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RPG Harry Potter

In RPG, nous sommes en Décembre 2021.

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A warrior fights for his family
Rafaël DiAngelo & Jaëlle Sharp

3 novembre

C'est calme aujourd'hui, je n'ai eu que deux clients ce matin. Il ne fait pas très beau dehors, peu de gens arpentent les rues. C'est vrai qu'il fait froid et qu'il pleut. Ma sœur est à l'école, et moi, je m'ennuie, je vais m’asseoir dans le rocking chair que j'ai récupéré et installé dans un coin de la boutique, non sans avoir pris mon éternel sac, increvable, un des derniers vestiges de ma vie d'avant. J'en sors la petite poupée, la Teugghia que j'ai retrouvée un beau matin sur le pas de la porte, avec un mot, que j'ai gardé. « Merci pour le réconfort ». Je sais très bien qui en est l'auteur. Ce que j'ignore, c'est pourquoi. En quoi ai-je été un réconfort ? Enfin quand je dis moi, je veux parler de ma boutique.

Je me balance doucement, fixant cette petite poupée. C'est étonnant, qu'on lui ai donné ce type de gri-gri comme protection. Ce sont des fées malfaisantes, les Teugghia. Et c'est très rare qu'on les connaisse, quand on ne baigne pas dans ce domaine. Je me demande qui il est, cet homme. Tout ce que je sais, c'est qu'il est insupportable. Et qu'il s'appelle Rafaël.

Un bruit venu de l'extérieur me tire de mes pensées. Je glisse la Teugghia par le bras dans ma ceinture, dans mon dos, cachée par mon grand gilet, quand je me lève et là... Avant même que je ne comprenne réellement ce qui se passe, je suis éblouie et m'accroupis en me protégeant les yeux. Le sort a été dévié par un des miroirs qui s'entassent sur mes étagères. Plusieurs hommes entrent dans ma boutique, j'entends mes objets tomber lourdement au sol, se briser aussi pour certains.

Ils hurlent que ce sont des Aurors, que je suis en « état d'arrestation pour usage interdit de la magie », ils veulent que je lève ma baguette... Quoi ? Ce... ce n'est pas possible, non... Après quatre ans, ils ne peuvent pas nous avoir démasquer, non... Mes pensées vont vers Naëlle, faites qu'elle ne soit pas traquée, faites qu'elle comprenne qu'il y a un problème. Par réflexe, je change d'apparence, ce qu'on faisait souvent les premiers mois de notre fuite avec Naëlle.

Je sens qu'on me soulève et qu'on me maintient fermement immobile. Mes yeux glissent, paniqués, sur chaque Aurors présents. Ils examinent chaque objet de mon magasin, cassant sans vergogne les simples fabrications no-maj, emportant les quelques objets magiques. L'un d'eux m'arrache ma baguette.

« Vous faites erreur, je...
- Vous détournez les objets no-majs, vous avez employé la magie devant des No-maj, vous...
- Lâchez-moi au moins !
- Quel est votre nom, mademoiselle ? »

Ils n'ont toujours pas fait le lien alors ? Ou ils savent et c'est un test ? La panique m'envahit, mon cœur bat beaucoup trop vite. Et je sens tout à coup un courant d'air glacial...

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Mardi 3 novembre 2020

Quand on était vampire, le temps n’était que broutille. Pour Rafaël, il était précieux. Il était toujours un demi-vampire, par conséquent, il vieillissait et perdait de ses capacités. Et voilà presque 4 mois qu’il avait commencé à travailler avec le professeur Sovinsky et rien n’avançait. Ils se trouvaient toujours dans une impasse. Aram était une expérience incroyable mais il fallait croire que le potionniste aurait encore besoin de temps pour trouver le secret de l’immortalité pour les demi-vampires.

En attendant, la sœur de Rafaël était revenue à la vie et faisait toujours autant de vagues. Elle ne savait être discrète et se montrait toujours d’un caractère insupportable. Enfin, il ne le lui aurait jamais dit directement. Elle jouissait de cette vie à New-York, d’un emploi stable et de sa toute nouvelle relation avec Aram. Elle remplissait sa part de marché, à savoir ramener des cobayes qui finissaient à chaque fois dans de sales états.

Et aujourd’hui encore, l’expérience avait échoué. « Il fera pour le dîner ! » balança d’un geste désinvolte Rafaël en désignant le corps étendu et sans vie du nouvel humain. Slevin Sovinski esquissa une mine de dégoût mais ne répondit pas. Il était minutieux et secret. Il était intelligent, Rafaël ne le sous-estimait pas. Mais bon sang, qu’est-ce qu’il pouvait le décevoir ces derniers temps ! « Je pense qu’il est temps pour moi d’aller prendre l’air » dit-il d’un ton machinal, comme refoulant sa nature de vampire qui voulait tout détruire. Encore une fois, le scientifique ne répondit pas et Rafaël sortit en trombe du laboratoire.

Au-dehors, le temps était à la pluie et le froid de novembre s’était rapidement installé sur l’Amérique du Nord. Les passants serraient leurs manteaux tandis que d’autres, plus frileux, avaient sorti leurs écharpes et bonnets. Pourtant, la neige n’était pas encore au rendez-vous. Rafaël n’aimait pas ce temps qui lui donnait encore plus envie de tout envoyer en l’air. D’un pas rapide, il commença à marcher dans les rues, en quête d’une source de distraction. Il aurait pu hypnotiser n’importe qui et lui faire faire ce qu’il voulait, seulement ce jeu ne le distrayait plus autant qu’avant. Il aurait pu également agresser une ou deux personnes, boire du sang humain lui aurait sans doute raviver l’esprit, mais avec les récentes campagnes anti-créatures, toutes droit venues du Royaume-Uni, Rafaël devait encore faire profil-bas.

Il emprunta un passage qui le mena dans le monde No-Maj’. Il aimait s’y rendre pour observer la petite vie tranquille de ces No-Maj’. Ne soupçonnaient-ils vraiment rien de la magie ? Etaient-ils à ce point aveuglé par leur curieux désir de normalité ? Et cette vendeuse d’antiquités soi-disantes magiques, croyait-elle en ses marchandises ? Rafaël n’était pas retournée la voir depuis ce fameux jour en juillet. Pour faire quoi ? Pour lui dire quoi ? Il croyait dur comme fer à la vérité et au savoir, alors s’il retournait l’écouter, il se sentirait sans aucun doute obligé de lui dire toute la vérité sur les sorciers. Et comme il violerait ainsi la loi du secret (il aimait que les choses se fassent dans les règles), il serait obligé de la tuer. Ce ne serait que du pur gâchis.

Cependant, il avait tenu à déposer un Teugghia quelques jours après sa visite. Il était souvent passé devant sa boutique, observant curieusement la devanture, sans jamais s’attarder plus de dix secondes. Et ce fut ses pensées qui le menèrent une fois de plus devant sa boutique. Il ne croisa pas beaucoup de No-Maj’, surement le mauvais temps qui les avait fait fuir.

Les bras ballants, vêtu d’un simple manteau en cuir, Rafaël arriva rapidement devant la boutique. Mais quelque chose n’alla pas. A quelques mètres il s’arrêta et ses sens de vampires se mettent en éveil. En tendant l’oreille, Rafaël parvint à saisir une fraction de conversation entre des hommes, nombreux, et une jeune femme. La vitrine était à moitié cassée et Rafaël se doutait qu’à l’intérieur l’état de la boutique n’était pas mieux. Devait-il faire demi-tour ? Après tout, il ne pourrait que s’attirer des ennuis en restant ici. Mais si ce n’était que de simples humains … Ou pas … « Vous détournez les objets no-majs, vous avez employé la magie devant des No-majs … »

Ces hommes s’adressaient-ils à la gérante ? Il ne connaissait même pas son nom mais ces hommes avaient tout l’air d’Auror, prêt à punir cette femme pour usage de la magie. Etait-elle donc … une sorcière ? Il n’avait plus beaucoup de temps pour réagir. Il devait quitter les lieux immédiatement s’il ne voulait pas être mêlé à tout ça. Et pourtant, son instinct le poussait à rester. Sa partie vampirique avait également un grand besoin de se défouler. Alors …

« Y a-t-il un problème, messieurs ? » Les 7 hommes se retournèrent vers Rafaël. Il remarqua une jeune femme qu’un des hommes tenait fermement par le bras. Elle ne ressemblait pas à la gérante. Peut-être était-ce l’une de ses employées ? « Cette femme est en état de l’arrestation, êtes-vous un proche ou un membre de sa famille ? » demanda un autre en s’approchant de Rafaël. Chacun tenait leur baguette. Ils devaient avoir remarqué celle de Rafaël accrochée à sa ceinture. Au moins, personne ne se tromperait sur la nature de chacun. « Je suis … un client. » Il plongea son regard un instant dans celui de la salariée qui esquissait un drôle de regard. S’étaient-ils déjà vus ?

« Dans ce cas … » L’Auror qui avait parlé pointa sa baguette sur Rafaël. « Tututut … Frank … je doute que cela soit une bonne idée … » dit-il en lisant le nom inscrit sur le badge de l’agent. D’un geste rapide que seul un vampire ou l’un de ses hybrides pouvait faire, il se débarrassa de la baguette de l’agent et sortit la sienne. « Je …vous … conseille … de ne pas bouger, Frank. Cela pourrait être douloureux. » Sa baguette touchait la peau du cou de l’agent. Chacun était à présent sur ses gardes.

« Messieurs ! » reprit Rafaël d’un ton presque chantant. « Et si, vous alliez prendre votre pause ? Vous avez eu une dure journée, n’est-ce pas, très cher ? » dit-il en plongeant ses yeux dans ceux de Frank. Il hocha la tête et s’apprêta à sortir de la boutique. Rafaël lui jeta un sort d’Oubliettes, lui faisant oublier les derniers événements. Cinq Aurors le suivirent mais deux étaient toujours en place. « C’est quoi ce putain de délire ? qui êtes-vous ? » beugla l’un d’eux.

Le regard du demi-vampire étincela tandis que ses pupilles devinrent plus ambrées à l’appel du sang. En reconnaissant l’une des caractéristiques des vampires, le deuxième Auror envoya un sort qui l’atteint à l’épaule, attisant la colère de Rafaël. Il se jeta sur lui en premier, déchirant sa gorge plutôt que d’absorber réellement le sang. L’autre Auror, pétrifié d’horreur, n’avait pas encore réagi mais quand Rafaël se tourna vers lui, l’homme se mit à lancer plusieurs sorts. Il était expérimenté, mais ne semblait pas encore avoir reçu véritablement de formation sur la destruction des vampires.

Aussi, en quelques secondes, Rafaël réussit à l’atteindre et à le mutiler autant que son prédécesseur. Le travail fini, le demi-vampire s’essuya la bouche et se retourna vers la salariée. Elle était cependant désormais étendue au sol et tenait son ventre avec ses deux mains. Du sang s’écoulait d’une blessure. L’un des sorts de l’Auror avait du l’atteindre. Le demi-vampire s’agenouilla près d’elle et mordit son bras pour le lui tendre. Il n’avait pas fait tout ça pour rien. « Buvez, si vous voulez survivre ! »

Codage par Libella sur Graphiorum

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« Ce sont les détails qui font les légendes. »

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Rafaël DiAngelo & Jaëlle Sharp

Qu'est-ce qu'il fait ? Déjà ici, dans ma boutique, mais en plus face aux Aurors ? Il va avoir des ennuis, et j'essaie précisément d'éviter que tout le monde en ait. Je suis surprise de la rapidité de ses mouvements et la précision de ses gestes. Ce n'est pas... banal. Il ne peut pas être un simple no-maj déjà, et probablement pas un simple sorcier non plus... Et l'autre... il s'exécute, sans être sous le sort de l'Imperium ? Comment est-ce possible ?

Puis je comprends. Ses eux, son regard... un vampire ? Cet homme, qui est venu se moquer de moi dans ma boutique, qui a déposer un Teugghia devant ma porte, c'est un vampire ? Dire qu'avec Naëlle on a fui pendant quatre ans le monde sorcier et qu'il y en a tout un échantillon aujourd'hui dans ma boutique ! Par conséquent, il est évident que les choses dégénèrent, des sorts fusent et sans que je ne réalise vraiment, je m'effondre, comme si mes jambes ne pouvaient plus me porter. La douleur n'arrive qu'après coup, une douleur tordante, brûlante. Mon ventre ! J'ai affreusement mal, si mal que je dois mobiliser toutes mes forces pour maintenir ma fausse apparence. Mes doigts sont poisseux à cause du sang, par Merlin ce que ça fait mal ! Tout à coup, une violente odeur de sang approche de mon nez, je regarde alors l'homme, le vampire qui me dit de boire ?

« Non, je ne veux pas... »

Si je bois je vais me transformer ? Non, je crois qu'il faut boire et mourir, un truc du genre... mais si je bois et que je clamse dans les minutes qui suivent ? Je ne veux pas être vampire moi. Mais l'homme me regarde sévèrement. Ok, ok, ça va... J'attrape son avant-bras faiblement et porte l'entaille à mes lèvres. Bordel, c'est vraiment dégoûtant. Et en plus, il ne faut pas seulement tremper les lèvres, il faut boire. Sauf que... est-ce que vous avez déjà bu du sang chaud ? C'est immonde ! Je le regarde tout en aspirant le liquide. Pourquoi fait-il ça ? Encore une fois, je ne sais pas sur quel pied danser avec lui. Il avait fait preuve de tant de... condescendance. Puis il y avait eu le Teugghia... Et maintenant ça. Quand je m'arrête de boire, je sens que ma tête tourne.


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« ça va pas... »

Je sens qu'il me soulève et je crois que je perds à moitié connaissance, lâchant totalement mes efforts sur ma métamorphomagie.

Quand je reviens à moi, je plisse les yeux. Non qu'il fasse clair, mais c'est surtout que je ne reconnais pas mon lit et j'ai la désagréable sensation d'être... désorientée. Je tente de me redresser mais pousse un cri de surprise. Mon ventre me cisaille. Pourtant, je ne saigne plus. J'ai une sorte de... cataplasme ? Et je pousse un deuxième cri de surprise quand je le vois, dans un recoin de la pièce. Le vampire.

« On est où ?... Je veux dire... merci... »

Je me redresse tout de même, remettant mes cheveux  à peu près en ordre. En bougeant, je me rends compte que le Teugghia a été déposé à côté de moi. Par réflexe, je l'attrape, avant de tourner mon regard paniqué vers l'homme.

« Ma baguette ! »

Je n'ai jamais pu me résoudre à la ranger. Je ne sais pas comment fait Naëlle... Naëlle... Faites qu'elle aille bien. Je me demande ce qu'ils font de ma boutique, je me demande s'ils vont nous laisser tranquille. Lentement il s'approche pour me la tendre. Je pense que ma couverture est grillée désormais, n'est-ce pas ?

« Je m'appelle Jaëlle... Je présume que vous allez vouloir des explications ? »


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Mardi 3 novembre 2020

La jeune femme souffrait le martyr, allongé sur le sol de la boutique. Et cette idiote refusait d’accepter l’aide du demi-vampire. Fallait-il qu’il l’hypnotise elle aussi ? Mais finalement, elle attrapa son bras, hésitante et commença à aspirer le sang. La sensation était désagréable. Rafaël avait rarement eu à faire ce genre de chose. La dernière fois, c’était pour son père, en Italie, il y avait bien longtemps. Grand potionniste, une expérience avait mal tournée. C’était Rafaël qui l’avait trouvé : il avait tout fait pour le ranimer mais l’homme était resté bien trop longtemps avec le cœur arrêté. Il était trop tard. « Ça va pas … » murmura la jeune femme, la tête manquant de s’assommer sur le sol. Rafaël anticipa la chose et passa ses bras sous elle pour l’emmener avec lui. C’est alors qu’une étrange chose se produisit : en perdant connaissance, la jeune femme avait changé d’apparence. Et il se trouvait que c’était la jeune femme que Rafaël avait croisée il y avait de cela quelques mois.

Les autorités allaient surement revenir. Quoi qu’ait fait cette femme, elle était recherchée et Rafaël ne pouvait la laisser ainsi. Soignée par du sang de vampire, s’il la conduisait à l’hôpital, les Médicomages pourraient sans aucun doute remonter à lui et une enquête serait ouverte. Cela n’arrangerait pas les affaires de la jeune femme et hors de question pour le célèbre rédacteur-en-chef du Wizard Times d’avoir une enquête sur sa personne. Il fallait faire profil bas. Aussi, sans attendre plus longtemps, le jeune homme transplana jusqu’à chez lui.

Rebecca allait surement rentrer et l’interroger sur l’identité de la jeune femme et ce qu’elle faisait ici, aussi décida-t-il, après avoir déposé la jeune femme dans son lit, d’insonoriser la pièce. Sa sœur n’avait pas besoin de savoir ce qu’il faisait. D’ailleurs il ne le savait pas vraiment lui-même. Il observa un long moment le visage de la jeune femme. Pourquoi l’avoir sauvé ? Pourquoi elle ? Qui était-elle ? Surement pas une No-Maj’ comme il avait pensé au départ, puisqu’elle faisait de la Métamorphose. Elle l’intriguait. Il sortit de la pièce, en la refermant d’un sortilège avant d’aller chercher de la nourriture humaine dans le frigo. Des poches de sang se trouvaient dans le congélateur du sous-sol, mais pour sauver les apparences et ne pas contrarier des autorités qui pourraient venir fouiner chez lui, le frigo contenait des plats typiquement humains.

Il était environ 21h quand la jeune femme reprit connaissance. Rafaël avait déposé le plateau de nourriture sur une commode et s’était attelé à la confection d’une peinture. Il se trouvait qu’il avait eu de l’inspiration. La blessure de la jeune femme s’était progressivement refermée de sorte qu’on ne voyait presque plus rien. Il avait également trouvé une baguette, confirmant ce qu’il pensait d’elle : une sorcière. « On est où ? » s’exclama-t-elle après un cri de surprise. Rafaël termina son dessin puis reposa lentement les pinceaux alors qu’elle le remerciait. Le visage du demi-vampire restait cependant impassible alors qu’il s’approchait de la jeune femme qui remarqua la Teugghia qu’il avait déposé sur la table de nuit, à côté du lit. Elle l’observa et demanda où était sa baguette. Il attrapa l’objet magique et le tendit à la jeune femme. Mais alors qu’il aurait du la relâcher, il maintint un bout : « Qui êtes-vous ? » La jeune femme releva les yeux vers lui et se présenta. « Jaëlle … » répéta-t-il en relâchant la baguette.

« Je présume que vous allez vouloir des explications ? » Le jeune homme attrapa une chaise de son bureau et la posa près du lit, appuyant alors ses bras sur le dossier de la chaise. « Ce ne serait pas de refus, en effet. » répondit-il sans aucun sourire qui ne pouvait montrer l’affection qu’il avait pour elle. « Cependant … je pense qu’il serait mieux pour vous que vous vous nourrissiez un peu avant. Vous êtes encore faible. » D’un coup de baguette, il fit léviter le plateau vers la dénommée Jaëlle. Un plat froid qui comprenait des cocas espagnoles. Il tenait la recette de sa grand-mère paternelle. « Mangez, si j’avais voulu vous tuer, je vous aurais laisser vous vider de votre sang, vous ne croyez pas ? » dit-il en la voyant hésiter.

Jaëlle finit par goûter un morceau de feuilletté présent dans l’assiette et vida également son verre d’eau. Rafaël ne cessait de l’observer. Il savait que cela lui donnait un air anormal mais il ne pouvait s’en empêcher. La connaître, c’était devenu une question vitale. « Que vous voulez ces hommes ? » La jeune femme releva la tête vers lui. « Pourquoi vivre dans le monde No-Maj’ alors que vous êtes sorcière ? »

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Rafaël DiAngelo & Jaëlle Sharp

Je ne me sens pas plus rassurée avec ma baguette entre les mains... Enfin, non, je ne suis pas si inquiète que cela. Oh Merlin je n'en sais rien, je ne sais même pas si ce que je dois ressentir à son encontre. Il m'a sauvé la vie et je lui dois de ne pas être enfermée dans une cellule du MACUSA à l'heure qu'il est... Mais qui est-il pour oser défier des Enquêteurs comme il l'a fait ? En plus il sait que je suis sorcière et métamorphomage maintenant... Très peu le savent, je n'accorde pas facilement ma confiance après ce que nos ex nous ont fait à Naëlle et moi. Je n'aime pas raconter notre vie, après tout, ça ne regarde personne, pas vrai ? Merlin soit loué, j'ai un moyen de gagner du temps. Il veut que je mange ? C'est un vampire et il a des plats humains ? Je plisse le nez, ne reconnaissant pas les mets qu'il me sert. Je relève la tête vers lui quand il affirme ne pas vouloir me tuer.

« Je me doute, sinon vous auriez plutôt bu mon sang plutôt que de me faire boire le vôtre. »

Je me rends compte que s'il m'impressionne, il ne me terrifie pas. Il m'a sauvée après tout, et même s'il a été imbuvable la dernière fois... je n'ai pas la sensation qu'il me fera du mal. J'attrape soigneusement un... feuilleté, que je porte à ma bouche pour y croquer. Je ne connaissais pas mais c'est sacrément bon et ça fait un bien fou. Je me rends compte que je suis assoiffée également et je vide d'une traite le verre d'eau auquel il a pensé. Je lui jette des coups d'oeil, il n'arrête pas de me regarder...

« Quoi j'ai... j'en ai entre les dents ? »

Je me frotte discrètement. Mais très vite, il n'est plus question d'esquiver. Va falloir que je passe à la casserole. Enfin, aux aveux.

« Ils ont découvert comme vous que je n'étais pas une simple No-Maj et que... il y a peut-être quelques objets magiques que je vends. Mais y a rien de dangereux, je le jure, ce sont juste des petits sorts et enchantements pour certains qui le méritent ! »

Je ne suis pas du genre à mettre des No-Majs en danger, ils s'y mettent très bien tout seuls ! Non, mais parfois j'ensorcelais vraiment certains grigris, ou j'améliorais une potion, rien de bien important. Tout ça à cause de cette soirée... Je ne pouvais pas savoir que les deux ingrédients auraient cette réaction ensemble ! Et surtout je ne m'attendais pas à ce que le sort d'Oubliette soit si facilement repéré. Ils ne nous ont pas repéré il y a quatre ans, quand on l'a utilisé avec Naëlle... Oh Naëlle, si tu savais à quel point je suis désolée, j'espère que tu n'as rien...

« Parce que je ne voulais pas être mariée de force à un pauvre abruti. »

Au moins, il ne pourra pas me reprocher de lui mentir. C'est sorti tout seul. Peut-être parce que ça fait quatre ans que je tais ça, que je le garde pour moi. Parce que je suis en colère qu'on ait toutes ces emmerdes aujourd'hui. Dire que nos parents voulaient absolument un mariage avec des Sangs-Purs pour purifier notre famille et l'anoblir. C'est ridicule ! Je ne suis pas une jument qu'on va faire lever par un étalon, on n'est pas des marchandises ! Et puis j'étais amoureuse à l'époque... Quelle belle connerie ça a été. La magie nous a foutues dans la panade deux fois, coup sur coup. Parce qu'il fallait se marier avec ces abrutis, parce que nos copains nous ont déçus quand ils ont appris notre nature. Dire qu'il avait voulu me filmer en train de faire de la magie pour diffuser ça alors que je risquais gros. Quel con.

« On veut pas remettre les pieds côté sorcier et cette boutique... c'est ce qui nous permettait de vivre avec ma sœur. »

Je me laisse tomber contre les coussins en soupirant et en me passant une main sur le visage. J'espère qu'elle est avec Will. Et j'espère qu'on va trouver une solution. Si ma boutique est sous surveillance, il va falloir trouver autre chose. Et recourir à la magie en attendant et ça.. Naëlle ne va pas du tout être d'accord.

« C'est quoi votre nom ? Et qu'est-ce qu'un vampire fait côté No-Maj en risquant de s'attirer des problèmes avec les autorités ? »

Je pourrais aussi lui demander pourquoi il m'a laissé le Teugghia sans être entré, la dernière fois. Je crois qu'il n'y a pas que moi qui ait des secrets.

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Mardi 3 novembre 2020

« Quoi j’ai … j’en ai entre les dents ? » demanda-t-elle alors, remarquant son regard sur elle. Elle était … étonnante. Elle avait toutes les raisons de croire qu’elle se trouvait dans le repère d’une créature magique et pouvait se poser un millier de questions sur comment il allait la tuer, mais elle n’en faisait rien. Elle n’avait pas tort sur le fait que s’il avait voulu la tuer, il aurait bu de son sang, mais aujourd’hui les humains craignaient de plus en plus les créatures. « Ils ont découvert comme vous que je n’étais pas une simple No-Maj et que … il y a peut-être quelques objets magiques que je vends. » Rafaël ouvrit la bouche. Alors c’était donc ça. Elle était une sorcière et lui avait fait croire tout le contraire quand il était venu cette première fois dans sa boutique. Et apparemment, il n’y avait pas que lui qui y avait cru …

« Mais y a rien de dangereux, je le jure … » dit-elle précipitamment. Rafaël haussa un sourcil et posa la question qui lui brûlait les lèvres depuis le départ. « Parce que je ne voulais pas être mariée de force à un pauvre abruti. » répondit-elle sans filtre. Rafaël eut un mouvement de recul, plus surpris qu’autre chose mais qui pouvait alors être interprétée de différentes manières. « Marier de force ? » répéta Rafaël, ouvrant enfin la bouche. « Ces mariages se font habituellement entre Sang-Purs, il me semble. Quel est votre nom ? » demanda-t-il. Sa mère était une Sang-Pure mais elle s’était mariée à un Né-Moldu, leur famille ne prêtant guère attention à la pureté du sang. En revanche, lorsqu’elle avait mené sa double-vie c’était auprès d’un Sang-Pur qu’elle s’était aguichée. Rebecca était une Sang-Pure et lui un simple Sang-Mêlé. Mais cette question de pureté du sang était pour lui dépasser. Pourtant, Jaëlle était la preuve que certaines familles continuaient encore à entretenir ces traditions. Il ne comprenait pas pourtant comment elle était parvenue à une situation aussi radicale.

« Un acte courageux que de quitter tout ce que vous connaissiez pour vous retrouver dans le monde No-Maj’ » Il savait que lui-même n’en aurait été capable. Et puis son caractère ne lui permettait pas beaucoup. Colérique et animé par la rage, il pouvait tout détruire sur son passage et commettre les pires conneries pour une vexation.

« On veut pas remettre les pieds côté sorcier et cette boutique … c’est ce qui nous permettait de vivre avec ma sœur. » Alors donc elle avait une sœur ? Intéressant. Mais cela signifiait que quelqu’un allait la chercher. « Il vaudrait donc mieux avertir votre sœur de ce fâcheux incident. » répliqua Rafaël de son ton traînant en la regardant se caler contre les coussins. Les humains étaient fascinants, il trouvait. Ils avaient des mimiques que lui n’avait jamais emprunté. Dante lui avait souvent expliqué que c’était parce qu’il avait choisi ce côté vampirique de son être qu’il ressemblait plus à un vampire qu’à un humain. Son cousin était bien évidemment tout son contraire.

« C’est quoi votre nom ? » demanda-t-elle alors en plantant son regard dans le sien. Rafaël eut pour la première fois depuis le début de la conversation un fin sourire et se releva de la chaise. « Rafaël DiAngelo. » Il récupéra sa carte d’identité et la présenta à la jeune femme. Depuis cette réforme commencée en Angleterre, la carte d’identité indiquait à présent la pureté du sang et l’hybridisme. « Et qu’est-ce qu’un vampire fait côté No-Maj en risquant de s’attirer des problèmes avec les autorités ? » reprit-elle.

Il mit un doigt sur la carte d’identité et rectifia : « Demi-vampire, même si le fait d’être l’une de ces créatures à part entière m’enchanterait plus que tout au monde. » expliqua-t-il avec une grande fierté dans la voix. « Puisque vous avez été sincère avec moi, je vais l’être également. L’une de mes expériences a échoué et j’avais besoin de me défouler sur quelqu’un. » dit-il d’un ton parfaitement détaché, debout au centre de la pièce, les mains derrière le dos, comme racontant sa première journée d’école. « Une chance pour vous que j’étais dans les parages, ou bien vous serez à l’heure actuelle en train d’être interrogé par les autorités. » Il eut un petit sourire, fier de se savoir utile.

Un petit claquement se fit entendre dans l’appartement et Rafaël reconnut le hibou impatient de sa sœur. Il soupira. « Vous avez du papier ici et de l’encre là. » dit-il en désignant le petit bureau. « Je reviendrai vous voir demain. Reposez-vous. » Il n’avait pas envie de se justifier maintenant sur pourquoi elle pouvait rester. Aussi, à une vitesse presque surnaturelle, il atteignit la porte et la referma. Le hibou de Rebecca l’attendait à la fenêtre de la cuisine. Elle lui annonçait qu’elle ne rentrerait pas ce soir et le priait de ne pas faire de conneries qu’elle ne pourrait pas partager avec lui. Il eut un sourire et secoua la tête. Sa sœur était bien l’une des seules à le comprendre. Il attrapa une plume et griffonna un mot : « Nous avons une invitée d’honneur. Elle va rester quelques jours. Sois gentille avec elle, sorella* » Rafaël plia la missive et la tendit au hibou qui repartit aussitôt.

Rafaël traita par la suite quelques dossiers, des e-mails et des hiboux qu’on lui avait fait parvenir de son travail et s’assoupit finalement aux alentours de 2 heures du matin.

Jeudi 5 novembre 2020

Environ 36 heures après l’arrivée de Jaëlle dans son chez-lui, on pouvait dire que les choses s’étaient animées et ne plaisaient pas forcément à Rafaël. La jeune femme avait tenté de sortir en douce le mercredi matin mais Rafaël l’avait intercepté juste avant qu’elle n’ouvre la serrure de l’appartement. Rafaël n’avait pas encore fait tout le nécessaire pour qu’elle soit sortie d’affaire. Elle ne comprenait pas pourquoi il l’aidait, et lui non plus à vrai dire. Il avait prétexté qu’il s’ennuyait et avait besoin de se divertir un peu. Après tout, ce n’était pas souvent qu’on lui offrait des agents du Macusa à arracher la gorge et à hypnotiser.

L’affaire allait sans doute se tasser mais quand il était rentré le mercredi après-midi à l’appartement où Jaëlle semblait s’être attelée à la cuisine, il lui avait annoncé qu’elle devrait rester quelques jours. Cela n’avait pas vraiment plu à la jeune femme qui aimait son indépendance mais si elle voulait assurer sa sécurité, elle n’avait pas d’autres choix. Seulement, la colocation n’était pas tellement le for de Rafaël. Il avait déjà beaucoup de mal avec sa sœur : il fallait dire que Rebecca avait un caractère bien agaçant aussi, donc ça n’aidait pas. Mais en règle générale, si Rafaël craignait la solitude, il avait également un caractère difficile à supporter pour son entourage. Et Jaëlle en avait déjà payé les frais puisqu’ils avaient eu leur première dispute la veille : si elle n’avait pas peur des créatures, elle était consternée par la quantité de sang frais contenu dans le congélateur.

Elle avait fait des recherches disait-elle, et les demi-vampires ne se nourrissaient pas de sang. « Pas QUE de sang humain ! » beugla Rafaël en refermant le congélateur d’un violent coup. « Une chose à savoir sur moi, Jaëlle : j’aime me sentir vampire, j’aime sentir le goût du sang dans ma gorge, et j’aime quand un corps chaud s’offre à moi … » disait-il en s’approchant progressivement d’elle, n’ayant pas peur de l’effrayer. Au contraire, là était bien le but. Elle devait l’accepter tel qu’il était. « Deuxième chose à savoir : cessez de fouiller dans mes affaires ! » Mais la jeune femme avait un sacré aplomb de son côté et Rafaël avait fini par quitter l’appartement pour ne pas commettre un meurtre. Ce serait tellement dommage : il faudrait nettoyer le sol et les murs tellement il en mettrait partout.

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Bref, il avait passé la nuit dehors mais Rebecca en avait profité pour rentrer. Leur discussion avait été … animée. Mais sa sœur était repartie travailler après un commentaire sarcastique pour Rafaël. Il fallait dire que si Rafaël n’acceptait aucun des petits-amis qu’elle ramenait, elle n’aimait pas du tout lorsqu’il s’attachait à une fille. Elle claqua la porte alors que Jaëlle sortait du lit. « Driiiiiiiiing ! On se réveille et on est en joie ce matin ! » chantonna Rafaël de son petit ton chantant alors que la jeune femme ne semblait pas vraiment du matin. Elle s’installa sur un banc autour de l’ilot central alors que Rafaël lui sortait un jus de fruit. Elle était étonnée de son ton alors qu’ils s’étaient quittés la veille assez mal. « Oh j’ai tué trois ou quatre chiots, ça va mieux. » dit-il, les deux mains appuyées sur l’ilot regardant la jeune femme avec un grand sourire. Un hibou arriva : des nouvelles du Macusa ? Lui envoyait-on un avis de recherche sur la jeune femme ? Ou bien une lettre d’arrestation pour complicité ?

Mais non, c’était seulement Jamie du Wizard Times. Il soupira et décrocha la Une du journal. Ils se débrouillaient pas trop mal même si … « Incroyable ! j’avais pourtant dit à Myranda que je ne voulais pas de ce fichu article débile ici. Et cette affiche ne s’accorde pas du tout avec le reste … » Il posa le journal sur la table. « Ils sont perdus sans moi … » soupira-t-il alors qu’une photo des Six Champions du Tournoi étaient en Une du journal. L’interview traditionnelle venait d’être donnée et cet événement animait tout le pays. « Bon, que souhaitez-vous faire aujourd’hui, Jaëlle ? Peinture, tricot, cuisine ? Torturer quelques lapins ? » Il sourit d’un air malicieux, se plaisant à raconter les pires atrocités qu’il pouvait commettre. Le truc, c’est qu’il n’était jamais fier de ce qu’il faisait bien au contraire. Dès lors que ses idées claires revenaient, il regrettait et était rongé par le remord. Seulement, il y avait bien longtemps que personne ne lui avait rappelé une telle humanité.

« Au faites, comment va votre sœur ? » La jeune femme le regarda d’un air suspicieux.

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« Je suis réellement curieux, et … inquiet, si l’on puit dire. Combien d’années d’écart avez-vous ? »

*soeur en italien

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Rafaël DiAngelo & Jaëlle Sharp

Entre Sangs-Purs oui, c'est bien ça le problème ! Et malheureusement pour mes parents, le nom de Sharp ne figure pas dans le grand registre des familles sacrées. J'ai tout quitté à cause de leur idée de mariage stupide, et parce que j'étais amoureuse. Mais ça, c'est une erreur que je ne commettrai plus !

« Mon nom n'est pas celui d'une Sang-Pur. Nos parents voulaient s'élever. Ça fait des années que ma famille tente de purifier son sang par de « bons mariages ». C'est ridicule. »

Je lève les yeux au ciel en repensant à ces garçons que nos parents voulaient nous voir épouser Naëlle et moi. Je relève les yeux vers lui quand il dit que c'était une décision courageuse. Courageuse peut-être, mais aussi très stupide. A l'époque, nous étions naïves, convaincues que nos petits-amis nous aideraient. Quelle erreur. Il a fallu se débrouiller par nous-mêmes. Toutes les deux, comme toujours. Et aujourd'hui, c'est bien la première fois qu'on est séparées Naëlle et moi. Et ça me fait bizarre.

Je peux avertir ma sœur ? Oui, il faut que je la prévienne, elle doit être morte d'inquiétude, totalement terrifiée à l'heure qu'il est. Ce type va donc m'aider. Rafaël DiAngelo... d'accord.

« Sharp. Mon nom... »

Après tout, foutue pour foutue, autant faire le saut de confiance pas vrai ? Il me tend sa carte d'identité... ok, il est bizarre. C'est un demi-vampire vraiment bizarre. Et euh... il est sérieux pour cette histoire de se défouler sur quelqu'un ? Je le regarde, sceptique, alors qu'il poursuit son laïus.

« Ravie que vous ne vous soyez pas défoulé contre moi... »

Je crois ? En tout cas, il me met à disposition de quoi prévenir ma sœur, avant de... de me laisser là ?! Ok, peu importe. Dès qu'il disparaît de la chambre, je me lève en grimaçant, pour gagner le bureau et me dépêcher d'écrire à ma sœur. Je donne notre adresse au hibou, dans l'espoir qu'elle y passe régulièrement. Faites qu'elle ait cette lettre et cesse de s'inquiéter. Mais faites surtout qu'elle soit en sécurité.

Evidemment, cette nuit-là, j'essaye de filer en douce. Rafaël est bien gentil, mais il est un peu flippant sur les bords, et je dois absolument retrouver Naëlle. Sauf que c'était sans compter sur l'ouïe affinée des demi-vampires. Et autant dire qu'il n'est pas très heureux de m'attraper en train de faire le mur. Il veut quoi ? Que je le divertisse ? Mais il est dingue, n'est-ce pas ? J'ai passé la journée du mercredi à errer comme une âme en peine dans la maison. Alors pour m'occuper, j'ai passé la journée à cuisiner. Des cookies, un rôti, tout ce que je peux, avec ce que je trouve. Et à son retour, Rafaël m'a annoncé que...

« Quoi ? Mais... Sérieusement, je suis une métamorphomage, je peux... »

Je lève les yeux au ciel en poussant un râle d'énervement quand il insiste. Je n'ai pas eu de réponse à mon hibou, et je m'inquiète. Et surtout, je déteste rester là à ne rien faire, à dépendre du bon vouloir d'un homme.

« Et d'abord, je vois pas pourquoi je resterai chez quelqu'un qui a autant de sang dans le frigo ! J'ai fait des recherches vous savez, les demi-vampires ne se nourrissent pas de sang humain. »

Alors il mangera mon rôti. Et mes cookies et... Et il me gueule dessus en plus ! Qu'est-ce qu'il croit, que je vais avoir peur de lui ? C'est bien mal me connaître ! Je croise les bras et soutiens son regard.

« Une chose à savoir sur moi, Jaëlle : j’aime me sentir vampire, j’aime sentir le goût du sang dans ma gorge, et j’aime quand un corps chaud s’offre à moi … »

Je reste immobile, ne cillant pas. Pas question de lui montrer qu'il me fout quand même la trouille.

« Et vous, cessez d'essayer de m'impressionner ! Ça ne marche pas ! »

Bon, celle qui m'impressionne par contre, c'est Rebecca, je ne sais pas pourquoi, mais c'est comme ça. Je suis allée m'enfermer tôt ce soir-là, juste pour ne pas le voir, pour ne pas lui parler. Et au matin, il a bien fallu descendre. Je marche à l'aveugle, me frottant les yeux et il braille comme un bienheureux. Je grommelle en me laissant tomber sur le banc. J'ai pas spécialement envie de le voir après la « discussion » d'hier soir. Pourquoi est-ce qu'il est de bonne humeur ?

« Oh j’ai tué trois ou quatre chiots, ça va mieux.
- J'ai dépecé quelques belettes, c'était sympathique. »

Je lui réponds en me servant un café sans le regarder. J'arrive pas à savoir s'il est sérieux. Mais il ne l'est pas, pas vrai ? Un hibou arrive et spontanément, j'essaie de voir s'il s'agit d'une réponse de Naëlle. Mais non, ce n'est que le journal pour lequel il bosse. Ça parle du Tournoi des Six Sorciers. Des Six ? C'est pas des Trois normalement ? Et ils ont lancé ça chez nous ? Je regarde le journal, la photo... J'ai l'impression que je connais l'un des participants.

« Bon, que souhaitez-vous faire aujourd’hui, Jaëlle ? Peinture, tricot, cuisine ? Torturer quelques lapins ? »

Son sourire est... Je n'arrive pas à savoir s'il est inquiétant ou... Je ne sais pas. Il a un petit côté charmant. Son sourire uniquement ! Parce que ses propos... Non, il ne peut pas être sérieux... Mais juste après, il demande des nouvelles de ma sœur.

« Elle est inquiète, je l'ai jamais laissée tomber et on n'a jamais été séparée. Et pour répondre à votre question : deux minutes. On a deux minutes d'écart. Naëlle et moi sommes jumelles. »

Des jumelles jusqu'à présent inséparables. On a tout vécu ensemble et là, c'est dur.

« Vous êtes bien trop en forme ce matin ? Et si on faisait du yoga, ça laisserait les lapins tranquilles. Ou de la magie ? Vous vous moquiez de mes grigris, mais je suis douée ! »

Même si j'ai arrêté mes études avant d'avoir mon diplôme mais quand on est déterminé, on arrive à tout.

« A moins que vous ne vous intéressiez pas du tout à votre part sorcière, vous qui vous rêvez vampire à part entière. Quel intérêt d'ailleurs ? Voir mourir les personnes qui vous sont chers, ne pas avoir de progéniture, être soumis à la soif... »

Non, être vampire n'est pas, à mon sens, une situation enviable. Je n'en ai jamais réellement côtoyé, mais ce qu'on pouvait lire dans nos livres de cours ne donnaient franchement pas envie.

« Sinon pitié, faites-moi sortir d'ici, je déteste rester enfermée. On peut aller où vous voulez, même à votre travail, j'm'en fiche, mais j'ai besoin de m'occuper ! »

Je n'ai jamais été une « fille d'intérieur », je deviens folle là.

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Jeudi 5 novembre 2020

Si Rafaël devait reconnaître quelque chose à la femme, c’était qu’elle ne manquait pas d’aplomb. En général, les personnes connaissant assez bien Rafaël évitaient de le contrarier, tandis que ceux qui osaient lui répondre, eh bien … disons qu’ils n’étaient plus là pour en parler. « J’ai dépecé quelques belettes, c’était sympathique. » Il sourit. Simplement, l’observant boire son café. Elle était étrange, dans le bon sens. Elle ne ressemblait pas aux autres sorcières qu’il avait côtoyé. Elle semblait avoir un sacré tempérament et être bien loin des vies des petites princesses.

Après lui avoir demandé ce qu’elle souhaitait faire de sa journée, il lui demanda des nouvelles de sa sœur. Autant être sympa ? Il était dans un bon jour, tant qu’on ne lui gâchait pas sa journée … ! « Elle est inquiète, je l’ai jamais laissée tomber et on n’a jamais été séparée. » expliqua la donzella. Rafaël songea au lien qui l’unissait à sa sœur. Eux deux aussi, ça avait été « pour toujours et à jamais » quand ils étaient arrivés en Amérique. Il lui avait fait des coups en douce : tuer son père, ses frères (oui c’était franchement pas malin), plonger dans un long sommeil, fait fuir quelques-uns de ses soi-disant petits amis, mais ça avait toujours été pour son bien. Il se servit du jus de fruit sur la table alors que la jeune femme lui disait qu’elle et sa sœur étaient jumelles.

« Oh, je comprends mieux en effet votre lien. » commenta-t-il. « En général, les jumeaux sont assez fusionnels, et si vous avez vécu toutes ces épreuves ensemble, ça vous a forcément rapproché. » expliqua-t-il avant de demander : « Votre sœur est-elle aussi une Métamorphomage ? » Il était bien trop curieux pour s’en cacher. Et puis il ne faisait que se renseigner. Il n’en avait jamais rencontré auparavant et cela le fascinait.

« Vous êtes bien trop en forme ce matin ? » Rafaël se mit à rire franchement et attrapa une pomme dans une coupe de fruit pour la faire rouler en direction de la jeune femme. « Cela vous dérange ? » demanda-t-il sur un ton plus sérieux. Elle lui proposa alors du yoga ou de la magie. « A moins que vous ne vous intéressiez pas du tout à votre part sorcière, vous qui vous rêvez vampire à part entière. Quel intérêt d’ailleurs ? Voir mourir les personnes qui vous … » Et elle continua, continua, continua. Mais Rafaël ne cilla pas, il l’écoutait, même si c’était long. « … j’m’en fiche, mais j’ai besoin de m’occuper ! » Le demi-vampire se passa la langue sur les lèvres et prit une pomme dans sa main, s’amusant à jongler avec.

« Une question avant de répondre : vous aviez préparé tout votre discours pendant cette nuit ou c’était vraiment de l’impro ? » Il vit la jeune femme lever les yeux au ciel, lui arrachant presque un sourire. « On y est presque ! » dit-il, heureux avant de reprendre point par point : « Je n’oserai plus jamais me moquer de vos grigris, maintenant que je sais que c’est de la vraie magie, mais je serai curieux de savoir comment vous faites. De même que je suis très curieux de voir vos talents de Métamorphomage. Du tout, je m’intéresse autant à ma partie sorcière qu’à ma partie vampirique, ou autrement dit tout ce qui peut me donner du pouvoir. Quel intérêt vous me disiez ? Vivre éternellement, apprendre toujours plus, acquérir de l’expérience, échapper à la mort et ne plus la craindre, devenir puissant. Et je ne suis pas sûr que cela soit une très bonne idée de sortir maintenant. » Un beau discours presque sans reprendre son souffle ! Il offrit un grand sourire à la jeune femme qui avait du se forcer à rester accrocher à ses lèvres pour bien suivre.

Il se déplaça jusqu’au salon, reposant le nouveau journal sur la pile de la semaine et reprit la parole : « Ce que je vous propose c’est de rester pour le moment ici, apprenez-moi quelques tours, surprenez-moi. Et ce soir, nous irons dîner en ville. » Il se tourna vers elle, le visage très sérieux mais elle n’hésita pas longtemps, bien heureuse de pouvoir sortir. « Très bien ! »

Il s’installa sur un fauteuil et invita la jeune femme à prendre place en face de lui. « Je suis très curieux d’en apprendre plus sur vous. » Mais Jaëlle le coupa, disant qu’elle aussi voulait avoir sa part de curiosité. Il fronça les sourcils, étonné qu’elle puisse s’intéresser à lui. Il la jugea un instant, le visage interdit, et puis : « Soit ! Onore alle signore ! » La jeune femme lui demanda ce que cela signifiait. « Honneur aux dames, en italien. » informa-t-il avec un sourire satisfait.

Quand elle eut posé sa première question et que Rafaël y eut répondu, il se pencha alors en avant, heureux que ce soit à son tour et demanda : « Comment fonctionne votre pouvoir de Métamorphomage ? Quand avez-vous appris à vous en servir correctement ? »

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Rafaël DiAngelo & Jaëlle Sharp

« Oui, mais elle préfère se tenir loin de la magie. Et elle a raison, il suffit de voir dans quelle galère je nous ai fourrées à cause d'elle. »

Je pousse un long soupir. Effectivement, la descente du MACUSA à la boutique et mon sauvetage par un demi-vampire ne risque pas de réconcilier ma sœur et la sorcellerie. Bref, lui en tout cas,il est diablement en forme alors que moi je m'ennuie comme un rat mort. Ou peut-être que j'exagère parce que je ne supporte pas d'être enfermée et qu'on décide à ma place ? Peut-être aussi. Je mords dans la pomme qu'il m'a offerte après lui avoir proposé tout un tas d'activités à faire. Mais évidemment, Rafaël ne serait pas Rafaël s'il ne pouvait s'empêcher un commentaire qui me fait lever les yeux au ciel. Et là, il me bombarde d'informations à une vitesse phénoménale. Un maniaque du pouvoir et un emmerdeur en gros.

« Et vous êtes toujours aussi charmant ou ça m'est réservé ? »

Bonne question, mais en tout cas, il arrêtera de mépriser ma magie désormais. C'est déjà ça de gagné ! Par contre, je sens que ça va être compliqué de se supporter à haute dose. Il aime le pouvoir, et moi je me fais un plaisir d'aller à l'encontre de tout ce qu'on veut m'imposer. Quoi ? On va vraiment rester enfermés ? Mais... mais ce n'est pas... Il veut que je le divertisse c'est ça ? Merlin, ce qu'il doit s'ennuyer dans sa vie. Et il veut devenir immortel ? Qu'on me laisse rire. Mais bon, si je me tiens à carreaux, on pourra quitter cet endroit ce soir, et je donnerai n'importe quoi pour respirer un peu.

« D'accord, d'accord, je serai votre clown privé si c'est ça que vous voulez. 
- Je suis très curieux d’en apprendre plus sur vous.
- Attendez, c'est donnant-donnant. Si vous voulez savoir des choses sur moi, il va falloir m'en dire sur vous, que je précise en me laissant tomber dans un fauteuil face à lui. 
- Soit ! Onore alle signore !
- Ce qui veut dire ?
-  Honneur aux dames, en italien. »

Bon, si c'est moi qui commence, allons-y. Et je suis sympa, je vais commencer soft. C'est un demi-vampire, ce qui veut dire qu'il ne vieillit pas comme moi. Alors quel âge peut-il avoir ?

« Quel âge vous avez, en vrai ? 
- Je suis né un 22 mai 1987, ce qui fait que je parcours actuellement ma 33ème année. »

Ok, il a l'air d'avoir cent vingt ans en fait, dans sa manière de dire ça. D'accord, il est moins vieux que ce à quoi je m'attendais, en fait. Puis il retrouve son sourire et se penche vers moi.

« Comment fonctionne votre pouvoir de Métamorphomage ? Quand avez-vous appris à vous en servir correctement ?
- ça fait deux questions, si je ne m'abuse. Dois-je en déduire que vous êtes du genre tricheur ? J'ai appris... en fait, j'ai appris depuis toute petite. Dès qu'on a remarqué ce don avec ma sœur, on s'est entrainée ensemble. Au début, il fallait qu'on touche la personne qu'on voulait copier. Et on ne réussissait qu'à imiter une partie seulement. Et en grandissant on a pu devenir des copies conformes. Il n'a bientôt plus suffi qu'un contact visuel et depuis quelques temps un simple travail d'imagination. Mais je ne peux pas vraiment expliquer comment ça fonctionne. Pourquoi avez-vous quitté l'Italie ?
- Parce que ma famille ne voulait pas de moi, répond-il d'une voix très sérieuse, presque blessée. Votre famille vous recherche-t-elle toujours ? ou bien êtes-vous mortes à leurs yeux ? »

Je lève un sourcil sans le quitter du regard quand il évoque sa famille. La famille... quelle vaste fumisterie quand on y pense. Puis je hausse les épaules quand il me questionne sur la mienne. Mes parents... je n'ai plus la moindre nouvelle d'eux depuis qu'on est partie. Est-ce qu'ils nous cherchent ? Est-ce qu'on nous a symboliquement enterrées dans un cercueil vide ?

« Je n'en ai aucune idée. ça va faire quatre ans. Vous avez de la famille pourtant ici. Rebecca. Elle est comme vous ?
- Si vous me demandez si elle est aussi chiante et caractérielle que moi, oui.
- C'est difficile à croire.
- Mais si vous me demandez si c'est une demi-vampire, elle en est une. Nous avons notre mère seulement en commun, une vampire de Sang-pure.  Vous avez étudié à Ilvermorny dans quelle maison ? »

Un héritier Sang-Pur ? Tiens donc. Quelle ironie. Je n'aime pas les Sangs-Purs par principe. Mais il se penche vers moi, et c'est mon tour de lui répondre.

« A Puckwoodgenie. Mais évidemment je n'ai pas eu mon diplôme de fin d'études. Vous vous targuez de vous rêver vampire pour apprendre toujours de nouvelles choses. Quel domaine a vos faveurs ?
- L'art. La musique, la peinture, le chant, les sculptures. Tout art a ma préférence et j'aimerais voyager pour connaître toutes les architectes, toutes les toiles à voir, tous les livres à lire. Auriez-vous aimé avoir eu une vie d'adulte moins chaotique ? Je veux dire en finissant vos études et vous passant d'un mariage arrangé ?
- Eh bien vous avez mal choisi la sorcière à sauver. J'ai deux pieds gauches, je chante comme une casserole, je n'ai jamais appris à dessiner. - je soupire quant à la suite - Je ne me pose pas la question. On ne peut pas refaire le passé. Il faut juste s'en accommoder et aller de l'avant, n'est-ce pas ? ça m'aurait sûrement plu, oui, pour ma sœur, plus que pour moi. »
- C'est ma philosophie de vie. Celui que nous étions autrefois n'est plus, il faut avancer, car le présent, c'est tout ce que nous avons.

Pourquoi est-ce qu'il rigole ? De toute façon, s'il m'étouffe trop, je chante, il verra à quel point je ne plaisante pas.

« Et vous, Rafael, le mariage, fonder votre propre famille, ça ne vous tente pas ? 
- Le mariage ? Encore faudrait-il trouver une bonne âme capable de supporter mon caractère, vous ne croyez pas ? »

Ouais, ça, ça va être compliqué.

« J'y ai pensé. De nombreuses fois. Fonder ma propre famille. Mais pas encore. Je dois faire quelque chose avant. Et vous, Jaëlle ? Vous avez échappé à un mariage forcé, mais n'avez-vous pas encore trouvé un homme qui pourrait vous convenir ?
- Par la barbe de Merlin, non ! Non, non, non. Je me suis fait avoir une fois, croyez moi je ne retomberai pas dans le piège. Il n'est pas né celui qui gagnera ma confiance, les hommes sont tous des lâches et des irresponsables. Sauf votre respect. Quoi que... vous êtes irresponsable vu que vous avez entravé une mission du MACUSA. »

Je croise les bras sur ma poitrine. J'ai été amoureuse. J'ai été assez stupide pour croire en un homme, y puiser ma force, me dire que je pourrais m'appuyer sur lui en cas de besoin. Tu parles, il m'a trahi à la première occasion. Et depuis ce cuisant échec, il n'y a jamais eu que des hommes de passage dans ma vie. Notre échange se poursuit un peu, mais j'y mets moins d'entrain. Jusqu'à ce qu'il me dise que je peux aller me préparer. Mais qu'il aimerait une robe ? Ça va, je suis pas une poule de luxe non plus ! Il me conseille d'aller voir dans le dressing de Rebecca... L'espace d'un instant, je redoute quand même qu'elle ne m'étripe. Sans grande conviction, je me dirige vers sa chambre... Et c'est incroyable le nombre de tenues qu'elle possède. Finalement, l'une d'elles attire mon attnetion. J'enfile donc une robe longue, type sirène. Quand est-ce que je me suis habillée de la sorte pour la dernière fois ? Je n'en ai aucune idée. Mais je me surprends à donner forme à mes cheveux, et à délicatement me maquiller. Au bout d'un moment, je reviens dans la pièce principale.

« J'espère que vous ne m'emmenez pas au fast-food du coin. »

Non, parce que là ce serait too much.


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Jeudi 5 novembre 2020

Cela étonnait Rafaël que la jeune femme se montre curieuse à son égard. Disons qu’il avait sa part de mystère, mais personne n’osait jamais rien lui demander. Et il devait avouer qu’il n’en pleurait pas pour autant : son lourd passé aurait suffi d’attirer sur lui les yeux les plus curieux. « Quel âge vous avez, en vrai ? » Rafaël eut un rictus. Elle y allait en douceur. « Je suis né un 22 mai 1987 … » dit-il d’un air solennel comme s’il annonçait une date très importante pour l’histoire de la magie. « … ce qui fait que je parcours actuellement ma 33ème année. » Une 33ème année bien de trop. Rafaël savait que les demi-vampires vivaient durant plusieurs siècles mais il souhaitait bien conserver son corps de jeunesse et non avoir l’apparence de Dumbledore quand il aurait trouvé le secret de la vie éternelle.

Il se pencha vers Jaëlle et lui demanda des informations sur son pouvoir de Métamorphomage. Elle eut un sourire quand elle lui fit remarquer qu’il trichait et Rafaël répondit seulement par un haussement de sourcils. Il était joueur et curieux, mais certainement pas tricheur. Il aimait se battre à la loyale. La jeune femme lui expliqua son entraînement avec sa sœur jumelle et l’évolution de son don. Il afficha une mine perplexe mais également admiratif. Il ne sous-estimait pas le pouvoir des Métamorphomages qui étaient souvent des armes utiles durant les guerres. « Pourquoi avez-vous quitté l’Italie ? » « Parce que ma famille ne voulait pas de moi. » répondit-il de but en blanc, à la fois très sérieux mais avec une pointe de tristesse également dans la voix.

Il ne regardait pas la jeune femme et posa alors la deuxième question qui lui brûlait les lèvres depuis qu’il avait appris son secret : « Votre famille vous recherche-t-elle toujours ? ou bien êtes-vous mortes à leurs yeux ? » Il ne se tenait que peu au courant de l’actualité mais il l’aurait su si elle était recherchée, non ? Des affiches auraient été postées un peu partout dans les roues et Rebecca serait sans doute déjà revenue fièrement avec des informations recueillies au Macusa, son lieu de travail. « Je n’en ai aucune idée. Ça va faire quatre ans. » Elle non plus ne semblait pas avoir envie de parler de sa famille et embraya sur Rebecca. Le jeu continua encore, ils abordaient des questions simples : leurs études, leur vie, leur métier, … leurs amours.

Rafaël n’avait connu qu’une seule femme en vérité. Ils n’avaient jamais voulu trop s’investir en vérité dans ce qu’on appelait l’amour. Il voulait le pouvoir et l’amour n’était pas sa quête, pour le moment. Néanmoins, quand Camille avait croisé sa route, son cœur avait raté un battement. Elle était dotée d’une volonté incroyable et son amour pour sa propre famille avait séduit Rafaël. Il avait souvent fait usage de manipulation avec elle bien qu’il avait toujours déclaré vouloir la protéger. Elle avait été l’une des seuls à lui tenir tête également. Camille. Elle était morte à la suite d’un vaccin en août 2019. C’était juste après cet événement qu’il avait décidé de protéger sa sœur adorée en l’endormant. Il lui avait d’ailleurs toujours caché l’existence de Camille bien qu’elle l’avait soupçonné de nombreuses fois.

Il regarda Jaëlle : il était clair qu’au moins Rebecca connaissait son existence. Il cligna des yeux plusieurs fois : Jaëlle n’était pas Camille et leur relation ne serait certainement pas la même.

La journée continua en même temps que leur jeu de questions et réponses. A midi, Jaëlle mangea tandis que Rafaël retournait à ses toiles. Il aimait peindre, cela le calmait, le sortait de ses angoisses quotidiennes. Il voulait aller au laboratoire, observer les avancées de Sovinski, mais ce dernier détestait quand le demi-vampire le surveillait. Et puis, il ne pouvait faire faux-bond à la demoiselle dans son salon. Ils discutèrent de banalités l’après-midi, Jaëlle lui montrant quelques produits qu’elles vendaient dans sa boutique. De son côté, Rafaël préférait rester énigmatique sur son passé. En revanche, il se plaisait à lui raconter sa vie de demi-vampire : ses prédispositions à la magie de l’esprit l’avaient aidé à réussir plus d’une fois dans la vie. Jaëlle continuait à le traiter de tricheur mais Rafaël pensait tout simplement qu’il fallait utiliser les capacités qu’on pouvait avoir.

Le soir ne tarda pas à arriver et 19h sonnait au clocher quand Rafaël leva la tête du journal qu’il avait feuilleté pendant une demi-heure. « Si vous voulez aller manger, vous pourriez peut-être aller vous préparer ? » suggéra-t-il, une mine indifférente sur le visage. Il voyait déjà la jeune femme lever les yeux au ciel, et il sourit en pensant qu’il semblait déjà bien la connaître. « Une robe vous irait superbement bien. Vous devriez trouver votre bonheur dans le dressing de ma très chère sœur … »

Il sourit quand il la vit faire demi-tour et referma alors le journal se dirigeant vers sa chambre. Une demi-heure plus tard, il entendait déjà la voix de Jaëlle qui ronchonnait. Il arriva dans le salon, mettant son col en place. Il portait un costume simple mais élégant et avait pris la peine de dégager sa barbe de façon plus propre. Mais le spectacle qui l’attendait dans le salon lui coupa un instant la parole. La jeune femme portait une longue robe et s’était très légèrement mis du fard sur les yeux. Tout d’un coup, son cœur semblait tambouriner rapidement dans sa poitrine à cette vue. Rebecca avait-elle déjà porté cette robe auparavant ? Il n’en avait aucun souvenir.

« Magnifico. » murmura-t-il, plus pour lui-même. Ses yeux qui étaient lentement descendus revinrent sur le visage de la jeune femme. « Ne vous inquiétez pas pour le lieu, vous pourriez bien être surprise. » Il s’avança vers la jeune femme, se mettant à ses côtés, et il lui tendit le bras, avec son sourire charmeur. La jeune femme soupira et tous deux sortirent à l’extérieur de l’appartement où Rafaël transplana. Il avait veillé à protéger son appartement, depuis toujours, bien trop psychotique.

Ils arrivèrent devant un restaurant qui offrait une jolie couleur blanche, pure. Le lieu semblait très chic et lorsqu’ils entrèrent, le serveur les accueillit avec un grand sourire. « Mr DiAngelo, quel plaisir de vous revoir ! » Rafaël sourit. « De même, Antonio. Je vous présente Jaëlle qui dînera avec moi. » Antonio tourna la tête vers la jeune femme et pendant un instant on aurait pu y déceler une lueur rouge dans ses iris. Il sourit, dévoilant ses dents parfaitement alignées et blanches. Il était beau garçon mais il semblait avoir seulement 17 ans d’âge. Le serveur les invita à le suivre et ils montèrent le grand escalier en marbre blanc qui ornait la pièce.

Quelques tables étaient situées au rez-de-chaussée mais Rafaël avait sa table habituelle au 2ème étage. Le serveur les installa à la table et leur transmit une carte, leur demandant s’ils souhaitaient une bouteille. « Le blanc de 1952 sera parfait, Antonio. Merci. » Le serveur repartit et Rafaël prit place sur la banquette qui les attendait.

Leur table était conçue de telle façon qu’ils étaient côté à côté sur une banquette avec pour vue, grâce à la grande baie vitrée du premier étage, sur New-York. Ils n’étaient pas bien haut mais surplombés déjà les toits des plus petites maisons. La banquette avec un dossier élevé qui leur permettait d’être comme dans un cocoon sans personne pour les interrompre. Le serveur retint quelques minutes plus tard avec une bouteille alors que Rafaël expliquait à Jaëlle là où ils se trouvaient. Il versa un peu du liquide dans un verre et Rafaël y goûta. « Ce sera très bien, merci Antonio. » Le serveur hocha la tête et repartit. Rafaël servit Jaëlle et trinqua avec elle : « Alors, satisfaite d’être sortie ? » demanda-t-il d’un air malicieux. « Dites-vous sinon que c’est la meilleure séquestration que l’on peut espérer. »

« Je dois reconnaître que vous êtes un géôlier plutôt original. » Il sourit alors qu’elle goûtait à son tour à son vin. « Oh Merlin ce vin est … il est excellent. Dois-je en déduire qu’en plus d’esthète vous êtes œnologue à vos heures perdues ? » Il se mit à rire doucement et reposa son verre. « Non, mais mon père l’était. » Il releva la tête, le visage plus sérieux malgré un rictus au coin des lèvres. « C’était une tradition familiale qui se transmettait de père en fils. » Il tourna la tête vers la ville et ajouta : « A chaque repas, quand mon père entamait une bouteille, il faisait ces gestes. » Il monta le verre au niveau de ses yeux et fit faire des vagues au vin dans son verre. « Il inventait parfois des trucs tout à fait faux, mais ça m’amusait. » Il but une nouvelle gorgée avant de reposer son verre alors que la jeune femme laissait échapper un rire attendri. « Aujourd’hui j’essaie en vain de l’imiter mais je ne suis qu’une piètre imitation. » Il eut un petit rire. « Parlez-moi de vos parents, Jaëlle. Etiez-vous proches avant votre départ ? »

La jeune femme se cala contre la banquette arrière et tourna à son tour la tête vers la vue qu’ils avaient. « Je crois que oui. Enfin, je les aimais, on avait de bons moments, même s'ils n'étaient pas forcément très démonstratifs. Je crois que ça a commencé à changer quand on a eu 13 ou 14 ans. Ils se sont pris beaucoup plus au sérieux, ils ont multiplié les diners guindés et mondains. Ils ont voulu que nous aussi on change. Mais moi je changeais autrement, pas comme ils l'auraient voulu. » Rafaël l’observait tandis qu’elle décrivait son enfance et son adolescence. C’était censé être les meilleurs moments de la vie et elle semblait les avoir vécus comme un cauchemar. Au moins, le demi-vampire n’avait vu sa vie bouleversée qu’à ses 25 ans.

Ils restèrent quelques secondes silencieux avant que Jaëlle reprenne son souffle et lui sourit. « En plus vous auriez dû voir avec qui ils voulaient nous marier. Des enfants fades et sans intérêt. » Rafaël eut un doux sourire. « Il est certain que vous n’auriez pu être complémentaire ensemble : fade et sans intérêt ne sont certainement pas les adjectifs que j’utiliserai pour vous décrire. » La jeune femme croisa son regard et ils passèrent commande.

Antonio ramassa leurs cartes et repartit rapidement dans l’autre sens. « Antonio est l’un de mes plus fidèles amis. » expliqua Rafaël. « Ses frères et sœurs dirigent ensemble cet établissement depuis une centaine d’années d’après ce que j’ai pu comprendre. Ce lieu est devenu aussi tabou pour le reste de la population sorcière qu’il est aussi prisé par les créatures. » Il leva le verre dans la direction de la jeune femme. « Ici, nous ne craignons rien. » Il vit la curiosité de la jeune femme piquée au vif et sa fierté augmenta. Il se décida alors à lui expliquer l’histoire de ses 5 frères et sœurs qui avaient été transformé à la fin des années 1870. Ils avaient assisté aux années folles à Paris plus tard et les trois frères avaient fait les deux guerres mondiales pendant que leurs sœurs avaient tenu ce restaurant qui n’avait cessé de s’accroître. Quelques-uns d’entre eux avaient eu des enfants qui travaillaient pour certains d’entre eux au restaurant.

Leurs plats arrivèrent et Jaëlle était impressionnée. Rafaël ne pouvait se douter qu’il existait encore des sorcières peu effrayées par les créatures. Quelques clients le saluèrent et le demi-vampire raconta par la suite l’histoire de chacun d’entre eux à Jaëlle. « Vous voyez celui-là ? Il mène une triple vie sur trois continents différents, et a pas moins de 5 enfants avec chacune d’entre elles. » « Celui-ci est un grand politicien brésilien, il dirige une meute de loup-garou là-bas. » « Habituellement, on dit que vampires et loup-garous ne peuvent pas se sentir, mais ici on vit dans une certaine harmonie. » « Ce demi-Vélane a eu une histoire avec Rebecca. Le pauvre l’a bien regretté, ma sœur est une véritable calamité avec les hommes. » Rafaël bavassait comme il n’avait jamais fait avant. Il parlait toujours peu, seulement le strict nécessaire mais la jeune femme ne cessait de le relancer et l’écoutait avec tellement d’attention qu’il aimait faire cette discussion.

C’est à minuit qu’ils sortirent enfin du restaurant. « Ils vont bientôt fermés … » dit-il en tendant sa veste à la jeune femme. « Mais il y avait encore plein de monde à l'intérieur pourtant … ! » Rafaël rit. « Disons que c’est la véritable fête qui commence … » Il n’en dit rien de plus et le demi-vampire voulut les faire transplaner mais la jeune femme refusa, préférant marcher. Les nuits étaient froides en ce début novembre mais la jeune femme gardait la veste de Rafaël autour d’elle, ayant même quitté ses chaussures qui étaient selon elle trop inconfortable. Elle était originale et le demi-vampire ne pouvait qu’aimer ça. C’était à son tour à nouveau de lui poser des questions sur sa vie à Ilvermorny, son lien avec sa sœur et sa boutique si mystérieuse. Ils parlèrent encore longtemps, même après être rentré à l’appartement, avides d’en savoir plus sur le mode de vie de chacun.

Quatre jours s’écoulèrent encore avant que Rafaël ne relâche la jeune femme. Les choses s’étaient tassées selon Rebecca. Celle-ci se tenait les bras croisés, appuyée contre le mur, observant son frère et la sorcière. « Bien … » commença Rafaël en s’appuyant contre le chambranle de la porte alors que Jaëlle mettait un pied dehors, enfin libre. « … c'est ainsi que nos chemins se séparent alors … » Ses quatre derniers jours avaient sans doute été aussi intéressants que les trois premiers. Rafaël avait fini par l’emmener avec lui sur son lieu de travail, au Wizard Times, alors qu’elle s’était métamorphosée sous une autre apparence pour n’éveiller aucun soupçon. Il l’avait présenté au reste de l’équipe comme stagiaire et il semblait qu’elle se soit plu dans le bureau du dirigeant.

La jeune femme respira un grand coup à l'extérieur, avant de se tourner vers Rafaël. « Pourquoi dites-vous cela comme si c'était un adieu, Rafaël ? » Il eut un sourire et baissa la tête avant de relever les yeux un peu honteux. « Parce que j’ignore tout simplement si vous aurez envie de me revoir. » Il ignora le petit rire étouffé de Rebecca en arrière-plan tandis que Jaëlle avait ce petit sourire devenu si caractéristique de sa personne. « Alors que vous m'avez parlé de cette merveilleuse exposition durant des jours ? Et que vous m'avez vanté le fameux poulet Marsala d'Antonio sans que nous y goûtions ? » Rafaël croisa les bras et haussa les sourcils, une lueur joueuse dans le regard.

La jeune femme sembla hésiter mais rebroussa finalement chemin pour revenir vers lui, et déposer un baiser sur sa joue. Il fut surpris par ce geste et retint son souffle jusqu’à ce qu’elle s’écarte. « Merci, Rafaël. » Il plongea ses yeux dans ceux de la jeune femme et déglutit. C’était étrange. Bien, doux, mais étrange. « Soyez prudente. » répondit-il seulement. Elle hocha lentement la tête et recula avant de transplaner. Il regarda un long moment l’endroit où elle se tenait encore il y avait quelques secondes avant que Rebecca ne se décide à bouger derrière lui, lançant une remarque bien cinglante. C’était commun entre eux. Il secoua la tête et referma la porte avec une seule pensée en tête. Jaëlle n’était pas Camille.

Codage par Libella sur Graphiorum

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« Ce sont les détails qui font les légendes. »

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