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RPG Harry Potter

In RPG, nous sommes en Décembre 2021.

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Peut-être que tout ne tourne pas autour de moi, mais tu dois reconnaitre que c'est très souvent le cas

Vendredi 23 octobre 2020

Depuis que j’avais rencontré ce gamin Potter le jour de mon anniversaire en août, ma vie avait changé du tout au tout. Non je ne lui dirai jamais, il gonflerait d’orgueil. Mais à présent, je me retrouvais avec des apprentis sur les bras, James, Alex Bennett ainsi que Riley Kane toujours !

Deux semaines après m’être faite désartibulée, j’étais allée retrouver ce James. Je m’étais renseignée sur lui, chez les Insurgés, les Weasley, les Potter, ils étaient assez connus. Notamment auprès de Miss Parfaite, alias Victoire Weasley. On ne pouvait pas se blairer à Poudlard, mais maintenant nous étions dans le même camp, alors fallait bien faire avec … Bref, elle m’avait parlé des enfants d’Harry Potter, tous plus désemparés les uns que les autres. Albus qui passait le plus clair de son temps avec sa cousine, Rose, à fomenter des plans tous plus bizarres les uns que les autres. Lily qui pleurait. Et James … dont elle ne savait rien. Oh je me suis bien gardée de parler de ce que je savais. Mais je n’ai pas tardé ensuite à le retrouver. Il était toujours décidé à se venger, par n’importe quel moyen que c’était. Un peu ambitieux pour un gars de son âge, mais pourquoi pas ! Je pouvais peut-être l’y aider, et peut-être qu’il pouvait m’aider.

J’étais chez les Insurgés pour défendre les plus faibles, j’étais chez les Insurgés pour venger May, pour venger ma mère et tous les autres sorciers tombés lors de ces attentats. Mon but était de frapper au cœur des Purificateurs et des Résurgents et James était prêt à faire de même. Nous avions trouvé un point d’accord : nous étions animés du même feu. Alors je lui avais donné des entraînements. Si nous étions prêts à y laisser notre vie, nous ne devions pas non plus nous lancer dans une mission suicide. Alors, je lui avais demandé de trouver un moyen de me rejoindre tous les mercredis soirs et vendredi soirs à Pré-au-Lard. Il avait râlé parce qu’il manquait ainsi l’entraînement de Quidditch du mercredi soir disait-il, mais il avait vite compris ce qui était essentiel dans la vie. Les accès étaient de plus en plus surveillés mais ce petit ne manquait pas d’imagination. De Pré-au-Lard, nous transplanions au gymnase du côté Moldu. C’était là que nous nous entraînions.

Je lui avais enseigné l’attaque, mon domaine de prédilection. C’était pour le matter également, lui montrer que j’étais plus forte que lui et qu’il devait m’écouter s’il voulait réussir. Il avait un fort caractère mais il n’était pas complètement idiot. Il était fort, courageux, intuitif et il apprenait vite, poussé par ce désir de vengeance ardent. Voilà deux semaines que nous avions commencé à apprendre la défense. Il jurait sans arrêt, ne comprenant pas pourquoi il devait apprendre également sans baguette. Je le forçais à la poser la première heure, puis nous passions l’heure suivante à étudier des sorts de défense. Il avait gagné en muscle après 6 semaines d’entraînement intensif. Je le faisais suer mais je lui faisais croire que ce n’était jamais suffisant. De temps en temps, il me demandait pourquoi on n’allait pas s’entraîner avec les autres Insurgés, pourquoi je ne l’amenais pas au QG … Je préférais ignorer les questions ou répondre par un énième sarcasme.

« Bon, la phase d’échauffement est terminée ! » annonçais-je alors que ça faisait déjà 30 minutes qu’il avait repris sa baguette en main. Le mannequin était dans un état lamentable et les tapis sous nos pieds étaient mis à rude épreuve. « Tu nous as fait quoi tout à l’heure ? Un ballet ? » ironisais-je. James avait appris à éviter mes remarques cinglantes. Il s’essuya le visage avec une serviette et me posa la question qui tuait. Les Insurgés. Je levais les yeux au ciel. « Pourquoi ? Tu t’es déjà lassé de me voir deux fois par semaine, trésor ? » Je lui lançais une bouteille d’eau et fis venir trois mannequins. J’étudiais toujours les runes avec passion en plus de mes cours de Médecine, mais je réalisais que je stagnais. J’en apprenais de nouvelles mais je n’arrivais toujours pas à développer ce pouvoir avec elles. Jaya m’avait bien parlé de m’adresser à Rowan mais je détestais demander de l’aide.

Je dessinais une rune de combat puis une d’agilité sur le torse des mannequins et me reculais pour me mettre à la hauteur de James. « Bon, prépare-toi. On va tenter de combattre à deux, je dis bien « tenter » parce que je m’attends à tout de ta part. » Je lui lançais un regard appuyé et retirais ma veste pour me retrouver en débardeur noir. Mon chignon relevé mes cheveux et me permettais une meilleure vision. Je sortis ma baguette et poursuivis mes explications : « Souviens-toi des sorts d’attaque mais n’oublies pas qu’on agit en équipe. Tu m’écoutes et si tu as un éclair de lucidité, tu m’en parles avant d’agir, compris ? » J’avais abandonné de l’appeler « petit », « gosse » ou « gamin ». Il allait avoir 17 ans et j’avais rapidement compris qu’il était loin d’être de la même trempe que ces gamins de 6ème année. Il avait l’air d’avoir grandi très rapidement en quelques semaines, comme moi d’une certaine manière. « C’est parti ! » dis-je en lançant un sort pour animer les mannequins.

Codage par Libella sur Graphiorum

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« Alors, tu es tombée amoureuse ?
- Malheureusement, chère madame, je reste moi-même mon seul véritable amour.
- Au moins, tu ne risques pas d'être éconduite, Emily Evans.
- Pas forcément. Je m'envoie balader de temps en temps, histoire d'entretenir la flamme. »

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Peut-être que tout ne tourne pas autour de moi, mais tu dois reconnaitre que c'est très souvent le cas

ft. Emily Evans

Cela faisait un peu plus de deux mois que Emily était tombée sur James - ou l'inverse, on ne savait pas trop. James l'avait détestée dès le premier regard: tout chez elle puait l'arrogance. Le pire, c'était la manière qu'elle avait de lui parler: "gamin" par ci, "petit" par là... c'était bien parce qu'on lui avait appris qu'on ne pouvait pas frapper les filles, sinon, James lui en aurait bien collé une. Bon, au moins elle avait arrêté, mais ça ne la rendait pas moins insupportable...

Emily faisait toujours chier, c'était vrai. James était obligé de se la farcir deux fois par semaine, il était obligé de trouver des excuses bidons pour ne pas aller au Quidditch le mercredi. Un jour, ça allait se savoir, c'était sûr. Mais en définitive, James savait que le risque en valait la peine. Il ne le dirait jamais à Emily, mais il devait bien l'admettre: il avait appris beaucoup avec elle. Sorts d'attaques, et maintenant de défense. Ça pourrait toujours être utile - contrairement au combat sans baguette, non mais sérieusement, on est pas des Moldus ! Mais James en voulait plus, y en avait marre de s'entraîner contre des mannequins dans un vieux gymnase tout pourri !

Bon, ça devient chiant là, pourquoi est-ce qu'on passe pas à du concret ? Genre, chez les Insurgés ?


Et une nouvelle requête d'ignorée, une ! Emily faisait toujours de son mieux pour ne pas amener James auprès des Insurgés. Il ne comprenait pas. C'était quand même bien ça, le but final, non ?! Il progresserait bien plus vite si il s'entraînait avec d'autres gens, s'il pouvait faire des trucs pour aider les Insurgés. Mais non, Madame ne voulait pas. Ça lui mettait la rage. Et en plus elle continuait de le traiter comme un demeuré.

Arrête de me prendre pour un débile, je sais quand même me battre contre des saloperies de mannequins !


James écouta néanmoins les instructions d'Emily, tout en la regardant. Son regard ne put s'empêcher de descendre quand elle se retrouva en débardeur. Putain de merde James, concentre-toi ! C'est pas en matant les filles qu'il allait vaincre toutes ces pourritures. Quoique, ça au moins, il était sûr que c'était à sa portée... Emily anima les mannequins et James se rendit compte qu'il n'avait pas vraiment écouté ses explications. Bof, de toute façon, ça devait rien être de bien intéressant, franchement. Elle devait juste se foutre de sa gueule, pour changer.

Les trois mannequins avancèrent vers Emily et James, tous deux parés pour le combat. James imaginait toujours qu'il s'agissait de vraies personnes, comme les Brigadiers (souvent Avery ou Baker), ou cette femme qui s'était portée volontaire pour mettre à mort sa tante - il n'avait aucune idée de son nom, mais son visage était bien ancré dans sa tête. Aujourd'hui, James s'imaginait en mettre plein la gueule au Ministre lui-même. Sacré fantasme.

James et Emily se battaient contre ces mannequins de manière acharnée. Rapidement, James se remit à suer. C'était pas très sexy, mais il se défoulait au moins. Les mannequins tournaient autour d'eux, avançaient et reculaient sans cesse. James recula en visant l'un d'eux:

Diffindo !


Sauf que son sort ne toucha pas sa cible, mais Emily. Cette conne avait bougé de telle sorte à se retrouver entre James et le mannequin. Putain mais elle pouvait pas faire attention ?

Mais qu'est-ce que tu fous là bordel ?!


Elle lui lança un regard assassin. Allez, c'était parti, il allait encore s'en prendre plein la gueule. James croisa déjà les bras, comme s'il défiait déjà Emily de lui dire quoi que ce soit.

DEV NERD GIRL

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Peut-être que tout ne tourne pas autour de moi, mais tu dois reconnaitre que c'est très souvent le cas

Vendredi 23 octobre 2020

« Arrête de me prendre pour un débile », comment faire quand tu en étais un ? Mais je me retins de lui balancer cette nouvelle réplique sachant que le ton allait encore monter. Il était pire que Damian. Non, remarquez, personne ne pouvait être pire que mon frère. Mais tout de même, James était un sacré boute-en-train à lui seul. Je m’accrocherai un post-it la prochaine fois pour me rappeler pourquoi j’avais décidé de l’entraîner. Mais je devais admettre quelque chose : ce gosse en voulait. Et, rapidement, je constatais qu’il avait sans doute le niveau pour m’aider. Il avait déjà le mental, la volonté. Et je le voyais quand il se battait contre ces trois mannequins. Ouais enfin pas maintenant finalement. Cet idiot se battait sans réfléchir. Mais bon sang, qu’est-ce qu’il foutait là ? Il s’approchait trop près du mannequin, il allait se faire démonter.

J’étais obligée d’intervenir. Aussi, histoire de défoncer moi-même le mannequin et lui montrer qui c’est qui commandait, je fis barrage de mon corps pour protéger James. Et c’est à ce moment-là que cet idiot me lança un « Diffindo ». J’arrachais une grimace de douleur avant de lancer un « Expulso » sur le mannequin désormais beaucoup trop près. « Mais qu’est-ce que tu fous là bordel ?! » beugla l’autre. Je le fusillais du regard. Il se moquait de moi ? « Je t’ai dit de m’écouter, pas de foncer dans le tas ! »

Je lançais un sort sur un mannequin mais ces cons prenaient le dessus. James répliqua quelque chose. « Tu es le plus borné des gars que je connaisse, Potter ! » Il me lança à son tour une floppée d’insultes. Et c’est à ce moment-là que les mannequins nous lancèrent en même temps un « Expelliarmus » qui nous envoya, James et moi contre le mur du gymnase. « Plus d’un an que je m’entraîne ici, et ça ne m’était jamais arrivé, espèce d’idiot. » dis-je en me massant la tête. D’un coup de baguette, j’interrompis la marche des mannequins qui redevinrent immobiles.

Toujours assise sur le matelas à me masser la tête, j’interrogeais James : « A quoi tu penses quand tu te bats ? C’est pas un jeu, tu le sais ça ?! » La dispute ne faisait que commencer et son ton monta instinctivement. J’ignorais ses remarques infectes et grimaçais en me relevant à sa hauteur : « Tu veux t’entraîner avec les Insurgés ? Mais mon gars, t’as aucune chance avec eux si tu n’apprends pas à te battre en équipe ! Arrête de compter que sur ta pomme, pense aux autres ! Tu veux que j’arrête de t’appeler gamin mais tu n’es que ça, Potter ! Un GAMIN ! » Certains diront que je l’avais cherché. Moi je voulais laisser le bénéfice du doute. Le sort de James fusa droit sur moi, me donnant une légère secousse me faisant reculer de quelques pas. « Tu n’as quand même pas osé ? » Une lueur de défi s’alluma dans le regard du Gryffondor. Les hostilités étaient lancées.

Le deuxième sort fusa de ma baguette et je l’attaquais avec un « Stupéfix » et un « Expelliarmus ». James répondait, seule la rage désormais l’animait et il était incapable de penser autrement. Rapidement, il prit le dessus, aussi je redoublais de force. Hors de question que cet idiot remporte ce duel ! Les sorts continuaient à rugir dans le gymnase : bleu, vert, rouge. D’abord des sorts inoffensifs, puis des sorts plus expérimentés, plus poussés. Cela aurait pu mal tourner. Des entailles apparaissaient désormais sur mes bras nus tandis que je m’étais amusée à lacérer son tee-shirt, marquant également son torse d’entailles aussi profondes que les miennes.

Et puis, nos derniers sorts ricochèrent, nous envoyant chacun en arrière. On tomba sur le sol, la tête lourde, les oreilles bourdonnantes. Oh putain, j’avais l’impression de me réveiller avec la gueule de bois. Je regardais autour de moi, ma vue se stabilisant pour voir James à quelques mètres en face de moi. Mon pouls ralentit et je détournais le regard. La rage nous avait aveuglé et nous étions aussi cons l’un que l’autre. C’est alors que je réalisais pour la première fois le sang qui suintait de nos blessures.

Quelques secondes passèrent où nous restions là, assis, sans nous regarder, réfléchissant à nos enjeux, à ce qui nous avait animé quelques minutes plus tôt. Et puis, je décidais de me lever, allant récupérer ma trousse à pharmacie, et revenant lentement auprès de James. Je m’agenouillais, près de lui, et, sans le regarder, je présentais une crème à lui. Au début, il refusa. Têtu, ce con. Alors, sans lui laisser plus le choix, je m’arrangeais pour le faire à sa place. Il me laissa faire. « Tu veux aller voir les Insurgés, c’est ça ? » demandais-je au bout d’un moment, le regard rivé sur ses blessures. En tant que Médicomage, cela devait être ma seule préoccupation. « Très bien, alors. Si c’est vraiment ça que tu veux, je vais t’y emmener. » Mon ton était résigné. S’il n’y avait que ça pour lui faire plaisir, autant le satisfaire. Cependant, je craignais que Tobias n’en fasse de la chair à canon ou l’utilise pour une autre mission. Et puis, je savais très bien ce que les autres pensaient de moi. Instable, irritante, je n’étais pas la meilleure partenaire pour se lancer dans une mission. Or, j’étais persuadée que James pourrait m’aider à atteindre mon but. Et ce dernier combat me l’avait encore prouvé. Il fallait seulement que Tobias ne me le retourne pas contre moi et que James soit prêt à désobéir au plus aimable des vampires.

Codage par Libella sur Graphiorum

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« Alors, tu es tombée amoureuse ?
- Malheureusement, chère madame, je reste moi-même mon seul véritable amour.
- Au moins, tu ne risques pas d'être éconduite, Emily Evans.
- Pas forcément. Je m'envoie balader de temps en temps, histoire d'entretenir la flamme. »

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ft. Emily Evans

Oh Merlin, vu la gueule qu'elle se tire, Emily va se mettre à hurler et à s'énerver sur James. Misère, genre c'était pas assez chiant comme ça... En plus, elle racontait n'importe quoi, il n'avait pas foncé dans le tas !

J'étais censé faire quoi, me laisser massacrer ?
C'est toi qui fait n'importe quoi ! Tu te la joues trop solo, tu regardes pas ce que je fais avant de te déplacer !


Bon, ok, c'était peut-être légèrement de mauvaise foi, peut-être que James lui-même n'avait pas regardé ce qu'Emily était en train de fabriquer, mais sérieusement, elle avait fait la conne aussi. Elle ne pouvait pas l'accuser lui et seulement lui, c'était ridicule.

Moi borné ? Mais regarde-toi idiote, t'es aussi conne que moi et...


Un éclair rouge et, quelques secondes plus tard, James se retrouva affalé sur un matelas à l'autre bout de la pièce. Il regarda Emily et applaudit lentement.

Waow, et après tu essayes de me donner des leçons ? Tu te fais dérouiller par des mannequins et tu veux m'apprendre à me battre ?


Le ton montait sans même qu'aucun des deux ne le remarque. James laissait passer sa frustration. Tous ces entraînements sans réelle avancée, c'est-à-dire aucune rencontre avec des Insurgés, toutes les retenues qu'il avait choppé, l'impuissance qu'il ressentait. Il avait l'impression de se soulager en hurlant.

Mais réfléchis, à quoi tu veux que je pense, hein ? Tu veux que je te fasse un dessin de comment ils ont tué mon père et une partie de ma famille ? Et t'es qui pour me parler d'esprit d'équipe putain ? Je viens d'une immense famille,
je sais ce que c'est !


James se releva, baguette à la main, pendant qu'Emily continuait son laïus. Le Gryffondor leva les yeux au ciel, de plus en plus agacé. Il se sentait trembler de rage, il avait envie de hurler bien plus fort qu'elle, de lui balancer un sort à la gueule pour qu'elle la ferme enfin. Ah, elle le traite de gamin hein ? Elle va voir ce qu'elle va voir !

James la visa avec sa baguette. Par Godric, rien que pour voir sa gueule, ça en valait la peine. Elle était trop choquée et James eût un rictus mais il savait que c'était de courte durée. Emily riposta rapidement, mais James ne se laissa pas faire. Il se défendit comme jamais, contre-attaquant dès qu'il le pouvait. C'était jouissif, mais crevant. Enfin il pouvait se défouler, il pouvait lâcher sa rage qu'il avait depuis si longtemps. Il criait le nom de ses sorts, comme si ça pouvait l'aider.

Ils tombèrent de fatigue, presque en même temps. James se sentait moite, de transpiration, de sang. Ah putain la conne, elle n'y avait pas été de main morte ! La voilà qui rappliquait, avec sa petite trousse de soins.

Casse-toi.


James n'avait plus envie de voir sa tronche, mais il remarqua que ses blessures étaient plus profondes qu'il ne le croyait. Il laissa finalement Emily faire en grognant. Il ne le regardait pas, ne lui parlait pas. Il voulait juste se casser. Mais Emily brisa le silence. Devant son offre, James se releva brusquement, faisant couler encore un peu plus de sang au passage.

Sérieusement ? Tu te fous pas de ma gueule ?


Emily avait l'air sérieuse. James se demandait ce qui lui avait fait changer d'avis. Son regard s'attarda sur ses blessures à elle. Eh bah, il l'avait pas loupée non plus ! Il était plutôt fier de lui. Il remarqua cependant qu'elle ne s'était pas soignée, pas encore.

Ouais, c'est ce que je veux. Quoi, je te l'ai pas assez répété ?


Bordel James, il serait peut-être temps d'être un peu reconnaissant, non ?

Ça va aller, tu devrais te soigner toi.


Ça ne valait pas un "merci", mais c'était déjà ça. Emily lui laissa la crème et en prit une autre pour elle-même. James l'appliqua sur ses blessures en grimaçant. Elle lui avait fait un tas d'entaille sur le torse. James pensa à lui lâcher une remarque à ce sujet, mais il était bien trop excité au sujet des Insurgés.

On y va quand ? Et je vais pouvoir faire quoi ?


Elle avait pas intérêt à se foutre de lui. Il n'allait pas là pour faire le ménage du QG, mais bien un ménage parmi les Purificateurs.

DEV NERD GIRL

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Vendredi 23 octobre 2020

« Tu veux que je te fasse un dessin de comment ils ont tué mon père et une partie de ma famille ? Et t’es qui pour me parler d’esprit d’équipe putain ? Je viens d’une immense famille, je sais ce que c’est ! » Ces trois phrases résonnaient dans ma tête alors que je lui appliquais l’onguent. Elles faisaient écho en moi. Je savais qu’ils savaient ce que c’était. Et je le poussais toujours à bout. Au final, il était comme moi. Brisé, envahi par ce sentiment de vengeance qui ne serait assouvi qu’une fois accompli. « Sérieusement ? Tu te fous pas de ma gueule ? » répondit-il après avoir reconsidéré sa demande, se levant d’un coup. Je restais à genoux, évitant soigneusement son regard. « Ouais c’est ce que je veux. Quoi, je te l’ai pas assez répété ? » Lui aussi faisait dans les sarcasmes, maintenant ?

Radouci, il me conseilla de me soigner. Je soupirais et lui passais un pot de crème pour qu’il finisse de soigner. Si quelqu’un entrait maintenant dans ce gymnase, il nous prendrait sans aucun doute pour des psychopathes. On devait faire peur à voir. « On y va quand ? Et je vais pouvoir faire quoi ? » Il était pire qu’un gosse quand on lui annonçait qu’on l’amenait à la fête foraine. J’eus envie de lui en faire la remarque mais préférais m’abstenir.

Alors que je me passais l’onguent sur une entaille particulièrement douloureuse, je dessinais une rune à même le sol, une rune de temps. Une horloge se dessina sur le sol, d’une encre orangée, affichant le jour et l’heure. Dix secondes plus tard, l’illusion s’était effacée, laissant une rune légèrement cramoisie sur le sol. « Je suppose qu’on peut encore s’y rendre maintenant, histoire que tu sois satisfait et que tu arrêtes de me le répéter. » dis-je sur un ton ironique. « Pour ta deuxième question, on verra quand on y sera. » Le jeune homme hocha la tête et se déplaça rapidement, rassemblant ses affaires, prêt à partir.

Pour ma part, j’étais toujours à-même le sol, genoux à terre, rangeant mes produits dans la trousse de secours. Ce combat m’avait vidé de mes forces soudainement et … j’avais peur. « James … » le rappelais-je d’une voix étonnamment douce. Ce qui était également surprenant, c’était le nom que j’avais utilisé pour l’appeler. C’était la première fois que j’utilisais son prénom. Le garçon se rapprocha, intrigué surement lui aussi par ma soudaine attitude. Cependant, je ne le regardais pas. « Avant qu’on y aille, j’ai quelque chose à te dire … » Je levais la tête vers lui mais abaissais rapidement les yeux. Je ne pouvais le regarder en face quand j’exprimais l’une de mes faiblesses. Mais c’était tout ce que j’avais trouvé pour le garder auprès de moi, pour espérer qu’un jour, il m’aiderait.

Je l’intimais à s’asseoir, chose qu’il fit non sans grogner. C’était bien encore un adolescent, impatient et téméraire. « Je ne vais t’en parler qu’une seule fois, alors si tu as des questions après ça, tu me les poses maintenant, ou sinon tu te tais à jamais. » Ma voix était plus dure alors que je trifouillais la fermeture de ma trousse. « Sais-tu pourquoi je fais tout ça ? » demandais-je en désignant tout ce qu’il y avait autour de nous : le gymnase, les mannequins, les tapis, les armes de combat. « Pour ma vengeance. » Je levais lentement les yeux vers lui. « Je t’ai souvent rabaissé pour ton entêtement à vouloir venger ton père mais c’était hypocrite de ma part. » Oh, une première. Je reconnaissais mes torts. J’étais sincèrement épuisée pour parler ainsi, j’espérais qu’il en profite bien. « Ma mère s’appelait Ava Evans, O’Dylan de son nom de jeune fille. Elle a été assassinée lors de l’attentat du 26 juin, au Chaudron Baveur. » C’était la première fois que j’osais en parler. Je ne donnais encore aucun détail sur mon ressenti, ce qui me permettait de garder la tête froide bien que le sujet me touchait plus que je ne voulais le montrer.

« Depuis, je me suis jurée de la venger et de faire payer à ces chiens de Résurgents ce qu’ils avaient fait. » Je pris une nouvelle inspiration et me penchais vers le jeune Gryffondor. « Je sais que tu veux te venger des Purificateurs, mais nous menons une même lutte tous les deux et … c’est pour ça que j’ai voulu t’entraîner. Je sais que tu peux me comprendre et que tu veux agir de la même façon que moi. » Je pris alors une voix plus dure : « Seulement, les Insurgés ne sont pas tous comme nous. Ils prennent le temps de réfléchir, posément, et agissent de moins en moins. Nous sommes traqués et si nous ne faisons attraper, nous serons jugés, torturés et tués. C’est pour cela que je veux agir, séparément, avec ceux qui le souhaiterons. Le plan sera réfléchi, préparé, mais nous frapperons en plein cœur, pour les faire souffrir autant qu’ils nous ont fait souffrir et … ce ne sera pas sans risque. » En lui disant tout ça, j'espérais lui faire prendre conscience dans quoi il s'engageait et s'il était sûr de lui. Je m'étais engagée dans ce groupe bien avant l'attentat et j'avais retourné ça un millier de fois dans ma tête. Ca m'avait paru seulement tout naturel de défendre cette cause et d'agir pour elle.

J’osais le regarder, guettant sa réaction. « Je veux que tu m’aides. C’est la seule contrepartie que je te demande pour que je te conduise aux Insurgés. Tu apprendras avec d’autres, mais tu es jeune, et trop téméraire. Ils te relègueront au second plan et t’éloigneront des décisions à prendre. Avec moi, je peux te certifier que tu exécuteras des missions. » J’attrapais ma baguette puis sa main, ce qui le surprit encore plus. « Fais le Serment Inviolable. Fais le Serment que tu m’aideras à mener cette mission à bien. Tu veux te venger autant que moi, James. C’est le moment de le prouver. » J’avais conscience que le Serment Inviolable comportait des risques. Autrefois, Damian et moi avions voulu prêter serment, juste pour rire, avant qu’un adulte ne nous arrête. C’était une magie difficile, mais avec le peu de confiance que j’avais en les gens, ce Serment pouvait suffire à me rassurer. J’espérais que James aussi.

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« Alors, tu es tombée amoureuse ?
- Malheureusement, chère madame, je reste moi-même mon seul véritable amour.
- Au moins, tu ne risques pas d'être éconduite, Emily Evans.
- Pas forcément. Je m'envoie balader de temps en temps, histoire d'entretenir la flamme. »

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ft. Emily Evans

Avant de répondre à James, Emily dessina un truc par terre, genre une rune. Sûrement pour se la péter. C'était ridicule, ils avaient autre chose à foutre là ! James s'apprêta à lui faire une remarque quand elle répondit. James se redressa encore plus, subitement, se faisant même mal. Mais cela importait peu: il allait pouvoir se rendre chez les Insurgés, enfin !

Sérieusement ?


A peine Emily avait-elle confirmé que James se leva, rassemblant ses affaires en vrac dans son sac. Ils n'avaient pas de temps à perdre ! Il ne s'était plus senti aussi excité depuis.. bien bien longtemps. Il était incapable de se souvenir. Emily l'appela. Il se retourna vivement. Il ne l'avait jamais entendu parler d'une voix aussi calme et il pensait bien aussi que c'était la première fois qu'il l'entendait prononcer son nom. Il fronça les sourcils et s'avança vers elle, toujours à terre. Quoi, elle avait du mal à se relever à cause de ses blessures et elle voulait l'amadouer ? Mais non, elle voulait discuter.

Putain mais arrête de déconner, t'as dit qu'on se barrait chez les Insurgés !


Il finit par s'asseoir à la demande d'Emily, non sans soupirer. Il s'assit en tailleur, posant ses coudes sur ses cuisses, sa tête dans la paume de ses mains. S'il faisait au moins mine d'écouter, peut-être que Emily voudrait bien partir rapidement. Mais James commença à écouter réellement lorsqu'elle parla de vengeance. Tiens tiens... est-ce qu'ils seraient plus similaires qu'il ne le pensait ? James ne laissa passer aucune émotion lorsque Emily parla des attentats. Elle avait sûrement déjà eu droit à la compassion, à la pitié des autres. James savait qu'au bout d'un temps, ça ne faisait plus aucun bien, bien le contraire.

James hocha la tête à ses premières paroles, puis claqua de la langue quand Emily lui raconta que les Insurgés n'agissaient pas, mais réfléchissaient plutôt. Mais voyons, il fallait agir maintenant, il suffisait de voir les attentats des Résurgents, les lois anti-créatures. Il secoua la tête puis sursauta quand Emily prit sa main. Il faillit la reprendre d'un geste brusque: non mais elle allait pas bien ? Elle croyait pas, qu'il l'avait attendri avec sa petite histoire ? Il ne fallait peut-être pas exagérer...  Mais ce qui suivit le surpris encore plus. Un Serment Inviolable ? C'était réputé pour être particulièrement dangereux... mais en tant que Gryffondor, James n'avait pas peur, encore moins par les temps qui courraient. Mais pour une fois, il n'allait tout de même pas foncer tête baissée. C'était important.

Il est hors de question que je reste en arrière-plan, ça fait déjà bien trop longtemps que tu me fais poireauter ici... Mais me la fais pas à l'envers. On veut tous les deux se venger, mais on n'a pas les mêmes cibles. Moi j'veux bien t'aider avec les Résurgents, mais tu dois absolument m'aider avec les Purificateurs, sinon je marche pas.


Jamais James n'avait vraiment pensé à s'en prendre aux Résurgents, mais ça avait du sens. Ils étaient tout aussi nuisibles que les Purificateurs. Ils auraient très bien pu, eux aussi, prendre la vie de son père. N'était-ce pas lui qui avait mis fin au règne de Voldemort, qui prônait exactement les mêmes choses qu'eux ? Emily rassura James, l'assurant que les Purificateurs allaient eux aussi payer. James suivit ses directives et entoura son bras avec ses doigts, tandis qu'elle faisait de même en commençant à donner les termes du Serment Inviolable, sa baguette pointée sur leurs deux bras liés. Ainsi, le pacte fût acté. L'heure de la vengeance avait enfin sonné...

DEV NERD GIRL

descriptionPeut-être que tout ne tourne pas autour de moi, mais tu dois reconnaitre que c'est très souvent le cas EmptyRe: Peut-être que tout ne tourne pas autour de moi, mais tu dois reconnaitre que c'est très souvent le cas

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