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RPG Harry Potter

In RPG, nous sommes en Janvier 2022.

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Isaac A. Anderson
Professeur à Ilvermorny - 44 ans


Samedi 24 mai 2020

"Bonjour, excusez-moi, monsieur, pourriez-vous me montrer vos meilleurs modèles de capes ?" Ne croyez pas qu'Isaac avait usé sa cape, non, il en avait des dizaines de modèles chez lui. Non, en réalité, demain était l'anniversaire de son frère, Daniel, et il voulait lui offrir ce qui se faisait le plus à la mode à New-York. Son frère n'habitait guère loin de chez eux : Ariana et les enfants vivaient dans un endroit écarté de la population sorcière, voir écarté de la population tout court. La ville de Budd Lake rassemblait à peu près 8 000 habitants et se situait à une heure et demie de route à peu près de New-York. Isaac et Ariana n'avaient jamais eu à croiser de sorciers dans cette petite ville et c'était très bien ainsi. Ils protégeaient au mieux leur famille ; le monde était devenu terriblement dangereux et leurs enfants n'avaient pas à vivre ce que lui et sa femme avaient vécu.

Enfin, Isaac aimait ramener des petites attentions à sa famille mais l'anniversaire était un événement bien plus important dont il voulait apporter sa petite touche personnelle. Il avait toujours cette petite manie de bien faire, ou du moins, de d'apporter quelque chose de mieux que les autres. Son style un peu trop "monsieur-je-sais-tout" et "monsieur-veut-avoir-raison-tout-le-temps". Il le savait et il l'assumait assez bien après toutes ces années. Il fallait dire que même sa femme l'acceptait ainsi, alors ! "Bien sur, suivez-moi, monsieur !" Le vieil homme qu'Isaac avait interpellé le guida jusqu'à un rayon où diverses capes étaient posées les unes contre les autres. D'un mouvement de baguette, il déplia chacune d'elle, flottant alors dans les airs du magasin. Le vieil homme commença sa présentation, Isaac observant avec attention alors chacun des modèles. C'est alors qu'une petite fille tira sur le bas de sa cape, le déconcentrant dans son œuvre de bien faire. "Gabrielle, je t'avais demandé de rester sur les sièges à l'entrée ..." Isaac prit alors sa fille dans ses bras alors qu'elle le regardait d'un air un peu contrit : "Mais, papa, il y avait des Boursouflets dehors, et tu m'avais promis que tu m'en rapporterais un, un jour !" Isaac leva les yeux au ciel : "Plus tard Gabrielle, pour le moment on achète un cadeau pour l'anniversaire de ton oncle." Puis il se tourna vers le vieil homme qui patientait tranquillement : "Puis-je voir les deux premiers modèles plus en détails ?" Le commerçant reposa les autres capes sur leur étalage d'origine et fit descendre les capes qui intéressaient Isaac avant de s'éloigner rapidement, appelé par un autre client.

"Bon, laquelle plaira le plus à Daniel tu crois ?" Isaac n'aimait pas emmener Gabrielle avec lui, mais Ariana l'avait "obligé" à la prendre avec lui pour lui choisir de nouvelles chaussures. Par le même temps, Isaac avait voulu choisir le cadeau de Daniel, espérant que l'affaire serait rapide. Mais de toute évidence, Gabrielle n'était pas du tout patiente. Surement un trait qu'elle avait hérité de lui.  

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Slevin Sovinski
Potioniste MACUSA


Samedi 24 mai 2020

Slevin ne sortait pas beaucoup de son laboratoire. La vérité c'est qu'il préférait sans doute la compagnie de ses cobayes à celle des autres humains. Il préférait ses potions au reste du monde. Les gens finissaient toujours par vous décevoir, c'était plus facile de les éloigner. Il ne se faisait pas d'illusion, il était un connard. Incapable de la moindre empathie, un sociopathe sans doute. Pourtant, contrairement à ce que pensait les gens. Il était capable de ressentir des émotions, elles étaient simplement pour la plupart assourdies. Il n'avait pas d'amis, il en avait eut un il y a longtemps. Il l'avait éloigné de lui, ne supportant pas le jugement que portait sur lui son ami. Après la mort de Jason, cela avait été une épreuve de voir l’accusation dans les yeux de son seul ami de l'époque. La vérité c'était qu'à part quelques personnes, personne n'avait connu toutes les raisons qui avait poussé Jason au suicide.

Slevin n'avait jamais nié sa responsabilité, mais la vérité c'était qu'à l'époque il avait préféré ignorer qu'il était responsable. C'était la première fois que quelqu'un se tuait par sa faute. Aujourd'hui, il avait sans doute bien trop de sang sur les mains. Notamment, à cause de l'aide apporté contre son gré aux anglais. Mais se serait se mentir à soi même que de penser ou de croire qu'il n'avait pas bien plus de sang sur les mains. Slevin avait commis des exactions avec l'aval du gouvernement américain pour mener des expériences pour la création de vaccins contre la lycanthropie et le vampirisme. Avec des volontaires, des orphelins, des solitaires. Certains n'y avaient pas survécus. Mais ce qui comptait c'était les résultats. Aujourd'hui, cependant il se demandait ce qu'il avait bien pu faire de sa vie pour qu'elle lui échappe à ce point. Il était fier de ses recherches mais ce qu'allait en faire le gouvernement le mettait mal à l'aise. Il n'était pas certain de vouloir être associé à tout ça.

Ce jour là, il avait parcourut de longues heures les rues de New York. Il avait peu dormi de la nuit comme souvent. Depuis quelques semaines, le peu de sens moral qu'il pouvait avoir se triturait les méninges. Il avait finit par aller à l'Equinoxe une boutique pour homme. Il devait y récupérer plusieurs vêtements, qu'il avait commandé il y a quelques jours. Il était difficile pour lui de s'arrêter de penser, pas avec ce que lui avait demandé ses supérieurs. Détruire le projet Erika. Sa plus belle création, évidement elle ne plaisait pas. C'était une hybride louve et vampire. Elle s'était portée volontaire, elle lui faisait confiance et lui était fasciné par ses capacités. Elle avait été le patient zéro en quelque sorte. Le début de ses recherches, cependant en testant diverses choses, il se pourrait qu'il lui ai inculqué de l'adn vampire. Cela n'avait pas été approuvé. Mais il avait voulu, il ne savait pas vraiment. Mais il ne voulait pas régler le problème. Il s'approcha du comptoir de la boutique sans porter une réelle attention aux gens déjà présent à l'intérieur.

"Bonjour, je viens récupérer ma commande de mardi matin." Il était un habitué de la boutique, il n'avait donc pas vraiment besoin de décliner son identité. Le commerçant et ses vendeurs le connaissait suffisamment.

"Monsieur Sovinski ! Votre commande est prête je vais la chercher. Je reviens tout de suite." Le salua une des vendeuses. Candice si il se souvenait bien, il lui fit un sourire charmeur qui la fit rougir. Il portait un regard amusé sur la jeune femme. Il prenait plaisir à la taquiner, il savait qu'elle le trouvait à son goût. Mais cela s'arrêta là, elle était trop insipide pour réellement l’intéressé. Elle était jolie bien sûr, mais pas suffisamment intéressante pour qu'il s'en soucis. Une voix le fit se retourner. Une voix qu'il n'avait pas entendu depuis bien longtemps. Et qu'il aurait sans doute préféré ne pas entendre de nouveau.
 

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Isaac A. Anderson
Professeur à Ilvermorny - 44 ans


Samedi 24 mai 2020

Gabrielle regarda les capes descendre par un tour de baguette et les observa longuement avant de déclarer que celle de droite serait surement plus accordée aux yeux de Daniel. Isaac ne put s'empêcher de lever les yeux au ciel en souriant. Gabrielle ressemblait tant à sa mère par certains égards. "Alors prenons la droite, miss ! Je vous laisse l'attraper ?" La petite fille se mit à rire et redescendit des bras de son père pour tenter de l'attraper alors qu'Isaac en profitait pour s'amuser un peu. Mais un nom le glaça d'effroi : "Monsieur Sovinski ! Votre commande est prête je vais la chercher. Je reviens tout de suite." La cape qu'il faisait léviter retomba toute seule sur la jeune fille qui riait aux éclats, pensant que c'était un nouveau tour de son père. Mais il en était tout autre. Isaac n'osa pas se retourner tout de suite mais se pencha alors rapidement sur sa fille et lui enleva la cape. "Viens, on s'en va."

"Mais, papa ..." Mais Isaac n'écoutait plus, seul son instinct lui disait de sortir immédiatement de ce magasin. Combien de fois il avait craint de retrouver un jour Slevin Sovinski ? Depuis qu'ils avaient chacun quitté Ilvermorny, ils s'étaient perdus de vue mais Isaac avait mené suffisamment son enquête. Si cet homme avait un jour été son meilleur ami, il en était tout autre aujourd'hui. Isaac avait une vie de rêve, or il savait que si Slevin revenait un jour dans sa vie, il mettrait en danger tout ce qu'il avait construit. Un potionniste renommé, peut-être, mais le souvenir de Jason resterait à toujours ancré dans sa mémoire. Il ne serait pas étonnant aujourd'hui d'apprendre qu'il avait égorgé sa femme et ses enfants.

Isaac attrapa sa fille par la taille et, laissant la cape là où elle était, il se retourna ... pour tomber nez à nez avec Slevin Sovinski. Il l'avait vu. Et ils s'affrontaient à présent du regard. "Daniel ne va pas être content si on ne lui achète pas de cadeau ...", continua la jeune fille qui ignorait ce qui se passait à cet instant. Isaac la regarda, sourcils froncés et murmura à son oreille : "Retournes t'asseoir sur les sièges Gabrielle. J'achète la cape à monsieur et on ira acheter ton Bousouflet, d'accord ?" Gabrielle, voyant le ton dur de son père, hocha discrètement la tête et redescendit des bras de son père pour aller s'asseoir sur un siège. Isaac prit une grande inspiration. Il était un homme poli et il était évident que Sovinski l'avait remarqué. Il s'approcha alors de l'homme près du comptoir et le salua : "M. Sovinski, cela fait bien longtemps que je n'ai pas eu à croiser votre route. Comment vous portez-vous ?"

Si ses paroles restaient polies et cordiales, tout dans son regard reflétait la froideur et le mépris que son ancien meilleur ami lui inspirait. Pourtant, quelque chose au fond de lui le menaçait et lui disait que s'il acceptait à nouveau Slevin dans sa vie, il serait capable de retomber dans le même piège qu'il était tombé bien des années auparavant. Serait-il capable de refaire confiance à Sovinski ? Cet homme avait-il un pouvoir sur lui qui faisait qu'il était incapable de lui en vouloir totalement ? Cet homme pouvait-il détruire tout ce qu'Isaac avait construit ?  

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Slevin Sovinski
Potioniste MACUSA


Samedi 24 mai 2020

Son regard croisa celui de son ancien ami. C'était sans doute le pire regret de sa vie, les mots terribles qu'il lui avait balancé au visage en ce jour fatidique. Il se sentait en partie responsable de la mort de Jason, évidement. Mais ce qui avait été le plus dur à supporter c'était la déception et le dégoût d'Isaac. Il avait donc voulu le blesser et l’éjecter de sa vie, comme on arracherait un pansement. Brutalement mais efficacement pour que la souffrance soit dure mais rapide. Même-ci, il ne pouvait pas dire sans mentir qu'il ne souffrait pas encore d'avoir mit fin à sa seule amitié. Il avait été ami par intérêt au début, c'était l'évidence même. Mais après cela avait été plus que cela, il n'avait jamais eut de sentiments pour les autres. Pas avant Isaac et pas après... Enfin, ce n'était pas tout à fait vrai. Il c'était attaché à Casey, elle était un peu comme une sœur. Il avait envie de la protéger, et il ne s'expliquait pas comment son cobaye avait pu se frayer un chemin jusqu'à son cœur. Il n'avait aucune attirance physique pour elle malgré ses atouts, il appréciait sa compagnie.

Il regarda la petite, elle ressemblait à son père, tout du moins suffisamment pour que Slevin pensa qu'Isaac était le père de l'enfant. Il n'aimait pas vraiment les enfants. Sans doute parce qu'eux avaient tendance à l'apprécier pour une raison connue d'eux seuls. Ils lui faisaient peur en quelque sorte. Slevin n'aurait sans doute jamais la joie ou l'horreur de devenir père. C'était dur de constater que son ancien ami avait une vie de famille. Lui qui aurait donné n'importe quoi pour avoir une famille, une vraie famille à une époque lointaine. Son regard se porta de nouveau vers Anderson qui avait décidé de finalement le saluer. Le ton bien que cordial ne le trompait pas, le regard lui était glacé et méprisant. Slevin ne laissa rien paraître évidement, son masque de glace toujours présent. Il fit un sourire de circonstance. Qui sonnait atrocement faux, ses yeux étant simplement vide de la moindre émotion.

"Isaac, cela faisait un long moment en effet." Slevin avait sciemment utilisé le prénom de l'homme comme une provocation. Etat d'esprit qu'il ne ressentait d'ailleurs pas. Mais cela lui écorchait presque les oreilles d'entendre son nom de famille dans la bouche de l'homme. C'était hypocrite quand il repensait à ce qu'il avait lui même fait des années auparavant. C'était stupide.

"Je me portes comme un charme, comme tu peux le voir." L'ironie était palpable malgré son ton enjoué. L'amertume le rongeait à bien des égards. Il n'était pas quelqu'un de bien, il n'avait pas de scrupules quand il considérait une chose comme nécessaire. Cependant, il avait dû faire des choses contre ses propres principes, contraint et forcé parfois. Pour ne pas être retiré de son propre projet. Il ne prétendait même pas être cordial, et cela s'en ressentait.

"Et toi, qu'est ce que tu deviens ? Marié avec des gosses je suppose. Tu as toujours été affreusement prévisible." Rajouta l'homme avec un sourire narquois. La vérité c'est qu'il n'en avait aucune idée. Il n'avait pas cherché à savoir, c'était trop difficile de voir qu'Isaac avait pu avancer sans lui.
 

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Isaac A. Anderson
Professeur à Ilvermorny - 44 ans


Samedi 24 mai 2020

Slevin Sovinski restait égale à lui-même. Son visage toujours aussi dénué d’émotions et pourtant il arborait aujourd’hui un sourire qui pouvait glacer le sang. « Isaac, cela faisait un long moment en effet. » Pas assez, sans doute. Il ne tiqua pas à l’entente de son prénom mais cela ne lui plaisait pas pour autant. « Je me portes comme un charme, comme tu peux le voir. Et toi, qu'est ce que tu deviens ? Marié avec des gosses je suppose. Tu as toujours été affreusement prévisible. » Isaac baissa la tête, surement pour se convaincre qu’il ne valait pas le coup de s’emporter pour si peu. Au moins, lui pouvait se contenter d’avoir construit quelque chose contrairement à l’autre homme qui n’avait fait qu’apporter destruction et malheur à ceux qui l’entouraient.

« Prévisible peut-être … »
, commença le professeur de Sortilèges en relevant doucement les yeux vers l’homme qui se tenait en face de lui. « … Mais j’ai su atteindre mes objectifs. » Il ne souhaitait pas s’étendre davantage. Sovinski n’avait pas besoin de savoir quelle était sa vie désormais. Mieux valait rester à l’écart de pareille personne. « Si vous voulez bien m’excuser, j’ai des emplettes à terminer. », répondit-il en continuant d’employer le vouvoiement en provocation au jeune homme. « Monsieur a pu choisir ? » « Oui, en effet, je vais prendre la cape avec la bordure dorée s’il vous plait … » Le vieil homme hocha la tête et d’un coup de baguette fit léviter la cape jusque sur le comptoir. Isaac avança et se retrouva alors assez près de Sovinski qui n’était pas près de l’ignorer. Il sentait peser son regard sur lui et il détestait ça. Autant qu’il en finisse au plus vite. « Combien vous dois-je ? »

« 30 Gallions et 25 Noises s’il vous plait » Isaac mit sa main dans sa poche gauche, mais ne trouva rien. Fronçant les sourcils, il essaya l’autre poche de son manteau mais toujours rien. Il soupira, comprenant la supercherie. « Veuillez m’excuser une minute ! » Il se retourna mais n’eut pas à aller bien loin. Gabrielle qui savait que son père finirait par venir rechercher ce qui lui appartenait se tenait près de la porte en riant. Mais Isaac était trop stressé pour jouer. « Ce n’est pas un jeu Gabrielle, rends-moi cela ! » La jeune fille, voyant que son père ne plaisantait pas, lui rendit son porte-feuille. Il attrapa la main de sa fille et se dirigea une nouvelle fois vers le comptoir. Sans le vouloir, Gabrielle se retrouvait entre Isaac et Sovinski, et semblait très intéressée par ce dernier, ne cessant de l’observer. Isaac n’avait rien remarqué, se contentant de régler le marchand afin de disparaitre au plus vite de cette boutique.

« Est-ce que vous êtes venus faire un cadeau vous aussi ? » Isaac se retourna vers sa fille et voyant qu’elle s’adressait à Sovinski, il la prise dans ses bras, comme pour la protéger. « Arrête d’importuner monsieur. Il a autre chose à faire que de répondre à tes questions … ». Il jeta un regard lourd de sens à l’homme qui les observait. Et il avait sans doute d’autres idées en tête plutôt que de faire plaisir à ses proches inexistants.  

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Slevin Sovinski
Potioniste MACUSA


Samedi 24 mai 2020

Il regarda Isaac baisser la tête, on aurait pu croire que cela aurait rendu heureux Slevin... Mais ce n'était pas le cas, c'était douloureux de le voir agir ainsi. Il avait vraiment gâché leur amitié. Même-ci il avait bien du mal à admettre qu'il était capable de sentiments.

"Prévisible peut-être… Mais j’ai su atteindre mes objectifs." De cela Slevin n'en doutait pas, Isaac avait toujours été un homme persévérant. Ils n'avaient juste pas le même type d'objectifs et encore moins les mêmes attentes. Est cela plus que le reste qui l'avait éloigné année après année, avant même la mort de Jason ? Il reconnaissait avoir agit égoïstement avec Jason, il avait été infect. Mais il était ainsi, il ne réalisait pas le mal qu'il  pouvait faire aux autres. Et honnêtement, il s'en fichait même carrément la plupart du temps. Même-ci, il n'avait pas voulu la mort de Jason.

Slevin regarda Isaac l'ignorer de nouveau, il ne pouvait cependant pas s'empêcher de le fixer en attendant que la vendeuse revienne avec sa commande. L'homme semblait d'ailleurs chercher son quelque chose dans ses affaires et ne pas le trouver. Sans doute son portefeuille. Il s’excusa auprès du vendeur avant de revenir portefeuille en main et avec une petite fille en remorque. Slevin observa la gamine qui se trouvait entre Isaac et lui même. Elle ressemblait à son père ça ne faisait aucun doute.

«Est-ce que vous êtes venus faire un cadeau vous aussi ? » Lui demanda la petite, Slevin sursauta presque. Il tourna un regard incrédule à la gamine. Elle venait vraiment de lui parler. Son regard se trouva happé par Isaac qui venait de prendre la petite dans ses bras. Le moment de panique de Slevin avait dû être presque imperceptible. Il tourna son regard vers l'enfant tout de même plus amical que son père.

"Non, c'est pour moi petite." Il ne se souvenait même plus quand il avait offert un cadeau pour la dernière fois. Enfin, il avait bien offert des fleurs ou ce genre de conneries mais c'était dans un but bien précis et non pas pour faire plaisir. Il avait oublié à quel point ça pouvait rendre heureux d'offrir quelque chose à quelqu'un sans arrière pensée. Il pensa à Erika, cette pauvre fille que ses supérieurs lui avaient amené. Une louve, mais surtout une no-maj complètement perdue dans ce nouveau monde. Cela faisait déjà trois ans qu'elle était un cobaye. Il c'était attaché à elle, elle était innocente telle une enfant. Pourtant il n'en avait pas peur. Leur relation était strictement platonique ce n'était pas de l'amour à proprement parler. Ou tout du moins pas celui qu'il aurait pu avoir pour un amant ou une amante. Il était tellement incapable d'identifier ses sentiments, qu'il avait du mal à cerner leur lien. Elle se plaisait à lui dire qu'elle le rendait plus humain. Peut-être qu'elle avait raison.

"Quel est ton prénom, jeune fille ?" Demanda Slevin avec un léger sourire charmeur. Il décida qu'il n'avait pas de raison de s'en prendre à une enfant dans tous les cas. Elle était innocente. Sa conscience lui susurra qu'il s'en souciait moins quand il s'agissait de ses cobayes. Mais là encore c'était faux, mais ci ça n'avait pas été lui, cela aurait été un autre. Au moins les traitaient-ils avec un minimum d'humanité. Ils les traitaient bien. C'était une maigre consolation, mais c'était le mieux qu'il pouvait faire.

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Isaac A. Anderson
Professeur à Ilvermorny - 44 ans


Samedi 24 mai 2020

Contre toute-attente, l’homme répondit d’une voix neutre à Gabrielle. "Non, c'est pour moi petite." Isaac leva les yeux au ciel, caché derrière les cheveux châtains clairs de sa fille et termina de payer la cape. Le vieil homme lui emballa dans un papier cadeau, comme venait de lui préciser Isaac, tandis que Slevin demandait à la jeune fille son prénom. Isaac se tourna vers Slevin, sa fille toujours dans ses bras. « Je m’appelle Gabrielle et j’ai 7 ans ! » dit-elle en montrant avec ses doigts le chiffre 7. Isaac se mit à rire et l’embrassa sur la tempe. « C’est ça ma chérie ». Le vieil homme revint avec son paquet et Isaac le remercia. Slevin aussi venait de recevoir le sien et ils étaient destinés à sortir du magasin ensemble.

« Vous avez des enfants, M. Sovinski ? » demanda-t-il, la curiosité l’emportant. Il reposa Gabrielle au sol qui courrait devant lui. « Attends-moi Gabrielle ! » La Voie Lactée était peuplée de sorciers en tous genres à cette époque et Isaac n’allait pas relâcher sa surveillance. D’une main tenant le paquet, il attrapa la main de sa fille. « Vous êtes un ami à mon papa ? » demanda-t-elle à l’adresse de Slevin. Cette fois-ci, Isaac ne se cacha pas lorsqu’il leva les yeux au ciel. C’était définitif : Gaby ressemblait bien trop à sa mère. « C’est juste un ancien camarade de classe », répondit-il en fuyant le regard de Slevin qui avait relevé les yeux vers lui. La jeune fille baissa la tête : « Moi, mon papa m’a dit que je n’irai pas à l’école parce que … parce que c’est trop dangereux … » Isaac soupira et se pencha vers la jeune fille. « Ecoute Gabrielle, tu n’es pas obligée de raconter au monsieur tout ce que papa dit, d’accord ? » Gabrielle hocha la tête, se grattant la joue et se précipita de l’autre côté de la rue où une vitrine de Boursouflets lui faisait de l’œil.

« Gabrielle a la langue bien pendu … », reconnut Isaac en baissant la tête, souriant de l’innocence de sa fille. Trop jeune, trop innocente. « Elle n’a pas encore appris qu’il existait des personnes à qui on ne pouvait faire confiance. » Isaac ne regardait pas Slevin mais cette phrase s’adressait directement à lui. Car oui, Isaac avait accordé sa confiance à la mauvaise personne et c’était stupidement laissé berner par Slevin. Lui qui le prenait pour son ami, son meilleur ami, la personne en qui il avait le plus d’estime à ce moment-là. Tout avait été réduit en cendres au lendemain de la mort de Jason. Isaac ne voulait pas que sa fille vive ça. Pas encore. Pas maintenant. Elle était trop jeune. Il voulait encore la protéger.

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Slevin Sovinski
Potioniste MACUSA


Samedi 24 mai 2020

Slevin était un homme de contradiction, il ne savait pas ou se situait la limite entre l'acceptable et l'inacceptable. Il avait pourtant toujours traité ses cobayes avec respect et plus encore depuis qu'Aram était là. Elle lui avait appris comment gérer les crises. Le sourire de la petite Gabrielle, lui rappelait celui de la jeune femme. Tout en innocence quand elle annonça son âge fièrement. Il fit un léger sourire à l'enfant, un peu mal à l'aise quand il était question d'être sincère. Tout ça causé par son incapacité à réellement comprendre les émotions des autres. Candice revint enfin avec son paquet, il se désintéressa quelques instants de son ancien camarade. Il régla la note.

"Merci pour votre efficacité Candice." Il lui fit son sourire charmeur avant de prendre la direction de la sortie. Il semblait cependant que le sort s’acharnait contre lui. Isaac semblait avoir terminé en même temps que lui. La question de l'homme le pris au dépourvu. Il lui lança un regard en biais, il semblait vraiment curieux. Slevin regarda dans le vague un instant.

"Non, je n'ai pas d'enfant. Mais ce n'est pas vraiment une grande surprise." Il haussa les épaules avec un air désintéressé à ce sujet. Aram dirait qu'il était sans doute une figure paternel pour les plus jeunes de ses cobayes. Mais ils restaient des cobayes, il c'était déjà suffisamment attaché à elle. C'était douloureux quand l'un d'entre eux ne survivait pas. Contrairement, à ce qu'aurait pu penser les gens. Et surtout ses supérieurs, il ne cachait pas ce qui pouvait leur arriver. Il était très honnête avec eux, plus qu'il ne l'était envers quiconque sans doute. Il regarda la fille d'Isaac courir partout faisant tourner son père en bourrique dans son excitation.

« Vous êtes un ami à mon papa ? » Alors qu'il allait répondre à l'enfant Isaac le fit à sa place. Pourtant, l'homme se garda bien de faire une remarque surtout en avisant l'air fuyant de son ancien meilleur ami. Il écouta le père et la fille échanger quelques mots. Il se demanda pourquoi la jeune fille n'irait pas encore à Ilvermorny. Trop dangereux ? Pourquoi ? Avait-elle du sang de créatures magiques ? Il ne voyait que cela.

« Gabrielle a la langue bien pendu … Elle n’a pas encore appris qu’il existait des personnes à qui on ne pouvait faire confiance. » Slevin ne se fit pas d'illusion, cette remarque lui était destinée. Et c'était blessant ? Il ne savait pas vraiment dire ce qu'il ressentait à cet instant. Mais c'était assurément désagréable. Lui même ne regarda pas son ancien ami quand les mots franchirent ses lèvres sans qu'il les ai eut retenu.

"Parfois il faut savoir, voir au delà des apparences. J'espère qu'elle saura faire ça." Répondit Slevin, le visage impassible. Oui parce que la vérité c'était que même Isaac n'avait pas cherché à savoir ce qui c'était vraiment passé avec Jason. Clairement, Slevin avait été odieux. Mais plus que tout, le jeune loup-garou l'avait mis dans une position délicate. Il avait été là quand il s'était donné la mort. Slevin n'avait jamais su mentir sur ses sentiments. Il ne disait d'ailleurs jamais ce qu'il ressentait parce qu'il était incapable d'identifier ses émotions. Et Jason avait exigé qu'il lui dise qu'il l'aimait, aujourd’hui peut-être qu'il lui aurait dit pour lui sauver la vie. Mais à l'époque, il n'avait pas compris que Jason était sérieux. Il n'avait pas vu la spirale destructrice dans laquelle c'était engagé son petit-ami à cause de lui. Il lui avait juste dit d'arrêter ses conneries, qu'il n'était pas capable d'aimer qui que se soit. Cela avait scellé le destin de Jason et il s'était tiré une balle dans la tête sous ses yeux. Slevin était resté pétrifié, l'incompréhension se partageant à l'horreur de ce à quoi il venait d'assister. Il était resté en état de choc jusqu'au lendemain, s'enfermant dans une bulle pour ne pas devenir complètement fou. Il n'aimait peut-être pas le jeune homme, mais il n'avait pas souhaité sa mort. Il avait repoussé tout le monde après ça, coupant les liens avec les autres. S'enfonçant dans un silence buté et une insensibilité effarante.

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Isaac A. Anderson
Professeur à Ilvermorny - 44 ans


Samedi 24 mai 2020

Slevin marqua un temps d’hésitation avant de répondre à la question d’Isaac. « Non, je n'ai pas d'enfant. Mais ce n'est pas vraiment une grande surprise » Non, vraiment pas, admit Isaac avec néanmoins un petit sourire. S’il ne voulait pas l’admettre, il semblait pourtant encore connaître quelques détails de la personnalité de l’homme qui avait autrefois partagé son amitié. Gabrielle vint se mêler à leur discussion et installa un moment de gène entre les deux hommes. Ces enfants avaient toujours un pouvoir étonnant pour sortir la vérité toute nue et toute simple aux yeux des adultes qui s’enfermaient dans leurs mensonges et leurs secrets. Alors que la jeune fille partait voir la vitrine des Boursouflets, Isaac ne put s’empêcher de retenir une remarque à l’adresse de l’homme. Et d’ailleurs, ce dernier ne se fit pas longtemps prier pour sortir une nouvelle pique, le visage dénué d’émotions comme la fois où il avait déclaré à Isaac qu’il n’était rien pour lui. « Parfois il faut savoir, voir au delà des apparences. J'espère qu'elle saura faire ça. »

Isaac rentra les mains dans ses poches et se mit à rire. Se moquait-il vraiment de lui ? « Tu es extraordinaire Slevin ! » ne put-il s’empêcher de dire, remarquant alors qu’il venait d’employer cette ancienne familiarité avec lui. Il ferma les yeux, se maudissant lui-même. Mais après tout, ce Sovinski restait bien égal à lui-même en cet instant ! Voir au-délà des apparences, non mais, n’était-ce pas ce qu’il avait fait alors que tous les autres élèves repoussaient la présence de Slevin, alors que tout le monde se cantonnait à dire que Slevin avait une allure flippante et qu’il ne valait mieux pas s’en approcher. Qu’est-ce qu’il avait fait Isaac ? Il leur avait assuré à tous, avec fierté, que Slevin Sovinski était son meilleur ami et que les autres n’avaient qu’à apprendre à le connaître. Eheh … si seulement Sovinski avait laissé les autres s’approcher de lui, mais non. Et d’ailleurs il n’aurait mieux pas valu. Jason l’avait fait, et il en était mort. Isaac était surement parti à temps avant qu’il ne se tire à son tour une balle dans la tête.

« Bien, nous avons encore des emplettes à faire monsieur Sovinski, alors bonne journée et … à dans 27 ans je suppose ! » déclara Isaac avec une petite pointe d’humour sur la fin, bien qu’il souhaitait vraiment ne pas recroiser l’homme de sitôt. Et, sans attendre de réponse, il traversa la rue pour rejoindre Gabrielle qui s’exclamait déjà avoir désigné le Boursouflet qu’elle voulait. « Allons voir cela à l’intérieur, alors ! » lança Isaac en guidant sa fille vers la porte, espérant mettre le plus rapidement de distance possible entre Slevin et eux. Pour sûr que cette discussion le hanterait encore longtemps, peut-être autant que les derniers mots que lui avaient glissé l’homme il y a 30 ans maintenant.

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Slevin Sovinski
Potioniste MACUSA


Samedi 24 mai 2020

Le petit sourire d'Isaac ne passa pas inaperçu aux yeux de Slevin, même-ci il n'en comprenait pas vraiment l'origine. Il demanderait à Aram, elle était bien plus douée que lui pour comprendre ces choses là. Et, elle était d'une patience d'ange même quand il était désagréable. C'est étrange qu'il n'ai pas demandé à Isaac la même chose à l'époque. Mais d'un autre côté, il avait toujours vécu ainsi. Il c'était isolé involontairement d'abord et après il n'avait accepté que la présence d'Isaac. Et comme celui-ci avait semblé l'accepter ainsi, il ne c'était pas vraiment de questions. Aram avait été une révélation sur plus d'un point, il ferait sans doute tout pour la protéger. Elle était pourtant celle qui pourrait la réduire en miette si elle le voulait.

« Tu es extraordinaire Slevin ! » Il eut l'impression de revenir des années en arrière. Sauf que cette fois, il savait qu'il avait dit quelque chose de mal ou de ridicule. Sans doute, c'était facile quand il savait ce que les gens attendaient de lui. Certaines personnes étaient faciles à lire et d'autre pas du tout. Et il avait toujours eu du malà comprendre Isaac, ils étaient très différents.

« Bien, nous avons encore des emplettes à faire monsieur Sovinski, alors bonne journée et … à dans 27 ans je suppose ! » Slevin regarda Isaac partir sans savoir quoi faire. Il le regarda simplement, il éprouvait un sentiment amer. C'était désagréable et douloureux. En fait, il éprouvait des regrets pour ses paroles mais ça il ne le savait pas. Slevin n'était pas un homme a avoir des regrets tout simplement parce qu'il ne c'était pas attaché suffisamment aux personnes qui avaient jonchés sa vie ses dernières années. C'était comme avancé en solitaire et regarder les autres évoluer, rire, pleurer, s'aimer alors que lui semblait bloquer dans le même état qu'il y a 27 ans. Enfin, ce n'était pas tout à fait exact, depuis trois ans. Il changeait petit à petit, il savait reconnaître certains sentiments. Le désir, la joie, la colère étaient des émotions, c'était facile. L'amour, la haine, la jalousie, des sentiments,  c'étaient abstraits. Il avait dû mal à relier les émotions aux sentiments, ce qui le plaçait sans cesse en dehors de la compréhension des autres. C'est ainsi qu'il se trouvait incapable d'empathie, de limite en général. Ils n'avaient aucune morale parce qu'il ne comprenait pas la moitié des émotions et sentiments éprouves par ses semblables.

Encore aujourd’hui, il ne comprenait pas la réaction d'Isaac. Il comprenait que ses paroles de l'époque l'avait blessé, il pouvait le discerner et cela avait vocation à être blessant à l'époque. Mais pourquoi semblait-il lui en vouloir encore après toutes ces années ? Il n'avait pas tué Jason, il était mort par sa faute oui. Mais il était le seul à avoir pressé la détente. Slevin n'avait pas voulu qu'il meurt.

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