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So blame it on the pain that blessed me with the life

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DC : DC Lena
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Nom et Prénom : Reagan Cavanaugh-Parkinson
Activité: Directrice du Merlin Castle, prof de chasse. Ex tireuse d'élite de baguette magique
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Reagan C. Parkinson
MessageSujet: So blame it on the pain that blessed me with the life Ven 10 Nov - 21:39
So blame it on the pain that blessed me with the life
Rowan Johnson & Reagan Parkinson-Cavanaugh

Début novembre

Gauche, gauche, droite, pare. J'essaie d'accélérer le rythme, mais il est agile et vif et sans même que je m'en rende compte, je me sens comme happée, et je me retrouve sur les fesses et le dos, avec la tête de Rowan au-dessus de moi. Et il se marre en plus ! Je me redresse vite fait.

« Allez, dis moi ce que vous avez fait pour son enterrement de vie de garçon ! »

D'où c'est secret défense ? Je sais très bien qu'il était avec lui. Et je sais aussi très bien qu'Amadeus n'a rien fait de mal mais tous les deux me narguent depuis des semaines avec leur silence. Je suis sûre qu'il a fait son show... Mais je ne suis pas sûre qu'il n'est pas allé voir des strip-teaseuses. Est-ce que ça me dérangerait ? Non, pas vraiment, du moment qu'il ne touche pas. Je reprends l’entraînement avec Rowan. Il n'est qu'un sorcier mais il me donne du fil à retordre. Et puis, je suis plus agile avec une baguette qu'avec mes mains, mais je crois que c'est important de savoir se défendre en toute circonstance. Généralement, je m’entraîne avec Amadeus, mais là, il s'occupe des élèves. Et puis, c'est l'occasion pour moi de passer un peu de temps avec Rowan, qui est important pour lui et pour Jaya... Qui est venue me trouver le lendemain de mon mariage, toute excitée comme une puce par ce que son « Sher » lui avait fait découvrir la nuit précédente.

Il est particulièrement mobile sur ses jambes, c'est assez stimulant je dois bien l'avouer. Et je me retrouve bientôt de nouveau mise à mal et presque acculée... Ok, rien à faire de l'honneur, je frappe et dans un élan, je grimpe sur son dos, m'attachant fermement à lui.

« Dis moi au moins ce qu'il a prévu pour mon anniversaire. Une fête ? Un cadeau ? Et c'est quoi ? Allez ! »

Sauf qu'une nouvelle fois, sans même que je vois le truc arriver, je me retrouve claquée au sol. Outch. Mon orgueil va finir par en prendre un sacré coup.

« Et si je te dis ce que Jaya me raconte, tu craches le morceau ? »

Je vois qu'il tique un peu. Je crois qu'il est fidèle à lui même : inquiet pour elle. Jaya trouve ses marques, mais c'est vrai qu'elle est nettement moins enthousiaste qu'au début. Le mariage, ça a été une bulle pour elle, mais j'ai l'impression que quelque chose lui pèse. Peut-être parce qu'elle n'a pas beaucoup d'élèves et qu'elle ne fait plus autant ce qu'elle maîtrise ? Ou peut-être parce qu'elle ne peut pas visiter le monde. Elle a soif d'aventures, de voyages, de découvertes. Mais d'un autre côté, je crois qu'elle commence à se lier d'amitié avec certains, ce qui n'est pas si mal non ? Et puis ça me fait tellement plaisir de la voir épanouie et assumant enfin totalement ses envies et sa relation avec le grand dadais qui n'arrête pas de me foutre à terre aujourd'hui. Je me relève pour aller chercher de l'eau et lui balancer une bouteille, avant de m'essuyer le visage. Ces hommes, je vous jure. Tous beaucoup trop protecteurs.

« Et si tu me disais ce qui te tracasse ? »

Il est bizarre. Depuis que je le connais, il est tiraillé, soucieux. Il faut dire qu'il a grandi la tête bourrée de principes et de préceptes, une vie bien tracée. Et puis la conscience contre la magie noire, Jaya contre tous le reste, la bienséance contre l'amour, un nouveau mode de vie. On s'inquiète tous de Jaya, on veille tous sur elle parce qu'elle parle, qu'elle s'exprime, qu'elle est un livre ouvert, qu'elle est frêle. Mais lui, je ne suis pas certaine que quelqu'un lui demande comment il va.

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MessageSujet: Re: So blame it on the pain that blessed me with the life Ven 22 Déc - 14:52

So blame it on the pain that blessed me with the life
Début novembre

Ses mouvements sont précis, comme ses tirs de baguette. Au début j'ai refusé de m'entrainer avec elle, par respect, et parce que je n'ai jamais frappé une femme, et parce qu'elle a vécu l'horreur. Mais Reagan m'a montré qu'elle n'était pas en sucre, qu'elle voulait se remettre de sa torture. J'ai demandé à Amadeus, si je devais vraiment répondre à ce besoin. Il m'a dit que si elle le demandait, c'est qu'elle était prête, et que rien ne l'arrêtait. Et maintenant je prends plaisir à m'entrainer avec elle. Elle ne retient pas ses coups, pas plus que je ne retiens les miens. Elle n'a pas envie que je fasse semblant, je je la ménage. Je crois qu'elle a besoin de ça, qu'on ne la voit pas comme quelqu'un de fragile, ou pire, de brisée. On y va progressivement, mais on y va entièrement. Elle est acharnée, et j'adore la moue qu'elle fait quand elle rate une prise ou que je fais mouche. D'un coup de pied circulaire je la fais tomber au sol et me penche vers elle, un ricanement bienheureux.

"Je ne vois pas de quoi tu parles ?"

Je lève un sourcil amusé. Ce qui s'est passé pendant l'enterrement reste à l'enterrement, et surtout pour l'agacer, parce qu'il n'y a rien eu d'exceptionnel. Je veux dire, pas de femmes ou autre chose de ce genre. On a bu, beaucoup trop et on s'est peut-être un peu emporté sur la bagarre, la magie, amicalement bien sûr, en ce lançant des défis toujours plus stupides les uns que les autres. On a parlé, beaucoup, et l'alcool délie les langues. Amadeus est éperdument amoureux de Reagan, et quand il a abordé - avec un énième verre de trop - le sentiment qui l'a habité quand il était incapable de la protéger avec les Purificateurs, ça nous à fait décuver à tous d'un coup. Sa confidence nous a tous touché. On le voit souvent comme un roc, dur, fort, mais ce jour là, il s'est effrité. J'ai imaginé ce que j'aurai ressentit moi si Jaya avait vécu la même chose sous mes yeux. Je n'ose imaginer le déferlement de magie noire que j'aurai abattu sur eux. Voir Reagan jalouse de cette soirée plait bien à Amadeus, alors on laisse tous planer le doute. Et ça lui donne de la niaque aujourd'hui.

Je suis bien content de m'entrainer depuis mon plus jeune âge, parce que je n'avais jamais eu de combats avec des demis-loups. Reagan est plus légère que moi, mais ses coups sont aussi durs que ceux que j'ai déjà reçu en entrainement de gardien. Leur force est décuplée et c'est formateur. Ils sont rapides, mais mes années de formation font que je le suis aussi. Je la sens alors sur mon dos, mauvaise stratégie. Avant de la basculer avec moi sur le sol pour la plaquer fermement je lui lance.

"Il a prévu de te montrer combien il t'aime... c'est pas suffisant ?"

Elle est particulièrement curieuse ! On peut rien lui cacher, j'espère que Jaya sait tenir sa langue face à elle. Mais à mon avis, Reagan se retient de lui demander, elle préfère me tirer les vers du nez sur un tapis d'entrainement. Et c'est tout aussi bien. Alors qu'elle est calée sous moi, elle lâche une phrase qui me surprend. Elle parle à Reagan ? Parce qu'elle...évite certains sujets avec moi. Je relâche ma prise et elle se relève pour aller chercher à boire. Je rattrape la bouteille en vol qu'elle me lance.

« Et si tu me disais ce qui te tracasse ? »
"Elle te parle à toi ? J'ai l'impression..."

Je m'arrête. Je ne sais pas parler, je ne sais pas exprimer ce qui me tracasse, je n'ai pas appris à le faire. Depuis que j'ai commencé l'entrainement de gardien, je ne suis pas sensé être sensible, attendri, inquiet... Je suis sensé être fort, droit, imperturbable, insensible pour être plus performant. Il m'était interdit de poser la main sur Jaya, encore moins de l'aimer, et de l'aimer...comme ça. Je savais que je dépassais les limites quand j'ai appris sa langue. Mais je n'imaginais pas qu'un jour on partagerait un lit. Maintenant que les choses changent en moi, la protection de Jaya est plus présente dans toutes mes entrailles, c'est pour cela que j'ai pu ressentir le désarroi d'Amadeus. S'il aime Reagan, comme j'ai l'impression d'aimer Jaya, je comprends ce sentiment de protection qui va au delà d'un rôle, d'un métier. Reagan est tout ce qu'il a. Jaya est l'essence même de ce pourquoi je suis debout chaque matin. Depuis des dizaines d'années je suis là pour elle. Mais en réalité, c'est elle qui est là pour moi, pour donner un sens à ma vie, et si je venais à la perdre, je n'aurai plus de raison d'exister.

"...d'être inquiet."

Je n'ai pas été entrainé pour être inquiet. Surtout que je ne sais pas trop si j'ai raison de l'être ou non.

"Depuis que je lui ai offert une baguette, elle est différente. Mais elle est différente depuis que nous...que nos rapports sont différents."

Je bois au goulot de la bouteille et la vide entièrement. Je me lève pour essuyer mon visage d'une serviette, ainsi que mon torse.

"Elle devient étrange, un peu acharnée de la magie. Reagan j'ai...étudié la magie noire. Si je suis restée droit, c'est grâce à Jaya, mais j'ai l'impression qu'elle s'enferme dans quelque chose où je n'ai pas accès, quelque chose que je ne contrôle pas."

C'est abstrait, ce sentiment, mes émotions. Est-ce que j'ai raison de trouver cela étrange ? Reagan m'invite à m'installer sur un coin du tapis d'entrainement. Elle veut parler ? Elle veut m'écouter ? Je me sens un peu gêné, je ne suis pas tellement expansif, mais depuis que j'ai rencontré Amadeus et Reagan, que j'ai des amis, mes premiers amis, ma parole est plus libre, même si de vieilles habitudes ont la peau dure.

"Je crois, je crois que j'ai peur de la perdre."

Ou qu'elle se perde...

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MessageSujet: Re: So blame it on the pain that blessed me with the life Mar 26 Déc - 16:45
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"Elle te parle à toi ? J'ai l'impression...d'être inquiet."

Oui, merci, je vois bien qu'il est inquiet. Je peux comprendre, toute leur vie a changé en très peu de temps. Il est la rigueur incarnée et Jaya est… un électron libre. Elle veut tout découvrir, tout rattraper. Il faut la suivre parfois. Bien sûr, elle apprend la magie traditionnelle et elle est confrontée à quelque chose de nouveau : l'échec, la comparaison aux autres, la liberté, la présence d'autres personnes qui n'ont pas la même éducation qu'elle… et pour lui c'est pareil. Ici, personne n'a la rigueur qu'on lui a imposé, sa moralité et celle de certains de nos pensionnaires sont différentes. Alors oui, ça fait beaucoup pour eux deux. D'un signe de tête, je l'invite à s'asseoir

« Elle est pressée, avant on lui a fait exploiter son don à l'extrême, là c'est… nouveau. Beaucoup lui ont fait du mal, même ici, parce qu'ils ne comprennent pas son don. Elle veut bien faire, elle veut trouver sa place. Avec toi aussi, elle avait peur de mal faire. »

Je ne vais pas lui raconter toutes les questions qu'elle a pu me poser sur le sexe, mais il y en a eu vraiment beaucoup. Parce qu'elle n'est pas non pus totalement naïve, elle sait bien que Rowan a eu – et a toujours – un certain succès, qu'il a été avec des femmes expérimentées. Elle se met la pression pour tout, mais parce qu'elle n'a connu que cela durant toute sa vie. J'entends sa peur. C'est normal. Avant il n'y avait qu'eux deux. Elle dépendait totalement de lui. Là, elle a des amis, de nouvelles connaissances.

« Tu occupes quatre-vingt pourcent de nos sujets de conversation, rassure-toi. La seule rivale que tu vas devoir supporter, à mon avis, c'est sa copine Edena. Mais c'est pas plus mal qu'elle aie une copine fille. Laisse la… laisse la respirer, Rowan, elle découvre la vie et la liberté. »

Comme lui a besoin d'être entouré de mecs. Mais pas de mages noirs, je crois que c'est important pour son équilibre. Mais je me demande quand même si c'est bon de museler à ce point sa magie. J'hésite un instant.

« Et toi ? Est-ce que tu n'as pas besoin de laisser s'exprimer ta magie ? Je veux dire… toute ta magie ? T'es plus seul ici. Je suis sûre que ça ferait du bien à Amadeus de jouer à l'Auror le temps d'un entraînement. »

Je lui donne un coup d'épaule. C'est amusant de voir cette force de la nature aussi inquiet pour Jaya.


Fin novembre

Je frappe à la porte de Rowan, assez énergiquement. Quand il m'ouvre, je comprends que Jaya n'est pas là. Et ça, je n'aime pas du tout.

« Je crois que tu avais raison d'être inquiet. »

Elle me préoccupe, Jaya. Il paraît qu'elle pique des crises, elle a même une fois haussé le ton contre moi pour aller avec son amie Edena. J'ai cru me voir face à ma mère quand j'avais quinze ans. Sauf qu'elle n'a pas quinze ans, elle va en avoir vingt-quatre fin décembre. Et elle se plaît à nous le rappeler d'ailleurs.

« Elle ne se présente plus en cours depuis quelques temps, tu étais au courant ? »

Et il y a plus préoccupant. J'agite un paquet de feuilles sous son nez. Des feuilles griffonnées par la jeune femme.

« Ce sont des prédictions. Elle nous en dépose tous les jours. Et maintenant, elle en écrit sur les murs. Je ne sais pas si elle va pas bien, mais je crois qu'il faut qu'on lui rappelle ce qu'elle aime. Dans un mois c'est son anniversaire, son premier Noël aussi. Il faudrait peut-être marquer le coup, l'éloigner de la magie, ou l'aider à trouver la sienne je n'en sais rien. »

En tout cas, je ne veux pas qu'il se sente seul face à tout ça. On va faire ce qu'il faut, ensemble. Mais je sais qu'il y a plein de magies différentes dans le monde. L'européenne n'est certainement pas adaptée pour elle.

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MessageSujet: Re: So blame it on the pain that blessed me with the life Sam 13 Jan - 17:54

So blame it on the pain that blessed me with the life
Fin novembre

Depuis le début du mois je ne suis pas tranquille. Depuis ma discussion avec Reagan. Qu'elle s'inquiète m'a d'autant plus inquiété. Puis il y a eu l'arrivée de ce loup et cette vampire. Et j'ai vu combien Reagan était mal. Ça a aussi bouleversé Jaya, à sa manière et pas de la bonne manière. Elle a pris conscience de la particularité de chacun dans ce château, vampires, loups, demi-loups, demi-vampires, demi-vélanes. Des sorcières et sorciers avec leur baguette, leur magie, des étudiants. Et elle, perdue au milieu de tout cela. Je ne la reconnais plus, je ne la comprends plus. Elle me hurle dessus en Hindi, parfois elle mélange les langues, le présent, le futur. Elle est en train de s'y perdre, je suis en train de la perdre. Je suis son Gardien et elle m'échappe, sournoisement. Comment arrêter cette machine ? Je l'ai suivi, je lui ai fait confiance, on a quitté un monde contenant, pour plus de libertés, et on retrouve un monde différent, où finalement la liberté n'est pas celle qu'on croyait. J'ai voulu lui faire découvrir la magie, mais j'ai fais erreur sur erreur.

Reagan a raison, elle est pressée, trop pressée, et comme ça ne vient pas, elle se met une pression, s'agace, et tente par tous les moyens de comprendre et d'apprendre. Les livres et parchemins s'entassent, et dès que j'y touche, elle rentre dans une colère noire. Elle perd du poids, ses yeux se cernent, elle a de mauvaises fréquentations. Et si j'ai le malheur de faire les gros yeux à certains dans les couloirs, elle s'énerve contre moi, que je contrôle sa vie, ses relations. Elle m'a crié un soir que je l'étouffais. Douloureuse révélation. Seulement si je ne la protège pas, si je ne la surveille pas, qui le fera ? Le petit connard qui reluque son cul et ne demande qu'à la prendre dans un coin de couloir ?

Elle ne trouve pas sa place, les gens se sont moqués, chez le maitre, elle a été rabaissée, humiliée. Ici aussi, on entend des rires, on la pointe parfois du doigt, les gosses peuvent être cruels entre eux. Elle n'est ni une créature magique, ni une véritable sorcière, et ils l'ont bien vu. J'ai tenté de lui dire, que ce n'est pas grave, qu'elle est différente, unique, puissante, mais, elle a l'air d'une adolescente, rebelle, pas plus différente que des jeunes Gardiens qui découvrent la magie noire et qui font des choses incontrôlables.

Même si Reagan dit que j'occupe la majorité de leur sujet de conversation, j'en viens à douter de notre relation. Pas de mon amour, mais du sien. Peut-être est-elle lassée ? Veut-elle voir autre chose ? Elle est tellement en colère contre moi. Elle n'a connu que moi et, ça serait normal. Mais ça m’anéantirai, parce que je me connais, pour elle, je serai capable de tout, tant qu'elle est heureuse. Reagan me dit de la laisser respirer, mais je trouve que sa découverte de la vie et de la liberté se fait avec violence, et non avec enthousiaste.

Ce jour là, je termine une session d'entrainement avec Amadeus dans une salle sécurisée - Reagan avait raison - ça me fait du bien de laisser exprimer ma magie noire, je commençais à ressentir un trop plein. Et c'est devenu un jeu, entre l'Auror et moi, et ça nous fait autant de bien à l'un comme à l'autre. Et parfois Reagan fait partie de l'entrainement, ils sont magnifiques tous les deux. Ils retrouvent leur complicité de collègue. Ils me donnent du fil à retordre. Et il faut dire que Reagan avait besoin de se défouler après toute cette histoire de demi-frère et de serment inviolable.

Je sors de la douche quand ça toque à ma porte. Je saute dans un pantalon et un t-shirt blanc. Reagan. Mon cœur rate un battement quand elle dit que j'avais raison de m'inquiéter. Merde, j'aurai préféré que ce soi elle qui ait eu raison.

"Quoi ?! Non..."

Non bien sûr que non je ne suis pas au courant, elle me dit de plus en plus de me mêler de mes affaires, qu'elle n'est plus une gamine. Alors, j'ai lâché un peu, pour qu'elle ne sente pas la pression. Je ne pensais pas qu'elle séchait à ce point, vu qu'elle veut apprendre, trop même. J'attrape les feuilles, très nombreuses, que Reagan me montre. Ma bouche s'ouvre de sidération. Oh non... c'est pire que tout. Mon ventre se tord. Mes doigts parcourent les parchemins, ça me rappelle chez le maitre. Je suis vraiment inquiet.

Je fais alors quelques pas pour toquet à son appartement, personne. J'enfonce alors la porte et là, horreur. Des feuilles volantes, des prédictions qui remplissent les murs. "Elle... elle refusait que je rentre, me claquait la porte au nez. Comme une ado qui refuse qu'on rentre dans son repère, enfin ça c'est Amadeus qui me l'a dit, c'est ce que faisait Saoirse, donc je ne me suis pas inquiété..."

Je touche le mur le plus proche de nous. Puis je regarde la demi-louve très inquiet. "Si elle se perd, elle va rester coincée dans une dimension où on ne pourra pas la récupérer. Avant, j'étais présent pour chacune de ses prédictions, j'arrivais à la faire revenir, en douceur. Mais ça..." Je soulève le paquet de prédictions. "Je n'ai jamais vu. Elle va exploser. Il faut la retrouver."

Je me laisse alors guider par le flair de Reagan. On finit par retrouver Jaya dans sa salle de divination, une boule de cristal sous ses doigts. Ses yeux aussi blancs que la neige.  

"Meree raanee...tum kahaan ho?"

Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: So blame it on the pain that blessed me with the life Ven 2 Fév - 17:02
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Comment les choses ont-elles pu tourner à ce point à l'envers ? Le Merlin Castle, c'est notre projet avec Amadeus, notre reconstruction. Un lieu de paix, un lieu sécurisé. Au lieu de ça, les tempêtes s'abattent encore et encore. J'ai un demi-frère, et pas seulement. Il y en a d'autres. Elevés par mon connard de père, un raciste qui a fait dans son froc. Et mon demi-frère ? Pareil ! Un loup-garou pure souche, qui s'y croit et méprise les autres. Imbu de lui-même. Je le déteste déjà. Mais s'il n'est plus dans les parages, si j'ai pu me débarrasser de lui, il y a un autre problème. Jaya. Elle est en train de péter un câble sévère là. Au début je pensais que Rowan exagérait, qu'il angoissait parce qu'elle s'éloigne, parce qu'elle découvre la vie, se fait de nouveaux amis, parce qu'ils ne sont plus seulement tous les deux alors qu'ils ont toujours évolué en binôme. Mais en fait... il avait raison. Le tas de prédictions... il ne fait que grandir. Et surtout, tout est mélangé, elle passe du futur ultra lointain à des trucs qui se passent deux heures plus tard. C'est fouillis, elle donne des noms, parfois des descriptions. Elle doit y passer ses journées, d'autant qu'elle ne se pointe plus en cours. Elle qui voulait absolument apprendre...

Je suis Rowan qui, visiblement, est décidé  aller la confronter. Je ne sais pas si c'est une bonne idée, mais il est celui qui la connait le mieux ici. Je m'apprête à lui intimer de se calmer quand il commence à enfoncer la porte de l'appartement de la jeune fille, mais la vision qui s'offre à moi me rend muette. Par Merlin ! C'est pas vrai. Je crois que j'ai la bouche grande ouverte comme un poisson hors de son bocal. Il y a... Elle a écrit partout sur les murs, sur des feuilles, c'est un chaos innommable. Seule la voix de Rowan me tire de ma contemplation malsaine.

« Elle fait la crise d'ado qu'elle n'a pas pu faire à l'époque. Mais avec son pouvoir,c'est encore pire. Et crois moi, j'ai fait vivre un enfer à ma mère. »

Elle peut vraiment rester « coincée » quelque part dans les limbes du futur ?

« Elle n'a jamais fait ça avant ? »

Parce que là, clairement, il y a un problème. Et je ne suis pourtant pas experte en prophète et voyant. Je hoche la tête quand il me demande de la retrouver. Ok Jaya, où es-tu ma belle ? Au départ, j'entre dans un couloir au hasard, jusqu'à ce que je repère son odeur. J'accélère alors le pas, jusqu'à l'aile des classes, sa classe, qu'elle a aménagé avec soin. Et elle nous en a fait faire des dépenses ! Des cartes, des boules de cristal, des pendules et bien d'autres accessoires. Et là, elle est seule – je sais que peu de nos pensionnaires sont mordus de voyance – avec une boule de cristal, en pleine vision. Je n'ose pas approcher et l'inquiétude que je lis dans le regard de Rowan ne me rassure pas du tout. Jaya est une prophétesse comme jamais il n'y en a eue, c'est délirant de la voir ainsi.

« Rowan, est-ce qu'il y a un moyen de l'empêcher de faire ça ? »

On peut priver un sorcier de sa baguette, les loup-garous peuvent prendre de la potion tue-loup, mais elle ? Qu'est-ce qu'on peut faire nous pour qu'elle n'aille pas se perdre dans le futur ?

« Je ferai passer le message que personne ne lui demande de prédictions pendant un certain temps, qu'on l'interdit. Elle se met en danger, et je ne veux pas de ça. Qu'est-ce qui la met dans cet état ? Ce n'est quand même pas la magie ? »

Je pourrais essayer de lui apprendre à contrôler sa baguette, à trouver le bon dosage, la bonne puissance, mais j'ai l'impression qu'il y a encore autre chose.

« Vous devriez peut-être sortir de l'île plus souvent ? »

Peut-être qu'ici elle se sent à l'étroit ? Je n'y avais pas pensé jusqu'à présent. Elle me fait peur comme ça, les yeux blancs.

« Ramène la... »

Parce que moi, si j'essaie, ce sera à grands coups de claques et je sens qu'il ne va pas me laisser faire.

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MessageSujet: Re: So blame it on the pain that blessed me with the life Sam 3 Mar - 19:40

So blame it on the pain that blessed me with the life
Fin novembre

J'ai la gorge nouée. Raanee. Je m'approche doucement d'elle, sans gestes brusque. Je m’accroupis pour être à sa hauteur. Je regarde Reagan, la ramener, faudrait-il encore que je sache où est-ce qu'elle est. Je caresse ses cheveux tendrement. Je décide de lui parler en Hindi, sa langue natale, en général ça l'apaise, ça la guide.

"Jaya, c'est Rowan, c'est Sher. Est-ce que tu m'entends ?"

Je caresse son visage avec mon pouce, j'aimerai une réaction de sa part, je suis inquiet. Elle n'est jamais allé aussi loin sans moi, sans ma présence. Je m'en veux de ne pas l'avoir senti. Je pensais qu'ici elle était bien, en sécurité, mais même son esprit peut l'envoyer loin et braver les dangers. Je ne l'ai pas vu venir.

"Dis-moi où tu es ?"
"Il y a des guerres. Des morts. Beaucoup."

Je redresse ma tête vers Reagan, et vois ses yeux inquiets aussi, je lui fais signe de s'assoir. Cela risque de durer un moment. Ma reine a toujours ses yeux aussi blanc que la boule de cristal. J'ignore si je vais réussir. J'ignore comment la ramener, là où elle pense être. Le présent ? Le passé ? Le futur ? Il faut que j'en sache plus, que je la fasse revenir vers ma voix, dans cette pièce, ici même et à cet instant. Je pourrai la perdre à jamais et... Il faut que j'arrête ça, depuis quand j'agis comme cela ?

Je ferme mes yeux. Je ne préfère pas y penser. Je vais chercher en moi les ressources nécessaire pour mettre mon masque, celui de Gardien, cela fait bien longtemps que je n'ai pas joué ce rôle, sans sentiments. Dans cette dimension, tout est différent. Avant, chez le maitre, je ne voyais pas Jaya comme la femme que j'aime. Je dois faire abstraction de tout cela. Je suis son Gardien, j'ai juré de la protéger, de la mettre en sécurité toute ma vie. J'ai grandit pour ça, je me suis entrainé pour ça, j'ai souffert, j'ai gravi, j'ai gagné cette place, à la sueur, au sang.

Mon visage se ferme, plus sérieux, plus impénétrable. J'en oublie jusqu'à la présence de Reagan. J'en appelle à tout ce que j'ai appris depuis les années passées à ses côtés. Je sais que je suis impressionnant et que je peux faire peur dans ces moments là, c'est ce qui faisait ma force parmi les Gardiens. C'est ce qui faisait de moi le meilleur. Ce masque, cette allure, comme si j'étais intouchable. J'ai gagné de nombreux combats par cette extrême concentration. Ma reine est en danger, et je ne peux pas laisser les émotions m'envahir.

"Là où je suis Raanee, il n'y a pas tout ça. Est-ce que tu me vois, là où tu es ?"
"Non... Mais il y a plein d'attaques. Il y a des gens ici qui risquent... je dois mémoriser les noms. Je dois me concentrer..."
"Qu'est-ce que tu vois autour de toi, un indice pour une époque. Ne regarde pas les noms Jaya. Repère le temps."
"L'année prochaine... Les jours changent, les morts aussi... les embranchements... il faut que je les mémorise"
"Raanee, tu sais qu'on en a déjà parlé, tu ne dois pas aller trop vite. Pourquoi es-tu parti sans moi ? Tu sais que c'est dangereux ?"
"C'est ce qu'ils veulent! C'est ce à quoi je sers !"

Je vois un mouvement dans la pièce Reagan ne tient plus et s'agenouille près d'elle
"Jaya, on ne veut pas ça, arrête ça."

Elle fait un geste vers elle que j'arrête. Je tourne mon regard vers elle, noir, comme un rappel à mon ancienne vie, mon ancien rôle. Personne n'a le droit de toucher Jaya. Personne ne l'approche et surtout pas quand elle est au cristal. Elle est la seule à pouvoir faire cette démarche quand elle lit les lignes de la main. J'abaisse mon bras, en ayant conscience qu'il s'agit de Reagan et qu'elle ne lui veut pas de mal. Moi aussi je ne dois pas oublier qu'on est plus chez le maitre. Il n'est plus. Jaya doit aussi se le rappeler. Je reprends dans sa langue adoptive.

"Tu n'es plus là pour servir personne. Et tu sais pourquoi ? Parce que le maitre est mort. Jaya. Tu sais qui je suis ?"

Elle par contre bascule dans sa langue natale.

"Sher... Je sais... j'étais Jaya-souillon, je suis "la reine des idiotes", si je fais des erreurs..."

Je dois rester maitre de mes émotions quand elle dit ça. Toutes ces insultes qui la profane, alors qu'elle est la plus pure personne que je connaisse. Emily est allée trop loin, et si je n'ai pas voulu m'en mêlant, je jure qu'à présent, personne ne lui manquera de respect. Ils ne savent pas d'où elle vient et ce dont elle est capable. Elle est une reine parmi les reines. J'ai vu qu'un petit étendu de sa magie, et elle est en train de la consumer aujourd'hui.

"Ces gens là ne vont plus t'ennuyer Jaya. On va leur montrer qui tu es. Tu n'as jamais été un souillon, ni une idiote. La mort de tous ces gens, tu n'y peux rien. Personne ne t'a demandé de voir. Personne ne peut prévoir. Tu sais que ça ne marche pas comme ça Raanee. Tu sais qu'il faut que tu es un but, un objectif, c'est toujours comme ça que tu fonctionnes. Alors je te le demande, reviens avec moi. Et faisons les choses différemment. Reagan est là, tu te souviens de Reagan ? Elle ne te demande pas tout ça. Elle ne nous a pas aidé à partir pour ça. Je ne laisserai plus personne t'insulter. Mais viens, reviens avec moi..."

Je pose délicatement mes mains sur les siennes qui se trouvent toujours sur la boule. Je veux qu'elle me sente, qu'elle prenne conscient d'où elle se trouve. Je n'aime pas qu'elle reste trop longtemps dans le futur.

"J'ai besoin de toi, ici. Trouve moi."

Elle respire de plus en plus vite, ses yeux font des micros mouvements très rapides. Elle revient, elle me cherche.

"Tu es où ? Tu es où Sher ? Gebo, Thurisaz, Uruz..."

Mes runes ? Elles sont dans le désordre et je n'en connais pas certaines. Je réfléchis rapidement. Elle cherche une chronologie, un chemin.

"Après Gebo, après Dagaz. Après la mort du Maitre. Après tes petits pains, après notre premier baiser. Trouve moi Raanee..."

Alors qu'elle a encore les yeux blancs, elle retourne ses mains pour saisir les miens. Je m'y cramponne. Elle répète en murmurant tout ce que je viens de dire, et je serre fort ses mains.

"Je suis bientôt là. Tu m'as dis que tu voulais le faire qu'avec moi. J'ai souhaité la même chose. Je t'aime, je suis dans ce présent là."

Ses yeux reprennent alors leur couleur normale. Elle a une voix et un air un peu shooté. Je suis soulagé, mon masque s'effondre.

"Sher... J'ai mal à la tête... Il me faut un crayon, il faut que je note..."

Je lâche ses mains pour venir saisir son visage et l'embrasser, tendrement. Ses joues, son front, ses lèvres. Tendrement je la ramène dans ce présent. Je viens l'enrouler de mes bras, posant sa tête contre mon torse.

"Je suis là. Il faut que tu restes là. Tu es parti trop loin, tu n'as rien à noter. Rien à noter, laisse les partir Raanee, ils ne sont pas mort, c'est l'année prochaine. Rien ne presse. Reste avec moi."

Je la soulève dans mes bras en même temps que je me relève. Elle est si légère. Si fragile, et pourtant si puissante. Je fais signe à Reagan de la tête. Elle est aussi soulagée que moi.

"Je l'amène de ma chambre. Sort les cahiers et les parchemins, toutes les plumes. Il faut qu'elle se repose. Il faut vider sa chambre, elle va vivre avec moi. Amadeus disait d'abattre le mur, s'il vous plait, permettez moi de le faire. Son présent est avec moi."

On sort de la salle de classe pour rejoindre les couloirs et ma chambre. Je la dépose sur le lit et la couvre de mes couvertures. J'embrasse son front.

"Il faut dormir maintenant Raanee, je reste avec toi."

Reagan revient avec une fiole, pour le mal de tête. Je soulève sa nuque pour lui faire boire la potion.

"Repose toi maintenant. Rien ne presse."

Je ferme la porte de la chambre et je rejoins Reagan dans mon salon.

"Je crois qu'il va falloir la sevrer. Il va falloir qu'elle arrête un peu les cours. Qu'on sorte un peu tous les deux, qu'on fasse autre chose, qu'elle voit autre chose. Il va falloir faire un rappel au château, que personne ne lui demande de prédiction. Elle s'est mis une pression."

Je me calme un peu. Les gens ne comprennent pas, ne savent pas qui elle est, que la vision n'est pas sans risque. Ce n'est pas un jeu. Et les gens ne peuvent pas lui reprocher qu'elle n'ait pas vu telle ou telle chose. Il faudrait faire un rappel à l'ordre. Je voulais tellement la laisser libre, qu'elle apprenne de ses erreurs, comme tout le monde me l'avait conseillé, mais c'était peut-être trop tôt, trop tout d'un coup. Une baguette, un emploi, des cours, des élèves. Il faut déjà qu'elle se maitrise elle, qu'elle apprenne son don, qui elle est. D'où elle vient.

"Reagan, je suis désolé pour tout à l'heure, quand tu t'es approchée..."

C'est mon amie, je ne peux pas la traiter comme ça.

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RPG
Nom et Prénom : Reagan Cavanaugh-Parkinson
Activité: Directrice du Merlin Castle, prof de chasse. Ex tireuse d'élite de baguette magique
Age: 25 ans, mariée
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Sorcière Hebdo qui traîne sur la table
Reagan C. Parkinson
MessageSujet: Re: So blame it on the pain that blessed me with the life Mer 7 Mar - 23:32
So blame it on the pain that blessed me with the life
Rowan Johnson & Reagan Parkinson-Cavanaugh

Par Merlin ce spectacle est... terrifiant. Physiquement elle est là, mais mentalement... elle est vraiment loin. Elle est quelque part en plein cœur d'une guerre. Jaya n'est pas une simple voyante ou juste une prophétesse. Elle voit tout le fil du temps, du passé, au futur. Elle peut être n'importe où. N'importe quand. Et je n'aime pas ce qu'elle voit. Déjà parce que c'est inquiétant pour l'avenir – si elle est bien dans l'avenir -, mais aussi parce qu'elle n'est pas faite pour être sur un champ de bataille et voir ce qui se passe.

Je m'assois quand Rowan me fait signe. Je n'aime pas ce qui se passe pour lui non plus. Son regard, son visage changent. Je n'aime pas qu'il parle en Hindi, vu que je ne comprends que la moitié de la conversation. Et en l'espace de quelques secondes, je n'ai plus l'impression d'avoir mon ami à mes côtés. Je réalise alors que je ne sais rien de leur vie avant qu'on ne les trouve. Enfin, j'en connais les grandes lignes, celles que Jaya m'a racontées, mais on ne peut pas dire que Rowan se soit épanché à ce propos.

Une guerre, l'année prochaine ? Ça c'est inquiétant, mais son état l'est encore plus. Un combat, on peut s'y préparer, mais personne n'est prêt pour ce qu'elle est en train de vivre. Et ses mots... pourquoi croit-elle que c'est ce qu'on attend d'elle ? Pourquoi pense-t-elle devoir « servir » à quelque chose ?

"Jaya, on ne veut pas ça, arrête ça."

Je veux qu'elle lâche cette satanée boule de cristal, qu'elle revienne avec nous. Mais Rowan me barre le passage d'un bras. Et son regard... Un frisson parcourt ma colonne vertébrale et ma louve... Merlin, il est notre ami... mais là, c'est toute son éducation de mage noir qui ressort. Et clairement, heureusement qu'il est de notre côté. Tout à coup, Jaya se met à parler dans sa langue natale d'une chose qui visiblement l'a bouleversée. Souillon ? Idiote ? Qui a pu lui dire ça ? Pas quelqu'un ici... si ? Et je comprends le problème. On lui a reproché l'attaque de juin dernier, n'est-ce pas ? Je ne l'ai pas aidée pour cela, non. Je ne l'ai pas aidée à quitter le monstre qui la frappait pour qu'elle reçoive de nouveaux coups ici. Je lui ai dit de ne pas regarder, de ne pas aller dans le futur. Oui, je sais comment son don fonctionne, mais je ne lui ai jamais posé de question, alors comment la blamer ? Je les observe tous les deux. Ils sont si particuliers. Déjà la première fois que nous les avons vus, il n'a eu de cesse de la protéger. Et là... il lui balise un chemin.

Je détourne le regard, quand il lui parle de choses plus intimes, et ne les regarde que lorsque j'entends de nouveau la voix de Jaya. Je soupire de soulagement en la voyant de retour. Elle s'est mise dans un tel état... Je me relève en même temps que Rowan, qui la porte dans ses bras. On dirait plus que jamais une enfant, mais je réalise mieux que jamais jusqu'où elle est capable d'aller.

"Je l'amène de ma chambre. Sort les cahiers et les parchemins, toutes les plumes. Il faut qu'elle se repose. Il faut vider sa chambre, elle va vivre avec moi. Amadeus disait d'abattre le mur, s'il vous plait, permettez moi de le faire. Son présent est avec moi."

Je hoche la tête. Oui, évidemment oui, pour tout. On sort, je fais un détour par mon appartement, j'ai quelques potions contre le mal de tête. Elle va avoir besoin de se reposer, de dormir. Quand j'arrive dans l'appartement de Rowan, il l'a couchée. Je lui donne la potion, avant de passer dans le salon et de rassembler tout ce sur quoi ou avec quoi Jaya pourrait écrire. Je me rends compte que mes mains tremblent, ça m'a fait un choc de la voir dans cet état, et encore plus que des gens chez les Insurgés ou ici, ont pu lui faire du mal.

"Je crois qu'il va falloir la sevrer. Il va falloir qu'elle arrête un peu les cours. Qu'on sorte un peu tous les deux, qu'on fasse autre chose, qu'elle voit autre chose. Il va falloir faire un rappel au château, que personne ne lui demande de prédiction. Elle s'est mis une pression.
- Je vais donner des ordres, Rowan. Personne n'aura le droit de lui réclamer des visions. Les seules qu'on pourrait lui demander, on en aura discuté avec toi au préalable. J'aime pas ce qu'elle a dit. « Ce à quoi je sers ». Merlin... c'est une personne, pas un objet.
- Reagan, je suis désolé pour tout à l'heure, quand tu t'es approchée..."

Ouais, j'avoue qu'il m'a un peu foutue les jetons. Mais il ne s'est rien passé. Il ne faut pas se mettre à psychoter sur un truc qui « aurait pu » se produire.

« ça va, Rowan, c'était rien. Ecoute, laisse-la se reposer. Quand elle sera en état, j'irai faire un tour avec elle, et je demanderai à Amadeus de venir t'aider pour la cloison et pour aménager un espace à vous. En créant le Merlin, je n'ai pensé qu'à l'aspect sécuritaire. Je n'ai pas du tout pensé à ses années de captivité. »

J'ai été enfermée quelques jours par Liam, je suis devenue dingue, alors elle, pendant tout ce temps, je n'ose pas imaginer.

« Vous n'êtes plus tous seuls, ok ? Et vous êtes libres. Rowan... Vus n'avez aucune dette, si tu penses que c'est mieux pour vous de partir, vous pouvez le faire. Je veux juste vous savoir en sécurité. Tu n'as pas à nous demander la permission. Comme pour la cloison. C'est chez vous ici. Prévenez-nous, simplement, qu'on s'inquiète pas si on ne vous voit plus. »

Du moment qu'elle aille mieux. Je vais les laisser, je crois qu'ils ont besoin d'être ensemble. Mais au moment de partir, je me retourne vers Rowan une dernière fois.

« Elle t'aime. Je ne sais pas si elle te le dit, si elle a les mots pour le dire, mais n'en doute pas. Quand elle comprendra qu'elle a le droit de vivre dans le présent ça ira mieux. »

Moi je vivais dans le passé, elle dans le futur. C'est compliqué parfois, de seulement vivre.

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