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RPG Harry Potter

In RPG, nous sommes en Février 2022.
Profitez bien des nouveautés ! Le récapitulatif est ici !

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C' est souvent plus difficile de renoncer à ce qui blesse qu'à ce qui rend heureux

Jeudi 16 juillet 2020

Il y a encore un mois je finissais tranquillement l’année à Poudlard, je venais de passer mes ASPICs et j’attendais patiemment les résultats en vivant mes derniers jours de cours aux côtés de Rosie, Dean et Shino. C’était étonnant pour moi encore de parler de petit-ami ou d’amis tout court. Mais pourtant c’était bel et bien le cas : j’en avais et je pouvais les nommer ainsi sans craindre que mon père ne vienne me donner de leçons. J’avais rejoint les Résurgents il y a deux mois maintenant et personne ne le savait encore. Même pas Rosie partie aux Etats-Unis. Je devais passer le week-end qui arrivait avec Saoirse, ma cousine. Je voulais encore parler un peu avec elle, de sa condition de demi-louve, avant de tenter d’appliquer le vaccin à Wolfgang. Erskine m’aurait surement fait remarquer que ce ne devait pas être « tenter » mais « réussir ». Il comptait sur moi, et pas seulement Erskine. Logan aussi. Son regard me destabilisait à chaque fois et j’en tremblais jusque dans mes rêves. Il n’avait désormais plus qu’un œil valide mais à chaque fois, celui-ci me sondait comme une vulgaire jeune femme dont il pourrait se repaitre quand il voudrait si je réussissais ma mission. D’un autre côté, si j’échouais, je perdrais le peu de dignité qui me restait et je pourrais dire adieu au confort, liberté et sécurité que m’avait promis mon cousin.

En parlant de ça, je savais que Zachary Hamilton avait échoué dans sa mission de vacciner Prudine. Publiquement, cela avait été masqué mais la nouvelle avait été vite ébruitée parmi les Résurgents. Zach avait été écarté du groupe pour le moment et je savais dès à présent que j’avais davantage de pression sur les épaules. C’était assez inquiétant mais je tentais de ne pas y penser. Surtout en cet instant où j’avais deux tasses qui lévitaient avec une assiette de mets tout aussi succulents les uns que les autres. Je travaillais dans un restaurant sorcier de Londres et je devais avouer que je ne manquais pas de travail. J’avais insisté pour que je sois engagée à plein temps durant l’été. Ça avait fortement déplu à Dean mais j’avais besoin d’argent, notamment pour rembourser les derniers frais de scolarité de Poudlard que mon père refusait de payer. « Et voici, messieurs-dames, bon appétit ! » dis-je aux clients qui me remercièrent. J’avais eu du mal à m’y faire au départ. Il fallait dire qu’il était peu commun pour une Sang-Pur de se retrouver aux services de simples sorciers. Mais je m’y étais faite, et c’était mon seul moyen pour payer mes dettes. Et même si mon patron était affreux, il ne pouvait pas dire que je n’assurais pas. J’étais rapide, efficace et polie. Je maîtrisais les sorts les plus compliqués pour transporter tous plats avec moi et ma mémoire me permettait de ne rien oublier.

« O’Colin ! » Ah, tiens quand on parlait du patron. « Va prendre la commande de ce jeune homme ! » m’ordonna-t-il d’un ton sec en me désignant une table au fond. « Mais, c’est l’heure de ma pause, monsieur ! » Le patron agita la main, signe qu’il n’en avait que faire. Je soupirais et repris un bloc-notes pour me diriger vers le client en question. « Bonjour, vous avez fait votre choix ? » Je reconnus alors Adryan Avery. J’en restais bouche bée, surprise, mais surtout à présent mal à l’aise. Il était le premier Sang-Pur de ma connaissance que je servais et je devais dire que je n’avais pas particulièrement hâte de tel moment. Mais j’avais de la chance, enfin je crois. Il n’avait jamais été trop désagréable à mon égard et il était mon aîné de 10 ans, il devait sans doute guère se souvenir de moi. Mais son regard insistant sur ma personne ne trompait pas, aussi je décidais de me montrer polie. « M. Avery, contente de vous voir ici. Comment vous portez-vous ? » Ma politesse n’avait pas disparu, ni mes bonnes manières. J’ignorais s’il avait eu vent de mon reniement mais en général tous les Sang-Purs étaient au courant de ce genre de choses, à mon plus grand bonheur.
   
codage by Wiise

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« Et puis tu mets tes bras autour de moi, et nous tombons au sol, et puis tu dis : je pense que nous sommes seuls maintenant »

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C'est souvent plus difficile de renoncer à ce qui blesse qu'à ce qui rend heureux
       
Ce restaurant était l’un des plus sympas du vieux Londres. Une ambiance plutôt masculine avec des banquettes en cuir, une large carte de bierraubeurre et de belles pièces de viandes. C’était l’un de mes endroits fétiches pour rencontrer de potentiels clients. Le service était de qualité malgré une atmosphère décontractée, ça mettait mes jeunes espoirs en confiance. Je dénotais avec mon costume gris parfaitement coupé, ma montre de collection et mes derbies brunes. Mais le style avait son importance, toujours, dans un rendez-vous professionnel. Je devais leur montrer au premier coup d’oeil que je savais de quoi je parlais et que, s’ils m’écoutaient, le monde serait bientôt à leur pied. Et rien ne dit ça mieux, qu’une première impression réussie.

J’avais un peu d’avance. Jorgen Lokke, un jeune prodige du balai danois, devait me rejoindre d’un instant à l’autre. Il venait d’être diplômé de Durmstrang et comptait poursuivre ses études à l’UMS, s’il obtenait une bourse ou un contrat professionnel. Et c’était là que je rentrais en jeu. Je l’avais vu jouer, il avait vraiment du potentiel. A moi de le convaincre de me prendre comme agent. Je connaissais les moindres rouages du monde du Quidditch, je pourrais le porter au maximum de ses capacités.

J’avais le nez plongé dans les pages sport de la Gazette du Sorcier quand une voix vint enfin me demander ce que je désirais consommer. C’était pas trop tôt. Je levai distraitement les yeux vers la voix féminine.

« Une bierraubeurre bien fraiche. La Glasgow ambrée, pas trop de mousse. »

C’est alors que je me rendis compte que ce n’était pas la serveuse habituelle. Erika devait être en congé. Mais surtout, son visage ne m’était pas du tout étranger. J’eus un sourire en coin alors que je la dévisageais. Elle aussi semblait me reconnaitre. C’était bien elle, il n’y avait aucun doute là-dessus.

« M. Avery, contente de vous voir ici. Comment vous portez-vous ? »

« Voyez-vous cela, Elise O’Colin en personne ! Votre réputation vous précède, ma chère. »

Je repliais le journal, bien trop heureux de pouvoir discuter avec la jeune femme qui avait un gros coup de pied dans la fourmilière qu’était la communauté sang-pur d’Angleterre l’année dernière. Ce genre d’histoire passionnait les foules, moi premier. Une curiosité maladive que je ne savais expliquer.

« Je vais parfaitement bien. J’attends un client pour un rendez-vous d’affaire. Et la qualité de votre service pourrait faire pencher sa décision en ma faveur, alors je vous demande de tout mettre en oeuvre pour m’aider à sceller le deal, n’est-ce pas ? » lui demandai-je avec un clin d’oeil complice.

Elle s’éclipsa un instant et revint avec un verre, parfaitement servi. Puis que Jorgen n’arrivait pas, je relançai la conversation avant qu’elle ne puisse s’enfuir.

« Vous travaillez ici désormais ? C’est donc vrai que Nathanaël O’Colin vous a coupé les vivres ? » Je grimaçai en secouant la tête. Ses parents étaient indignes. Si leur fille ne leur avait pas obéis, c’est parce qu’ils l’avaient mal éduqué, ou qu’ils n’avaient pas écouté ses désirs, c’était leur faute, pas la sienne. La rayer de la famille comme si elle n’existait pas était une tradition d’un autre temps. Ils devaient réparer leurs erreurs au lieu de les balayer sous le tapis en espérant que personne ne regarde.

« C’est bien courageux de votre part, j’imagine que c’est pour financer vos études ? »

Après quelques brefs échangent, Elise repartit derrière le bar et je consultai à nouveau ma montre. Jorgen avait beaucoup de retard, trop de retard. Je serrai les dents, passablement énervé. On ne lui avait pas appris la ponctualité à celui-là. Mon regard se promena vers la rue et je remarquai la présence d’un hibou sur l’appuis de fenêtre extérieur, une enveloppe à sa patte. Il cogna la vitre de son bec, cherchant à attirer mon attention. Et merde, j’avais un mauvais pressentiment. Je me levai, sortis et attrapai la lettre, laissant le hibou s’envoler. Je retournai à ma place et parcouru rapidement le parchemin en grimaçant.

Jorgen avait rencontré Cassius Walfrey ce matin, mon plus grand rival. Un salopard de première qui harcelait mes potentiels clients pour avoir un rendez-vous avant moi et me piquait le deal sous le nez. Je frappai du poing sur la table, si fort que ma bière se renversa, déversant son contenu sur le sol. Tous les regards se tournèrent vers moi alors que je roulais le papier en boule et y mettais le feu d’un coup de baguette. Ce vautour ne perdait rien pour attendre. Les joueurs de Quidditch talentueux couraient les rues, il suffisait de se baisser pour les trouver, mais il fallait absolument que je trouve LE joueur que les équipes professionnelles s’arracheraient dès le début de la saison.

       
©Lilith

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C' est souvent plus difficile de renoncer à ce qui blesse qu'à ce qui rend heureux

Jeudi 16 juillet 2020

« Voyez-vous cela, Elise O’Colin en personne ! Votre réputation vous précède, ma chère. » répondit M. Avery en repliant son journal, un sourire en coin bien trop désagréable à mon goût. Mais je n’en montrais rien. Je hochais la tête à sa demande. « Je suis à votre service, monsieur ! » répondis-je, même si les mots voulaient m’arracher une grimace. Je repartis en direction du comptoir, usant de sorts assez simples en somme pour préparer rapidement le Glasgow Ambré de monsieur. « Et voici pour vous », dis-je en déposant le verre devant lui. Il n’avait pas repris son journal et son regard ne cessait de me dévisager. Bien trop curieux. « Vous travaillez ici désormais ? C’est donc vrai que Nathanaël O’Colin vous a coupé les vivres ? » Et voilà le point où il voulait arriver. Allez Elise, tu t’étais déjà préparée mentalement plusieurs fois à cette situation, il suffisait juste de réciter : « C’est bien vrai et oui en effet, ce travail m’aide à combler ce que mon père ne veut plus me donner ». Mon père, ces mots me dégoûtaient à chaque fois que j’étais forcée de les prononcer. Mais j’étais encore bien incapable de l’appeler par son nom. Erskine m’avait rassuré en me disant que ça viendrait tout seul.

Ma réplique arracha un sourire au Sang-Pur qui commenta mon courage. Je souris, alors comme ça il aimait la franchise ? Autant rentrer dans son jeu. « Exactement financer mes frais de scolarité à Poudlard que mon père n’a pas eu la décence de finir de payer, et oui, bien sûr, financer mes frais d’inscription pour l’Université de Londres. » Adryan se gratta le menton, écoutant avec attention ce que je lui disais. Je ne doutais pas qu’il n’en perdait pas un mot, se délectant de récolter toutes ses informations. Mais après tout, je n’avais rien à cacher de ce côté-là. Je le saluais d’un bref signe de la tête avant de repartir derrière le comptoir où le patron avait disparu. Magnifique ! J’allais pouvoir enfin souffler un peu. J’enlevais mon uniforme et m’apprêtais à sortir quand un gros bruit me fit sursauter. Les regards s’étaient tous tournés vers Adryan Avery qui avait le poing serré, un parchemin brûlant sur le côté de sa table. Mauvaise nouvelle ? Je grimaçais. Après tout, qu’est-ce que j’en avais à faire ? Mais le patron revint à ce moment-là et me jeta un regard noir, comme si c'était réellement ma faute si tout le monde prêtait attention à notre client le plus prestigieux du jour. D’accord, j’avais compris. Je me dirigeais vers la table du jeune homme et d’un coup de baguette nettoyait la bière qui avait coulé. J’allais tout de même profiter de ma pause. Je pris place en face du jeune homme et demandais : « Un problème, M. Avery ? » Il tourna enfin les yeux vers moi et je sentais que son rendez-vous était plutôt compromis.

« Est-ce que je peux vous aider ? » Pourquoi est-ce que je proposais mon aide au juste ? Ce n’était pas une personne que je fréquentais et surtout que je ne fréquentais plus. Et même s’il s’était montré poli avec moi, il ne me considérait sans doute pas mieux que ses elfes de maison. D’un coup de baguette, je fis disparaitre le bout de papier. « Voulez-vous que je vous resserve une nouvelle Glasgow Ambrée ? » demandais-je, essayant de le prendre par les sentiments avec un sourire en coin. Je doutais que cela arrange ses affaires mais boire était une bonne consolation en général pour les hommes.   
codage by Wiise

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« Et puis tu mets tes bras autour de moi, et nous tombons au sol, et puis tu dis : je pense que nous sommes seuls maintenant »

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C'est souvent plus difficile de renoncer à ce qui blesse qu'à ce qui rend heureux
       
Cette crapule de Walfrey ne perdait rien pour attendre… Je jure que Jorgen Lokke signera le contrat le plus foireux de l’histoire du Quidditch !

Mon regard se posa sur un voisin de table qui me dévisageait peu discrètement. Il replongea dans sa lecture alors que je le fusillais des yeux. Déjà, O’Colin réapparaissait pour effacer de quelques coups de baguette les dégâts que j’avais causés. Je jetai un oeil à ma montre. N’était-ce pas son heure de pause ? Erika me reprochait toujours d’arriver pile à la fin de son shift, mais elle décalait son horaire juste pour s’occuper de moi. Et puis, je m’occupais d’elle, donnant-donnant…

« Un problème, M. Avery ? »

Oui, visiblement, elle était en break, vu qu’elle venait de s’installer à ma table le plus naturellement du monde. Ma colère s’évanouit instantanément, dissipée par ma soudaine curiosité pour mon interlocutrice. Un bien intriguant personnage…

« Les gens n’ont plus aucun respect pour les valeurs qui me sont chères : la loyauté et l’honneur. C’est le problème de notre génération… »

@Elise C. O'Colin semblait parfaitement éduquée, la politesse incarnée. Cependant, je sentais que ses sourires n’étaient que de pâle façades pour me faire croire qu’elle passait un bon moment. Les filles sang-purs étaient les meilleures comédiennes de ce monde, cela ne faisait aucun doute. Mon charme naturel ne faisait aucun effet sur elle. Et cela me vexait un peu. Je détournai le regard et sortis de ma poche un étui en métal.

« Est-ce que je peux vous aider ? »

J’eus un sourire en coin alors que j’ouvrais la boite et en sortais un cigare cubain. Je la vis agiter sa baguette pour faire disparaitre les restes de la missive qui m’avait mis hors de moi.

« Voulez-vous que je vous resserve une nouvelle Glasgow Ambrée ? »

J’avais besoin de me détendre. Et il n’y avait rien de plus efficace qu’un habano hors de prix. Je le passai sous mes narines, le humai, coupai l’extrémité puis l’allumai du bout de ma baguette. J’en pris une longue bouffée puis relevai enfin les yeux vers la jeune femme.

« J’imagine que vous ne cachez pas un joueur de Quidditch prometteur dans la réserve… Donc, allons-y pour une Glasgow Ambrée. »

Je poussai un soupire théâtral en replaçant le cigare à mes lèvres. Et avant qu’elle ne put se lever pour me resservir, j’attrapai la carte qui trainait encore sur la table.

« Vous avez mangé ? Pas moi. Je n’aime pas manger seul, prenez ce que vous voulez, c’est pour moi. J’aurai le ‘steak and kidney pie’. »

Puis, comme si de rien n’était, je repris le journal posé à mes côtés et terminai de consulter les résultats sportifs de la veille.

       
©Lilith

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C' est souvent plus difficile de renoncer à ce qui blesse qu'à ce qui rend heureux

Jeudi 16 juillet 2020

« Les gens n’ont plus aucun respect pour les valeurs qui me sont chères : la loyauté et l’honneur. C’est le problème de notre génération… » Je l’écoutais patiemment. Il n’avait pas totalement tort. La loyauté, ou la fidélité comme certains aimaient l’appeler, ne faisait plus vraiment partie des valeurs des personnes. Rien qu’à regarder mon père. Dès qu’il trouvait une occasion en or pour acquérir encore plus de pouvoirs, il n’hésitait pas à planter des coups de baguette dans les dos de ses meilleurs conseillers.

M. Avery sortit un gros cigare d’une petite boîte et prit son temps pour me répondre. Il était typiquement le genre d’hommes à fumer ce genre de choses. Je le regardais toujours fixement, attendant une réponse de sa part qui tardait à venir. Il devait aimer jouer. « J’imagine que vous ne cachez pas un joueur de Quidditch prometteur dans la réserve… Donc, allons-y pour une Glasgow Ambrée. » Je hochais la tête et m’apprêtais à me lever quand il réclama ma présence à sa table pour manger un repas. Pas que cela m’enchantait vraiment, j’appréhendais toujours de fréquenter les Sang-Purs depuis que j’avais quitté leur monde. De plus, il n’avait pas l’air de fréquenter les partisans des Résurgents.

Je me levais et me dirigeais vers les cuisines pour passer commande. Je n’avais pas vraiment faim et je mangeais de moins en moins ces temps-ci. On disait que les soucis coupaient l’appétit, et ce n’était pas totalement faux. Je réfléchissais à sa phrase : un joueur de Quidditch prometteur ? Mon cerveau avait automatiquement associé Dean à l’idée. Il adorait ce sport et j’étais forcée d’avouer qu’il était très doué même si au fond je n’y connaissais pas grand-chose. Il s’était engagé dans ce cursus, espérant surement être reconnu. Et si …

J’attrapais les deux assiettes et en déposais une devant M. Avery avant de m’asseoir une nouvelle fois en face de lui, une salade devant moi. Mais je n’y touchais pas encore. « M. Avery … », commençais-je alors qu’il n’avait pas quitté des yeux son journal. « Vous m’avez demandé si je ne cachais pas un joueur de Quidditch … » L’homme quitta des yeux son journal pour se relever vers moi. « … En réalité, il se peut que j’en ai un … » Le Sang-Pur reposa son journal et me regarda plus attentivement. J’avais son attention. Je repoussais mon assiette et commençais à m’expliquer : « Il s’appelle Dean McGregor. Il est inscrit pour sa 1ère année à l’UMS en septembre et a emprunté le cursus du sport. »

Je me doutais que l’homme pouvait répliquer que cela ne faisait pas de lui un prodige, aussi je m’empressais d’ajouter : « Je ne suis surement pas la mieux placée pour juger son jeu. Mais il a déjà fait gagner le Tournoi de Quidditch à son équipe à Poudlard cette année. Il joue en tant que Batiste, ou Batteur je crois qu’on dit … » Je m’emmêlais un peu les baguettes dans le vocabulaire du Quidditch et je me laissais à rougir. Pour masquer ma gène, je rapprochais mon assiette et commençais à prendre une bouchée.   
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La jeune O’Colin ne semblait pas être une grande mangeuse, sa salade restait intacte alors que j’avais avalé la moitié de mon plat en quelques bouchées. On dit que tous les soucis s’effacent quand le ventre est bien rempli… Je terminais la lecture de l’interview du coach sportif des Harpies quand Elise réclama mon attention.

« Vous m’avez demandé si je ne cachais pas un joueur de Quidditch … »

J’arquai un sourcil, brusquement intéressé par ce qu’elle abordait.

« … En réalité, il se peut que j’en ai un … »

Je pliai le journal, ne la lâchant pas des yeux. Ce petit jeu du sort éveilla en moi une sorte de signe du destin.

« Il s’appelle Dean McGregor. Il est inscrit pour sa 1ère année à l’UMS en septembre et a emprunté le cursus du sport. »

Les coïncidences étaient bien trop grandes pour être ignorées. Je fonctionnais à l’instincts, à la chance. Et peut-être que tous les évènements qui m’avaient amené ici avaient une raison d’être…

Je sortis un carnet de la poche intérieure de mon veston, une plume et notai silencieusement le nom qu’elle venait de me donner. Un nom complètement inconnu, aux sonorités écossaises. Certainement un sang-mêlé… Mais tant mieux, ceux-là se dénichent sur le tard et je peux donc être certain que personne d’autre n’est sur le coup.

« Je ne suis surement pas la mieux placée pour juger son jeu. Mais il a déjà fait gagner le Tournoi de Quidditch à son équipe à Poudlard cette année. Il joue en tant que Batiste, ou Batteur je crois qu’on dit … »

J’étouffai un rire en l’entendant se débattre avec les termes du Quidditch. Non, en effet, elle n’y connait pas grand chose.

« Un batteur, dis-tu… J’ai en effet entendu dire que l’équipe des Gryffondors avait été redoutable cette année. Je n’ai malheureusement pas pu me rendre à la finale… »

J’essayai tant que possible de me rendre à ce genre d’évènement pour repérer le talent à sa source. Mais un boulot pour les purificateurs m’avaient retenu à l’étranger. Je m’étais donc rabattu sur les écoles étrangères. Je sortis un porte-document de mon sac et feuilletait rapidement un listing qu’on m’avait fait parvenir. La composition des équipes de Poudlard cette année. Je me mordis l’intérieur de la joue.

« Il est donc plus costaud que les jumeaux Carrow ? C’est difficile à imaginer… »

Je levai la tête de mes notes pour sonder son visage.

« C’est un de tes amis ? Est-ce que je peux espérer qu’il ait le quart de ta détermination et de ton ambition ? »


       
©Lilith

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C'est souvent plus difficile de renoncer à ce qui blesse qu'à ce qui rend heureux
Jeudi 16 juillet 2020

En prenant la parole et lui parlant de Dean, je remarquais que le recruteur s’était empressé de sortir son carnet et de noter sans aucun doute les informations que je lui donnais. Je sentis une bouffée d’encouragement à l’idée que ça pouvait peut-être fonctionner. « Un batteur, dis-tu … » reprit-il en masquant son rire devant ma bêtise. « J’ai en effet entendu dire que l’équipe des Gryffondors avait été redoutable cette année. Je n’ai malheureusement pas pu me rendre à la finale … » Je l’écoutais alors qu’il m’expliquait les raisons de sa non-connaissance du joueur dont je peignais l’éloge. « Vous auriez du ! Il a été formidable ! » Oui, ce n’était peut-être pas très objectif. Mais je revoyais encore la foule qui l’avait acclamé ce jour-là et son regard brillant. Je l’avais évidemment récompensé comme il se devait le soir-même. « Il a une force exceptionnelle et forme un duo exceptionnel avec Jacob Kendall. Ils ont été partenaires durant les deux dernières années de leur scolarité et vont encore l’être l’année suivante. »

Je faisais appel à tous mes souvenirs pour vanter l’image des deux Gryffondors. Le Sang-Pur sortit un nouveau papier et mentionna les jumeaux Carrow. Évidemment, Nolan et Pénélope, en tant que Sang-Purs devaient être reconnus et attendus depuis longtemps. Je me retins de lever les yeux au ciel, gardant une rancune tenace à cette peste de Pénélope. « Je ne saurai être très objective là-dessus mais je sais qu’il s’est durement entrainé pour arriver à cette performance. » Le Quidditch était tout ce qu’il avait me disait-il souvent. Et les cours ne l’avaient jamais intéressé. A chaque fois que nous travaillions ensemble, je voyais bien qu’il ne pensait qu’au moment où il pourrait retrouver un balai pour s’envoler dans les airs et cogner un ou deux Cognards.

Adryan Avery releva les yeux vers mon visage. « C’est un de tes amis ? Est-ce que je peux espérer qu’il ait le quart de ta détermination et de ton ambition ? » Était-ce un test ? Il ne voulait surement pas perdre son temps avec n’importe qui et je pouvais comprendre. Je hochais cependant rapidement la tête. « Vous ne serez pas déçu par les prouesses que Dean peut montrer au Quidditch. Comme je vous l’ai dit, je ne suis pas vraiment douée pour parler sport, mais je sais une chose. Si Dean a bien une passion, c’est le Quidditch. Et s’il a un rêve, c’est de devenir professionnel. Et je sais qu’il est prêt à tout pour arriver à ses fins. » Il avait d’ailleurs un petit côté Serpentard là-dessus mais j’imaginais que tout le monde devait avoir cette détermination pour réaliser un rêve, non ?

Je finissais ma salade alors que Mr. Avery étudiait ses notes. Il semblait avoir pris sa décision et j’espérais sincèrement que ce serait de bonnes nouvelles pour Dean. Il m’indiqua qu’il irait lui rendre une petite visite. Je ne pus masquer mon sourire. « Il sera ravi de cette nouvelle ! » Le recruteur repoussa son assiette et se leva avant de me saluer selon les usages. Je me levais à mon tour, ramenant les assiettes en cuisine. J’aurai peut-être effectué une bonne action aujourd’hui.

Codage par Libella sur Graphiorum

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« Et puis tu mets tes bras autour de moi, et nous tombons au sol, et puis tu dis : je pense que nous sommes seuls maintenant »

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