Hogwarts FamilyConnexion

RPG Harry Potter

In RPG, nous sommes en Janvier 2022.

Partagez

descriptionHope if everybody runs, you choose to stay  EmptyHope if everybody runs, you choose to stay

more_horiz


Aymen Avery
Assistant Directeur DCRCM


Le 1 Avril - USA - The Carlyle



Flash Back 20 Février 2020 - Ministère de la Magie - Bureau du Directeur de Régulation et Contrôle des Créatures Magiques

Aymen s'approche des armoires et en sort un alcool de liqueur.

"Un verre Mademoiselle Hayes ? Etes-vous satisfaite de cette exclusivité ?" On sent qu'il est quand même chamboulé. Faut dire, il se condamne presque à mort, ainsi que sa sœur. Mais aussi Aaliyah dont il a eu confirmation la veille qu'elle était une vélane.

Aaliyah ne cache plus du tout son incompréhension et son trouble quand Hermione est renvoyée du bureau. "Il va m'en falloir plus d'un en réalité". Elle accepte le verre et sa main tremble légèrement. Elle avale le contenu du verre pour le dissimuler. "Vous le pensez peut-être mais je n'aime pas savoir qu'une de nos figures d'autorité trahit la loi et la population. Il va vous falloir des preuves solides pour être accepté, M. Avery. Les lecteurs adoraient madame Granger. Mais et vous ? Etes-vous satisfait de cette annonce? Vous allez avoir une pression monstre sur vos épaules"

Il s'approche d'elle et ferme le bureau. "Je ne suis pas autorisé à vous en dire plus. Comprenez bien que le Ministre m'a donné des injonctions particulières. Mais vous aurez les preuves. S'il vous plait, rangez vos notes..." Il notifie que ce n'est plus officiel.

"Granger, Potter, ils sont tous appréciés et justement, la population ne se méfie pas. Connaissez-vous cette famille ? Depuis la chute du Lord Noir, ils ont eut tous les passes droits. Hermione a fait du bon boulot, mais regardez où ça nous a mené ? Elle a autorisé l'école pour les créatures, et maintenant c'est la folie dans les rues. On ne contrôle plus les créatures, elles se rebellent, des batailles ont déjà eu lieu, des gens sont morts. On ne peut plus continuer comme ça."

Il boit une gorgée dans son verre.

"Je suis satisfait d'être le Directeur, nous verrons par la suite. La pression sur les épaules, je la connais déjà Mademoiselle Hayes. Cela fait 9 ans que je travaille avec Hermione, ne pensez pas que c'était si évident que cela de la virer"

"Mais pourquoi se rebellent-elles ? Elles étaient protégées jusqu'à présent, pourquoi la situation a-t-elle dégénérée? Vous l'avez dit, des batailles ont eu lieu. Mais pourquoi ? Avez-vous reçu des revendications ?"

Elle a posé son carnet, comme il le lui a demandé. Elle est visiblement inquiète de la situation

"Je me doute que ce n'était pas évident. Je ne vous juge pas, je connais simplement l'opinion publique, monsieur Avery. Des parallèles seront forcément faits avec les actes commis du temps du Lord Noir, on mettra en avant le fait que des Sorciers étaient capables de plus de cruauté que les créatures. Ne me jugez pas, Monsieur Avery, et ne vous méprenez pas sur mes intentions. Vous savez que c'est ce que des gens, des opposants, avanceront. Je vous dis simplement que votre service de communication devra etre particulièrement efficace. Vous allez être l'ennemi à abattre, soyez armé."

Il regarde Aaliyah, semblant vouloir lui dire quelque chose, mais ses yeux se voilent et il tourne le dos. "Doug ne veut pas revenir à un temps sombre. Il n'est pas un nouveau Lord Noir. Au contraire Mademoiselle Hayes." Il se retourne vers elle.

"Quand Voldemort était au pouvoir, il a réuni autour de lui toutes les créatures magiques. Des géants, des détraqueurs, des loups-garous, des vampires étaient à son service. Ces êtres sont puissants, et si l'information se repent que le Ministère n'arrive pas à gérer leur contrôle, le pays va assister à la naissance d'un nouveau Mage Noir. Je sais que vous n'êtes pas sans savoir que des têtes sont tombées récemment. Il a été dit qu'un sorcier demi-vampire a tué un de ses chefs. Ne jouez pas la langue de bois avec moi, vous êtes assez maline pour en savoir plus que moi sur ce sujet. Je me trompe ?"

"Peut-être que c'est le cas, Monsieur Avery, mais c'est vous qui allez être dès demain sous le feu des projecteurs. C'est vous qui serez une cible. Pas moi. Ce n'est pas moi qu'il faut convaincre."

"Vous feriez-vous du soucis pour moi ?" Il hausse les épaules, comme si c'était une idée saugrenue.
"Doug m'a donné ce rôle, si c'est sa volonté. Il est notre Ministre.... pour l'instant." Il fait un sourire.

"Vous devriez partir Mademoiselle Hayes, vous êtes en danger à mes côtés maintenant. Il serait regrettable que vous quittiez ce monde prématurément." Il ouvre sa bouche pour dire autre chose, mais la referme. "S'il vous plait..."

Elle le regarde, surprise qu'il se soucie de sa sécurité. Elle lui sourit. "Je sais me défendre, vous savez. Et avec vos gorilles en permanences dans les parages, je crois que je ne crains rien." Elle penche légèrement la tête. "Pourquoi vous vous censurez avec moi, Monsieur Avery? ça fait déjà deux fois que je sens que vous voulez m'en dire plus que vous ne le faites."

Il sourit. "Parce que je ne sais pas encore si je peux vous faire confiance. Et que je ne sais pas si vous me faites confiance..." Il passe une main sur son visage.

"Vous êtes journaliste, et je suis un homme à abattre, vous l'avez dit vous même. Une plume aussi douée que la votre peut certainement plus m'atteindre que des sorciers avec leur baguette." Il sourit toujours. "Ne dites rien s'il vous plait. "

D'un geste de la main il l'invite à quitter le bureau.
"Raccompagnez là en sécurité où elle le désire." Dit-il à ses gardes.


_______________________

1 avril 2020


Je n'ai pas dormi dans l'avion. La technologie moldue me laisse toujours perplexe, même un vieux balai m'inspire plus confiance que cette armure de fer volante. Depuis que je suis Directeur du Département, il y a presque 1 mois et demi, ma sécurité est doublée et c'est de plus en plus étouffant. Au Ministère je ne suis jamais en paix, je m'inquiète toujours de croiser une créature magique qui découvrirait que j'en suis aussi une. J'ai renforcé le cloisonnement des vampires et loup-garou dans les bureaux. Je sais que parmi les Aurors et Tireurs d'Elite il y a des hybrides, ils restent donc bien loin de moi et j'ai pu choisir mes gardes. Mais ça ne change rien au fait que leur présence me dérange, m’oppresse.

Même si prendre l'avion pour me rendre aux U.S.A ne m'a guère plus, je suis content d'être sorti de Londres.  Je sais que je peux compter sur Adyson pour me prévenir dès qu'un truc louche se produit au Ministère. Je dois rencontrer des confrères Américain au MACUSA, mettre au point nos Lois, définir des traités de collaboration. Nous aurons des réunions dans un hôtel de New York, The Carlyle, où je vais aussi séjourner. Il est tenu par des sorciers, mais accueille aussi des moldus. Je sais que je dois être accompagné par un journaliste afin de retranscrire la séjour. Le séjour va durer une semaine, avec une visite de la Sliver Line au Congrès Magique, mais aussi une visite de la Voie Lactée et d'Ilvermorny et de leur sécurité, pour renforcer Pré-au-Lard, Poudlard, l'UMS et le Chemin de Traverse.

Je n'ai pas encore vu le journaliste, aux dernières nouvelles cela devait être Miler. Je suis étonné de ne pas avoir fait le vol avec lui, généralement nous parlons toujours organisation et planing dans l'avion, pour gagner du temps. Même lors du transplanage pour arriver à l'hôtel je ne l'ai pas vu.

"Tout va bien Monsieur Avery ?" Me demande Low, l'un des agents qui assure ma sécurité.
"Hum.  Oui, oui tout va bien, où est le journaliste ?" Parce que je vais quand même passer mon voyage avec lui, j'aimerai mettre le programme au clair. Et aussi parce que j'ai un mauvais présentiment.
"Il est là Monsieur Avery ! Par ici."

Et je tourne alors ma tête. Ce n'est pas Miler, il n'est pas blond et n'a pas les cheveux aussi... La brise provenant de l'immense porte d'entrée m'apporte son odeur. Aaliyah. Mes poils se dressent. Comment...non ! On m'amène à elle. Elle se retourne et je vois à son expression qu'elle n'est pas plus à l'aise que moi. Nous ne nous sommes pas revue depuis ma prise de poste et cet entretien. Je l'ai évité. Je l'ai évité parce que c'était le mieux à faire. Je sais que c'est une vélane, elle a un poste important à la Gazette, elle peut influencer, briser la réputation de Purificateur, obtenir des informations capitales, trahir. Elle est dangereuse, cependant je n'ai pas déclaré qu'elle était une créature magique et qu'il fallait la "contrôler" comme est censé le faire mon département à présent. J'ignore pourquoi. Alors je l'ai évité, c'était plus simple. Sous les yeux des gardes et de ma secrétaire je lui serre la main.

"Mademoiselle Hayes." J'avale difficilement ma salive. Mon regard se baisse alors, déçu. On nous conduit à la réception.

"Monsieur Avery, Mademoiselle Hayes, bonjour ! Nous vous attendions, avez-vous fait un bon vol ? Souhaitez-vous un carré de chocolat pour vous en remettre ?"
"Bonjour, ça ira merci." Je tourne ma tête vers Aaliyah. Pourquoi est-elle là ? Où est Miler ? Qu'est-ce que c'est que cette histoire ?
"Vous voulez bien nous suivre dans ce cas ? Nous vous avons pris des suites collées. Le Ministère Anglais nous a précisé que vous séjournerez ensemble mais qu'il vous fallait des chambres séparés. L'étage a été privatisé et vous passerez pas l’ascenseur destiné à ce genre de visites."

Je reste silencieux dans l'ascenseur mais je ne peux détourner mon regard d'elle. On se fixe alors que les étages défiles. Ce que j'aimerai être dans ses pensées. Je pense qu'elle sait. Depuis l'interview, depuis ma prise de poste, depuis l'instauration de la peine de mort. Je pense qu'elle a compris que je suis un danger pour elle. C'est bien, parce que même sans être un Purificateur, je suis un poison pour elle. Même si j'ai essayé de l'effacer de mes pensées, elle me hante tous les jours. J'ignore si c'est son don de vélane, je ne le pense pas, mais le doute est là. Je me suis renseigné, il faut être régulièrement en contact physique et visuel avec une vélane pour que le pouvoir agisse. Je ne l'ai pas vu depuis des jours, ça ne peut pas être ça. Et elle m'a certifié ne jamais s'en être servi sur moi. Mais dois-je lui faire confiance ?

L'ascenseur s'arrête et les portes s'ouvrent. J'ai posé mes conditions pour cet hébergement. Je sais que nous sommes au dernier étage, vidée de présence humaine. J'ai demandé à ce que ma chambre soit le plus épurée possible. Nous commençons par la mienne, les gardes fouillent les lieux, ouvrent chaque porte, chaque placard, sortent coupes de fruit et autres nourriture de bienvenue qui pourraient être empoisonnées. Ils lancent des sortilèges de protection aux fenêtres.

"Low, s'il vous plait, vérifiez aussi la chambre de Mademoiselle Hayes."
"Ca sera fait Monsieur."

L’hôtesse nous laisse. Je me retrouve sur le perron avec Aaliyah. Deux gardes font un tour de vérification dans nos chambres pendant que deux autres se postent devant l'entrée de l'ascenseur, à distance raisonnable de nous. Je fais un pas sur le côté pour me rapprocher d'elle pour lui parler.

"Pourquoi est-ce vous ?" Je tourne ma tête vers elle, je ne parle pas trop fort pour pas que les gardes nous entendent.
"C'est inconscient, vous n'êtes pas en sécurité avec moi. Je vous l'ai déjà dit. Où est passé Miler ? Ne me dites pas que c'est vous Mademoiselle Hayes ? Que c'est votre choix d'être ici ?"


made by lizzou – icons & gif by tumblr


Dernière édition par Aymen Avery le Ven 2 Juin - 13:14, édité 1 fois

_________________

 
   


Tu me connais vraiment. Ce n'était pas moi, là c'est moi. C'est moi maintenant. Je ferais n'importe quoi pour toi, pour que tu vois qui je suis, l'homme qui t'aime plus que son propre souffle, l'homme qui danse aux mariages et te regarde dormir, l'homme qui ne peut pas commencer sa journée sans que tu l'embrasses, l'homme qui préférerait mourir plutôt que de vivre sans toi. Ça, c'est moi, c'est ce que je suis.

descriptionHope if everybody runs, you choose to stay  EmptyRe: Hope if everybody runs, you choose to stay

more_horiz
Hope if everybody runs, you choose to stay
Aymen Avery & Aaliyah Hayes

« Miss Hayes, c’est vous qui avez couvert l’annonce de la destitution de Madame Granger-Weasley, non ? a la demande de monsieur Avery en personne. Je ne me trompe pas ?
- Non, monsieur…
- Miler ne peut pas assurer ce suivi, il est retenu à l’étranger. Qui mieux que vous pour le remplacer ? J’ai même été étonné que ce ne soit pas votre nom qui nous ait été donné. »

Moi je ne le suis pas. Je pense même qu’il a fait exprès de maintenir l’interview qu’il m’avait promise, durant laquelle il a annoncé le placement d’Hermione à Azkaban. Exprès parce qu’il sait que je suis une demi-Vélane et qu’il m’a annoncé droit dans les yeux qu’il rétablissait la peine de mort pour les gens comme moi. J’ai fait mon travail pour la Gazette, et j’ai averti tous les autres via l’Insurgent Times. Il a fallu assurer ce jour-là. Regarder droit dans les yeux celui qui durcissait les lois à notre encontre.  Encaisser à chaque fois qu’il prononçait le nom de « créatures » devant moi. Il fallait faire comme si je n’étais pas impliquée dans la lutte pour ma propre survie. Et ça, c’était compliqué.

Aussi, je n’ai pas été surprise que ce soit Miler qui ait été choisi plutôt que moi. C’est un bon journaliste, démagogue et opportuniste, pouvant penser tout et son contraire selon le bon vouloir du gouvernement en place. Je sais qu’Avery ne veut pas d’une créature dans ses pattes, et maintenant que je connais ses positions, ça se comprend. Néanmoins, devoir remplacer Miler s’impose. Et jamais la Aaliyah Hayes que tout le monde connaît passerait d’elle-même à côté d’une telle opportunité. Et je pourrais peut-être grappiller quelques informations pour l’Insurgent.

Au final, me voici donc dans un avion pour New-York, où j’ai étudié un an. J’ai d’ailleurs adoré mon séjour là-bas, je suis juste un peu triste de revenir dans ces circonstances. Parce que cela ne présage rien de bon… des tractations sont en cours entre Londres et New-York… le pays de la liberté va probablement être gangrené à son tour. Après un tour en taxi, j’arrive au Carlyle, où je me présente, avec ma carte de presse. On me demande de patienter, jusqu’à ce que je vois le frémissement de contentement du directeur de l’hôtel… le même frémissement qu’on voit à chaque fois qu’une célébrité se pointe dans leur hôtel. Je me retourne.

Il est surpris de me voir. S’il est en colère, il a au moins le mérite de ne pas le montrer. Un frisson me parcourt l’échine. Il dégage une telle aura que c’en est perturbant. Nous nous serrons la main, respectant le protocole.

« Monsieur Avery. »

Je ne sais pas si je suis soulagée ou troublée qu’il baisse ainsi le regard. Il ne peut même plus me regarder dans les yeux… D’un autre côté, il avait ce je-ne-sais-quoi dans le regard qui me faisait perdre le fil de mes pensées. L’hôtesse de l’hôtel interrompt notre silence gêné. Je n’ai même pas le temps d’ouvrir la bouche qu’Aymen répond pour nous. Bien, pas de chocolat donc. Je me retiens de froncer les sourcils quand elle mentionne des suites collées et un étage privatisé. Quand je disais qu’il allait devenir l’homme à abattre…

On s’engouffre dans l’ascenseur, l’un face à l’autre. On se regarde, dans le silence le plus total. Cet homme est mon ennemi, l’ennemi de la cause que je défends. Alors qu’il travaillait avec Hermione… mais pourquoi donc ? J’observe en silence le manège qui s’opère à l’étage, dans sa chambre. Si ce n’est pas de la paranoïa ça… Et la mienne aussi ? Qui pourrait s’en prendre à moi ? Nous restons sur le perron le temps des opérations et Aymen en profite pour me questionner sur ma présence. Je fronce les sourcils, étonnée de son inquiétude. Pourquoi s’inquiète-t-il de ma sécurité ? Ne veut-il pas éliminer toutes les créatures ?

« Pourquoi vous souciez-vous de ma sécurité, monsieur Avery ? Miler n’est pas disponible, il est à l’étranger et mon chef m’a envoyée. Cela lui aurait paru trop suspect que je refuse étant donné que vous services semblaient satisfaits de mon dernier article pour lequel vous aviez réclamé ma présence. Je n'ai pas peur de vous, et je vous promets d’être professionnelle. »

Nous ne nous regardons pas, sourires de façade sur le visage, fixes. Ses molosses reviennent, pour signaler que tout va bien.

« Voulez-vous que nous planifions le déroulé de votre séjour ici ou dans le salon de l’hôtel, si vos gardes du corps s’inquiètent ? »

Low arque un sourcil, clairement il n’a pas d’humour. Mais Avery lui signifie qu’il peut disposer et que nous sommes parfaitement en sécurité. Galant, il me fait signe d’entrer la première dans ma chambre, dont il referme la porte derrière nous. Avec minutie, je prépare mon agenda et un stylo, que je dispose sur la table à ma disposition, et je prends place sur une chaise, avant d’inviter le nouveau directeur du département de régulation des créatures magiques à en faire de même.

« Je vous écoute, monsieur Avery. A quels rendez-vous souhaitez-vous ma présence et à quelle heure désirez-vous que nous fassions le point pour le compte rendu ? »

Du tailleur sobre qui sera agrémenté d’un chignon professionnel typique de la gentille petite journaliste propre sous tous rapports à la robe de soirée prêtée par la grande couturière Sutton Hayes, j’ai envisagé tous les cas de figures, et je ne doute pas que chez lui, la variante se fera au niveau des couleurs de costumes. Je ne peux m’empêcher de sourire à cette idée. Officiellement, je ne lui imposerai pas ma présence, pour qu’il ne se sente pas agressé par ma nature de Vélane. Mais il est évident que s’il m’éjecte trop souvent, j’irai fouiner. Il en va de mon honneur journalistique.

« Puis-je connaître la raison officielle de notre présence ici, aux Etats-Unis ? Dois-je annoncer une collaboration américano-anglaise quant à la régulation des créatures magiques ? »

J’essaye de rester professionnelle en posant la question, même si nous savons lui et moi qu’elle résonne d’un écho plus violent pour moi.


black pumpkin

_________________

Ne tombez pas amoureuse de lui
"La femme de ma vie... je l'ai sous mes yeux."
"Un jour, tout le monde le saura aussi, combien... combien je t'aime."

descriptionHope if everybody runs, you choose to stay  EmptyRe: Hope if everybody runs, you choose to stay

more_horiz


Aymen Avery
Assistant Directeur DCRCM


Le 1 Avril - USA - The Carlyle



Elle est sérieuse ? Pourquoi ? Pourquoi je me soucis de sa sécurité ?

"Avez-vous des tendances suicidaires Mademoiselle Hayes ? Avez-vous oublié notre dernière discussion ? Je suis Directeur du Département maintenant, je suis une cible, j'ai fait enfermer Hermione, et des gens ne sont pas d'accord avec ça. Vous vous exposez à des ennuis en étant ici avec moi."

Je suis obligé de parler à voix basse, même si le ton de ma voix montre que je suis agacé. Miler j'aurai pu gérer, c'est un homme, un Purificateur, il sait tout ça. S'il devait se battre, il se battrait, s'il devait tomber ou mourir, il l'accepterait, et moi aussi. Car il s'est engagé pour ça. Mais Aaliyah... Je doute qu'elle soit une guerrière qui se bat avec ses poings ou sa baguette. Elle se bat avec sa plume, avec les mots. Et que dirait la population s'il devait lui arriver quelque chose ? Et sa mère ? Son père ? Elle n'arrange pas la situation et j'ignore pourquoi j'y porte autant d'importance et pourquoi je suis autant en colère. Je devrai la renvoyer chez elle, mais elle s'accroche et revendique. Je comprends son positionnement de ne pas refuser pour que cela ne soit pas suspect. Mais suspect de quoi ? Elle aurait pu mentir, les journalistes savent inventer les plus gros bobards du monde, pourquoi n'a-t-elle pas prétexté autre chose ? Elle est ici pour quoi ? Est-ce qu'on l'a envoyé ?

"Peur de moi ?" Je recule mes épaules qui s'étaient avancées pour lui parler. Il est difficile de garder le sourire théâtral pour mes gardes. J'ai l'impression d'avoir reçu une gifle. Peur de moi ? Bien sûr je suis le grand méchant. Mais elle ne comprend donc pas ce que je fais ? Le but de la manœuvre ? Elle ne voit pas le danger ? Bien sûr, elle est une vélane, alors elle pense qu'elle est comme les loups-garou ou les vampires, elle s'identifie à eux, en tant que créature magique. Elle ne voit pas que je ne suis pas contre elle, mais contre les débordements, la perte de contrôle qu'on a. Ca me brûle la langue de lui dire qu'on en arrive à ce que des loup-garou mordent en toutes connaissances de cause, comme je l'ai été. Il est là le danger. Je ne suis pas le méchant dans cette histoire...même si des populations entière veulent certainement ma tête. Déjà les Weasley, les Potter, et les Insurgés. Je me penche vers elle.

"Ce n'est pas moi que vous devez craindre, mais les gens qui ne partagent pas mes idées... Soit vous êtes ici en couverture à mes côtés, soit les gens qui me veulent du mal vous en voudrons à vous aussi." Je ne peux dire autre chose car les gardes reviennent. Tout va bien, tout est sécurisé. Je me redresse lentement sans la regarder. Je ne suis pas en train de la menacer, mais de la prévenir.

Low me regarde devant la remarque de la journaliste. Je secoue la tête, lui faisant signe que tout va bien. "Vous pouvez y aller, merci beaucoup." Je tends une main pour la faire avancer dans ma chambre, je prends soin de fermer la porte et de jeter un sort pour éloigner les oreilles indiscrètes. Je suis tendu et quelque chose m'apaise dans ce qu'elle est en train de faire, disposer droitement ses affaires sur la table, avec adresse et délicatesse.

Intérieurement ça calme la colère que j'ai ressentie plus tôt. Je m'avance quand elle me fait signe et prend une longue inspiration. Ce que j'ai dit tout à l'heure à laisser transparaître que je savais potentiellement pour elle. Mais ce que je retiens, c'est qu'elle n'a pas peur de moi. Elle est venue ici, en sachant quasiment que je suis du côté des Purificateurs, depuis ma prise de poste et l'instauration de la peine de mort, comment les gens peuvent-ils penser le contraire ? Je ne l'ai pas annoncé officiellement comme ça semble être à la mode en ce moment, mais les gens s'en doutent. Alors soit elle est folle et suicidaire comme je l'ai annoncé plus tôt, soit elle a un plan.

"Il semble indispensable que vous soyez là à tous les rendez-vous, la présence d'un journaliste annonce toute transparence du Ministère quant à cette visite. Les Etat-Unis sont des allier depuis des décennies, ils ne doivent pas penser qu'on souhaite cacher des informations, ni les détourner. Ce qui n'est d'ailleurs pas nos intentions. Donc Mademoiselle Hayes, cela veut dire que vous allez passer le séjour à mes côtés."

Je la regarde intensément. On va devoir assumer tous les deux et trouver un terrain d'entente. Je ne sais pas comment je vais faire. Si elle a un plan, je préfère l'avoir à mes côtés en permanence plutôt que de devoir la faire surveiller. Tant pis pour les entrevues privées. Il y aura d'autres occasions. Je sais par contre, connaissant un peu le personnage, qu'elle a déjà tout prévu et saura parer à toutes les éventualités. Cela se voit dans son regard.

"Pour ce qui est de faire le point, il me semble que le soir après le dîner semble la meilleure idée. Ici dans ma chambre, à l'abris des regards et oreilles indiscrètes."

Son comportement m'amuse à un certain degré. Comment fait-elle pour rester aussi professionnelle et se contenter de ce genre de questions ? Elle va m'avoir pour elle toute seule ici, et dans cette chambre, elle comprendra vite que nous sommes vraiment seul et sans surveillance. Les gardes sont derrière la porte, pas ici.

"Nous sommes ici pour prendre exemple. Ils n'ont pas eu d'incidents incluant des Créatures Magiques depuis plusieurs années. Du moins, officiellement. Ils ont un dispositif de sécurité différent du notre. Nous visiterons Ilvermorny, la Voie Lactée entre autre pour apprendre de leur système. On doit aussi passer un accord pour visiter la totalité du MACUSA. Conformément à la dernière Loi que j'ai faite passer, nous pouvons visiter la Silver Line. Vous ne serez pas obligé de venir."

Je me sens obliger de lui dire.

"Ecoutez, je... Posez votre plume une seconde s'il vous plait. Vous voulez boire quelque chose ?"

Je me redresse pour me diriger vers le coin bar. Je sors deux verres et ouvre le frigo. Des glaçons dans un verre, une liqueur à la cerise par dessus. Je reviens vers elle et lui tends le verre.

"Je veux que vous compreniez bien que ce qu'on fait ici n'est pas sans dangers. Je vais certainement me heurter à des collègues américains qui ne sont pas en accord avec mes nouvelles directives. Je suis loin de chez moi, seul avec vous pour représenter le Ministère. Pourquoi pensez-vous qu'on m'y envoi ? J'aimerai vous donner une chance, comme vous l'avez fait au dîner pour moi chez vos parents. Une chance de partir maintenant, j'invoquerai une raison qui expliquera pourquoi vous avez du partir précipitamment ne vous inquiétez pas pour ça."

Si elle n'est pas ici en couverture, les gens vont penser qu'elle est de mon côté, ils ne seront pas tendres avec elle. Ils vont être menaçants et intimidants et on est pas à l'abris de tomber sur des Insurgés américains qui ne rateront pas leur chance.


made by lizzou – icons & gif by tumblr

_________________

 
   


Tu me connais vraiment. Ce n'était pas moi, là c'est moi. C'est moi maintenant. Je ferais n'importe quoi pour toi, pour que tu vois qui je suis, l'homme qui t'aime plus que son propre souffle, l'homme qui danse aux mariages et te regarde dormir, l'homme qui ne peut pas commencer sa journée sans que tu l'embrasses, l'homme qui préférerait mourir plutôt que de vivre sans toi. Ça, c'est moi, c'est ce que je suis.

descriptionHope if everybody runs, you choose to stay  EmptyRe: Hope if everybody runs, you choose to stay

more_horiz
Hope if everybody runs, you choose to stay
Aymen Avery & Aaliyah Hayes

« Je m'expose toujours à des ennuis, dans le cadre de mon travail, monsieur Avery. »

Et cela ne m'a jamais fait renoncer ou reculer. Alors oui, peut-être que j'ai effectivement des tendances suicidaires, mais je sais que c'est important que je sois là. Encore plus s'il tente de m'éloigner. Il est contre les gens tels que moi, il durcit les lois en nous stigmatisant, alors tout ce qui se dira et se fera ici est important, j'en ai la profonde conviction. Je garde mon regard rivé dans le sien quand il évoque la possibilité que je sois ici sous couverture. Il n'est pas si éloigné que cela de la vérité, même si ce ne sont pas les Insurgés qui m'envoient.

« Pourquoi m'en voudraient-ils ? J'ai la réputation de faire éclater la vérité, et non pas d'être complaisante avec le gouvernement. Je pense avoir suffisamment donné de preuve à mes lecteurs de mon impartialité. »

J'ai d'ailleurs eu quelques ennuis à ce sujet. Même si pour le coup, je sens que je vais devoir faire preuve de plus de prudence. Non à cause des ennemis d'Avery, mais à cause de ses alliés. Je vais devoir réussir à marcher sur un fil, à pondre un article qui satisfasse la Gazette ou prendre le risque de perdre mon accréditation qui m'ouvre tout de même bien des portes. Mais pour cela, il faut que je reste. Alors je m'installe sur la petite table, prépare mes affaires pour planifier le temps que nous passerons donc ensemble, lui et moi. Je suis quelque peu étonnée quand il affirme que je serai présente à tous les rendez-vous. Vraiment tous ? C'est rare, ça n'arrive pour ainsi dire jamais. Les politiciens s'arrangent toujours pour avoir des entretiens à huis clos. Je ne laisse rien transparaître, mais l'écoute. Il a l'art et la manière de tourner les choses, pour qu'elles paraissent clairement à son avantage. Il sait se positionner comme le gentil, il sait comment ne pas vexer et arrondir les angles. Il me faudra simplement trouver comment trier les informations à transmettre aux Insurgés, et la manière dont je m'y prendrai. Mais je ne m'inquiète pas trop. Nous ne serons pas ensemble vingt-quatre heures sur vingt-quatre.

Quoique... il propose que l'on se rejoigne dans sa chambre, après le repas. Chaque soir. Ce n'est vraiment pas une procédure classique, et j'ai la sensation qu'on devrait s'en tenir au protocole, mais je ne suis pas naïve non plus. Il veut m'avoir à l’œil, il n'est pas dupe, il sait que je ne partage pas ses convictions. Et s'il a déjà lu mes articles, et je sais que c'est la cas, je ne doute pas qu'il me soupçonne d'être une Insurgée, ou en tout cas, il sait que je peux lui ternir sa réputation.

« Bien. Si vos gardes me laissent entrer bien sûr. »

Je note cela dans mon carnet. Non que je craigne de m'en souvenir, mais ça m'aide à garder une attitude calme et posée. Aymen m'explique alors le but de la manœuvre, de sa présence ici. Prendre exemple sur la pays. Bon, il faudra que j'entre en contact avec la branche des Insurgés. Je me tends quand il mentionne la Silver Line. Il veut vraiment mettre à mort les créatures ? Il vient apprendre des techniques. Mais ici, c'est valable pour les sorciers. En Angleterre, ce ne sera que pour les créatures, n'est-ce pas ? Cette condamnation était pourtant abolie depuis des années.

« Mon parrain travaille à Ilvermorny. Ce sera pour moi l'occasion de le revoir. Quant au MACUSA, je doute qu'il laisse entrer une journaliste. Ou plutôt je doute qu'ils me laissent écrire quoique ce soit, mais quel journaliste digne de ce nom refuserait une telle opportunité ? Je serai présente à la Silver Line. »

Je garde mon regard rivé dans le sien. Autant savoir ce qui m'attend si jamais on découvre qui je suis réellement, une demi-vélane insurgée. Autant voir pour faire prendre conscience à Tobias, Elisabeth et Liam de ce qui nous attend réellement. J'ai quand même du mal à réaliser qu'on en soit là. Et j'ignore pourquoi, mais quand il me demande de poser ma plume, je m’exécute. Je ne lui réponds pas, en revanche, quand il me propose un verre. Je sais qu'il fait cela pour lui, pour se donner une contenance, plus que pour moi. J'attrape la liqueur à la cerise, sans la porter à mes lèvres, ne détachant pas mon regard d'Aymen. Mais ses paroles.... S'inquiète-t-il réellement qu'il puisse m'arriver quelque chose ? Non à cause de ce que je suis, mais à cause de ce qu'il est lui ? C'est insensé.

« Monsieur Avery. Vous avez survécu à Sutton Hayes. Je lui survis depuis vingt cinq ans. J'ai fait destituer des juges, des membres du gouvernement. Je pense que je peux faire face à vos détracteurs. Mais peut-être est-ce vous qui redoutez ma présence ? Est-ce cela, monsieur Avery ? Ce serait la raison pour laquelle vous ne m'avez pas demandée sur cette mission et que vous essayer de me dissuader de la poursuivre, parce que vous craignez de passer votre temps aux côtés d'une créature ? »

Il y a un peu de ça, peut-être, mais j'ai du mal à croire qu'il n'était pas sincère en disant vouloir me protéger des autres. On toque à la porte et l'un de ses molosses passe la tête.

« Monsieur le directeur de la coopération magique internationale vous fait savoir qu'il sera ici dans une heure pour votre repas. »

Bien, le premier d'une longue série de repas et entrevues protocolaires.

« Je pense qu'il est temps que nous nous changions. Je présume que nous nous rejoindrons d'ici cinquante minutes. »

Je le salue quand il se lève avant de refermer avec soin ma porte et de souffler un grand coup. Bien. Je sens que cela ne va réellement pas être de tout repos. D'un coup de baguette je fais léviter les robes que j'ai sélectionnées. Nous sommes aux Etats-Unis. Il faut être à la fois classe et en mettre plein la vue. J'opte alors pour une robe verte, pailletée. Mon sac pour y glisser ma plume et mon carnet. Je prends soin de coiffer mes longs cheveux. Pas de chignons, c'est réservée aux épouses des membres importants, d'après mes longues heures d'observation. Un peu de rose sur mes lèvres, de blush sur mes yeux. J'enfile mes escarpins, avant de sortir, pour croiser le regard d'Aymen. Ses gardes ne sont pas là ? Nous nous approchons de l’ascenseur en silence.

« Le directeur a récemment été pris dans une sordide histoire d'infidélité. Son épouse, si elle l'accompagne, ne lui a pardonné que pour les apparences. Ils sont en guerre pour le divorce et la garde de leurs enfants. Je vous déconseille de mentionner l'état de Floride. Il semblerait que ce soit là bas que tout se soit passé. Et ne parlez pas de Quidditch, c'était une joueuse. »

J'ignore pourquoi, j'ai besoin de parler. L'atmosphère est pesante dans cet ascenseur. Et puis, je sais que c'est leur vie privée. Mais en politique, la vie privée est publique, et elle influence les choix qui sont pris. Les portes s'ouvrent sur le restaurant. Je laisse Aymen s'avancer, ses gardes du corps se placent d'ailleurs naturellement entre lui et moi, ils nous attendaient bien sagement. Je ne doute pas qu'ils se soient assurés de la sécurité des lieux.


black pumpkin

_________________

Ne tombez pas amoureuse de lui
"La femme de ma vie... je l'ai sous mes yeux."
"Un jour, tout le monde le saura aussi, combien... combien je t'aime."

descriptionHope if everybody runs, you choose to stay  EmptyRe: Hope if everybody runs, you choose to stay

more_horiz


Aymen Avery
Assistant Directeur DCRCM


Le 1 Avril - USA - The Carlyle


Effectivement les journalistes étrangers ne sont jamais les bienvenue mais...

"Vous vous rendrez compte durant ce séjour que mon nom donne accès à beaucoup de chose Mademoiselle Hayes." Et qu'on me refuse rarement des choses.

"Si vous désirez visiter quelque chose pour votre travail, je pourrai voir ce que je peux faire. Vous avez de la famille ici ? Que fait-il à l'école ? J'ai aussi de la famille sur New York, Jayden Avery, vous le connaissez certainement, il est le porte parole du MACUSA à l'international."

Je peine à croire qu'elle est autant d'aplomb et de force. Elle ne baisse jamais son regard, la plupart des femmes battent des cils en ma présence et baissent les yeux quand je les fixe. Mais Aaliyah, elle a cette lueur presque déstabilisante. J'ai besoin de me lever, de boire un verre et de mettre les choses à plat avec elle.

Je lâche un sourire quand elle parle de sa mère et de son travail arasant. C'est vrai qu'elle a détrôné des carrures du Ministère. Mais on est pas au Ministère ici. Et la Politique n'était pas ce qu'elle est aujourd'hui. Les Insurgés, les Purificateurs, les Résurgents, ce n'est plus ses débuts de carrières. Tous est différent. Cependant mon sourire s'étiole et mon visage se ferme quand elle me pose toutes ces questions.

"Si j'avais peur de vous Mademoiselle Hayes vous auriez eu une délégation chez vous pour vous recensez sur les registres des créatures et probablement un poste moins important à la Gazette. Et si je craignais de passer du temps avec vous, vous seriez restée dans le hall de l'hôtel."

J'avale mon verre d'une traite en la fixant du regard. Sauvé par la porte qu'on toque. Je quitte ses yeux pour ceux d'un de mes gardes. C'est Aaliyah qui donne le ton de l'organisation. Je ne dis rien, car cela me va.

"A tout à l'heure."

Je la regarde partir et dès que la porte se ferme, je hôte ma cravate qui m'étouffe d'un geste vif, manquant de déchirer le col de ma chemise. Je file sous la douche, faisant couler un filet d'eau glacé sur mon visage puis sur ma nuque. Cette créature au fond de moi est brûlante, j'ai toujours la sensation que mon sang bouillonne et encore plus en présence de la journaliste. Je profite d'une bonne dizaine de minutes de douche glacée avant de choisir soigneusement mon costume. J’opte pour un costume gris sur une chemise blanche, cravate et pantalon noir, assorties aux chaussures. L'heure passe vite et je sors de la chambre quand j'entends au travers de la cloison Aaliyah faire de même.

Mes yeux ont du mal à fixer immédiatement les siens. Ils balayent sa tenue. Elle est, je dois le reconnaître, magnifique. Sa mère a du prendre plaisir à l'habiller toute sa vie, tout lui va à ravir. Je m'avance vers l'ascenseur sans oser le lui dire. J'appuis sur le bouton pour descendre vers le restaurant et tourne ma tête vers elle. Elle rompt le silence pour mon plus grand bonheur, le confinement rend le loup étrange, ce qui rajoute de mon anxiété pour les endroits étroits.

"Merci pour ces précieux conseils. Il me seront utiles."

Pourquoi me raconte-t-elle ça ? Pourquoi m'aide-t-elle ? Cela ne lui ferait pas plaisir de me voir me planter en beauté avec le Directeur de la Coopération ? Quelle histoire sordide, voilà pourquoi je ne me suis pas marié et pourquoi je n'ai pas d'enfant. Je ne serai responsable que de mon malheur en étant seul. Entraîner quelqu'un dans ma perversité, quelle qu'elle soit pour l'autre, ne m'enchante guère.

L'ascenseur arrive à bon port et les gardes nous dirigent rapidement vers la table du Directeur et de son épouse. Je tire la chaise pour Aaliyah et la pousse délicatement quand elle s'assoit, puis je m'installe. Je serre la main au Directeur et délicatement je prends celle de sa femme et abaisse ma tête par politesse. "Monsieur le Directeur, Madame Bernex, je vous présente Aaliyah Hayes, journaliste de la Gazette du Sorcier"

Je vois immédiatement le regard perçant de l'épouse. Son sourire est faux. J'entends son cœur qui s'accélère. Voit-elle une menace ? Une rivale en Aaliyah ? "Vous êtes ravissante Aaliyah, cette robe, c'est Français ? J'adore la mode Française !" Je vois le regard insistant de son mari, voulant parler d'autre chose que de mode féminine.

"Vous avez fait bon voyage ? Je tenais à vous féliciter pour votre nomination récente. J'ai connu votre père, un grand homme, j'ose espérer que vous ferez la moitié de ce qu'il a accompli dans le domaine des accidents et catastrophes magiques, dans celui de la régulation des créatures."

Je me raidi et lutte pour fournir un sourire de circonstance.

"Je compte bien faire mieux que lui monsieur le Directeur. Le voyage était plaisant, l'hôtel aussi !"
"Que voulez-vous boire Mademoiselle Hayes ? Dites moi, Hayes, comme le célèbre Juge du Mangenmagot Anglais ?"

Il se tourne vers moi en souriant, mais pas sa femme.

"Vous êtes réellement bien entouré Monsieur le Directeur pour cette visite de courtoisie."

Le serveur nous sert après que les gardes aient vérifié de l'intégrité de la bouteille de vin. Ils doivent certainement vérifier en cuisine. Le Directeur de la Coopération le remarque.

"C'est un peu tendu depuis votre prise de poste Monsieur Avery ?"
"Rien que je ne saurai gérer Monsieur Bernex."
"Mademoiselle Hayes, comment se porte le journal et la liberté de parole des journalistes dans le gouvernement anglais ? Vous aimeriez voir la plateforme journalistique du MACUSA durant votre séjour ?"


made by lizzou – icons & gif by tumblr

_________________

 
   


Tu me connais vraiment. Ce n'était pas moi, là c'est moi. C'est moi maintenant. Je ferais n'importe quoi pour toi, pour que tu vois qui je suis, l'homme qui t'aime plus que son propre souffle, l'homme qui danse aux mariages et te regarde dormir, l'homme qui ne peut pas commencer sa journée sans que tu l'embrasses, l'homme qui préférerait mourir plutôt que de vivre sans toi. Ça, c'est moi, c'est ce que je suis.

descriptionHope if everybody runs, you choose to stay  EmptyRe: Hope if everybody runs, you choose to stay

more_horiz
Hope if everybody runs, you choose to stay
Aymen Avery & Aaliyah Hayes

« Mon cousin et parrain, oui, il enseigne les sortilèges et enchantements. Il s'est installé aux Etats-Unis avec son épouse il y a quelques années, d'où notre présence sur les deux continents. J'ai passé beaucoup de temps avec eux lors de mon année d'étude ici. Et effectivement, j'ai pu constater que les Avery étaient bien implantés ici aussi. »

Et toujours à des postes de pouvoir, quand on y regarde de plus près. Parfois, c'est moins tape-à-l’œil, il paraît que l'un d'eux a été nommé Brigadier à Poudlard. Pouvoir sur les élèves et sur les esprits. Le schéma semble simple, pourtant, Aymen est une énigme pour moi. Il semble craindre qu'il m'arrive quelque chose et, comme il le souligne lui-même, il ne m'a pas fait noter sur les registres. Pourquoi ? C'est bien lui qui pourtant s'acharne à durcir les lois à notre encontre. Au lieu de cela, ma famille n'est pas répertoriée ? A dire vrai, j'aurais presque cru qu'il nous aurait recensés en personne.

C'est l'un de ses gardes qui coupe court à notre échange. Bien, autant se préparer. Nous prenons congé l'un de l'autre, et j'enfile une tenue signée Sutton Hayes. Elle sait que j'ai toujours adoré porter de la couleur. Je rejoins l'ascenseur, dans un silence pesant que je me décide à rompre en évoquant la situation maritale du directeur de la coopération. Pourquoi je lui en parle ? Bonne question. Ne devrais-je pas m'arranger pour que ce soit un fiasco ? Pour faire gagner du temps à la cause. D'un autre côté, autant savoir exactement ce qu'ils prévoient pour nous, non ?

Nous avançons dans le hall, puis dans la salle de restaurant. Suivant les règles de la galanterie et des convenances, Aymen m'invite à m’asseoir, avant de saluer le couple, à qui j'adresse un simple signe de tête.

« Madame, monsieur, je suis honorée. »

Et eux ne doivent pas être ravis d'avoir une journaliste à leur table. Surtout la femme. C'est après tout l'un de mes confrères qui a dévoilé publiquement qu'elle était une femme trompée. Mais je dois admettre qu'elle tient son rôle à la perfection. Pour avoir assisté à de nombreux dîners d'affaires avec les métiers de ma mère et de mon père, je sais reconnaître quand les gens sont en représentation.

« La mode française est certainement la plus chic au monde et je rêverai d'une robe créée par un grand couturier français. Mais non seulement cela reste trop onéreux pour moi mais en plus, je ne la porterai pas aussi bien qu'une femme comme vous. Non, c'est une Sutton Hayes.
- Sutton Hayes ? Votre mère ?
- Exactement, elle dirige une boutique et une maison en Angleterre. »

Je déteste ces discussions superficielles. Mais je sais qu'il s'agit d'une étape obligatoire. D'ailleurs, monsieur Bernex en fait de même avec Aymen, puis avec moi.

« Un verre de vin blanc sera parfait. Et effectivement, il s'agit bien de mon père. Mais ne dites pas trop fort qu'il est célèbre, ses chevilles vont gonfler. »

L'attention se focalise trop sur moi. Non que je sois timide, mais cela ne va pas mettre tout le monde dans de bonnes dispositions. D'autant que la tension pourrait augmenter avec ses gardes qui passent tout au peigne fin. Et Bernex qui est décidé à remuer le couteau dans la plaie. La liberté d'expression. Elle est bafouée, on est muselé, censuré. Le directeur de la Gazette lèche les botte du Ministre, parce qu'il sait qu'on pourrait tous être arrêtés. La liberté d'expression n'existe que dans la clandestinité. Aaliyah n'a pas sa liberté, mais Hayley Asiaha, elle, elle peut s'exprimer.

« Soyez rassuré, tout va bien. Le journal a su trouver un bon équilibre entre la publication de la vérité et en même temps le tri dans les informations. Plus que jamais il faut parfois savoir différer l'information, pour que le peuple ne panique pas. »

Jolie phrase pour dire que le gouvernement s'arrange parfois pour divulguer de fausses informations ou en passer d'autres sous silence

« En tout cas, ce serait avec un grand plaisir que je visiterai cette plate-forme, mais quand ce sera possible. Monsieur Avery a un emploi du temps chargé, et au nom de l'intégrité journalistique, je me dois de l'accompagner dans ses entretiens. »

Merlin sait ce qu'il pourrait se dire en secret entre lui et un directeur sans que je ne sois là. Et je ne veux pas manquer une information capitale, même pour visiter les locaux journalistiques du MACUSA.

« Mais je vous en prie, je ne suis qu'une simple observatrice. Oubliez-moi. Je suis certaine que vous avez énormément de choses à vous dire avec M. Avery. Votre pays a beaucoup à nous apprendre. »

Et un serveur a la bonne idée de nous apporter les menus à ce moment là. Et bien évidemment, sur le menu des femmes, aucun prix n'est indiqué. Certaines pratiques ont la vie dure. Je commande un saumon en papillote.

« Pardonnez-moi, mais je ne suis pas certaine de bien comprendre, en réalité. Monsieur Avery est ici pour échanger avec mon mari sur des affaires de politique. Mais vous, Mademoiselle Hayes ? Pourquoi une journaliste devrait-elle être présente et constamment ?
- Ma chérie, je t'en prie.
- Laissez, monsieur le Directeur, il y a de quoi être étonnée, je l'ai été moi-même. Sa question est tout à fait pertinente. Mais voyez-vous, le ministère et le département désirent une transparence absolue. La situation est compliquée en Angleterre, les gens ont peur des secrets. Je ne suis qu'une garantie.
- Cela doit être dur pour vos familles et vos conjoints. »

Bien, voilà donc où elle veut en venir. Elle imagine que tout le monde peut et va se comporter comme son mari.

« En réalité, cela ne cause jamais de problème quand on est professionnel. Il s'agit d'un voyage et d'un dîner professionnels, donc tout ira bien. Et je suis certaine que ces messieurs ont beaucoup à se dire. Comme je l'ai déjà affirmé, je ne suis qu'une observatrice. Le véritable enjeu se trouve dans ce qui ressortira de cet entretien. N'est-ce pas, monsieur Avery ? »

Il convient de réorienter la discussion sur un terrain plus politique désormais.Et là, c'est son domaine.

black pumpkin

_________________

Ne tombez pas amoureuse de lui
"La femme de ma vie... je l'ai sous mes yeux."
"Un jour, tout le monde le saura aussi, combien... combien je t'aime."

descriptionHope if everybody runs, you choose to stay  EmptyRe: Hope if everybody runs, you choose to stay

more_horiz


Aymen Avery
Assistant Directeur DCRCM


Le 1 Avril - USA - The Carlyle



Flash Back 20 Février 2020 - Ministère de la Magie - Bureau du Directeur de Régulation et Contrôle des Créatures Magiques


L'avantage d'être ce monstre, c'est que je perçois beaucoup plus de choses. Je perçois l'hostilité de la femme du Directeur, elle pense n'avoir rien faire là, si elle se présente à ce dîner c'est juste pour surveiller son mari. Je perçois la préoccupation d'Aaliyah, qui n'aime pas être le centre de la conversation, en bonne professionnelle elle tente de reposer un cadre et de me rendre la parole. Et je dois dire que j'apprécie ce côté de contrôle chez elle, elle fait cela avec classe et discrétion. Et je perçois le désir pervers de Bernex quand il pose ses yeux sur la journaliste. Son regard, son odeur, sa gestuelle, ça ne trompe pas. Il écarte sous la table ses jambes, je peux sentir ces hormones masculines qui m'agressent ostensiblement.

J'écoute attentivement la jeune Hayes, ses paroles sont sans accroches, sans faux pas. Elle maîtrise son sujet, comme si elle avait reçu les questions en avance. Je gonfle ma poitrine légèrement quand elle répond, je suis fier de la prestance qu'elle impose à table, de la manière dont elle se sort des questions tordues du Directeur de la Coopération. Rare sont les femmes qui attirent mon attention et que je trouve aussi intelligente dans leur manière de faire et de dire.

Je la regarde. Elle refuse presque une visite du service de journalisme du MACUSA pour me suivre sur tous les entretiens. "Nous trouverons bien un moment pour aller voir comment travaillent vos confrères." Je lâche un sourire léger en la regardant.

Les menus arrivent, je commande comme le Directeur, une belle entrecôte que je prends presque bleue. Il n'y a rien d'anormal à choisir ce type de viande et de cuisson. Ce qui m'arrange, car l'animal en moi à besoin de beaucoup de protéines et j'ai l’appétence pour ce genre de plat maintenant. Je sens Madame Bernex qui s'agite et sa phrase ne tarde pas. Je relève mes yeux vers elle. Puis je regarde Aaliyah, que va-t-elle répondre ? Elle ne dit que la vérité, une certaine vérité. Le Ministère ne désirent pas vraiment une transparence, disons que si Miler était venu, la transparence aurait été plus "facile", mais avec Aaliyah, je vais devoir m'adapter. Mais elle a raison, la situation est compliquée en Angleterre. La femme du Directeur est jalouse, bafouée. Elle attaque sur le côté personnel, sur le terrain dont la journaliste m'a conseillé de ne pas entrer.

"Tout à fait. Comme l'a souligné justement Mademoiselle Hayes, la situation est compliquée en Angleterre et nous craignons qu'elle dérape aussi dans les autres pays. La Grande Bretagne aimerait créer une Coordination Spéciale au sein de nos deux gouvernements. Mon collègue de la Coordination Magique de Londres va s'entretenir avec les Français la semaine prochaine. Nous souhaiterions ouvrir une cellule d'information pour réfléchir ensemble sur des protocoles en cas de dérapages."
"Qu'entendez-vous pas dérapages ?"
"Des créatures dont nous perdrions le contrôle et la régulation. Un agent est déjà parti sur le terrain pour développer certaines études. Le rapport n'est pas encore fait. Mais comme vous avez pu le lire dans la presse américaine, nous avons eu plusieurs événements dramatiques."
"Beachy Head, le Manoir, la famille Ecklin. Oui j'ai regardé le dossier avant de venir."
"Ce genre d'incident pourrait-il se produire ici à New York ?"
"Sans aucun doute. Il y a des communautés de créatures dans le centre ville. Des bars et restaurant adaptés. Vous y trouverez du sang au comptoir, assiettes de viandes crues et tout type de produit adaptés à leur morphologie et besoins. Et les créatures savent lire, et elles comprennent que les eaux entre les continents n'arrêtent rien. Oui, biensûr que nous pourrions avoir ce genre d'incident. Notre Congrès Magique essaye d'être vigilant et de rassurer la population."
"Notre gouvernement voudrait que nous puissions nous rendre des comptes de la situation du pays, de son évolution, et des derniers événements en lien avec les créatures en temps réel. Une collaboration internationale. Une vigilance mondiale."
"Des lois uniques ? C'est une idée particulière novatrice. Il est vrai que depuis vingts ans les créatures ont plus de libertés, plus de droits et cela diffère d'un pays à l'autre. L'accès aux études, aux métiers prestigieux. Mais nous sentons une vague, le vent tourner. Les événements de Londres ont ébranlé le monde entier. Ils parlent d'une nouvelle bataille, comme au temps de Vous-Savez-Qui."

La discussion continue après le dessert, et le Directeur propose d'aller s'installer au bar pour terminer l'accord. Nous quittons le restaurant pour un endroit plus privé, mais qui donne une vue sur la salle de restaurant tout de même. Les femmes, comme le protocole l'indique, s'éclipsent quelques secondes pour se rafraîchir aux toilettes.

Le Directeur réserve des places au bar, puis tombe sur un collègue. Il s'excuse quelques secondes afin d'échanger trois mots avec lui. La discussion, que je peux entendre, n'est pas intéressante sur le point de vu politique. J'observe donc le restaurant et tombe sur une scène qui attire mon attention. Une famille mange et le père se lève brutalement, tenant fermement son fils par le bras et l'amenant d'un pas lourd vers les sanitaires. Je me lève de mon fauteuil et les suit instinctivement, je n'aime pas ça. Le père est en colère, le fils, âgé d'une dizaine d'année, a fait tomber son assiette car il ne se tenait pas assez droit sur sa chaise. Et au moment où son père lève sa main sur lui, je dresse mon bras et reçoit le coup. Le père s’apprêtait à cogner si fort qu'il grimace en rencontrant mon avant bras. Le petit a les bras relevés sur son visage. Je reconnais cette position défensive, celle de l'enfant frappé régulièrement.

"Quel genre d'homme faut-il être pour lever la main sur son fils en plein milieu d'un restaurant ?"
"Mais vous êtes dingue, ce n'est pas vos affaires."
"Ça le devient Monsieur, quand vous faites cela dans un lieu public."
L'homme me montre ses poings, mais il ne me fait pas peur, et j'avance un pas vers lui. Son visage est rouge de colère et il s'enfuit retrouver sa table, beuglant à son fils de revenir et vite, que ça allait barder à la maison. Je me tourne vers l'enfant.

"C'est à toi de décider l'homme que tu veux devenir. Ce n'est pas les coups qui doivent te dicter l'homme que tu souhaites être." Le petit me regarde et file vers la table familiale.

Je sens son odeur. Aaliyah me regarde et je file sans un mot dans les toilettes pour homme me laver les mains. Qu'a-t-elle vu ? Je me regarde dans le miroir. Cette scène m'a ébranlé quelques secondes, il ne faut pas que je me laisse obnubilé par tout cela, j'ai un contrat à passer. Je les retrouve, tous un verre devant eux.

"Je vous ai commandé un digestif, vous ne m'en voulez pas."
"Vous avez bien fait." J'ai des choses à digérer.

Je sens alors une tension plus grande entre les deux femmes. Visiblement leur moment dans les toilettes a du être houleux. Mais Madame Bernex semble plus vexée que ne l'est Aaliyah. Nous buvons un verre autour de la finalisation de l'accord, et nous finissons par trouver un compromis. Le Directeur et sa femme se lèvent.

"Bon, nous signerons les documents au MACUSA, je vais préparer les papiers et en parler au Président du Congrès magique demain à la première heure. Merci pour le dîner. Mademoiselle Hayes. Monsieur Avery. A bientôt."

Ils nous laissent attablé au bar.

"Un autre verre ?" Je lève la main et le serveur arrive pour prendre notre commande. je suis plus détendu. Tout s'est très bien déroulé. La jeune femme n'a fait aucun faux pas. Je suis soulagé de l'entrevue. Je lui adresse un sourire. "Merci pour votre professionnalisme et vos interactions parfaites avec les Bernex. Vous n'avez jamais songé à faire carrière dans la Politique ?" Elle est faite pour ça. Réellement, elle est douée dans son métier, cela ne fait pas de doutes. Mais sa position, son point de vue tout au long de la discussion était déroutante.

"Aymeeeen ! Ayymen Avery en personne ! Et qui sourit ! Et quel sourire, est-ce que j'ai déjà réussi à en soulever un d'aussi sincère en cinq ans ?"

Je me redresse en descendant de mon fauteuil et me tourne vers...Judicaelle. Merlin, que fait-elle ici ? A New York, dans ce restaurant, à cet instant ? Judicaelle est grande, brune aux yeux verts, ses tâches de rousseur lui donne un visage doux.

"Judi ! Bonsoir, que fais-tu là ?"

"Et bien tu ne nous présentes pas Aymen ? Pardon, Monsieur le Directeur du Département de Contrôle et de Régulation des Créatures Magiques. Depuis quand tu oublies les bonnes manières ? Vous lui faites oublier les bonnes manières Mademoiselle. Judicaelle Greengrass, j'aurai pu devenir une Avery, mais celui-ci n'a pas voulu de moi ! Et vous êtes ?!"

Je suis sidéré devant ses propos. Je ne la reconnais pas, son haleine empeste l'alcool. On sent un profond malaise que je ne sais pas dissimuler. Je n'ai jamais vu mon ex-fiancée se montrer aussi instable et mal polie. Judicaelle a foncé vers Aaliyah et lui tend la main.

"Tu ne m'avais pas dit que tu avais rencontré quelqu'un, je suis étonnée que ça nait pas fait la Une, la nouvelle conquête du puissant Avery !"
"Judicaelle je t'en pris ! Cesse de lui manquer de respect. Est-ce que tu vas bien ? Tu n'as pas l'air dans ton assiette. Tu es..." Je regarde autour de nous. "Tu es accompagnée ?"
"Aymen le preux chevalier, toujours à penser à mon confort. Non vois-tu, je suis seule. Enfin je le suis maintenant. Mais depuis que je t'ai quitté, j'ai personne dans ma vie." Elle titube et je la retiens par le bras. Elle se met à rire de manière désorganisé, pliée en deux.

Lorsqu'elle se redresse, elle regarde Aaliyah. "Ne tombez pas amoureuse de lui ! Ne pensez pas que vous pouvez le sauver, on croit toutes qu'on le peut, mais Aymen ne supporte pas de..." Je la redresse pour l’asseoir sur mon siège avant qu'elle ne parle trop.
"Judi arrête ça, s'il te plait, c'est une collègue journaliste de la Gazette. Ne fais pas d'histoires s'il te plait, je suis en voyage d'affaire."
"Oups ?!" Dit-elle avant d'éclater de nouveau de rire. Je commande un verre d'eau au serveur. Mes yeux sont paniqués, pourquoi faut-il que ça arrive devant Aaliyah. Il va falloir que je lui parle, qu'elle n'écrive aucun article sur ça. Judicaelle n'a pas besoin d'être abattue dans la presse à scandale.



made by lizzou – icons & gif by tumblr

_________________

 
   


Tu me connais vraiment. Ce n'était pas moi, là c'est moi. C'est moi maintenant. Je ferais n'importe quoi pour toi, pour que tu vois qui je suis, l'homme qui t'aime plus que son propre souffle, l'homme qui danse aux mariages et te regarde dormir, l'homme qui ne peut pas commencer sa journée sans que tu l'embrasses, l'homme qui préférerait mourir plutôt que de vivre sans toi. Ça, c'est moi, c'est ce que je suis.

descriptionHope if everybody runs, you choose to stay  EmptyRe: Hope if everybody runs, you choose to stay

more_horiz
Hope if everybody runs, you choose to stay
Aymen Avery & Aaliyah Hayes

Je m'efforce de ne rien laisser transparaître quand Aymen mentionne un agent déjà sur le terrain. De qui s'agit-il ? De quelles études parlons-nous ? Je ne montre rien quand Bernex liste les derniers événements. Nous avons tellement souffert de tout cela. Nous avons tant perdu. Tout est présenté comme étant de la faute des créatures, comme si nous avion provoqué tout cela. Mais ce qu'on ne dit pas, c'est que le manoir a été attaqué après que des Purificateurs aient tué une famille de Sorciers, que des enfants ont été enlevés et considérés comme des cobayes, que certains des nôtres ont été torturés. Mais non, tout cela, on ne le dit pas. Il faut que je trouve un moyen de publier l'Insurgent aux Etats-Unis aussi.

Une vigilance mondiale. Comme si nous étions plus dangereux que des Sorciers pratiquant la magie noire ou la magie du sang. Une vague de révolte me submerge quand ils osent évoquer l'époque de Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom. Une guerre, juste parce qu'ils ont peur d'une mise en scène, orchestrée par les Purificateurs ? Alors c'est ça ? On va éliminer les gens comme ma famille, purifier le sang ? Comment peut-on encore réfléchir de la sorte ?

Je me tiens plus en retrait, ponctuant de temps en temps certaines discussions d'une phrase simple et concise. Bernex nous invite alors à prendre le dessert au bar, pourquoi pas. Son épouse porte sur moi un regard lourd de sens quand elle déclare avoir besoin de se repoudrer le nez. Le message est aisé à comprendre, aussi, je l'accompagne, m'excusant auprès des deux hommes. A peine ai-je mis les pieds dans les toilettes que Mme Bernex se retourne vivement vers moi.

« Je vous demanderai, Mademoiselle Hayes, de cesser de faire la midinette. Votre tenue est indécente.
- Pardonnez-moi, madame Bernex, je vous rappelle que vous êtes celle qui a attiré l'attention sur moi, si vous ne manipulez pas parfaitement les codes sociaux, je vous conseille d'éviter d'en jouer.
- Pour qui vous prenez-vous ?
- Pour une journaliste qui n'est pas là pour séduire les hommes qui l'approchent. Je ne suis pas votre mari, madame Bernex, je suis une observatrice, je ne suis là que pour suivre les faits et gestes de monsieur Avery.
- Je ne vous permets pas...
- Je ne vous permets pas non plus de m'insulter, madame. Votre mari m'importe peu. Ce sont les résultats des négociation qui ont pour moi de l’intérêt. »

Je me remets un peu de rose sur mes lèvres et lui jette un regard dans le miroir, avant de sortir et de tomber sur une scène étonnante se jouant dans les toilettes des hommes. Aymen vient de stopper la main d'un homme. Et en faisant un pas sur le côté, je remarque la présence d'un petit  garçon apeuré. Aymen s'est interposé, pour empêcher le père de frapper son fils... je me fige quand l'homme le menace. Est-ce qu'ils vont se battre ? Ici, dans un lieu public ? Mais non. Non, bien évidemment. Les hommes qui battent leur femme et leurs enfants ne sont souvent que des lâches qui ne pourraient supporter qu'on leur inflige le même sort. Les propos d'Aymen au petit garçon m'intriguent. Comme s'il parlait d'expérience... mais c'est impossible, n'est-ce pas ? Il me remarque enfin, mais aucun de nous ne dit le moindre mot. Puis il disparaît aux toilettes et je regagne le bar, non sans m'interroger sur la scène que j'ai vue.

Bernex me désigne un tabouret, je m'installe, et nous sommes presque immédiatement rejoints par sa femme. C'est le directeur qui se charge des commandes, et Aymen arrive bientôt. Les affaires reprennent de plus belle, et un compromis est trouvé pour la collaboration des deux pays. Nous nous serrons tous la main et Aymen et moi nous retrouvons seuls.

« Avec plaisir. »

J'ai besoin d'un verre. Jouer un rôle peut être long et fatigant. Et j'ai l'impression que lui comme moi en avons joué un. Et peut-être est-ce les nerfs, mais j'éclate de rire. Un rire franc et sincère quand il me demande si je n'ai jamais envisagé de faire de politique.

« Par Merlin, non ! J'ouvre trop ma bouche et je suis bien trop mauvaise perdante pour ce domaine ! »

Alors que je souris toujours, une voix quelque peu suraiguë nous interrompt. Nous nous retournons au même moment, pour découvrir une femme, dont le visage m'est familier, interpellant Aymen. Judi... Judicaëlle ? Dans les journaux, on a parlé de leur histoire. Ils sont restés plusieurs années ensemble mais alors qu'on attendait un mariage, il y a eu rupture des fiançailles, sans explications. Elle me confirme tout cela avec une facilité déconcertante... que je comprends quand elle s'approche. Elle a bu. Beaucoup plus que de raison. Comment une femme de son rang, issue d'une lignée de Sangs-Purs conservateurs peut-elle se mettre publiquement dans cet état ? Je vois qu'Aymen est embarrassé. Provoquer un tel scandale dans un lieu public, ce serait du pain béni pour moi, pour démystifier la posture d'Aymen, lui faire perdre toute crédibilité. Miss Greengrass me serre la main, je ne lui réponds pas pour l'instant, même quand elle pense que je suis « avec » Aymen.

C'est sa réaction qui m'épate. Il est... prévenant, avec elle. Il ne semble pas en colère, mais réellement inquiet. Et elle, elle est... brisée. Je ne suis jamais restée assez longtemps avec un homme pour voir ma vie s'écrouler sans lui. Je suis indépendante et je compte bien le rester. Mais est-ce logique ? Elle l'a quitté, pourquoi est-elle dans un tel état aujourd'hui, si c'est sa décision ? Et voilà qu'elle me met en garde. Que... que je ne tombe pas amoureuse ? Aucun risque, je ne crois pas en l'amour et en plus, comment pourrait-il y avoir un quelconque sentiment amoureux entre nous ? Il a fait arrêter Hermione, il rétablit la peine de mort pour les gens comme nous. Et moi, j'incarne ce contre quoi il lutte.

Le sauver ? Le sauver de quoi ? Soit elle en dit beaucoup trop – et c'est le cas, si l'on se place du côté des convenances – soit elle n'en dit pas assez – et ça titille mon âme de journaliste. Le rire de la jeune femme est... pathétique. Qu'a-t-il pu se passer entre eux ?

« Je vous en prie, tout va bien. Mademoiselle Greengrass, je vous remercie pour la mise en garde. Je pense que vous devriez la raccompagner ou la faire raccompagner à sa chambre, qu'il ne lui arrive rien », dis-je à Aymen. « Je serrai sur la terrasse. »

Je salue la jeune femme qui rit toujours. C'est en partie pour cela que je ne veux pas tomber amoureuse. Ça détruit. Et tout ça pour quoi ? Je m'engouffre dans l'ascenseur et souffle un grand coup maintenant que je suis seule. Mme Bernex, la confrontation entre Aymen et l'homme, Judicaëlle, ça commence à faire beaucoup. Et cela écorche l'image lisse d'Aymen Avery, le Directeur bien sous tous rapports. J'arrive au sommet de l'hôtel et m'avance sur le toit terrasse, admirant la vue de New-York. Qui est donc Aymen Avery ? Rien n'a filtré, son image, son histoire, tout est travaillé à la perfection. Je sors mon bloc note pour prendre quelques notes sur la journée d'aujourd'hui, sans mentionner mes doutes ou Judicaëlle Greengrass. Pourquoi a-t-elle dit qu'il ne souriait jamais ? Je l'ai déjà vu sourire. Je ne peux m'empêcher de penser à mon père. Lui, il est envoûté par ma mère. Lui, l'homme parfait sous tous rapports. On ne sait jamais ce qui se passe dans les maisons une fois que les portes sont refermées. Je le sens arriver près de moi.

« Moi qui comptais enfiler mon costume de super-héroine pour vous sauver, je suis déçue. »

Je lui souris plaisantant en espérant dédramatiser le truc. J'ai l'impression qu'il va vécu des choses bien sombres. Quelque part, ça le rend... plus humain, je crois. Comme s'il n'était plus qu'un directeur, notre ennemi, mais bel et bien une personne avec son histoire propre.

« J'espère que mademoiselle Greengrass se sent mieux. Rassurez-vous, il n'y aura pas d'article sur elle. Je n'ai pas assez de matière pour faire un scoop, et je ne donne pas dans le tabloïd sordide. »

Mais je demeure curieuse, tout de même. Tout comme sa réaction dans les toilettes.

« Pourquoi avez-vous eu honte d'aider ce petit ? Vous avez fait ce qu'il fallait. Et vous êtes le seul à l'avoir fait. Qui êtes-vous, monsieur Avery ? »

Je plisse les yeux, comme si je pouvais voir ce qu'il cache réellement, avant de reporter mon attention sur la ville. Sa prévenance envers Judicaëlle, le fait qu'il modifie son emploi du temps pour que je puisse m'entretenir avec les journalistes locaux, ses mots à cet enfants, les membres de ma familles qui ne figurent toujours pas sur un registre... cela contredit tellement la dureté de ses positions envers les gens comme nous. Comme si ce n'était pas réellement nous le problème, mais... le désordre, l'absence de contrôle.

black pumpkin

_________________

Ne tombez pas amoureuse de lui
"La femme de ma vie... je l'ai sous mes yeux."
"Un jour, tout le monde le saura aussi, combien... combien je t'aime."

descriptionHope if everybody runs, you choose to stay  EmptyRe: Hope if everybody runs, you choose to stay

more_horiz


Aymen Avery
Assistant Directeur DCRCM


Le 1 Avril - USA - The Carlyle



Je remercie le ciel ou je ne sais quel astre qu'Aaliyah ne pose pas de questions, ne surenchérisse pas. Je fais boire le verre d'eau à Judicaelle.

"Je vous demande de bien vouloir me pardonner de vous abandonner, mais..." Elle ne m'en tient pas rigueur.

"Viens Judi, je te ramène. Visualise ta chambre s'il te plait." Je regarde autour de nous. Le serveur est parti derrière le bar, il n'y a plus personne dans la salle, et de là où je suis, personne du restaurant ne peut nous voir. Je soulève la jeune femme dans mes bras et je transplane.

Je l'assoies sur le lit et lui retire ses chaussures.

"Pourquoi tu fais ça ?"
"De ?" Je redresse ma tête alors que je l'allonge correctement sur son lit.
"Pourquoi tu prends soin de moi ?"
"Je ne l'ai jamais fait ?" Je remonte le drap sur elle.
"Pas comme j'aurai voulu Aymen..."

Je me tiens silencieux, ne sachant que répondre. Je sais ce qu'ele veut dire, je le sais trop bien. Je sais les attentes qu'elle avait, qui n'étaient pas les miennes. Je me penche et elle essaye alors de poser une main sur mon visage, j'attrape ses doigts et les garde dans ma main, refusant ainsi le contact. Je vois à son expression que je la blesse.

"Je suis désolé de ne pas t'avoir aimé à la hauteur de la femme que tu es. Mais boire ainsi Judi ? Qu'est-ce qui te prend ?"
"J'en avais marre Aymen, marre des protocoles, marre de cette vie, marre de faire semblant. Si même un homme qui vit cette vie ne veut de moi, qui le voudra ? Je voulais être drôle, arrêter d'être coincée, plaire à quelqu'un loin de tout ça. Tu en as pas marre toi ? Ton père est mort et tout le monde croit que tu l'aimes. Tout le monde continue de croire qu'il était un homme bon et droit avec sa famille. Oooh ne fais pas ses yeux, je ne dirai rien, tu le sais bien, j'ai signé un Fidelistas. Qui prend soin de toi ?"
"Moi. Je...je dois y aller Judi, je suis en voyage d'affaire et je dois m'assurer que ton comportement n’apparaisse pas dans la presse. S'il te plait, arrête de boire."
Elle enfonce sa tête dans l'oreiller.
"Vas y donc, sois un bon Directeur !" Elle me chasse de la main. Et alors que je m'apprête à transplaner, elle me dit qu'elle a été contente de me revoir en forme. Je transplane sur son fin sourire.

Je vais dans un premier voir les gardes, calmant leurs inquiétudes. Je ne leur explique pas la situation, mais je leur précise que tout va bien, que l'on rentre dans les appartements à présent et qu'ils peuvent reprendre leur poste devant l'ascenseur. Je transplane ensuite dans la chambre et je sens de suite son odeur. L'air frais de la terrasse l'amène à moi. Je m'avance lentement vers elle, profitant de l'admirer sans qu'elle s'en offusque.

"Si c'est un costume fait par Sutton Hayes, je pourrai me laisser tenter de me mettre en difficulté pour vous voir arriver dedans."

J'ignore pourquoi je dis ça, mais je souris à mon tour. J'ai un peu de mal à rester professionnel sur le moment. Avoir vu Judicaelle, qui fait partie de ma vie privée, m'a un peu chamboulé l'esprit. Je suis quelque peu surpris, brumeux.

"Veuillez m'excuser pour tout à l'heure. Je souhaiterai que cela reste confidentiel. Pas pour moi, pour elle."

Elle tente de me rassurer en disant qu'elle ne fait pas ce genre de torchon. Je l'espère bien, et je veux bien la croire. Je veux la croire. Qu'on puisse m'atteindre par le biais de Judi serait injuste. Je préfère les affrontements direct, elle ne mérite pas d'être mêlée à mes responsabilités. Elle a déjà souffert après notre rupture.

"Judicaelle est une femme respectable et respectée, je ne voudrai pas qu'un égarement lui coûte une énième humiliation. Je crois qu'elle ira bien, si vous faite en sorte que ça aille."

Je détourne le regard quand elle fait mention de l’événement des toilettes. Puis mes yeux se redressent sur elle. "Fait ce qu'il fallait ?" Judicaelle a raison, les gens ne savent pas pour ma famille.

"Vous devez en savoir plus que moi sur ma propre vie. Généralement ce sont les journalistes qui la décrive dans les quotidiens. J'en apprends parfois sur ma vie, des choses que je ne sais même pas que j'ai faite. Mais j'ai l'habitude d'être démoli dans la presse. Je ne m'entoure de personne, comme cela, la presse ne happe personne dans mon sillage. Savez-vous combien de fois Judicaelle a été humilié en cinq ans parce qu'on annonçait jamais le mariage ?"

Je ne dis rien qu'elle ne puisse pas savoir. Et elle doit le savoir si elle a étudié ma biographie. Je desserre ma cravate. Je ne devrai pas parler de ça, nous devrions faire le point sur la journée. J'annonce alors, comme une leçon que j'aurai appris, tous les adjectifs dont la presse m'a déjà entiché. Toutes les définitions.

"Qui je suis donc ? Je suis un Avery, le petit fils d'un mangemort enfermé à Azkaban. Le fils du grand carriériste. Je suis froid, distant, impartiale, déterminé, obstiné, ambitieux au point d'être le plus jeune Directeur de Département du Ministère de la Magie. Ce qui fait honneur à mon ancienne maison à Poudlard. Je suis célibataire et je vis avec ma sœur. Certains disent que je suis cruel, sociopathe. Alors pourquoi essayer de prouver le contraire quand les gens vous dictent déjà votre vie, votre conduite ?"

Je passe une main sur mon visage et me tourne vers la ville.

"Je serai toujours le fils de mon père, toujours le descendant d'un mangemort. Quelle autre image les gens veulent-il de moi ? Les gens ont besoin de cette image là. Ils ont besoin que je sois le vilain distant et sévère Avery. Je n'ai rien à prouver à personne, je dois juste faire mon travail, et les gens pensent que je le fais bien."

Mon regard se trouble. Tous le pense, sauf elle, sauf les Insurgés. Je la regarde.

"Je ne veux pas vous manquer de respect en disant cela, je sais que vous ne partager pas mes opinions, que vous ne tolérez pas mes manières de faire. On peut cesser de se mentir Aaliyah. De faire semblant. Je sais qui vous êtes et vous savez qui je suis. Et vous pensez ici que le méchant c'est moi. Vous avez cette expression sur votre visage, comme vous venez d'avoir à l'instant. Elle ne trompe pas. Juste là..."

J'effleure de mon pouce une petite ride qui se forme quand elle fronce les yeux, quand elle est en désaccord.

"Parfois je vous surprends, comme dans ces toilettes, et parfois je vous déçois profondément, comme le jour de l'interview. Ne vaut-il pas mieux que vous restiez déçue en permanence ? Comme ça vous n'attendez rien de moi."

Judicaelle a mis cinq ans pour le comprendre. Cinq ans pour comprendre qu'elle n'aurait jamais d'enfant. Cinq ans à m'aimer et à être sans cesse déçue par mon refus de lui offrir un descendant.

"Mais vous, qui êtes-vous ?"

Pourquoi est-elle ici ? Pourquoi n'a-t-elle pas chercher à nuire à ce contrat ? Pourquoi m'a-t-elle parlé dans l'ascenseur ? Pourquoi était-elle si prévenante avec Judicaelle, pourquoi me dire qu'elle n'écrira rien sur elle ? Certains ne se seraient pas empêcher d'en faire un gros titre. Pourquoi est-elle sur ce balcon, à ma merci.

"Pourquoi une Insurgée se tient-elle si droite et si correcte devant un Purificateur comme moi ? Vous êtes seule sur ce balcon avec moi. Il pourrait vous arriver mille malheur."

Mon attitude n'est pas menaçante, mais j'avance d'un pas vers elle.



made by lizzou – icons & gif by tumblr

_________________

 
   


Tu me connais vraiment. Ce n'était pas moi, là c'est moi. C'est moi maintenant. Je ferais n'importe quoi pour toi, pour que tu vois qui je suis, l'homme qui t'aime plus que son propre souffle, l'homme qui danse aux mariages et te regarde dormir, l'homme qui ne peut pas commencer sa journée sans que tu l'embrasses, l'homme qui préférerait mourir plutôt que de vivre sans toi. Ça, c'est moi, c'est ce que je suis.

descriptionHope if everybody runs, you choose to stay  EmptyRe: Hope if everybody runs, you choose to stay

more_horiz
Hope if everybody runs, you choose to stay
Aymen Avery & Aaliyah Hayes

Je ris à sa boutade, parce que c'en est une. Ainsi Aymen Avery est capable d'humour. Pas longtemps ceci dit. Il reprend bien vite son sérieux et son sens des convenances. Qu'importe. Je sens qu'il y a de quoi fouiller sur sa relation avec Judicaëlle, celle dernière en a suffisamment dit pour titiller ma curiosité. Mais je n'ai pas non plus assez pour pondre quoi que ce soit. Et contrairement à ce que beaucoup semblent penser, je ne brise pas les gens et les réputations pour le plaisir.

Mais Aymen change tout à coup de ton et d'attitude. Il devient étonnamment vindicatif à l'égard des journalistes. A mon égard ? Il ne me semble pas avoir dit quoi que ce soir à l'encontre de son ex compagne. Et je n'ai rien dit ou fait qui puisse lui donner l'impression que mon objectif était de l'humilier, ou elle.

« Je ne vois pas où vous voulez en venir, monsieur Avery. »

Et ceci est sincère. J'ai lu des biographies, bien sûr. Mais je suis bien placée pour savoir qu'une biographie n'effleure, quand elle est autorisée, qu'une couche savamment étudiée pour le public, et quand elle ne l'est pas, qu'une couche de ragots rarement avérés. Je veux connaître ce pan de son histoire, de son être qui le rend si... incohérent, en porte-à-faux avec ses propres valeurs. Au lieu de cela, il poursuit son numéro. J'ai effectivement l'impression de lire des articles de la presse à scandale. Est-ce vraiment la réponse qu'il compte me servir ? A quoi joue-t-il ? Il veut se contenter de cela ? D'un masque ? D'offrir aux gens la confirmation de leur préjugés sur un plateau d'argent ? Les gens sont pétris de premières impressions erronées. Bien sûr qu'on va se méfier d'un héritier de mangemort et lui appliquer les qualités et défauts de son père, tout comme beaucoup sont persuadés que toutes les vélanes se servent de leur don pour manipuler les hommes. Mais cette image lui convient ? Ça lui va de jouer un rôle qu'il n'a pas choisi ?

Je plisse un instant les yeux, quand il semble lire dans mes pensées. La régulation par la ségrégation, ce n'est pas vraiment ce que j'appelle faire un bon travail. Cautionner des meurtres, des enlèvements d'enfants et que sais-je encore ?

Je me pétrifie un instant. Sa façon de prononcer mon nom, sa déclaration... je sais qui vous êtes ? Le méchant de l'histoire, mais... ? Je ne bouge même pas sous sa main, sous son pouce qui m'effleure.

« Je n'attends rien de vous. »

C'est vrai, dans le fond, qu'est-ce que j'attends de ce séjour ? Pas qu'il change d'avis, c'est certain. Obtenir des informations qui pourraient aider les Insurgés ? Certainement. Je n'aime guère sa façon de me demander qui je suis, sa question est rhétorique, je le sens. Et j'en ai vite la confirmation.

"Pourquoi une Insurgée se tient-elle si droite et si correcte devant un Purificateur comme moi ? Vous êtes seule sur ce balcon avec moi. Il pourrait vous arriver mille malheurs."

Ma respiration se bloque une seconde et je ne bouge pas quand il avance vers moi, en dépit d'une voix dans ma tête qui me hurle de le fuir au plus vite. Il sait, il sait que je suis dans le camp adverse et que je suis une créature... pourquoi ne m'a-t-il pas fait arrêter ? Rétrogradée ? Ou même exécutée... Et ma famille ? Je suis une Insurgée, pas eux. Il assume sa position de Purificateur, et je ne peux m'empêcher de me demander s'il était au Beachy Head, s'il fait partie de ceux qui ont torturé Lena Standford, s'il avait contribué à l'enlèvement des louveteaux.

« Pourquoi un Purificateur se tient-il si droit et si correct devant une Insurgée comme moi ? Vous êtes seul sur ce balcon avec moi. Il pourrait vous arriver mille malheurs. »

Je soutiens son regard. Peut-être – sûrement même – me prend-il pour une faible femme. C'est bien mal me connaître. Je suis certes petite, mais je ne suis pas sans ressource, et je pourrais très bien jouer de mon don de vélane s'il le fallait réellement. Pense-t-il que je crains ses gardes ? Si je suis en danger, il l'est tout autant que moi. Et lui aussi n'a pas un comportement logique et rationnel, alors qu'il regarde un peu ses propres contradictions en face.

« Que voulez-vous que je vous réponde, Aymen ? Je suis une Insurgée, une demi-vélane, une journaliste. Vous connaissez ma famille, vous connaissez mon parcours. Alors quoi ? Je pourrais vous dire qu'effectivement, je ne suis pas d'accord avec vous, que je côtoie des créatures qui sont les personnes les plus altruistes, généreuses, douces et tolérantes que je connaisse, que je ne me sers pas de mon don à des fins personnelles ou que je ne comprends pas comment on peut arracher des enfants à leur mère, tuer celle-ci et en faire des cobayes. Mais vous l'avez dit vou- même... pourquoi essayer de prouver le contraire quand les gens vous dictent déjà votre vie, votre conduite ? Je présume que je ne suis donc qu'une créature sordide qui ne cherche qu'à déposséder les hommes de leur libre-arbitre, qu'à attaquer les pauvres sorciers sans défense et à faire du grabuge juste pour le plaisir. »

C'est ce qu'il croit que nous faisons, n'est-ce pas ? Certaines, certaines créatures sont par nature pour dangereuses que d'autres. Mais quelle différence entre un vampire et un sorcier utilisant le Doloris ou l'Imperium ? Aymen nous a déjà tous jugés et condamnés, alors à quoi bon, comme il le dit ? Je fais à mon tour un pas dans sa direction, nous rapprochant très dangereusement.

« Pourtant, je ne me sens pas en danger. Je n'ai pas l'impression que vous allez me tuer ou que sais-je... »

Je peux me tromper, je ne suis pas devin, pas legilimens, peut-être que je fais fausse route depuis le début.

« Je sais que le rôle que vous jouez, le masque que vous portez, ne fera rien pour nous, rassurez-vous, je ne serai pas déçue sur ce point. J'ai apprécié être étonnée par l'homme, pour ne pas être aussi fermée et aussi pétrie de préjugés que certaines personnes peuvent l'être. »

Je le regarde fixement, son aura est magnétique c'est troublant. Il pourrait être demi-vélane facilement.

« Je vais regagner ma chambre, monsieur Avery. Si vous voulez qu'il m'arrive malheur, c'est le moment. »

Je continue à le regarder en faisant un pas en arrière, puis un autre, puis je lui tourne le dos, pour aller m'engouffrer dans l’ascenseur privé qui mène directement à nos appartements, en contrebas. Mais au moment où les portes se referment, Aymen s'engouffre à son tour. Nos regards se croisent et là...


Hope if everybody runs, you choose to stay  Tumblr_ofksgkFKOv1uwxde2o2_500


Là je ne sais pas si ce sont les nerfs ou un quelconque sort, mais il s'abat sur mes lèvres et moi, au lieux de le repousser... Je m'agrippe à ses épaules, répondant à son baiser brûlant avec ardeur. C'est insensé, c'est... intense, bien plus que les autres baisers que j'ai pu échanger avec d'autres hommes. Mon dos percute la paroi de l'ascenseur pendant que nos lèvres dansent et s'épousent avec une ferveur insoupçonnée. Il est un Purificateur, comment pouvons-nous faire ça ?

black pumpkin

_________________

Ne tombez pas amoureuse de lui
"La femme de ma vie... je l'ai sous mes yeux."
"Un jour, tout le monde le saura aussi, combien... combien je t'aime."

descriptionHope if everybody runs, you choose to stay  EmptyRe: Hope if everybody runs, you choose to stay

more_horiz


Aymen Avery
Assistant Directeur DCRCM


Le 1 Avril - USA - The Carlyle

Elle reste immobile, mais j'entends bien l'accélération de son cœur, ses poumons qui ne dégagent plus d'air pendant quelques secondes, pourtant elle me répond, elle me tient tête et me retourne ma question. Mais il n'y a aucune réponse je pense, parce qu'aucun de nous deux ne sait pourquoi il se trouve en face de l'autre. Je sais que je ne suis pas envouté, et elle non plus, je ne suis pas vélane. Alors pourquoi sommes nous arrivés ici ?

Elle est belle dans son attitude, elle est grande, et le fait qu'elle s'interpose, qu'elle réponde, je trouve cela plus que courageux de sa part. Je n'ai jamais pu m'interposer face à mon père. J'aurai voulu, mais je n'ai jamais eu le courage. Elle aurait été le genre de femme à se mettre entre un homme violent et sa fratrie, je le sens, c'est pour cela aussi qu'elle était chez les Gryffondor. Je n'ai fait que naviguer entre les torrents sans jamais rien affronter. Je ne suis pas un fonceur, je suis un ambitieux, j'ai fais des tempêtes des propulseurs, pour m'élever, je me suis servi de cela pour avancer. Je n'ai pas cherché à construire un abris pour me cacher, ni pour me protéger. J'ai encaissé, comme j'encaisse la presse, comme j'encaisse les lois. Est-ce que j'essaye d'arrêter la tempête ? Non, j'y rentre dedans, parce que toute ma vie n'a été qu'une catastrophe incontrôlable. Mais il y a un endroit, en plein chaos, l’œil du cyclone, où tout est calme, où tout est en ordre. C'est cet endroit que je vise à chaque fois, ce lieu paisible au milieu des désastres.

Aaliyah est l’œil du cyclone en ce moment précis. J'ignore pourquoi, mais tous mes sens me le disent. Elle est l'ordre, alors que tout est en travers à côté de nous, rien n'est logique, rien est contrôlé, rien est sûr, tout est doute. Pourquoi sommes nous là sur ce balcon ? Deux ennemis mortels.

Je l'écoute, car je n'ai rien d'autre à faire. Elle avoue tout, tout ce que je savais déjà. Mais de l'entendre me le dire me rassure. Enfin dans un sens non, mais cela me fait remplir la case du doute. Maintenant je sais à quoi m'en tenir. Je ne suis pas d'accord avec tout ce qu'elle dit. Pourtant elle a raison sur plein de points, c'est ce que pense la plupart des gens sur les créatures magiques. Notamment sur les vélanes, pare qu'elle sont capable de faire cela. Comme les loup-garou sont maintenant capable de se transformer.

"Je ne suis responsable que du contrôle et de la régulation. Je n'enlève personne, je ne teste personne. Le Ministère est grand, les Purificateurs n'ont pas de Département, chacun à un rôle. Le mien n'est pas d’enlever des enfants à leur mère ! J'apporte des réponses et des solutions à ce qu'on me demande. Des vaccins pour contrôler et réguler. Une prison et une peine pour ceux qui ne respectent pas les Lois."

La peine de mort, comme pour les USA. Rien n'est novateur. Je ne suis pas responsable des dérapage de ces créatures. Je dois protéger la population contre celles qui sont hors du contrôle du Ministère et c'est le cas, certaines le sont. Hors de régulation. Je mets une Loi en place qu'ils doivent respecter. Et si ce n'est pas le cas, il y a une peine, la peine de mort. Je ne suis pas responsable du fait qu'ils ne la respectent pas. Tout comme ceux qui utilisent les sortilège interdits, Azkaban est leur punition.

Elle ne se sent pas en danger avec moi. Elle devrait. Pour des milliers de raisons. Si elle sait qui je suis réellement. Le monstre incontrôlable qui m'habite, celui qui pourrait la tuer à la plein lune. J'avale ma salive et ne bouge pas à mon tour quand elle s'avance. Près, trop près. Son odeur m'inonde. Son odeur à elle, son parfum. Je n'ai pas peur d'elle, pas de son corps, pas de sa magie, pas de ses gênes, peut-être plus de sa verve et de ses articles ? Que va-t-elle dire ? Que va-t-elle rapporter, écrire ?

Alors comme ça elle pourrait ne pas être pleine de préjugés ? Mais ils le sont tous, toujours, tout le temps. Pourquoi, elle, Insurgée, le serait moins qu'un autre ? Au contraire, elle devrait vouloir abattre, me faire taire, me réduire au silence, me tuer. Elle devrait vouloir me faire payer, pour ses amis, pour les créatures tolérantes, altruistes, généreuses, douces qu'elle connait.

On se regarde, c'est électrique. Mon loup gronde intérieurement, il veut agir, il veut faire quelque chose, n'importe quoi, mais pas rester muselé dans mon corps en cet instant, pourtant je lutte, je lutte pour ne pas rattraper sa main quand elle recule, pour lui dire de ne pas partir, ou de de me fuir, d'oublier tout ça, de rentrer à Londres, de ne pas essayer d'obtenir des choses de moi, de ne plus me regarder avec ses yeux qui me dévastent. De ne pas arrêter de me regarder... Tout se mélange. Et alors que je sens que la porte de l'ascenseur va se refermer, je fonce pour rentrer dedans juste à temps.

Le désir, pur et simple. D'une violence inouïe, incontrôlable. Il faut que je sois plus proche du centre du cyclone. Je l'embrasse, c'est presque brusque, comme un besoin vital, comme quelqu'un qui se raccroche à une bouée en plein mer, une mer houleuse. Je m'agrippe à ses lèvres et je connais la paix. Tout se fait calme, mes doutes, mes peurs, mes tourments, tout part dans le vent de la tornade et je reste hors du temps. A tel point que je ne me rend pas compte que ses mains se posent sur mes épaules, trouvent mon visage, l'arrière de mon cou. L'ascenseur s'ouvre déjà et je la soulève, continuant se baiser. Je sors dans le couloir et nos corps, mais surtout son dos vient heurter la porte de sa chambre. Elle me lâche un instant pour trouver la poignée d'une main et je nous engouffre dans sa chambre. J'y trouve le lit et la dépose dessus. Ma main glisse sous sa robe et la soulève pour venir caresser sa peau si douce.

Ses chaussures tombent lourdement au sol, mon costume fini par terre, ma cravate. Je sens que ses doigts terminent de défaire le dernier bouton de mon pantalon avant qu'il retrouve le haut du costard au sol. Étrangement, aussi terrifiant que ça devrait être pour moi, je me fous de ce bordel, parce que je sais que je suis en paix, au centre de la catastrophe naturelle, et que c'est normal qu'autour ça soit le chaos, le désordre. J'embrasse son cou, ses épaules. Je la déshabille pour retrouver la douceur de sa peau sous mes doigts. Sa robe rejoint le reste de nos affaires. Ses sous-vêtement soulignent ses courbes que je découvre.

C'est quand je sens ses mains filer sous ma chemise que je reprends la connexion du monde qui m'entoure. Je me raidi, ne supportant pas ce contact. J'attrape ses mains pour les faire monter au dessus de sa tête et je sépare doucement mes lèvres des siennes, collant une seconde mon front contre le sien dans un souffle. Je ne peux pas, je ne peux plus. Elle ne peut pas me toucher, pas les cicatrices, il y a des règles, je suis comme ça. Même si je boue de désir, même si j'entends mon loup interne qui griffe l'intérieur de mon corps pour un tel affront, je me recule, la recouvrant d'un drap et je m'assoies quelques secondes sur le lit.

"Je suis désolé, je vous avez dit que j'allais vous décevoir bon nombre de fois."


made by lizzou – icons & gif by tumblr

_________________

 
   


Tu me connais vraiment. Ce n'était pas moi, là c'est moi. C'est moi maintenant. Je ferais n'importe quoi pour toi, pour que tu vois qui je suis, l'homme qui t'aime plus que son propre souffle, l'homme qui danse aux mariages et te regarde dormir, l'homme qui ne peut pas commencer sa journée sans que tu l'embrasses, l'homme qui préférerait mourir plutôt que de vivre sans toi. Ça, c'est moi, c'est ce que je suis.

descriptionHope if everybody runs, you choose to stay  EmptyRe: Hope if everybody runs, you choose to stay

more_horiz
Hope if everybody runs, you choose to stay
Aymen Avery & Aaliyah Hayes

Pourquoi je m'agrippe à lui ? Pourquoi j'enroule mes bras et mes jambes autour de lui ? Pourquoi je l'embrasse ? Il est un Purificateur. Certes, il prétend ne rien avoir à voir avec les enlèvements mais son groupe, les idées qu'il défend, ce ne sont pas mes valeurs, loin de là. Je pousse un soupire quand mon dos claque contre ma porte de chambre, mais notre baiser se poursuit, intense. Je fronce les sourcils, parce que c'est super mal ce que je fais, ce qu'on fait. Pourtant je n'arrête pas, ni lui. On se retrouve dans la chambre, sur le lit, je sens sa main glisser sur mes jambes et je n'arrive pas à mettre un terme à ça.

Au contraire, mes mains défont sa cravate alors qu'il ôte sa chemise. Une fois, juste une fois, ça ne peut pas être si mal. Ça n'implique rien du tout. J'ai chaud, j'ai vraiment chaud quand il m'embrasse dans le cou, je soupire sous la brûlure de ses caresses. Les mains tremblantes, je défais son pantalon et me laisse déshabiller. Mes pensées vrillent, je n'arrive pas à en aligner deux qui soient cohérentes. Il pourrait me tuer, il doit désirer me tuer. Je veux l'empêcher de nous priver de liberté, mais là... tout ça je l'oublie. Je veux juste qu’il me touche encore plus, je veux continuer à brûler sous ses caresses... tout en désirant qu'il s'en aille... je suis perdue, mais je me cambre, ça me dépasse, ça m'envahit. Je l'attire au plus près de moi, et mes mains remontent depuis ses hanches sous sa chemise. Mais il me les attrape et d'autorité, doux mais ferme, il me les lève au-dessus de ma tête. Il aime le contrôle jusque dans le lit ? Je tente de l'embrasser mais... Je ne peux pas bouger. Je ne m'étais jamais rendu compte à quel point il était fort en réalité.

La tempête en moi semble tomber en même temps qu'il cesse ses caresses. Je reprends pieds et je me rends compte que c'est de la folie, que c'est mal, que ça aurait été mal. Il s'écarte et me recouvre d'un drap. Je reprends mon souffle en couvrant ma poitrine. Je sens que je dois avoir les joues bien rouges, à cause de la chaleur, de l'intensité du moment mais aussi un peu par la honte. Je me passe une main dans les cheveux.

« C'est... c'est mieux ainsi. Vous... vous ne m'en voudrez pas si je ne vous raccompagne pas jusqu'à la porte. »

Il se rhabille, avant de quitter la chambre. Et je me laisse retomber dans le lit en soupirant et plaquant mes deux mains sur mon visage. Qu'est-ce que j'ai fait bordel ? Qu'est-ce que j'ai failli faire ?


*
*   *


Le lendemain matin s'est avéré... gênant. Nous savions tous deux ce que nous avions fait et ce que cela impliquait. Nous avons limité nos instants en seuls à seuls, évitant de nous croiser dans l'ascenseur. Néanmoins, nous sommes tous deux des enfants des convenances, et nous jouons le jeu à la perfection. On dresse le bilan  de la journée sans faire la moindre référence à ce que nous sommes, à ce que nous aurions pu faire. Et aujourd'hui, on doit se rendre sur la Voie Lactée. L'occasion pour moi de repasser devant le Satellite Center. Nous visitons les locaux et parfois, nos corps se frôlent. Ça me met mal à l'aise parce qu'il y a ma tête qui déteste ça et ma peau qui, au contraire, le réclame. On est dans mon élément pourtant, et j'échange quelques mots avec le rédacteur en chef, chez qui j'ai effectué un stage lors de mon année d'étude ici, à New-York. Il échange aussi quelques mots avec Aymen, confirmant que les Américains sont inquiets de la situation, mais qu'il n'y a eu d'incident notable depuis un moment. Il est si fier et si patriote. J'avais presque oublié ce trait de caractère.

Mais de retour dans la rue, au pied de l'immeuble, j'ai une étrange sensation. On avance, protégés par ses gorilles, mais... parmi la foule, je reconnais des attitudes, des postures... Pas forcément des visages, mais je ne suis pas dupe. Je sais qu'il y a une antenne des Insurgés ici, mais ils n'ont jamais  fait de vagues jusqu'à présent. Et...

« Aymen ! »

Pas de monsieur, je ne réfléchis pas du tout. Si j'avais pris le temps de réfléchir, je n'aurais certainement rien fait quand j'ai compris que des hommes voulaient le capturer. Ce sont des insurgés, on est dans le même camp. Et les Insurgés ne sont pas des meurtriers, ils ne lui auraient pas fait... trop de mal.

black pumpkin

_________________

Ne tombez pas amoureuse de lui
"La femme de ma vie... je l'ai sous mes yeux."
"Un jour, tout le monde le saura aussi, combien... combien je t'aime."

descriptionHope if everybody runs, you choose to stay  EmptyRe: Hope if everybody runs, you choose to stay

more_horiz


Aymen Avery
Assistant Directeur DCRCM


Le 1 Avril - USA - The Carlyle

Mes mains tremblent alors que je suis sur le rebord de son lit. Mon cœur ne cesse de frapper fort dans ma poitrine, le loup me dévore de l’intérieur, furieux, je ne l'ai jamais senti avec une telle violence, je me maîtrise mais c'est dur, c'est pourquoi mes mains tremblent. J'ai envie de me retourner, de croiser son regard et retrouver la douceur de ses lèvres, la fraîcheur de sa peau, son souffle gémissant. J'ai envie d'elle, j'ai affreusement envie d'elle. Est-ce que c'est son don ? Je ne pense pas. Mais peut-être l'a-t-elle activé sur le balcon ? Quand elle s'est sentie en danger ? Pour me séduire ? Mais si je veux rester honnête, je l'étais avant, séduit.

Et je l'entends dire que c'est une erreur à demi-mot. Que c'est "mieux ainsi". Je pense, mais je n'en serai jamais sûr, que rien n'était prémédité. Si elle avait voulu jouer de son don, elle ne serait pas restée sous ce drap. Et c'est moi qui me suis engouffré dans cet ascenseur, pas elle. Elle est partie du balcon, elle rentrait dans sa chambre, c'est moi. Comment ai-je pu déraper ainsi ? Comment ai-je pu perdre le contrôle, à ce point, de mes émotions, de mon désir ? Je n'ai pas souvenir avoir autant désiré une femme, pas avec cette violence irresponsable.

Est-ce à cause de ce loup ? Il me fait vivre des choses intenses, trop. Je me rhabille en silence, je ne pose aucun regard sur elle, si je le fais, je sais que je ne pourrai pas résister. Je ne décroche aucun mot, elle non plus, on est aussi surpris et honteux l'un que l'autre. On sait que c'est mal, extrêmement mal. Elle est une créature magique, une Insurgée, elle est ici pour des informations, sûres et fiables et non transformées par un autre confrère. Elle est au cœur de l'information pour l'apporter elle même intacte et fidèle. Elle est là pour fouiller, pour voir et entendre, et là, qu'est-ce que j'ai fait ? J'ai encore la sensation de sa poitrine et de ses fesses sur mes mains, l'empreinte de ses lèvres sur les miennes. Mais ça, ce qui vient de se passer, je ne suis pas sûr qu'elle le transmette, c'est pour cela que je ne dis rien, que je regagne ma chambre, je sais qu'elle ne l'ébruitera pas, n'est-ce pas ? Elle est troublée tout autant que moi. Je regagne ma douche.

Je l'ai laissé faire, me toucher, me déshabiller. Je n'ai jamais eu de rapports aussi improvisés, aussi inattendus. J'étais envoûté, dans un autre espace temps. Je commençais à m'abandonner à elle. Avec Judicaelle, c'était presque protocolaire, cérémonieux. C'était plus un besoin d'assouvir quelque chose de nécessaire. Mais avec Aaliyah, c'était instinctif, c'était un besoin de me fondre en elle, de lui donner du plaisir, d'en prendre, parce que, ces quelques secondes étaient appréciables, désirables, bien plus que toutes les fois où ça a eu lieu dans ma vie, avant elle. Mais j'ai peur, peur de la perte de contrôle, j'ai peur de m'oublier, de ne rien maîtriser et de n'être que pulsion. J'ai honte d'admettre qu'elle m'a fait du bien sur cette courte relation, ses baisers, ses caresses, ça ne m'a pas agressé, ça m'a fait du bien, mon corps a ressenti quelques choses de bien, de doux, de positif. Ce n'était pas juste mécanique pour satisfaire une quelconque pulsion archaïque, non, c'était une véritable recherche de bonheur. Et ça c'est nouveau, c'est troublant et ce n'est certainement pas professionnel. Ça ne doit plus arriver.

***

J'ai mal dormi, très très mal dormi. J'ai rêvé d'elle. D'abord au dessus de moi, faisant danser ses hanches sur mon bassin, gémissant, elle aussi, je ferme mes yeux près de l'extase et d'un coup j'étouffe, ses mains son autour de mon cou, elle m'étrangle. Je me réveille suffoquant. Puis je me rendors, et cette fois, elle rigole, à gorge déployée, elle se moque de moi, pointe ma poitrine et regarde les traces de ceinturon, de fouets magiques, les cicatrises, de tesson de bouteille d'alcool. Elle me traite de victime, de faible. Elle dit que vu le monstre que je suis, ça ne l'étonne pas que mon père ait voulu me corriger, que même lui n'a pas su me remettre dans le droit chemin. De nouveau je me réveille transpirant. J'ai peur de me rendormir, mais le sommeil tombe encore sur moi, et je fais un dernier rêve. On s'embrasse, et quand nos lèvres se décrochent, son visage est vert, hideux. Il est inhumain, elle a des dents pointues, ses cheveux sont comme des pieuvres, elle a le visage d'une vélane primitive. Et j'entends des voix qui hurlent à la trahison à la manipulation. Je n'y tiens plus, je me lève pour de bon et je vais sous la douche chasser ses cauchemars. Il est cinq heure du matin. J'en profite pour travailler. Faire les comptes rendus. Je deviens dingue.

Il est bientôt l'heure de se retrouver pour le petit-déjeuner dans le restaurant. Nous échangeons la politesse, je n'ose pas encore la regarder dans les yeux. Le repas se passe avec une tension incroyable, mais chacun de nous s'efforce d'être professionnel. On fait le point sur la soirée de hier. Soirée qui s'arrête à l'au revoir de Bernex et sa femme. Je me rends compte qu'elle est tout aussi douée que moi pour ça. Pour faire semblant, pour maîtriser.

Mais une fois sur la Voie Lactée, c'est plus difficile. La foule, les lieux, ça nous rapproche inévitablement. Je la frôle, la touche parfois sans le faire exprès. Mais quand un contact est sur le point de se faire contre notre grès, mes doigts se tournent discrètement pour toucher sa peau, plutôt que le dos de ma main. C'est mal, mais j'en ai besoin. Etre loin d'elle devient une souffrance et je sais que c'est à cause de cette sale créature en moi. Elle a besoin de contact, jusqu'alors je n'en ai jamais eu besoin. Le contact c'est la plaie, la souffrance, la torture. Et là c'est la distance avec elle qui le devient, à cause de l'animal qui boue, qui la désire. Ses cheveux, sa bouche, sa voix, tout absolument tout résonne en moi. La mélodie de son cœur quand nos corps sont proches, elle aussi me désire, je le sens, l'odeur qu'elle dégage, ses mimiques, la position de son corps.

La visite se passe bien, elle retrouve d'anciens collègues si je comprends bien. Je partage des points de vues avec le rédacteur en chef, je fais l'éloge de l'institution, les trucs bateau pour flatter les pays partenaires. Nous finissons la visite. Les gardes ne nous lâchent pas, et alors qu'on sort du bâtiment et qu'on se retrouve dans la rue, je l'entends m'appeler.

Au son de sa voix, quand elle dit mon prénom plutôt que mon nom, je comprends que quelque chose ne va pas. Et je comprends ce que c'est, car deux expressions se lisent sur son visage, la culpabilité et l'inquiétude. Des Insurgés n'est-ce pas ? Je sors ma baguette et les gardes en font de même quand ils me voient faire. J'entends un transplanage, une chance que le loup n'est pas que des désavantages et je me retourne pour lancer juste à temps un bouclier. J'étais doué en duel à Poudlard, je le suis toujours, je n'ai rien perdu, au contraire, j'ai d'autant plus de réflexes depuis que je suis loup-garou. Ça tire autour de nous, les gardes se mettent en action et je fonce vers Aaliyah, avec ce besoin de la sécuriser avant de sauver ma propre peau. Pourquoi je fais ça ? Pourquoi je la considère comme une des miennes, comme une proche, alors qu'elle est avec eux ? Je reçois un sort dans le dos, et je m'entends grogner. Je me retourne alors brusquement, lance ma baguette vers lui et l'Insurgé se retrouve pétrifié au sol.

Les gardes sont occupés, des éclairs fusent de partout et je vois derrière Aaliyah un Insurgé qui tire. Sans scrupule apparemment qu'un des sien soit devant moi. La fin justifie les moyens ?

"Aaliyah !"

J'ai juste le temps de m'interposer que le sort frappe mon épaule avant elle. Je transplane dans une rue que j'avais repéré sur la Voie. Je respire doucement, Aaliyah collée contre ma poitrine. Je reprends mon souffle calmement et relâche l'étreinte pour inspecter les lieux Je regarde autour de nous et nous pousse dans la ruelle, contre un mur. Il n'y a personne. Je garde mon calme, comme si rien ne s'était passé. Puis je me retourne vers elle. Je l'observe.

"Est-ce que vous êtes blessée ?"

Une main vient inspecter délicatement son visage et s'attarde sur sa joue. Une fois que je la sais en forme, je regarde mon épaule qui saigne. Je la recule quand elle tente de me la toucher.

"Non, ce n'est rien. J'ai connu pire." Que je lâche sans retenue.

Je pointe ma baguette sur la plaie et arrête le saignement. Je nettoie la tâche de sang avec un sort pour les vêtements et je rapièce le costume pour qu'on ne voit plus le trou. Je ne peux pas me balader comme un pouilleux. Je réajuste ma cravate et racle ma gorge avant de la regarder de nouveau dans les yeux.

"Dites moi seulement que ce n'est pas vous qui les avais prévenu de notre visite. Je ne dis pas ça pour parler de trahison à mon encontre. Vous avez toutes les raisons du monde de me trahir Aaliyah. Je crains seulement que vous les ayez prévenu et qu'ensuite vous m'ayez prévenu moi. Vous auriez alors trahi les Insurgés, et vous seriez tout aussi en danger que moi, plus encore."


made by lizzou – icons & gif by tumblr

_________________

 
   


Tu me connais vraiment. Ce n'était pas moi, là c'est moi. C'est moi maintenant. Je ferais n'importe quoi pour toi, pour que tu vois qui je suis, l'homme qui t'aime plus que son propre souffle, l'homme qui danse aux mariages et te regarde dormir, l'homme qui ne peut pas commencer sa journée sans que tu l'embrasses, l'homme qui préférerait mourir plutôt que de vivre sans toi. Ça, c'est moi, c'est ce que je suis.

descriptionHope if everybody runs, you choose to stay  EmptyRe: Hope if everybody runs, you choose to stay

more_horiz
Hope if everybody runs, you choose to stay
Aymen Avery & Aaliyah Hayes

Ils tentent quelque chose, les Insurgés d'ici, depuis quand était-il question de cela ? J'ai prévenu le QG de Londres, il était convenu que rien ne se passe, que j'observais, que je glanais des observations, parce qu'on ne peut plus frapper dans le vide, il faut qu'on sache leurs plans. Est-ce que Valdemar et Hiilos ont changé d'avis et ont prévenu l'antenne américaine ? Ou est-ce que les américains ont décidé d'eux mêmes d'agir ? Est-ce qu'ils savent que je suis là ?

Et pourquoi est-ce que je me surprends à prévenir Aymen ? Parce que les autorités se serviraient de l'incident pour durcir encore plus les lois et nous faire passer pour les méchants, les bêtes qui ne pensent qu'à traquer. Bien sûr, je pourrais essayer de me convaincre de cela, mais moi même je n'y crois pas. Je dois dégainer ma baguette pour éviter un stupéfix. Ils me tirent dessus ? Ça dégénère, ça se met à crier. Par Merlin, on ne peut plus agir comme ça, en public ! Cela va forcément nous desservir. Je me paralyse un instant quand je vois qu'on lui tire dessus mais il ne semble rien avoir, et il se tourne vers moi. Quoi ? Pourquoi est-ce qu'il crie mon nom ? Le temps de me retourner et il est déjà entre moi et un tir. Je pousse un cri et je sens qu'il nous fait transplaner. Merlin mais qu'est-ce qui se passe réellement ?

Je respire rapidement, beaucoup plus rapidement que lui et je me rends compte que nous sommes collés l'un à l'autre. Pourquoi est-ce qu'il m'a sauvée ? Ce sont des Insurgés qui nous ont attaqués, j'en suis une, il le sait, alors pourquoi ? Et pourquoi est-ce qu'il me colle de nouveau contre un mur ? Pourquoi est-ce qu'il s'inquiète ? Pourquoi est-ce qu'il me touche ? Pourquoi je ne le repousse pas ?

« Non... non je ne crois pas... mais vous, vous... »

Je remarque le sang qui coule de son épaule, je veux l'ausculter rapidement, pour le soigner mais il se recule. Il se méfie de moi, n'est-ce pas ? Comment lui reprocher. Après tout, il devrait se méfier de moi, je devrais être une menace pour lui. Il a connu pire ? Lui ? Lui qui a des gorilles qui veillent sur lui non-stop ? Je ne l'imagine pas du genre à se battre. Je l'observe se soigner, et rendre son costume impeccable, comme si rien du tout ne venait de se produire. Il pousse le masque à la perfection, comme s'il faisait cela depuis toujours. C'est à peine si je songe à me recoiffer.

Je me vexerais presque de sa question, pourtant, elle serait logique. J'aurais dû prévenir les Insurgés, ou plutôt, j'aurais dû ne rien faire, ne pas l'avertir lui... Vous auriez trahi les Insurgés... c'est ce que j'ai fait, n'est-ce pas ? Je le réalise, là, maintenant. J'ai laissé un purificateur en liberté, j'ai contrecarré une mission.

« Je... je les ai trahis. Je ne les ai pas avertis, je n'ai rien dit sur votre présence, mais... je les ai trahis en vous prévenant... »

Qu'ils sachent ou pas qui je suis d'ailleurs. Peut-être ne soupçonnent-ils même pas que je suis dans leur camp. Mais moi je sais. Je sais ce que je fais même si je ne sais pas pourquoi je l'ai fait. Je me sens perdue, je le contourne, j'ai besoin de m'écarter de lui, de me couper de son aura. J'entends que ça continue à s'agiter dans la rue principale. J'entends les gardes du corps d'Aymen qui hurlent en l'appelant, j'entends les tirs des Insurgés. Ils tirent, et pas seulement avec des Stupéfix. Je ne sais plus quoi penser.

« Pourquoi vous vous inquiétez ? Allez-vous en, partez, je les ai trahis, j'ai compromis mes propres... Et vous aussi. On... On ne devrait pas être là, on devrait arrêter tout ça... »

Je me passe une main sur le front, c'est de la folie, tout ça c'est de la folie. Je fais u pas pour sortir de la ruelle, mais je ne vois pas le tir arriver. Et sans que je ne comprenne pourquoi et encore moins comment, Aymen me rattrape, m'attire en arrière, mais je suis perdue,et je le repousse. On en devrait pas se sauver mutuellement, ce n'est pas comme ça que ça marche. Je le repousse et pourtant je reste là. Et c'est le chaos dans ma tête, le plus total. Quand je me tourne, il me regarde toujours, et je la fais, la connerie.

Je brise la distance entre nous et je l'embrasse. Je l'embrasse avec ferveur. Je suis perdue, je perds complètement la tête, et je suis dévorée par le besoin d'être avec lui, contre lui et je n'y comprends rien. Je suis une demi-vélane, pas lui, ça ne devrait pas fonctionner comme ça. Je l'embrasse et sentir ses lèvres répondre aux miennes ça me calme autant que ça m'embrouille davantage. Mes mains sur ses hanches, j'ai peur de le toucher mais j'ai aussi peur qu'il ne me touche pas et toutes ces contradictions, c'est épuisant.

La voix des gardes du corps se rapproche et Aymen se recule d'un coup. Moi aussi, juste à temps, pour qu'ils ne nous voient pas ensemble. En tout cas, ils me braquent avec leurs baguettes.

« Monsieur, il faut rentrer à l'hôtel. »

Sous-entendu, lui, sans moi, parce qu'ils vont vouloir m'interroger, ne serait-ce que pour suivre la procédure. Je me déteste et je déteste ce plan foireux qui, dans tous les cas, me contraint à pondre un article contre les Insurgés.


black pumpkin

_________________

Ne tombez pas amoureuse de lui
"La femme de ma vie... je l'ai sous mes yeux."
"Un jour, tout le monde le saura aussi, combien... combien je t'aime."

descriptionHope if everybody runs, you choose to stay  EmptyRe: Hope if everybody runs, you choose to stay

more_horiz


Aymen Avery
Assistant Directeur DCRCM


Le 1 Avril - USA - The Carlyle

Je la regarde, mon attitude est calme alors que le sujet qu'on traite est grave. Elle les a bel et bien trahi. C'était mon premier sentiment. Mais je ne voulais pas y croire. Elle est donc en danger. Si on apprend qui elle est, peut-être le savent-ils déjà, elle sera punie. N'est-ce pas ?

Je la vois qui s'agite, elle ne tient pas en place. Elle comprend l'ampleur de ce qu'elle vient de faire. Elle n'est pas tranquille, et je la comprends. Je viens aussi de la sauver, si j'avais laissé faire les autres, c'était juste une créature en moins. Journaliste en plus, qui pourrait avoir un impact sur les Purificateurs. Mais je l'ai protégé. Je l'ai fait. Mais je reste calme, je garde le contrôle et je la regarde faire. Là bas ça s'agite, c'est le chaos, la tempête, mais moi je suis au cœur du cyclone, alors tout peut arriver.

"J'ignore pourquoi je m'inquiète pour vous, mais c'est là. C'est comme ça, je m'inquiète ! Je ne partirai pas."

Elle est perdue, en proie à la panique. Elle fait un geste inconscient en sortant de notre cachette et j'entends la détonation du sortilège plus loin, j'ai tout juste le temps de l'attirer contre moi pour qu'elle l'évite. Mais elle me repousse. Je ne bouge plus. Elle va se calmer, elle va reprendre ses esprits, c'est facile à faire. Ça ne sert à rien de paniquer, de lutter.

Je sens dans son regard qu'elle change, qu'elle lutte, je le vois dans son attitude. Elle se jette sur mes lèvres. Mes mains accompagnent le geste et se posent sur ses joues pour l'embrasser avidement. Je retrouve de la force et une immense douceur dans ce baiser. Je brûle de passion même si je sais que c'est mal, et c'est presque plus intense encore de le savoir. Heureusement j'entends les gardes, ils déboulent rapidement et je me recule vivement avant qu'ils nous voient, rivant encore mon regard sur elle. C'est mieux ainsi. On fait n'importe quoi, ça devient incontrôlable cette histoire. Et il faut que je me préoccupe de la situation plutôt que de ses lèvres. Je vois les baguettes pointées vers elle.

"Que faites vous, braquez-les ailleurs. Elle nous a avertie et elle s'est faite tirer dessus comme nous."
"Monsieur, c'est vous qui êtes sous notre protection, pas Mademoiselle Hayes. Il faut qu'on soit sûr qu'elle n'ait rien fait. Nous devons la passer sous Veritaserum."
"Vous ne lui ferez rien boire. Elle est à présent sous ma protection. Vous devez vous y faire. Je me porte garant. Mademoiselle Hayes !"

Je me tourne vers elle et lui tends ma main, un regard ferme. Quand elle l'attrape, je me tourne vers les gardes et nous transplanons vers l'hôtel. Ils m'indiquent que nous devons changer de chambre, mais que ça serait trop suspect si on changeait plusieurs chambres.

"Ce n'est pas un problème, Mademoiselle Hayes partagera ma chambre." Je regarde les gardes qui ne sont pas d'accord, ni content.
"Messieurs, vous semblez avoir l'air d'oublier que c'est vous qui travaillez pour moi et non l'inverse. Si je vous dis que Mademoiselle Hayes va partager mon appartement, c'est que c'est un ordre, pas une suggestion."

Ils ruminent, disent que ça complique la sécurité.

"Vous me surveillez, et je la surveille, rien n'est plus simple."

Ils abdiquent et nous trouvent un autre appartement. Moins prestigieux, plus discret, donc plus sécurisé. Les sorts sont lancés. Nous sommes coincées ici, tous les deux. Je ne suis pas sûr que mon choix était judicieux. Mais je ne l'aurai jamais laissé dans une chambre toute seule. Pas après ce qu'elle vient de me révéler. Elle a trahi les Insurgés, pour moi. Pourquoi donc ? Je suis l'ennemi à abattre numéro un dans son mouvement.
Une fois les sorts de sécurité terminés, ils reviennent vers moi.

"Monsieur, je sais que votre protocole indique que vous souhaitez être seul, mais étant donner que Mademoiselle Hayes se trouvera avec vous et pour plus de sécurité étant donner ce qui vient de se passer, nous devons rester avec vous tout le long du séjour, y compris dans cette chambre."

Je regarde Aaliyah.

"Bonne idée, je crois que c'est plus prudent."

Et dans mon regard elle comprend. Je ne parle pas vraiment de l'attaque, je parle de nous deux. Seuls, dans une chambre ça serait de l'inconscience, il faut qu'on se concentre sur le boulot.C'est une bonne idée qu'il y ait des médiateurs.

"Voulez-vous continuer les visites ? Où rentrons nous ?"
"Non, je ne vais pas me laisser intimider par les Insurgés. Je vais continuer ce pourquoi je suis venu, plus que jamais. Demain nous iront au MACUSA, le bâtiment sera plus sûr. Je dois signer les accords. Je vais devoir aussi faire un rapport circonstancier sur ce qui s'est passé aujourd'hui au Président du MACUSA. Nous verront comment ça se passe, s'il faut rentrer plus tôt. J'appellerai le Ministère, mais je ne pense pas que Doug manquerait une opportunité de collaborer avec les Américains."

Je parle plus librement devant Aaliyah, elle sait qui je suis, je sais qui elle est maintenant. L'un comme l'autre pouvons faire pression sur l'autre. Clairement je la défends et elle m'a défendu. Même si j'ignore pourquoi encore.

L'après midi se passe dans les papiers et les rapports de notre dîner avec le Directeur de la Coopération Magique. Je continue du travail que j'ai emporté de Londres quand nous terminons. Aaliyah et moi travaillons sur deux tables différentes. Les gardes tournent dans l'appartement, se postent parfois devant la porte. Je me lève en apposant une dernière signature sur un parchemin et je vais la voir. Je lance un sort pour que notre discussion soit secrète. Les gardes sont là pour garder, pas pour faire de la politique.

"Vous bossez sur l'article que vous allez devoir rendre ? Celui qui dit que les Insurgés ont attaqué le Directeur de la Régulation et du Contrôle des Créatures Magique de Grande Bretagne ?"

Je m'assoie à sa table, une main passe sur mon visage.

"Pourquoi vous avez fait ça ? Je me pose la question depuis des heures. Vous n'auriez pas été soulagée qu'ils m'embarquent ou me tuent ?"

Je ne comprends pas. Je n'aurai pas laissé passer une occasion d'attraper un chef moi. J'aimerai savoir ses motivations. Mais ça reviendrait de parler de notre baiser non ? De nos baisers... Tout à failli déraper et je suis rassuré par la présence des gardes cette nuit. Il ne peut rien se passer avec eux.

"Si vous êtes fatiguée vous pouvez aller vous coucher."

Je montre la chambre, mais elle s'offusque.

"Aaliyah, le jour où je ferai dormir une femme par terre n'est pas encore arrivé. Vous prenez le lit, je prends le canapé." Mon ton dit que c'est non négociable.

"Mademoiselle Hayes, nous voudrions quand même vous posez quelques questions. Sans la potion Monsieur, mais nous devons faire un rapport d'incident, c'est le protocole. C'est votre protocole Monsieur."


made by lizzou – icons & gif by tumblr

_________________

 
   


Tu me connais vraiment. Ce n'était pas moi, là c'est moi. C'est moi maintenant. Je ferais n'importe quoi pour toi, pour que tu vois qui je suis, l'homme qui t'aime plus que son propre souffle, l'homme qui danse aux mariages et te regarde dormir, l'homme qui ne peut pas commencer sa journée sans que tu l'embrasses, l'homme qui préférerait mourir plutôt que de vivre sans toi. Ça, c'est moi, c'est ce que je suis.

descriptionHope if everybody runs, you choose to stay  EmptyRe: Hope if everybody runs, you choose to stay

more_horiz
Hope if everybody runs, you choose to stay
Aymen Avery & Aaliyah Hayes

Sous Veritaserum ? Non, c'est impossible. S'ils font ça, c'en est fini de l'Insurgent, de moi. Mais Aymen s'y oppose. Il pourrait me détruire, il pourrait tout, mais il me protège, comme je l'ai protégé et ça n'a strictement aucun sens. Son regard, franc et assuré, ne souffre aucune discussion et je saisis la main qu'il me tend sans chercher à discuter. Il nous fait transplaner jusqu'à l'hôtel où nous sommes contraints de changer de chambre pour des mesures de sécurité. Je suis surprise de sa proposition, et je le regarde, probablement aussi interloquée que ses gardes. Il... il veut que l'on partage la même chambre ? Ses gardes doivent se faire des idées, ils doivent forcément penser qu'on entretient une relation et... en même temps, est-ce que ça peut arriver ?

Ça n'arrivera pas. Ça n'arrivera pas, parce qu'Aymen anticipe. On se regarde et on se comprend, sans rien dire. C'est plus prudent, pas parce que les Insurgés pourraient débarquer, mais parce que nous pourrions commettre.... quoi ? Nous le savons tous les deux. J'ignore pourquoi mais nous avons clairement besoin de garde-fous. Il reprend la parole, expliquant qu'il est plus que jamais déterminé à aller jusqu'au bout. Pourquoi est-ce qu'il m'attire, alors qu'il est déterminé à nous nuire ? C'est complètement irresponsable et stupide. Et les Insurgés d'ici... La communication fait vraiment défaut. La sécurité va être renforcée, ici et probablement en Angleterre également et on va se servir de l’incident contre nous. C'est stupide. Et ça va a donné une raison d'être supplémentaire à la coopération entre les deux pays.

Nous travaillons ensuite, tranquillement, comme si de rien n'était, surveillés par les gardes. Je couche quelques mots sur le papier, je rature, je reformule. J'évoque le dîner sous forme de brêve mais je sais que je devrais faire un article sur ce qui s'est passé aujourd'hui. Et un article qui soit cohérent avec les versions qu'en auront les gardes, Aymen et surtout, qui correspondent aux desiderata de la Gazette, qui sont ceux du gouvernement. Et je ne peux rien faire d'autre. Je ne peux même pas crier ma colère via l'Insurgent, j'ai moi même empêché le bon déroulement de leur mission ! Je remarque alors qu'Aymen s'approche de moi et nous crée une bulle privée.

« Pourquoi remuez-vous le couteau dans la plaie ? »

Cela l'amuse que je doive écrire cet article, que je sois obligée de tenir des propos dénigrant ceux qui défendent mes convictions ? J'agite nerveusement ma plume entre mes doigts. Aurais-je été soulagée qu'ils le tuent ? Non certainement pas. Je ne prône pas l'assassinat comme la solution à tous les problèmes, loin de là. Mais qu'il soit fait prisonnier, ça aurait pu résoudre certains... Est-ce que vraiment ça aurait changé quoi que ce soit ? Je commence à en douter. Il aurait été remplacé et on aurait encore parlé de nous comme des êtres sans cœurs, qui privent de liberté, alors qu'eux, gentils membres du gouvernement, ils ne font que réguler.

« J'en sais rien, monsieur Avery. Je ne sais pas pourquoi je vous ai averti, tout comme j'ignore pourquoi vous ne m'avez toujours pas dénoncée et fait arrêter. Ensuite, ce n'est pas parce que je suis une « créature » que j'apprécie de voir morts ceux qui ne partagent pas mes convictions. »

Je laisse tomber la plume sur mon parchemin. J'ai honte de moi. Je suis pourtant quelqu'un d'intègre, j'ai choisi ce métier pour la vérité, pour défendre mes idéaux. Et je fais quoi là au juste ? A quoi est-ce que je joue ? Je sais pourtant me montrer raisonnable, ce n'est qu'un homme. Attirant certes, mais pourquoi je me compromets pour lui ?

« Et vous, qu'allez-vous faire de moi à notre retour ? »

J'aimerais que cette journée se termine. J'aimerais que ce voyage se termine en fait. Je suis fatiguée, oui, mais plus mentalement qu'autre chose.  Je tourne la tête pour voir ce qu'il me désigne du regard.

« Quoi ? Non, vous n'êtes pas sérieux, c'est votre chambre et... »

Je suis presque sûre que ses gardes s'attendent à ce qu'on passe la nuit ensemble. Littéralement. Mais il m'offre le lit tandis qu'il prendra le canapé. Je le regarde, avant de reporter mon attention sur la chambre. Il est vrai que je suis épuisée et que j'aurais bien besoin qu'une bonne nuit de sommeil me remette les idées en place. Et de toute manière, je crois comprendre à son attitude qu'il n'en à que faire de mes oppositions. Sauf que ses gardes veulent tout de même m'interroger. Je regarde un instant Aymen, avant de hocher la tête. Et c'est parti pour un interrogatoire en règle sur où j'étais exactement quand je l'ai averti, comment j'ai su qu'il était en danger etc... C'est long et pesant, je dois réfléchir à chacune de mes réponses, prétexter une attitude menaçante, ou une baguette pointée sur Aymen pour qu'ils ne soupçonnent rien. Au final, c'est réellement au bord de l'épuisement que je me couche cette nuit là, que je rêve que notre étreinte – nos étreintes – n'ait pas été interrompues. Je rêve de sa main bloquant les miennes au dessus de ma tête, de son autre me touchant, me pressant, son corps puissant me faisant sienne avec violence et douceur. Je me réveille essoufflée, au petit jour.

Je file sous la douche pour que l'eau froide chasse ces mauvaises pensées et la chaleur que j'ai emmagasinée. J'enfile un tailleur, je sais que nous allons au MACUSA aujourd'hui, et je ne doute pas qu'il y ait la visite de la SilverLine aussi. Ça me rend malade. Et ça me rend malade cette aura qu'il exerce sur moi. Comment c'est possible ? Et... est-ce que c'est ce que vit mon père quand il est en présence de ma mère. Je sais qu'il ne l'aime pas, mais qu'il est incapable de lui résister. Est-ce que j'impose moi aussi ? Mais alors pourquoi est-ce que c'est ce que je ressens à présent ?

Je sors de la salle de bain, puis de la chambre, pour qu'Aymen puisse se rafraîchir à son tour, et je me mets à écrire en attendant. Quand je remarque qu'il est bientôt l'heure de nous mettre en route, je retourne dans la chambre pour récupérer un peu de maquillage. Je m'affaire, m'observant dans le miroir. Mais alors que j'appliquais doucement mon mascara, je remarque, dans le reflet, que la porte de la salle de bain n'est pas complètement fermée, et je devine le corps d'Aymen. Je baisse les yeux, avant de les relever lentement, les posant sur ses muscles. Et... Je plisse les yeux. Des cicatrices ? Pour... pourquoi son corps est abîmé de cicatrices ? Lui, l'adepte de l'ordre et des règles aurait il été un bagarreur ? Sa tête se tourne et moi je me détourne, tandis que le souvenir de la réaction d'Aymen dans les toilettes me revient en mémoire.

Après cela, nous prenons la direction du MACUSA, où Bernex nous attend de nouveau. Il se fend d'un baise-main à mon encontre.

« Monsieur Avery, nous avons appris pour l'attaque dont vous avez été victime hier, j'espère que vous allez bien et je salue votre courage. Ils deviennent terriblement agressifs, de vrais animaux. Il était temps que nous signions cet accord. »

Je me mords la joue de l'intérieur. Des animaux...

« Et vous, Mademoiselle Hayes, vous n'avez pas eu trop peur ? 
- Peur de quoi ? D'animaux ? »

Bernex rit, prenant ma réponse pour une marque de mépris. S'il savait, s'il se doutait...

« La Silver Line. J'ai cru comprendre que vous étiez intéressés. Nous n'aimons pas y recourir, mais pour les traîtres à leur pays... »

Mon sang se glace. Ils sont vraiment décidés à nous exterminer... Et quand on y pense, je suis en première ligne.


black pumpkin

_________________

Ne tombez pas amoureuse de lui
"La femme de ma vie... je l'ai sous mes yeux."
"Un jour, tout le monde le saura aussi, combien... combien je t'aime."

descriptionHope if everybody runs, you choose to stay  EmptyRe: Hope if everybody runs, you choose to stay

more_horiz

Hope if everybody runs, you choose to stay


Elle n'en sait rien non plus. J'aurai aimé au moins qu'elle le sache. Je ne la regarde plus dans les yeux. J'ignore pourquoi je ne l'ai pas dénoncé oui. On ne comprend rien, ni l'un ni l'autre. Ça ne peut pas être son attraction de vélane, parce qu'elle ne serait pas aller jusqu'à m'embrasser, on a failli aller plus loin, on... Elle ne l'aurait pas fais juste pour me séduire et avoir des informations. Elle n'est pas de ce genre là. C'est une professionnelle remarquable et redoutable, mais elle n'irait pas à coucher avec moi juste pour des informations, juste pour le travail, même pour les Insurgés. C'est une femme d'une grande dignité. Elle l'a démontré à de nombreuses reprises, elle ne se serait pas rabaisser à cela.

« Et vous, qu'allez-vous faire de moi à notre retour ? »

Je relève mes yeux sur elle et la fixe une seconde, comme si je cherche une réponse dans ses yeux, qui ne vient pas.

"Je l'ignore encore."

La laisser partir ? Et prendre le risque qu'elle parle ? Une fois sur les terres Anglaises, elle sera protégée par ses acolytes. Mais je suppose qu'elle n'ira rien dire, parce qu'elle a une famille et que je les connais tous, et elle le sait. Si elle parle, sa famille pourrait en subir les conséquences, oh bien sûr pas de mes mains. Mais mes dirigeants ne resteront pas sans rien fait si des choses fuitent sur moi et mon parti. Il vaut mieux qu'on en reste là, avant que je réfléchisse trop, j'aurai toute la nuit pour ça, et d'être si près d'elle me déconcentre. Je lui propose le lit.

Elle fait mine de se lever quand mes gardes arrivent. Je la regarde un instant. C'est bon, elle peut parler si elle le désire. Ils n'utiliseront pas la potion, c'est un de mes ordres. Ils l'interrogent longtemps. Je file dans la salle de bain et m'occupe comme je le peux. J'entends tout, je surveille, mon ouïe me le permet. Tout ce qu'elle dit devra coïncider avec ma déposition plus tard.

Je m'installe sur le canapé cette nuit là. J'enlève seulement veste de costume, chaussure et cravate. Mon sommeil est agité, parsemé de cauchemars et d'insomnie, je me vois enlevé sur la Voie Lactée, torturé et rendu au Ministère lorsqu'on découvre que je suis un loup-garou. On me fait alors passer sur la Silver Line. Aaliyah est aux premières loges pour me regarder mourir. Je suis réveillé en sursaut par le bruit de la douche. Quel heure est-il ? Seulement six heure. Je me rallonge le temps qu'elle finisse. Quand nos chemins se croisent, elle qui sort de la chambre et moi qui y rentre, je ne peux m'empêcher de l'admirer dans son tailleur magnifique. C'est des détails auxquels je ne prêtais pas attention avant. Pourtant sur elle c'est différent.

L'eau est glacée quand elle coule sur ma peau, ce contraste me fait du bien. J'ai la sensation d'être en permanence ébullition, surtout depuis la mi-mars. Je me sèche rapidement et j'entends un bruit dans la chambre, je pousse la porte machinalement. J'enfile ensuite le costume que j'avais préparé pour la visite du MACUSA. Encore dans des nuances de gris. Nous arrivons au Congrès Magique, que j'avais déjà pu arpenter, mais en temps qu'étudiant à l'époque de mes stages. Toujours aussi spectaculaire, certes plus petit que le Ministère de la Magie de Londres, mais plus lumineux et rayonnant. De beaux volumes. Aaliyah est resplendissante, ses cheveux blond illuminent grâce à la lumière filtrée des statues dorées. Bernex nous accueille avec sa politesse légendaire.

"Mademoiselle Hayes a pu être réactive et il ne nous est rien arrivé, fort heureusement."

Je lève mes yeux vers elle. Des animaux. Mais c'est ce qu'on est. Je conçois qu'elle ne se sent pas animal. Elle le prend pour elle. Évidemment que les vélanes, dans leur forme primitive sont des êtres plus proches des animaux que des humains. Elle ne l'est pas vraiment, elle descend d'une vélane, elle n'en est pas une. Mais elle ne peut pas dire le contraire pour les loup-garou ou les vampires. Je sens bien la bête en moi, je sens cet instinct de chasseur, bagarreur, sauvage. Je le perçois. Je l'entends qui grogne, comme un animal oui. Pourtant de sa bouche, le terme "animaux" est tellement violent, vulgaire, et j'ignore pourquoi cela me dérange autant, aussi qu'elle croit qu'elle est une bête. Ça me révolte qu'elle pense cela. Son corps, son esprit...sa bouche n'a rien de repoussant. Elle est affreusement humaine et affreusement attirante. Pourtant je sais que c'est une demi-vélane. Cette pensée me désarçonne.

« La Silver Line. J'ai cru comprendre que vous étiez intéressés. Nous n'aimons pas y recourir, mais pour les traîtres à leur pays... »
"En Angleterre elle ne fera partie que des sanctions possibles. J'ose espérer qu'elle ne sera pas non plus utilisée, pour cela il faut que les gens et les créatures respectent les Lois. Tant qu'elles le seront, il n'y aura pas de condamnation à mort possible."
"Le procès d'Hermione Weasley Granger à lieu quand d'ailleurs à ce sujet Monsieur Avery ? Si cela n'est pas indiscret ?"

Je jette un œil à Aaliyah.

"Et bien la date du procès sera annoncée dans l'édition du 1er Juillet. Il a fallu convoqué un Mangenmagot exceptionnel. Le père de Mademoiselle Hayes le présidera." Je ne sais pas si Aaliyah est au courant.
"Magenmagot exceptionnel devant un personnage exceptionnel. Cette femme a fait une avancée majeure dans les Lois Ministérielle. C'était votre collègue non ? Vous travailliez avec elle, ça ne vous chagrine pas qu'elle soit jugée ?"
"Est-ce que ça me chagrine que mon mentor soit jugée pour trahison et envoyée à Azkaban ?" Je serre ma mâchoire. "J'ai été particulièrement déçu d'apprendre les faits pour lesquels elle est jugée. Je suis heureux de ma promotion, mais j'aurai préféré qu'elle en soit autrement. Pouvons nous y aller ?"
"Oui bien sûr, veuillez me suivre."

Nous visitons quelques Départements. L'Investigators Room, une salle réservée aux Aurors appelés ici Enquêteurs. C'est une salle remplie de bureaux, c'est leur lieu de travail et d'investigation. L'Office of Muggle Affairs, un bureau chargé des affaires concernant les No-Maj comme ils les appellent ici. La Magic Court, le tribunal magique, l'équivalent du Mangenmagot, où nous y signons l'Accord International de Collaboration. Nous descendons ensuite vers les lieux plus sécurisés, nous faisons un détour vers The Jail. La prison du MACUSA, pour y enfermer les sorciers en infractions du Code International du Secret Magique. Nous n'avons pas ce genre de dispositif à Londres, car nous bénéficions d'Azkaban. Et puis nous terminons par la The Sliver Line.

Je sens immédiatement la tension d'Aaliyah, je la perçois avec une violence inouïe, et je dois dire que je ne suis pas vraiment à l'aise non plus. Il n'y a pas d'exécution aujourd'hui. Bernex nous explique tout. La ligne argentée est une pièce bien gardée et secrète du MACUSA. C'est en ces lieux que les sorciers et sorcières en infraction majeure du Code International du Secret Magique sont amenés pour y trouver la mort. Nous pénétrons sans les gardes du corps. Seuls Aaliyah et moi-même avons l'autorisation. La pièce est immaculée blanche. Je plisse les yeux pour m'habituer à la lumière. Il y a une sorte de piscine argentée au milieu de la salle, qui ressemble à une énorme Pensine, il y a une chaise en son centre.

"Cela n'a rien à voir avec de la torture ou une mort violente. Les criminels s'assoient ici, sur la chaise au centre et sont plongés dans ce bain qui cause leur mort. Pour rendre le processus supportable, la potion mortelle tourbillonne autour d'eux, elle est pleine de souvenirs, de bons souvenirs extraits de leurs mémoire afin de partir en douceur. Ils sont les seuls à les voir."

Sans vraiment me rendre compte, sans calculer mon geste, alors que je me trouve juste à côté de la journaliste, mes doigts viennent à la rencontre des siens. Je réalise seulement aux battements de son cœur et quand je la vois me regarder. Je relâche alors immédiatement sa main et m'avance dans la pièce, gêné de ce geste, de ce contact. Cela ne me ressemble pas. Je porte mon attention sur la Pensine géante, cette eau m'intrigue.

"Attention Monsieur Avery, cette potion pourrait vous tuer si vous y tomber dedans."

Je m'approche du bord à distance raisonnable et regarde les eaux troubles. Je me demande ce que je pourrai y voir moi, comme souvenirs heureux ? Il y en a-t-il seulement un ? Mon départ de chez mes parents ? L'arrivée d'Adyson dans mon appartement ? Mon premier poste au Ministère ? La mort de mon père ? J'avance encore d'un pas en fixant les lignes aux dessus de l'eau. Je suis hypnotisé et je n'entends plus rien autour de moi. Je vois une forme se dessiner dans les vagues et je sens alors une main se poser sur mon bras. "Aymen !" Je me rends compte que ma respiration est plus rapide. Je recule d'un pas, accompagné par le bras d'Aaliyah. Je "reviens" alors à moi. Mon regarde se tourne un instant sur l'eau qui est affreusement calme à présent. Est-ce que c'était une hallucination ?

"Il nous faut y aller. Vous êtes attendu au restaurant avec l'Enquêteur en chef. Ce que vous appelez le Directeur du Département des Aurors chez vous. Je vous amène dans son bureau, il termine une réunion et il vous rejoint." Lance Bernex.

Nous regagnons les étages du MACUSA affreusement silencieux tous les trois. Sans parler des gardes. Leur présence me pèse de plus en plus. Bernex nous salut, ravie de notre collaboration et prend congé.

"S'il vous plait laisser nous !" Ordonné-je au garde. "Nous avons besoin d'un peu d'espace." Les gardent hésitent un moment, jettent un dernier coup d’œil dans le bureau et nous laisse. Après ce qu'on a vu, après la tension et la colère que j'ai ressentit chez Aaliyah, je crois qu'elle a besoin de souffler. Et je dois dire que j'ai été assez ébranlé aussi, surtout vis à vis de ses sentiments à elle qui m'ont envahit dans cette salle. Après quelques minutes, je brise le silence.

"Vous n'étiez pas obligé de venir."

Je tourne ma tête vers elle. Je n'aime pas l'expression que j'y lis, je n'aime pas qu'elle me regarde ainsi. C'est moi qui est mis en place la peine de mort en Angleterre, je sais. Je fais un pas vers elle et elle recule. J'avance de nouveau jusqu'à ce qu'elle finisse contre un mur. C'est impossible de résister, c'est impossible.

"Mes gardes sont juste à côté si vous avez besoin d'eux..."

J'avance de nouveau et mon visage s'approche du sien, mes lèvres effleurent sa joue, mon nez contre sa peau. Elle sent tellement bon, tout son être sent bon. Je sens ses lèvres s'entrouvrir, laissant échapper son souffle chaud, appelant mon désir. Ses mains essayent de se poser sur moi et je les attrapes, les levant au dessus d'elle, liant mes doigts aux siens. Collant de ce fait mon corps au sien. J'embrasse alors sa peau, son cou tendrement, je remonte jusqu'à ses lèvres que je saisis plus avidement. Je relâche mes mains et me dégage doucement d'elle. La sensation de paix que je ressens sur ces quelques secondes en la regardant s'ancre violemment en moi.

Je la désire, comme jamais j'ai désiré quelqu'un, mais nous ne pouvons nous épanouir dans cette relation. Je lui souris, sincèrement, je sais que mon visage est détendu et apaisé dans cette expression. Je crois qu'elle en est même étonnée.

"Le jour où j'irai sur cette chaise, je sais maintenant que j'aurai au moins un souvenir heureux."

Je m'écarte quand j'entends des pas dehors. Je réajuste mon costume, ma cravate. Rapidement ça frappe à la porte, le Directeur du Département des Enquêteurs est là. Je reprends mon sourire et mon attitude de façade.

"Monsieur le Directeur, enchanté. Aymen Avery. Je vous présente Mademoiselle Hayes, journaliste à la Gazette du Sorcier, elle a fait un stage par chez vous au Wizard Times."

Il embrasse le dos de sa main.

"Très enchanté Mademoiselle Hayes. Ravi aussi de vous voir Avery, on ne tarie pas d'éloge sur vous. Je nous ai réservé un restaurant, le Portoloin est par ici, veuillez me suivre. Ma femme nous attend, je dois vous faire une confidence..."

Il se tourne vers Aaliyah.

"Je savais que vous seriez là, j'ai un petit côté parano et Monsieur Bernex m'a parlé de vous. Quand ma femme a su que j'allais déjeuner avec la fille de la grande Sutton Hayes, elle m'a harcelé jusqu'à ce que je concède qu'elle vienne déjeuner avec moi sur un rendez-vous professionnel. Je suis par avance désolé si la discussion tourne autour de la mode Monsieur Avery, ça nous permettra d'échanger sur autre choses pendant que ces dames conversent."

Je rends un sourire de politesse, mais je suis assez amusé par la situation à vrai dire. Nous avançons vers le Portoloin et ma main passe dans le dos de la journaliste pour traverser le couloir.

Codage par Libella sur Graphiorum

_________________

 
   


Tu me connais vraiment. Ce n'était pas moi, là c'est moi. C'est moi maintenant. Je ferais n'importe quoi pour toi, pour que tu vois qui je suis, l'homme qui t'aime plus que son propre souffle, l'homme qui danse aux mariages et te regarde dormir, l'homme qui ne peut pas commencer sa journée sans que tu l'embrasses, l'homme qui préférerait mourir plutôt que de vivre sans toi. Ça, c'est moi, c'est ce que je suis.

descriptionHope if everybody runs, you choose to stay  EmptyRe: Hope if everybody runs, you choose to stay

more_horiz
Hope if everybody runs, you choose to stay
Aymen Avery & Aaliyah Hayes

Respecter les Lois… certes, mais des lois liberticides et injustes. Comment suivre cela, comment se courber et accepter les mensonges, les traitements inhumains ? Ça me fait peur tout cela. Tout comme le procès d'Hermione dont il est fait mention. Aymen me regarde, pourquoi me regarde-t-il ? Et j'apprends que mon père présidera le Procès. Il ne m'en a rien dit. Évidemment, il n'en avait pas le droit. Mon père qui décidera du sort d'Hermione, de celle qui a tant œuvré pour les gens comme nous. Je suis surprise qu'Aymen, connaissant notre famille à dominante Vélane, ne l'ai pas fait destituer. Pour une raison x ou y d'ailleurs. Je me demande ce que je ressentirai à la place de mon père. Condamnera-t-il la femme qui a donné tant de droit et de libertés à son épouse et à ses enfants… D'un autre côté, Aymen m'a affirmé qu'ils avaient des preuves infaillibles. Seulement, on sait le talent des Purificateurs pour manipuler et falsifier les EUVES. Comme lors de l'assassinat des Ecklin. Soit disant des vampires. Tu parles, nous on connaît le fin mot de l'histoire. Je tente de ne rien laisser paraître. Ici, je suis une observatrice, alors j'observe et j'écoute l'échange entre les deux hommes.

Bernex nous fait visiter le MACUSA. Je dois admettre que c'est impressionnant, mais a donne aussi le vertige. Parce que toute cette puissance va être mobilisée contre nous. L'accord est signé, je demande l'autorisation de prendre une photo. Puis nous descendons et il m'est demandé de ne pas prendre de photo et de ne pas décrire The Jail. Je sens que je frissonne. Ça me terrifie qu'on puisse en arriver à de telles extrémités. Est-ce qu'on pourrait enfermer mes compagnons insurgés dans ces cellules?Est-ce qu'on pourrait m'enfermer moi ? A cause de mon affiliation, de ma nature, de l'Insurgent Times ? Non, chez nous c'est pire, c'est Azkaban… Et c'est sur cette pensée, que arrivons à la silver Line. Et je me sens mal, vraiment. C'est ici qu'on tue des gens. C'est ici que certains hommes se sont donnés le droit de vie et de mort sur autrui. Tout est blanc, brillant, aseptisé. Mais cette chaise, elle met mal à l'aise. De bons souvenirs pour mourir. Le contraire du baiser des Détraqueurs, quand on y pense. Je me demande avec quoi je serais partie, si j'avais été une américaine condamnée. Ma remise de diplôme ? Des vacances avec mes frères et ma sœur ?

Que… Je sens les doigts d'Aymen attraper les miens. Que fait-il ? Et en public en plus ! Je le regarde, et il me lâche. C'est étonnamment un grand vide que je ressens alors, mais c'est forcément l'atmosphère de la pièce. Je laisse mon regard aller sur la pièce tout en écoutant les explications de Bernex. Ce liquide, qui ressemble à celui d'une pensine est assassin… c'est vraiment terrifiant. Je remarque alors quelque chose qui me provoque un vent d'angoisse.

« Aymen ! »

Je me précipite pour lui attraper le bras et l'écarter du liquide. Que faisait-il ? Il aurait pu tomber ! Dans ma tête, j'entends déjà la voix de Tobias me dire que j'aurais aussi pu le laisser. Comme si c'était lui le vrai problème. Le ministre replacera forcément un autre, et encore un autre. Je ne le lâche qu'après un instant, et nous quittons la pièce. Nous déjeunons avec quelqu'un d'autre, voilà pourquoi le directeur nous salue et nous laisse. Aymen ordonne alors à ses gardes de nous laisser seuls dans le bureau de l'Enquêteur en chef que nous attendons.

« Je sais. Je voulais voir ce qui nous attendait, les miens et moi. »

Ma sœur, mes petits frères, ma mère et les autres Insurgés. Mon amie Hazel. Tous. La peine de mort… vraiment. Mais à quelle époque sommes-nous ? Je recule quand il avance. Je ne crains pas qu'il puisse me faire du mal, au contraire. On ne sait que trop bien ce qui peut se passer.

« Arrêtez, Aymen... »

Je murmure plus qu'autre chose. Mais à chaque pas que je fais en arrière répond l’un des siens en avant. Jusqu'à ce que mon dos heurte le mur. Mon cœur s'emballe, tandis que mon regard passe de ses yeux à ses lèvres.

"Mes gardes sont juste à côté si vous avez besoin d'eux..."

Je devrais le faire, je devrais crier, hurler pour que ses gardes débarquent. Mais son souffle me paralyse. J'ai très chaud, trop, je suis tendue et je sens mon cœur qui tambourine brutalement dans ma poitrine. Pourquoi j'ai envie de lui ? Pourquoi je désire ses lèvres sur les miennes, ses mains sur ma peau ? Pourquoi ? Il attrape mes mains, m'empêchant de le toucher, et les lèves au dessus de ma tête, comme dans mon rêve. Je laisse échapper un soupir quand son corps presse le mien, que nos doigts s'entremêlent. Je tremble lorsque ses lèvres se posent dans mon cou, me chatouillant, et j'ai l'impression de me consumer quand il m'embrasse ardemment. Je réponds à son baiser qui me laisse essoufflée tandis qu'il se recule. Il sourit. Et je ne peux m'empêcher de songer à ce que son ancienne fiancée avait dit. Qu'elle ne l'avait jamais vu sourire. Ses mots m'atteignent. Lui aussi a été ébranlé par cette visite, mais il semble sincère, alors que je suis son ennemie. Mais surtout, il y a autre chose qui me gène. « Le jour où j'irai sur cette chaise »… Pourquoi est-il si persuadé qu'il sera condamné.

Je m'apprête à lui parler quand on frappe à la porte. Je reprends très vite, comme Aymen, le masque des politiciens en mission. Je salue poliment le Directeur qui m'offre un baise-main avant de m'expliquer que son épouse est une fervente adepte des créations de ma mère.

« Votre femme sera alors ravie d'apprendre que ma mère compte faire un défilé ici, à New-York. Elle voudrait ouvrir une franchise aux Etats-Unis. »

Les discussions de filles autour de la mode… certes, j'apprécie cela, mais avec mes amies. J'aurais été bien plus intéressée par la discussion politique entre les deux homes. C'est après tout la raison de ma présence ici. Nous avançons vers le porto loin, et je sens la main d'Aymen dans mon dos. Cela… me tend mais me rassure aussi. Nous touchons le portoloin qui nous emmène directement au restaurant, où l'épouse de l'Enquêteur en chef nous attend déjà. Elle embrasse son mari du bout des lèvres, tend la main à Aymen.

« Monsieur Avery, je suis ravie de vous rencontrer. Et je vous présente toutes mes excuses pour ma présence, mais je vous promets de vous laisser travailler. »

Elle se tourne alors vers moi, le regard pétillant. Elle me fait la bise en m'attrapant la main.

« Mademoiselle Hayes, je suis absolument sous le charme des créations de votre mère. Et votre tailleur… La collection automne de l'an dernier, si je ne m'abuse.
- C'est exactement cela. Votre robe… Printemps 2018 ? Elle vous va à ravir. Je suis certaine que ma mère adorerait vous habiller. »

Elle rougit et son mari nous invite à nous avancer vers la table réservée. Immédiatement, on nous offre un verre de vin, avant de nous apporter quelques amuse-bouche.

« Nous suivons de très près toutes les affaires incluant les créatures en Angleterre. Surtout depuis le meurtre de ce couple de Sorciers en décembre dernier ou ces actes de guerre civiles de leur fait. Nous n'avions pas eu de souci majeur ici, jusqu'à la tentative d'agression dont vous avez été victime. Je tenais à vous assurer que nous mettons tout en place pour traquer les Insurgés qui ont fait cela et les déférer au plus vite devant un juge. L'un d'eux a été tué. Un autre est interrogé encore à l'heure actuelle. »

Je suis prise d'une nausée que je réfrène et que je dissimule en buvant. C'est ma faute si quelqu'un est torturé… Parce que c'est ça, « être interrogé », on a bien vu ce qu'ils ont fait à Lena Standford. L'enquêteur attrape la main de sa femme sur la table et la regarde.

« Nous ne laisserons pas nos femmes et nos enfants grandir dans la peur. Nous avons déjà eu l'occasion de collaborer avec les services anglais. Nous le referons avec plaisir. »

ça, je ne peux pas faire autrement que de le dire aux Insurgés, ils vont devoir redoubler de vigilance.

« Il est vrai que je n'aimerais pas que notre enfant soit menacé ou qu'il aille à l'école avec des vampires ou des loups-garous, vous imaginez ? Même sans faire exprès, ils pourraient le mordre... »

Elle se caresse le ventre de sa main libre. Je n'avais pas du tout remarqué, elle a un ventre à peine rond. Elle doit tout juste avoir entamé son deuxième trimestre. L'enquêteur embrasse le dos de sa femme quand il entendu une nouvelle musique, débutée par le pianiste.

« Je sais que tu adores cette chanson. Allons danser. Monsieur Avery, Mademoiselle Hayes, accompagnez-nous.
- Oh, non, je… je serais ridicule dans ce tailleur.
- Mademoiselle, regardez, personne n'est en tenue de gala. Venez. Cela nous ouvrira l'appétit. »

Aymen et moi ne pouvons que plier aux volontés des américains. Il me tend une main que j'attrape et nous nous avançons. Sa main libre se pose sur ma hanche, la mienne autour de ses épaules. Je suis perdue, à cause de tout ce que j'ai entendu. A cause de ce type, tué, de cet autre torturé. Par ma faute. A cause de la peur qu'on suscite. Mais Aymen ne me regarde pas comme un monstre. Et ça, je ne le comprends pas.

black pumpkin

_________________

Ne tombez pas amoureuse de lui
"La femme de ma vie... je l'ai sous mes yeux."
"Un jour, tout le monde le saura aussi, combien... combien je t'aime."

descriptionHope if everybody runs, you choose to stay  EmptyRe: Hope if everybody runs, you choose to stay

more_horiz

Hope if everybody runs, you choose to stay


Je dois dire que mon esprit est ailleurs. Ce séjour avec Aaliyah déjoue tous les pronostics, tout ce que j'avais prévu, tout ce que j'avais en tête. Je réfléchis trop, je ne suis plus dans l'action. Je suis en train de trahir le Ministère de la Magie pour protéger une femme, une demi-vélane. Pourquoi ? Pourquoi je fais ça ? Pourquoi je n'ai rien dit après le diner chez eux ? Je n'y comprends rien. Pourquoi après mon attaque je ne l'ai pas faite arrêter ? Pourquoi je n'ai pas laissé mes gardes l’interroger sous Veritaserum ? Toutes ces questions vont me hanter.

Nous arrivons au Portoloin et rejoignons le restaurant et la femme du Directeur. Je fais les formules de politesse. Aaliyah échange quelques mots avec elle. J'écoute à moitié. Je m'entretiens avec le Directeur, nous faisons le point sur nos services respectifs le temps d'arriver à notre table. Mon oreille redevient attentive sur la voix du Directeur quand il parle des créatures magiques.

Mon regard se pose un quart de seconde sur Aaliyah, je sens immédiatement son malaise, et je le suis aussi, à travers sa réaction. Nous n'étions pas au courant de la suite de l'agression. Et je sais ce que pense Aaliyah. Elle se sent responsable de la mort d'un Insurgé. Elle a trahi, et il en est mort. Pour moi. Elle a trahi pour moi. Est-ce que ça répond à toutes les questions que je me pose ?

Elle m'a défendu, et quelqu'un est mort. Avant elle,  seule Adyson a déjà essayé de me protéger. Et elle se faisait corriger pour ça. J'ai l'impression qu'Aaliyah vit là aussi un retour de bâton pour m'avoir défendu. La mort de l'Insurgé me laisse un peu indifférent, mais sa réaction à elle, non. Est-ce cela le destin des gens qui cherchent à me protéger ? Souffrir ?

"Je vous remercie pour votre réactivité. J'espère pouvoir avoir vos conclusions de l’interrogation dans mon Département lorsqu'elles seront disponible ?"
"Sans fautes Mr Avery, c'est le minimum que nous pouvons faire."

Je regarde l'homme et la femme. Elle est...enceinte ? Voilà entre autre pourquoi je ne veux pas d'enfant. Voilà pourquoi je n'en ai jamais fait à Judicaëlle. Ils sont des cibles. Je n'ai ni femme ni enfant, personne d'autre ne peut être en danger par ma faute, personne ne peut m'atteindre par ce biais là. Je ne serai jamais tranquille si c'était le cas. Adyson sait se protéger, et j'imagine personne d'assez fou pour venir la déranger. Mais si jamais il venait à lui arriver la moindre chose...

« Il est vrai que je n'aimerais pas que notre enfant soit menacé ou qu'il aille à l'école avec des vampires ou des loups-garous, vous imaginez ? Même sans faire exprès, ils pourraient le mordre... »
"Nos Lois sont en plein changement en Angleterre, actuellement les vampires et les loups-garous ne peuvent avoir classe avec les sorciers. A la rentrée nous procèderons à des mesures plus radicales pour protéger les élèves et étudiants. A Poudlard nous avons déjà le Wolf Complexe, des couvres-feu. Un recensement est fait et sera obligatoire. Et pour ceux qui veulent étudier, la vaccination. Ne vous inquiétez pas, votre enfant d'ici son entrée à Ilvermorny sera en sécurité. Votre mari et moi même auront repris le contrôle et la régularisation des créatures magiques. C'est pour cela qu'on travaille."
"Mr Avery a raison chérie, détends toi et profite... Oh écoute... Jsais que tu adores cette chanson. Allons danser. Monsieur Avery, Mademoiselle Hayes, accompagnez-nous.
- Oh, non, je… je serais ridicule dans ce tailleur.
- Mademoiselle, regardez, personne n'est en tenue de gala. Venez. Cela nous ouvrira l'appétit. »

J'aurai préféré qu'Aaliyah est gain de cause. Je n'aime pas danser et...avec elle. Mais je me lève, parfois jouer un rôle diplomatique est pensant. Lorsqu'elle prend ma main, je ressens sa douceur, sa gêne. Je frissonne quand sa main se pose sur mon épaule. La mienne vient épouser sa hanche, je déglutie. On s'entraine sur la musique et je la regarde. Ma main vient la resserrer contre moi, nos têtes se frôlent et je peux aisément me nourrir de son odeur. Je sens son souffle dans mon cou.

"Vous pouvez le dire Aaliyah. Que je suis un piètre danseur. Je n'ai pas souvenir d'avoir fait danser Judicaëlle."

Je ne veux pas parler du début du repas. Je ne veux pas parler des Lois, des conséquences de sa trahison. Parce que je devrai penser aux conséquences de la mienne.

"Et vous n'êtes pas ridicule dans ce tailleur. Votre mère trouverez intolérable que vous le pensiez. Vous êtes magnifique."

Jetant un œil autour, je m'approche de son oreille.

"Sublime."

Je ne peux renier ce que je ressens. J'aimerai être seul dans une chambre avec elle. J'aimerai que personne ne nous ait dérangé. J'aurai aimé consumer son corps jusqu'à en perdre la raison, parce que c'est ce que je suis en train de faire. La proximité avec cette femme me rend fou. Je n'ai jamais laissé autant d'émotion me traverser, c'est à cause de ce monstre en moi, il libère des vannes, des sentiments profonds. Je ne vois pas autre chose pour faire autant d'erreur. Je danse avec une Insurgée, avec une demi-vélane qui ne s'est pas recensée, qui trahie mes propres Lois.

D'un coup je me crispe, et mes doigts se cramponnent sur sa hanche. Je m'arrête de danser. Du bruit. Des cris. Des détonations au loin que mon ouïe perçoit. Je me décolle d'Aaliyah sans la lâcher et tourne ma tête vers l'entrée de la salle du restaurant. Les portes s'ouvrent alors en grand et des Enquêteurs débarquent droit sur le Directeur. J'entends ce qu'ils lui disent, avant qu'il n'arrive vers nous.

"Vous devez partir Mr Avery, des Insurgés en grand nombre."
"C'est moi qu'ils viennent chercher." Je prends ma baguette magique.
"Je ne peux pas fuir mes propres Lois. S'ils sont hors de contrôle, je dois les contrôler, ici ou ailleurs. Raccompagnez Mlle Hayes s'il vous plait."

Je relâche Aaliyah, je vois son regard, mais ça suffit de fuir. On ne m'enferme plus dans une cave. J'ai passé l'âge de me cacher. Je transplane dans le hall du restaurant. Mes gardes me suivent, tentent de me raisonner. Je leur donne l'ordre d'aller aux côtés de la journaliste.

"Si jamais il arrive quelque chose à la fille du Juge Hayes, que croyez-vous qu'il arrivera ? Allez y !"

Ma voix est puissante, mes bras tendus. L'ordre est si clair que pour une fois il ne le conteste pas. Les sortilèges fusent de plus en plus près. Les Enquêteurs arrivent en nombre. D'accord, ça va être l'occasion de me servir de l'animal en moi. Les portes s'ouvrent et ils sont des dizaines à nous tomber dessus. Je lance des sorts. J'arrive à empoigner un Insurgé et à transplaner avec lui. On se bat dehors, dans la ruelle où j'avais fuit avec Aaliyah la veille. On se bat, mais je suis beaucoup plus fort. Ma lèvre est cependant fendue. Je le maitrise au sol, mon bras sous sa gorge et l'autre main pointe une baguette contre sa joue.

"Quel est votre message !?"
"Relâchez Hermione !"
"Ce n'est pas moi qui la juge !"
"Bien sûr que si, ce sont vos Lois. Vous allez détruire une avancée dans le monde magique. Elle s'est battue toute sa vie. Qu'est-ce qui vos dérange, qu'elle est réduit les plans de votre Lord Noir à néant ? Vous vous vengez ?"
"Je n'ai pas de Lord Noir, si j'avais eu à me venger, j'aurai fait sortir mon grand-père d'Azkaban."
"Libérez-là où comptez sur le fait que votre avenir sera sombre Mr Avery."
"Il l'est déjà."

Je l’assomme et relâche l'étreinte. Il gît comme une poupée de chiffon, mais il respire. Je me recule, les fesses sur le bitume et reprends ma respiration. Ma tête va exploser. Il faut que j'en finisse avec lui. Je pointe ma baguette sur sa tempe, mes mains tremblent, quand mes yeux se ferment une seconde je vois Aaliyah. C'est Aaliyah qui gît sur le sol inconsciente. Je les réouvre devant l'Insurgé. Qu'est-ce qu'il m'arrive ? Je repointe la baguette, mais, j'en suis incapable. Un sort jailli enfin de ma baguette. Je suis soulagé qu'à moitié. Je viens d'enlever non pas la vie, mais les souvenirs de cet homme. Il peut recommencer à zéro. Il n'est pas mort, mais il n'a plus aucun souvenir de son organisation.

Je me relève et regarde l'état de ma tenue. Mon costume est déchiré. D'un coup de baguette nous ne voyons plus rien. Je redresse ma cravate et transplane à l'hôtel. J'espère qu'Aaliyah s'y trouve en sécurité. Je rejoins notre chambre, et je l'y trouve, soucieuse. Quand nos regards se croisent, je suis pris d'une envie soudaine : la serrer dans mes bras. Nous faisons un pas tous les deux dans notre direction, mais nous nous arrêtons. Je suis soulagé.

"Il faut partir. Je vois que vos affaires sont prêtes. Le voyage est terminé. Nous ne rentrons pas par avion. Ils seraient capable de le pirater. Nous allons demandé un Portoloin au MACUSA. Messieurs passez devant."

Les gardes s'exécutent, je les regarde partir avant de tourner mon visage vers la demi-vélane. Je ne récupère rien, mis à part mes notes et les contrats dans le coffre fort.

"Allons y." Mon ton st dur. Je lui fais un geste pour rejoindre l'ascenseur. Une fois que les portes se ferment sur nous deux, je la regarde.

"Je vous l'ai dit, avec moi, vous n'êtes pas en sécurité. Quand on sera de retour à Londres, je préfère que nous gardions nos distances. Personne ne doit savoir. Personne ne saura rien. Je n'informerai pas les Purificateurs. Je ne dirai rien de plus que ce qui apparaitra dans la presse américaine. Les Insurgés m'ont dit qu'ils voulaient que je libère Hermione. Elle a commis des trahisons. Je n'ai pas choisi votre père pour rien. Qu'il la libère lui."

Je voudrai pouvoir en dire plus mais l'ascenseur s'arrête et manque de nous faire tomber. Je rattrape à temps la jeune femme par son avant bras. Je la redresse. On entend du bruit. Rien de bon. Et d'un coup les lumières éclatent. Laissant qu'une très faible lumière rouge dans notre prison. La pression monte, je relâche le bras de la journaliste et mon dos vient heurter une paroi. Ma respiration se saccade. Je n'aime pas ça, je n'aime pas ça du tout. J'ai l'impression d'être pris au piège.

"On ne peut pas transplaner. On ne peut pas transplaner. C'est la dernière fois que j'ai des gardes du corps..."

Je fonce vers les portes. Je coince mes doigts entre chaque battant et tire de toutes mes forces, autant dire peu, puisque qu'elles sont décuplées. En ouvrant, ou se retrouve face à un mur. La panique monte au fur et à mesure.

"On est piégé, on ne peut pas sortir... Si on lance des sorts, ils vont se répercuter sur les parois. On est..."

Aaliyah éclaire le petit espace avec sa baguette. Je n'y pense jamais. Je n'y pense jamais, parce que quand j'étais enfermé dans une cave quand j'étais gosse, je n'avais pas de baguette. Mon dos retrouve une nouvelle fois le dos de la cabine et je me laisse glisser au sol. Il faut qu'on trouve une solution, mais je n'arrive plus à réfléchir.

Codage par Libella sur Graphiorum

_________________

 
   


Tu me connais vraiment. Ce n'était pas moi, là c'est moi. C'est moi maintenant. Je ferais n'importe quoi pour toi, pour que tu vois qui je suis, l'homme qui t'aime plus que son propre souffle, l'homme qui danse aux mariages et te regarde dormir, l'homme qui ne peut pas commencer sa journée sans que tu l'embrasses, l'homme qui préférerait mourir plutôt que de vivre sans toi. Ça, c'est moi, c'est ce que je suis.

descriptionHope if everybody runs, you choose to stay  EmptyRe: Hope if everybody runs, you choose to stay

more_horiz
Hope if everybody runs, you choose to stay
Aymen Avery & Aaliyah Hayes

Des mesures plus radicales ? La vaccination obligatoire dans les écoles... et moi je suis là, en train de danser avec l'homme qui va nous priver d'éducation. J'ai encore mes frères et sœurs en études... Anya aura fini cette année, mais Alexander ? J’ignore à quel niveau d'étude il souhaitait s'arrêter. Et Arthur qui devait entrer à l'UMS... Ce n'est pas parce qu'il n'y a pas de vaccin contre le gène Vélane qu'ils seront mieux traités, et je pense aux autres. A tous les autres. L'avenir est tellement sombre. La voix d'Aymen me tire de mes tristes pensées.

« Ce n'est rien... »

Je ne parviens pas à lui faire la conversation. Un homme est mort. Un Insurgé est mort, un autre est torturés et je crois qu'il veut limiter l'accès des nôtres à l'éducation. Et moi, qui suis censée lutter contre ça, je ne fais rien. Au lieu de cela, j'esquisse un faible sourire quand il parle de ma mère. Sourire qui s'éteint lorsqu'il me complimente. On ne devrait pas faire ça. Ça n'est pas normal, c'est presque... contre-nature. Pourquoi n'arrête-t-il pas ? En fait, il s'arrête, brusquement, comme s'il avait vu quelque chose. Je le sens tendu mais je ne vois rien. Je tourne la tête, pour voir ce qu'il regarde derrière moi mais...

Et là, je sursaute quand les portes s'ouvrent violemment. Que se passe-t-il ? Les forces de l'ordre ? Ici ? Mais pourquoi ? Et là, je comprends. La branche des Insurgés ici semble particulièrement virulente et active, il faudrait que je demande à Tobias ou Elisabeth qui la dirige. IL faut qu'on synchronise les actions sinon ça ne va pas le faire. Et mais... Que fait Aymen ? Qu'on me ramène... alors qu'il compte rester ici ! Il est dingue ? Et il transplane en plus ! Déjà ses gardes réapparaissent et me font transplaner jusqu'à l'hôtel. Leur pas est alors pressé, ils me poussent presque dans l'ascenseur puis dans la chambre.

Et je ne sais rien. C'est insupportable d'être là, de ne pas savoir. D'autres Insurgés vont peut-être mourir, Aymen aussi risque sa vie. Et je sais que l'Insurgée que je suis devrait – à défaut de se réjouir – au moins être rassurée par cette éventualité. Les créatures magiques perdraient un ennemi de poids. J'arrêterais de douter, d'être troublée. Mais une vie reste une vie. Et je n'arrive pas à le haïr comme je le devrais pourtant. Je tourne le dos aux gardes, le visage rivé sur la baie vitrée. Je ne me tourne que lorsque la porte s'ouvre et je dois admettre que je suis soulagée. Il est en vie. Pour faire passer encore plus de lois liberticides, me souffle une petite voix dans ma tâte. Mais mon corps, lui, fait un pas dans sa direction. Un seul, tout comme lui.

Déjà, il donne l'ordre d'évacuer, de rentrer en Angleterre. C'est une bonne chose, il faut que cela cesse, qu'on remette de l'ordre dans nos vies, que je me replonge dans le combat.

« Qu'est-ce qu'il s'est passé ? »

Il ne me répond pas, mais enclenche le mouvement. D'accord... je m'engouffre dans l'ascenseur moi aussi et... J'ai presque l'impression de me faire larguer. Ce qui est ridicule puisqu'il ne s'est rien passé. Qu'il se rassure, je préfère ne pas ébruiter ce qui a failli se passer. Tobias serait capable de me dire d'user de mon charme pour le piéger... Et Aymen... il ne va pas parler des insurgés ou de moi ? De ma famille ?

Par contre, je suis en colère quand il parle de mon père. C'est lui qui l'a nommé ? C'est lui qui a demandé à mon père, le père de quatre enfants créatures, de juger celle qui a tant œuvré pour nous ? Pourquoi ? S'il libère Hermione, on sait que le ministère va lui tomber dessus.

« Il le fera. », que je lui lance plus par bravade qu'autre chose.

Je suis certaine que les preuves sont fausses, comme celles du meurtre des Ecklin. Mon père le verra et c'est un homme bon et juste. Il la libérera et les Insurgés le protégeront. Mais une secousse me fait perdre l'équilibre, je serais tombée s'il ne m'avait rattrapée. L'ascenseur s'est bloqué et les lumières cessent d'un coup de fonctionner. J'essaye à mon tour mais effectivement, impossible de nous sortir de là par transplanage. Je plisse les yeux pour essayer d'y voir quelque chose avec la faible lumière rouge et je comprends qu'Aymen entend ouvrir les portes de force. C'est un ascenseur, il nous faudrait un pied de... il y arrive ? L'adrénaline peut-être. En tout cas, ça ne nous aide pas.

Je sors alors ma baguette et nous éclaire d'un lumos, ce sera mieux pour étudier ce que l'on peut faire. Je regarde tout autour de moi, quand je me rends compte qu'Aymen n'est plus à ma hauteur. Je m'accroupis, pour m'assurer qu'il n'a rien, qu’il n'est pas blessé ou que sais-je.

« ça va ? Je crois que vous avez raison, inutile de recourir à la magie, il va falloir faire à la moldu je crois. »

Parce qu'au vu des bruits qui résonnent, je pense que rester là s'apparente à un vrai suicide. L'hôtel doit être attaqué ou quelque chose du genre. Les Insurgés sont vraiment déterminés...Je lui désigne alors le plafonds de l'ascenseur. Ce ne sont que des plaques faciles à bouger normalement. S'il y a une issue, elle est par le haut selon moi. Mais j'ai comme une étrange sensation, l'impression d'avoir déjà vécu cela avec lui, cette tension qui le caractérise en cet instant. Je sais ! La cave à vin, quand l'ampoule avait lâché... Il... Il aurait un problème avec l'obscurité ou les espaces étroits ?

« Faites moi sortir d'ici, Aymen, s'il vous plait. »

Je crois que c'est important de se concentrer sur quelque chose d'autre et de poser un objectif extérieur à la personne qui panique, bien qu'Aymen ne semble pas réellement paniquer, mais il est le genre d'homme à savoir bien dissimuler ses émotions. Je le fixe, captant son regard et l'empêchant de regarder autre chose que mes yeux.

« Portez-moi. »

Parce que oui, je sais, je suis petite, et je ne pourrai jamais atteindre le plafond sans aide ou sans magie. Mais si je me sers de ma baguette pour léviter, on sera de nouveau dans le noir. Il finit par se lever, pour croiser ses mains afin de me faire la courte échelle. J'enlève mes talons, prends appui sur son épaule et me laisse hisser jusqu'en haut, m'équilibrant à l'aide de la paroi. Une fois que je suis stable, je donne deux ou trois coups contre le revêtement, qui cède sans trop de difficultés. Je passe la tête pour m'assurer qu'il n'y a pas de soucis.

«Nous ne sommes pas loin d'un palier. On peut l'atteindre. Aidez-moi à monter complètement. »

Je me sens alors propulser vers le haut comme si je ne pesai rien du tout. Ça me surprend tellement que j'en perds l'équilibre et c'est sa main, sur ma fesse, qui me retient. Les joues rosissantes, je me hisse sur la plateforme. Le temps de me retourner pour l'aider, je constate qu'il s'est déjà hissé et que nos visages ne sont qu'à quelques centimètres. Je ne l'imaginais vraiment pas si fort. Le silence se fait, lourd et pesant, comme s'il n'y avait plus personne dans l'hôtel. Il faut qu'on avance, il faut qu'on s'en aille.  

Ma baguette nous éclaire toujours, mais l'ascension ne va pas être évidente, surtout si je dois la maintenir à la main.Il me laisse passer la première et je commence à grimper, mais je suis un peu à la peine, je dois bien l'avouer. Alors que je manque de glisser, il me rattrape, et me fait m'agripper à lui.

« Qu'est-ce que vous faites ? »

Il... il réussit à nous hisser tous les deux ? Je l'observe, tandis qu'il atteint la porte menant au couloir. Il me repose sur une corniche, et je m'agrippe, pendant qu'il ouvre les battants. Comment fait-il ça ? Il a pris de la potion magique quand il était petit ? On s'engouffre dans le couloir, après nous être assurés que la voie était libre. Au moindre bruit suspect, on se plaque contre le mur, espérant nous faire tous petits. On court, pour esquiver les Insurgés.

black pumpkin

_________________

Ne tombez pas amoureuse de lui
"La femme de ma vie... je l'ai sous mes yeux."
"Un jour, tout le monde le saura aussi, combien... combien je t'aime."

descriptionHope if everybody runs, you choose to stay  EmptyRe: Hope if everybody runs, you choose to stay

more_horiz

Hope if everybody runs, you choose to stay


Je n'aime pas ça, être dans le noir, être dans un espace clos, être incapable devant elle, montrer mes faiblesses. Si Adyson me voyait. Il faut que je me ressaisisse. Mais ça me tétanise. On est piégé, dans un ascenseur, entre deux murs. C'est très certainement des Purificateurs, autant dire qu'on est fait comme des rats. Mais comment vont-ils nous atteindre ici ? Ils vont nous laisser pourrir, je vais finir par devenir dingue.

J'entends sa voix, elle me parle, je reviens à la raison, je la regarde, elle s'est accroupie devant moi. Sous l'effet de sa baguette, son visage illumine, elle est magnifique dans la pénombre, elle est...son visage est...apaisant. Il va falloir faire à la moldu ? Je regarde la cabine quand j'entends des bruits. Des détonations, mais pas seulement. Je me redresse alors, imité par Aaliyah. J'ai un mauvais présentiment, ça balade dans mon instinct. Quelque chose se prépare, ce n'est pas pour rien qu'on est enfermé dans l'ascenseur, qu'on ne peut pas transplaner à cause de la sécurité des gardes - que je vais renvoyer - , qu'on est coincé entre deux étages. J'ai la poitrine oppressée, ma respiration courte, une boule dans la gorge, il faut qu'on sorte de là. Elle désigne une plaque au plafond, bien sûr, pourtant c'était mon rêve de gosse, pouvoir trouver un trou pour sortir quand mon père m'enfermait. Le trou est là, juste au dessus de nos têtes, et je crois qu'aujourd'hui, je suis assez fort pour en sortir. Aaliyah a besoin de moi, elle formule de l'aide. Je la regarde, ses yeux me parlent, me rassurent. Ok, oui ! Je respire un bon coup et m'approche d'elle, on se place juste sous la plaque du plafond.

Je me penche légèrement pour croiser mes mains entre elle et lui faire la courte échelle. Elle y arrive, elle touche la plaque et la fait céder.

Je la propulse alors, elle est légère, tellement légère pour moi depuis que... Elle manque de se réceptionner et je la retiens, ne trouvant pas d'autre accroche que... ses fesses. Je sens le malaise, je bredouille une excuse et je l'aide de nouveau. Elle arrive finalement à se hisser et grimper. Bientôt je ne la vois plus, bientôt le noir m’engouffre, alors je ne perds pas de temps, elle se décale et je peux monter à mon tour. D'un bond je m'accroche au plafond et me hisse en quelques secondes. Je retrouve ses lèvres à quelques centimètres des miennes, j'ai envie, tellement envie de fondre dessus, tout mon corps résonne de sa présence. Elle est belle, je la désire, le noir m'angoisse, mais elle, juste pour me détendre...dans ses bras, juste pour...oublier les ténèbres.

L'absence de bruit est perturbante, parce que ne retentit que les battements de son cœur dans mes oreilles, sous l'effet de l'excitation. Entre angoisse et désir, je sais qu'il bat, comme le mien. On se redresse quand même, je l'invite à passer devant moi, couvrant ses arrières si elle chute. Et justement, elle manque une accroche et je la retiens. Elle a sa baguette à la main et l'ascension n'est pas aisée. Mais ici, dans cette obscurité elle est ma lumière, ma bougie sous la porte.

"Tenez-vous Aaliyah. S'il vous plait"

Elle s'installe pour passer les mains autour de moi, s’agripper dans mon dos, quand je la sens assez à l'aise, je continue de me hisser. Je sais qu'elle doit trouver cela étrange, je sais que je mets ma couverture en danger, mais nous sommes en danger, je ne peux pas minauder. On ne peut pas rester enfermé ici et passer des heures à grimper.

J'arrive bientôt au palier, je la dépose sur la corniche. J'entends des bruits de câble, je me dépêche et ouvre les deux battants de porte. Il y a un couloir vide ici. Elle ne pose pas de question et ça me rassure. On avance doucement, ici les couloirs sont éclairés par les bornes de sécurité. Dès qu'on entend du bruit, on rase les nuits, se plaquant contre. Je n'en reviens pas de ce que je suis en train de faire. Je fuis, avec une Insurgée à mes côtés, elle me protège, je la protège, le monde tourne à l'envers. Se rend-t-elle compte de ce qu'elle fait aussi ? Elle aide un Purificateur - et pas n'importe lequel - à s'enfuir d'une attaque bien préparée ? Dès qu'on peut, on court, on prend les escaliers. On est parfois obligé de revenir sur un étage pour se cacher.

Alors qu'on passe une porte, les câbles lâchent et l'ascenseur fait une chute libre, on entend un grand bruit, il vient de s'écraser au sol. Je regarde Aaliyah. Ses yeux brillent, autant que les miens, on vient d'échapper à une mort certaine. Il faut vraiment qu'on sorte là, beaucoup de gens vont venir, je sens les flammes, je sens la fumée. L'ascenseur à pris feu dans les étages au dessous.

On entend un groupe venir vers nous. Je plaque alors Aaliyah contre un mur, il va falloir aller droit vers eux, on a pas le choix, la porte pour les escaliers est derrière. Je pointe ma baguette sur son visage.

"Je suis désolé pour ça."

Vraiment. Ma baguette dessine le masque des Purifcateurs qui se matérialise alors sur son visage. Celui qu'on utilise pour ne pas être reconnu. Moi, tout le monde me cherche, sait qui je suis, mais elle, ils ne savent pas qu'elle m'aide. Il ne faut pas qu'ils la reconnaissent. Ils déboulent juste à temps quand son visage est à présent caché. Je lance un sort pour faire un bouclier. Ils ne sont que deux. Je suis rapide, je suis doué en duel, je l'ai toujours été depuis Poudlard, j'étais le meilleur du club à l'époque, et avec ce gêne de loup, je suis encore plus rapide, plus adroit. J'arrive à neutraliser les Insurgés, je ne les ai pas tué, pas devant Aaliyah, j'en suis incapable.

On continue à fuir, il n'y a plus personne dans les couloirs. La fumée commence à monter. Je flanque la manche de mon costume sous mon nez avant de me tourner vers Aaliyah et de lancer un sort sur le masque pour lui permette de ne pas respirer la fumée. Je créais une sorte de bulle autour de ma tête, comme le tête-en-bulle. Nous descendons, mais alors qu'on ouvre une porte, les flammes jaillisses et je relâche sa main, plaquant mon dos contre le mur, sans le vouloir, tout mon être gronde, je grogne. Les flammes repoussent mon corps. C'est viscéral, c'est le loup. Les loup-garou craignent le feu.

"On ne peut pas passer par ici. Il faut qu'on grimpe."

On fait alors machine arrière. Au bout d'un moment, je sens qu'elle fatigue. Je m'arrête.

"Remontez sur mon dos Aaliyah. Nous n'avons pas le temps de discuter."

Elle le fait, dès qu'on entend crier plus bas. Je monte alors, sans le moindre effort. On finit par être au bout. je la repose et elle lance un sort contre la porte qui s'ouvre. On se retrouve sur le toit. Les bruits sont plus intenses à présent, et bientôt ils sont plusieurs sur le toit. J'agrippe sa main et je transplane, soulagé de pouvoir le faire. Je nous ai fait atterrir dans la petite rue, où nous avons fuit à la première attaque. Elle retire le masque et il s'évapore dans ses mains. Je pince mes lèvres.

"Allons au MACUSA pour exiger un Portoloin. Je ne prends pas l'avion."

Déjà que l'allée m'avait paru interminable. Je reprends sa main, silencieux. Je ne sais pas quoi lui dire. Merci ? Ça serait stupide, d'autres mots seraient bien dérisoires. Alors on se rend au Congrès Magique hanté par nos pensées.

En arrivant là bas, on nous prend rapidement en charge, s'excusant un millier de fois. Le Directeur de Régulation des Créature Magique nous fait en personne le portoloin pour rejoindre le Ministère. Quand on le touche tous les deux, mes yeux se rivent aux siens. C'est la dernière fois qu'on se voit. J'aurai désiré ses lèvres une dernière fois. Seulement une dernière fois...

Quand on transplane, là bas ils sont déjà au courant. Ils s'agitent autour de nous. Je dis à Aaliyah que je m'occupe de la paperasse, qu'elle rentre chez elle. Je ne préfère pas qu'elle traine trop ici. Tout d'un coup, une masse d'Auror et de Tireur d'Elite se pointe vers nous, et une voix se fait entendre dans mon dos.

"Aymen ?" Je croise alors le regard interrogateur de Doug Hopkins.

Mon cœur bat la chamade, mais quand je me retourne vers Aaliyah, elle n'est plus là. Je m'apaise.

"Je veux l'entendre de ta bouche.."

Je hoche la tête et on rejoint mon bureau rapidement.

Codage par Libella sur Graphiorum

_________________

 
   


Tu me connais vraiment. Ce n'était pas moi, là c'est moi. C'est moi maintenant. Je ferais n'importe quoi pour toi, pour que tu vois qui je suis, l'homme qui t'aime plus que son propre souffle, l'homme qui danse aux mariages et te regarde dormir, l'homme qui ne peut pas commencer sa journée sans que tu l'embrasses, l'homme qui préférerait mourir plutôt que de vivre sans toi. Ça, c'est moi, c'est ce que je suis.

descriptionHope if everybody runs, you choose to stay  EmptyRe: Hope if everybody runs, you choose to stay

more_horiz
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum