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RPG Harry Potter

In RPG, nous sommes en Février 2022.
Profitez bien des nouveautés ! Le récapitulatif est ici !

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Aimer , c'est détruire

Samedi 18 juillet 2020

Il y avait un an, j’avais demandé à mon père s’il pouvait m’avancer un peu d’argent sur celui de mon salaire afin de louer une salle où je pourrais enfin m’entraîner comme je le voudrais. Bien évidemment, mon père avait vu les choses en grand : il m’avait carrément acheté une salle. Elle n’était pas bien grande, mais j’avais pu la redimensionner à l’aide de quelques sorts d’agrandissement. J’étais tranquille, au milieu des Moldus, je ne risquais pas d’attirer trop le regard. Au fil des semaines, je l’avais redécoré à ma manière : quelques tapis de sol, des punching ball, des ballons. Des runes tapissaient les murs et disaient protéger les lieux ou donner plus d’adrénaline. Si cela ressemblait surtout une salle de sport où je pouvais cogner ce que je voulais, je m’exerçais également à quelques sorts avec un mannequin bien souvent, ou encore avec Damian, quand je pouvais encore supporter de le voir en face de moi.

Il était responsable de la mort de maman et maintenant je ne voulais plus en entendre parler. Pourtant, je le revoyais sans aucun mal crapahuter partout, me sermonnant sur ma tenue ou mes pauvres défenses qui n’étaient pas efficaces. J’étais une attaquante, la défense je ne connaissais pas trop. C’était pour cela que Damian m’avait filé quelques conseils que j’appliquais toujours au cours d’un combat maintenant. Comme celui de ne pas s’embarrasser en paroles – chose que je ne respectais jamais, bien trop occupée à lancer des sarcasmes de tout genre à mon adversaire – ou de ne rien faire qui me déconcentrerait, comme la musique. En cet instant, l’album de Maroon 5 tournait en boucle dans la salle d’entraînement et le mannequin animé en face de moi prenait cher. Il évita un « Stupéfix » de ma part mais je ne m’arrêtais pas là. J’échappais à un « Incarcarem » et lui répondis en lui envoyant les uns à la suite des autres « Expulso », « Expelliarmus » et « Impedimenta ». Le mannequin finit par perdre l’équilibre et je sautais alors dessus pour l’asséner de deux coups de poings à la gorge. Il me lança un « Lumos » qui m’aveugla un instant, assez pour qu’il me repousse. Tout près de lui, je lui mis un coup de pied au ventre et lui lançais deux autres sortilèges suivis d’un « Incendio » qui eut finalement raison du mannequin.

Je repris mon souffle et lançais un « Aguamenti » afin de ne pas alerter qui que ce soit. De toute manière, les fenêtres étaient bien trop hautes pour qui que ce soit voient quelque chose. Soudain la porte claqua et je me retournais d’un bond, baguette tendue. Mais ce n’était que Riley Kane. Je soupirais et rangeais ma baguette dans ma ceinture, prenant le temps de resserrer mon chignon. La jeune femme était Cracmol et sortait avec Ludwig Valdemar de ce que j’avais compris. Enfin, j’en avais bien rien à faire. Elle était surtout venue vers moi pour voir si je pouvais lui donner quelques trucs et astuces pour se défendre et se battre. En tant que Cracmol, elle était très limitée. « T’as retrouvé le chemin pour venir ?! » lui assénais-je, attrapant une bouteille d’eau pour me désaltérer. En vrai, c’était sans doute moi qui y étais pour quelque chose. Après l’attentat qui avait emporté ma mère, je m’étais montrée odieuse avec quiconque s’approcher de moi et elle avait sans doute craint de m’approcher. Alors pourquoi était-elle là ?

« Le problème Ludwig n’est toujours pas réglé ? » demandais-je. Le vampire avait fait de sacrés dégâts début juin et ça avait pas mal mis en rogne Tobias. Enfin, quand est-ce qu’il était de bonne humeur lui, de toute manière ?

Codage par Libella sur Graphiorum

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« Alors, tu es tombée amoureuse ?
- Malheureusement, chère madame, je reste moi-même mon seul véritable amour.
- Au moins, tu ne risques pas d'être éconduite, Emily Evans.
- Pas forcément. Je m'envoie balader de temps en temps, histoire d'entretenir la flamme. »

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Aimer , c'est détruire
Emily evans & Riley Kane

Je descends du bus, bousculée par la foule qui s'agite. J'aime pourtant revenir ici, dans ce que les sorciers appellent le monde Moldu. Le monde dénué de magie, comme ils l'entendent. Parce qu'il y a de la magie dans ce monde, dans ses lumières, dans sa technologie, dans son agitation, dans son art, dans leurs rêves. Parce qu'ils rêvent, les moldus et leur imagination est fabuleuse, les mondes qu'ils se créent n'ont rien à envier au monde sorcier. Je m'y suis réfugiée ces derniers temps. A des concerts, dans des expositions, pour oublier, pour imaginer ce que Ludwig m'aurait dit s'il était avec moi. Je suis venue aussi régulièrement parce que depuis plusieurs semaines, je m’entraîne avec Emily. C'est une insurgée et c'est surtout une des rares à m'avoir prise au sérieux quand je lui ai fait part de ma volonté de m’entraîner. Et ne plus me limiter à l'escrime.

Mais quand Ludwig est devenu... violent, j'ai vraiment ressenti ce besoin, j'ai compris tout de suite que je devrais apprendre à me défendre, parce que Ludwig était prisonnier d'un monstre, et qu'il finirait par me faire du mal. Mais qui aurait accepté d’entraîner une cracmol handicapée de surcroît ?  Il n'y a eu qu'Emily. Elle a su tenir compte de mes limites pour m'apprendre quelques coups. Et ça m'a fait du bien, ça m'a aidé à me défouler, à ne pas craquer, à sortir hors de moi toute ma colère.

Aujourd'hui, Ludwig est revenu, on a réussi à extirpé tout le mal de lui. Mais à quel prix ? Il ne se pardonne pas tout ce qu'il a fait quand il était « possédé », et moi je ne me pardonne pas ce que j'ai dû faire. Cette magie, pour une cracmol comme moi, ça a fait beaucoup trop d'un coup. Alors je n'ai pas arrêté mais nos séances ont été moins régulières. A cause de moi notamment. Il y a eu l'attentat, il y a eu Ludwig. Et je sais qu'elle a été frappée par l'acte des Résurgents. Je ne sais pas si elle sera à la salle, il paraît qu'elle est dure en ce moment et qu'elle n'a pas vraiment la fibre sociable. Ceci étant, le bruit que j'entends en passant la porte m'indique bien l'état dans lequel elle est. Je rentre, sans un mot, observant le massacre en règle de son mannequin. La sorcellerie a vraiment des pouvoirs effrayants, et une capacité destructrice immense.

« Il faut croire. »

Bien, le ton est donné. Et elle n'hésite pas à mettre les pieds dans le plat.

« Oui et non. Il est revenu à lui. Mais on ne peut pas effacer ce qu'il a fait et ce qu'on a dû faire pour le ramener. Il s'est passé beaucoup de choses, ces dernières semaines, et je crois qu'on a besoin de ces mannequins. »

Un attentat. Je n'aurais jamais cru cela possible dans cette partie là du monde. Hélas, chez les moldus, c'est une chose terriblement... courante. Je suis lasse des guerres et de la souffrance, de la terreur. Et j'aimerais tellement faire plus. J'ai perdu ma mère, mais j'ai eu le temps de m'y préparer. C'est la vie qui me la prise, pas des monstres.

« Quelle est la leçon du jour ? »

Je ne suis pas psychologue ou psychomage, et je doute d'être celle à qui elle parlerait. Ce qu'elle a vécu, je ne peux même pas l'imaginer. Mais je sais que sa présence m'a aidée, elle m'a fait du bien, parce qu'elle n'essayait pas de me faire parler. Je peux bien lui renvoyer l'ascenseur.


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Aimer , c'est détruire

Samedi 18 juillet 2020

Cheveux attachés, regard droit, elle semblait déterminée à rester. « Il faut croire », répondit-elle sur le même ton que j’avais employé. J’eus un petit sourire en coin, l’interrogeant sur l’état de son soi-disant petit ami. Il y avait un moment que je ne m’étais pas emmerdée avec ce genre de choses. « Oui et non. Il est revenu à lui. » C’était tout ce dont j’avais besoin de savoir. Je reposais la bouteille d’eau au sol et fis demi-tour afin d’aller chercher au fond de la salle un autre mannequin plus en état. Je réparerais l’autre plus tard. « … et je crois qu’on a besoin de ces mannequins. » termina-t-elle alors que je balançais un stupide pantin inanimée sur le sol de la salle. « Tu as surtout besoin de moi ?! » ironisais-je, sans cacher ma vantardise.

Elle ne répondit pas tout de suite, se contentant de m’observer. Si elle pensait que j’avais besoin de pitié elle se trompait royalement. Si certains étaient venus me prendre en pitié, d’autres étaient carrément venus pleurer dans mes jupons. Je détestais ça et je n’en avais clairement pas besoin. « Quelle est la leçon du jour ? » demanda-t-elle finalement. Je baissais la tête, appuyant mes deux mains sur les hanches. Ok, elle voulait prendre de nouveaux cours. « Je suppose que tu ne partiras pas si je te dis qu’on est fermé aujourd’hui ? » répliquais-je. Je relevais les yeux vers elle et je vis qu’elle n’avait même pas esquissé un geste. Bon, il allait falloir que je me la coltine. Mais voyons les bons côtés : elle me servirait autant de punching-ball que Damian. Je hochais la tête : « Ok … »

Je la jugeais un instant avec sa petite veste de sport et le sac qu’elle avait souvent emmené avec elle pour s’entraîner avec moi. « T’as l’air d’être complètement rouillé … » Je tournais autour d’elle alors que notre dernier entraînement devait seulement dater d’il y a 3 semaines surement. « Bon allez bouge ! » dis-je, agacée. D’un coup de baguette, je la débarrassais de son sac et la laissais enlever son gilet qui l’empêcherait d’exécuter tous ses mouvements. Je lui avais déjà fait la remarque les deux premières séances. Et puis celui-là la grossissait. Je dessinais une rune de réflexe sur le mannequin et d’un sort, je l’animais. « On va revoir ta défense. » dis-je en m’éloignant d’eux deux. « N’oublies pas le coup de pied au ventre et celui à la gorge. » Il vaudrait mieux pour elle qu’elle ne me déçoive pas. Je ne suis pas sûre d’avoir beaucoup de patience aujourd’hui.

Et je vois rapidement qu’elle a perdu la forme. Si elle assène un bon coup de poing, le mannequin la met hors d’état de nuire en 15 secondes. Je soupirais en la voyant à terre et m’assis sur un tapis en mousse, ne l’aidant absolument à se relever. « Règle n°1 : Sois toujours prête, règle n°2 : adapte ton comportement et ta tenue vestimentaire, règle n°3 : analyse correctement la situation, règle n°4 : observe l’environnement et utilise-le à ton profit ! » J’applaudis alors qu’elle se redressait sur les coudes. « Excuse-moi, mais on dirait que le cas Ludwig t’a un peu beaucoup fait oublier les règles essentielles. » Je me relevais et lui tendis une main avant de me rétracter. « Non, en faites, ne m’excuses pas. » Je posais un genou à terre et la regardais : « Si tu veux avancer, il va falloir faire mieux que ça Kane ». Je lui lançais un sourire hypocrite et me redressais : « On reprend ou tu préfères abandonner ? »


Codage par Libella sur Graphiorum

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« Alors, tu es tombée amoureuse ?
- Malheureusement, chère madame, je reste moi-même mon seul véritable amour.
- Au moins, tu ne risques pas d'être éconduite, Emily Evans.
- Pas forcément. Je m'envoie balader de temps en temps, histoire d'entretenir la flamme. »

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Aimer , c'est détruire
Emily evans & Riley Kane

Partir pour quoi faire ? C'est tellement facile de partir, mais les démons reviennent toujours, c'est que j'ai appris. C'est pour cela que je ne suis pas partie malgré Ludwig, malgré tout ce qui s'est passé. Elle, elle doit faire face à un deuil. Alors non, je ne compte pas partir. Elle me juge j'ai l'habitude, je ne compte même plus le nombre de chorégraphes qui ont pu me tourner autour quand j'étais danseuse. Mon sac vole tout seul. Ça, j'ai encore un peu de mal à m'y faire.  J'enlève mon gilet, prête à commencer. Bien, la défense, donc. Je me souviens même si ça remonte un peu et qu'il s'est passé certaines choses depuis.

Je me rends compte à quel point cet enchaînement ne m'a pas été utile. Quand on a un vampire qui nous prend à la gorge, un coup de pied dans le ventre et un autre à la gorge, ça n'est pas très utile. Je tente tout de même de me défendre comme elle me l'a enseigné. Je pare et je frappe un grand coup... avant de me retrouver sur les fesses et le dos. Je reste quelques secondes sonnées et surtout à estimer l'état de mon dos. Et pendant ce temps là, elle liste ses fameuses règles.

Sois toujours prête. Toujours prête ? Vivre dans la peur et la menace perpétuelle, vraiment ? C'est ce que vivent les moldus actuellement et je n'ai pas envie de cela.

Adapte ton comportement et ta tenue vestimentaire. Je ne suis pas du genre à agresser les gens, qu'attend-t-elle de moi ? Et je ne vais pas cesse de m'habiller comme je l'entends juste pur être « prête ».

Analyse correctement la situation. Oui, bon d'accord, j'ai quelques progrès à faire dans ce domaine. On aurait vu plus vite certaines choses.

Observe l'environnement et utilise-le à ton profit. Comme lorsque j'ai vu ce manche et que je l'ai enfoncé dans le cœur de Ludwig ? Je ferme les yeux à ce souvenir. Je déteste me rappeler ce moment. Je me redresse sur les coudes, sous ses applaudissements méprisants. Je lui jette un regard noir dont elle n'a rien à faire.

« Le cas Ludwig, hein... »

Elle me tend une main que je m'apprête à saisir quand elle me la refuse. Je rêve où elle se la joue ? Est-ce qu'elle sait le nombre de fois où je me suis relevée ? Pense-t-elle réellement avoir le monopole de la souffrance ?

« Avancer comme toi ? »

Je me redresse complètement. Je sens une douleur dans le bas du dos, mais je lui fais face.

« Considérer les gens qui souffrent comme des cas, et ne plus tendre de main, c'est ce que toi tu considères comme « avancer » ? Pardonne-moi Emily si je ne suis pas particulièrement convaincue. »

Je me remets en position, je peux sentir sa age d'ici, ça ne m'étonnerait pas qu'elle essaie de me frapper de nouveau. Je ne crois pas que se couper de tout et de tout le monde soit la solution pour se remettre d'une chose aussi grave.

« L'apprentissage de la sécurité, et de la défense, je comprends. Mais je ne vais pas commencer à vivre dans la peur et dan la haine. »

Et elle ne devrait pas le faire, ou les Résurgents auront vraiment tout gagné.

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Aimer , c'est détruire

Samedi 18 juillet 2020

« Avancer comme toi ? » me balança-t-elle alors en se redressant par elle-même. Je croisais les bras alors qu’elle s’amusait à me confronter. « Considérer les gens qui souffrent comme des cas, et ne plus tendre de main, c’est ce que toi tu considères comme « avancer » ? Pardonne-moi Emily si je ne suis pas particulièrement convaincue. » Non mais pour qui se prenait-elle ? Si elle était venue jouer à Joséphine, Ange Gardien elle pouvait repartir de là où elle venait. « Tu es venue pour te battre ou pour une thérapie de groupes ? Non parce que si c’est ça, je téléphone à Tobias, je pense qu’il sera super heureux de participer ! » répondis-je ironiquement une nouvelle fois. « Pour te répondre, j’ai appris à ne plus tendre la main aux gens qui n’en valent pas la peine. Et pour le moment, vu ton niveau, tu n’en vaux pas la peine » répondis-je de but en blanc, bien consciente que mes paroles pouvaient blesser. Elle voulait parler ? On allait parler !

« L’apprentissage de la sécurité, et de la défense, je comprends. Mais je ne vais pas commencer à vivre dans la peur et dans la haine. » Je me postais face à elle et remis ses épaules en position : elle était beaucoup trop en avant. « Dans ce monde-ci, tu devrais. » Ma voix était beaucoup plus calme. « Les politiciens veulent instaurer un régime de terreur et c’est pour cela que tu dois penser comme eux. La peur, la haine et la vengeance, c’est ça qui doit te guider à présent. »

Je lui désignais le mannequin, inanimé. « Maintenant frappe. Frappe de toutes tes forces et ne retiens pas tes coups. » La jeune femme s’exécuta et donna plusieurs coups. Au moins, ce qui s’était passé avec Ludwig lui avait enseigné ça. « Bon, allez, entraîne toi sur moi » dis-je en éloignant le mannequin. Je la laissais reprendre son souffle quelques secondes puis commençais l’attaque. C’était mon domaine de prédilection. Je m’approchais d’elle et lui enfonçais directement un coup dans l’estomac. « Allez réagis Kane ! Ton petit-ami de vampire n'aimerait pas te voir aussi vulnérable ... » Ouais, elle m’avait gonflé, il fallait que je me défoule. La provoquer sembla la réveiller et alors que je portais un nouveau coup à son estomac, elle me braqua et m’envoya un coup de pied dans le ventre. Machinalement je me pliais et elle en profita pour m’assommer d’un coup sur le dos.

Je me forçais à m’accroupir et passais un coup de pied qui la fit trébucher. Je me jetais sur elle mais elle parvint à se dégager en profitant du tapis. « Bien Kane, tu recommences à piger ! » Au moins elle se servait de son environnement. « Ok, va chercher les gants et les casques, on va aller plus loin ! » Ouais, j’étais une sorcière, elle une Cracmole. Je pouvais facilement lancer un sort d’Attraction mais j’avais envie de la faire suer.

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« Alors, tu es tombée amoureuse ?
- Malheureusement, chère madame, je reste moi-même mon seul véritable amour.
- Au moins, tu ne risques pas d'être éconduite, Emily Evans.
- Pas forcément. Je m'envoie balader de temps en temps, histoire d'entretenir la flamme. »

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Aimer , c'est détruire
Emily evans & Riley Kane

Tobias ? Elle agite réellement l'image du frère de Ludwig comme d'un épouvantail ? Désolée pour elle, je n'ai pas peur de lui depuis longtemps. Cette fille est réellement insupportable. Digne des pimbêches parisiennes que j'ai pu croiser lorsque nous faisions nos galas en Europe. Ses mots ne m'atteignent pas réellement, j'ai été à bonne école, mais ça, elle ne le sait pas. Comment le saurait-elle ? Elle ne prend pas la peine d’écouter ou d'ouvrir les yeux. Elle répond à la haine par la haine, pourtant, elle ne me chasse pas réellement. Elle reste. Si vraiment je ne valais pas le coup, elle serait partie depuis longtemps n'est-ce pas ? Elle aurait tourné les talons et aurait tracé sa route. Là, elle me remet en position. Comme un chorégraphe en sommes.

La peur, elle m'anime toujours, bien sur. J'ai peur de Ludwig, peur de ce qu'on l'a contraint de faire. Et le comble dans tout ça ? C'est que c'est à cause de l'un des nôtres, à la base.

« Une vraie partisane de Samuel Hansen... »

Il n'y a qu'à espérer qu'elle ne soit pas aussi radicale que lui. Je me rapproche du mannequin. Si j'avais su cogner, à l'époque, peut-être que j'aurais pu résister suffisamment longtemps pour que Tobias rentre et que je n'ai pas à planter un pieu dans le cœur de Ludwig... Je ne veux pas apprendre à me battre pour faire du mal, mais pour protéger. Me protéger, protéger ceux à qui je tiens. Je frappe. Le mannequin ne bouge pas beaucoup au début, mais j'accélère le rythme et donne plus de puissance à mes coups. Puis tout à coup, elle veut que je m’entraîne sur elle ? Vraiment ? Ok, je n'ai pas vraiment le temps de réaliser qu'elle fond déjà sur moi et qu'elle me plie en deux d'un coup dans le ventre. Et ce n'est pas agréable du tout cette histoire.

Et voilà qu'elle parle de Ludwig... qu'est-ce qu'elle en sait, de ce qu'il aimerait ou pas ? Elle ne le connaît pas ! Là, elle m'agace profondément et je me redresse pour parer un nouveau coup avant de lui donner un coup de pied. Je sens mon nerf qui se pince, dans le bas du dos, mais je serre les dents et cogne son dos à elle... avant de tomber lourdement. Lorsqu'elle bondit sur moi, j'ai l'impression de revivre cette scène avec Ludwig. J'ai besoin de reprendre mes esprits. Je ne peux pas passer ma vie à penser sans cesse à son attaque. Je me relève et serre vraiment les dents. Quand ça pince, ce n'est vraiment pas bon signe. Je gagne un peu de temps en allant chercher le matériel.

« C'est quoi ton plan ? Trouver leur repère et te présenter avec tes poings ? A mon avis, ils vont plutôt utiliser la magie, non ? Sérieusement, ils s'attaquent à la spécificité de chacun. Ils veulent détruire la magie si particulière des créatures et ils utilisent la magie contre les gens qui en sont dépourvus. Faut les priver eux de magie. Pas débouler avec des piques et des fourches. »

Je lui tends son casque avant d'enfiler le mien. Bon, les gens comme moi, on n'a pas forcément le choix. On n'a aucune magie nous. Donc la force, hélas, elle a raison, c'est un peu ma seule défense.

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Aimer , c'est détruire

Samedi 18 juillet 2020

« Une vraie partisane de Samuel Hansen … » répliqua-t-elle avant de cogner sur le mannequin. Samuel était l’un des nôtres avant, mais il nous avait tourné le dos pour des pensées plus radicales. A l’époque, je n’avais pas adhéré à son parti, ni à ses idées qui avaient considérablement fragilisé les Insurgés. Mais aujourd’hui, je commençais à entrevoir ce qu’il voulait dire, ce qu’il avait ressenti, ce qu’il avait voulu faire.

« C’est quoi ton plan ? » me balança-t-elle, hargneuse après notre petit corps à corps alors qu’elle allait chercher le matériel. Elle se pensait plus maligne que moi et ça m’énervait. C’est pour ça que je n’aimais pas les gens, pour ça que je ne les aimais plus. Ils jugeaient sans cesse et étaient incapables de comprendre. Je ne les voulais pas près de moi pourtant ils s’obstinaient à rester et après ils se retrouvaient à pleurer.

J’attrapais le casque sans un merci. J’avais été bien éduqué et j’étais très polie, sauf que là elle me cherchait et j’avais appris à être conne et pimbêche avec ceux qui le méritaient. « Ecoute, il me semble t’avoir fait comprendre que je n’avais aucune envie de parler avec toi. Je n’ai aucune justification à te donner. Donc, soit tu continues à t’entraîner avec moi et tu te la fermes, soit tu connais le chemin vers la sortie. » Je me décalais sur le côté, lui présentant d’un grand geste théâtral la porte. Mais Riley enfila son casque et j’en fis de même pour le mien.

La séance continua ainsi encore pendant plus d’une heure. Nous n’échangions plus aucun mot et c’était bien mieux ainsi. J’ignorais si elle reviendrait après pareille séance mais il fallait qu’elle comprenne que ce serait comme ça maintenant, et pas autrement. Peu m’importait ce qu’elle pensait de moi. Peu m’importait ce que pensaient les autres. C’était pour moi que je le faisais. Pour moi, et pour maman.

Codage par Libella sur Graphiorum

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« Alors, tu es tombée amoureuse ?
- Malheureusement, chère madame, je reste moi-même mon seul véritable amour.
- Au moins, tu ne risques pas d'être éconduite, Emily Evans.
- Pas forcément. Je m'envoie balader de temps en temps, histoire d'entretenir la flamme. »

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