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RPG Harry Potter

In RPG, nous sommes en Janvier 2022.

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Bibia Be Ye Ye
Mes poumons comment à brûler. Je crois que j'ai fait péter le chronomètre aujourd'hui. Mes cuisses tremblent quand je m'arrête. J'attrape ma bouteille d'eau et bois avidement. La sueur perle de mon front, mes cheveux sont en batailles et commencent à friser là où les mèches de ma queue de cheval se sont échappées. Je tamponne mon front avec mon bracelet éponge et j'inspire un grand coup. Je craque mon cou, et relâche mes épaules, il faut que je m'étire maintenant. Nous sommes au mois d'octobre et il commence à faire bien frais, mais ma course dans le parc m'a bien réchauffé. Ça fait du bien, ça m'aide à me canaliser en plus de la boxe.

A chaque fois que je viens ici, je ne peux pas m’empêcher de penser à Will, et j'espère secrètement qu'il sera là. Mais depuis que je lui ai donné mon numéro, il n'a jamais appelé. Le plus "drôle" c'est qu'on s'est croisée en Tanzanie et que...ça a bien confirmé le fait qu'il me plaisait. Mais sérieusement, je m'attendais à quoi ? Peut-être ne s'est-il pas noté le numéro en rentrant et l'a perdu ? Ou tout simplement je ne lui plais pas. En plus je l'ai une nouvelle fois rembroué en partant précipitamment lors d'une danse. Bon ensuite on s'est revu autour d'un verre - quand il m'a sauvé de la plage -, mais il devait partir, alors, il ne s'est rien passé. Et voilà deux mois que je n'ai pas de nouvelles, pourtant il sait où j'habite. Enfin je sais pas pourquoi j'en fais toute une histoire.

Je continue mes étirements quand j'entends quelqu'un se racler la gorge derrière moi. Pile quand je me suis baissée et que mon cul est en ligne de mire. Je penche ma tête pour expédier le gros lourdaud pervers pour voir qu'il s'agit de...Will. Oh. Je me redresse aussitôt et tente de ressembler à quelque chose en tirant sur mes habits et passant une main dans mes cheveux. Naëlle il t'a vu en maillot de bain relax. Oui mais pas trempée de sueur et essoufflée. Je dois puer et résiste à l'idée de sentir sous mes aisselles.

"J'ai envie de croire que pour une fois, cette rencontre n'est pas fortuite."

Oui, pas de hasard possible n'est ce pas ? Je l'ai déjà informé que je courrai par ici régulièrement. Mon cœur tambourine et ça me fait toujours le même effet quand je le vois.

"Tu vas bien ?"

Tu m'as manqué serait de trop non ? Et si je l’engueulais de ne pas avoir appeler avant ?

"Tu viens te décrasser ? Tu arrives un peu tard, je suis incapable de faire un pas de plus."

Ou peut-être qu'il m'observait en fait ! Et qu'il a attendu que je termine mes tours pour me parler ? Quoi qu'il en soit, je suis contente de le voir et mon sourire est significatif. On fait quelques pas ensemble vers la sortie.

"Une soirée ?"

Je baisse mes yeux et souris.

"Un rendez-vous programmé et attendu avec toi ? Ouais carrément, ça marche !"

Ça sera la première fois qu'on se donne rendez-vous et qu'on ne se rencontre pas au hasard. Ça me branche. Et du coup, je suis contente de me dire qu'en fait, je l'intéresse. Je l'intéresse assez pour qu'il ne me tienne pas rigueur des deux vents qu'il s'est pris avec moi. Je compte bien me rattraper. Du coup, on a rendez-vous ce soir, il passe me chercher. Jaëlle va être folle de joie, enfin pas autant que moi. Merde je sais pas ce que je vais me mettre. Quand je rentre chez moi, je file droit vers Jaëlle.

"Montre moi ton armoire ! C'est URGENT !"

Devant son air ahuri je reprends mon souffle.

"J'ai...un rendez-vous galant ce soir. Avec Will !"

Je sais pas laquelle de nous deux pousse le cris le plus aiguë. OK OK j'écoute ses conseils. Elle choisi ma tenue avec attention.

"T'as pas un soutien gorge en plus push-up ? Le but c'est pas que je l'hypnotise avec mes seins !"

J'vous jure, on dirait qu'ils sont deux fois plus gros dedans. Au pire il m'a vu à la plage, il sait que je ne triche pas.

"C'est un rendez-vous hein, au pire y'aura un bisou cette fois mais quand même, ces sous vêtement sont..."

Bon ils sont canons, faut le dire, mais pour un premier rendez-vous. Toutefois je m'admire dans le miroir, même ce string me fait des fesses merveilleuses .Jaëlle dit qu'il faut parer à toutes les éventualités. Et qu'il faut mettre mes formes en valeur. C'est pourquoi elle choisi consciencieusement un jean qui moule parfaitement mes rondeurs. Des chaussures à talons et une veste qui rendent le tout très élégant, peut importe l'endroit où il m'amène manger. Elle s'amuse ensuite à me coiffer, une tresse comme elle sait si bien les faire sur le côté. Des cheveux un peu volage sur le côté mais très bien étudié. Le côté sexy, mais pas trop, sauvage mais pas trop, disponible mais pas trop. En fait j'adore. Le chemisier est étudié pour laisser entrevoir le sommet de ma poitrine qui ressort dans ce sous vêtement.

"Ok, je crois que comme ça, je vais réussir à m'excuser des autres fois. Et il n'aura plus l'image de moi dégoulinante de sueur dans le parc. Merci sœurette."

Et tout ça sans magie. Je lui en suis reconnaissante. Je finis seule de me maquiller pendant qu'elle descend dans la boutique après avoir entendu la clochette retentir d'un client qui a poussé la porte. Un peu de mascara, de far à paupière discret. Je souffle en me regardant dans le miroir. Il faut que je lui laisse une chance. Il est vraiment très gentil, il ne pourra pas me faire de mal. Mais si jamais il apprenait pour...mon passé. Je soupire, il faut que j'arrête avec ça, je vais pas me marier avec lui, juste passer un bon moment. Que j'en profite me dirait Jaëlle.

Au bout d'un moment j'entends une seconde clochette et ma sœur m'appeler. Il est là. Il est rentré dans la boutique, et maintenant j'ai la frousse. Je fais de l'hyperventilation. Je sens de l'électricité dans mes mains et je serre mes poings. Le miroir montre que mes cheveux ont changé de ton. Me voilà rousse. Et je ricane nerveusement et secoue la tête, n'importe quoi. N'importe quoi. Jaëlle débarque alors et s'exclame.

"Je sais, je sais...c'est mon premier vrai rendez-vous depuis...enfin tu sais. Et ..."

Tout va bien se passer me dit-elle. Elle saisit mes mains et colle son front contre le mien. Je ferme mes yeux et me laisse porter par ses paroles réconfortantes. Mes cheveux reprennent leur couleur d'origine. Je suis prête.

Mes talons claquent dans les escaliers quand je descends. Toujours ces chatouillis dans mon estomac quand je croise son regard. Son expression m'amuse, je crois que je lui plais. Je mordille ma lèvre et dit bonsoir à ma sœur. J'attrape son bras pour sortir et nous grimpons dans un taxi.

"Alors, quoi de prévu pour ce soir ?"

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Naëlle Sharp

« Je vais découvrir un autre chemin, et il va falloir que tu sois mon guide dans cette obscurité. Elle pourrait nous entrainer tous les deux. »
 

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Bibia Be Ye Ye
Naëlle Sharp & Will Davies

Bon, faut que je me bouge. Retrouver Amélia, ça m'a aidé à me remettre les idées en place. J'peux pas me morfondre et garder l'image de Lena et de son frère... enfin, de Gabriel en tête. J'ai plus de sentiments pour elle. Enfin, elle a compté, c'est vrai. Et j'ai pas envie qu'elle ait d’emmerdes, mais elle n'est plus celle avec qui j'ai envie de délirer ou de passer des heures à causer. Nan, ça, c'est avec Naëlle, dont j'ai toujours le numéro d'ailleurs. Mais je n'aime pas trop les trucs moldus/no-majs. Et puis, j'ai jamais pu l'appeler avec tous mes voyages. En plus, on commence à sérieusement préparer le Tournoi des sorciers. Les organisateurs veulent un dragon, il faut préparer les animaux. Mais on a le temps. Et puis, on ne vit qu'une fois pas vrai ? On s'est croisé trop de fois elle et moi pour pas tenter quelque chose.

Et j'aime provoquer le destin. J'me suis souvenu où elle m'a dit courir et je m'y suis rendu... pour la découvrir en tenue et dans une posture... Je penche légèrement la tête pour admirer ses... enfin son... Bref. Je toussote pour signaler ma présence. J'aime bien ses fesses, mais sa tête est pas mal non plus. Même après un footing. Surtout, après un footing, en fait.

« Pas du tout. Je viens de courir au moins deux heures. »

Même pas en rêve. Mais je fais mine de m'étirer, j'dois être bien moins sexy qu'elle.

« Me décrasser ? J'ai même pas encore bu de bière aujourd'hui ! Je suis au top de ma forme, mais toi tu as l'air rouillé. »

Je m'attends à prendre un coup à n'importe quel moment. Faudrait pas que j'oublie qu'elle pourrait mettre Ty KO en un coup.

« En fait mademoiselle qui veut toujours me décrasser, j'étais venu te proposer de te sortir ce soir. »

Ouais, un rendez-vous, tout à fait. Un vrai de vrai pour une fois. Pas quelques minutes arrachées au hasard.  

« Et pour rassurer ton cher Jake, je viendrai te chercher à 20h et je te ramènerai, comme un gentleman ! »

Petite révérence pour marquer le tout. Même si bon, j'aimerais bien ne pas être trop gentleman non plus. On prend congé l'un de l'autre, je je transplane chez Marcus. Bon, va falloir gérer maintenant. En fait, je sais très bien ce qu'on va faire. Y a un festival de rue cette nuit, ça va lui plaire, j'en suis sûre. Mais... ça fait longtemps que j'ai pas eu un rencard. Et j'ai pas envie de me planter avec elle. J'fume un peu trop, c'est ridicule. Marcus dit que je suis nerveux, il soupçonne tout de suite une fille. Moi, je le soupçonne d'être legilimens. Bon, je sais que non, parce qu'il m'aurait tué vingt fois... rien que le premier mois de vie commune, s'il avait su. Je chahute un peu mes cadets, ça me calme. Mais c'est vite l'heure. Ok. C'est parti. Je transplane jusqu'à une rue adjacente à la boutique de sa sœur. J'inspire un grand coup, et je rentre, faisant tinter le clochette.

C'est la caverne d’Ali baba en fait. Il y a des totems, des amulettes, des poudres de partout. Certains trucs ressemblent vraiment à ce qu'on peut trouver côté sorcier. Pour d'autres par contre... ça va me donner des armes pour me foutre d'Amélia. J'avise alors... Jaëlle

« Salut Will, ravie de voir que tu es ponctuel. 
- L'homme parfait, pas vrai ?
- Si tu ne lui brises pas le cœur, tu seras l'homme parfait. NAELLE ! »

J'ai pas envie de lui briser le cœur, mais... je ne peux pas non plus m'engager, parce que... Enfin nos mondes ne sont pas vraiment... compatibles ? J'veux juste... j'sais pas, j'aime passer du temps avec elle... qui ne vient pas.

« J'arrive. Will, sérieusement, ne gâche pas tout. »

Elle disparaît dans l'arrière boutique. Je regarde un peu tous les objets autour de moi, quand j'entends du bruit dans l'escalier.

« Tu es... Superbe. »

Ne mate pas ses seins, Will, ne mate pas ses... trop tard. Je lui tends le bras et nous sortons enfin. J'attrape un taxi au vol.

« Soho ma belle. »

Je n'en dis pas plus. Je veux qu'elle ait la surprise. Elle est vraiment canon, et je crève d'envie de l'embrasser, mais elle est le genre de nana avec qui il ne faut pas forcer. Je laisse juste mes doigts glisser vers les siens, pour m'en emparer. On parle tout au long du trajet et quand le taxi arrive enfin, je demande à Naëlle de fermer les yeux. Je lui embrasse les doigts et je l'aide à descendre de la voiture. Je la positionne face à la rue, à l'entrée du festival. Les guirlandes resplendissent dans la nuit noire, elle peut déjà entendre les musiques qui s'élèvent, les cris, les odeurs de nourriture.

« Tu peux ouvrir. »

C'est le rendez-vous des artistes. Des danseurs, des tagueurs, des tatoueurs, des jongleurs, des musiciens. Bref, trop cool non ?

« Dès qu't'as mal aux pieds, tu me dis ! »

Mais là, je veux voir ses yeux qui brillent. Je lui fais faire un tour sur elle même, et je l'attire pour rentrer pleinement dans le festival, sans lâcher sa main.

« C'est ici, l'an dernier, que je me suis fais faire... ce tatouage. »

Je lui montre le lézard que j'ai sur l'avant-bras. Elle qui aime les reptiles, ça devrait lui plaire.

« Par contre, les restos trois étoiles, ça n'a jamais été mon truc. Mais c'est ici qu'ils font les meilleurs produits les plus gras de new-york ! »

Je lui désigne un stand. Je connais les vendeurs évidemment, j'adore ce festival. Ils font les meilleures frites du monde, leur bière est à tomber.


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Bibia Be Ye Ye
Je souris et le remercie quand il me complimente. Ça fait toujours du bien. Bon apparemment l'effet push-up fonctionne, c'est presque rassurant de voir qu'il est normal sur ce point là.

"South of Houston Street ! Génial, parfait !"

J'aime bien ce quartier, on ne sait jamais vraiment ce qu'on va y découvrir, chaque soir c'est presque une nouvelle chose, de nouveaux artistes, une nouvelle ambiance. J'apprécie son choix de quartier, c'est un peu la découverte, et le monde No-Maj que j'adore. Je pose une main sur ma cuisse et l'autre sur le siège, et quand je sens ses doigts toucher les miens, je souris en regardant par la vitre, lui cachant mon visage. J'en ai des frissons.

"Tu sais le thème de la rue ce soir."

Mmhhh mais c'est qu'il ne veut pas me le dire. Super. Je pousse doucement son épaule faisant mine d'être vexée, et son sourire, bon sang son sourire me désarme, ses yeux sont hypnotisant, toujours cette pupille un peu dilatée, rendant son regard plus intense. Il est doux, il n'a pas l'air d'un mauvais garçon et il me l'a prouvé, malgré son apparence, ce qu'il dégage est paradoxal. Il a ce petit côté désinvolte, aventurier, irresponsable, et pourtant, il transpire la bonté. Et j'aime l'entendre, il me fait rire.

On parle de la Tanzanie. Il dit qu'il voyage souvent, il m'avait déjà dit qu'il allait où le travail se trouvait, mais il est assez mystérieux tout de même, parce que finalement, je ne sais toujours pas exactement ce qu'il fait. J'en viens presque à croire que c'est un agent de la CIA. Je dois dire que je trouverai ça craquant si c'est le cas. Quand je lui demande ses films ou ses séries préférés, il bote en touche, il n'est pas très 7ème art.

"Non mais ça, c'est parce que tu ne dois voir que des navets, je t'emmènerai voir un bon vrai film à l'occasion, dans une vieille salle de New York, qui sent encore la poussière !"

Le taxi freine et je suis impatiente. Je ferme mes yeux comme il me le demande, je serre fort mes paupières, totalement amusée. Je sens l'adrénaline de l'inconnu, accompagnée d'un presque inconnu. Ça fait si longtemps que je ne suis pas sortie comme ça. Mon sourire ne s'évapore pas quand il embrasse le bout de mes doigts et qu'il me dirige vers la rue. Pire qu'une enfant avant Noël. C'est animé, je sens la vie sans la voir. Les rires, les sons de musique, je sens des odeurs de cannelle, de marrons grillés. De la saucisse, des pains, de la friture. Du vin chaud. Et quand j'ai le droit, mes paupières se soulèvent sous la surprise.

Je suis émerveillée, fascinée. Mes yeux brilles sous les lumières des guirlandes de toutes les couleurs. C'est féérique, les No-Maj savent reproduire la magie. Je regarde un homme qui jongle avec des bâtons de feu, c'est juste époustouflant, et un autre crache des flammes avec sa bouche, je sens la chaleur sur ma peau tellement les flammes sont grandes et se dirigent vers nous. Je pousse un hoquet de surprise en me cachant derrière son épaule.

"Tu rigoles, je mettrais un pansement sur mes ampoules demain !"

Je suis à deux doigts de pousser des cris de petite souris excitée. C'est grandiose. Je pose mes yeux sur son bras, entendant à moitié ce qu'il me dit. J'éclate de rire quand son bras se lève avec ma main toujours dans la sienne. Je tourne sur moi même et m'avance vers la foule des rues. Cette soirée va être...magnifique.

"Attend quoi ?"

J'attrape son bras pour le retenir et regarder le tatouage plus attentivement.

"Et tu as d'autres petites merveilles de ce genre ?"

Un homme tatoué, et un lézard en plus. Que faut-il demander ?

"Une signification particulière ?"

Parce qu'un vrai tatoué a une vrai raison, parfois si personnelle qu'elle n'est pas avouable, comme mon dragon. Pas avouable à Will en tout cas.

"Je ne craquerai pas, non non non, je sais que quand on commence, on ne s'arrête plus, je ne me ferai pas tatouer ce soir, même si j'aime ton lézard. Je ne tomberai pas dans ton piège."

En fait... je suis faible, pitié. Mon regard furète partout, je ne sais plus où donner de la tête. Les produits les plus gras de New-York hein ? Je tire sur sa main pour que nos épaules cognent.

"Comme ça je n'aurai pas besoin de faire semblant de commander une salade et de taxer tes frites !"

Je lui fais un clin d’œil. On s'avance vers stand et on choisi un méga gros cornet de frites à partager, forcément, avec la sauce qui dégouline dans le paquet. Il me recommande une bière, je lui fais confiance, et nous voilà à marcher dans ce festival des artistes avec nos menus diététique.

Quand on trinque, de la bière dégouline de mes doigts, mais je m'en fous, j'adore. Je suis détendue maintenant, je n'ai plus la pression d'un rendez-vous. Sa désinvolture me met à l'aise, il est vraiment comme un poisson dans l'eau ici. Comme il tient la poche de frites et sa bière, je lui en glisse une dans la bouche, rattrapant le bout qui tombe quand il croque dedans.

"Ils font pas des bavoirs géant ?"

Naturellement, trop naturellement j’essuie la sauce sur le coin de son menton, me retenant de rire. Tant pis, je fais pas de manière, je viens sucer mon doigt plutôt que de le frotter sur mon jean. Mon dieu, la bière me monte déjà au nez ou quoi ? On s'arrête alors devant un guitariste au micro, qui attire la foule, il anime le trottoir.

"Tu sais jouer de la guitare, ou d'un instrument de musique ?"

La musique est entrainante et les gens frappent dans leur main. My, my, my, my, oh give me love. Le rythme, avec la nuit qui tombe, c'est juste sublime. J'en frissonne d'émotion. Et puis les paroles, c'est presque un poil gênant en fait. Mais peut-être approprié ? Peut-être que je devrai faire confiance à cet homme ? C'est un signe ? On se balance doucement sous l'air de musique, je lui jette quelques regards.

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Naëlle Sharp

« Je vais découvrir un autre chemin, et il va falloir que tu sois mon guide dans cette obscurité. Elle pourrait nous entrainer tous les deux. »
 

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Bibia Be Ye Ye
Naëlle Sharp & Will Davies

Ah, je l'ai intéressé avec mon petit lézard... scroutouille, cette phrase... parce que j'ai pas un petit lézard. Entendons-nous, je suis parfaitement dans la moyenne. Bref. J'suis pas peu fier, c'est vrai. J'arque un sourcil, l'air clairement fier.

« Ouais ma p'tite dame. Et pas qu'un ! »

J'en ai sur les bras, dans le dos, sur une partie du torse. J'ai commencé un peu avant la mort de ma famille. Et ça s'est accéléré après. Ils m'aident à avancer, à me souvenir, à cacher mes cicatrices aussi. C'est que les dragons ont leur petit caractère.

« Pour le lézard ? Non, pas vraiment, j'ai trouvé le motif plutôt cool. Pour d'autres, y a des significations, on verra si tu es assez sage pour que je te les raconte. »

Je lui adresse un clin d’œil. Je doute en réalité que je lui raconte. Que je lui parle de cet ours en peluche tatoué sur mon autre bras, qui représente le nounours préféré de ma plus petite sœur, tuée alors qu'elle dormait dans son berceau. Ou le dragon un peu plus haut. Celui qui a incendié ma famille, qui m'a volé ma vie, qui m'empêche de dormir parfois.

« Et pourquoi pas ? Qu'y a-t-il de mal à craquer ? Moi j'dis pas non. »

Je ne sais pas encore ce que je me ferai tatouer mais c'est une preuve de plus qu'on est en vie, non ? Les gens sont trop trouillards. La prudence... elle n'a jamais mené à rien. La peur, ça n'a jamais mené à rien. Et voilà, enfin une nana qui a le courage de manger des frites ! Une salade... on n'est pas des rongeurs que diable. Allez, on file s'acheter un énorme cornet de frites, arrosé de bonnes bières.

« Au cours de mes voyages, je suis passé par le nord de la France. Le pays du gras ! Un monde merveilleux. De la bière, des frites, parfois le tout mélangé. Genre jambon, pain, fromage, bière. Ces gens sont merveilleux. »

Non vraiment. Plus moyen de remettre le nom du plat mais c'était merveilleux. Eux au moins, ils se prennent pas la tête avec les calories et les autres trucs de ce genre. On trinque, on se balade. Elle me nourrit. Ça faisait longtemps et je dois avouer que ça me manquait finalement.

« Et perdre le plaisir de se tâcher ? »

Et perdre le plaisir de son doigt sur mon menton ? Ce serait du gâchis. Surtout ne pas voir son petit air, un peu gêné, qui n'assume pas totalement. Je trouve ça craquant moi. Quand on passe près d'un musicien de rue, Naëlle nous arrête.

« De la guitare seulement. Mais il paraît que je chante comme une casserole. »

C'est ce que Lena, mes frères et sœurs, et Amélia n'arrêtaient pas de dire. Ce à quoi je répondais que mon talent ne serait reconnu qu'après ma mort, comme tous les meilleurs artistes. D'accord, le type qui joue et chante, lui, il est clairement doué. Mais je sais faire d'autres trucs. Comme remarquer les œillades qu'elle me lance. C'est un signe, ça ou je ne m'y connais pas.

Je l'attrape alors d'un coup sec pour l'attirer contre moi, une main dans la sienne, mon autre sur le bas de son dos, pour la faire bouger au rythme de la musique. Je me risque à chantonner mais à voir sa tête, j'arrête assez vite. Pourtant, les paroles un peu niaises du type, je les comprends, elles me parlent. Oui, j'aimerais goûter ses lèvres. Mais, elle est no-maj et... Oh et puis scroutouille, depuis quand je suis un pétochard ? L'attirant encore un peu plus contre moi, je me penche pour déposer mes lèvres sur les siennes et les épouser. L'une de mes mains vient se poser sur sa joue, tandis qu'autour de nous, on applaudit. Nous, le musicien ? J'm'en tape. Je l'embrasse doucement, presque timidement, mais c'est tellement... bon... Quand je décolle nos lèvres, je me rends compte que c'est nous qu'on applaudit, alors, rougissant légèrement, je garde sa main dans la mienne et je nous fais faire une révérence, avant de nous écarter de la foule.

« Désolé, j'en avais envie depuis longtemps. »

Je ne vais pas mentir, manquerait plus que ça. Je remarque alors dans son dos un magicien de rue. Je me demande quel sera son tour, les no-maj confondent les tours de passe-passe avec la magie, ils sont... attendrissants, en un sens.

« Tiens, toi qui te méfies de la magie, tu ne veux pas voir s'il va faire sortir un diabolique lapin de son chapeau ? »


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Bibia Be Ye Ye
Je rigole, mais j'aimerai bien le voir jouer de la guitare et chanter comme une casserole. Je suis sûre qu'il est carrément craquant. Je pousse un petit cri de surprise quand il me tire contre lui pour danser. C'est juste génial, il est...génial. Je lève un sourcil quand il se met à chanter, ooh non pourquoi il arrête ? C'était mignon.

"Ravissant !"

Tout comme lui. Il me plait, j'ai peur de l'admettre, et cette chanson, l'ambiance, la bière. Pfiou j'en ai la tête qui tourne. J'ai l'impression que c'est la soirée parfaite, j'ai l'impression que je pourrai craqu... Oh god ! Ses lèvres contre les miennes. Je ferme mes yeux, entrainée par ce baiser, j'y réponds, sans l'ombre d'une hésitation. Je me colle un peu plus à lui, j'entends autour de nous, les applaudissements mais je n'y fais pas gaffe, parce que ce mec est hypnotisant. Ses lèvres, douces, sucrées par la boisson, sa langue qui vient ravir la mienne, c'est agréable, tellement agréable. Ça fait tellement longtemps que je n'ai pas ressentit ça, ce désir. Ça fait tellement longtemps que je n'ai pas donné de chance à un No-Maj, et celui ci pourrait bien me plaire vraiment beaucoup. Quand il cesse, je garde mes yeux quelques secondes fermés pour savourer. Quand je les ouvre, je découvre que les gens nous regardent, et Will nous fait faire une pirouette. Waouh, je sais plus où me mettre, mais c'était vraiment trop bon. Il nous éloigne et avoue en avoir envie depuis longtemps. Peut-être bien que moi aussi.

"Je...non, ne sois pas désolé, c'était très agréable."

Je pince mes lèvres, j'y reviendrai bien d'ailleurs. Je dois rougir encore plus. Je dévore ses yeux, puis... je fronce me nez quand il me parle de magie. Quoi ? Je me retourne et comprends. Mon ventre se noue.

"Heuu oui, oui pourquoi pas."

Merde Naëlle, pourquoi pas ? Sérieusement ! C'est ce baiser, il me fait perdre toute raison. Je me sens anxieuse et racle ma gorge quand on s'approche du spectacle en plein air. Je souris cependant, quand sa main cherche la mienne. J'ai le droit de me coller à lui ? Il fait frais et... j'en ai envie. Alors oui, je sens qu'il passe un bras par dessus mon épaule, et j'me cale contre lui.

Je regarde l'homme faire quelques tours de cartes, les gens applaudissent, crient de surprise, d'admiration, et il enchaine les tours, et plus ça avance, plus ils sont fins, ingénieux. Jusque là tout va bien, même si le nœud dans mes boyaux ne se défait pas. Et puis, il fait disparaitre et apparaitre des choses. Et en arrive à la métamorphose. Et...et, là je sens la sueur perler dans mon dos. Un chiffon qui se transforme en colombe, en lapin. Le mec a juste une boite en carton, clairement les animaux peuvent être là. Mais ça me rend nerveuse, et je me rends compte que ma main se crispe sur le bras de Will qui me demande si tout va bien.

"On peut bouger ? Je ne suis pas très...impressionnée."

Je tente de sourire, mais j'ai l'émotion au bord des lèvres. La magie, sorcière, No-Maj, ça me rend vraiment mal à l'aise, je sens parfois la mienne, vibrer encore, et c'est d'autant difficile de la contrôler, de la réduire au silence, à néant quand j'en vois sous mes yeux. Jaëlle le sait, et elle n'en fait jamais devant moi. Je veux juste oublier ce monde, il a pourri nos vies.

"Y'a beaucoup d’apprenti sorcier, tu verrai dans la boutique de ma sœur, certains sont vraiment effrayants, ils sont friant de truc occulte, certains viennent pour envouter des gens, je suis sérieuse, du style vaudou. Si ces gens là avaient de vrais pouvoirs, tu imagines le désastre ?"

Les No-Maj ne sont pas fait pour faire de la magie, ils s'en serviraient à mauvais escient, déjà que dans le monde sorcier, ce n'est pas glorieux.

"Je pense qu'il faut respecter ces forces là et que ce genre de sorcier ne devrait pas courir les rues."

Je désigne le magicienne du menton. Je me sens mal en disant ça, je resserre les pans de ma chemise comme si une chape de froid c'était abattu sur moi. Il faut qu'on s'éloigne. Alors je lui prends la main et je le guide sur l'autre trottoir. On finit nos frites en regardant des gens se faire tatouer. Je m'amuse de les voir grincer des dents.

"Tu sais que j'ai pas versé une seule larme pour mon dragon ?"

Je relève un sourcil fière de moi et gonfle le biceps de mon bras droit. Le Magyar à pointes avait fasciné Will cet été. Lui qui avait l'air d'être intéressé par le sujet, il était en Tanzanie pour ça d'ailleurs, pour un stage ou un truc du genre. J'avais même imaginé furtivement lui en présenter un vrai - je ne sais pas comment - mais histoire de lui faire une énorme surprise, seulement... No-Maj.

On passe devant un stand de gaufres et évidemment, j'en veux ! Au Nutella ! Demain footing, mais en attendant, c'est divinement bon et je ne boude pas mon bonheur. Je me sens mieux. On voit alors un petit artiste qui fait des portraits de caricature, je demande à Will si ça le tente. Et je n'arrête pas de me marrer quand c'est son tour. Quand c'est le mien, il fait plein de commentaire et le dessinateur râle parce que je bouge trop.

On finit la soirée par se balader dans les rues, j'enlève mes chaussures et marche pied nu sans me formaliser. Il me prend dans ses bras et me soulève quand il y a des énormes flaques d'eau. On s'embrasse sur un banc, dans entre deux rues, et bientôt on reprend un taxi.

"J'ai vraiment passé une bonne soirée !"

Je suis un peu triste de le quitter. Il demande au taxi d'attendre et m'accompagne jusque devant la boutique. On s'embrasse, je crois qu'on aime vraiment ça. On pourrait aller plus loin ? J'en sais rien, en tout, il n'en fait pas la demande. Gentleman ? Timide ? Prudent ?

"Tu m'appelles ?"

Je souris une dernière fois avant de rentrer dans la boutique. Je ferme à clef et court comme une demeurée pour sauter dans le lit de Jaëlle qui est en train de lire, un truc sur le pierres.

"Hiiiiii faut que je te raconte !"

3 Novembre 2020

Voilà un peu moins d'un mois qu'on fricote ensemble Will et moi. Fricoter, car on a pas encore... enfin vous savez. On se voit, on se bécote, mais je ne l'ai pas fait monter dans ma chambre, y'a Jaëlle pas loin et ça serait vraiment trop bizarre. Mais lui ne m'a pas non plus invité chez lui. Je pense qu'il ne veut pas non plus aller trop vite. Et je ne suis pas plan dans les toilettes d'un pub ou d'une salle de cinéma. Et je crois que faire ça dans une chambre d'hôtel en dehors de vacances ça serait une insulte pour moi. Genre l'amante qu'on amène dans un motel pour pas le faire chez lui. Alors ça s'arrête aux baisers langoureux. Parfois il s'absente plusieurs jours pour un job, c'est toujours assez obscur, mais après tout, avec le boulot de la fac vétérinaire, je profite de ses "absences" pour réviser et aider Jaëlle à la boutique. Hier j'ai trouvé qu'elle était très nerveuse, elle n'a rien voulu me dire, mais c'est ma sœur, je sais quand ça va pas, si je n'ai pas forcé la discussion c'est que j'ai l'impression que ça a un rapport avec la magie, parce qu'en dehors de ça, on se dit toujours tout. Y'a du avoir un incident et elle veut gérer.

Je sens alors une violente douleur au ventre, comme un coup de poignard, en plein cours de dissection d'un rongeur, d'ailleurs je manque de me couper avec le scalpel. Il est pas loin de 18h et c'est mon dernier cours. Je pose une main sur mon ventre, mon cœur s'affole sans raison. J'ai la nausée et porte mon autre main à la bouche.

"Tiens c'est marrant, j'avais pas vu tes mèches !" Me dit mon camarade de classe de travaux pratiques. "Quoi ?!" Je touche mes cheveux qui ont, changé de couleur. Oh merde ! "Heuu ça va Nanou ?"
"Je dois y aller...désolée..."

Je plante tout le monde laissant mes affaires, et file de la salle de classe et de la fac avant l'heure. Quelque chose ne va pas, je n'ai pas eu une telle connexion avec Jaëlle depuis des années. Je tente de l'appeler, la gorge nouée, mais ça sonne dans le vide. L'angoisse me saisit. Je cours au bus, ne le voyant pas arriver alors que je trépigne, je fais signe à un taxi. Et quand j'arrive devant la boutique, elle est cernée, des gyrophares, des policiers. OH MON DIEU !

La panique, j'appelle encore et j'entends le téléphone dans la boutique retentir au loin. Jaëlle ! Je me plaque contre un mur dans une petite ruelle, cachée par une énorme poubelle. Je ferme les yeux et me laisse totalement aller. Inquiète pour ma sœur, je change d'apparence, et mes habits prennent l'uniforme des forces de l'ordre. Il faut que j'aille voir. Je suis maintenant une blanche, brune aux yeux verts, que j'ai vu en couverture d'un magasine. Je ne perds pas de temps et file dans la boutique. On me laisse passer, et je vois alors de désastre dans la boutique. C'est une scène d'horreur. D'un effort surhumaine je tente de cacher mes émotions. Mais la peur me paralyse de part en part, et je sens l'angoisse jusque dans mon épine dorsale, me clouant sur place. J'entends un No-Maj faire sa déposition, il est rentré dans la boutique et il y avait du sang partout et a appelé la police. Je me tends et regarde, du sang, oui j'en vois. Je crois que je vais faire un malaise.

"T'es une bleue toi non ?"

Je me retourne vers un officier.

"Heuu, oui, oui ça se voit autant que ça ?"
"T'es pâle, première scène de crime ?"
"De crime ?!?"Je vais mourir.
"Enfin on sait pas encore, mais le sang et la disparition des corps est toujours suspecte. Une bagarre qui aurait mal tourné, par contre on explique pas ça."

Il me pointe le plafond. Je relève ma tête et vois des traces de brûlures. Je sais très bien ce que s'est. Des sorts ! Oh mon dieu, c'est pas vrai ! Naëlle ! Ils...ils l'ont retrouvé ! Et elle ne m'a rien dit hier, elle, elle avait déjà des ennuis ! Je crois que je vais vomir, je grimpe les escaliers et pousse la porte des toilettes pour vomir dans la cuvette juste à temps.

J'inspecte ensuite tout le haut, les chambres, j'ai alors une illumination. Il faut que je cache ma baguette, je file alors la chercher dans sa boite d'origine, et je la garde sur moi. Je récupère un sac à rallonge de Jaëlle pour y mettre les gallions que l'on garde. S'ils tombent sur cela, ils peuvent se poser des questions. Je n'aime pas ça, je n'aime vraiment pas ça. J'ai peur, je ne sais pas vers qui aller. La douleur au ventre se ravive. Elle est blessée, il ne peut en être autrement. Comment je peux faire, pitié, comment je peux faire. Je tombe alors à genoux et les larmes afflux sans que je ne puisse rien faire. J'entends alors des pas et me relève, frottant mes yeux.

"Écoute... je t'ai entendu vomir, si c'est trop dur pour toi, tu devrai retourner au poste, qu'est-ce que tu en penses ?"

Je hoche vivement la tête.

"Oui, c'est vrai, j'y vais."

Et sans perdre de temps, je descends, regarde une dernière fois, dans le but d'avoir des indices. Mais il faut que je revienne plus tard, sans le policier. Il est déjà 19h, et ils prennent encore des photos. Il faut que je retrouve le pendule de Jaëlle, il faut que je refasse de la magie. J'en suis terrifiée. Mais c'est ma sœur, mon sang, ma vie. Je file de la boutique et retourne dans la ruelle pour cesser la métamorphose. Je tremble. Je suis totalement bouleversée, désorientée.

"Où est-ce que je vais..."

Je pense alors, j'ai rendez-vous avec Will ce soir. Will ! Je cours interpeler un taxi et fonce dans le bar où je devais le rejoindre après les cours. J'ai déjà une demi-heure de retard. Quand je débarque au pub, il a déjà entamé une bière, il se tourne vers moi, et je fonce sans m'arrêter dans ses bras, percutant sa poitrine et manquant de le faire tomber de son siège. Je le serre fort, je ne connais que lui, je veux dire, j'ai mes amis de la fac, mais ce n'est pas pareil.

"J'ai des ennuis, je veux dire, ma sœur. Il faut que tu m'aides, je ne sais pas quoi faire. Je ne sais pas où elle est !"

Il me demande quel genre d'ennuis et si il ne faut pas prévenir la police.

"NON ! Non... ce n'est pas possible. Je...je voudrai revenir à la boutique, elle a été vandalisée et Jaëlle a disparu. Il y avait du sang dans la boutique, la police sur place et... il faut que j'y retourne sans eux, ce soir. Il faut que tu m'aides à forcer les scellés."

J'ai un hoquet de sanglots.

"Je sais que c'est complètement dingue, mais il faut que tu me fasses confiance..."

Et si jamais les sorciers reviennent ? Qu'est-ce que je vais dire à Will ? Je vais devoir...l'oubliéter ?

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Naëlle Sharp

« Je vais découvrir un autre chemin, et il va falloir que tu sois mon guide dans cette obscurité. Elle pourrait nous entrainer tous les deux. »
 

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Bibia Be Ye Ye
Naëlle Sharp & Will Davies

Amélia n'arrête pas de me chambrer et elle ébouriffe encore mes cheveux alors que pour une fois, ils ressemblaient à quelque chose ! Elle répète en boucle qu'elle voudrait bien la rencontrer, cette fille avec qui ça devient sérieux.

« C'est ça, et tu la feras fuir ! »

Ou elle ferait une bourde sur la magie, et j'ai pu constater que Naëlle n'aime vraiment pas ça, ce qui n'arrange pas mes affaires. Est-ce que c'est sérieux entre elle et moi ? J'en sais rien. Enfin, j'veux dire... c'est pas évident quoi. On traine ensemble, on déjeune, on boit des coups, on se roule de sacrées pelles, mais... C'est tout. Je voudrais bien, mais je ne peux pas vraiment l'inviter chez moi, ou elle paniquerait en réalisant que les sorciers existent. Et chez elle, il y a sa sœur. Alors, on est un peu coincé en fait. Je sais que c'est voué à l'échec, elle et moi. Faut pas être Einstein pour le comprendre. Mais j'arrive pas à la quitter, j'en ai pas envie.

J'ai rendez-vous avec elle, dans un pub No-Maj, alors je me grouille en esquivant une énième ébouriffade d'Amélia. En arrivant, je commande une bière et regarde le menu en attendant que Naëlle arrive. Y a des tacos ! Super ! J'adore ça... Et le temps passe, j'discute un peu avec le serveur, et j'essaye d'appeler Naëlle. Ça ne lui ressemble pas d'être en retard, mais elle peut-être un cours qui n'en finit pas ? Je ne sais pas comment ça marche dans le monde No-maj. Dans le monde sorcier non plus d'ailleurs. On ne peut pas dire que je sois le roi des études. Bon, je tombe direct sur le répondeur. Je sais que les filles peuvent être longues à se préparer, pour peu qu'en plus elles aient un « truc de soeurs », j'suis pas rendu. Peu importe, j'suis pas pressé. Et ils passent match de baseball sur l'écran du pub. Par Merlin ce que c'est lent du coup ! Et tout à coup, Naëlle arrive, elle est essoufflée, elle a dû courir en voyant qu'elle était en retard !

« T'inquiète pas ma belle, j'en suis qu'à... »

Mais je n'ai même pas le temps de finir ma phrase qu'elle me percute et que je manque de me casser la figure. Merde, qu'esst-ce qu'il l'a mise dans cet état ? Je ferme mes bras sur son corps tremblant et fronce les sourcils. Qu'est-ce que ça veut dire ? Sa sœur a des ennuis ? Je l'écarte doucement et l'oblige à me regarder.

« Calme-toi Naëlle, dis-moi quel genre de problème ? Tu veux qu'on aille voir la police ? »

Je crois que c'est comme ça qu'on appelle les Enquêteurs ici, si Amélia ne m'a pas dit de bêtise. Sa sœur qui disparaît, ça ne sent pas bon. Je ne la connais pas vraiment, mais elle n'a pas l'air du genre à laisser sa sœur derrière elle, elles sont parfois inséparables !  Sans compter que ce qu'elle me décrit n'est absolument pas rassurant.

« Attends, attends, la police fait son travail, pourquoi tu veux absolument voir ça ? »

ça risque de la bouleverser plus qu'autre chose. J'ai vu les ruines de ma maison, j'ai vu les corps calcinés de ma famille, ça n'apporte rien de bon.

« Naëlle, t'es certaine que tu veux voir ça ? Ta sœur n'a pas un endroit où elle a pu se planquer en cas de problème ? Et rien ne dit que c'est son sang... Et quand bien même ça le serait, elle est peut-être à l'hôpital, tu as appelé ? »

Parce que si elle va là-bas pour être traumatisée, ça ne sert à rien. Mais elle semble déterminée, elle veut absolument aller voir.

« Ok, ok, on y va. »

Je paye ma bière et on se dépêche de traverser le quartier pour attendre leur boutique. Une vraie scène de crime en effet. Pas vraiment comme ça que j'avais imaginé notre rendez-vous. Ça me rappelle l'Eclipse tient. Ce serait tellement plus simple de transplaner à l'intérieur franchement ! Je demande à Naëlle s'il y a une entrée « de service », un truc qui ne donne pas directement sur la rue quoi. On s'engouffre alors dans une petite voie. Je passe en premier, la maintenant dans mon dos, ce qui me permet de sortir ma baguette sans qu'elle ne le remarque. Bon, je n'excelle pas en sorts informulés, mais je murmure assez pour jeter quelques protections autour de nous. Je lui demande de faire le guet pour lancer un petit « alohomora » sur la porte et entrer. Et effectivement, ce n'est pas joli à voir à l'intérieur. Les étagères ont été renversées, on voit qu'il y a eu de la résistance. Et il y a bien du sang, mais comment savoir si c'est celui de Jaëlle ? Je fais le tour et... Attendez... Ces traces au plafond... Je ne suis pas débile, je sais bien ce que c'est. Mais pourquoi des sorciers seraient venus ici ? A cause de ce qu'elle vend ? Ça n'a aucun... Je regarde Naëlle. Son tatouage, qui ressemble à un Magyar...

« Naëlle, est-ce qu'il y a un truc que je dois savoir ? »

Je lui fais face. Ça n'a strictement aucun sens, mais ces tâches là, ce n'est pas n'importe quoi. Elles ont un rapport avec la magie, c'est évident, je ne sais juste pas encore lequel. Peut-être que Jaëlle est une sorcière ? C'est possible que chez des jumelles, l'une le soit et pas l'autre ?

« Naëlle, s'il te plait, je crois que tu sais que ce n'est pas que la police normale qui va être impliquée... »

Ou peut-être qu'elles n'en savent rien en fait, qu'elles sont des nées-no-maj qui n'ont jamais entendu parler de notre monde, mais dans tous les cas, elles sont en danger.


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Bibia Be Ye Ye
Qu'est-ce que je vais lui dire ? Qu'est-ce que je vais faire ? J'agis machinalement, guidée par les propos de Will jusqu'à la boutique, je réponds sobrement aux questions. Mon cerveau va si vite, je suis tellement inquiète que je n'arrive pas à penser clairement. On arrive à la boutique, on passe par une porte de service, un peu éloignée, je ne suis même pas surprise qu'il réussisse à l'ouvrir, je me suis déjà imaginée Will avec un passé de braqueur ou un truc du genre. Il est tellement secret. Il reste toujours très discret sur sa vie en général. En attendant, je rentre et mon cœur se serre. Mes boyaux tressaillent de nouveau. Il n'y a plus aucun policier à l'intérieur, mais des balises de preuves. Preuves d'un crime. Je l'aurai sentie non ? Si elle... si elle était morte. Je suis persuadée que je l'aurai senti dans mon être, au plus profond de moi, qu'on m'arrachait la moitié de mon âme.

J'observe mon petit ami. Dans quelle galère je l'entraine ! Will relève sa tête au plafond, et quelques secondes après, son regard se pose sur moi. Ma gorge se noue. Je jure que son regard a changé, il est intrigué, perplexe.

« Naëlle, est-ce qu'il y a un truc que je dois savoir ? »
"Je... j'en sais rien, ma sœur et moi on a rien fait de mal. On, c'est juste que... je suis inquiète."

Je recule à peine d'un pas quand il se met face à moi. Je suis choquée, perdue.

« Naëlle, s'il te plait, je crois que tu sais que ce n'est pas que la police normale qui va être impliquée... »
"Qu'est-ce que tu racontes ?"

Je relève mes yeux au plafond. Comment peut-il... qu'est-ce qu'il en sait ? C'est impossible. Will est un No-Maj. Il ne connait rien à la magie, il ne devrait faire aucun lien. Cependant, il fronce les sourcils et désigne la tache noire, cette fameuse tâche de sortilège. Mon cœur s'arrête de battre. Mon Dieu, comment peut-il savoir ça ?

"Tu sais ce que c'est, ça ? Parce que si tu ne le sais pas, alors ta sœur... Elle t'a caché quelque chose de très important. Et si tu le sais, il faut qu'on arrête de perdre notre temps"

Son propos me choque, je peux pas nier qu'il a l'air au courant, mais c'est impossible. Je n'ai jamais rien dit sur la magie, je n'ai jamais fais d'allusion, je lui ai toujours montré que j'étais hermétique à tout cela. Je me recule, choquée, vraiment perturbée.

"Je... " Elle regarde le plafond "Qu'est-ce que c'est d'après toi ?"

Il me regarde, me juge, m'observe, il se pose des questions, je le sais. Ça me terrifie, il ne peut pas être un sorcier. Je pensais tomber sur un No-Maj, quelqu'un avec qui j'aurai pu faire ma vie, normalement, sans la magie. Il ne peut pas. Il inspire un grand coup.

"Tu vas me prendre pour un dingue, mais il faut que tu me croies. Naëlle, ça, c'est la trace d'un sort... de magie."

NON ! Oh non ! Je plaque une main sur ma bouche. Pas lui...

"Tu as déjà vu ça ? Tu as déjà vu de la magie ? Comment as-tu pu voir de la magie ? Est-ce que tu crois avoir des pouvoirs ? De vrais pouvoirs ?"

Il s'avance vers moi, doucement, ses mains en évidence, comme pour me dire qu'il ne me veut pas de mal.

"Naëlle, ce n'est pas le moment de parler de ça, d'accord, je t'expliquerai tout, mais plus tard, parce que ce n'est pas de moi qu'il s'agit. Ça, c'est une trace de magie, ce qui veut dire que d'une manière ou d'une autre, ta sœur est liée à la sorcellerie."

Je ferme mes yeux. J'y crois pas. Il connait la magie. C'est un sorcier, n'est-ce pas ?

"Je sais, je le sais. Ma sœur est une sorcière."

Il se passe une main dans les cheveux, visiblement contrarié, ou vexé, j'en sais rien. Il m'en veut ? Il nous en veut ?

"Bon sang Naëlle... ! Elle.. elle a dû être repérée par le MACUSA si elle a fait de la magie devant ses clients, il ne faut pas qu'on reste là!"

Mon cœur s'emballe. Le MACUSA ? Mais pourquoi du sang partout ? Pourquoi des traces de lutte ? Le MACUSA irait pas jusqu'à tuer des sorciers ? Jaëlle n'aurait jamais lutté comme ça. C'est autre chose. Bien sûr, on ne veut pas se faire prendre, mais elle n'aurait pas blessé un agent du Congrès Magique. C'est insensé !

"Le MACUSA ?! Mais... mais c'est impossible, on a toujours été discrète. Jaëlle n'utilise pas ses pouvoirs devant eux, parfois elle modifie des potions, augmente des grigris, je le sais, elle ne me le dit pas, mais je ne suis pas naïve sur tout. Mais jamais, jamais elle utilise sa baguette !"

Je me rends compte de tout ce que je suis en train de dire. Si Will n'est pas un sorcier, je vais devoir l'oubliéter. Je m'agite, regarde partout autour de moi, j'ai envie de pleurer, de hurler. Et je sens qu'il s'approche de moi, calmement, il arrive à ma hauteur et attrape mes mains. Je tremble, les larmes aux bords des yeux. Il serre mes mains dans les siennes.

"Ok, Naëlle, arrête... ça leur suffit largement. Calme-toi, je sais... je sais comment savoir si elle a été arrêtée ou non. Est-ce que tu as un endroit où aller ?"
"Non je..."

On entend un bruit à l'entrée de la boutique, quelqu'un appelle et marche sur des bouts de verres.

"Il y a quelqu'un ?!"

Je reconnais cette voix, c'est un agent de police No-Maj. Mon cœur se met à battre la chamade, et je lâche les mains de Will pour attraper sa veste. Je sens que ça crépite en moi, et je me concentre pour me métamorphoser sous ses yeux. Et comme je touche ses habits, ils se changent en une tenue d'agent des forces de l'ordre. Casquettes sur la tête. Mes lèvres tremblent quand il me regarde incrédule. Est-ce qu'il est choqué ? Blessé ? Est-ce qu'il a peur de moi ? Ma gorge est nouée. Je le relâche doucement et je pose un de mes doigts, tremblant, sur ma bouche pour lui dire de se taire. L'agent de police débarque à côté de nous.

"Que faites-vous là ?"

Il pointe une lampe torche vers nous et il a son arme à la main.

"La bleue ? C'est toi ?"
"Oui, je venais faire un tour de la scène de crime, pour trouver des pistes."
"Et lui ? Qui est-ce ?"
"Un collègue qui est venu observer avec moi, un œil neuf à l'enquête."

Je sens que le policier est perplexe. Il ne me croit pas, et il a raison.

"Je t'ai pas vu au poste tout à l'heure, je t'ai cherché. Est-ce que je peux voir vos plaques ?"

Merde, merde merde merde.

"Je suis pas retournée au poste, ça m'a retourné l'estomac cette affaire, je suis allée prendre l'air. Oui bien sûr, attend."

Je m'approche de lui, et je fouille dans la poche à l'intérieur de ma veste de policière. Mais au lieu de sortir une plaque pour lui montrer, je lui décroche un crochet du droit, puis du gauche avant qu'il ne riposte. Puis d'un coup de pied balayette il s'effondre au sol, KO. Je récupère les menottes et je les lui enfile. Puis je me redresse et me tourne vers Will. Reprenant mon apparence normale, essoufflée.

"J'ai nulle part où aller, on est venu dans le monde No-Maj pour fuir... fuir notre ancienne vie."

J'ose à peine le regarder dans les yeux. Est-ce qu'il va me prendre pour une folle ? Est-ce qu'il va fuir ?

"Je veux juste retrouver ma sœur, ensuite, on disparaitra de nouveau, ne t'inquiète pas."

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Naëlle Sharp

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Bibia Be Ye Ye
Naëlle Sharp & Will Davies

Elle est liée à la magie. Peut-être pas elle directement, peut-être seulement sa sœur, mais elle est liée à la magie. Je ne sais pas si des jumelles peuvent être l'une sorcière et l'autre no-maj, j'en sais rien, mais ça expliquerait aussi le fait que le lutin la suivait, cette nuit là, près de la salle de boxe. Seulement voilà, j'ignore ce qu'elle sait ou ce qu'elle cache et on n'a pas vraiment le temps de se mentir elle et moi. J'ai pas le temps de m'inquiéter des risques de révéler ma nature à une potentielle no-maj. Et elle n'a pas l'air de savoir. En même temps, elle a peur de la magie, alors peut-être que sa sœur ne lui a jamais rien dit. Mais comment Jaëlle a-t-elle pu ne pas générer un obscurus, en ne développant pas sa magie ? En n'allant pas à Ilvermorny ? Plus tard, ça n'a pas d'importance pour l'instant. Pour l'heure, je dois surtout calmer Naëlle et essayer d'en apprendre plus. Parce que ça aura forcément une incidence pour retrouver sa sœur.

Elle... elle sait pour sa sœur ? Bordel mais pourquoi est-ce qu'elle ne l'a pas dt tout de suite, dès que j'ai posé la question ? Si c'est une sorcière, elle a pu être repérée par le MACUSA, et là, ça changera tout. Parce qu'entre une « simple » rixe et une arrestation, y a une sacrée différence. Et dans sa panique, Naëlle me confirme ses craintes. Sa sœur n'a pas besoin d'utiliser sa baguette pour être repérée. Le MACUSA est malin, j'en sais quelque chose. J'y ai mes entrées... en quelque sorte. Je demanderai à Marcus, s'il a eu vent d'une arrestation, vu son rôle au département, il aura forcément accès à son dossier si elle en a un et il pourra me dire où elle est, si on a un moyen de faire quelque chose pour elle... même si elle est hors-la-loi et que mon oncle est un peu... chiant sur les bords à ce niveau là. Je vais me renseigner mais il faut d'abord la mettre elle en sécurité.

"Ok, Naëlle, arrête... ça leur suffit largement. Calme-toi, je sais... je sais comment savoir si elle a été arrêtée ou non. Est-ce que tu as un endroit où aller ?"
"Non je..."
"Il y a quelqu'un ?!"

Merde, qu'est-ce que c'est que ça ? Naëlle ... Par les poils de la barbe de Merlin ! Elle est... c'est une sorcière elle aussi ! Et une métamorphomage en plus ! Comment... comment elle a pu me cacher ça ? Me faire croire qu'elle avait peur de la magie ou qu'elle ne comprenait pas de quoi je parlais ? Les jumelles n'ont pas pu vivre aussi longtemps sans développer d'obscurus, elles utilisent la magie ! Mais est-ce qu'elles connaissent notre monde ? Je ferme aux trois-quarts les yeux quand le flic dirige sa lampe dans mes yeux. Qu'est-ce qu'elle raconte en plus ? C'est quoi ce bordel ? J'ai l'impression de nager en plein délire, et je ne suis même pas stone. Oh par tous les scrouts ! Elle vient de lui casser la gueule et de le ligoter ! Si c'était pas tellement le bordel, j'aurais pu trouver ça sexy...

"J'ai nulle part où aller, on est venu dans le monde No-Maj pour fuir... fuir notre ancienne vie."

J'écoute pas la suite, c'est une sorcière, elle sait ce qu'il faut savoir de la magie, elle sait donc que sa sœur est dans une merde noire.

« Ecoute, je sais pas exactement ce que vous avez fui, mais si tu n'as nulle part où aller dans ce monde là, il va falloir me suivre ? T'es sûre que tu peux pas rester dormir chez un de tes amis, ceux du pub ? »

Elle ne peut – ne veut – visiblement aller chez personne. Ok. Bon... J'attrape sa main et l'emmène hors de la boutique. Je fonce vers un squat qui ne paie pas de mine, mais qui contient une cheminée. Je sors la poudre verte de ma poche.

« Faut que tu me fasses confiance. Je te promets qu'on ne va pas attirer l'attention sur toi, tu peux prendre un autre visage si tu le veux, mais il faut qu'on te mette en sécurité, le temps que je me renseigne, pour savoir si ta sœur a été repérée ou non, ok ? »

Mes paumes reposent sur ses bras, j'ignore son histoire, il va falloir la jouer serrée, il faut que j'interroge Marcus sans cibler son attention sur les jumelles. Mais surtout, elle doit se reposer. Et à part au Télescope, je ne vois pas où elle pourrait être en sécurité. Quand je suis sûr que ça va aller pour elle, je lance la poudre de cheminette et nous arrivons au QG. Je l'installe dans une chambre.

« Je n'en ai pas pour longtemps, je peux protéger la pièce pour que personne ne t'embête d'accord, je reviens vite. »

ça m'embête de la laisser, mais je n'ai pas le choix. Dès que c'est bon pour elle, je file hors de la pièce pour trouver Marcus. Sans trop en dire, je me renseigne, je lui explique qu'une boutique no-maj semble avoir fait l'objet d'une descente, je prétends connaître vaguement la propriétaire, sans mentionner Naëlle. Et ce que j'apprends ne me plait pas trop. Je me dépêche de rejoindre Naëlle.

« La boutique est bien dans le viseur du MACUSA, mais ta sœur n'a pas été arrêtée. Elle a dû réussir à s'enfuir. Tu sais peut-être où elle a pu se cacher pour t'éviter des ennuis ? »

Je l'observe un instant. Une sorcière... c'est pour ça qu'elle prétendait avoir peur de la magie ?

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Bibia Be Ye Ye
Il va falloir le suivre. Je déglutis rien que d'y penser. Je secoue pourtant vigoureusement la tête quand il me demande si je peux pas aller chez un ami. Non, non je ne peux pas, je les mettrais en danger. J'ignore seulement pourquoi il m'a paru évident d'aller le trouver lui, de le mettre en danger lui ? Et maintenant je découvre qu'il est un sorcier ? Pourquoi ?! Pourquoi faut-il qu’inconsciemment j'attire un homme comme lui. Et maintenant, il est mon seul recours. Il dit avoir un moyen de savoir ce qu'il lui est arrivée, je ne peux pas reculer, pas maintenant, pas tout de suite. C'est ma jumelle. Je pourrai toujours fuir après, comme on a toujours fait. Je pourrai abandonner tout ce que je ressens pour lui, le mettre de côté comme je l'ai déjà fait. Je frissonne quand il attrape ma main, je regarde une dernière fois la boutique avec une immense nostalgie. Je reste silencieuse alors qu'il m'amène dans un endroit où je n'aurai jamais mis les pieds avant ça. Je regarde la poudre de cheminette qu'il sort de sa poche. Mon Dieu, c'est réel, c'est un sorcier, c'est vraiment un sorcier. L'angoisse m'enlise petit à petit.

Je le retiens un peu avant d'entrer dans la cheminée. J'avais juré de ne pas retourner de ce côté du monde, il ne peut pas comprendre. Si je fais ça c'est pour Jaëlle. Je l'écoute me dire de lui faire confiance. Il ne comprend pas, non. J'ai confiance en lui, mais pas dans la magie. Elle nous a fait beaucoup de mal, elle continue. Je veux m'en éloigner, je veux juste être Naëlle la vétérinaire. Je veux pas de cette vie derrière la cheminée. Pourquoi a-t-il fallu qu'il soit un sorcier ? Je hoche la tête à ces paroles, et se faisant, mon visage et mon corps changent d'apparence. Je ne peux pas prendre le risque que quelqu'un me reconnaisse. D'être repérée. On entre dans la cheminée et je bascule dans un univers que je ne connais pas, je regarde autour de moi. C'est quoi ici ? C'est chez lui ? Visiblement non, c'est quelque chose d'autre, de plus vaste, j'entends du bruit, du monde. On est pas seul, mais il m'isole dans une petite chambre.

J'hoche de nouveau la tête. Je suis à sa merci maintenant. Je dépends de lui. Je dois lui faire confiance et c'est paralysant. Quand il part, je fixe la porte un instant, alerte. Je n'ai même pas l'idée de m'enfuir. Je m'installe sur le lit, mes genoux serrés contre ma poitrine. Je pense à Jaëlle, à ce qu'il a dit. Se pourrait-il que ce soit le MACUSA ? Avec tout ce sang ? Est-ce donc des barbares ? Ça fait tellement d'années qu'on se cache, que je ne me tiens plus au courant de la vie sorcière. Je le regrette. Mais je me dis que Jaëlle n'a jamais lâché ce monde là, qu'elle sait des choses. Je sentirai si elle était morte ? N'est-ce pas ? On est trop connectée pour ça. Je sais qu'elle a eu mal, qu'elle souffre, même si l'intensité est moindre maintenant. Elle a peur ? Elle s'inquiète, mais ce n'est pas vraiment de la peur. Je ne sais pas, je suis bien trop envahie par ma propre peur que je n'entends pas ma sœur.

Le temps me semble interminable, depuis combien de temps est-il parti ? Que fait-il ? A qui parle-t-il ? Je sursaute quand il revient dans la pièce, mais je suis rassurée de le voir. Un instant qui fut fugace j'ai cru qu'il pourrait m'abandonner. Quand il ferme la porte, je relâche mon don, et retrouve mon visage et mon apparence. Je déteste sentir la magie, la pratiquer.

« La boutique est bien dans le viseur du MACUSA, mais ta sœur n'a pas été arrêtée. Elle a dû réussir à s'enfuir. Tu sais peut-être où elle a pu se cacher pour t'éviter des ennuis ? »
"Non, nous ne parlons pas de cela."

Je baisse la tête, je m'en veux d'ailleurs. Mon obsession pourrait la conduire à sa perte. On aurait du avoir un mot de passe, une conduite à tenir, mais on en a jamais parlé. Et je suis effrayée de cela. On a aucun plan de secours, de replis.

"Je pense qu'elle fréquente des sorciers, mais si elle le fait, elle ne m'en parle pas. On ne parle plus de la magie depuis des années."
"Vous n'en parlez pas ? Naëlle, vous êtes des sorcières. Et clairement, quand vous allez vous retrouver, il va falloir en parler, que vous ne vous retrouviez plus dans ce genre de problèmes"

Je tripote mes cheveux. Gênée. Oui je sais, je sais il a raison. Mais il ne comprend pas tout, il ne sait pas tout. On a été discrète, j'ignore totalement ce qui s'est passé et je sais que c'est de ma faute, si seulement je parlais avec ma soeur. Mais elle n'a rien dit, pour ne pas m'inquiéter, pour respecter ma volonté.

"Parlez de quoi ? Ce monde m'a beaucoup trop pris. Mais je reconnais qu'on aurait du avoir un plan de secours. J'ignore ce qui s'est passé... Je pense que Jaëlle a voulu géré seule, parce que... enfin peu importe. Où est-ce qu'on est Will ? Qu'est-ce que..."

Je déglutis, parce que j'ai peur de savoir qui il est, ce qu'il fait réellement. Ces petits boulots, ces absences. Parce que c'est un sorcier, et que maintenant, tout va devenir plus clair. Je me rends compte à quel point chacun de nous deux n'avons pas été sincère. Je le protégeais, lui aussi. Mais pourquoi, pourquoi est-ce qu'il a entretenu cette relation ? Moi je voulais la normalité avec un No-Maj, mais lui ? C'est pour cela que je n'allais jamais chez lui ? Je frémis rien que d'y penser. Depuis tout ce temps, j'étais attirée par un sorcier. Mais lui ? Il pensait que j'étais No-Maj, notre relation n'aurait pas pu marcher.

"Qu'est-ce que tu fais dans la vie ?"
"Naëlle... Ce monde prend beaucoup à tout le monde, crois moi, mais fuir ce qu'on est, c'est la merde assurée!"

Je pince mes lèvres et relève les yeux vers lui pour le voir passer une main sur son visage.

"Je ne peux pas te dire où on est, question de sécurité, je peux juste te promettre que tu es à l'abri ici."

Quel est cet endroit pour qu'il ne puisse rien à dire ? Qu'est-ce que c'est ? A qui a-t-il demandé de l'aide ? A qui a-t-il posé des questions pour Jaëlle ? Faire confiance, ce n'est pas facile, surtout aux sorciers. Mais ce garçon là, je le redécouvre. Il s'appuie contre une table et me regarde.

" Je suis apprenti dragonologiste. ça laisse des traces"

J'ouvre ma bouche. Il... il travaille avec les dragons. Mes yeux se rivent sur les siens et un frisson me secoue. Mon cœur s'emballe. Ma main vient toucher le haut de mon tatouage. Il me prouve ses dires en soulevant doucement ses bras, dont les tatouages masquent de nombreuses cicatrices. Je me relève pour venir près de lui. Il se laisse faire alors que je touche ses cicatrices avec précaution, avant de retirer ma main.

"Je ne savais pas que tu étais un sorcier. Will. Je te demande pardon. Pourquoi... pourquoi tu as voulu me revoir ?"

Il me regarde et semble surpris par ma question, il laisse échapper un petit rire

"Parce que tu me plais. Tu en as d'autres des questions bizarres comme ça ?"

J'ai envie de rire avec lui, parce que c'est Will, parce que j'adore son sourire, mais ça me rend triste. Je lui plais, mais ce n'est pas possible entre nous. Et ça me ravage de l'intérieur, aussi mon visage se ferme.

"Mais tu pensais que j'étais une No-Maj, tu... devais faire semblant. J'aurai tellement... tellement souhaité que tu le sois."

"Et alors tu..." Il s'arrête, fronçant les sourcils, réalisant sans doute ce que je viens de dire, ce que je laisse entendre. "Attends, tu... tu aurais préféré que je sois No-Maj ? Qu'est-ce que ça change ?"

Je ferme les yeux et baisse la tête. Oui j'aurai préféré qu'il soit sans magie, qu'il soit en dehors de tout cet univers. Un dragonologiste, j'aurai même préféré un délinquant qui vit de vols. Mon Dieu...

"Ça change tout. Je te l'ai dis, on ne parle pas de la magie depuis des années. J'évite ce monde, j'évite de m'en approcher."

Je retourne m'assoir sur le lit, complètement défaite. Dépitée. Il a fallu que je tombe sur quelqu'un de si gentil, quelqu'un qui me plait réellement depuis tellement de temps. Et la magie vient encore une fois tout gâcher.

"Parmi les 8 millions de Newyorkais, il a fallu que je tombe sur un sorcier qui... me plait."

"Alors quoi Naëlle ? Tu me plais, je te plais..." Il fait un pas vers moi. "Ecoute, j'sais pas c'qui s'est passé pour que tu parles plus magie avec ta sœur, et j'suis pas le genre de gars qui va te forcer à parler, mais c'est... c'est ce qu'on est. C'est ce que vous êtes ta sœur et toi"

Je ne le regarde plus et remonte mes pieds sur le lit. J'ai envie de secouer la tête. NON ! Ce n'est pas ce que je suis. Ma baguette ne détermine pas ce que je suis. Je ne laisserai pas faire ça.

"Je m'en sors très bien sans la magie, jusqu'à... jusqu'à aujourd'hui peut-être, d'accord. Mais je m'en sortais bien mieux sans ma baguette qu'avec. Je ne l'ai pas touché depuis bientôt 4 ans. Même si les No-Maj ne sont pas parfaits, le monde des sorciers est... il n'est pas mieux. "

Il s'accroupit près du lit "Il est pas mieux, non, y a aucun monde qui est merveilleux et tout rose, Naëlle. Pas toucher de baguette quand on est sorcier, c'est... c'est mauvais. Ta sœur, elle ne te dit rien ?"

Je me décide à le regarder.

"C'est mon choix Will. Je ne t'ai jamais menti sur ça, j'ai peur de la magie. Ce que les gens sont capables de faire avec. Ce qu'elle peut détruire, les gens que ça rend fou de pouvoir. J'ai un don qui attire dans ce monde, Jaëlle est en danger, et je ne veux pas la perdre. Bien sûr qu'elle me l'a dit, qu'elle s'inquiète. Mais je gère."

J'effleure sa joue du bout de mes doigts, un timide sourire sur mes lèvres comme pour le rassurer. Je n'aime pas qu'il s'inquiète pour moi. C'est comme pour Jaëlle.

"Naëlle, je..." Il s'arrête. Inspire un grand coup, ferme les yeux, avant d'attraper mes doigts pour les embrasser. Je frissonne devant ce geste. "Ok, tu as peur de la magie, mais tu n'as pas peur de moi ou de ta sœur, pas vrai ?"

Je ferme mes yeux. Il ne peut pas me faire ça. Il ne peut pas dire des choses comme ça. J'avale ma salive et retire doucement les doigts.

"S'il ne plait, ne fait pas ça."

Je le regarde, les larmes aux bords des yeux. Dans l'autre monde, je suis une sang-mêlée qu'on veut marier à un sang-pur. Je ne retournerai pas vers ce destin.

"Ne me ramène pas dans ce monde. Je ne peux pas, on ne peut pas..."

Il se redresse. "Te ramener ? Naëlle, tu y es déjà. Tu... Tu veux quoi ? Arrêter, juste parce que je suis un sorcier, comme toi ?"

J'ai une boule dans le ventre, un nœud dans la gorge. Mes lèvres tremblent d'émotion et j'essuie les larmes de mes deux mains avant de renifler.

"Je pensais que tu étais No-Maj. Je voulais d'une vie sans magie. On ... peut-être que ... on devrait arrêter oui."

Je retiens son souffle.

"Je vois." Il croise les bras sur sa poitrine. "Je te ramène où alors, si tu ne sais pas où retrouver ta sœur ?" Son ton est un peu dur, ce qui me brise le cœur. Il pensait vraiment que ça pouvait être sérieux entre nous ? Je lui plais, d'accord. Mais quoi ? Il se projetait vraiment avec une No-Maj ? Il se voyait faire des projets ? J'ai besoin de croire que j'étais qu'un moment, une passade. Je n'aime pas le faire souffrir.

"N'importe où, je me trouverai un foyer d'urgence. Je... je me débrouillerai."

Ma voix tremble. Je m'en veux, je ne supporte pas de le voir comme ça. Il détourne le regard, je me sens mal. J'ai la nausée.

"Ok. Passe au moins la nuit ici. Demain je te ramène dans ton monde"
"Merci" Pardon ? Pfff.

Je le vois s'éloigner et quitter la chambre. Je m'effondre sur l'oreiller. Je suis trop bête. C'est moi qui fait ce choix, ce n'est pas lui, pourtant, je me sens affreusement abandonnée. Je ne pensais pas avoir si mal. Je ne pensais pas que j'étais aussi attachée à lui. Mais il est un passage de l'autre côté. Je me recroqueville dans le lit. Je pense à ma sœur, j'ai tellement besoin de la retrouver, j'ai tellement besoin d'elle, je suis désolée.

Je crois que je m'endors d’épuisement. Au petit matin, je suis réveillée par un grattement sur la porte. Je sursaute et me redresse d'un bond. Puis je réalise où je suis. Ma nuit a été agité. Je me lève fébrile, et quand je tourne la poignent, le hibou rentre dans la chambre. Une lettre à la patte. Je l'ouvre frénétiquement. C'est ma sœur. Mon cœur bondit de joie. Elle va bien. Elle est en sécurité. Un profond soulagement m'envahit quand soudain je vois Will qui me regarde.

"C'est Jaëlle. Elle semble en sécurité."

Je me redresse et défroisse mes vêtements. Je me sens soudainement honteuse. Je ne sais plus quoi lui dire ? Comment me comporter avec lui.

"Tu peux me ramener ?"

Ça n'a jamais été aussi froid entre nous. Même quand il m'a prise par la main pour repasser dans la cheminée. Quand on est réapparu de l'autre côté, je n'ai pas pu m'en empêcher. J'ai saisis son visage de mes deux mains, et je l'ai embrassé. Un baiser d'adieu, où je viens faire mourir un "Merci pour tout" avant qu'il ne reparte aussitôt. Et le froid, à partir de ce moment, ne m'a plus jamais quitté. J'ai retrouvé New-York, un foyer d'urgence. Je suis allée retirer de l'argent, enfiler un sweat à capuche pour me camoufler dans la ville. Jaëlle, revient vite !

Codage par Libella sur Graphiorum

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Naëlle Sharp

« Je vais découvrir un autre chemin, et il va falloir que tu sois mon guide dans cette obscurité. Elle pourrait nous entrainer tous les deux. »
 

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