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RPG Harry Potter

In RPG, nous sommes en Février 2022.
Profitez bien des nouveautés ! Le récapitulatif est ici !

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descriptionEn temps normal, je suis quelqu'un d'extrêmement facile à vivre. Excepté les jours pairs et impairs, bien sûr.  EmptyEn temps normal, je suis quelqu'un d'extrêmement facile à vivre. Excepté les jours pairs et impairs, bien sûr.

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En temps normal, je suis quelqu'un d'extrêmement facile à vivre. Excepté les jours pairs et impairs, bien sûr.

Mardi 11 août 2020

Cette année, l’anniversaire n’était pas très fun. Habituellement, mon père réservait une salle des fêtes, ma mère s’occupait du gâteau et des petites friandises, et Damian gérait tout ce qui était décorations et invitations d’amis que je ne connaissais même pas. Sauf que voilà, aucun d’eux n’étaient là aujourd’hui. Ava Evans, O’Dylan de son nom de jeune fille, était morte dans cet attentat orchestré par les Résurgents. Mon père … il était parti en Amérique. Et Damian … Oh, Damian. Mon très cher frère, celui qui avait été en quelques sortes un modèle pour moi, même s’il était terriblement agaçant à se la jouer supérieur, celui avec qui j’avais tout fait, celui que j’avais aimé, idolâtré … Il était devenu rien de plus qu’un étranger. Pour dire vrai, il était sans doute mort en même temps que ma mère, ce vendredi 26 juin 2020. « Et comment qu’il s’appelait ton père d’jà ? » L’homme qui m’écoutait raconter ma vie depuis tout à l’heure venait une nouvelle fois de m’interrompre.

« Mason, mais est-ce vraiment essentiel à cette conversation ? » Mon père était un Moldu, pas très connu pour ainsi dire dans le monde sorcier. Aussi l’homme retourna à son verre d’Hydromel, me laissant déblatérer ma vie à la Mandragore posée sur le comptoir. « Je crois bien qu’il n’y a que toi qui prête un tant soit peu d’intérêt à ce que je raconte. » Elles n’étaient pas très causantes ces plantes-là. Je vidais d’une traite le peu qu’il restait dans mon verre et demandait au barmaid de m’en resservir le même. Et voilà ce qu’était devenu ma vie : Emily Evans, fraîchement 20 ans, avec plus aucune famille, en train de se saouler dans un bar minable de Londres. Minable car le ménage laissait à désirer, mais aussi parce qu’on pouvait nettement voir des gens peu fréquentables par ici. Oh pas nécessairement des Purificateurs, mais plutôt des personnes mal intentionnées, qui voudraient profiter de la division du pays pour se faire un peu de fric.

D’ailleurs, voilà qu’un p’tit essayait de leur causer : deux brutes qui ne faisaient que gesticuler dans tous les sens depuis que j’étais là. Je fronçais les sourcils en voyant le marmot demander s’il était bien la personne sur la photo qu’il désignait. Je me moquais légèrement, attirant une nouvelle fois l’attention du petit vieux à côté de moi. « Et, quel âge qu’ça te fait du coup ? » Je soupirais. Je devais bien lui avoir dit … 16 fois ? « Toujours 20 ans depuis la dernière fois que vous me l’avez demandé ! » Il y a à peu près 8 minutes.

Mon attention se reporta une nouvelle fois vers les deux hommes qui s’étaient levés de leur tabouret. De ce que je comprenais le petit garçon leur avait demandé des informations qu’ils n’étaient pas prêts de donner si facilement. « Et voilà pour la p’tite dame ! » Je tournais la tête vers le gars qui venait de me remplir mon verre du liquide orangé que j’aimais si bien. La première fois que j’y avais goûté, c’était en compagnie de Simon, May et Damian. Cela semblait remonter à des décennies en arrière. L’une des grosses brutes ricana de sa voix forte mais comme d’habitude dans son bar, personne ne prêtait attention à personne. C’était la règle ici : chacun se mêlait de ses affaires. Mais clairement le p’tit ne semblait pas au courant. Et allez ! Il allait falloir intervenir s’il voulait pas se faire embobiner.

« Puis-je vous être utile messieurs ? » dis-je en arrivant entre les trois interlocuteurs. « Je ne pense pas, Miss, retournez donc à votre jus de citrouille, vous serez mignonne … » Je souris et croisais les bras. « Premièrement, ce n’est pas du jus de citrouille mais un délicieux Scotch à l’orange ! Deuxièmement, je ne suis pas mignonne, mais plutôt du genre tigresse quand on me provoque … » A cette mention, ma baguette sortit de sous ma manche, rencontrant la petite bedaine de l’homme. « Troisièmement, vous devriez laisser le gosse tranquille. Il est avec moi. » Mon regard passait de l’un à l’autre de ces messieurs qui semblaient hésiter sur la façon d’agir.

« Ecoutez ma p’tite dame, on a peut-être une offre intéressante pour lui, alors … » Je fronçais les sourcils. « Une offre intéressante ? Qu'est-ce que c'est généreux de votre part ! » ironisais-je avant de lever un petit doigt en l'air. « Permettez-vous que j’en discute un instant avec lui ? » Décidément, dès qu’ils tenaient sous la dent un moyen de se faire du fric, ils ne le lâchaient pas. Ils soupirèrent et s’écartèrent finalement de nous, non sans rester près de la porte, au cas où ils nous viendraient à l’idée de prendre la fuite. Je me retournais vers le petit gars qui n’avait pas l’air très content de mon intervention. « Alors ? » Je croisais les bras et le regardais. En réalité, je n’étais pas bien plus grande que lui et il devait faire à peu près ma taille, bien qu’il n’avait semble-t-il pas fini sa croissance, alors pour impressionner, on repassera. « Qu’est-ce’ tu leur veux à ces gars ? »
Codage par Libella sur Graphiorum

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« Alors, tu es tombée amoureuse ?
- Malheureusement, chère madame, je reste moi-même mon seul véritable amour.
- Au moins, tu ne risques pas d'être éconduite, Emily Evans.
- Pas forcément. Je m'envoie balader de temps en temps, histoire d'entretenir la flamme. »

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En temps normal, je suis quelqu'un d'extrêmement facile à vivre. Excepté les jours pairs et impairs, bien sûr.

ft. Emily Evans

Ils allaient payer. Les crimes ne pouvaient pas rester impunis, jamais. James avait été élevé dans un monde juste et bienveillant. On lui avait appris qu'il fallait faire le bien autour de lui, d'être tolérant. Mais ce monde là était parti en couille. Et ce monde là avait tué son père. Celui qui lui avait tout appris, celui qui l'avait éduqué, qui lui avait raconté tout un tas d'histoires fascinantes. Son héros, son modèle avait été froidement tué. Le sang appelait le sang. James devait le venger.

Ses parents avaient beau chercher à les protéger, James les avait entendu parler d'un groupe qui combattait le gouvernement et ses lois immondes. Il devait le trouver. Il cherchait depuis une semaine et demi à entrer en contact avec eux, en secret. Il ne fallait surtout pas que sa mère le sache, ou elle péterait un plomb. Même si elle n'était plus que l'ombre d'elle-même en ce moment, elle pouvait se montrer carrément flippante quand elle s'énervait. Peut-être que ça lui ferait du bien, en fait. Pour le moment, elle était amorphe, complètement abattue. James, lui, refusait de rester les bras croisés. Il se devait de se battre, quelqu'un devait le faire !

Il avait rencontré pas mal de gens. Les Insurgés se faisaient discrets. C'était normal, vu qu'ils étaient des hors-la-loi, mais c'était aussi complètement chiant. Ça serait beaucoup plus simple s'ils pouvaient se balader avec des grandes lumières autour d'eux où on verrait écrit: "C'est nous les Insurgés !". A la place de ça, James devait parler avec un peu n'importe qui dans les rues de Londres.

Finalement, quelqu'un l'avait aidé. C'était un homme un peu bizarre qui ne paraissait pas très commode, mais il lui avait dit d'aller à la rencontre d'un de ses contacts, qui pourrait l'aider. Il lui avait donné une photo qui était censée faire comprendre à ce contact ce que James voulait. Il était dans un bar, avec un autre gars. James n'hésita pas un instant et se dirigea vers eux, la photo en évidence.

Bonjour... il paraît que vous pourriez m'aider.


Directement, les deux hommes se tournèrent vers James, le regard intéressé. Ils le détaillèrent. James ne s'en formalisa pas. Il commençait à avoir l'habitude, avec ces gens-là. D'habitude, c'était plutôt les filles qui le mataient, mais cela ne l'intéressait plus. Les gars murmuraient entre eux, puis ils annoncèrent que, si James voulait savoir quelque chose, il ferait mieux d'allonger la monnaie. Un sacré paquet de monnaie. James s'offusqua.

Vous me prenez pour le patron de Gringotts ? Je n'ai pas autant de thunes ! Y a sûrement moyen de trouver un arrangement !


James commença à essayer de marchander, mais les deux hommes n'avaient pas l'air d'apprécier cette initiative. Leur ton était de plus en plus bourru et James avait l'impression qu'ils allaient bientôt l'envoyer chier. Il allait céder - il avait tellement besoin de ces informations - qu'une femme déboula en plein milieu de leur conversation. Putain mais c'était qui elle ? Et elle voulait quoi ? Et en plus elle le traitait de gosse ? James leva les yeux au ciel. Meuf, songea-t-il, je ne suis plus un gosse, plus depuis deux semaines.

Non mais c'est bon, je gère !


Les trois autres l'ignorent totalement. Eh bah putain, super, on voyait qu'ils ne savaient pas à qui ils s'adressaient là ! Finalement, les deux hommes partirent, laissant James avec la jeune femme. Il leva les bras et les laissa retomber en soupirant.

Ok, bon, c'est quoi ton problème ? Tu veux pas me laisser vivre ma vie ? T'es qui d'abord ?


Elle avait l'air de complètement se ficher de ce que James pouvait bien penser. Elle croisa les bras d'un air autoritaire. Oh oh, elle se prenait pour sa mère maintenant ?

Laisse-moi réfléchir, hmmm... non, ça ne te regarde pas, alors je ne te le dis pas !


Quelle conne, comme s'il allait lui déballer sa vie !

DEV NERD GIRL

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Mardi 11 août 2020

Dis donc, c’était que le petit était nerveux. « Ok, bon, c’est quoi ton problème ? » Je me mis à rire, essayant tout de même de contrôler, puisqu’il avait décidé de s’énerver tout seul. « Tu veux pas me laisser vivre ma vie ? T’es qui d’abord ? » Ah ça je pouvais lui répondre. Ca ferait un peu de discussion avant que le p’tit coco s’emporte trop. « Emily Evans, étudiante en Médicomagie, reine des sarcasmes et de la modestie, ravie de faire ta connaissance, bonhomme ! » dis-je en lui tendant une main qu’il ignora complètement. J’essayais alors de savoir ce qu’il voulait à ces hommes mais ça ne semblait pas mieux fonctionner. Mais c’est en plus qu’il faisait dans l’ironie celui-là.

« T’es un rigolo, toi ! » remarquais-je en arquant mes deux sourcils, toujours les bras croisés. « T’as pas l’air d’être du milieu et de savoir comment ça fonctionne ici … » Je ne me retenais pas de le regarder de la tête au pied, penchant la tête sur le côté. « T’as quel âge au juste ? » D’un air provocateur, il me répondit qu’il avait 16 balais. Je me mise à sourire à nouveau, finissant surement de l’énerver. Mais en plus il voulait me fausser compagnie ? Je posais une main sur son torse. « Qu’est-ce que tu crois ?! Que j’interviens pour le plaisir ? J’ai juste pas envie de devoir assister au massacre d’un mioche dans ton genre, car ces gars-là vont faire de toi qu’une bouchée. »

Sur ces mots, je jetai un regard à Laurel et Hardy qui semblaient se disputer la part qui leur reviendrait. « Je peux peut-être t’aider et même si tu ne m’aimes pas, tu devrais considérer mon offre. Parce que, primo, je te prendrai rien comme argent, et secondo, je connais mieux ces types et ce qu’ils veulent que toi. » Je lui tendis ma main et l’interrogeais du regard. « Alors, on a un marché ? » Laurel arriva à ce moment-là, posant une main sur mon épaule, Hardy faisant la même de son côté. « Vous savez, on a pas toute la journée nous, donc tu marches ou pas gamin ? » Je levais les yeux au ciel. De vrais Trolls ces gars-là.

« Eh mais ce sera pas le jeune Potter ? » Je fronçais les sourcils. Hein ? Pardon ? Qui avait parlé ? « Eh mais ouais il en a bien la gueule ! » Deux gars à une table se disputaient une partie d’échecs sorciers. Des Purificateurs, à coup sûr. Je reportais mon regard sur le gamin. Attendez, ça, c’était le fils d’Harry Potter ? Je secouais la tête, l’intimant de démentir sinon il allait avoir de graves ennuis. Et d’ailleurs les deux zozos à côté semblaient tout de suite plus intéressés à marchander.
Codage par Libella sur Graphiorum

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« Alors, tu es tombée amoureuse ?
- Malheureusement, chère madame, je reste moi-même mon seul véritable amour.
- Au moins, tu ne risques pas d'être éconduite, Emily Evans.
- Pas forcément. Je m'envoie balader de temps en temps, histoire d'entretenir la flamme. »

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ft. Emily Evans

Oh génial, maintenant elle se foutait de sa gueule ! Non mais sérieux, elle était qui pour rire ainsi ? Elle répondit à cette question en se présentant, mais James n'en avait clairement rien à battre. A part qu'elle était une casse-couille, James n'avait rien besoin de savoir de plus. Il leva les yeux au ciel à son espèce de trait d'humour absolument pas drôle, ignorant sa main tendue. Il n'avait pas le temps de faire copain-copain là. Elle recommençait à se montrer hautaine, genre Madame connaissait le monde mieux que les autres. Ben tant mieux pour toi ma vieille ! Il répondit néanmoins à sa question, peut-être qu'elle lui lâcherait les basques après:

16 ans, et pas le temps de passer des heures avec toi.


James amorça un départ mais la femme - Emma, Emilia, il n'avait même pas écouté ou retenu son prénom - l'en empêcha. Il leva à nouveau les yeux au ciel. Elle le prenait pour un demeuré, super. C'était vraiment encourageant et très sympathique comme conversation. Les deux mecs avec qui James parlait avant étaient peut-être louches, mais au moins, ils ne le considéraient pas comme un handicapé mental ou un gamin. D'ailleurs, ils revenaient et machin - ah ouais, Emily, c'est ça - essayait de convaincre James de l'écouter elle plutôt qu'eux. Ouais, dans tes rêves, plutôt. L'un des deux gars arriva, sauvant James de cette main à nouveau tendue.

Ouais, moi non plus j'ai pas toute la journée. Reprenons les discussions. En privé.


James lança un regard presque haineux à Emily lorsqu'il prononça cette dernière phrase. Il voulut s'éloigner lorsqu'une nouvelle personne se mêla à la conversation. James était excédé. On ne pouvait pas lui foutre la paix ?!

Ouais, et alors, tu veux mon autographe, c'est ça ?


Emily soupira à la réponse de James. Mais qu'est-ce qu'elle voulait aussi celle-là ? D'un coup, les deux sorciers qui jouaient aux échecs et qui avaient reconnu James s'étaient avancés vers lui et cherchaient à l'entraîner plus loin, hors de la taverne. Les deux autres avec qui James essayait de faire des affaires sortirent leur baguette. Oh putain, ils allaient pas se battre pour lui quand même ? James aimait bien voir des filles se disputer pour l'avoir, mais là, c'était un peu trop ridicule tout de même - surtout que ça n'était pas des filles, et même si ça avait été le cas, elles auraient été répugnantes.

Bon, hé, ça vous dirait de me lâcher là ?


Apparemment, personne ne le lâcherait. Et merde, peut-être qu'il aurait dû écouter l'autre chieuse. Un des gars en face lança un sort qui atteignit de plein fouet le visage de l'homme qui tenait James. Il le relâcha et le jeune en profita pour s'échapper vers Emily. Bon, c'était craignos de devoir compter sur elle, mais il n'avait pas le choix.

Vas-y pour le marché, c'est bon !


Apparemment, les mecs n'avaient pas envie de le laisser s'en aller ainsi. A la base, James voulait se la jouer discrète, mais il venait sûrement de provoquer une bagarre dans un café Londonien. On avait vu mieux, niveau discrétion, bravo mon gars !

DEV NERD GIRL

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Mardi 11 août 2020

Et cet idiot marchait avec les crétins ! Avait-il du sang de Troll lui aussi ou bien ? « Ouais, moi non plus j'ai pas toute la journée. Reprenons les discussions. En privé. » Ce fut à mon tour de lever les yeux au ciel. Ok, il voulait jouer ? Je le laissais faire ! Qu'il se débrouille, moi je ne m'en occupais plus. Mais c'était alors sans compter un nouvel intervenant qui avait reconnu le gamin Potter. « Ouais, et alors, tu veux mon autographe, c'est ça ? » Euh. Il était con ou il était con ? Je venais de lui faire comprendre qu'il devait ignorer cette voix ! Mais qu'est-ce qu'il faisait là ?! Je lâchais un lourd soupir. Inutile de cacher. Les deux hommes qui l'avaient interpellé se levèrent en même temps mais Laurel et Hardy semblaient prêt à répliquer. Je secouais la tête avec un petit rire et croisais les bras, du genre « je te l'avais dit ! ».

Et d'un seul coup, comme c'était à prévoir, le premier sort fusa et toucha Laurel. « BAGARRE GENERALE ! » beugla quelqu'un. « Vas-y pour le marché, c'est bon ! » Je me retournais et tombais nez à nez avec le petit rejeton de Potter. « Tiens on veut bien écouter la fille d'un coup ?! » Le garçon me lança un regard qui en disait long mais n'osa sûrement rien répliqué car il savait que j'étais la seule à pouvoir le sortir de là. Je levais les yeux au ciel. « Les hommes sont tous des bébés ... » soupirais-je. « BAISSE-TOI ! » Il s'exécuta et je lançais un sort pour intercepter l'Impedimenta de l'homme derrière. Et je répliquais par le même temps en lançant un Expulso. Le miroir en face de moi m'indiqua qu'un homme se jetait sur moi. Je me retournais d'un bond et assénais un coup dans la gorge et un autre dans le bas du ventre. Potter s'était relevé et regardait l'homme grimacer de douleurs. « Reste pas là à servir à rien ! » tonnais-je. « Prends ta baguette et accroche-toi à moi ! »

Il ne se fit pas prier, surement mon combat précédent qui l'avait incité à avoir un peu plus de confiance en moi. Il se cramponna à mon bras et je nous transplanais à l'extérieur à plusieurs rues de là, du côté moldu. Manque de pot, un homme s'était accroché à nous et je me sentis paniquée. Une vive douleur me saisit à l'épaule. Désartibulée. J'arrachais un cri de douleur en tombant sur le sol. L'homme m'avait relâché et s'en prenait à James, essayant sans aucun doute de transplaner avec lui. Ma vue se brouillait. Ce n'était pas la première fois qu'une telle chose m'arrivait et Merlin merci, c'était moins violent. Je ne saisissais pas vraiment ce qui se passait mais quand je revis le visage du garçon dans mon champ de vision, je fus soulagée, mais je n'en montrais rien. « Gymnase … à côté … » dis-je, haletante. Entre deux halètements, je sortis une clé de mon jean. Il l'attrapa mais ne semblait pas comprendre. « Appelle personne … Ecoute … Il y a … une fiole … dans … gymnase … »

Le gymnase qui se trouvait à côté de nous était le mien, celui que père m'avait acheté avec son argent qu'il étalait toujours démesurément. La salle n'était pas bien grande, mais ça me suffisait. Il devait encore y avoir les tapis d'entraînements et le mannequin que j'avais démembré hier. Le garçon secoua la tête et lança un sort qui me transporta dans les airs. Que faisait-il ? Il était fou ? Les Moldus pourraient nous voir. On courrait de gros ennuis. Mais quelques minutes plus tard, voilà qu'on se trouvait à l'intérieur du gymnase. Il me laissa retomber sur un des matelas et je grimaçais. Je ne voulais absolument apparaître faible et je me cramponnais à ce que je pouvais pour ne pas hurler. Je me refusais de regarder pour le moment la blessure mais je sentais le sang perlait au niveau de l'articulation. « Là ... » dis-je en désignant l'étagère où un tas de fioles était posé. Le garçon s'y précipita dessus et chercha longtemps, bien trop longtemps à mon goût. « On n'a pas toute la journée Potter ! » pestais-je, les dents serrés. Il revint finalement avec la fiole bleue et me regarda un instant sans comprendre. En tant qu'étudiante en Médicomagie, ça me paraissait évident ce qu'il fallait faire.

J'avais rejeté ma tête en arrière et je sentis ses doigts défaire ma chemise. « Si tu voulais que j'enlève mon tee-shirt, il suffisait de le dire » dis-je dans un soupir sarcastique. Il ne me considéra pas mais versa quelques gouttes sur la blessure. Je retins un cri et enfonçais mes ongles dans le matelas. « Bordel de putain de merde ! » Je jetais un regard à la blessure qui se refermait doucement. Ma respiration se calma peu à peu et je tournais la tête vers le gamin. « La prochaine fois, tu m'écouteras au lieu de jouer le héros comme ton père ... » Mon regard était noir et le sien le devint rapidement aussi. Quoi, il ne fallait pas parler de papounet ? Chéri, tu n'étais pas le seul à avoir perdu un parent dans toute cette histoire. Il faudrait t'en remettre un jour ou l'autre.
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Codage par Libella sur Graphiorum

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« Alors, tu es tombée amoureuse ?
- Malheureusement, chère madame, je reste moi-même mon seul véritable amour.
- Au moins, tu ne risques pas d'être éconduite, Emily Evans.
- Pas forcément. Je m'envoie balader de temps en temps, histoire d'entretenir la flamme. »

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En temps normal, je suis quelqu'un d'extrêmement facile à vivre. Excepté les jours pairs et impairs, bien sûr.

ft. Emily Evans

Mais bordel, même quand une bagarre éclatait, il fallait que cette Emily fasse son intéressante et qu'elle se montre supérieure. James lui lança un regard assassin, mais il savait qu'elle était son meilleur espoir pour sortir de cette situation. Au moins, elle n'essayait pas de lui jeter des sorts à la gueule, c'était toujours ça de pris. Il l'écouta et se baissa, heureusement car un sort venait de passer au-dessus de la tête de James. Il était un peu paumé. C'était ça, le monde réel ? Tu disais ton nom et tout le monde pétait des cases ?

James était quand même un peu surpris par Emily. Elle avait l'air de plutôt bien savoir se défendre, il ne l'aurait pas dit comme ça, en apparence. Déjà, il avait un peu du mal à se dire qu'une fille pouvait mieux se battre qu'un mec... mais bon, là, il n'en menait vraiment pas large, alors il ne pouvait pas faire sa grande gueule. Sans vraiment réfléchir à ce qu'elle lui demandait ni pourquoi, James attrapa le bras d'Emily et ils transplanèrent.

James n'aurait pas dû avoir ainsi confiance. Cette cruche avait transplané avec un autre type et voilà qu'elle s'écroulait par terre. On était au top, au niveau de la sécurité là ! L'inconnu ignora totalement Emily et se jeta sur James qui, heureusement, l'avait vu venir. Il sauta sur le côté avant que le sale type puisse le saisir. Il l'esquiva à plusieurs reprises, c'était marrant, c'était presque comme éviter un Cognard en plein match de Quidditch. James rigola moins quand l'inconnu sortit sa baguette et essaya de le pétrifier. James continuait d'esquiver et il sentait que l'homme fatiguait. Lors d'un moment d'inattention de la part de l'inconnu, James en profita pour lancer un Expelliarmus qui aurait rendu son père extrêmement fier, il en était sûr; suivi d'un Petrificus Totalus. Il n'avait pas trop envie de jouer, là.

Il retourna auprès d'Emily qui était en train de se secouer par terre. C'était pathétique, qu'est-ce qu'elle foutait ? James eût un mouvement de recul en voyant que... il lui manquait un bras ? Génial, une pro du transplanage ! C'était particulièrement dégueulasse, James pouvait voir du sang qui commençait à couler. Bon, il ne la portait pas dans son cœur, mais il n'allait pas la laisser là à pisser le sang en plein milieu d'une route ? Il regarda autour de lui, cherchant une solution alors qu'Emily tirait une clé de sa poche.

Super, t'es en train de délirer maintenant ?


Mais il y avait vraiment un gymnase, ou un truc qui y ressemblait. C'était bien un truc de Moldus, ça. Il la fit léviter jusqu'au bâtiment. James n'avait pas trop envie de la porter, avec son sang poisseux qui coulait. Et puis si ça se trouvait, elle pesait une tonne. Non, c'était bien plus simple de la faire léviter. Emily n'avait pas l'air d'apprécier mais James s'en foutait totalement. Si elle n'était pas contente, elle n'avait qu'à se démerder toute seule.

Ils entrèrent dans le gymnase. La clé d'Emily correspondait à la porte. James n'y comprenait rien, quel genre de personne avait la clé de ce genre d'endroit ? Il y avait un sacré bordel en plus... si sa mère voyait ça, elle aurait arrêté de l'engueuler pour qu'il range sa chambre pendant les vacances. James déposa Emily sur un tas de tapis et elle le dirigea vers une armoire remplie à craquer de plein de trucs inutiles. C'était comme chercher une aiguille dans une botte de foin.

Ouais ben c'est bon, j'arrive !


James finit par attraper la fiole et arriva en courant devant Emily. Il regarda bêtement la blessure, puis la fiole. Il soupira. Elle ne pouvait pas le faire elle-même, pas vrai ? Il n'y connaissait strictement rien, en médecine ou pour soigner les gens. C'était pour ça qu'il y avait une infirmerie à Poudlard: parce que personne n'y connaissait rien. Vu les temps qui courraient, James se disait qu'on ferait mieux de leur apprendre à panser des blessures qu'à transformer des animaux en montre à gousset.

James se pencha sur Emily et son bras ensanglanté. Il n'y voyait rien, avec sa chemise à longues manches. Il commença à la déboutonner, d'une main experte - question d'habitude. Il leva les yeux au ciel à la remarque de la jeune femme. Sérieux, elle se prenait pour un canon auquel James ne pouvait pas résister ?! N'importe quoi. Il l'ignora, sinon, il allait s'énerver. Et puis il n'était pas là pour ça. Il allait la soigner et puis basta, fini. James sentait que s'il ne partait pas assez vite, elle allait commencer à lui poser des questions chiantes et à - encore - lui faire la morale. Non merci. Il fit tomber quelques gouttes de potion sur la blessure. Il ferma les yeux, dégoûté, en voyant la réaction de la peau d'Emily au contact de la potion. Mais c'était immonde ! Il avait presque envie de gerber.

La voix d'Emily qui jurait ramena James à la réalité. Apparemment, c'était pas plus agréable à ressentir qu'à voir. L'espace d'un instant, il eût presque de la compassion pour elle. Il s'apprêta à lui demander si elle avait besoin d'aide pour autre chose, mais elle recommença à faire la morale. Touché. James se releva vivement, d'un air furieux.

Non mais tu te prends pour qui ?! T'es qui pour me juger et pour parler de mon père, hein ?


C'était définitivement un sujet sensible pour James. Plus personne, en dehors de sa famille - et encore - n'avait le droit de dire quoi que ce soit sur son père, surtout si c'était pour le critiquer d'une manière ou d'une autre.

Tu sais quoi ? Maintenant tu vas te démerder toute seule, j'ai été assez sympa de te ramener jusqu'ici, mais maintenant je me casse !


Elle n'était plus en danger maintenant, enfin du moins c'était ce qu'il semblait à James. Il n'avait pas envie de passer plus de temps avec cette fille insupportable, il avait assez donné. Il tourna les talons, prêt à prendre la porte. Bon, il n'avait aucune idée d'où il se trouvait, mais il finirait bien par réussir à rentrer à Londres par lui-même !

DEV NERD GIRL

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Mardi 11 août 2020

Ce pauvre chou allait vraiment s’évanouir devant cette blessure. Ok ça faisait un mal de chien mais c’était moi la blessée ici, pas lui. Qu’il se ressaisisse, nom d’un Niffleur ! Et comme à mon habitude, je ne pouvais m’empêcher de glisser une remarque. D’un bond, il se releva, passablement énervé.

« Non mais tu te prends pour qui ?! T’es qui pour me juger et pour parler de mon père, hein ? » Je le regardais faire son petit numéro. De ce que je voyais il n’avait pas pour habitude de se sentir pointé du doigt. C’était amusant. Le fils d’Harry Potter n’avait plus son père pour le protéger et soudain il tombait en disgrâce. « Il va falloir t’y faire mon chou, de moins en moins de personnes vont t’apprécier et il va falloir que tu apprennes à garder ton self-control dans ces moments-là … » répondis-je d’une petite voix hautaine, laissant toujours la potion agir sur mon épaule. Certains auraient dit que j’agressais cet enfant pour oublier la douleur. C’était toujours plus facile de critiquer les autres que soi-même. Surtout quand on avait aucun défaut. C’était comme ça que j’aimais me considérer. Ou du moins aux yeux des autres. Je préférais me pavaner, montrer que j’étais fière de moi et qu’importe leur critique rien ne m’atteignait. C’était mieux.

« Tu sais quoi ? Maintenant tu vas te démerder toute seule, j’ai été assez sympa de te ramener jusqu’ici, mais maintenant je me casse ! » Quoi ? Déjà ? Comme ça, il me laissait ? Il abandonnait ? Il fuyait ? Qu’est-ce qu’il avait ? Était-ce seulement le fait que je l’agaçais, ou était-ce le fait que je ramenais de trop vifs souvenirs à son esprit ? Et il parlait chialer maintenant ? « Attends … » dis-je d’une voix plus neutre. Le jeune garçon posa une main sur la poignée mais ne tourna pas la tête vers moi. « Tu as le droit de ne pas m’apprécier, mais souviens-toi que dans ce bar, j’étais ta seule alliée. Et ça va être de plus en plus comme ça. » Il commença à se retourner, surement pour me faire remarquer qu’il n’avait pas besoin de leçon de moral mais je lui coupais la parole.

« Ton père est mort, et quoi que tu fasses, il ne reviendra pas. Et même si c’était un grand homme, que tu le voyais comme un véritable héros, ce n’est pas en te jetant dans la gueule du loup que tu réussiras à venger son honneur. » Je le voyais grincer des dents et de toute évidence, je voyais bien que ça ne lui plaisait pas. Je soupirais. « Allez, tire-toi ! » dis-je, laissant tomber ma tête en arrière. Je craignais d’avoir encore trop mal si je bougeais, aussi je préférais attendre un peu que la douleur cesse. Ça irait mieux plus tard. J’entendis la porte se refermer. Le gosse était parti.

Codage par Libella sur Graphiorum

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« Alors, tu es tombée amoureuse ?
- Malheureusement, chère madame, je reste moi-même mon seul véritable amour.
- Au moins, tu ne risques pas d'être éconduite, Emily Evans.
- Pas forcément. Je m'envoie balader de temps en temps, histoire d'entretenir la flamme. »

descriptionEn temps normal, je suis quelqu'un d'extrêmement facile à vivre. Excepté les jours pairs et impairs, bien sûr.  EmptyRe: En temps normal, je suis quelqu'un d'extrêmement facile à vivre. Excepté les jours pairs et impairs, bien sûr.

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