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RPG Harry Potter

In RPG, nous sommes en Janvier 2022.

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And meet me there tonight. And let me know that it's not all in my minde


Jaëlle ferme la boutique tard ce soir, elle aime faire des soirées nocturnes et elle sait que je n'aime pas ça. De fidèles clients viennent pour avoir des cours sur l'ésotérisme, parler de magie. Elle met des bougies, elle rend l'ambiance plus "sorcière". C'est super pour elle, sa boutique marche bien et les clients achètent beaucoup, elle fidélise comme ça. Mais moi, je n'arrive pas à mettre un pied dans la boutique à ces moments là, c'est comme si le seuil était douloureux à passer. Alors généralement, ces soirs là, je reste tard à la salle de sport et je vais boire un verre avec des amis de la faculté de vétérinaire.

Et j'ai besoin de frapper aujourd'hui. Alors je me mets en tenue, je fais quelques exercices à la corde à sauter, je monte et descends les escaliers de la salle, je fais des tours de ring. Après les abdominaux et les exercices d'assouplissement je retrouve mon prof. On fait quelques exercices d'assouplissement de jambes, je dois apprendre mes appuis, mes défenses, les poings au regard de mon visage, pour ne pas être percutée en pleine face. Puis un combat d'entrainement pendant une bonne heure. Alors qu'il me percute dans le flanc et que je tombe au sol, je relève ma tête et crois apercevoir quelqu'un. Peut-être mon imagination, mais il m'a semblé voir quelqu'un près de l'entrée. Je me relève et reprend le combat. Jack trouve que je progresse chaque semaine. Il met un terme à l'entrainement, mais au lieu d'aller prendre ma douche, je continue un peu dans la salle. Je n'ai rendez-vous qu'à neuf heure dans le bar. Je m'attaque alors au sac de frappe. Je cogne dedans, c'est là où je décharge tout le trop plein en moi. Je ne vois pas le temps passé.

Alors que je vais vers les douches, j'ai encore une étrange sensation. Je me retourne mais il n'y a personne. Ce n'est pas la première fois que je tombe sur un type louche, mais surtout dans les rues de New-York. La salle n'attire pas vraiment les gens habituellement, il n'y a rien à voler ici, et les gens présents sont susceptibles de se défendre. Je n'ai jamais eu à me battre dans la rue, j'ai toujours su me sortir de situations qui auraient pu être périlleuses. Pourtant quand je prends ma douche, je ne suis pas tranquille et je ferme la porte du vestiaire. Je me sèche et m'habille pour la soirée. Je ferme la salle en sortant, encore cette sensation dans mon dos, quelqu'un m'observe, je me dépêche de tourner la clef et en la fourrant dans mon sac, il tombe par terre et le contenue se répand sur le trottoir.

Je vois alors un homme s’accroupir à ma hauteur et m'aider à ramasser mes objets. Clef de voiture, téléphone portable, trousse de maquillage, élastique, mouchoirs, portefeuille et autres conneries. Je reste figée en le regardant faire. Il n'a pas l'air du tout menaçant. Il me sourit mais j'ai du mal à faire de même. Est-ce que c'est lui qui me regarde et me suit depuis le début de soirée ? Je l'observe à mon tour attentivement. Ses cheveux, ses yeux, il a l'air doux, mais son look, ses tatouages lui donne un côté rebelle. Quand ses yeux croisent les miens je me recule doucement en me relevant. Il se relève en même temps que moi, le même sourire et ce même regard. Ses pupilles sont légèrement plus larges, je sais que ce n'est pas normal. Je le sais parce que les pupilles des animaux que je soigne change au contact d'un médicament ou d'un anesthésiant.

"Merci" Que je lâche sans savoir quoi dire d'autre.

Sérieusement ? Je remercie quelqu'un qui à l'air de m'épier ? Finalement il me dérange, il n'a pas l'air méchant, mais pourquoi il me regarde comme ça ? C'est pas un peu bizarre. Je serre mon sac contre moi et remonte le trottoir en marchant vite, mais au bout d'un moment, je me mets à courir pour arriver plus vite au bar. Il doit certainement me prendre pour une folle, mais son regard m'a dérangé, j'ai sentis comme...je sais pas...ça m'a profondément troublé.

Quand j'arrive sur place, un bar No-Maj, mes amis sont là.

"Hey Nanou, t'en as pas eu assez de ton entrainement, tu es venue en courant ?"
Je m'avance vers eux pour leur faire la bise.
"Non c'est pas ça, je crois qu'on m'a me maté à la salle d'entrainement."
Je me retourne comme pour vérifier qu'il ne soit pas là.
"Sérieusement ? Il t'a suivi là ?"
Les gars regardent derrière moi alors que les filles me prennent dans leur bras.
"T'es sûr que ça va aller ma chérie ? On te ramène ce soir !"
Je hoche la tête et pose mon sac sur un fauteuil. Je me laisse glisser dans un autre.

"Qu'est-ce que tu veux boire ?"
"Un grand verre d'eau d'abord ! Ensuite je vais tourner à la bière je crois, demain matin je dois aider Jaëlle à ranger et nettoyer la boutique."

On commande à manger et je décide de partir chercher le plateau de boisson pour tout le monde. Alors que je m'approche du comptoir, je l'aperçois de nouveau. Le jeune homme roux que j'ai vu dans la rue. Il ne me regarde pas cette fois, il discute un peu plus loin avec le serveur. Mon cœur s'arrête. Je dois prévenir mes potes, c'est pas possible qu'il m'est suivi, comment a-t-il fait ? J'ai couru et pris deux chemins différents. Et ce n'est pas un habitué, je l'aurai vu avant. Pourtant, je me retrouve incapable d'aller voir les copains et leur dire, comme si je voulais en savoir plus. Qui est-il ? Soudain nos regards se croisent et je baisse les yeux. On me sert à temps, je prends le plateau et file à ma table. Je ne dis rien sur lui.

Codage par Libella sur Graphiorum

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Naëlle Sharp

« Je vais découvrir un autre chemin, et il va falloir que tu sois mon guide dans cette obscurité. Elle pourrait nous entrainer tous les deux. »
 

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Naëlle Sharp & Will Davies

Ty est sympa, mais vraiment, je crois qu'on peut le dire, la boxe, c'est pas mon truc. Je n'ai jamais été un enfant de chœur, c'est un fait, ça m'est arrivé plus d'une fois de me bagarrer, alors ma méthode n'est peut-être pas orthodoxe, elle vaut ce qu'elle vaut, mais elle ne m'a jamais fait défaut. Mais non, Ty a absolument voulu que je vienne. Il pense que ça pourrait me faire du bien. « Exorciser » et « canaliser », comme il dit. Tu parles. Ça fait plus de trois ans qu'ils essayent tous de jouer aux psys, mais sérieux, ça va. J'vais bien. Je fais peut-être un peu plus la fête qu'avant et ça finit un peu plus régulièrement en baston, ok, je l'avoue, mais est-ce que c'est ma faute si on tombe toujours sur des gros cons ? Non. CQFD. On traverse le couloir qui mène aux vestiaires, quand quelque chose attire mon attention. Je bloque Ty pour qu'il s'arrête.

« Tu as vu ça ?
- Vu quoi ?
- Un truc bleu, brillant.
- Un truc bleu brillant ? Moi j'ai surtout vu la nana. »

Je lève les yeux dans la direction qu'il m'indique. Une fille est en train de courir. Ouais, d'accord, elle attire l’œil, mais ça n'a rien à voir avec le truc que j'ai vu. C'était petit et bleu, brillant. Pas raccord avec le décors de cette salle. Mais bref. On se dirige vers les douches, histoire de nous rendre plus présentables. On se change vite fait. Mais alors qu'on est presque sortis, j'me retourne.

« Non mais sérieux, Ty, tu l'as vu là ?
- 'Tain mec, vu quoi ? Encore ton « truc bleu brillant ».
- C'était un lutin, que je lui souffle.
- Un lutin... Ici, chez les No-Majs ?
- Mais je sais quand même ce que j'dis !
- Will, on est venu là pour que t'arrête tes conneries. T'as pris quoi cette fois ?
- Ok, tu sais quoi, tu fais chier, j'ai pris quedale, je sais ce que j'ai vu ! (bon d'accord, je mens peut-être un peu)
- Will, les lutins trainent pas par ici. Ils aiment pas les no-majs.
- J'rentre plus tard.
- Will...
- C'est bon j'te dis, rentre sans moi. »

C'est qu'il me court sur le haricot là ! Heureusement, il finit par ma lâcher la grappe. Je m'approche des vestiaires. Y a rien. Merlin mais je n'ai pas rêvé pourtant...Je fais un tour dans la salle mais rien, pas la moindre trace du lutin. Y a juste cette fille qui s'entraine avec un gars. Et elle a l'air de se débrouiller plutôt pas mal. Je me passe une main sur le visage. J'suis peut-être bien déglingué finalement. Je sors de la salle, l'air me fait du bien, j'vais me caler tranquillement dans un coin pour m'allumer une clope. J'entends encore une voix qui m'engueulerait, me la prendrait des lèvres pour l’écraser au sol et refuser de m'embrasser parce que « ça pue ». J'entends la porte qui s'ouvre et je... non cette fois, je ne rêve pas. Y a la nana, certes, mais y a bien un lutin qui la suit ! Il en a fait sa victime et va lui jouer de sales tours toutes la soirée... pauvre no-maj, elle va avoir l'impression de devenir timbrée. Je sors de mon recoin, ce qui entraine la fuite du lutin. Et je m'accroupis pour l'aider à ramasser son bordel de fille.

« J'vais t'aider, attends. »

Elle est plutôt jolie, c'est vrai, Ty avait raison sur ce point là. Mais elle a l'air un peu flippée. Je me demande bien pourquoi ce lutin en a après elle. Ils ne sont effectivement pas fans des no-majs, ils préfère les sorciers, plus de défi. Alors pourquoi elle ? Elle aurait peut-être des ancêtres sorciers ? Ça arrive, que des no-majs aient des traces de magie dans leur code générique. Enfin, un truc du genre quoi. Elle me remercie et prend la poudre d'escampette. Je remarque alors qu'elle a fait tomber un truc. Une carte, je crois que c’est une carte bancaire, les moldus, enfin, les no-majs, s'en servent pour payer. Elle devait être mal rangée... Déjà, j'entends un petit rire derrière moi. M'assurant qu'il n'y ait personne, je brandis ma baguette sur le lutin.

« File de là où je te grille le derche, compris ? Tu la laisses tranquille, tu laisses les no-majs tranquille ! »

Il persifle et s'enfuit dans l'obscurité. Depuis quand est-ce qu'il faut gérer les animaux en plus des Purificateurs ? Je range ma baguette et prends la direction du bar, j'ai la dalle. Je traverse la salle, sans vraiment faire attention au monde, direction le comptoir où je commande une pinte et une grande assiette de frites avec le hamburger du jour. Mais alors que je porte ma bière à mes lèvres, je la vois. Tiens, miss boxeuse est là. Je lui souris mais... euh... elle me fait quoi là ? A la limite, une nana qui lève les yeux au ciel, de mépris, j'ai déjà connu, mais une qui fuit mon regard comme ça... enfin si, quand j'avais quinze ans et demi et que j'essayais d'attirer l'attention de Lena. Mais on n'a plus quinze ans là. J'avale une frite et je me lève, pour aller vers la table où elle est avec tout un petit groupe.

« Salut ! Vous dérangez pas pour moi, je fais que passer. J'sais pas si tu m'remets, mais j'crois que oui. T'as fait tomber ça tout à l'heure. Mais c'était peut-être une tactique pour te faire inviter ? »

Je lui souris, en lui tendant sa carte, mais déjà y a un des mecs qui se lève.

« C'est toi qui l'a matée à la salle ? Nanou, c'est lui ?
- Who, eh minute ! T'es monté sur ressors ou quoi ? Elle a renversé son sac, j'l'ai aidée à ramasser ses affaires, ok. Même si je t'ai effectivement vue t'entrainer et que t'es plutôt impressionnante. »

Je lève les mains en mode « j'suis innocent », manquerait plus que monsieur le gorille s'énerve. J'souris à miss « Nanou » et je vais retourner à ma bière et à mon hamburger, plus facile à gérer.

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J'y crois pas qu'il soit là. Est-ce que je le dis aux gars ? J'arrive à ma table et je le vois qui rapplique, mais qu'est-ce qu'il fait ? Il est vraiment bizarre il...me suit et en plus m'aborde devant mes amis ? Je le regarde un peu figée, il dit quoi ? Je regarde mes potes un peu affolée, j'ai pas fait de tactique pour l'inviter... et je regarde ma carte de crédit. Je la récupère lentement quand Jake se lève d'un bon, et que je sais pas quoi dire. Oui c'est lui ? Mais... Finalement il s'en sort très bien sans mon intervention, je rougie un peu quand il dit que je suis impressionnante. Il me sourit alors en quittant la table et je baisse les yeux gênée et il s'en retourne au bar. Je me sens mal du coup. J'ai fait tout un foin pour rien, faut vraiment que je me calme, en ce moment je suis tendue pour un rien et j’interprète mal les choses. Il était juste à la salle, il ne me voulait pas de mal.

"Tu veux qu'on aille lui parler ?"
"Non laisse Jake, j'ai du mal interprété." Je lève la carte bleue.
"Je vais aller plutôt le remercier, désolée de vous avoir inquiétez, je suis un peu à cran en ce moment." Jake pose la main sur mon épaule.
"S'il te fait chier, on rapplique Nanou, OK ?"

Je hoche la tête et lui fait un clin d'oeil, puis je me lève avec ma boisson pour rejoindre le mystérieux inconnu. J'arrive à sa hauteur et me pose sur le tabouret à côté de lui.

"Merci pour la carte et pour ça !"

Je lui pique une frite et je souris avant de la manger. Je pose mon verre sur le comptoir et je lui tends alors une main pour le saluer.

"Naëlle, mais ça tu dois déjà le savoir."

C'est écrit sur ma carte.

"Je suis désolée, j'avais l'impression d'être suivie depuis le début de la soirée, et...enfin excuse moi pour Jake. Tu es du coin ? Je t'ai jamais vu dans ce bar."

Il place le panier de ses frites entre nous deux, visiblement pour que j'y pioche dedans. J'en reprends une.

"Tu es amateur de boxe ? Tu voulais t'inscrire à la salle ?"

Plus je le regarde et plus je suis troublée, surtout par ses yeux. Son regard est désarmant, sa manière de parler m'amuse. Je m’aperçois qu'il est affreusement sympa et que j'ai vraiment paniqué pour rien. Je commence à me détendre, il a la parole facile, et c'est simple de faire connaissance avec lui. Il a un petit quelque chose de vraiment craquant, et c'est plutôt plaisant. Jaëlle sera contente que je lui dise que j'ai fais connaissance avec quelqu'un d'autre que de ma sphère étudiante. Il me met plutôt à l'aise et arrive à me faire rire.

"Oh, ce que je fais dans la vie ? Je suis étudiante en soins vétérinaires. Et ceux là..." Je montre mes amis. "... ce sont des collègues de l'université. Et toi, tu fais quoi dans la vie ?"

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Naëlle Sharp

« Je vais découvrir un autre chemin, et il va falloir que tu sois mon guide dans cette obscurité. Elle pourrait nous entrainer tous les deux. »
 

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Naëlle Sharp & Will Davies

Quand je tourne la tête, elle est à côté, la fille de la salle de boxe sur laquelle le lutin avait jeté son dévolu. Et elle me pique une frite ? Je la regarde, très sérieux.

« Tu sais que ce que tu viens de faire s'apparente à une déclaration de guerre ? Tu en as conscience ? »

Les filles – et c'est une loi universelle – elles piquent touuuuut le temps les frites. Il doit y avoir un truc dans leur code génétique. Bon, pourtant, apparemment, elle vient en paix et son garde du corps ne semble pas prêt à me refaire le portrait. Je lui serre alors la main.

« Will, mais ça, tu ne dois pas déjà le savoir. »

Je souris, quand elle parle de son impression, qui techniquement n'en était pas une. Elle était vraiment suivie et je me demande bien pourquoi. Les lutins ne s'intéressent pas aux no-majs, Ty l'a dit, et je le sais. Option possible : le lutin est tombé amoureux, parce que c'est vrai qu'elle est super jolie. Mais les lutins ne tombent pas amoureux. Mauvaise option.

« C'est grand New-York, c'est pas vraiment mon quartier habituel non. »

Allez, c'est bien parce que je suis un mec sympa – quoi qu'on en dise – que je pousse le panier de frites vers elle. Mais pas mon burger, dans lequel je mords avidement. Faut pas abuser non plus. J'rigole un peu.

« Moi ? Je crois que ce n'est pas bien glorieux quand je me bats. En fait, c'est mon pote, Ty, qui vient de temps en temps ici, il pensait que ça pourrait me faire du bien. »

Résultat, à part que la rigueur de la boxe n'est pas du tout pour moi, et qu'un lutin peut suivre une moldue, je n'ai pas appris grand chose. Mais bon, y a pire comme fin d'après midi, non ? Après tout, je suis là, en train de partager mes frites avec une jolie fille.

« Mais j'crois que c'était un prétexte pour me cogner en fait. C'est trop rigoureux pour moi ça, j'suis pas synchronisé des bras et des jambes en fait. J'ai des membres très... indépendants. Tu vois le genre ? Toi par contre, tu te débrouilles vraiment. T'en fais de puis longtemps ? Et qu'est-ce que tu veux dans la vie ? Pas flic par contre parce que t'as un très mauvais instinct. Pardon, mais c'est vrai ! »

Merlin soit loué, elle veut être vétérinaire. Grâce à Amélia, je sais ce que c'est, c'est comme zoolomage. Elle veut soigner les animaux, mais pas magiques. Le monde no-maj nous copie quand même vraiment beaucoup. Donc eux aussi ils ont des universités. Sans magie ça doit quand même être casse-pieds. Par contre... qu'est-ce que je fais dans la vie. D'habitude, je lève mon verre, et je dis que je dis dragonologiste en faisant un petit clin d’œil, ça fait toujours son petit effet. Mais là... les dragons sont censés n'être que des créatures légendaires pour elle. C'est Amélia qui m'a dit ça aussi. Trouve un bobard, Will, trouve un bobard.

« Je vis de petits boulots en fait. Les études, c'est pas vraiment mon truc. »

Eh bah j'ai même pas trop menti au final. Elle était peut-être flippée, mais elle est cool au final. C'était peut-être juste à cause du lutin qu'elle était flippée.

« Pourquoi la boxe ? Tu fais des compèt ? »

Je me dis que si les Insurgés savaient se battre aussi bien qu'elle, doublé de leur magie, on arriverait à de grandes choses contre les Purificateurs. Parfois, je me dis aussi qu'ils sont bien mieux lotis que nous, les no-majs, qu'ils sont en sécurité.

« Je peux t'offrir un autre verre, ou je dois m'attendre à ce que ton petit-ami me casse la figure ? »

Je désigne son Jake du menton. Je ne suis pas vraiment venu ici pour chercher les embrouilles.

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Il me fait rire et je me sens encore plus ridicule que d'avoir cru qu'il me voulait du mal. Mais bon, en ce moment, le monde ne tourne pas rond. Les attentats dans le monde No-Maj, les attentats dans le monde sorcier. Oui, je sais...même si je ne veux pas savoir, Jaëlle s'informe et je l'écoute parfois, je ne peux pas passer à côté de ça. Et ça ne fait que me conforter que le monde sorcier n'est pas mieux. Et à choisir, je préfère ce monde et les frites de ce type. Il est vraiment sympa, et je le trouve assez craquant. Il m'intimide en tout cas.

"Oh Ty, ça me dit quelque chose, mais je ne crois pas m'être entrainée avec lui encore, à l'occasion je te...vengerai ?"

Je rigole à mon tour. Moi j'aimerai bien le voir sur un ring, en face de moi. Même si le mixte ne se fait pas trop dans cette salle, mais, je ne sais pas, ça ne me dérangerait pas d'être en corps à corps avec lui, histoire de rire et me détendre, de...briser la glace.

Je souris quand il me regarde, et je crois que je rougis aussi. J'éclate de rire quand il parle de synchronisation de ses bras et ses jambes. J'ai bien envie de voir ça !

"Non attend, ne m'en dit pas plus, sinon je vais vouloir observer ça en direct et te voir à l’œuvre !"

Et voilà que je rougis de nouveau quand il me complimente encore. Je fais mine d'ouvrir la bouge vexée de sa remarque, oui bon ça va je me suis trompée, désolée, j'ai déjà assez honte. Mauvais feeling...c'est tout. Et je lui donne "gentiment" et doucement un coup dans son épaule.

"Merci. J'en fais depuis trois ans, j'ai découvert ça et j'adore. Ça permet de canaliser pas mal de truc. Ça me défoule de mes études. Je suis en école vétérinaire, c'est assez rigoureux, et le rythme est tendu parfois, alors faut évacuer le stress, tu vois le truc ? Et toi tu fais quoi dans la vie ? Et pour évacuer le stress ?"

Des petits boulots ? Ça oui, il a pas trop le genre à être dans les études. Il a un petit côté décalé, rebelle ou je sais pas, mais ça me plait bien. Il est vraiment gentil et plaisant. J'ai été idiote d'agir ainsi.

« Pourquoi la boxe ? Tu fais des compèt ? »
"Pourquoi la boxe ? J'en sais rien, je voulais d'un sport qui soit totalement... "

Différent de ceux du monde sorcier, Quidditch et compagnie.

"...défoulant et qui me permette de me défendre aussi. Parce que là, je suis partie en courant, mais si tu avais tenté un truc, tu aurai le nez pété à l'heure actuelle ! Il m'arrive oui de faire des compétitions, quand c'est compatible avec mon emploi du temps et celui de ma sœur."

Je rigole un peu doucement et me tourne vers mes potes. Je secoue la tête.

"Oui...oui tu peux m'offrir un verre. Je n'ai pas de petit ami. Jack est un pote, un bon pote, mais pas mon petit ami et tu n'auras pas d'ennuis, au contraire, si tu m'offres un verre."

Je souris alors qu'il commande pour moi. On trinque ensemble, à notre rencontre étrange. Et il me reparle de ma sœur.

"J'ai une sœur jumelle en fait, elle s'appelle Jaëlle. Oui je sais, nos parents aimaient bien la consonance. Elle a une petite boutique sur la 14ème rue, une boutique d'ésotérisme, elle y vend des babioles et ça marche plutôt bien, les gens aiment bien cette ambiance. Parfois je l'aide. Là ce soir elle fait une soirée à thème, et demain, va falloir tout laver et ranger."

Je lève mes yeux au ciel, pas de grasse matinée possible.

"Tu as de la famille dans le coin ? Un frère ? Une sœur ? Tu vis vers où ? Parfois je cours un peu au Central Park ou Bryant Park, si des fois tu veux te décrasser ?"

Je lui lance un clin d’œil et sirote mon verre, non sans avoir piqué un frite avant. Jaëlle pourra pas dire que je me sociabilise pas.

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Naëlle Sharp

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Naëlle Sharp & Will Davies

« Alors si tu peux lui mettre la raclée de sa vie et surtout filmer le truc, je serais ton serviteur dévoué pour le restant de tes jours. »

Je lui fait un petit signe révérencieux exagéré. Ça ferait du bien à Ty tiens. Surtout qu'il est capable d'être un poil orgueilleux. Alors être battu par une fille canon et plus frêle que lui... sa virilité en prendrait un coup. Heureusement pour moi, je n'ai pas un ego trop surdimensionné. Pas comme ma... Ouais bon, elle était facile celle-là.

« Eh, est-ce que je dois déceler là de la moquerie ? »

Je prends un regard faussement sévère. Mais c'est vrai que j'ai toujours été nul en danse – je marchais sur les pieds de Lena ou de mes sœurs – en tir, en tout ce qui nécessitait un minimum de coordination. Pas ma faute. Mais ce serait le pire spectacle de sa vie, d'autant plus qu'elle est foutrement douée. Elle est marrante avec sa conception du défoulement. Moi j'ai d'autres activité pour me défouler et évacuer le stress. Mais chacun ses activités.

« Tu abîmerais ce superbe visage illustrant la notion même de perfection ? »

Je joue l'outré, mais j'veux bien reconnaître qu'elle m'aurait laminé. Et sans difficulté. Et visiblement, moi je n'en aurai pas à lui offrir un verre. Je fais un geste au serveur, qui nous apporte deux pintes. Donc, ce Jack n'est pas son copain. Intéressant, tout comme le fait qu'elle soit... seule.
On trinque.

« Alors, ta sœur ? Dis m'en plus ? T'es l’aînée ? La cadette ? »

Des jumelles ? Genre des vraies ? Ou le style qui se ressemble juste vaguement ? Je note l'humour des parents en tout cas. Et ils étaient du genre à les habiller pareilles quand elles étaient gamines je présume. Je ne cache pas ma surprise quand elle me parle de la boutique d'ésotérisme. Entre ça et le lutin de tout à l'heure, ça fait vraiment des coïncidences de fou.

« C'est original au moins ! Tu crois en ces trucs là ? »

Les No-Majs, ils ont vraiment de ces idées parfois.... Mon cœur se serre quand elle me demande si j'ai de la famille. Je m'habitue doucement à ces questions, mais ça reste douloureux. Mon regard se perd un instant sur la mousse de ma bière. J'avais une famille nombreuse, avant.

« Un petit frère et une petite sœur. Ils sont encore... à l'école. »

Merde, j'ai oublié comment on dit chez les No-Maj. Bon, tant pis, ça passera pour cette fois. Par contre entre ça et les questions désormais sur le lieu où je vis... j'ai pas un diplôme en mensonges moi.

« Pour l'instant, je traîne un peu dans le coin. Mais je t'avoue que je ne reste jamais très longtemps au même endroit. Je vais là où il y a du travail. »

Ce qui n'est pas totalement faux en réalité.

« Me décrasser ? Me décrasser ? Attends mais tu as vu un peu ce corps d'athlète ? »

Je me lève, écarte les bras et tourne sur moi-même pour qu'elle admire ce... ouais en vrai, je sais, j'ai pas vraiment le physique d'un apollon.

« Va falloir te montrer persuasive, je ne suis pas un très grand sportif. T'as plus de chance de me trouver dans un bon pub qui sert de la bonne bière et de bonnes frites ! »

La vie, faut profiter de la vie. Elle passe beaucoup trop vite, hélas. J'en sais quelque chose. Mais je note quand même où la trouver. Bon, c'est une No-Maj, c'est pas comme s'il pouvait se passer quelque chose. Enfin j'ai rien contre les No-Maj hein, mais si je ne peux jamais lui parler de ce que je fais, de ce qui m'est arrivé, du monde dans lequel je vis... Bon, je dis pas, coucher avec elle, ça doit être cool. Mais... bref.

« Future vétérinaire, donc. Un animal de compagnie peut-être ? »

Les animaux no-majs sont... ennuyeux, en général. Enfin j'veux dire... Regardez nos créatures, elles sont proprement fantastiques !

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Plus je le regarde et plus je passe un bon moment. Je vois son expression sur son visage quand je parle de la boutique de ma sœur, je sais que beaucoup de No-Maj trouvent cela ridicule, et se moquent de ces gens illuminés qui croient en la magie ou à des forces occultes. Aussi mon visage se renfrogne, parce que je ne sais pas comment je dois prendre sa question. Qu'il n'y croit pas, j'en m'en fiche pas mal, qu'il se moque, je dois dire que là, ça me ferait quelque chose. Même si...même si ça fait trois ans que je m'évertue à ne plus me considérer comme une sorcière.

"Si je crois en l'ésotérisme ? Je crois que chaque courant, chaque pensées différentes peut-être un atout. Ma sœur s'apporte un peu de magie dans sa vie, dans son monde, si elle se sent bien avec ça et qu'elle peut en vivre. Ce que moi je crois n'a pas d'importance. Ce genre de pratique peut-être dangereuse, j'en reste loin. Et toi ? Tu crois en ces trucs là ?"

Je me sens le besoin de changer de sujet, je suis inconfortable, même quand j'en parle directement à ma sœur, qui sait exactement qui je suis. Mais ma question semble le troubler, je ne sais pas si c'est vis à vis de ma question ou de ce que j'ai répondu avant ça. Je n'aime pas voir ce regard, ses yeux semblent plus sombres, je préfère quand ils pétillent.

Il a donc un petit frère et une petite sœur, sont-il roux eux aussi ? Il me fait penser...à cette famille bien connu d'Angleterre, les Weasley. Il ne doit même pas savoir qui ils sont. Bref. C'est donc un baroudeur qui ne se pose pas. Pendant un moment, avec Jaëlle on a pas mal bougé, avant que la vieille dame de la boutique nous accueille. On a beaucoup volé, chapardé. Je n'ai pas aimé cette époque.

"Et tu comptes rester un moment à New-York ?"

Je me rends compte que ça me plairait de le revoir et que je serai presque déçue qu'il disparaisse du jour au lendemain. Alors qu'on se connait que depuis quelques minutes et que notre rencontre n'était pas des plus agréable. Je crois qu'il a su rattraper le coup. Aussi je lui tends une perche, et lui propose de venir courir avec moi.

J'éclate de rire, un rire spontané et franc, comme j'en ai rarement eu depuis des semaines. Il se tourne pour que je le reluque, et c'est ce que je fais. Il paye pas de mine, mais il est vraiment trop craquant. J'ai jamais aimé les corps d'athlètes trop sûrs d'eux de toute façon, trop sur de leur physique pour ne faire aucun effort pour plaire à une fille. Il n'y avait qu'à voir à Ilvermorny, les joueurs de Quidditch se pensaient des puissants séducteurs, mais m'ont toujours laissé de marbre. Je sens le sang picoter mes pommettes supérieures et je pince mes lèvres.

"Et bien disons qu'après le tour du parc, on pourrait s'arrêter dans un bon pub qui sert de la bonne bière et de bonnes frites ?!" Disé-je en piquant dans le panier devant nous, un énorme sourire sur mes lèvres.

"Je te laisserai même le choix du pub. Je suis sûre que tu connais de meilleures adresses que moi."

Il semble être ailleurs une petite seconde. Est-ce que j'aurai dit quelque chose de mal ? Puis il fixe sur mon futur métier.

"Un animal de compagnie ? Est-ce que ma sœur ça compte ! Roooh va pas lui dire ça surtout !"

Je me mets à rire.

"Non je n'ai pas d'animal. Il faut pouvoir s'en occuper, et pour l'instant j'ai pas de chez moi, pas trop d'espace, il serait malheureux. En plus, je suis plus reptile que petit chien tout doux. Et ma sœur, les serpents, les dragon du Komodo, les gros lézard, elle n'aime pas trop ça. Puis t'imagines bien, un varan de deux mètres cinquante et de quatre vingt dix kilo, ça fait cloche dans un appartement."

Mon rêve c'est d'aller en Indonésie pour les étudier, dans le parc National de Komodo. Je sais qu'il y a cinq ans, les étudiants qui se spécialisaient dans les NAC étaient partis en stage sur sur les trois principales îles : Rinca, Komodo, et Padar. Ils avaient étudié ce gros varan et tout la biosphère protégée par l’Unesco. C'est mon seul fantasme d'ancienne sorcière, m'approcher de tels animaux dont la légende découle probablement des vrais dragons. Bien évidemment contrairement aux vrais, ils ne crachent pas de feu mais n’en demeurent pas moins impressionnant. C'est le plus vieux varan au monde.

"Et toi tu aimes les animaux ?"

J'ai toujours dit qu'on pouvait voir la bonté d'un homme à la manière dont il s'occupe et traite les animaux. J'ignore pourquoi je me suis vraiment tournée vers ce métier, plus qu'un autre, mais il est possible que ce soit pour me prouver que j'étais quelqu'un de bon, de pur, et que ma magie ne m'avait pas entaché.

"Est-ce que tu...est-ce que tu viens toujours seul dans les bars ? Tu n'as pas quelqu'un pour partager tes...soirées ?"

Naëlle ! Bon sang mais t'es pas sérieuse de poser une telle question ? Je passe une main dans mes cheveux, gênée, mais maintenant les pieds dedans...

"Enfin je veux dire, tu n'as personne dans ta vie ? Une petite amie ?"

Putain Naëlle ! D'habitude c'est Jaëlle qui est aussi directe pour ce genre de chose. Je crois que j'ai trop vécu avec elle. Mon visage s'empourpre, heureusement que je suis métisse. Non mais en même temps, j'ai pas envie d'être séduite par un mec, s'il se tape tous les bars du coin pour tromper sa copine. Je suis tombée sur de parfaits connards, alors celui là à l'air plutôt cool pour que j'en sois déçue. Ouais c'est ça rationalise.

Bon il est seul. OUF. Il est seul et il me fait rire, toute la soirée. Je vois même pas les heures défiler alors qu'on discute de tout et de rien. Il a parfois l'air d'être en décalage, en marge du monde. Il bute parfois sur des choses que je lui raconte, sur des films que j'ai vu. Parfois ils cherchent ses mots, comme si ce n'est pas spontané. Je crois qu'il ne sort pas beaucoup en fait, du coup je ne fais pas de remarques. Je reste même quand mes amis se lèvent pour quitter le bars. Jack se propose bien sûr de me ramener, et même de revenir me chercher si je lui envoies un SMS, mais Will dit qu'il ne m'arrivera rien et qu'il s'engage à me raccompagner, tout en pointant l'humour que c'est plus moi qui le ramènerait que lui, faisant référence à la boxe que je pratique.

On est "chassé" du bar vers 3h, en fait, comme Will semblait connaître le patron ou du moins le barmaid, on est resté même pendant qu'il donnait un coup au sol et qu'il lavait les tables et montait les chaises. Quand je sors, je suis saisie par l'air frais, il faut dire qu'il faisait très chaud dans le bar. Je passe ma petite veste et nous marchons tranquillement dans les rues. Il n'y a plus de métro à cette heure ci. On ne prend pas de taxi non plus, pour discuter encore un peu. C'est étrange, vraiment. Je le connais que depuis quelques heures et voilà que j'ai du mal à le quitter.

On arrive bientôt devant la petite boutique. Je devrai être dingue de me faire raccompagner chez moi par un parfait inconnu. Toutes les lumières sont éteintes, Jaëlle doit dormir à l'heure qu'il est. J'hésite une seconde, le faire rentrer ou non ? Boire une infusion ? Mais cette boutique n'est pas la mienne, et je ne préfère pas. J'ai passé un bon moment dans le bar, je ne veux pas le gâcher dans la boutique remplie de magie. Je trépigne un peu sur mes pieds. Dommage que je n'ai pas de poches sur cette veste, je ne sais pas quoi faire de mes mains.

"Bon et bien, je te remercie pour cette soirée, et pour les frites. Et pour mes papiers. J'espère que nous aurons l'occasion de nous revoir."

Je fixe ses lèvres et un instant je me surprends à vouloir l'embrasser. Des fourmis chatouillent mon ventre et mon cœur se met à battre plus vite. Naëlle, tu ne le connais même pas. Le voyant faire un mouvement vers moi, je prends une petite impulsion et vient lui embrasser la joue avant que nos lèvres ne se touchent. C'est ridicule, et j'ai peur qu'il pense qu'il s'est pris un vent, même si ça en a tout l'air. Pourtant, même en embrassant sa joue, je sens un creux se former dans mon estomac, j'aurai du l'embrasser, mais maintenant, ça sonnerait encore plus stupide. J'humecte mes lèvres quand je lui refais face, trahissant ma frustration.

"Tu veux que j'appelle un taxi ?"

Il me dit que ça va aller, et comme je me sens un peu honteuse qu'il croit que je le repousse, je sursaute et fouille dans mon sac. Pfff j'ai pas de papier, pas même un ticket de caisse, je prends tout de même un stylo.

"Attend !"

Je lui saisis alors la main et l'ouvre pour avoir accès à sa paume. Je m’aperçois alors de la peau de ses doigts. Il a l'air de faire un métier physique, ses petits boulots ne doivent pas être de l'ordre de ranger une bibliothèque ou d’être agent de caisse. Elles sont abimées, enfin disons, qu'elles sont plus épaisses à certains endroit. Je me surprends encore à avoir des pensées étranges et je parcours sa peau avec la pulpe de mon pouce avant de me rendre compte de ce que je fais.

"Oh ! Désolée, je te note mon numéro. Appelle moi..."

Je souris avant de relâcher sa main. Le cœur lourd. J'aurai vraiment du l'embrasser, mais je ne l'ai pas fait depuis tellement de temps. Il se recule, et je sens qu'il respecte mon attitude, ou alors que je l'ai profondément vexé. Il ne me rappellera pas n'est-ce pas ? Je mets les clefs dans la serrure de la boutique et la tourne.

"Bonne nuit."

Que je lance en le regardant partir. Je rentre dans la boutique et m'adosse à la porte, poussant un soupir. Je lâche aussi un juron quand je vois la lumière s'allumer de la baguette de ma sœur. Je sursaute.

"Tu dors pas toi !?"

Merde, je vais devoir raconter tout ce qui s'est passé avant de me coucher.

Codage par Libella sur Graphiorum

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Naëlle Sharp

« Je vais découvrir un autre chemin, et il va falloir que tu sois mon guide dans cette obscurité. Elle pourrait nous entrainer tous les deux. »
 

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And meet me there tonight.
And let me know that it's not all in my mind
Naëlle Sharp & Will Davies

C'est marrant, cette différence entre les deux. Les No-Majs ont besoin de magie dans leur vie. C'est normale, elle est ennuyeuse sinon. Et pas facile, faut le reconnaître. Sa sœur est intéressée par la magie donc, mais pas elle ? Elle en a peur on dirait. Bon, elle a raison sur un point : la magie peut être terriblement dangereuse. J'en sais quelque chose.

« Je crois qu'il y a des forces supérieures. Des choses qui nous dépassent. Regarde les hypnotiseurs. Ceux qui te touchent et paf, t'es plus qu'une marionnette. J'sais pas, mais si c'est pas d'la magie, j'sais pas c'que c'est. Mais t'as raison, c'est dangereux si c'est pas les bonnes personnes qui la pratiquent. »

Oui, la magie peut être meurtrière, assassine. Mes frères, mes sœurs, mes parents en sont la preuve. Mais je ne pourrai pas renoncer à la magie, parce que je sais qu'elle peut faire beaucoup de bien aussi. M'enfin, un peu plus de justice serait la bienvenue. Ces Purificateurs notamment... La magie est notre bombe atomique. Des abrutis, il y en a dans tous les mondes je crois. On pourrait faire tellement mieux, pour les sorciers comme pour les no-maj. Et on ne fait pas grand chose. C'est ce que je nous reproche.

« Je l'espère. »

Je lui souris. Je suis à New-York pour l'instant, mais les missions tombent sans prévenir. Je me rends juste compte que pour une fois, j'aimerais bien rester quelques temps au même endroit. Sans avoir à courir. Le footing ne m'aime pas, clairement.

« Ah bah ça je préfère largement ! Tu sais parler aux hommes toi ! »

Jamais compris pourquoi certains se torturaient volontairement. On n'a qu'une vie, faut en profiter. Et elle n'a pas tord, je connais tous les pubs cool et pas chers.

« T'auras pas à le regretter ! »

si je peux rester, parce que bon, faut pas non plus que j'me leurre. Les dragons, ça court pas les rues de New-York et que je suis plus souvent à l'étranger que sur le sol américain. J'éclate de rire quand elle parle de sa sœur. Ah si si, je vois très bien ce qu'elle veut dire. Je disais ça à mes cadets. J'ouvre un œil quand elle dit apprécier les reptiles. Tiens donc. C'est rare les nanas qui aiment ce genre d'animaux. Elle qui n'aime pas la magie, c'est con, elle aimerait bien les dragons j'crois.

« Bah moi j'trouve ça classe ! C'est cool ce genre de bestioles, plus qu'on ne le croit. Ils sont joueurs et peuvent se comporter comme de vrais bébés parfois. »

Pensée pour Eliott, capable d'être très caractériel et très câlin.

« Ouais, je les trouve parfois plus sympas que les humains. C'était une vraie ménagerie chez moi. Actuellement j'ai même un hibou qui s'appelle Archimède. On se dispute souvent. J'dois avouer que c'est régulièrement lui qui a raison, mais faut pas trop lui dire. »

Par contre, j'évite de lui parler d'Eliott. Manquerait plus qu'elle veuille le voir. Alors que bon, même les no-majs ont des hiboux. Je fronce les sourcils quand j'entends sa question. Je rêve ou c'est LA question ? J'souris, ouais, c'est bien ça.

« Personne non... mais va falloir que tu retravailles ta phrase d'approche. »

Je ris, elle semble gênée mais faut dédramatiser le truc, c'est rien. Et puis on rigole bien ensemble. Elle descend mes frites à vitesse phénoménale. J'oublie mon pote, j'crois qu'elle oublie un peu les siens aussi. Ça faisait longtemps que j'avais pas ri comme ça. J'suis même pas sûr que je suis allé fumer tien. Elle me fait un peu découvrir le monde sans magie, ce n'est as toujours évident de donner le change, mais je crois que je fais encore illusion. Je reste un peu en retrait quand ses potes lèvent le camp. Je n'ai pas vu le temps passer, mais je suis plutôt content quand elle leur dit qu'elle veut rester. Y a que son Jack qui est un peu lourd.

« ça va mec, j'te promets qu'elle rentrera en un seul morceau. Elle t'enverra un message, et puis... j'crois que c'est même elle qui nous défendrait en cas de problème. Sérieux, j'ai voulu prendre une frite, elle a failli me foutre un uppercut, sous prétexte que c'était la sienne. »

Comment ça j'exagère ? En tout cas, on peut reprendre notre discussion tranquille. On peut même rester un peu après la fermeture, jusqu'à ce que je me décide à lâcher quelques billets sur le comptoir, pour payer nos consommations. Une fois dehors, j'm'allume une cigarette, et on commence à traverser la ville, tout en causant. On arrive étonnamment vite devant la boutique de sa sœur. On devine quelques artefacts à travers la grille.

« Tout le plaisir a été pour moi. »

Ouais, c'est vrai. Ça a été une soirée agréable, je ne m'y attendais pas vraiment. Ça faisait un moment que j'avais pas apprécié à ce point avec une fille. J'sais pas si j'vais la revoir. Pas à cause d'elle, mais bon, c'est une no-maj, j'suis sorcier. Elle étudie ici, à New-York, j'peux partir à l'autre bout du monde du jour au lendemain. Mais j'suis pas du genre à faire des plans sur la comète, j'ai appris à vivre au jour le jour, à profiter du moment. Et là, maintenant, j'ai envie de l'embrasser.Elle est belle, à peine éclairée par la lumière des réverbères, alors je me penche... Mais ses lèvres touchent ma joue. Je souris légèrement. Ok, trop rapide, je note. Mais je crois, j'peux m'tromper hein, j'crois qu'elle avait envie de m'embrasser, mais bon « ça se fait pas ». Ce genre de truc. C'est rien, ça m'rappelle des souvenirs.

« Nan t'inquiète pas pour moi. J'suis pas boxeur, j'aime pas courir, mais marcher, je me débrouille. »

Je lui fais un clin d’œil. En vrai, j'vais transplaner fissa. J'm'apprête à partir quand elle me demande d'attendre et chope mon poignet. Qu'est-ce qu'elle fait ? Je la regarde, intrigué. Je la laisse faire, alors qu'elle observe ma main. Elle est un peu... caleuse ? Ouais, faut dire les dragons sont pas tous des tendres. Elle en revanche, elle a pas des mains de boxeuse. Quoique ça porte des gants, une boxeuse. Elle a les mains douces. Son numéro ? Ah je prends !

« Dès que je traîne dans le coin. »

J'préfère pas donner de date, on sait jamais de quoi demain sera fait. Je lui souhaite à mon tour une bonne nuit, et j'attends qu'elle soit bien rentrée pour m'enfoncer dans un ruelle et transplaner, après avoir regardé encore une fois le numéro de Naëlle.

black pumpkin

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Loving can hurt, loving can hurt sometimes
But it's the only thing that I know
When it gets hard, you know it can get hard sometimes
It is the only thing makes us feel alive

©crack in time

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