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RPG Harry Potter

In RPG, nous sommes en Janvier 2022.

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Don't worry, brother

Lundi 10 février 2020

     
Je transplanais à quelques rues du centre de Soins. Il change tout le temps d'endroits pour ne pas être repéré et il fallait bien penser à savoir où il était avant de transplaner n'importe où. Il était 2h du matin en ce lundi et je savais déjà que je louperai certainement les premiers cours de la matinée. Ma louve avait été mise à rude épreuve cette nuit et tout mon corps en tremblait encore. Les rues étaient quasiment désertes à cette heure-ci et j'arrivais assez rapidement devant l'entrée du QG. Un mot de passe à l'aide de la baguette magique suffisait pour la première porte. J'arrivais dans des toilettes assez banales. Je m'inspectais rapidement dans un miroir. Mes traits étaient tirés, mes cheveux légèrement emmêlés dans tous les sens et du sang apparaissait un peu sur mon front. Une vilaine entaille s'y trouvait et expliquait le sang. J'avais été assez épargnée pour le reste du corps, ayant simplement quelques tissus de vêtements déchirés. Mais le souvenir du Doloris restait encore ancré et mes mains sur le lavabo ne pouvaient s'empêcher de trembler.

Je soupirais et entrais dans un cabinet. Machinalement, je montais dans la cuvette et tirais la chasse d'eau. J'atterrissais dans une petite boîte confinée où quatre portes se présentaient à moi. Trois d'entre elles menaient à une mort certaine tandis que la dernière ouvrait sur le centre de soins. Je choisis la bonne et me laissais aller à l'intérieur. Quelques personnes s'agitaient déjà à l'intérieur tandis que les premiers blessés avaient été rapatriés ici. Certains étaient en bien piteux état comparés à moi. Je ne savais où donner de la tête tandis que les Médicomages s'agitaient en tout sens afin de panser les blessures au plus vite.

Je sentis alors un souffle d'air et une odeur bien familière. Je me retournais et aperçus Wolfgang à quelques mètres de moi. Son visage était tiré, inquiet, soucieux. Quelques secondes passèrent pendant lesquelles on s'inspecta l'un l'autre avant qu'automatiquement nous nous rejoignions pour nous prendre dans les bras. Je le serrai fort alors que mes derniers tremblements semblaient se calmer à son contact. Son odeur, ses bras, son contact me rassurait. Il était de mon sang et je pouvais sentir toutes mes peurs s'envolaient en cet instant.

"Je vais bien, ne t'inquiètes pas frérot ..." Je sentais à son corps tendu qu'il n'avait pu s'empêcher de se faire du soucis. Je n'étais pas partie sans lui parler de cette bataille mais ne lui avait donné que peu d'éléments pour éviter qu'il ne m'empêche d'y aller. Je faisais partie des Insurgés et j'étais prête à servir honorablement la cause, malgré ses mises en gardes.      
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Wolfgang Amadeus Parkinson
Auror, 24 ans


Centre de Soins Clandestin - 10 Février 2020 -

Je ne savais où donner de la tête depuis quelque temps. J'avais de plus en plus de missions, j'étais éloigné du Ministère avec mon équipe. Et j'avais fait la connaissance d'une demi-louve. Une tireuse d'élite. Reagan. Les chefs avaient magouillé notre séparation de nos collègues. On devait faire équipe sur le prochaine mission. Et avec Victoire... Voyez vous le soucis ? Quand je pense à Reagan, je pense à Victoire et ça...ce n'est absolument pas sain. Et Saoirse faisait partie des Insurgés, rien pour me clarifier l'esprit en ce moment. Et quoi que je lui en dise, elle ne m'écoutait pas, c'était bien ma sœur à faire sa tête de mule dès que je lui demandais quelque chose. Quand elle pouvait refuser, elle se faisait un loisir de le faire. Les Insurgés c'était son truc, même si j'étais très inquiet de ce que ça représentait. Elle avait déjà redoublé une fois à l'UMS, je ne voulais pas que tout cela l'éloigne encore plus des études. Mais justement ses études étaient menacées avec ces Purificateurs. C'était un dilemme. On était pas loin qu'ils nous pondent des Lois, les bruits courraient dans les couloirs du Ministère. On allait finir par être parqué comme des bêtes.

Sai' m'avait informé d'une probable bataille, une deuxième à vrai dire après le Quai de la Tamise et le Manoir Anguis. J'étais au courant car ma sœur m'avait demandé de l'aide pour leurs centres de soins clandestins qui changeaient toutes les une ou deux semaines. J'avais longuement hésité à me mouiller, j'avais voulu voir avant de quoi il retournait avant de prendre une décision. Et quand j'avais vu tous les blessés, des gosses, des demi-loup vaccinés, Gabriel Ecklin, mon coeur s'était ouvert en deux et la rage m'avait convaincu de les aider. J'avais donc - anonymement - avec d'autres sorciers présents mis des protections pour rendre le centre sûr et introuvable par le gouvernement et les Purificateurs. La Directrice du centre, ou plutôt la gestionnaire était une louve, une des chefs des Insurgés, une certaine Elisabeth Hiilos. Elle avait à peine la 20aine et déjà les gens, comme Saoirse avait un profond respect et admiration pour elle. Je ne l'avais pas encore croisé. Aamos, le loup-garou chef des Insurgés m'avait demandé de me rallier à leur cause. Mais j'avais préféré rester en dehors du groupe, pour garder une sécurité au Ministère et venir les aider de temps en temps pour les protections et pour donner des renseignements, mais hors de question de signer un registre ou de porter leur collier, c'était trop risqué vu là où je bossais.

Saoirse était partie sans demander son reste ce soir en m'informant à peine de ce qui allait se passer, elle avait transplané sans me donner d'indications sur le lieu. Pleine lune. Une mission, un combat. J'étais resté coléreux et inquiet dans mon appartement quelques minutes avant d'enfiler une veste et partir au seul endroit que je savais en lien avec les Insurgés : le centre de soin clandestin actuel.

Une fois sur place j'avais demandé aux pauvres gens qui étaient là, et personne avait été capable de me dire où se trouvait le lieu de l'attaque. Il n'y avait aucun soldat ici, que des blessés. J'avais tourné en rond, l'angoisse me tordant le ventre. Qu'est-ce qu'elle me faisait ma soeur ? Elle savait comment j'étais ! Elle savait que je ne l'aurai jamais laisser parti seule, je serai venu, ou je l'aurai empêcher d'y aller, c'était du suicide ! Je...

J'allais toutes les dix minutes me passait de l'eau sur le visage, dans mes cheveux, rien y faisait, le stress était en train de me bouffer, et la pleine lune ne m'aidait pas. Je me sentais en pleine puissance, ma magie crépitait en moi, mon loup hurlait de rage et de frustration. Je donnais un coup dans un mur, y faisant un trou. Un homme s'approcha de moi pour me demander si tout allait bien. NON ! NON franchement non ! Saoirse... Je la maudissais. c'était moi le Gryffondor, c'était moi le fonceur, le battant...elle...si loyale, pourquoi s'était-elle embarquée dans une guerre ?

Je m'éloignais un peu et je tombais sur la chambre de Gabriel, le frère de Lena. Ma respiration se bloqua. Lena... Je passais une main sur ma bouche. Elle était aux mains des Purificateurs depuis autant de temps que Gabriel était sur ce lit. Personne n'avait eu de nouvelles et d'après Saoirse ils allaient la récupérer ce soir. En échange avec des Purificateurs. Leur méthode était étrange, mais j'avais essayé de mon côté d'avoir des informations sur un quelconque lieu de détention de ce groupuscule, mais rien avait fuité au Ministère ou dans les bars. C'était à devenir dingue. La seule certitude qu'on avait c'était elle était toujours en vie, mais dans quel état ? La rage gonfla un peu plus en moi et je ne pouvais m’empêcher de penser à ma sœur. Et si elle se faisait prendre aussi ce soir ? Et si des Purificateurs mettaient la main sur elle, et lui faisait subir ce qu'avait du subir Lena ? Ou si elle arrivait ici dans le même état que Gabriel. Je m'éloignais de la chambre pour retourner dans un couloir et faire les cent pas.

Bon sang, si...si il lui arrivait la moindre chose je... si on lui faisait du mal, si elle se faisait vacciner ? Mais merde putain ! Pourquoi elle était partie ?! J'allais lui passer le savon de sa vie, j'allais...PUTAIN. Mes poings étaient serrés, ma gorge nouée, mes sourcils fronçaient essayant de contenir des larmes de colère. Elle était sous ma responsabilité, ma mère...merlin, si maman voyait ça. Je levais mes yeux en l'air, totalement impuissant, elle était tout ce que j'avais. Ma vie... C'était la première personne que j'avais voulu protéger, depuis gosse. Sai' était ma moitié, on avait grandit ensemble, je l'avais quasiment élevé depuis la mort de notre père, je me sentais bien plus qu'un frère. C'était mon bijou, ma boule de poil. Ma chair, mon sang et si il lui arrivait quelque chose ce soir... J'attrapais mon visage des deux mains en m’asseyant sur un fauteuil posé là dans une pièce qui ressemblait à une salle d'attente.

J'entendis alors quelques transplanages au bout de longues minutes et je me tournais vers les gens, des soldats blessés, je me levais d'un bond et allais vers un qui n'était pas trop amoché pour demander où était le lieu de la lutte, mais au moment où il m'annonça Beachy Head, je sentis une odeur. Son odeur. Je me retournais vers elle, mes yeux se mirent à briller d'humidité, mes lèvres tremblaient sous l'émotion et le soulagement. Je restais là quelques secondes à la juger du regard, les bras le long de mon corps. Sai'... elle était vivante. Un soulagement immense me traversa et je fonçais vers elle, l'empoignant fortement. Je caressais ses cheveux, embrassais sa tempe. Ma boule de poil.


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"Ok..ok. Je...je suis content de te voir...est-ce que tu vas bien ? T'es dans un état pitoyable...montre moi ça... Ne me refais plus jamais ça Sai'...j'ai cru devenir dingue" Je me dégageais d'elle pour regarder son visage, ses bras tuméfiés. Je fis la moue. "Il faut te soigner, dis moi tout, raconte moi tout et...." Je passais une main dans mes cheveux. "Ne pars plus sans rien me dire..." Je tapotais mon poing contre mes lèvres. "Je crevais d'inquiétude..." Je l'amenais vers un poste de soin et l'installais assise sur un lit, restant debout devant elle et demandant à un médecin de venir. Quelqu'un arriva rapidement mais nous informa qu'elle passera en dernier, car il y avait des blessés prioritaires. Je hochais la tête et je m'installais à côté d'elle sur le lit, l'attirant contre mon torse.

"C'était...c'était comment là bas ? Tu sais, je vais pas te refaire la leçon, tu es vraiment sûre de vouloir être au front ?" Et pitié qu'elle ne me dise pas que j'étais Auror, que je faisais un métier tout aussi dangereux et que je prenais autant de risque qu'elle en avait pris ce soir. Elle était ma sœur, ça n'avait rien avoir, tout ce qu'elle ferait sera toujours trop dangereux à mes yeux, comme ses premiers pas sans qu'elle tienne ma main, ses premiers sortilèges, son premier vol en balai, sa première potion magique, son premier cours de défense contre les forces du mal, son premier transplanage, sa majorité, son premier stage comme Tireuse d'élite.


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"Je dois maintenir le calme avant la tempête. Ouais ma vie est ce pour quoi je me bats. Je ne peux scinder la mer, ne peux atteindre le rivage. Et ma voix devient une force conductrice. Je ne laisserai pas ça me faire chavirer."

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Lundi 10 février 2020

     
A présent que je me trouvais dans les bras de mon frère, mes muscles ne me demandaient que de se relâcher enfin et de laisser retomber la tension. Je me savais en sécurité dans ses bras. J'étais bien. Il était mon grand frère, celui qui avait toujours veillé sur moi depuis que j'étais venue au monde. Il avait toujours été là, mon pilier, mon modèle, mon remède. Et je me doutais facilement de ce qu'il avait pu ressentir, sans avoir à user de mon don de Légilimens sur lui. C'était tellement simple, je lisais en lui comme dans un livre ouvert. Et c'était pour cela que je ne voulais pas craquer. Pas tout de suite. Pas encore. Il avait besoin d'être rassuré et je me devais encore d'être forte. Encore quelques minutes.

"Je vais bien je t'assure ...", tentais-je de le rassurer alors qu'il m'examinait sous toutes les coûtures. "Arrêtes ça, je ne suis plus un louveteau !" Une manière pour moi de lui rappeler que la Saoirse était toujours là. Je voulais sourire mais je ne pouvais encore m'y résoudre après les horreurs que j'avais vu ce soir-là. Wolfgang semblait devenir dingue, il ne cessait de s'agiter en tout sens et s'il réclamait des soins pour moi ainsi que des nouvelles de ce soir-là, il était encore inquiet.

"Ne pars plus sans rien me dire... Je crevais d'inquiétude..." Je le voyais bien. Je le lisais sur son visage, sur ses traits tirés, sur ses muscles tendis, ses cheveux en tout sens, et les cernes qui semblaient plus proéminentes que les autres jours. Je pris sa tête et l'approchais de mon front jusqu'à ce qu'ils se touchent. En tant que demi-loups, nous avions toujours eu l'habitude de ses gestes tactiles et démonstratifs. "Je vais bien ...", répétais-je dans un murmure, ignorant sa première remarque mais préférant le rassurer sur le fait que j'étais là à présent. Son souffle se calma et se calqua sur le mien. Bientôt, nos deux coeurs battirent à l'unisson, d'un rythme plus régulier.

On se déplaça vers un poste de soin où l'on attendit un Médicomage, mais ceux-ci avaient des patients plus urgents à traiter. Et puis, je n'étais pas à l'agonie. Le seul médicament dont j'avais besoin c'était lui. Je me laissais aller sur son torse, sa chaleur corporelle se diffusant dans la mienne et m'englobant dans ma bulle réconfortante. Cette bulle, son corps, son odeur. Tout me ramenait à mon enfance où tout était plus simple. Ou du moins le semblait-il. Nous avions grandi rapidement, Amadeus et moi. Après la mort de papa, maman avait eu besoin de nous et nous avions pris nos responsabilités très vite. Elle était l'alpha, celle que nous devions écouter, celle qui nous enseignait et celle qui nous guidait. De son côté, mon frère était devenu l'homme de la famille, nous protégeant, mère et moi, contre le monde extérieur qui était de plus en plus dur, de jour en jour.

"C'était...c'était comment là bas ? Tu sais, je vais pas te refaire la leçon, tu es vraiment sûre de vouloir être au front ?" Sa voix résonnait à mes oreilles et était comme un doux refrain que j'avais toujours aimé entendre petite et encore aujourd'hui. Je posais une main sur son épaule, calme mais résignée : "Ma place est là-bas. Je sais que je dois en être. Tout comme tu as trouvé ta voie dans ton métier." Je sentis les reproches venir, me baratinant encore les oreilles sur un sujet qui ne nous mettait jamais d'accord. Nous avions eu cette discussion à de multiples reprises. Son métier à risques qui ne me disait jamais où il était, à quel point la mission était dangereuse, quand serait la prochaine fois qu'il rentrerait, s'il était sur de rentrer. Il risquait sa vie tous les jours, à tout instant, alors que pour ma part j'avais rejoint une cause qui voulait l'extinction de notre race. Nous suivions des intérêts nobles et chacun risquait sa vie. Le problème était que nous n'étions pas ensemble, et c'était ça que nous détestions le plus.

Je relevais ma tête pour le regarder et lui glissais un regard malicieux, espérant ainsi changer de sujet : "Tu m'as apporté quelque chose à manger ?" Le problème était que je ne pensais jamais à emmener de la nourriture. L'effort me tuait et je réclamais toujours plus à grignoter quelque chose. Et même si j'avais peut-être vu des horreurs cette nuit, cela ne m'avait pas coupé l'appétit. En revanche, je ressentais le besoin de me laver et de me débarrasser de toute cette crasse. De me débarrasser de ce qu'avait pu me faire ce Fray sur ma personne en particulier avec son Doloris. A cette pensée, je frissonnais et m'écartais un peu de mon frère, mon esprit replongeant dans le chaos de la bataille qui faisait toujours rage dans mon esprit.     
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Wolfgang Amadeus Parkinson
Auror, 24 ans


Centre de Soins Clandestin - 10 Février 2020 -


Je n'aime pas, elle élude ma question. Ça a du être terrible sur le terrain. C'est toujours terrible. Je peux m'imaginer les scènes qu'elle a du voir. Je ne vois pas non plus de jolies choses dans mon boulot. Elle dit qu'elle va bien, mais je connais ma sœur. Elle fait la dure, elle encaisse, mais elle ne me repousse pas. Et quand Sai' a besoin de moi, c'est ce qu'elle fait. Elle accepte mes étreintes, mes caresses apaisantes. Des choses affreuses et graves se sont déroulées ce soir, et elle a besoin de moi, je le sens. Elle ne refuse pas ma présence, ni mes gestes de réconfort. Elle va finir par parler, je la connais, c'est ma petite boule de poil.

Sa place est là bas. Non théoriquement sa place est à mes côtés. Mais je comprends ce qu'elle veut dire, je ne suis pas idiot. Elle a besoin de ça. De se battre, comme notre père l'a fait à la bataille de Poudlard. Et ça je ne peux pas lui enlever, malgré mes inquiétudes. Mes craintes n'ont pas le droit d'avoir le dessus, on a ça dans le sang tous les deux. Je ne peux pas la brider, même si j'aimerai qu'elle reste en sécurité dans mon sillage. On sait chacun ce qui est arrivé à mon père. On prend les mêmes risques, la preuve en est, en voyant Gabriel Ecklin dans un lit, branché comme l'était notre père. Il ne s'est jamais réveillé, il est mort de ses blessures. Ma mère est devenue mère célibataire, sans personne. Les gens ont su, la famille de ma mère, de mon père, tout le monde savait qu'elle se retrouvait à la charge de deux demi-loup. 2 ans et 4 ans. Mais personne n'est venue la voir, l'aider. Elle a assumé ça toute seule, gagnant sa vie par la pension de décès de mon père. Elle a réussi à nous offrir une belle vie. On a jamais vraiment manqué de rien. Pourtant la viande coûte cher, mais elle se privait.

Elle a fait quelques boulots à droite et à gauche, sans remettre un seul pied au Ministère, pour pouvoir joindre les deux bouts. Pourtant Saiorse et moi avons eu nos chaudrons et livres d'école neuf à la rentrée scolaire. Des capes de sorcier qui n'étaient pas d'occasion. Et pour nos 15 ans respectif on avait reçu chacun notre tour nos Nimbus 2000. Elle s'est toujours battue, sans baisser les bras, pas dans une guerre, mais au quotidien. Un combat long et intense. Elle a élevé des demi-loup comme personne. Voilà comment Sai' et moi on a grandit, dans cet état d'esprit. On a récupéré sa force de persévération. Et il est injuste que la vie ne l'est pas récompensée. Sko dirait le contraire, il dirait qu'elle a offert au monde deux êtres exceptionnels. Mais j'aurai aimé qu'elle soit là. Pas pour voir la guerre, mais pour voir la paix revenir, pour qu'elle rencontre Reagan et les enfants qu'elle me fera...

Je regarde Sai' et ses yeux de biche. Quoi ? Je rigole un instant. Bonne tentative de diversion. De la nourriture ? Elle a faim, soit. "Ok, je vais aller en chercher, mais après on discute !" Elle croit la faire à l'envers à son grand frère ? Je sais trop comment elle fonctionne. Et je la sens soudainement se tendre et sortir de mes bras. Je fronce mes sourcils ? Le rappel d'un souvenir ? Je lui ai fait mal ?

"Ça va Sai' ?" Avant qu'elle puisse me répondre, je vois une infirmière venir vers nous. C'est le moment de son auscultation. La femme me demande de partir, je lui dis qu'il en est hors de question. Sai' râle en disant qu'il est hors de question que son frère la voit en sous vêtement. Je lève mes yeux en l'air. Ça va on a grandit ensemble... Elles pensent gagner toute les deux, mais je refuse de partir, en revanche, je tourne mon dos, mais je reste dans la pièce, un sourire satisfait aux lèvres quand je les entends blasées derrière moi. Après quelques minutes, j'entends l'infirmière dire qu'elle peut rentrer, rien de grave, mais je ne sais pas encore ce qu'il lui est arrivée. L'infirmière sort et je me tourne vers elle. J'avance à son lit.

"On rentre. Ce soir tu restes à la maison. Tu vas te doucher, rester au chaud, je te préparerai à manger en attendant. On verra demain."

Je ne lui demande pas son avis, c'est un ordre. Elle peut faire tout ce qu'elle veut, je cède parfois, c'est vrai, mais là c'est l'alpha qui parle. Je ramène la blessée chez moi. Elle capitule, disons qu'elle ne dit pas non. Mais hors de question que ce soir elle rentre à son appartement. Et je sens qu'elle veut rester avec moi. Je la prends dans mes bras délicatement et transplane à l'appart. Elle fait comme chez elle et file dans la salle de bain. J'ouvre le frigo et prépare quelque chose de consistant. Quand je reviens voir, elle est assise sur le bord de mon lit, l'air vague. Ses cheveux sont encore mouillés, j'attrape une serviette pour les lui essuyer, en silence. Je dépose ensuite une couverture sur ses épaules.


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"Il va falloir que tu me parles tu sais...qu'est-ce qu'ils t'ont fait là bas ? Raconte moi boule de poil..."


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Lundi 10 février 2020

     
Je souris en entendant le doux rire de mon frère craquer une nouvelle fois à ma demande. Il savait comment je marchais aussi me promit-il : "Ok, je vais aller en chercher, mais après on discute !" Je lui tirais la langue et me tournais de l'autre côté. Discuter de quoi ? Fallait-il vraiment y mettre des mots ? Cela ne ferait que rendre la chose plus réelle qu'elle ne l'était déjà. Je ne répondis pas à sa question et par chance une infirmière arriva à ce moment-là. Je me redressais, prête à "subir" cette auscultation, même si mon frère m'exaspérait à vouloir rester. J'avais vraiment la sensation de revenir son louveteau.

"Tu es pire que la garde royale ...", lui dis-je tandis qu'il se retournait et que je commençais à me débarrasser de mes vêtements. L'infirmière m'approuva et commença à me regarder sous toutes les coutures comme Wolfy l'avait fait auparavant. Elle remarqua un hématome au niveau de mes hanches ainsi qu'une coupure au niveau du bras gauche. Rien de bien méchant en soit. J'enfilais à nouveau mon tee-shirt pendant que la bonne femme me demandait de me reposer maintenant. Elle repartir et j'entendis les pas de mon frère s'approcher de moi. La sentence allait tomber. "On rentre. Ce soir tu restes à la maison. Tu vas te doucher, rester au chaud, je te préparerai à manger en attendant. On verra demain."

Je savais que je n'avais pas voix au chapitre. Le ton d'Amadeus était dur et sans appel et si je voulais qu'il me foute la paix par la suite, je devais obéir. Au moins serait-il rassuré de me savoir près de lui. Et puis, je devais avouer que moi aussi ça me rassurait quelque part. Je ne pus m'empêcher toutefois de glisser un petit : "A vos ordres, chef !" Je me relevais de mon lit et laissais mon frère me prendre dans ses bras pour transplaner jusqu'à chez lui. L'appartement était calme et silencieux. Il alluma les lumières d'un coup de baguette tandis que je filais machinalement jusqu'à la salle de bain. Il fallait que je me débarrasse de toute cette crasse. Que je me débarrasse de tout ce sang mais également de toutes ces images. La guerre marquait physiquement mais le plus douloureux restait les souvenirs.

J’enlevais une nouvelle fois mes habits que je laissais tomber sur le carrelage et jetais un coup d'oeil à mon reflet. Mes cheveux étaient emmêlés et mes yeux ambrés semblaient s'être assombris. Je soupirais et me détournais de cette pâle image que je renvoyais. Un coup d'eau et 15 minutes plus tard, je sortais. Je me séchais assez rapidement. J'avais l'impression que rien n'avait changé. Je me sentais toujours aussi sale. Toujours aussi ... impure. Je ravalais ma salive, mal à l'aise avec les pensées qui me tourmentaient. Je regardais autour de moi. Et dire qu'il y avait une heure je me retrouvais en plein coeur du chaos, cette pièce me semblait hors du temps. J'enfilais un peignoir et sortis de la salle de bain, trouvant le lit de Wolfgang pour poser mes fesses. Je retrouvais son odeur et cela me suffisait. Il semblait qu'en étant Légilimens, nos émotions étaient comme décuplées. Aujourd'hui, j'aurai aimé qu'Aaron me protège de tout ce que je pouvais ressentir, lui qui pratiquement l'Occlumencie.

J'entendis les pas de Wolfgang se rapprocher mais je ne bougeais pas. J'étais même heureuse qu'il vienne. Je ne bougeais pas d'un cil alors qu'il commençait à sécher mes cheveux. Personne n'avait fait ça depuis que maman était morte. C'était à elle ce geste. Elle adorait toucher mes cheveux, les laver, les sécher, les peigner, les coiffer. Et j'aimais ces gestes doux dans mes cheveux. Mais j'appréciais sans rechigner les doigts de Wolfgang qui attrapèrent alors une couverture pour la déposer sur mes épaules. J'en attrapais un bord et tournais légèrement la tête vers lui, toujours sans le regarder.

"Il va falloir que tu me parles tu sais...qu'est-ce qu'ils t'ont fait là bas ? Raconte moi boule de poil..." Je fermais les yeux. Il était tard et j'avais juste envie de me laisser bercer par la voix de mon grand frère avant de m'endormir. J'avais besoin de dormir. Pour oublier. Juste un instant. Juste quelques heures. Mais Ama ne l'entendait pas de cette oreille et j'aurai du m'en douter. Je m'en doutais. Je me tournais complètement vers mon frère et entourais sa taille de mes bras, comme quand j'allais me blottir contre lui les nuits de cauchemar quand j'étais petite. Ses mains vinrent se poser d'elles-même sur ma chevelure brune tandis que je revivais mentalement le chaos de la bataille. "Ca a commencé tout de suite. Pas de temps d'arrêt. Pas une seconde d'humanité. Sorciers et créatures ont combattu, Purificateurs contre Insurgés." Je marquais un temps d'arrêt. Je ne parlais pas particulièrement fort, ayant utilisé toute ma force cette nuit.

"Plus rien n'était humain. Alors, j'ai laissé ma louve s'exprimer, j'ai laissé ma louve gronder." Je souris doucement contre son tee-shirt et ajoutai : "Tu m'aurais vu, j'étais douée. Je pourfendais l'air avec mes deux épées. Rien ne pouvait m'arrêter. Je mordais, je griffais, je lançais des sorts." Mon sourire se figea mais je poursuivis tout de même. "Samuel Hansen a arraché la tête de Vladimir Azarov." J'annonçais ça de but en blanc, réalisant à peine encore ce que cela signifiait. "J'ai appris ça à la fin du combat, quand Elisabeth et Tobias ont fait une rapide analyse de ce qui venait de se passer ... Elle m'a aidé tu sais, Elisabeth ... " Je marquais une nouvelle pause. Je savais que j'abordais la partie la plus délicate, celle qui me pesait le plus. Je ne savais pas si c'était parce que je connaissais l'homme en question, ou bien si c'était encore la sensation de son Doloris sur mon corps ou si c'était le fait que je l'avais tué de mes propres mains.

"Il y avait Henry Fray. Je n'ai pas réfléchi. J'ai foncé droit sur lui mais il m'a mise rapidement au sol, ordonnant aux autres de me vacciner." Je frissonnais à cette pensée. Je ne pouvais imaginer un seul instant recevoir l'un de ces vaccins. "Elisabeth est venue m'aider et on a retrouvé quelques instants plus tard Fray ..." Ma respiration se faisait de plus en plus bruyante et malgré le fait que je les refoulais depuis trop longtemps, les larmes montaient. Je ne savais plus à quand remonter la dernière fois que j'avais pleuré. Ce n'était pas mon genre, je ne pleurais jamais, je ne m'attristais sur rien, ou sur presque rien. Peut-être bien que la dernière fois était pour la mort de maman ... "Il m'a lancé un Doloris ..." Je frissonnais une nouvelle fois mais enchaînais rapidement : "... Elisabeth l'a mis à terre et je l'ai tué." Je me dégageais de ses bras pour regarder mon frère droit dans les yeux alors qu'une larme roulait sur ma joue. "C'est moi Wolfgang. C'est moi qui l'ait tué. "

******************

Je grondais intérieurement, les paroles de la louve faisant effet sur moi. L'homme se traînait par terre et ne semblait plus avoir de dignité. Récupérant ma baguette à ses pieds, je marchais sur sa main encore attachée à son corps et me penchais sur son visage pour lui murmurer quelques mots doux : "Vous allez mourir Fray. Vous allez mourir ici pour une cause qui vous semble juste mais pour laquelle vous perdrez la vie en laissant une femme seule à la maison." L'homme sembla réagir à mes propos et arracha une grimace. "Les... créatures... doivent... mourir.... Vous mourrez... Vous mourrez Parkinson ... Vous et vos amis !"

Cet homme délirait mais ses paroles me firent froids dans le dos. Je me refusais d'y penser et me redressais. Ma baguette pointée sur lui, je lui répondis : "Pas aujourd'hui encore, monsieur le professeur". Et sans ciller, je lançais : "Incendio". Son corps s'enflamma sous mes yeux encore ambrés tandis qu'il poussait ses derniers cris. Je me reculais un peu mais mon regard restait plongé dans les flammes.

******************

Je pleurais désormais et je sentais que ma tête allait exploser. Etais-je devenue un monstre ? Je ne frissonnais plus désormais, je tremblais de la tête aux pieds, et ni la couverture posée sur mes épaules, ni les bras de mon frère ne semblaient me calmer. Pourtant je me laissais aller contre lui, n'ayant plus la force de lutter, n'ayant plus la force faire quoi que ce soit. "C'était horrible, Ama. La guerre c'est horrible ..." Si j'avais voulu jouer les dures un peu auparavant, je me sentais perdre pied. Et je détestais que Wolfgang me voit ainsi. Car je savais que je ne contrôlais plus rien et je savais alors qu'avec ma Legilimencie, mes émotions se transmettaient ainsi à mon frère.    
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Wolfgang Amadeus Parkinson
Auror, 24 ans


Centre de Soins Clandestin - 10 Février 2020 -

Ma boule de poil, ma chérie, ma jolie petite sœur, qu'est-ce qu'on lui a fait ? Je bouillonne de rage de la voir ainsi. Comment j'ai pu laissé faire ça ? Comment tout ceci a pu m'échapper à ce point ? Elle a grandit, trop vite, j'ai toujours repoussé le moment où elle ne serait plus innocente. Elle a évolué vite elle aussi, sans notre père, et là depuis un an et demi sans notre mère. Elle n'est plus innocente, est-ce que j'ai échoué ? Est-ce que c'était la destiné ? Je m'en veux quand même.

Je la réceptionne dans mes bras, et je la serre. J'aime la sentir, son odeur si familière, à l'écho si puissant en moi. Je suis son premier alpha, je serai toujours son premier alpha. Elle commence à se livrer et j'entends à sa voix que c'est dur, que c'était violent et affreux là bas. Plus rien d'humain, oui, les guerres, les combats, rien est humain là dedans. Et heureusement qu'elle est demi-louve, heureuse qu'elle a du sang d'animal pour ingérer tout ça. Parce que c'est bestial la guerre. Mais là ce n'était pas une question de territoire. Là c'était pour décimer un peuple, des races.

Je souris à peine quand elle me dit qu'elle était douée et que j'aurai du la voir. Peut-être oui, je l'imagine bien. Je n'en doute pas. Je marque un temps d'arrêt et me redresse légèrement. Je ne sais pas trop qui est ce Samuel, est-ce le vampire dont me parle Victoire ? Celui qui apprend à Seamus à se contrôler ? Hansen, Hansen... Je crois bien oui. C'est bien le type qui est venu la chercher un jour à la Maison aux Coquillages. Quel bâtard ! Et dire que j'ai laissé Victoire partir avec lui ! Mon sang ne fait qu'un tour. Un traître, voilà ce qu'il est. Il a tué le chef des Insurgés. J'avais raison de ne pas lui faire confiance, on peut pas faire confiance à des vampires...

Elisabeth ? La louve, celle de la soirée que j'ai survolé ? Je vois qui elle est. Victoire m'en parle de temps en temps, elle est la bras droit de Aamos. Je crois qu'elle l'aime bien. Elle a aidé ma sœur, il faudra que je la remercie. Je sens qu'il y a autre chose ? Je serre ma main dans la sienne, je l'invite à continuer en restant silencieux. Henry Fray, que je le remette lui, c'est un chef de l'autre partie, des Purificateurs, n'est-ce pas ? Un grondement sourd et profond sort de ma gorge. Que dit-elle ? Vacciner ? Mon cœur bat vite, et la colère monte, Merlin ce n'est pas possible ! J'ai peur, et je m'en veux, plein de sentiments à la fois, parce que ce soir, ma sœur aurait pu se faire vacciner, et je n'aurai même pas été là. J'encaisse la nouvelle avec choc, et en plus il lui a fait un Doloris, à mon bébé...ma boule de poil. Ce mec est un homme mort. Je vais le tuer, ce mec je vais le...le...

"... Elisabeth l'a mis à terre et je l'ai tué. C'est moi Wolfgang. C'est moi qui l'ait tué."
Elle est habitée, je le vois, elle revit la scène, j'en suis quasiment sûr, parce que ses émotions me transpercent l'âme. C'est sa légilimencie qui parle. J'encaisse, parce que c'est mon rôle, parce que je lui ai demandé de me raconter tout ça. Il fallait que ça sorte, il fallait qu'elle en parle, qu'elle le raconte, au moins à quelqu'un. Il fallait que les mots sortent de sa bouche pour rendre le moment réel. Parce qu'il faut qu'elle passe à autre chose. Et pour cela il faut qu'elle l'assume. Il le faut et je serai là. Et ce n'est pas facile, encore moins pour moi. J'ai laissé la chair de ma chair seule dans une lutte atroce, elle a risqué pire que la mort... Elle aurait pu être vaccinée ce soir. Et elle a tué un homme. Non, elle n'est plus la petite sœur innocente que j'ai voulu qu'elle reste toute sa vie.

Je la laisse se caler contre moi. Je la serre dans mes bras en pinçant mes lèvres, mon menton tremble. Je caresse ses cheveux encore humides.

"C'était horrible, Ama. La guerre c'est horrible ..."
"Je sais ma chérie, je sais." Je caresse son dos, lui envoie de la chaleur, des bons sentiments. Oui la guerre c'est terrible.

"Ça va aller maintenant. Tu vas rester un peu à la maison et je vais m'occuper de toi quelques jours tu veux bien ? Faut pas que tu restes seule et je te connais par cœur. Reste un peu ici." Je la décolle doucement de mon torse pour venir prendre son visage entre mes mains.

"Regarde moi ma puce. Sai' regarde moi." Je capte son regard.
"Ça va aller je te le jure. C'est la guerre oui tu as raison. J'ai conscience qu'on revit un terrible moment, comme nos parents. Papa est mort dans une guerre qui ressemble à celle là. Mais je vais me battre, je te promets, je vais tout faire pour qu'on reste libre, qu'on arrête de nous persécuter. Je veux pouvoir te défendre, je vais réfléchir et reprendre en considération le fait de venir me battre à tes côtés. Oui tu as tué quelqu'un, mais j'ai bien peur ma chérie que ça ne sera pas le dernier. Je veux pas te faire peur, je veux juste te prévenir. Tu en verras d'autre, est-ce que tu es toujours aussi sûre de tes choix ? Les Insurgés ?"

Je la recale contre moi, contre mon torse, je l'envahie de ma chaleur, de mon amour. Je ne suis pas là pour la faire culpabiliser. Elle a tué un Purificateur qui a usé de magie noire sur elle. Un Doloris, c'est un sort impardonnable, un envoi direct à Azkaban. Elle l'a tué oui, et je m'en fous. Je suis pas au dessus des Lois, mais cet homme savait qu'il pouvait mourir ce soir. Ils le savaient tous. Alors qu'elle n'ait pas tué un innocent sera le lot de consolation. Parce que ça va se reproduire. Elle le sait, je le sais. Ce n'est que le début.


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"Je dois maintenir le calme avant la tempête. Ouais ma vie est ce pour quoi je me bats. Je ne peux scinder la mer, ne peux atteindre le rivage. Et ma voix devient une force conductrice. Je ne laisserai pas ça me faire chavirer."

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Lundi 10 février 2020

     
Des tambours de guerre semblaient résonner à mes oreilles tandis que j'entendais la pluie tomber raide contre les fenêtres de la chambre d'Amadeus. Les battements de cœur accélérés de Wolfgang me parvenaient également alors que je continuais à raconter. Je sentais qu'il avait peur pour moi, comme toujours en faites. Il avait toujours ainsi avec moi. Même quand je lui disais que tout irait bien, que je serais accompagnée, je savais qu'il ne pouvait s'empêcher de trembler pour moi. J'étais sa boule de poil comme il aimait m'appeler. J'étais sa soeur, son Beta. Nous étions l'un pour l'autre la dernière famille qui nous restait.

Ses bras accompagnaient mes tremblements et ses mains caressaient mes cheveux puis mon dos, me diffusant toute la chaleur qu'il pouvait afin de me calmer. "Ça va aller maintenant. Tu vas rester un peu à la maison et je vais m'occuper de toi quelques jours tu veux bien ? Faut pas que tu restes seule et je te connais par cœur. Reste un peu ici." Je l'entendais, sans vraiment saisir ce qu'il me disait. Il capta alors mon visage avec ses mains, me forçant à le regarder. Mais c'était trop dur. Je sentais mes yeux me picoter tandis qu'il me sommait une nouvelle fois de le regarder. Je déglutis et plongeai alors mes yeux dans les siens, m'attendant à ce qu'il me fasse la leçon. Mais c'était en réalité tout le contraire ... Je l'écoutais plus attentivement cette fois-ci, à la fois captivée par son regard franc et dur et ses paroles sincères et pourtant froides, cassantes. Il allait venir. Je venais de lui raconter toutes les horreurs de la guerre et voilà qu'il me disait qu'il allait reconsidérer l'idée de s'engager, pour être à mes côtés, combattre avec moi. Mon menton tremblait encore mais ses mots vinrent me toucher au plus profond de mon coeur. Je hochais la tête à sa question. Je ne voulais pas abandonner les Insurgés. C'était là ma voie. J'en étais sûre.

"Je continuerai moi aussi à me battre, Wolfgang", lui dis-je, tentant de prendre une voix assurée malgré mes pleurs qui avaient cassé un peu mon ton. Je le regardais droit dans les yeux et un instant on ne dit rien. Tout passait par le regard. On savait en cet instant qu'on pouvait compter l'un sur l'autre pour se soutenir dans n'importe quelle épreuve. Je serai là pour lui comme il serait là pour moi. Je me laissais retomber contre lui, laissant couler mes dernières larmes. Quelques heures plus tard, mes tremblements se calmèrent, la pluie s'arrêta, et on s'endormit, blottis l'un contre l'autre, comme pour nous protéger du mal qui envahirait tôt ou tard les rues de Londres et du reste du Royaume-Uni. Tout ceci ne faisait que commencer. Et nous n'étions pas à l'abri.    
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Wolfgang Amadeus Parkinson
Auror, 24 ans


Appartement Amadeus - 10 Février 2020 -

"Je continuerai moi aussi à me battre, Wolfgang"

Je souris en la regardant droit dans les yeux. C'est une Parkinson, bien sûr qu'elle continuera à se battre, le contraire m'aurait étonné. Et je serai là, je ne la laisserai plus partir sur une de ces missions sans être à ses côtés. Je ne veux plus avoir cette peur impuissante comme ce soir. Même si je dois m'engager pour ça.

Je la colle contre moi, la serre dans mes bras. "Il faut que tu te reposes." Je vois les heures défilés et je ne veux m'endormir que quand elle l'aura fait elle. Je sens sa respiration se calmer au bout d'un moment, je ne la lâche pas. Elle a vécu une expérience traumatisante. Elle finit par s'endormir et j'en fais de même, la protéger tout contre moi.

Au petit matin je me réveille le premier. Je sais que l'odeur du petit déjeuner la réveille toujours. J'allume le four pour y faire réchauffer du pain. J'allume le gaz sous une poêle, bacon, œufs. J'installe la table. Je sors le jus de citrouille, les fruits frais du frigo. J'entends bouger dans la chambre. Je savais que l'odeur du pain grillé la ferait venir, une vrai gloutonne.

Alors que j'entends l'eau couler dans la salle de bain, j’aperçois la Gazette du Sorcier qui file sous ma porte. Je la réceptionne et regarde la Une. Ma respiration se bloque. Doug est en première page et informe de ses nouvelles mesures. Je m'assois à table, fébrile et parcours le quotidien rapidement. Merlin mais quelle horreur. Le carnage hier soir à fait prendre au Ministre de la Magie des solutions radicales. Mais tout était prévu, c'est évident, cette enflure avait bien vu son coup. Ils ne peuvent pas pondre toutes ces Lois en une nuit. Alors c'est le retour de l'âge sombre. L'époque des Milices, des rafleurs, comme au temps de Voldemort.

Comment avons-nous pu revenir en arrière ? Comment avons nous oublié ? Pourquoi reproduire les mêmes erreurs ? Je vois que les Aurors et les Tireurs d'élite vont être amené à surveiller la population, arrêter les créatures magique qui ne respecteraient pas le couvre feu. J'ai envie de vomir.

Saoirse arrive dans la pièce, elle me demande si tout va bien. Non, rien ne va. Je secoue ma tête négativement.

"Un temps noir s’abat sur nous." Je pousse le journal vers elle. Je vois son visage se décomposer.

"Je vais me renseigner au Ministère après le petit déjeuner. Toi, tu restes ici, tu ne fais rien d’insensé. Je dois savoir ce qui se passe. Ne... Enfin respecte le couvre feu. Ne te fais pas voir. Je ne fais qu'un aller retour, je ne travaille pas, je vais voir avec des collègues."

Je lui tire une chaise pour qu'elle s'installe.

"Ça ne peut pas se passer comme ça. On trouvera une solution pour arranger ça. Attend s'il te plait avant d'aller au QG, j'ai des choses à te dire, ça concerne la famille..."


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Lundi 10 février 2020

     
Une odeur de pain grillé me réveilla. J'essuyais mes yeux qui me semblaient encore lourds et jetais un coup d'oeil à l'heure. Il était 10h. Je devrais être en cours de Sortilèges et Enchantements. Je me lèvais difficilement alors que les images de la veille me revenaient en mémoire par flash. Je secouais la tête et décidais de reprendre une douche. Ca m'aidait toujours à me réveiller et à partir sur de bonnes bases. Je laissais l'eau couler sur mon visage, comme pour me purifier de tous les pêchés que j'avais commis la veille. C'était dur d'être un héros. Je sortis de la douche, enroulant une serviette autour de mes cheveux et enfilant une chemise et un pantalon de Wolfgang, ne voulant pas remettre mes habits. J'arrivais rapidement dans la cuisine, l'odeur de nourriture m'appelant et aperçus Wolfgang, la tête penchée sur la Gazette. "Tout va bien ?", demandais-je alors que je me servais un café. "Un temps noir s’abat sur nous." , me répondit-il, abattu, en me tendant le journal. Je fronçais les sourcils et posais ma tasse à côté de la Gazette.

Le visage de Doug Hopkins apparaissait en grand, fier et victorieux, alors que de nouvelles lois étaient énumérées juste en-dessous de son visage. Co... Comment avaient-ils pu agir si vite ? Comment des gens du Ministère pouvait accepter cela ?! Je secouais la tête, faisant une mauvaise grimace. "Ils ne s'en tiront pas comme ça !" La louve parlait et j'étais prête à replonger dans la mêlée tellement cette situation m'indignait. La Pleine Lune venait juste de passer et chacun des loups étaient irritables autour de cette nuit-là. Pour ma part, déjà hyperactive de nature, je partais souvent au quart de tour. Mais Wolfgang laissait parler l'Auror en lui et allait se renseigner. Je voulus protester. J'allais bien et j'étais prête à retourner travailler, étudier, me battre. Bon, c'était surement qu'un regain d'énergie de ma part après cette nuit mouvementée mais je ne voulais pas être inutile dans cette lutte. Mais Wolfgang me tira une chaise et son regard sévère en disait long : "Ça ne peut pas se passer comme ça. On trouvera une solution pour arranger ça. Attend s'il te plait avant d'aller au QG, j'ai des choses à te dire, ça concerne la famille..."

J'eus un rire hypocrite : "Pour la famille qui nous reste ?!" Je plongeais mon nez dans ma tasse et avalais une grande gorgée de café avant de faire léviter la poêle avec les yeux de chacun d'entre nous et des assiettes. Mon estomac criait famine et je ne parlerai que l'estomac plein. Mais en entendant ce nom, mes poils s'hérissèrent et je laissais en suspens ma fourchette. "Comment oses-tu parler d'eux Wolfy ? Ils n'ont jamais rien fait pour nous, pourquoi tu me parles d'eux ? Je suis persuadée qu'ils sont derrière toutes ces nouvelles lois ..." Je n'avais jamais toléré ces histoires de Sang-Pur. Ils avaient pourri l'existence de mes parents et de la nôtre par la même occasion. Ils étaient égoïstes, imbus d'eux-mêmes et n'avaient aucune considération pour quoi que ce soit. Notre mère ne nous avait rien caché, ni son histoire, ni les noms de ceux qui étaient de notre famille. Mais pour moi ils n'étaient rien. Et à l'heure actuelle, il ne restait que Wolfgang et moi. "On a déjà eu une conversation de ce genre. Une fois. Et je t'ai dit que je ne voulais pas entendre parler de cette soi-disante cousine." Après la mort de maman, Wolfgang avait mentionné ces O'Colin et leur fille, Elise. Ma cousine ? Jamais. Elle s'était mariée et avait suivi leur noble tradition. Alors qu'elle y reste ! Je ne comprenais vraiment pas pourquoi Wolfy venait me parler d'eux alors que j'étais déjà assez énervée contre ce monde injuste envers les créatures.    
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Wolfgang Amadeus Parkinson
Auror, 24 ans


Appartement Amadeus - 10 Février 2020 -

Je me doutais bien qu'elle allait mal le prendre. Saoirse est catégorique sur la famille qui a renié ma mère, et je la comprends totalement, il n'y a pas de soucis. Mais ce n'est pas Élise qui nous a renié, c'est ses parents. Quoi qu'ils ne nous ont pas renié en personne, mais plutôt ma mère. Mais cela dit, ils ne sont jamais venus prendre de nos nouvelles. Et on sait plus que personne qu'on ne choisi pas ses parents. Élise a vécu quelque chose d'horrible et sous mes yeux, je me sens responsable de faire comme si ne rien était. Je ne peux pas faire comme si rien ne c'était passé. C'est pour ça que je suis revenu la voir.

"Je sais Sai', écoute moi s'il te plait, te braque pas. Tu crois que ce n'est pas le bon moment d'en parler, mais je crois que si."

Je me lève pour sortir le pain de four et le poser sur la table.

"Probablement que les demeurés de O'Colin sont les premiers à signer pour ces lois, mais pas Élise. Elle a été renié Sai'. S'il te plait, ne t'agace pas comme ça... "

Je lui tends une tartine que je viens de faire pour elle, et lui lance un regard l'air de dire "tu peux t'énerver, mais tu manges quand même". Elle récupère le morceau en me l'arrachant presque des doigts. Je m'en fous qu'elle soit en colère contre moi, tant que le message passe et tant qu'elle se nourrit. Avec ce qu'elle a vécu, il faut qu'elle mange énormément pour récupérer sa forme et ses forces.

"Je l'ai vu à Poudlard, ils ont fait toute une histoire parce qu'elle s'est enfuie de chez son mari à la fin de l'été et n'a plus donné signe de vie, elle a changé d'apparence. Ça a provoqué une colère monstre. Elle ne voulait pas se marier à la base, elle l'a fait en partie pour sa belle sœur, pour que son mari brise les traditions de mariage et pour pas avoir d'ennuis. Tu sais ce que c'est la pression des sang-pur ?"

Je l'empêche d'émettre une objection en levant ma main.

"Elle a été renié Sai', comme nous, sauf que nous, on ne la pas vécu de la même manière. Nous on a eu la chance d'avoir une mère aimante. Elle n'a plus personne. Elle est comme maman, elle se retrouve comme maman. Et tu sais comme moi, que si elle était encore vivante, elle aurait aidé Élise, ne dit pas le contraire. Sai'..."

J'attends maintenant qu'elle parle, j'espère juste qu'elle va comprendre. Notre mère n'était pas en colère de s'être faite renier. Elle a vécu avec mon père, elle a construit sa propre famille, elle n'était pas seule, elle avait notre père et ensuite elle nous avait eu nous. Elle a digéré tout ça, et je suis intimement persuadé qu'elle aurait accueilli Élise. Parce qu'elle, elle n'a plus rien, plus de père, plus de mère, et elle a fuit son mari. Il lui reste quoi ? Si les Purificateurs se pointent, elle verra là l'occasion d'appartenir à un groupe, d'être nourrie blanchie, et sa haine peut nous porter préjudice aussi. Il faut tout regarder en temps de guerre.

"Est-ce qu'on veut être comme ces gens ? Ça pourrait leur donner une leçon à tous, si tu aimes faire passer des messages. Moi je vois juste une gamine paumée qui va sortir de Poudlard sans rien, déjà bouffée dans la vie à cause des sang-purs...une proie facile pour n'importe qui. Comme les Purificateurs..."


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Lundi 10 février 2020

     
De toute évidence, Wolfgang voulait avoir raison et voulait avoir cette discussion. "Ne te braque pas" qu'il me disait. Je me braquais si je le voulais. "Probablement que les demeurés de O'Colin sont les premiers à signer pour ces lois, mais pas Élise. Elle a été renié Sai'. S'il te plait, ne t'agace pas comme ça... " Je saisis sa tartine, rageuse. J'avais faim, sa tartine me faisait envie mais je ne voulais pas masquer sa colère. Je la trempais rapidement dans mon café et en arrachais une partie avant de répondre à Ama. "Elle a été reniée ?! Tant mieux ! Au moins la petite princesse connaîtra ce que c'est de ne rien avoir." Le demi-loup leva les yeux au ciel et continua. Il avait quelque chose à me dire et rien ne l'arrêterait. Ni mon caractère grognon ni même les nouvelles lois au-dehors. De toute façon, je ne voulais pas écouter. Pourquoi me parlait-il de cette fille ? On n'était rien pour elle et elle n'était rien pour nous. "Tu sais ce que c'est la pression des sang-pur ?"

A mon tour de lever les yeux au ciel. Non bien sûr que non, nous n'avions jamais été élevé là-dedans et Merlin merci. Je m'apprêtais à lui donner mon avis là-dessus mais il m'en empêcha de sa main levée. Il n'avait pas fini. Je mangeais ma tartine en deux autres bouchés et m'attaquais à l’œuf dans mon assiette. "Elle a été renié Sai', comme nous, sauf que nous, on ne l'a pas vécu de la même manière. Nous on a eu la chance d'avoir une mère aimante. Elle n'a plus personne. Elle est comme maman, elle se retrouve comme maman. Et tu sais comme moi, que si elle était encore vivante, elle aurait aidé Élise, ne dit pas le contraire. Sai'..." Merde. Ce con touchait la corde sensible. Il marquait une pause, attendant surement que je parle. Mais je me perdis en buvant une nouvelle gorgée de mon café, toujours renfrognée sur moi-même. Maman était la bonté incarnée et avait toujours aidé ceux ayant besoin d'aide. Cette fille en avait-elle vraiment ?

"Est-ce qu'on veut être comme ces gens ? Ça pourrait leur donner une leçon à tous, si tu aimes faire passer des messages. Moi je vois juste une gamine paumée qui va sortir de Poudlard sans rien, déjà bouffée dans la vie à cause des sang-purs...une proie facile pour n'importe qui. Comme les Purificateurs..." Ce fut à mon tour de lever la main, lui faisant signe de s'arrêter. Il en avait assez dit. Je reposais ma tasse sur la table tandis que Wolfy observait minutieusement chacun de mes gestes, semblant m'étudier. "Elle aurait aidé Élise". Ces mots me trottaient dans la tête. J'avais toujours tenu à respecter mes parents et les valeurs qu'ils nous avaient inculqués. Je voulais leur ressembler. "Ok ...", dis-je lentement, sentant les muscles de mon frère se détendre. Je me tournais brusquement vers lui et le menaçais du doigt. "Ok mais je veux la rencontrer. Je veux la rencontrer et voir si elle mérite vraiment notre aide." Si Wolfgang voulait lui venir en aide, je le soutiendrais mais je tenais d'abord à mettre les choses au clair avec Miss Parfaite.

Je reportais mon attention sur ma tasse et grommelais : "Depuis quand tu t'intéresses aux causes perdues et en particulier aux Sang-Purs reniés ? Je croyais que c'était moi ta famille ?" Je finis mon café et reposais la tasse, bras croisés sur la table. Wolfgang avait toujours accordé beaucoup d'importance à la famille et si je suivais son manège, il voudrait très bientôt y inclure cette Élise.   
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Wolfgang Amadeus Parkinson
Auror, 24 ans


Appartement Amadeus - 10 Février 2020 -

Je sais que c'est dur pour elle. Elle voit Elise comme une princesse qui a toujours tout eu dans la vie, ce qu'on a pas eu. Et qu'elle mérite sa situation. Elle n'a dans un sens pas tord. Mais nous on a eu l'essentiel, le plus précieux : l'amour de nos parents. Elise a peut-être grandit dans le luxe, le confort de la famille sang pur, mais visiblement, ses parents ont eu vite fait de la renier, de bannir la chair de leur chair. Nous les loups on ne connait pas ça, au delà de notre statut d'hybride, on a pas été élevé dans ces traditions. On a été préservé, on a été véritablement aimé. C'est nous les plus chanceux, Saoirse s'en apercevra.

Je suis soulagé quand j'entends son OK, parce que je me suis déjà un peu avancé avec Elise. Et je n'aurai pas voulu aller contre l'avis de ma sœur. Je regarde son doigt et un large sourire se dessine sur mes lèvres, le genre de sourire pour se faire pardonner de tout, celui dont j'ai usé et abusé devant ma mère quand je faisais des bêtises, celui que j'utilise souvent devant Saoirse pour prendre l'air innocent et suppliant. Celui qui fait craquer plus d'une femme.

"Oui parfait, une rencontre ! Ok je vais organiser ça !" Je hoche vivement la tête. Si c'est ce qu'elle veut, si c'est ses conditions, c'est parfait, c'est une bonne idée.

"Depuis quand tu t'intéresses aux causes perdues et en particulier aux Sang-Purs reniés ? Je croyais que c'était moi ta famille ?"

Je repose ma tasse et la regarde, fronce mes sourcils, soucieux. Puis je me me relève doucement et vient m'accroupir devant elle.

"Heeyy, qu'est-ce que tu me fais là Sai' ?" J'attrape ses mains.

"T'es tout ce que j'ai, maintenant que maman est morte, t'es la première femme de ma vie. Quand t'es venue au monde, j'ai su que tu serais aussi chiante..." Aïe le coup de genou dans les côtes, je souris et je reprends sérieusement. "Mais j'ai aussi su que je t'aimerai plus que tout au monde. T'es la chose la plus précieuse que j'ai sur terre Sai'. Elise c'est la famille, toi t'es mon âme jumelle. Je partagerai peut-être le même sang qu'Elise, mais ce qu'on partage, notre partie louve, ça...c'est puissant. Personne te remplacera jamais boule de poil, je resterai toujours la personne sur qui tu pourras toujours compter." J'enfouis ma tête contre ses genoux.

"Tu t'imagines pas ce que je serai capable de faire pour toi Sai'...n'en doute jamais. Je me dis juste qu'on ne peut pas abandonner les notre. David est séparé de son père la semaine, Victoire se trouve seule, tout ça me remue, me fait réfléchir."

Et je sens la fin arrivée avec Victoire. Je vais la laisser seule. Et j'ai rencontré quelqu'un, quelqu'un qui me fait sentir plus loup, plus famille. Quelqu'un qui éveille mes instincts, mon besoin de protection. Je relève alors ma tête pour la regarder.

"Est-ce qu'on peut laisser faire ça ? J'ai vu le regard qu'a porté son père et sa mère sur elle, à Poudlard. Je me suis senti visé. La princesse mérite une chance, tu crois pas ?" Je penche ma tête sur le côté.


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Lundi 10 février 2020

     
Wolfgang était bien trop content cet idiot en m'entendant dire oui. Je soupirais mais ne pus m'empêcher de sourire en voyant sa mine d'enfant."Oui parfait, une rencontre ! Ok je vais organiser ça !" C'est ça. Organise une rencontre et je servirais mon petit numéro à la princesse. Lui faisant remarquer son attrait pour les causes perdues, je vis du coin de l'oeil mon frère s'accroupir devant moi, essayant de saisir mon regard. J'affichais un visage neutre alors qu'il saisissait mes mains, m'obligeant à me tourner vers lui. Je me mordis l'intérieur de la joue et baissais les yeux vers lui. "T'es tout ce que j'ai, maintenant que maman est morte, t'es la première femme de ma vie. Quand t'es venue au monde, j'ai su que tu serais aussi chiante..." Voilà qu'il me servait son grand discours. Je voulais jouer la dure, faire comme si je m'en moquais, mais ses paroles me touchaient, ses paroles avaient du sens pour moi - sauf la partie où je lui donnais justement un coup pour lui rappeler que j'étais toujours irritable. La nuit dernière, j'avais usé de toutes mes forces pour combattre, j'avais laissé ma louve s'exprimer, se mettre en colère, s'insurger. Ce matin, j'étais épuisée et j'avais besoin d'être rassurée. Je voulais jouer la dure, bien sûr, mais j'avais besoin de reprendre des forces et pour ça j'avais besoin de mon frère, mon Alpha, mon pilier.

"Tu t'imagines pas ce que je serai capable de faire pour toi Sai'...n'en doute jamais." Moi aussi mon frère. Je défierais la mort pour toi. "Est-ce qu'on peut laisser faire ça ? J'ai vu le regard qu'a porté son père et sa mère sur elle, à Poudlard. Je me suis senti visé. La princesse mérite une chance, tu crois pas ?" Je secouais la tête et laissais un sourire apparaître sur mon visage alors qu'il penchait la tête sur le côté. Je posais une main sur sa joue et lui dis : "Tu m'énerves quand tu as raison, grand frère ..." Je l'obligeais à se relever et je descendis à mon tour de mon tabouret pour l'enlacer. "Je t'aime, toi n'en doutes jamais." Je collais ma joue contre son épaule un moment avant de me retirer. "Sois prudent au Ministère ...", lui conseillais-je sachant qu'il voulait aller vérifier ses nouvelles lois. "Je préparerai le déjeuner si tu veux !" Je haussais les sourcils avant de débarrasser ma place et de retourner dans la chambre de Wolfgang. "Oh et cet aprème, je retourne en cours ! Tu ne me retiendras pas pour toujours !" Hors de question que je loupe plus de cours. J'étais une battante. Et je surmonterai ça. Encore une fois.   
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Wolfgang Amadeus Parkinson
Auror, 24 ans


Appartement Amadeus - 10 Février 2020 -

Je pose une main sur la sienne qui est sur ma joue. Je souris en réponse à son sourire et lâche un rire quand elle dit que j'ai raison. J'ai toujours raison, même quand j'ai tord, elle le sait depuis qu'on est gosse, j'aime avoir le dernier mot, n'en faire qu'à ma tête. J'ai fais des erreurs, mais à chaque fois j'ai appris.

Je me relève et l'enlace en même temps qu'elle. Je l'aime, depuis le premier instant. Et je sais qu'elle m'aime aussi, même si parfois c'est dur, même si je l'étouffe, même si je l'agace, l'énerve et la fait sortir de ses gongs parfois. Je me dois de la protéger, on est tout seul depuis tellement de temps. J'ai pris soin de ma mère jusqu'à sa mort, aujourd'hui elle n'a plus que moi.

"Je serai prudent, comme toujours, tu me connais ?!" Je lâche un sourire.

Il faut que je trouve des réponses, il faut que je vois mes collègues, je n'aime pas ce que j'ai lu. La ségrégation commence et je ne peux pas laisser faire ça, ou on arrivera jamais à revenir en arrière. Une guerre va éclater. Les Insurgés ne laisseront pas les choses se passaient comme ça et ça risque d'être un gros carnage.

"Fais attention à pas brûler l'appartement hein ?" Elle me donne un coup dans l'épaule et je la regarde amusé, oui c'était une référence à une bêtise qu'elle avait fait un jour chez nous. Elle avait brûlé la cuisine en voulant préparer le petit déjeuner pour la fête des mères. On s'était retrouvé à manger des toasts brûlés parce que ma mère avait trouvé que l'intention était bonne et qu'il fallait la féliciter.

Je la regarde filer dans ma chambre avant qu'elle ne me fasse la réflexion de trop. "Oh et cet aprème, je retourne en cours ! Tu ne me retiendras pas pour toujours !"

"Sai..." Mon visage se ferme, une vrai tête de mule.

"On en reparle quand je rentre ! Et je m'occupe de prévenir Elise." Mais je sais déjà que je n'aurai pas mon mot à dire, à moins de la pétrifier pour qu'elle ne bouge pas. "Fais attention à toi, à tout à l'heure !" Je transplane vers le Ministère.


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"Je dois maintenir le calme avant la tempête. Ouais ma vie est ce pour quoi je me bats. Je ne peux scinder la mer, ne peux atteindre le rivage. Et ma voix devient une force conductrice. Je ne laisserai pas ça me faire chavirer."

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