure ou la mort. »

Et je n’ai jamais pu envisager de tuer Reagan. Jamais. Même aujourd’hui. A elle donc d’en tirer les conséquences sur ce que j’ai pu lui infliger. Toujours est-il que cela nous a fait gagner quelques années, mais je suis tout de même face à une impasse aujourd’hui. Si Elisabeth se refuse à l’évidence, alors ma meute se délitera totalement s’il m’arrive quoi que ce soit. Il n’y aura plus personne pour veiller sur eux, et sans vouloir amoindrir la valeur des miens, je ne vois aucun alpha potentiel en eux. Alors qu’en Elisabeth, je vois tout. Elle a beau être jeune, être mère, c’est clair pour moi. Plus que pour elle. Et cela n’est pas normal. Un loup ne se trompe pas, je ne peux pas me tromper sur elle. Je reporte mon attention sur elle, quand elle recourt à des mots… « Ils pensent que je suis pour toi ». Non, ce qu’elle est. Pas ce qu’ils pensent ou ce qu’elle « doit » être. Elle est. Elle est ma compagne ou le sera, il ne peut en être autrement.

Elle semble avoir besoin de parler, de se confier sur sa vie. J’enregistre tout. Comme je le soupçonnais, elle n’est pas née Louve et n’a pas grandi en meute. S’il y a une partie de moi qui est en colère contre le loup qui lui a fait mal – parce qu’une morsure fait mal et qu’en plus elle a perdu son repère dans la vie – je lui en suis aussi reconnaissant. Je fronce les sourcils quand elle précise que ses « frères » l’ont persécutée. Bien des saletés de vampire ça. Tu m’étonnes que c’est un demi-vampire qui a changé les choses, c’est son côté humain qui a atténué le vampire. Je la laisse toucher mon visage et me soigner, en taisant mon envie de gronder. Les mordants fonctionnent donc eux aussi en meute ? Ce demi-vampire, là, on aurait dit un Alpha. Qu’importe, apparemment elle n’est plus sous son emprise désormais. Elle peut graviter dans mon cercle, je peux la rendre à sa vraie vie. Je respire un peu fortement quand elle s’en prend à ma main. Merlin, il faut qu’elle accepte, je ne supporterai pas cela éternellement.

La suite de son histoire confirme mes soupçons sur l’Alpha. Je confirme, il faut qu’elle découvre la vie en meute où est sa place. Je grogne quand elle mentionne un « compagnon ». Je ne devrais pas. C’est son passé et qui plus est, j’ai moi aussi usé de ce terme pour désigner Reagan alors que je savais qu’elle n’était pas ma « compagne » au sens lupin du terme. Cet Henri a été un « partenaire », et avant de trouver leur compagnon, les loups sont des humains, qui peuvent avoir plusieurs partenaires. Elle et moi avons eu des trajectoires similaires au final. Elle a été trahie par un partenaire, mais l’a gardé dans son orbite quelques temps. Reagan était ma bêta, ma « famille », tout comme cet Henri était le père de sa fille. Un lâche qui ne se bat même pas pour son enfant ? Comment est-ce possible ? Comme cet Alpha que j’avais destitué… il avait chassé la mère de sa fille et n’avait jamais cherché à la connaitre. C’est inconcevable pour moi. Mais donc le père est vivant. Ce qui veut dire que je n’ai nul droit sur cet enfant qui est le sien. L’un de mes doigts caresse sa main, mais je ne dis pas un mot. Elle n’a pas besoin de mot. Elle a besoin d’actes, de preuves. Et sa question…

Je n’y tiens plus. Avec force et douceur, je m’empare d’une main de son visage, mon autre main se glissant dans son bassin et je l’embrasse. Un baiser plein de promesse, mais pas seulement. Un baiser qui lui rappelle qu’elle est une Alpha, qu’elle mérite qu’on se batte pour elle, que je comprends son parcours de vie. Un baiser tendre mais aussi dominateur, auquel je finis par mettre fin, en m’écartant lentement.

« Je ne suis pas désolé. Et je ne te demanderai pas pardon pour cela. Je recommencerai, Elisabeth, à moins que tu ne me chasses moi aussi. »

Je replace une mèche de ses cheveux derrière son oreille.

« Je veux prendre le relais de tes « frères ». Tu as le droit de ne pas te sentir en sécurité après tout ce que je t’ai dit, tu as toutes les raisons de me juger indigne de ta fille et toi. Mais je sais qu’on est à notre place ensemble. Qu’on le sera quand tu seras prête. Manen a un père, je sais que je n’ai nulle prétention sur elle. Que tu auras toujours tous les droits et toute autorité sur elle, que je n’aurais pas à intervenir sur son éducation. »

Ce qui sera compliqué pour moi. Je suis un Alpha mais je ne pourrai éduquer l’enfant de ma compagne. Elle a un père, si elle n’en avait pas, je pourrai l’être si elle acceptait. Est-ce que je pourrais accepter un enfant qui n’est pas et ne sera pas le mien ? Je n’en sais rien du tout.

« Ne la cache pas. Parce que je vous gagnerai, Elisabeth.  Et tu accepteras le fait que je suis ton compagnon. Faut-il que je te ramène avant que ta baby-sitter ne revienne ? »

Parce que j’en ai franchement marre d’avoir des vampires dans ma boutique.

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UMS 1ère Année


4 Mars 2020 - Boutique de l’Apothicaire

Donc il ne l'avait pas tué. Mais il l'avait mordu. Et je savais ce que ça faisait une morsure de loup. Ma main s'avança sur mon bras, là où - entre autre - se trouvait une cicatrice de la nuit qui avait fait basculé ma vie. C'était comme ça. Comme Aamos quand il avait mordu Henry. Ça se faisait, ça se passait comme ça, et je devais le comprendre, j'étais une louve, c'était les codes, mes codes, ceux que m'inculquaient Liam depuis des semaines. Mais...mais...serait-il capable de me mordre moi ? Me tuerait-il si je lui manquais de respect ? Si je le combattais ? Me ferait-il la même chose ? Non...non parce que je serai incapable de le défier, pas comme Reagan. Je reconnaissais son autorité, ma louve m'en empêcherait. Je le sentais, je serai incapable de lui faire cet affront, j'avais trop de respect pour lui. Reagan en avait certainement, mais Reagan...elle n'était pas moi. Elle n'était pas une louve. Je n'avais pas vécu comme eux, mais si je m'abandonnais officiellement dans ses bras, si je devenais vraiment sienne, s'il devenait mien, il serait impossible pour moi d'agir comme elle l'avait fait. Alors non, Liam n'était pas une menace, et il n'aurait pas à me corriger, ni me punir, encore moins me mordre, parce que je ne lui donnerai aucune occasion de le faire. Et je me sentais bien, je me sentais en paix avec cette révélation. Et j'avais envie de lui partager ma vie, mon expérience. Je lui parlais alors de mes origines, de mon passé.

Il écoutait, en silence, il prenait en compte de tout ce que je lui disais, je le savais. Je n'avais jamais autant parlé de moi, de cette vie. Je lui livrais jusqu'à ma fille. La prunelle de mes yeux. Je lui expliquais notre histoire. Henry. Je l'entendais grogner. Peut-être avait-il espéré qu'il soit mort ? Ce grognement me fit plus de bien que de mal. Il était autorisé à grogner pour ça. Je sentis son doigt délicat sur ma main et je relevais mes yeux vers lui. Voilà, il savait, la femme, la louve. On se regardait un instant, ses yeux étaient un refuge.

J'ouvris ma bouche quand je le sentais m'attirer vers lui. "Liam...je..." Mais une fois ses lèvres sur les miennes, il m'était impossible de le repousser ou de dire quoi que ce soit. Comme s'il avait toute autorité sur moi, tout pouvoir. C'était puissant, c'était indescriptible pour moi. Jamais je n'avais ressentit ça, cette force qui explosait en moi, comme si son baiser ravivait chaque parcelles de mon être qui s'étaient mises en sommeil et qui ne demandaient qu'à se réveiller maintenant. Oui, il avait réveillé mon âme. Je sentais son loup, je sentais son emprise, sa domination sur ma louve, mais aussi sur moi, la femme. Ma louve était enfin complète. Ça faisait mal, trop mal. Je le voulais, c'était une évidence à présent, je voulais cet homme. Mais c'était compliqué, et c'était ça qui était le plus douloureux. Il brûlait de désir pour moi, ce baiser qu'il me donnait disait "je te veux plus que tout au monde". Ses mains puissantes, rassurantes, ses lèvres qui ne laissaient aucun doute de ses intentions. Stop stop, pas plus, pas une seconde de plus, je pourrai...

Il se détacha de moi. J'avais peur, pourquoi avais-je autant peur de m'abandonner à lui ? Il était parfait, pour moi, pour ma louve. Je gardais mes yeux fermés, ma langue venant caresser mes lèvres comme pour me prouver que ça avait bien eu lieu. Et je l'écoutais. Il n'était pas désolé, ça tombait bien, je ne lui demandais pas de s'excuser. Ça c'était passé, il fallait que ça se passe. Et ça avait été bon, alors non, pas besoin de demander pardon pour les choses qui faisaient du bien.

J'ouvris mes yeux quand il affirma que ça arrivera de nouveau, qu'il m'embrasserait encore, qu'il continuerait de me conquérir. Sauf si j'y mettais un terme. J'attrapais sa main quand elle passa près de mon oreille pour la frotter doucement contre ma joue et humer son odeur. Il avait gagné, mais il ne le savait pas encore, parce que même sans m'abandonner totalement à lui, j'étais incapable de le chasser de ma vie, de le défier, de l'affronter. C'était foutu. C'était un combat que j'avais perdu d'avance. Malgré ça, je laissais l'humaine agir plutôt que ma louve. Je relâchais sa main et un poids se leva de mes épaules. J'avais peut-être quelqu'un sur qui compter à présent. Vraiment.

Une larme perla le long de ma joue à ses mots. Il voulait prendre le relai de Ludwig et Tobias. Il voulait me protéger, m'offrir un refuge, un vrai, un qui pouvait encore plus me correspondre. Dans une meute, dans sa meute et il voulait y inclure Manen, et ça...ça c'était inespéré. Notre place. Ensemble, avec ma fille, pas la sienne, la mienne. Mais il était prêt à la tolérer, à l'inclure dans sa meute. Disait-il vrai ? En serait-il capable ? Manen l'accepterait-il ? Pour ça, il fallait voir, il fallait essayer, lui présenter Manen, voir comment ils se débrouillaient tous les deux ensemble. Je pouvais lui donner une chance. Mais ça serait la dernière, après ça, il n'y aura plus un seul homme dans ma vie. Jamais. Je voulais bien, parce que c'était Liam, parce que ma louve l'avait identifié comme un essentiel, et que je devais lui faire confiance. Je devais la laisser agir, parler un peu plus. Elle avait été si longuement persécutée, refoulée, je pouvais de nouveau lui laisser du terrain. D'accord. Je marche avec toi, puisses-tu ne pas te tromper ma belle.

Mais je devais rétablir la vérité, il se trompait et il devait le savoir. Je vissais mes yeux sur les siens. Mon cœur se souleva quand il me demandait de ne pas la lui cacher. Je mordis ma lèvre. Il nous gagnerait, mais il fallait que je l'accepte.

"Non Liam, Manen a un géniteur, mais elle n'a pas de père. Il a perdu ce droit quand il a quitté la maison." Et il ne le retrouvera pas, pour Manen je ne donnais pas de seconde chance. C'était la triste réalité. Il m'avait peut-être mise enceinte, mais il n'était plus dans son éducation, il ne l'a protégé plus, il ne la faisait pas rire, ne lui donnait pas à manger, le bain, il ne lui lisait aucune histoire. Il ne passait pas les nuits à la veiller, à l'endormir le soir au coin du feu. Il ne s'inquiétait pas pour elle, pour son éducation, pour sa sécurité, pour son avenir. Il ne l'amènerait jamais en chasse, il ne lui apprendrait jamais à être une louve. Je devais tout assumer seule, parce que même si mes frères étaient là, ils n'étaient pas des loups et Manen avait besoin d'une identité qu'il lui était propre. Elle était demi-louve et je la voulais bien dans sa peau. Alors non...Henry n'était pas son père. Juste...juste il n'avait plus ce droit.

"Je n'ai pas peur de toi, ou peut-être que si...mais pas pour ce que tu m'as raconté. Je crois que je comprends pour Reagan. Je crois que je peux tout comprendre et qu'il me faut tout apprendre encore pour l'intégrer. Mais je ne te laisserai pas croire que je me sens en insécurité avec toi, parce que c'est faux." A dire vrai je ne m'étais jamais senti aussi protégée qu'à ses côtés, si entière, si à ma place. A notre place, ensemble... Je lui tendis une main.

"C'est une promesse. Je t'ouvre mon monde pendant que tu m'apprends tout ça. Et je te promets de réfléchir à tout ça, d'essayer d'accepter." J'entrelaçais mes doigts aux siens, ressentant de nouveau le feu courir sur moi. Pouvait-on être aussi connectée à quelqu'un ? En n'ayant pas fait autre chose que d'être sous l'emprise de ses lèvres quelques secondes seulement ?

"Oui, ramènes moi chez moi Liam." Je faisais peut-être la plus grosse erreur de ma vie, de réfléchir au fait qu'il allait nous gagner. Que je finirai par accepter d'être sa compagne. Je savais que le chemin était à moitié fait en moi. Ma louve allait me bouder, surtout après ce baiser qui nous avait enflammé toutes les deux. Mais il m'autorisait du temps. Je sentais qu'il voulait que je l'accepte pleinement, qu'il ne voulait pas me l'imposer. Il voulait me montrer, c'était une manière de m'apprendre encore, d'écouter ma louve, mes instincts. Lui était sûr, depuis le début et il voulait que je le sois en retour. Il ne voulait pas me forcer. Il voulait que je l'accepte, même s'il était un dominant et que c'était dur pour lui. Il ne me soumettait pas à son choix, il ne me l'imposait pas, ça devait venir de moi. Et je ne voulais pas faire n'importe quoi, si j'avais été seule, j'aurai certainement foncé, comment lui résister ? Franchement... Il représentait tout ce que j'aimais, tout ce que je désirais, tout ce que je recherchais. La beauté, le charisme, le charme, la droiture, la force, la protection, la puissance, la chefferie, la maitrise, le caractère, le courage, les connaissances, l'intelligence, la loyauté, l'expérience. Mais je n'étais pas seule, il y avait Manen, et mon instinct de mère louve était plus prenant que le reste actuellement, surtout avec cette guerre, à cause de cette guerre. Il lui fallait un foyer sable et j'étais prête à considérer le désir de Liam, celui de prendre le relai de mes frères.

Je transplanais avec lui pour arriver devant le manoir Valdemar. Je soufflais sous l'emprise du stress. Puis un sourire s'afficha discrètement sur mon visage et je me tournais vers lui. "Je n'ai jamais ramené personne ici. Et nulle part ailleurs. Tobias..." Je secouais ma tête. "Enfin tu verras, mais Tobias n'est pas comme Ludwig. Il ne va pas être content, mais moi...moi je suis heureuse que tu sois là." Je mordis ma lèvre inférieure avant de lui lâcher la main. J'avançais vers la porte avec lui, je levais ma baguette vers celle ci et fis des signes avec pour déverrouiller les serrures magiques. On avait une protection optimale, notamment un détecteur de présence pour reconnaître les intrus des personnes autorisées. Il était à ultrason, mais pour Reese et Riley on avait mis du son. Dès lors qu'elles l'entendaient se déclencher elles devaient s'enfermer avec Manen dans une pièce conçue pour ça. Et quand on passa la porte l'alarme sonna. Liam.

Je vis alors Ludwig et Tobias arrivés comme des fusées vers nous avant de s'arrêter en me reconnaissant. Mes yeux se vissèrent sur ceux de Tobias, j'ouvris ma bouche avant de la refermer. Ce n'était ni un défis, ni une provocation le fait que j'avais ramené Liam dans notre demeure. Il avait compris dans mon regard. Je ne me serrais jamais permise de mettre en danger Reese, surtout depuis la dernière fois, surtout depuis nos dernières disputes à ce sujet. Il le savait, ça n'allait pas lui plaire, mais il avait compris que si Liam était là, c'était parce qu'il ne devait plus être considéré comme un intrus, mais comme l'un des miens, l'un des notre. Mais Liam était un alpha puissant et qui plus est un loup. Et il n'était pas moi, la tolérance de mes frères allaient être mise à rude épreuve pour accepter un nouveau loup.

"Pourquoi est-il ici Élisabeth ? Tu sais que..." Je tournais mon visage vers Ludwig.
"Je lui ai fais une promesse et il a autant le droit de venir ici que tu es venu chez lui..." Ludwig referma sa bouche et hocha la tête. Je savais qu'il n'allait pas insister. Je reportais mon regard vers Tobias, m'approchant de Liam.
"Je vous présente donc officiellement Liam Braeden. Liam, voici  Tobias Valdemar, mon frère, chef des Insurgés côté vampire. Et Ludwig que tu connais déjà." Je sentais le tension dans la pièce. Ça aussi c'était un test. Je n'avais jamais rien imposé à mes frères, j'avais accepté leur compagne, ils pouvaient donc accepter mon com...ils pouvaient accepter Liam.

"Vennligst Tobias, det er ikke Henry eller Samuel. Det er ikke en fare, og han har beskyttet meg. Min bror, min bror, ber jeg dere om å akseptere det som jeg prøver å gjøre. Du vet at jeg vil gå tapt uten deg, du vet at jeg trenger det, du. Men jeg trenger også ham, og jeg er redd. Vennligst ikke spør meg å velge."

Traduction Norvégien :
* S'il te plait Tobias, il n'est pas Henry, ni Samuel. Il n'est pas un danger et il a su me protéger. Mon frère... mon frère je te demande de l'accepter comme j'essaye de le faire. Tu sais que je serai perdu sans toi, tu sais que j'ai besoin de ça, de toi. Mais j'ai aussi besoin de lui, j'ai besoin de lui maintenant et j'ai peur. S'il te plait ne me demande pas de choisir.



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Es-tu heureuse dans ce monde moderne?

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But I can't compete with the she-wolf,
who has brought me to my knees
Elisabeth Hiilos  & Liam Braeden

Je fronce doucement les sourcils quand elle pose une distinction capitale pour elle : Henry est le géniteur de Manen, pas son père. C’est une nuance que l’on connait au sein des meutes. Quand le géniteur meurt, les autres membres servent de père et de mère. C’est ainsi que l’on marche : on n’abandonne jamais un enfant. J’attrape la main qu’elle me tend, entrelaçant mes doigts aux siens. La vie a réellement cherché à la briser, mais elle est forte. Elle ne peut s’abandonner à cette vie, pas sans sécurité. Je peux comprendre, je sais que cela se fera, c’est écrit.

« Cela me convient très bien. »

Je porte ses doigts à mes lèvres pour y déposer un baiser. Il faut que je la ramène. Et quelque part – et bien que je ne le reconnaitrai jamais à voix haute – je commence à comprendre ce que Reagan a pu ressentir. Si elle est si sure que cela que son Auror est son compagnon, je peux imaginer qu’elle ait cru souffrir de la séparation puisque ça me dérange énormément de devoir la ramener à ces morts-vivants.  Je ne me rapproche pas plus d’elle, gardant toutefois sa main dans la mienne, parce que j’ai besoin de son contact.

Elle nous fait transplaner, mais se sent obligée de m’avertir. Alors comme cela, elle a un « frère » surprotecteur. Je connais tout cela, ma jolie, je connais bien.

« Je ne suis pas content de le voir non plus, tu sais. Nous serons au moins d’accord sur une chose. »

Elle rompt le contact. Rien que pour cela, je déteste ses ectoplasmes qui lui servent de famille. Ce n’est pas eux, de toute manière, que je veux voir. C’est Manen, sa fille, celle qui a besoin d’un père. Sauf que la maison semble particulièrement piégée… Et elle l’est, puisqu’on entend une alarme retentir et je la déteste cette alarme parce qu’elle fait débarquer deux vampires. Et celui que je ne connais pas encore, il sent… il sent horriblement fort et il adopte une attitude… comme un dominant. Instinctivement, je bombe le torse et c’est lui que je fixe, la tête haute. Je ne jette même pas un regard à Ludwig qui intervient pourtant en premier. J’écoute. Tobias Valdemar. Chef des Insurgés. Côté vampire. Effectivement, ce n’est pas une meute unie, mais juste un assemblage de plusieurs factions. Qui pourrait vouloir suivre un vampire ? Et voilà qu’ils se mettent à parler dans une autre langue.

« Tu n’as pas à le ramener ici, Eli ! Reese et ma fille, Riley, tu ne peux pas nous imposer de lui faire confiance comme ça ! »

Je ne comprends rien à ce qu’il raconte, mais je n’apprécie guère le ton qu’il emploie.

« Il ne me semble pas qu’Elisabeth sois une fillette qu’on peut disputer. Je suis ici pour elle et pour Manen. Rassurez-vous, je ne veux rien d’autre. »

Qu’est-ce qu’il croit ? Que son regard noir et furieux me fait peur ? Il pèse trente kilos tout mouillé.

« Puis-je la voir ? »  que je demande à Elisabeth sans plus faire attention aux vampires. Elle est une Alpha, elle n’a pas à demander l’autorisation à un vampire.

Je l’encourage du regard, avant de fixer les deux squelettes blafards, tandis qu’elle va chercher sa fille.

« Je sais à quel point vous comptez pour elle, pour qu’elle aille à l’encontre de sa propre nature, tout comme je sais à quel point les Insurgés lui sont importants. Je ne lui ferai jamais de mal, et je ne veux rien de votre clan. Vous êtes le dominant ici, que j’ajoute à l’attention de Tobias, alors soyez assuré que votre clan ne risque rien. Mais que je suis prêt à me battre pour elle. »

Le vampire pousse un petit rire nerveux.

« Bordel mais c’est pas possible. Qu’est-ce que c’est que c’est hommes qui croient au coup de foudre ! »

De quoi parle-t-il ? N’est-ce pas lui qui est marié et qui va enfanter ? Je le vois qui fait quelque pas vers moi, mais je demeure impassible.

« Autant te prévenir chien galeux, Eli est ma sœur, mon unique petite sœur. Et oui, elle est une enfant, comparée à mon frère et moi. J’ai protégé sa fille alors qu’elle n’était même pas encore au monde, je ne laisserai personne les mettre en danger ou me les enlever. »

Ma mâchoire se crispe. Ce discours, je l’ai déjà tenu et je déteste qu’on me le tienne, aussi cela me démange de lui en coller une pour lui inculquer la notion de respect. Mais si j’ouvre les hostilités, sur un territoire qui n’est pas le mien, alors je ne vaudrais pas mieux que l’Auror. Mais ce Valdemar, il n’est même pas de sa race. Alors quelle prétention peut-il avoir sur elle ?

« Tu la laisses pourtant combattre… »

La voilà déjà qui revient, avec sa petite dans les bras. Une petite sans père, qui grandit avec des vampires… Quel gâchis. C’est une demi-louve, ça se sent, comme l’était Reagan. Et je ne suis pas du genre à rejeter ces créatures. Manen a déjà l’air très éveillée, étonnamment calme, et elle me regarde avec ses grands yeux, mordillant son poing. Je fais un pas vers elle, paumes ouvertes, comme pour la prendre dans mes bras.

« N’y songe même pas… »

Je fusille le vampire du regard. Ok, son territoire, ses règles, j’ai compris. Je reporte mon attention sur la petite fille aux cheveux sombres comme la nuit. Je m’accroupis suffisamment pour être à sa hauteur, pour qu’elle me sente et me jauge, pour que le louveteau m’accepte. Je ne la quitte pas du regard et elle finit par tendre sa petite main vers mon visage, pour me toucher la joue. Mais elle est bien vite intriguée par mes boucles. Alors je m’accroupis encore un peu plus, me plaçant sous la fillette pour qu’elle puisse attraper une mèche de mes cheveux. Je souris en l’entendant rire. Cette petite fera partie de ma meute. Elle le sait. Nous le savons tous. Je le sens au plus profond de moi. Son rire trouve un écho en moi et réveil cette envie qui a toujours été mienne d’avoir « ma » meute, au sens propre du terme. En plus, je sais que cela fait enrager le vampire, alors je ne vais pas m’en priver. Je me redresse et adresse un geste de la tête à Elisabeth, comme pour lui dire merci.

« Je te remercie de ta confiance, Elisabeth. Je pense qu’il est temps que je m’en aille. J’ai grande hâte de vous revoir. »

Vous car elle n’est pas qu’un « tu ». Elle est deux, et mon loup les veut toutes les deux. L’une pour compagne, l’autre pour enfant de ma meute. Mais elle est une Alpha, pas n’importe quelle louve. Elle doit venir à moi, librement. Et nous savons que cela se fera. Avec un air de défi, je me penche pour déposer un baiser sur sa joue, souriant à Manen, pour ne pas pousser trop loin la provocation envers les vampires.

« Messieurs… »

Et je transplane.

black pumpkin

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Le cerveau a la pensée, le coeur a l'amour,

le ventre a la paternité et la maternité.


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