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Et si on avait une chance de tout recommencer ?

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Sorcière Hebdo qui traîne sur la table
Wolfgang A. Parkinson
MessageSujet: Et si on avait une chance de tout recommencer ? Lun 12 Fév - 18:36

Et si on avait une chance de tout recommencer ?
15 Février 2021

Je tombe sur le côté du lit, en nage, en même temps que Reagan. Nous lâchons tous les deux un râle de bonheur, comme après chaque réveils crapuleux. Il s'est passé tellement de choses depuis le mois de novembre, depuis la rencontre avec son demi-frère. Depuis la révélation de la prophétie. Elle n'a plus parlé à Liam à partir de ce jour là. Je n'ai été là que pour la soutenir et parfois la faire se ressaisir. La faire rire, la raisonner. Lui changer les idées. L'aimer, juste l'aimer. Hélas tout s'est accéléré depuis le mois de janvier. La réunion des Insurgés, pour faire de Seamus le nouveau dirigeant aux côtés de Liam et Élisabeth. Et surtout le hibou d'Aloysius.

On a du débarquer sur les terres de son frère. Celles qu'on avait foulé ensemble à l'époque d'Aodhagan. Celles qui étaient les siennes autrefois avec Liam. Sauf que ce n'était pas gagné. Elle a cru voir mourir celui qu'elle a considéré comme un père. Elle a du être confronté à Tarek, en parlant de nouveau à Liam pour demander le passage pour Galway. Et son frère a joué à l'alpha prétentieux, pourtant ils ont pu parler. Et Élisabeth a pu guérir Aloysius, je crois qu'on ne la remerciera jamais assez. Elle a été incroyable, encore une fois. Je lui confierai ma vie sans problème. Et puis il y a eu... le jour de la pleine lune. Le jour de la confrontation avec son père, qui a eu vent que le frère et la sœur s'étaient retrouvés. Une nuit de cauchemars.

Je sais qu'au fond, elle a revécu - avec Liam - la nuit de leur destitution, celui où ils ont du quitter l'Irlande et Galway. Sauf que cette fois, aux côtés de la Lune Rousse, ils ont chassé Fergal, dans une lutte acharnée, le père a été répudié par ses deux enfants. Mais son demi-frère ne s'en est pas sorti aussi bien que nous. Par cette occasion, on a découvert qu'une ancienne blessure, à la base une morsure d'un loup infecté par le vaccin, était en train de l'empoisonner. Heureusement, encore une fois, qu’Élisabeth était sur place. Je ne sais pas où en est Reagan avec son frère, elle reste plutôt discrète sur le sujet, c'est encore trop frais, trop récent.

Alors que mes doigts parcourent la peau transpirante de son bras, j'entends Laoch qui jappe derrière la porte, quelque chose ne va pas. Et ce n'est pas l'heure de sa pause pipi. On se regarde avec Reagan et après un rapide baiser du bout des lèvres on se lève d'un bond pour s'habiller. En sortant de la chambre, j'attends un bruit de transplanage derrière la porte de notre appartement. Et puis ça toque. C'est Rowan.

"Amadeus, Reagan, on a un soucis en salle de cours de potion."

J'ouvre la porte alors que Reagan enfile encore une veste, et nous transplanons vers la salle. Quand on arrive, il y a un brouhaha. Sur place on évacue déjà les élèves présents. Rowan les attrapes quatre par quatre pour les sortir. Ces petits malins avaient forcé la porte pour s'amuser en douce avec les potions. Au fond de la salle, il y a un énorme chaudron qui crépite et menace d'exploser. Alors que Rowan attrape les derniers, je m'avance vers l'énorme récipient pendant que Reagan arrête le feu dessous avec un tir précis qui étouffe les flammes. Ça gronde et ça bout violemment, évidemment c'est très risqué, n'importe quel produit pourrait créer une explosion.

"Je vais le récupérer et transplaner dans les bois, en dehors du château."

Reagan me regarde inquiète. Mais il n'y a pas d'autre solution.

"Fais un tour de forêt, ramène tous les élèves dans le château. Je vais transplaner près de la côte, si ça brûle on aura l'eau juste à...."

BOUUUUUMMMM. Pas le temps de finir ma phrase que le chaudron explose. J'ai juste le temps de me précipiter vers Reagan que le souffle de l'explosion nous propulse vers un mur de la pièce. Une énorme fumée se forme, étouffante, s'infiltrant dans nos narines, je tousse, crache, jusqu'à perdre connaissance alors que je tiens dans mes bras ma femme, qui n'est pas dans un meilleur état que le mien.

Lorsque je me réveille, mes oreilles sont à vifs, ça bourdonne très fort, les bruits sont encore plus insupportables. Je remarque que du sang coule de mes oreilles, mes tympan ont du être touchés, et je ne reconnais pas les lieux. Je vois un homme qui me parle, tatoué, mais je n'entends rien, son visage est inquiet, il a l'air d'ordonner des choses. Mais ce bruit dans mes oreilles, ces acouphènes ne me permettent pas de comprendre ce qu'il me veut.

Je me rends compte alors que je tiens quelque chose, ou plutôt quelqu'un dans mes bras. Une femme. Est-ce que j'étais sur une mission ? Est-ce que c'est une victime ? Merde, je me souviens pas de ce que je fous ici. Je relâche la femme, qui à l'air de se débattre. Ça va tout doux ! Je me relève en titubant, et regarde autour de moi. On dirait que je suis dans un château, mais actuellement ça ressemble à des ruines. Il y a une partie du mur effondré, un énorme trou nous permet de voir l'extérieur. Putain de merde, mais où est-ce que je suis, qui sont tous ces gens ?

"Ama...us ? A...deus tu m'ent... ?"

Je me retourne vers l'homme qui touche mon bras. Maintenant j'y vois un peu plus clair, je vois mieux ses tatouages. Un guerrier ? Une rune de maitre de la magie noire ? QUOI ?! Qu'est-ce que ? Un mage noir ? Oh Merlin, c'est une attaque ? Je lance mon bras vers l'homme devant moi et mon sort le frappe en pleine poitrine. Et plutôt précis ce sort ! Il s'écroule au sol, ligoté.

D'autres personnes viennent alors à la rescousse de l'homme à terre, mais je ne connais personne. Ils se jettent sur moi. Je suis alors très réactif, même si mes repères sont biaisés, j'agis par instinct. Je lance des sorts, et rapidement je me retrouve face à un petit groupe qui me braque leur baguette dessus, mais de mon côté je ne suis pas seul, il y a cette fameuse femme, on se regarde, essoufflés. Ennemie ? Allier ? Je ne sais pas, je ne me souviens de rien. Elle aussi semble se débattre avec les autres qui nous pointent. L'homme que j'ai attaché s'est libéré.

"Amadeus, Reagan, mais qu'est-ce qu'il vous arrive ?"

Cette fois ci, malgré l’acouphène j'ai bien compris ce qu'il me disait.

"Qui êtes vous ?"

Le tatoué regarde un de ses collègues.

"Il va falloir appeler un médicomage, de toute urgence et déterminer ce qu'était cette potion !"

Codage par Libella sur Graphiorum




"A présent, il y avait entre eux comme une évidence, un élan, une alchimie. Un sentiment primitif qui remontait aux peurs et aux espoirs de l'enfance. La certitude vertigineuse d'être enfin face à la personne capable de combler leur vide, de faire taire leurs peurs et de guérir les blessures du passé."
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Nom et Prénom : Reagan Cavanaugh-Parkinson
Activité: Directrice du Merlin Castle, prof de chasse. Ex tireuse d'élite de baguette magique
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Reagan C. Parkinson
MessageSujet: Re: Et si on avait une chance de tout recommencer ? Lun 12 Fév - 22:25
Et si on avait une chance de tout recommencer ?
Amadeus & Reagan Parkinson

Je pousse un soupir de soulagement, et un rire nerveux m'échappe. Ça m'arrive quand c'est vraiment vraiment vraiment très bon. Et ça l'a été. L'air de la saint Valentin réussit à mon mari, et j'en avais besoin. J'avais besoin d'un bon réveil comme celui-ci. Malgré nos corps transpirant, je me colle à lui et embrasse son torse, son poignet tatoué. Dire qu'on aspirait seulement à un peu de calme. C'est pour cela qu'on a fondé cette école. Pour protéger les enfants, et faire une pause dans les combats. Et finalement c'est la guerre qui nous rattrape. Tout le temps. Comme avec mon père. Il n'avait pas trainé pour réagir, au fait que tarek et moi nous étions finalement rencontrés. Et comme il s'était débarrassée de moi à l'époque, il n'a témoigné d'aucune volonté de me connaître, ne songeant qu'à nous éliminer Tarek et moi. Parce que nous « serions sa perte », et qu'en digne père qu'il est, mieux vaut lui que ses enfants.

J'ai dû me battre contre mon propre géniteur. J'ai découvert que d'une certaine manière, j'avais une famille dont j'ignorais tout. Trois demi-frères et deux demi-soeurs. Et l'un d'eux est mal en point. Je risque de perdre un frère que je ne connaissais pas il y a encore quelques mois. Je sais qu'Eli est sur le coup, je sais à quel point elle est douée. Mais même s'il est capable d'être un con arrogant... Je suis fatiguée de perdre les gens. Et Merlin soit loué, j'avais, j'ai toujours eu Amadeus à mes côtés pour traverser tout cela. Mais je m'en veux. Je lui impose tout cela, je lui impose une guerre perpétuelle, et il ne se plaint jamais. Mais avant que je ne puisse laisser ma main glisser pour aller le remercier, Laoch se fait entendre de l'autre côté de la pièce. Ok, c'est bizarre. On s'embrasse et on se lève, Laoch est parfois pire qu'un enfant !

Le temps qu'on s'habille, Rowan est déjà là lui aussi. Un problème ? Merlin, qu'est-ce qui s'est passé ? Les cours n'ont pas commencé pourtant ! On se met en route, pour découvrir un attroupement d'élèves que je fais reculer, tandis que Rowan évacue les présents. Certains regardent déjà leurs pieds. Oh oui, ils ont intérêt parce que ça va barder pour eux quand on aura sécurisé les lieux. Je sors ma baguette pour éteindre le feu qui fait bouillir et déborder la marmite. Je sens que Wakanda ne va pas aimer du tout...

"Je vais le récupérer et transplaner dans les bois, en dehors du château."

Oh, je n'aime pas ça du tout. On ne sait pas ce que nos chers élèves ont mis la dedans, ce n'est clairement pas stable. Mais il est en mode « il faut prendre une décision d'urgence ». Je soupire et hoche la tête, mais un grondement retenti...

Et la seconde d'après j'ai le corps tout endolori. Ça siffle dans les oreilles avec une violence inouie. Je plisse les yeux, tousse un peu... J'ai l'impression qu'un rouleau compresseur m'est passé dessus. Je distingue des silhouettes mais... Mais merde c'est qui ce type qui me tient comme ça !? J'essaye de me débattre ! Mais il va me lâcher oui ? Je me recule, il sent le demi-loup, comme moi, mais je ne l'ai jamais vu, il appartient pas à la meute. La meute ! Liam ?! Où est-ce qu'il est ? Et où est-ce que je suis d'abord ? Je me relève en braquant ma bag... Bordel mais c'est pas ma baguette ça !

« Cá háit a bhfuil mo chara? Cad é an praiseach seo?  »
Spoiler:
 

Je tourne ma tête vers... un mage noir ! Mais avant que je puisse exécuter le moindre sort, le demi-loup le ligote... Magie sans baguette ? Ça m'a toujours dépassé ça. En tout cas, ça ne l'en rend que plus dangereux. Sauf que déjà, d'autres personnes arrivent, et elles aident le mage noir. Merde ! J'suis tombée où moi ? Du coin de l'oeil, je remarque que le demi-loup est vif, il se débrouille plutôt bien, et de mon côté, je tire pour désarmer ceux qui s'intéressent à moi. Mais ils sont malins, et c'est comme s'ils connaissaient ma manière de faire... Mais s'il y a bien un truc que je déteste, c'est qu'on tente de me tirer dessus. Je cours, esquive des sorts, jusqu'à ce que mon flanc percute celui du demi-loup. J'lui fais pas confiance mais visiblement, on a des problèmes avec le même groupe de personnes.

"Amadeus, Reagan, mais qu'est-ce qu'il vous arrive ?"

Reagan ? Comment est-ce qu'il connait mon nom ? Je regarde le type à côté de moi. Amadeus donc. Bizarre comme nom. Mais tout ce qui est vraiment bizarre, c'est leur accent. Ce sont des british, à n'en pas douter. Mais pourquoi je suis là moi ? Il y a quelques heures, j'étais en Irlande, je dormais avec Liam. Enfin dormir.... Qu'est-ce qui s'est passé ?

"Il va falloir appeler un médicomage, de toute urgence et déterminer ce qu'était cette potion !"

Hors de question que je reste une seconde de plus. D'un geste rapide et précis, je profite de la distraction du mage noir pour tirer et tous les paralyser.

«Déanann tú cad is mian leat, tá mé ag fágáil! »
Spoiler:
 

Je me mets à courir comme une dératée en tirant sur tout ce qui est vivant et qui se trouve sur mon chemin. Mais je ne reconnais rien, je ne sais pas du tout où on est et je suis dans un état de nerf tel que je n'envisage même pas de tenter un transplanage. Mais il y a des murs partout, on dirait un vieux château, enfin, plus grand et plus moderne que le Doughiska Castle. Y a des gosses ici, de plusieurs races et... BORDEL ! Un vampire. Je le stupéfix immédiatement et je cours, sentant l'odeur des arbres. Je sais qu'on nous a pris en chasse, mais je cours vite, navrée pour eux. Je franchis le mur qui me sépare d'une forêt, dans laquelle je m'enfonce. Et je m'arrête quand je ne sens plus que le demi-loup. Et en un éclair, je me tourne vers lui et pointe ma … enfin, la baguette que j'ai, contre sa gorge.

« Tu es qui et on est où ? Et t'avise pas de me mentir ! »

Je le fixe et je suis foutrement sérieuse. Je sais ce qu'on dit : les ennemis de mes ennemis sont mes amis, mais là, j'en suis moyennement convaincue. Il a l'air plus vieux que moi mais moins que Liam.

« T'es de quelle meute ? »
- Je vois pas pourquoi ça serait à moi de répondre aux questions !? »

Oh il croit vraiment pouvoir m'impressionner avec ce regard ? J'AI inventé ce regard ! Mais je suis surtout attentive à ses mains. Il a pas besoin de baguette et j'aime pas ça.

« Tu crois qu'il te suffit de pointer ta baguette sur mon cou pour que je te parle ? Vraiment ? » il soulève un sourcil. « T'es qui toi ?
- Celle qui a sorti ton joli ptit cul de là. On... est... où ?
- Joli petit cul ? Mmh merci, des années de Quidditch. »

Mais quel con ! Il sourit avant de regarder autour de lui, avant de faire un signe en regardant ma baguette.

« Si je te dis que j'en ai pas la moindre idée, tu me lâches ? »

Je lui souris... et balance un sort qu'il contre. Je le frappe, mais il m'entraine avec lui dans sa chute. On roule un peu au sol. Il est fort, je dois le reconnaître, mais j'apprends à me battre dans une meute de loups machos depuis quatre ans. Je le renverse alors qu'il me dominer et me retrouve sur lui, je le frappe et bondis pour courir aussi vite que j'en suis capable. Putain, il faut que je me barre d'ici, que je trouve Liam... Mais je n'arrive pas à transplaner ! Par Merlin, je ne peux pas transplaner !

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L'amour d'une famille, le centre autour duquel tout gravite et tout brille.
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Sorcière Hebdo qui traîne sur la table
Wolfgang A. Parkinson
MessageSujet: Re: Et si on avait une chance de tout recommencer ? Dim 18 Fév - 22:38

Et si on avait une chance de tout recommencer ?
15 Février 2021

Je comprends rien à ce qu'elle raconte ? C'est quoi cette langue ? Je savais que j'aurai du prendre option langue à l'UMS. Ce que je sais en tout cas, c'est que c'est une demi-louve, il n'y a aucun doute. Et c'est vraiment étrange qu'on se fasse attraper ensemble. Bon sang mais j'ai aucun souvenir de ce stage ou de cette mission. Je reconnais aucun de mes collègues ou professeur. Le mage noir veut appeler un médicomage, même si je comprends sa langue, je sais pas ce qu'il dit celui là aussi. J'ai l'impression d'être dans un brouillard total. La demi-louve, vraiment canon, lance alors un sort impressionnant avec ... PUTAIN ! Ma baguette ! Pourquoi elle a ma baguette ? Elle est dans une boite, depuis la fin de Poudlard, sous mon lit chez ma mère. Elle se tourne vers moi dans son dialecte étrange et se met à courir comme si elle avait des Détraqueurs à ses fesses. Mais je n'hésite pas trop longtemps à la suivre, je veux récupérer ma baguette.

Apparemment vu ses zigzag, elle ne sait pas plus où elle va. Mais d'instinct je l'imite, et je lance mon bras, à droite, à gauche, neutralisant tout ce qui bouge et nous menace. Tout ce qui nous approche. Je suis surpris par la précision de mes sortilèges, et par le fait qu'il m'en vient de nouveau. Mon cerveau a vraiment pris un coup, mais ça me va, si c'est pour améliorer ma magie.

Ce que je comprends pas, c'est que le mage noir n'utilise aucun sorts offensifs sur moi. Et il contre pratiquement tous les miens, comme s'il connaissait mes coups à l'avance. Bordel. Je lève ma main sur la droite avant de voir un enfant et d'arrêter mon sort. HEY, c'est quoi ça encore ? Je regarde un peu mieux autour de moi. Un château, on dirait Pourdlard, mais en carrément plus fun. Y'a des enfants partout ma parole, je fais attention aux sorts que je lance. WAOUH, je manque de bousculer un vampire qu'elle a stupéfixé devant moi, mais quelques secondes seulement, le sort ne tient pas sur eux. C'est quoi ici ? On se retrouve alors rapidement devant un mur, et je vois l'étrangère - mais dans mon camp - l'escalader. Pas mal, canon, je veux dire belle paire de fesses, mais elle a toujours ma baguette, alors hors de question de la perdre de vue, j'accélère et saute à mon tour le mur.

Je cours dans son sillon, me fiant à la trainer qu'elle laisse de son odeur. Une délicieuse odeur de Musc, suave, sauvage. Son odeur a un côté exaltant et sensuel dans cette forêt. Je dois être vraiment tombé sur la tête pour faire attention à ce genre de détail alors que je cours vers nulle part, derrière une femme que je ne connais pas, pourchassé par de parfaits ennemis inconnus. Mon cerveau a vrillé total. Je jure que j'ai pourtant rien fumé depuis des mois ! Et je tiens l'alcool, alors vraiment, je ne comprends pas. Au bout d'un moment, je n'entends plus personne derrière nous, ça se joue juste entre elle et moi. Elle pivote alors sur elle et plaque MA baguette contre ma gorge. WOH tout doux ma jolie. C'est qu'elle est hargneuse celle là. Foutu caractère.

"Je vois pas pourquoi ça serait à moi de répondre aux questions !? Tu crois qu'il te suffit de pointer ta baguette sur mon cou pour que je te parle ? Vraiment ?" Enfin, sa baguette, sa baguette ... Elle est sérieuse ? Elle croit m'intimider avec MA baguette ? Elle est fidèle et je ne lui ai pas donné, donc elle ne se rebellera jamais contre moi. Elle ne m'a pas non plus désarmé, puisque je ne l'utilise jamais. Mais alors pourquoi est-ce qu'elle l'a en sa possession ? Je soulève un sourcil.

"T'es qui toi ?"
"Celle qui a sorti ton joli ptit cul de là. On... est... où ?"

Je ricane. Merci pour le compliment. Le sien est pas mal non plus, mais j'ai appris à ne pas trop le dire à haute voix, des collègues se sont déjà pris une paire de claque pour ça. Et si vous voulez mon avis, elle n'a pas l'air commode celle là.

"Joli petit cul ? Mmh merci, des années de Quidditch."

Je ne résiste pas à un charmant sourire à son intention, avant de faire signe de mon menton la baguette.

"Si je te dis que j'en ai pas la moindre idée, tu me lâches ?"

Elle me renvoi son sourire et je crois avoir gagné quand je vois le mouvement de la baguette et lance un protego plutôt rapide. La garce j'y crois pas ! Et elle me cogne en plus, une femme violente. Je l'attrape et on roule au sol. Elle se défend bien, mais y'a un truc étrange, c'est que ce corps à corps me dit vaguement quelque chose, je n'arrive pas à avoir le dessus, et elle non plus. On roule, je prends le dessus, et puis c'est elle. Elle finit par me frapper pour bondir loin de moi. Merde. Je me relève et fonce vers elle, je cours à m'en faire brûler le poumons pour la retrouver, j'arrive derrière elle et attrape son bras ballant avant de la plaquer contre un mur. Elle me pointe de sa baguette et moi j'enserre son cou d'une main, en la maintenant dos contre l’écorce. Nos regards se foudroient.

"C'est ma baguette. Tu as ma baguette !"

Je la regarde dans les yeux. Elle ne me croit pas.

"Ok, très bien, tu me crois pas. Est-ce que c'est ta baguette ? Regarde là." Moi je ne décroche pas mes yeux d'elle, et je ne desserre pas non plus ma main sur sa gorge.

"Bois de Pin. Olivander m'a dit sensible aux sortilèges informulés parce que j'ai une prédisposition pour la magie sans baguette. Un bois qui choisira un sorcier indépendant, curieux. Cœur en plume d'oiseau-tonnerre, extrêmement puissant. Si tu regardes sur le côté du bois, tu verras une trace de brûlure en forme de lune."

Merlin ses yeux. Ses grands yeux sombres, ils brillent de mille éclat. Elle est troublée par ce que je lui dis. J'ai un coup de chaud tout d'un coup, mon corps contre le sien, ma main contre sa peau, je sens son pouls sous mes doigts. Je sens comme une attraction, je déglutis. Mon regard reste braqué sur elle. Qui est-elle ? Qu'est-ce qu'on fout là ? J'entends, enfin, on entend alors des bruissements de feuille à côté de nous, et un gamin sort derrière un bosquet. Vu l'odeur, un loup garou. On le regarde avec prudence tous les deux, ne se lâchant pas pour autant. La confiance règne.

"Baaah Madame et Monsieur Parkinson, qu'est-ce que vous faites ?"

Quoi ? Je relâche la demi-louve de surprise. Il vient de dire quoi ? Je suis pas sûr d'avoir compris. Je me recule. Je crois qu'elle est aussi stupéfaite que moi. Sa baguette ne me pointe plus, mais elle pointe le gamin. Je m'avance en mettant une main sur le côté, lui faisant signe de baisser la baguette, c'est qu'un morveux. Un morveux qui connait mon nom de famille. Tout le monde ici à l'air de nous connaître.

"Qu'est-ce que tu viens de dire ?"
"Heuu, ben qu'est-ce que vous êtes en train de faire ? C'est un cours ? On dirait que vous étiez en train de vous battre. Pourtant c'est dans votre règlement, c'est interdit !"
"Non, pas ça, comment tu nous a appelé ?"
"Oh pardon ! Madame la Directrice et Monsieur le Directeur."

J'ai un mouvement de recul avec ma tête, mes sourcils se froncent. Mais où je suis ? C'est un test ? C'est Ricky ? C'est un tour de mon collègue farceur ? Il a foutu quoi dans la bouffe ? Et de quel règlement parle-t-il ? Directeur ? Le petit est aussi dans la combine ? Et pourquoi il l'appelle comme ça ?

Alors que je m'accroupis vers le gamin, j'entends un craquement et un énorme filet s'abat sur nous trois. Je tente de m'en défaire, mais c'est un filet anti magie. Je grogne et bientôt débarque le mage noir. Je me débats avec les mailles, mais rien à faire. On dirait un filet du Ministère de la Magie, que j'ai déjà utilisé sur des situations complexes. Le mage s'approche de nous, à une distance raisonnable.

"Reagan, Amadeus, j'ignore ce qui vous arrive, mais ça a certainement un rapport avec la potion. Vous avez respiré les vapeurs et vous n'avez plus toute votre tête. Je vous demande de vous calmer, et de me suivre au château."

Il attrape alors le filet et tire dessus. Nous forçant à le suivre. Le petit est complètement flippé. Il fait que trébucher, je le soulève alors pour le prendre dans mes bras. Je vais devenir dingue. Cette situation me rend dingue. Je ne comprends rien. J'ai l'impression d'être fait comme un rat. Aucun sort ne sort de ce filet. La demi-louve a aussi tout essayé. Autant vous dire que nos deux loups sont dingues.

"Tout ça c'est ta faute ! Si t'avais pas discuté et retourné MA baguette contre moi, on en serait pas là !"

OUI, tout à fait ! Elle a voulu faire sa maline, madame je suis la plus forte, voilà le résultat. On serait déjà loin si elle s'était pas retournée sur moi. Va falloir qu'elle apprenne les bases de la fuite ! On ne s'arrête pas de courir en plein milieu d'une tentative d'évasion.

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"A présent, il y avait entre eux comme une évidence, un élan, une alchimie. Un sentiment primitif qui remontait aux peurs et aux espoirs de l'enfance. La certitude vertigineuse d'être enfin face à la personne capable de combler leur vide, de faire taire leurs peurs et de guérir les blessures du passé."
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Reagan C. Parkinson
MessageSujet: Re: Et si on avait une chance de tout recommencer ? Lun 19 Fév - 20:04
Et si on avait une chance de tout recommencer ?
Amadeus & Reagan Parkinson

Bordel de scrout gallois ! Il ne va pas me lâcher ?! Je sens sa main enserrer mon cou tandis qu'il me plaque contre un tronc d'arbre. Mais s'il croit que je vais me laisser faire, il ne me connait pas, foi de Cavanaugh !

"C'est ma baguette. Tu as ma baguette !
- Ta baguette mais bien sûr ! Et moi je suis la reine d'Angleterre ! Oups, j'ai blasphémé.
- Ok, très bien, tu me crois pas. Est-ce que c'est ta baguette ? Regarde là.

Il me fait tout un speech sur sa putain de baguette. Je connais ma baguette, elle est en chêne rouge, excellente pour les duelliste et elle représente l'alliance des deux chênes avec celle de Liam et... Et par la barbe de Merlin ! Ce n'est vraiment pas ma baguette que je tiens ! Mais... où est la mienne ? Et pourquoi est-ce que je manie celle-ci sans problème ? Pourquoi est-ce qu'il m'énerve à ce point mais que ma louve ne le perçoit pas réellement comme un danger ? On tourne la tête en même temps vers un gosse qui vient de débarquer, sans pour autant relâcher notre prise l'un sur l'autre.

Madame et monsieur Parkinson ? Pardon ? C'est quoi ce délire ? Je m'écarte quand il me lâche et je tiens le gosse en joue. Parkinson, c'est quoi ce nom sérieusement ? Et ce gamin là... il a pris un coup sur la tête ou quoi ? Un cours ? C'est... les gosses tout ça... on est dans une école ? Madame la Directrice ? PAR-DON ? Jamais je bosserai dans une école c'est trop... ennuyeux et contre nature pour les gens comme nous. Rester enfermé en classe, non merci. J'ai besoin d'adrénaline, d'aventure, de combat ! Jamais je ferai un boulot où j'aurais le cul vissé à une chaise.

Je lève la tête quand j'entends un craquement. Qu'est-ce que... RAAAAAAAAAH ! Qu'est-ce que c'est que ça ?! Je tire sur le filet, multiplie les sorts dessus... en vain. Et puis j'entends mon prénom. Bordel, c'est qui ce mage noir ? C'est quoi cette histoire de potion ? Je bascule sous le coup qu'il donne pour nous obliger à avancer. J'ai horreur de ne rien pouvoir faire. Surtout quand il y a un mage noir dans l'équation.

"Tout ça c'est ta faute ! Si t'avais pas discuté et retourné MA baguette contre moi, on en serait pas là !"
- Pardon ? Rappelle moi qui était planté comme un poireau et qui allait se faire mater en un rien de temps ? TA baguette ? Laisse moi rire. Visiblement elle préfère largement être avec moi. »

Et tout à coup, plus rien ne sort de ma bouche... ni de la sienne. Putain ! C'est le mage là qui nous a coupé la chique ! Non mais j'y crois pas ! On s'ignore royalement, le demi-loup et moi, jusqu'à ce qu'on arrive dans ce qui semble être une infirmerie. Le type récupère le gamin et nous demande de nous tenir tranquille le temps qu'il aille chercher « Elisabeth ». On est censé savoir qui c'est peut-être ? Dès qu'il me rend la parole, je fonce sur lui, mais me heure à un mur.

« Je vous préviens, j'appartiens à la meute de Liam Braeden, et quand il va découvrir que je suis là, ça va pas lui plaire ! »

Liam est connu chez nous. Mais ici ? En tout cas, c'est sûr qu'il va me chercher. Et qu'il va tous leur casser la gueule. Je croise les bras, et le regard du dénommé Amadeus.

« Et toi, je te serais gré de ne faire aucun commentaire. »

Ma louve grogne, parce qu'elle déteste être enfermée. On tourne, comme des lions en cage. Ce qui m'énerve, c'est que son odeur m'est familière, mais je ne l'ai jamais vu auparavant. C'est long, c'est trop long..

« Tais-toi ! Dis-je dès qu'il ouvre la bouche. Nan nan, tais toi, sérieux ! »

Ah non hein, qu'il n'en rajoute pas. Puis la porte finit par s'ouvrir. Liam ! Enfin !

« Merlin soit loué, j'ai cru devenir folle ! », que je dis en fonçant vers lui pour glisser mes bras autour de ses hanches et me hisser sur la pointe des pieds pour... Pour qu'il me repousse ?

« Reagan, mais qu'est-ce que tu fabriques ? »

Je le regarde, passablement énervée. Il ne va pas s'y mettre aussi pas vrai ? Et en plus il me repousse... devant des gens ? Et... je renifle en faisant la grimace. Il... il y a... l'odeur d'une autre ?

« T'as levé une femelle ? »

Attendez attendez... il... il m'a trompée. Je renifle encore et l'odeur est...

« C'est toi sa pétasse ? »

C'est cette nana, là, cette brunette ? Mon sang ne fait qu'un tour. Il a osé me tromper avec elle et la ramener sous mon nez devant de parfait inconnus pour m'humilier ? Alors foi de Park... Cavanaugh, je vais lui refaire le portrait à cette nana qui a dû agiter son croupion devant lui. Je lui fonce dessus, toutes griffes dehors. Enfin, façon de parler, parce que c'est mon poing qui vole vers elle. Mais elle se défend bien la garce ! Je lui attrape les cheveux et essaye de la faire plier. Et Liam, ce fils de... il l'attrape par les hanches et je sens qu'on en fait de même pour moi. Je me sens soulevée et je sais très bien que c'est le demi-loup.

« Comment tu peux me faire ça ? Je te jure que tu peux dire adieu à ce que tu as entre les jambes ! »

C'est quoi cette journée ? C'est quoi ce bordel ?! Je sais bien qu'on se dispute presque tout le temps, qu'il me gave à m'étouffer, à vouloir tout contrôler, mais qu'il ose...

« Rea bordel calme toi ! On n'est plus ensemble depuis des années !
- Tu te fous de moi ?
- Rea, il vous est arrivé un truc à Wolfgang et toi, laisse Elisabeth t'ausculter. »

Wolfgang ? Mais c'est qui ce Wolfgang maintenant ? Et qu'est-ce qu'il raconte comme connerie ?

« Hors de question que ta grognasse me touche ou je lui refais le portrait ! 
- Reagan ! Regarde ton poignet et le sien ! On n'est plus ensemble, tu es avec lui. Vous êtes mariés ! 
- QUOI ?! »

Moi ? Mariée ? Jamais de la vie ! J'y crois pas à ces conneries, j'le connais pas en plus. Et je refuse de regarder mon poignet. Je le connais mon poignet, merci bien. Et là, j'entends un bruit mais Amadeus pare le coup. Ils ont essayé de nous sédater ou je rêve ? Enragée, je fonce contre Liam, qui m'envoie à l'autre bout de la pièce tandis qu'il fait sortir sa grognasse. PUTAIN !

Je suis en nage, furieuse, hors de moi. Quand je me relève, je finis par relever frénétiquement ma manche et...

« J'ai un tatouage. J'ai jamais fait de tatouage. »




Je le montre à l'autre demi-loup... Qui a le même. C'est quoi ces conneries ? J'y comprends rien. J'y comprends rien et je suis mega en colère. Je m'approche alors d'Amadeus, rivant mon regard dans le sien. Et puis je laisse tomber ma veste au sol, avant d'ôter mon haut, me retrouvant en soutien-gorge devant lui, qui me demande ce que je fais.

« On est censé être mariés, non ? »

Et si Liam m'a trompée, j'vois pas pourquoi j'en ferai pas autant. Alors d'autorité, je lui attrape le visage pour l'embrasser et... Et c'est vraiment très bizarre. Ma... ma louve aime bien. Je la sens qui s'ébroue.... alors qu'il me sort par les trous de nez ce type. Mais j'ai encore cette sensation familière...

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Wolfgang A. Parkinson
MessageSujet: Re: Et si on avait une chance de tout recommencer ? Mar 20 Fév - 23:17

Et si on avait une chance de tout recommencer ?
15 Février 2021

La meute de Liam Braeden, gnagnagna. C'est qui encore celui là ? Mais ça me donne un indice de pourquoi elle est aussi sauvage cette fille, elle vit en meute. Et j'en ai croisé, des femmes comme elle, je mettrai ma baguette à brûler que c'est la compagne d'un alpha. Elle fait prétentieuse, tout lui est du, elle a raison sur tout. Et là, elle a besoin de revendiquer qu'elle fait parti de la meute de ce mec. Franchement. J'ai envie de lui dire qu'ici, probablement son loup est pas là, mais elle m'invective comme quoi je devrai me taire. Minute, elle se prend pour qui ? D'un c'est pas mon alpha, de deux, je fais pas partie de sa meute.

"Et toi tu devrai plutôt de taire et observer, on est pas en position de négocier."

Je repère les lieux. J'ai appris ça en cours, en stage. C'est très important de sa familiariser avec son environnement. On est dans une infirmerie, y'a des lits d'appoint. Ouai du genre comme Poudlard. Sauf que quand on y regarde bien, y'a que des trucs pour créatures magiques, des produits spéciaux. J'ouvre un frigo et j'y vois du sang. C'est quoi le délire ? Je vois la demi-louve qui va faire des sillons dans le sol à force de tourner en rond. Sa louve grogne et je dois dire que ça ne plait pas à mon loup. Je repère alors une fenêtre, en hauteur, par laquelle on peut sortir, mais apparemment, ça mène sur le toit, enfin, sur un dénivelé du toit, mais c'est jouable. Je regarde Reagan - c'est comme ça qu'elle s'appelle - pour lui dire que j'ai peut-être trouver un moyen si elle arrive à viser la fenêtre, mais déjà la porte s'ouvre derrière nous.

Et c'est là que c'est pire pour mon loup. Il grogne en voyant cet homme. Un loup-garou, le fameux Liam n'est-ce pas ? Ça gronde dans ma poitrine, je comprends pas vraiment pourquoi. Mais il la repousse. Haha. Oui ok, je comprends pas la jalousie mal placée, mais ça la remet un peu à sa place la Reagan. Elle semble furieuse et elle le renifle, je vois qu'il me lance un regard passablement désolé ou affolé, comme s'il me connaissait. Hey mec, chacun sa merde. Je lève pourtant un sourcil quand elle devient furibonde et lui demande si il l'a trompé. Oups, j'aimerai pas être à la place du loup-garou. Et d'un coup, apparemment arrive la femelle en question. Et Reagan pète un case. Elle se jette sur la louve, qui arrive à parer les coups, mais essayant de ne pas les rendre, pas aussi fort. Sur le coup, je dois dire qu'elles sont plutôt sexy, et qu'elles se battent bien, mais j'avoue que c'est pas le lieu pour apprécier ça. La demi-louve l'attrape finalement par les cheveux et la louve lui demande de se calmer. Elles vont finir par vraiment se faire mal. Je vois le loup bondir vers... son amante, et l'instinct me pousse à séparer Reagan, à la protéger. Elle est hargneuse, mais je l'encercle de mes bras autour de ses hanches, je suis obligée de la soulever littéralement du sol pour la faire reculer.

"Calme toi !"

Mais elle m'écoute pas, évidemment. Elle se débat, mais je la garde contre mon torse.

« Comment tu peux me faire ça ? Je te jure que tu peux dire adieu à ce que tu as entre les jambes ! »
« Rea bordel calme toi ! On n'est plus ensemble depuis des années !
- Tu te fous de moi ?
- Rea, il vous est arrivé un truc à Wolfgang et toi, laisse Elisabeth t'ausculter. »

HEY, mais d'où il me connait ? Là ça devient vraiment étrange. D'abord le mage noir, qui m'appelle par mon deuxième prénom, puis lui, le mec de cette femme ? J'ai l'impression que mon cerveau va exploser. Cette situation est plus complexe que je le pensais, en fait je pensais rien, mais là c'est vraiment la merde. Et là, il lâche la bombe, au même moment où je lâche Reagan. Mariés ? On est marié ? Non franchement... Je vais avoir 19 ans, je crois pas, j'ai encore de belle chose à vivre avant de me retrouver marié. J'ai pas de métier, ma soeur à surveiller, ma mère a aidé. Il parle de son poignet, je ne comprends plus rien. Je suis largué, total. Alors je fais ce que je sais faire le mieux, je les regarde tous, méfiant et je vois la louve faire un signe au mage noir, et je lance un bouclier. Qu'est-ce qu'ils essaient de faire ? Je grogne et lance une multitudes de sort sur le mage noir.

"Amadeus arrête ça, laissez Élisabeth vous ausculter."

Je vois Reagan voler à travers la pièce et mon œil noir se pose sur le loup qui vient de lui faire ça.

"Dégagez ! Dégagez d'ici !" Que je hurle, les mains lançant des sorts que je ne me savais même pas capable de faire. Mon dernier est un bouclier.

Ils sortent tous en trombe, et je m'enferme dans la pièce. Je suis essoufflé, en colère. Et quand je me retourne vers la demi-louve, je vois qu'elle n'est pas dans un meilleur état que le mien. J'avance vers elle et elle me pointe des tatouages. J'approche mon poignet du sien. Ouah, on a le même.

"Je comprends rien à cette histoire, c'était ton mec là ? Celui de la meute ?"

Pourquoi elle me regarde comme ça et elle ne me répond pas ?

"Ok ok, qu'est-ce que tu fous. T'as visiblement aussi perdu la tronche."
« On est censé être mariés, non ? »
"Non... c'est du délire ce qu'ils racontent, tu..."

Elle m'embrasse, je rêve, elle...

"Tu devrai pas." Disé-je mes lèvres contre les siennes.

Mais déjà elle passe ses mains sous mon t-shirt pour me l'enlever. Bordel, je suis dans la merde. Mathilde... Oui c'est ma copine du moment, c'est plutôt sérieux entre nous et... je gémis quand elle mord ma lèvre. Mes yeux roulent de plaisir. Je vous jure que je tente de la repousser. Et puis dans une pulsion de ... ben je sais pas, j'arrive à la repousser.

"Reagan, je crois que toute cette histoire n'est pas nette et qu'on devrait pas..."

Ma bouche s'entrouvre et mon loup fait des bonds de dix mètres. Y'a un feu sauvage qui s'empare de moi quand elle vient fondre de nouveau sur mes lèvres. Cette odeur, cette bouche. Bon sang, mes mains trouvent la familiarité sur sa peau. Et l'image de Mathilde devient lointaine, si lointaine.


Je sais qu'elle se sert de moi, pour faire du mal à son mec, mais j'arrive pas à résister, même si je sais que clairement il est pas loin. Et que je peux me faire péter la gueule, et c'est jamais arrivé, je suis pas ce genre de mec. J'ai eu des copines, mais j'ai jamais fait ça. Mais c'est comme si tout ça, c'était à moi. Elle. Tout son corps, ses baisers, ils sont pour moi, pas pour ce Liam. Et là tout de suite, il n'y a rien de plus qui compte que de la satisfaire, toute cette rage qu'elle a en elle, fait qu'il faut la contenir.

Elle sait exactement ce que j'aime, c'est dingue, comme si on avait déjà couché ensemble, comme si elle savait pour les baisers à cet endroit. Et son corps semble m'appartenir. Bientôt je la soulève dans mes bras, persuadé de faire une connerie, et pourtant mon loup est le plus heureux. Qu'est-ce que ça veut dire ? C'est quoi ces tatouages ? Est-ce qu'on est vraiment marié ?

Même une fille à la sortie d'une boite ne m'a jamais fait un tel effet, même Mathilde. Et pourtant elle m'a agacé, elle est bouffée d’orgueil, arrogante, imbue d'elle même, le type de fille avec qui je peux pas finir. Mon loup est en phase avec la sienne. C'est juste dingue, on est vraiment marié ? Est-ce vraiment possible ? Où est-ce encore un tour de magie noire ? Mais même toutes ces interrogations ne me font pas perdre le fil de cet ébat. Et c'est quand elle finit par s'écrouler sur moi que je touche sur sa peau une cicatrice.

"Un autre tatouage ?"

Je la vois se mettre de côté et regarder par elle même, chassant ma main, comme si à présent je n'avais plus le droit de toucher. Puis elle se lève d'un bond, et je me redresse aussi.

"Quoi ? Tu réalises enfin qu'on vient de coucher ensemble, sans se protéger ?"

Je vois un peu mieux la cicatrice, on dirait... une morsure ? Je me lève pour récupérer mes vêtements, elle en fait de même. Puis on se regarde.

"Complètement inconsciente. C'est bon ? Satisfaite ?"

Pourquoi j'ai pas pu lui résister ? C'est qui cette attraction entre nous ? C'était quoi ça ?

Codage par Libella sur Graphiorum




"A présent, il y avait entre eux comme une évidence, un élan, une alchimie. Un sentiment primitif qui remontait aux peurs et aux espoirs de l'enfance. La certitude vertigineuse d'être enfin face à la personne capable de combler leur vide, de faire taire leurs peurs et de guérir les blessures du passé."
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Nom et Prénom : Reagan Cavanaugh-Parkinson
Activité: Directrice du Merlin Castle, prof de chasse. Ex tireuse d'élite de baguette magique
Age: 25 ans, mariée
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Reagan C. Parkinson
MessageSujet: Re: Et si on avait une chance de tout recommencer ? Mer 21 Fév - 23:12
Et si on avait une chance de tout recommencer ?
Amadeus & Reagan Parkinson

Par la barbe de Merlin, il parle beaucoup trop. Tout ce que je veux, c'est oublié ce que m'a fait Liam. Il prétend que je suis mariée avec ce type, non ? Alors y a pas de mal à coucher avec lui, personne n'y verra le moindre problème. Et j'ai... j'ai comme des flashs quand il me touche. Une sensation de déjà vu très agréable. Mais Liam ne m'a jamais touchée de la sorte. J'ai l'impression de le connaître. C'est stupide, on ne se connait pas, c'est uniquement parce qu'ils disent qu'on se connait que j'ai cette impression. Je suis en balai automatique, j'ai la sensation que j'ai laissé tout le contrôle à mon corps, et à ma louve, qui exulte. C'est elle qui prend le dessus, n'est-ce pas ? Parce que... je me sens plus à l'aise, comme si... comme si j'étais plus expérimentée.

Et c'est... c'est bon ! C'est... c'est juste incroyablement fort et intense et ma louve est plus que ravie. Elle danse, elle hurle et elle est en symbiose avec son loup. Et je ne vais pas le dire trop fort, mais ça n'a jamais été aussi bon. Un tatouage ? De quoi est-ce qu'il parle ? Pourquoi est-ce qu'il parle d'abord ?

Qu'est-ce que j'ai sur la peau ? Qu'est-ce que c'est que ça ? Je pousse sa main, merlin, il va m'empêcher de voir ou quoi ? Je touche les bords de cette cicatrice que je découvre, l'effleurant en tremblant.

« Une morsure de loup... ? »

Mais qui a pu me faire ça ? Et quand ? C'est quoi ce délire ? Et merde, j'attrape mes vêtements, je suis énervée, tout ça m'énerve, il m'énerve. Il est beaucoup plus beau et intéressant quand il ne parle pas.

"Complètement inconsciente. C'est bon ? Satisfaite ?
- Bof, j'ai connu mieux, Parkinson. »

C'est pas vrai, mais je ne le supporte pas. Ma louve l'apprécie peut-être, mais pas moi et... Non mais je prends ma potion pour pas avoir d'enfant. Enfin... je crois. La moi que je connais, en tout cas. Mais... et la moi que ces tarés là connaissent ? Oh BORDEL ! Je veux pas d'un bébé ! J'ai dix-neuf ans, je ne peux pas... non... je ne veux pas être mère, je ne veux pas d'un enfant, je veux... je veux me battre, je veux agrandir le territoire. Liam sait que je ne veux pas d'enfant et... Putain... Mais ce Liam là s'en fout, il dit que je suis mariée avec ce... Mais qui dit être mariée dit vouloir faire des gosses non ? Dès que je suis rhabillée, je vais frapper contre la porte de l'infirmerie.

« OUVREZ-NOUS ! Laissez-nous partir d'ici ! Toi ! J'espère au moins que tu m'auras pas refilé une saleté de maladie ! »

Je refuse d'imaginer que je puisse être... C'est terrifiant. En tout cas, tout le monde nous ignore. Ça n'a aucun sens... Aucun ! Je vais me fourrer dans un coin, bien loin de lui. Le sexe était bon, mais clairement, ça n'a rien arrangé. Comment ma louve a-t-elle pu me faire ça ? Je ne saurais dire combien de temps on reste comme ça, à se faire la gueule, enfermés dans cette infirmerie... Et quand la porte s'ouvre, je bondis sur mes pieds. Liam... Bon sang, je sens déjà mon poing qui me démange.

« Rea, Wolfgang, visiblement il y a un problème grave et si vous êtes incapables de me croire, je sais qui vous croirez. Qui tu croiras, Rea. Ta mère...
- Ma mère est ici ? Ou c'est encore un de tes mensonges ?
- Ta mère est ici. Dans vos... Ecoute là. »

Je croise les bras, rivant mon regard dans le sien. Liam n'a jamais su me mentir, c'est aussi pour ça qu'on s'engueule si souvent. Et là, il a pas l'air de me baratiner. Je tourne légèrement la tête pour voir la tronche d'Amadeus. Je suis paumée, je ne comprends rien et je n'aime pas ça.

« Ok. »

Il faut que je sache, et j'ai confiance en ma mère, elle a toujours été là pour moi. Je m'avance doucement, jusqu'à être à la hauteur de Liam.

« Au fait, j'ai couché avec mon mari. Du coup, je serai peut-être enceinte de lui, puisqu'on ne s'est pas protégés. »

Et je continue, la tête haute. Et ouais. Je n'ai jamais cédé à son loup ou à ma louve pour lui pondre des gamins, aucun printemps ne s'est mis en travers de mes plans. Est-ce que j'espère lui faire mal ? Carrément. Sauf qu'il ne semble... Il semble un peu vexé, mais franchement sans plus, il y a même... comme une lueur étrange dans son regard. Comme s'il était... désolé ? Ah non hein ! Il n'a pas le droit d'être désolé pour moi si je suis enceinte ! Je refuse qu'il me prenne en pitié !

J'ignore royalement les deux hommes et si je suis Liam apparemment docilement, en réalité, je grave le chemin dans mon esprit, parce qu'il est hors de question que je reste ici. Si ma mère est vraiment là, foi de Cavanaugh, je l'embarque et on se barre loin. Et je récupère la meute de Liam, pour lui apprendre qu'on ne me trompe pas ! Il nous conduit face à une grande porte et s'écarte. Il dit que c'est à nous d'entrer.

« Une seconde. Puisque tu sembles tout savoir de « ma vie », explique moi quel est l'enfoiré qui m'a fait ça. »

Je soulève mon haut pour dévoiler cette cicatrice dont je n'ai pas le moindre souvenir. Y a un abruti de loup qui m'a mordue en pensant me transformer ou quoi ? J'aime pas la tête qu'il fait, j'aime pas ça du tout.

« Va voir ta mère, on en parle après. »

Liam qui me dit ça ? Ok, ça craint, ça craint vraiment. Je pousse la porte, en même temps qu'Amadeus. J'ai beau renifler, je ne sens pas du tout l'odeur de ma mère.

« Maman ? Liam, si tu t'es foutu de...
- Reagan ? »

Maman ? Je tourne sur moi même pour... pour comprendre que la voix vient d'un tableau. Un tableau ? J'avance, horrifiée. Comment...

« Est-ce que c'est vraiment toi ?
- Oui ma chérie... Liam m'a avertie qu'Amadeus et toi avez eu un problème. »

Je regarde Amadeus. Ma mère ne peut pas le connaître. Ma mère ne peut pas être dans un tableau.

« Tu sais pourquoi je suis là. »

Je secoue la tête, je secoue la tête. Et instinctivement, je me tourne vers Amadeus.

« Comment ma mère peut être dans un tableau ? 
- Parce que je suis morte il y a un peu plus de deux ans.
- Non. Non non non. C'est impossible, il y a deux ans on...
- On était en 2018, en décembre. Et la meute a été vaincue. »

Non, non c'est du délire. Ma mère ne peut pas être morte et on n'est pas en... ça fait quoi ? 2020 ? 2021 ?

« On est en 2015...
- Non, ma chérie. On est en 2021, dans l'école que tu as ouverte avec Amadeus. »

Une école ? Moi ? Moi j'aurais fondé une école.

« Impossible. Je suis tireuse, j'adore mon boulot, jamais je n'arrêterai.
- Vous avez raccroché quand une mission a mal tourné. »

ça ne va pas, je ne me sens pas bien du tout. J'étouffe. Et en plus, je me rends compte que je me suis reculée jusqu'à ce que mes doigts frôlent ceux d'Amadeus. Mon mari ? Ma mère... ma mère morte ? Et j'ai... j'ai vingt cinq ans ?!

« Fais moi sortir de là. Ou fais les sortir, s'il te plait. »

C'est à Amadeus que je le demande. Je ne sais pas qui il est mais visiblement, il est – pour tout le monde – mon meilleur soutien ici. Et ceux en qui j'avais toute confiance me semblent des étrangers. Ma louve, elle, le reconnaît. Et comme je ne peux plus me fier à ma mémoire, autant suivre l'instinct de ma louve.


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Wolfgang A. Parkinson
MessageSujet: Re: Et si on avait une chance de tout recommencer ? Jeu 1 Mar - 0:39

Et si on avait une chance de tout recommencer ?
15 Février 2021

J'ai connu mieux ?! J'ai connu mieux ? Mais quelle... grrrrr. Je grogne intérieurement. Elle s'est éclatée, j'ai jamais eu une fille aussi... ouverte - et sans jeu de mot ça va merci - et libérée qu'elle dans mes bras. C'était comme si on se connaissait, comme si nos loups communiquaient. Même Mathilde est plus gênée, faut dire que c'est pas une demi-louve, et que je suis moins passionné que cela avec elle. Habituellement les filles sont timides, elles sont impressionnées, se mettent une pression avec moi. Mais Reagan là, elle n'avait aucune pression, je peux vous le dire. Elle a connu mieux, ouais, ce pauvre vieux là ? Liam, il a quel âge ? La trentaine, laissez moi rire. Il doit pas aligner deux coups de rein viril. Quoi que le gars, il aime les jeunes, sa maitresse a l'air plus jeune que Reagan, et elle a quel âge d'ailleurs ? Putain mais c'est quoi cette histoire ? Je finis de me rhabiller quand l'autre frustrée frappe contre la porte.

« J'espère au moins que tu m'auras pas refilé une saleté de maladie ! »
"Et oh ! C'est peut-être toi qui est bourrée de maladies, vu que ton mec va voir ailleurs !"

Elle va se calmer oui ? C'est elle qui m'a sauté dessus. On se lance des regards noirs. Je continue de fouiller la salle, impossible de rester là sans rien faire. Je comprends pas comment elle peut-être ma femme. Personnalité de merde. OK elle est belle, au lit c'est vraiment l'éclate, mais sérieusement ? Qu'est-ce que mon loup peut lui trouver ? Non sérieux, il a jamais déconné à ce point. Je lui fais aussi la gueule. J'veux sortir de là. Au bout de plusieurs minutes qui me semblent des heures, la porte s'ouvre. Alors que je me retourne brusquement, Reagan bondit sur ses pieds. Je ne peux pas m'empêcher de sourire, je suis presque frustré qu'elle ne lui en foute pas une pour oser se ramener devant elle avec sa maitresse. Même si je ne la supporte pas, aucune femme ne mérite ça. C'est quoi ce mec ? Aucune classe, aucun respect, aucun honneur.

Après je comprends rien de ce dont ils parlent, mais je vois que ça fait mouche chez la demi-louve. Je croise le regarde de Reagan et hoche la tête, allons voir ce qu'ils veulent nous montrer.

« Ok. »

Je suis obligé de suivre. Je passe à côté de Liam, le regard noir. Me touche pas, la touche pas, c'est tout ce que je ressens au fond de moi. Je manque de trébucher quand elle balance de but en blanc qu'on vient de coucher ensemble. Elle est tarée ? Une vengeance ça ne se balance pas comme ça, j'pourrai avoir des ennuis, mais Liam n'a pas l'air en colère contre moi. Au contraire, il est plus gêné, incommodé qu'homme bafoué et trompé. Et en plus de ça c'est une lavette ? Et après elle a déjà connu mieux ? Tu parles, couille molle oui. Moi si j'étais le compagnon de cette femme, j'peux vous assurer que je me battrai à en crever pour elle. Enfin, dans l'option où on serait vraiment ensemble si elle était moins chiante et bornée.

On arrive devant une porte qu'on doit franchir les premiers. Ils sont vraiment étrange, mais je passe devant. Elle est peut-être rapide avec ma baguette, mais je suis plutôt doué en bouclier. Mais en ouvrant, il ne se passe rien, c'est un appartement qui sent... je renifle ... il sent nos deux odeurs. C'est quoi cette histoire ? Je fronce les sourcils, plus inquiet que jamais, ce plan est vraiment bien ficelé, tous les détails y sont pour qu'on y croit. Liam joue le mystérieux. "Va voir ta mèèèère" Le mec qui assume pas jusqu'au bout. Sa mère va aussi lui expliquer pourquoi son beau fils la trompe ? Je lève les yeux en l'air, sauf que, je rigole moins quand Reagan se retrouve devant un tableau. Sa mère est morte, et visible, elle ne le savait pas. Sa mère me connait ? Je la regarde, elle ne me dit rien. Je sens le cœur de la demi-louve s'emballer. Ça me fait mal au cœur en écho. J'avale ma salive, mal à l'aise. Quand elle me demande pourquoi sa mère est dans un tableau, j'ouvre ma bouche pour lui répondre, mais je fais le poisson agonisant hors de l'eau. Non j'peux pas lui dire, et Merlin merci sa mère le dit à ma place.

Mais je prends aussi une claque imaginaire quand elle dit qu'on est pas en 2015, mais plutôt en 2021. J'étais persuadé être en février 2015, comme Reagan apparemment. Mais non. Tout ça c'est complètement vertigineux. Une école ? Pourquoi j'ouvrirai une école alors que je veux devenir Auror ? Elle dit être Tireuse. Quoi ? On a fait des missions ensemble ? Je suis largué et ça me donne mal au crâne. Une aurait mal tournée. Je sens que la demi-louve ne va pas bien non plus, mon loup se manifeste, en colère, sur la défensive. Il n'aime pas tout ça, cette situation, voir la louve de Reagan paniquée. Je suis dans un brouillard de questions, mais quand je sens ses doigts qui frôlent les miens, je m'en saisis pour lentement mais fermement la tirer derrière moi. Quand elle m'ordonne de faire quelque chose, je pose une main devant moi.

"Je vous conseille tous de sortir d'ici comme elle vous le suggère, avant qu'un drame n'arrive."

Mon regard est noir, mon loup grogne férocement en moi. Je bombe le torse, mes narines frémissent. C'est comme si je venais recevoir un ordre direct, clair. Un appel à l'aide. Et j'ai juré de la protéger, j'ai... enfin, je sais pas, mais je sens qu'ils doivent nous laisser et que je dois la protéger coute que coute. Sa louve parle à mon loup, c'est là, dans mes tripes, et je n'ai pas oublié. Ils reculent tous. Rowan dit qu'il faut qu'on se repose et ils referment la porte derrière eux.

Je me retourne vers Reagan, je penche ma tête sur le côté pour la regarder. J'ai l'impression d'y lire une expression familière, un regard qu'il me semble avoir juré de ne pas vouloir revoir. L'espace d'un instant, j'ai l'impression de la reconnaitre, comme l'être le plus cher à mes yeux. Je ne peux pas m'empêcher de replacer une mèche de ses cheveux derrière son oreille et de l'attirer contre mon torse, d'oublier l'animosité.

"Hey, ça va aller... on va trouver une solution. Visiblement, ils sont tous contre nous, mais... on est deux. Toi et moi..."

Je vois qu'elle fronce les sourcils et dans un murmure, comme pour elle, elle rajoute  "...toujours..." J'en frissonne alors qu'elle relève les yeux vers moi. "Tu l'as cette impression, toi aussi..." Je la regarde, je la regarde vraiment. J'ai envie de l'embrasser, ses lèvres m'appellent, sa chair, son être tout entier. Elle et moi, toujours. Puis je capte ses yeux. "Je l'ai..."

Je la relâche doucement. Peut-être gêné par autant de désir pour elle, alors qu'on vient juste de le faire. Mais oui, clairement je sens un truc, entre nous. Mais c'est perturbant. Je suis avec Mathilde, et elle pense être avec ce Liam. Même s'ils nous disent tous l'inverse. Je racle ma gorge.

"Bon, je ne sais pas par où commencer. Mais on serait en 2021, tu y crois toi ?"
"J'en sais rien, je..." Elle s'arrête, regarde autour d'elle, et avise un miroir, devant lequel elle va se planter. Je n'ose pas la suivre. Je préfère la regarder. Merde, je la trouve vraiment trop canon. Elle s'observe un instant, portant les doigts à son visage, à ses seins, je relève un sourcil amusé. A l'aise la demi-louve. Elle devrait pas faire ça, non non, c'est trop facile, elle tend la baguette pour se faire battre. "J'ai pas ce corps là... je veux dire, je n'avais pas ce corps là à 19 ans..."

"Je sais pas quel corps tu avais à 19 ans mais... ne le regrette pas, je t'assure."

Je la détaille amoureusement du regard. Oui, ce que j'ai vu tout à l'heure, ça m'a plu. Je souris, de manière peu innocente. Roooh ça va, il y a pas beaucoup de femme dans ma formation d'Auror. Puis on est mari et femme non ?

Elle tourne la tête vers moi, amusée. J'aime la voir sourire comme ça. "Hey, ça va Parkinson, faut pas se gêner surtout !"
"Désolé, mais il parait qu'on est déjà marié... Attend attend, il faut la refaire..."

Bon OK. Je m''approche d'elle et lui tends la main.

"Amadeus Wolfgang Parkinson. Futur Auror. Chieur. Alpha primaire. Ravie de te rencontrer"

Elle me serre la main.

"Reagan Cavanaugh. Ou Parkinson ? J'en sais rien. Alpha sans meute et future tireuse d'élite." Elle en profite pour me faire une clé de bas. Aaarrg la garce ! "Auror ? Ils se sont toujours cru supérieur, je me fais un plaisir de rabattre leur caquet à tous ceux que je croise" Elle me sourit. Ouais ouais, c'est ça. Je retourne la situation, mais elle se défend. On enchaine comme ça quelques mouvements, comme si c'était facile, comme si on avait toujours fait ça. Tout est fluide, comme si je connaissais ses coups, et elle les miens, c'est vraiment exaltant, ressourçant. Ca fait du bien. Je souris à mon tour.

"Et visiblement, tu t'es entrainée avec moi..." On se connait, tellement bien visiblement. Je la regarde étrangement "On s'est rencontré où d'après toi ? Ils ont dit qu'on avait fait des missions ensemble, tu crois que... cette marque, c'est lors d'une mission ?" Je montre sa morsure qu'on devine. Si elle, je le trouve magnifique, cette cicatrice c'est dur à voir, c'est comme un mauvais souvenir.

"Et qui te dit que c'est pas TOI qui t'es entrainé avec MOI ? Hum... j'en sais rien. Élimine juste les endroits où y a trop d'eau. Peut-être dans le désert du Sahara ?" Elle regarde sa morsure "J'en sais rien... Liam a dit qu'il m'expliquerait, mais je me souviens pas. C'est pas arrivé avant mes 19 ans en tout cas, ça c'est sûr. Peut-être la meute qui nous a attaquée, d'après ma... ma mère?" Elle hausse les épaules "Elle me parait tellement familière, j'ai l'impression d'être... je sais pas... en colère de l'avoir..."
"Et je suis pas ravi de la voir non plus, si tu veux aussi mes impressions... c'est vraiment bizarre" Je hausse à mon tour les épaules. "Tu n'as aucun souvenir, rien ? Moi c'est juste des... sensations, des impressions oui..."
"Rien pour l'instant. Enfin, mes seuls souvenirs frais sont ceux d'hier... ou de ce que je croyais être hier. Je ne connais que Liam ici... Et il est si différent, je... tu as vu des gens que tu connaissais toi, ici ?"
"Non personne. Ni camarade de promotion, ni professeur. Ma mère n'est pas dans un tableau, il faudrait que je trouve ma soeur... et"

Je tourne ma tête, on entend des pas. Et puis quelqu'un frappe énergétiquement à la porte. Je fais signe à Reagan de rester là.

"Je pensais avoir été clair tout à l'heure !"

Mais cette odeur. J'ouvre la porte à la volée.

"Sai' ? Mais... bon sang... pourquoi tu es habillée comme ça ? Tu.. waouh mais... Qu'est-ce qu'il se passe ?"

"Bonjour grand-frère !" Elle entre comme une furie avant de se planter devant moi dans le salon. "Bon, il semblerait qu'aujourd'hui ce soit mon tour de te prendre en charge, alors voyons ce dont tu te rappelles." (*Pensée de Saoirse - PDS - entre parenthèse : Pitié, qu'ils se souviennent de ce qui était arrivé à maman.)

Je suis choqué et je regarde Reagan. Puis je regarde de nouveau ma soeur comme si c'était un fantôme. C'est quoi ça ? Pourquoi elle est coiffée comme ça ? Pourquoi elle a autant changé ?

"Merlin mais Sai' tu as tellement grandit... je comprends pas, tu n'es pas à l'école ? Maman est d'accord avec ça ? Et de quoi tu parles, tu vas pas croire ces gens ? Ils te manipulent aussi ? Ils te veulent du mal ?"

Je m'approche d'elle inquiet. Ils lui ont fait un truc à elle aussi ? Wo wo... là c'est trop pour moi, si jamais ils l'ont touché, je vais les...

"Je peux nous sortir de là !"

Elle se marre ! Elle se met à rire doucement quand je parle de l'école. "Du calme, mon héros !" dit-elle en m'attrapant les mains.

(* PDS : C'est naturel pour nous d'être tactile, encore plus depuis qu'on s'est retrouvé ces derniers mois. Mais je repense à sa mention de maman et je perds mon sourire.)

"Je vais tout t'expliquer, d'accord ?" (*PDS : Je plonge mes yeux dans les siens, captant son regard. Il sait que je suis sincère, il peut me faire confiance. Je suis sa sœur. On finit par s'asseoir, lentement.)

" J'ai quitté l'UMS pour te rejoindre au Merlin Castle, tu ne te souviens pas ? En même temps, ça ne me dérange pas que tu aies oublié, j'ai fait pas mal de conneries au printemps dernier ... on s'est beaucoup engueulé fin juillet et on s'est finalement réconcilié. J'ai accepté de te suivre et de rester avec toi, et Reagan, au Merlin Castle." Elle jette un coup d'œil à Reagan qui n'a toujours pas l'air de bien comprendre. Tout comme moi d'ailleurs.

"Tenez, regardez !" (*PDS : J'attrape mon sac à dos et fouille dedans, sortant le poignard que Wolfgang m'a offert au Noël dernier. J'en profite pour le lui montrer) "Ton dernier cadeau pour moi. Si, si je te jure !" (*PDS : Je fouille encore dans le sac avant de trouver l'une de nos photos animées. On y voit Reagan et Wolfgang serrés l'un contre l'autre, admirant la vue depuis le château, et moi au premier plan faisant l'idiote. Je la leur tends et regarde leurs visages.) "On a passé de très bons derniers mois."

Je suis totalement sous le choc. Je la regarde comme si c'était la première fois. Mon bébé, ma boule de poil. Elle a changé, elle a tellement grandit. Elle n'est plus à l'école ? L'UMS ? Mais de quoi elle parle, je l'ai quitté à Poudlard... comment peut-elle être à l'UMS ? Pourquoi son visage s'affaisse quand je parle de maman ? Elle s'est encore prise la tête avec elle c'est ça ? Elle est tout juste malade, faut qu'elle arrête, elle doit se reposer et pas se prendre la tête. Je m'assoie à côté d'elle.

"Je comprends pas de quoi tu me parles. Le Merlin Castle ? C'est ici ?"

Elle hoche la tête et fouille dans un sac. Je lance un regard à Reagan et hausse les épaules. J'y comprends rien non plus. Je fronce les sourcils quand elle dit qu'elle a fait pas mal de conneries. Pourquoi je ne me souviens de rien ? Le printemps dernier s'est bien passé pourtant. Je prends le poignard dans mes mains et je le regarde.

"Quoi ? attends, je t'aurai jamais acheté ça, tu sais déjà pas tenir ta baguette !"

Elle rigole et continue de chercher dans son sac. Elle me donne une photo animée. Mes mains tremblent dessus, je suis comme hypnotisé. Je fais signe à Reagan d'approcher pour qu'elle voit ça aussi. On est... proche tous les deux, ce regard qu'on se porte, même moi j'y vois de l'amour, de la complicité. On est devant ce qui semble être ce château, il est en construction. Je regarde ma sœur.

"C'est complètement insensé, ils disent qu'on est marié. Mais enfin, quel âge as-tu ? Quel âge j'ai ?" Je me lève pour me regarder dans le miroir à mon tour comme l'avait fait Reagan plus tôt et j'ai un choc. J'ai vieilli, je n'ai clairement pas 19 ans non plus. Ma sœur dit que j'ai fêté mes 25 ans. Mon cœur bat vite. Je me retourne vers Reagan et m'approche d'elle. Elle a les larmes aux yeux, elle tient une photo dans sa main, je passe ma tête par dessus son épaule pour regarder. C'est une photo de mariage. Notre mariage visiblement. Liam, son mec, son ex, enfin j'en sais rien, la conduit à l'autel.

"Qu'est-ce que c'est que cette histoire... Sai', je ne comprends pas"

(*PDS : Ils ont l'air totalement bouleversé tous les deux alors que je leur montre les photos qu'on a pris ces derniers mois. Amadeus se regarde dans la glace comme un inconnu tandis que Reagan peine à regarder la photo de son mariage. Je ne croyais pas vraiment Rowan quand il disait que mon frère et ma belle-soeur avaient perdu la mémoire mais en les voyant là, je me sens soudain bien désemparée. Je m'accroche derrière Wolfgang et pose une main sur son épaule, le regardant le miroir.)

"Je comprends que tout ça doit te paraître bizarre mais ... j'ai peut-être une solution."

Je me retourne vers elle, et elle mord sa lèvre, comme elle a l'habitude de le faire avant d'avouer une connerie.

"Depuis, j'ai amélioré ma Légilimencie. Tu m'as poussé à prendre des cours avec Lena Standford, tu te souviens d'elle ? Elle est très douée en Légilimencie mais notre dernier cours s'est mal passé. Mais ... je peux toujours te montrer des souvenirs ..."

Elle me regarde et s'approche de moi, posant son front contre le mien.

"Ca va être dur, mais c'est la seule solution que je vois pour que tu reviennes, mon frère, Wolfy" Dit-elle en chuchotant.

Ma respiration est plus rapide. De quoi me parle-t-elle ? Je lui ai dit de faire attention à la légilimencie, de ne pas l'ébruiter, qu'elle n'était pas répertoriée, que le Ministère n'aime pas ce genre de don, et là, elle en parle devant une inconnue... enfin... ma femme. Lena Standford ? Ce nom me dit rien. Moi je lui aurai dit d'aller la voir ? Bref, j'en sais rien je suis perdu, même avec ces photos. Une photo ça peut se truquer non ? Mais comment... comment auraient-ils su ? Pour Sko, pour les maori. Reagan semble émue de voir Liam la porter à l'autel. Ce n'est pas sa mère, ni son père. Ils disent que sa mère est morte, enfermée dans un tableau.

Je ne sais pas quoi faire, Saoirse a l'air si confiante. Elle me demande quel âge je pense avoir. Dix neuf ans. Je sens alors une fraicheur sur mon front quand elle s'y colle. Elle envoie quelques souvenirs qu'on a en commun tous les deux. Elle n'avait jamais fait ça avant. Comment a-t-elle appris ? C'est des petites images. Des sons, des odeurs. Ca va un peu trop vite pour moi, j'ai la tête qui tourne et me retient à un dossier de chaise. Je fais signe à Reagan que ça va, de ne pas s'approcher. Mais ça se mélange dans ma tête, Reagan dans cette pièce, Reagan dans les souvenirs de ma soeur.

Je vois la longue agonie de ma mère, sa mort, notre voyage chez Sko après sa mort. Nos pleurs.


La France. Nos disputes, nos soirées à parler. Nos délires.


C'est furtif, pas vraiment des images nettes, parfois oui, elles sont claires et plus elles sont claires, plus elles font mal. Je revois des morceaux de mon mariage, comme sur la photo, je suis saisis aux tripes. Je revois aussi des scènes où je la défends à Poudlard.


Et une scène me paralyse, bien nette celle ci et je repousse ma sœur violemment.


"Sort de ma tête, sort !"


Je suis à bout de souffle. Je regarde Reagan paniqué. C'était un souvenir, elle était branchée de partout, des bleues, des plaies, allongée sur un lit.


Saoirse pendu à mon cou en train de me serrer. Je peux encore sentir ses bras autour de moi, ses mots d'amour, de soutien.


"J'en ai assez vu... J'ai envie de vomir." Je cours en ouvrant quelques portes avant de tomber sur les toilettes et de vider mon estomac. Ce que j'ai ressenti, en voyant Reagan mourante. C'est...

(*PDS : Je tente de lui insuffler les images qui me viennent instinctivement dont mes dernières années à Poudlard, nos rires et nos blagues avec maman. Je lui montre les avancées de la maladie de maman. Ce sont comme des flashs, assez floues, car durs pour moi. Je lui montre sa mort, comment elle est partie et comment nous sommes restés soudés après ça. Nous sommes partis en France où il a terminé sa formation et où j'ai apprivoisé ma Légilimencie. On s'est toujours plus rapproché, comptant l'un sur l'autre. Et puis on est revenu en Angleterre et on s'est engagé dans le conflit face aux Purificateurs. Je lui montre nos escapades chez Sko et sa première présentation à moi de Reagan. Les images défilent rapidement avant d'arriver au moment qui, je sais d'instinct, sera le plus dur. J'entends de façon lointaine sa voix paniquée avant d'être brusquement bousculée. Je me rattrape à la table derrière moi et ai juste le temps de voir filer Wolfgang qui doit certainement chercher les toilettes. Je jette un regard à Reagan, à mi-chemin entre le regret de lui faire subir ça d'un seul coup et l'envie d'insister pour que ses souvenirs reviennent. J'hésite puis finalement avance dans le couloir. Il est penché au-dessus des toilettes, le regard dans le vide. J'ai le cœur qui se serre. Mon frère si fort.)

"Wolfy ?" Ma sœur revient. Je ne bouge pas, c'est trop dur. Trop dur. Ces images, que je n'arrive pas à emboiter dans le puzzle. Je ne sais pas comment je l'ai rencontré, Reagan, nos premiers rires, nos premières peurs, nos premières disputes, notre première fois. Notre premier fois c'était il y a quelques heures. Ma sœur ne comprends pas, ça ne s'emboite pas. Je la crois, je crois tout ces souvenirs, car ils me bouleversent, ils me touchent physiquement. Mais... Elle se met à genoux en face de moi.

"Tu te souviens ? Quand tu avais un peu trop abusé de l'alcool en soirée et que tu te cachais ici pour pas que maman te trouve. Je devais souvent te couvrir."

Elle rit un peu en jouant avec un lacet de son gilet. Je relève la tête vers elle. Oui je me souviens de ces soirées. Je souris alors qu'elle rit. Mais maman morte... maman morte de la dragoncelle. Et Reagan, pourquoi, pourquoi tout le reste ne suit pas ? Je sens la douleur, mais le fils ne revient pas. Il y a des trous énormes. Elle ne peut me montrer que ce que j'ai vécu avec elle. Et le reste, les soit disant 6 ou 7 ans que j'ai oublié. Mes études. Et elle. Ma soit disant femme. Comment on peut oublier sa femme ? Je regarde Reagan, puis je pose une main sur l'épaule de ma sœur avant de me relever. Je m'approche du robinet pour me débarbouiller. Je crache de l'eau dans l'évier, et me passe un coup sur le visage. Je me retourne vers elles.

"C'est dur à avaler mais ... ça va aller, je te le promets. On a toujours avancé depuis que maman ... que maman est morte. On est une famille. On est une meute. Et Reagan en fait parti elle aussi. " Sa voix est douce, prudente.

(* PDS : J'ai peur de le brusquer même si j'ai vraiment envie de le voir réagir à l'une de mes paroles, histoire de me redonner espoir.)

"On est une famille, une meute. Et... Reagan en fait parti. Seulement, j'ai des énormes trous. De trop gros trous."

Je viens attraper Saoirse dans mes bras pour la serrer fort, et je relève la tête pour regarder Reagan dans les yeux. Je suis désolé. Si je suis son mari, je suis désolé. Je veux me souvenir de tout. Je veux la protéger. J'embrasse ma sœur sur son front. Je sais que ce que je vais dire ne va pas plaire à Reagan.

"Il faut revoir... Elisabeth, c'est ça ? Si c'est vrai qu'on a un soucis, il faut la revoir... Sai', je... merci... Tu, comment ça tu as déconné au printemps dernier ?"

(*PDS : Il semble prendre conscience de ce qui est important et je souris en l'entendant reprendre mes mots. Je me relève et me mets à la hauteur de Reagan. Même si elle ne me reconnaît pas et que tout semble fou, elle est tout aussi importante pour moi. Comme nous l'avons dit, nous sommes une meute et on devra s'entraider, quoi qu'il arrive. Wolfgang me fit signe de m'approcher et m'attrape dans ses bras. Je respire son odeur, la sienne, la nôtre, celle de maman, celle de la maison, celle des jours heureux. Egoïstement, je suis heureuse qu'il ne m'ait pas oublié. Sans lui, je sais que je serai perdue. Je hoche la tête alors qu'il dit vouloir revoir Elisabeth. C'est ce qui semble être le mieux et c'est la Médicomage la plus douée que je connaisse. Je me mets en revanche à sourire en coin à sa dernière question. "Naaaan, mais ce n'était rien tu sais ..." Je pousse sa tête dans un geste taquin qu'on avait avant. Autant en profiter tant qu'il n'a pas encore récupéré ses souvenirs. Car j'espère bien qu'il les récupérera un jour ...)

Ma soeur nous laisse après une dernière étreinte. Quand je me retrouve de nouveau seul avec Reagan, je m'affale sur le canapé, me montrant plus faible.

"Ce que j'ai vu, ça ne suffit pas à... ça ne suffit pas. Mais je nous ai vu. Je nous ai vu comme Saoirse, ma soeur, nous a vu. J'ai vu..." Les larmes me montent aux yeux, pris d'une émotion que j'aimerai contrôler. "... j'ai vu Elisabeth te soigner. Je crois avoir vu les suites de la mission dont à parler ta mère, celle qui a mal tourné. Oh bon sang. C'est vraiment possible qu'on est perdu la mémoire. C'est ma soeur, je lui fais confiance... Il faut qu'on aille voir Elisabeth."

J'attends sa réaction avec appréhension.

Codage par Libella sur Graphiorum




"A présent, il y avait entre eux comme une évidence, un élan, une alchimie. Un sentiment primitif qui remontait aux peurs et aux espoirs de l'enfance. La certitude vertigineuse d'être enfin face à la personne capable de combler leur vide, de faire taire leurs peurs et de guérir les blessures du passé."
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Nom et Prénom : Reagan Cavanaugh-Parkinson
Activité: Directrice du Merlin Castle, prof de chasse. Ex tireuse d'élite de baguette magique
Age: 25 ans, mariée
avatar
Sorcière Hebdo qui traîne sur la table
Reagan C. Parkinson
MessageSujet: Re: Et si on avait une chance de tout recommencer ? Jeu 1 Mar - 15:45
Et si on avait une chance de tout recommencer ?
Amadeus & Reagan Parkinson

C'est... trop. C'est beaucoup trop, c'est forcément irréel. On est en 2015, pas en 2021, c'est du grand n'importe quoi. Ma mère est en vie, je vis au Merlin wood park, en Irlande, et je suis censée être la compagne de Liam. J'apprends à devenir Tireuse d'élite, contre son avis d'ailleurs. Je ne suis pas censée avoir de tatouage, être directrice d'une école, mariée et orpheline. Heureusement, Amadeus les fait partir. J'essaye, j'essaye de trouver un sens à tout ça mais je ne comprends pas. En 2018 la meute a été vaincue ? Comment est-ce possible ? Qui peut prétendre être plus forts et plus organisés que nous ? Quelle est la meute qui a... tué ma mère ? Est-ce que c'est pour ça qu'on n'est plus en Irlande ? Je suis censée avoir rencontré Amadeus en mission, c'est ça ? Et qu'est-ce que ça veut dire une mission qui a mal tourné ? Ma louve panique, elle déteste se sentir en terrain inconnu. Pourtant, elle n'attaque pas le demi-loup. Je ne sais pas pourquoi, mais il est la seule personne ici qu'elle supporte et qui semble aussi perdu que moi. Elle se calme encore plus quand il me serre dans ses bras. J'ai encore cette sensation, une étrange impression de déjà-vu. Comme si cette conversation avait déjà eu lieu. Comme si c'était naturel ce « lui et moi ».

Il faut combler ce vide, ces années manquantes, si c'est vrai. Et ça a l'air vrai. J'ai plus de formes, plus de muscles, quand je me regarde dans le miroir. Je n'ai clairement pas dix-neuf ans. Et lui, je confirme, c'est un alpha primaire. Chaque minute, chaque mouvement, tout me donne l'impression d'intimement le connaître. En tout cas, nos loups se connaissent par cœur, et j'ai la sensation que nos corps aussi. Il faut qu'on se souvienne, si tout ça est vrai. Mais déjà quelqu'un revient à l'attaque. Et Amadeus ouvre ? Je ne recule pas mais mon corps se met immédiatement en position défensive. C'est une fille, son odeur... une demi-louve, qui... sent un peu comme Amadeus. Grand frère. D'accord. Il a une sœur. Je suis fille unique moi, ça au moins c'est une constante dont je suis sûre dans tout ce merdier. Je reste en retrait, ils fonctionnent en harmonie tous les deux. Le lien frère-soeur, c'est pas vraiment un truc que je connais. Sauf qu'elle essaie de m'inclure dans leur histoire. Ok, j'suis pas mère de famille moi hein, je me vois mal ramener une fille par la peau du cul pour la surveiller. Elle sort un poignard qui en jette de son sac et des photos... C'est... Cet endroit, mais encore en construction. On voit cette « Sai' » au premier plan et Amadeus et moi derrière. J'ai jamais regardé Liam comme j'ai l'air de regarder Amadeus sur cette photo. Comment j'ai pu oublier si c'est vrai ? Comment ?

Je regarde les autres photos que la demi-louve a ramené. Et j'arrête de respirer en tombant sur l'une d'elles. C'est moi, en robe de mariée. En robe de mariée, franchement ! Au moins, je n'ai pas l'air d'une meringue. J'ai l'air... je ne sais pas. J'ai la sensation d'être à la fois heureuse et complètement terrifiée. Et surtout, je suis au bras de Liam. Sauf que ce n'est pas lui que j'épouse, c'est bien Amadeus, en tenue... que je ne reconnais pas. Mais je sens... je ne sais pas. Ma louve a envie d'hurler, sans que je ne sache pourquoi. Liam, mon alpha, il me donne à un autre ? Est-ce que donc... on n'est vraiment plus ensemble ? Et il est passé au-delà ? Je sais que c'est tendu entre nous, que j'ai déjà songé à le quitter mais... Oh Merlin, je ne comprends rien. Pourquoi je ne me souviens pas de cette journée ? Comment j'ai pu oublier ça ?! Liam qui me donne à un autre Alpha alors que... Mais qui l'aurait fait ? Si ma mère est vraiment morte, je n'ai... je n'ai personne.

Je relève la tête. Une legilimens ? Je n'aime pas ces trucs là, je n'aime pas qu'on puisse avoir accès à ma tête. Il l'est lui aussi ? Merlin je n'aime pas ça. Et je ne sais pas ce qu'elle lui fait mais il n'a pas l'air d'aller bien, sauf qu'il me fait signe de ne pas approcher... Et se met à brailler des ordres à la demi-louve. Et ma louve, elle déteste ça, elle déteste vraiment le voir comme ça, en panique, en colère. Qu'est-ce qui se passe ? Qu'a-t-il vu ? Je bondis d'un coup quand il... vomit ? Merlin mais qu'est-ce que « Sai' » lui a montré ? Il me regarde, et je ne sais pas... dans son regard il y a quelque chose, comme une force, mais je ne sais pas ce qu'il a vu, je ne sais pas s'il se souvient.

« … on est une meute. Et Reagan en fait partie. »

Ma gorge se serre. Il y a quelques heures je pensais avoir une meute. Puis j'apprends que je n'en fais plus partie. Je me retrouve sans famille. Et en fait, j'ai une meute, et un mari. Et ça a l'air d'avoir été fort, ça se voit, rien que sur les photos ça se voit, mais... c'est le néant, juste ces impressions tenaces...

"Il faut revoir... Elisabeth, c'est ça ?

Oui alors là, non, je ne suis pas d'accord. J'ai pas la solution à ce qui se trame ici mais je ne veux pas voir cette...Bon d'accord, si Liam et moi on n'est plus ensemble et que je suis mariée, il ne m'a certainement pas trompée, mais même. Je croise les bras. Je veux pas. Je regarde la demi-louve partir, avant de reporter mon attention sur Amadeus, qui s'affale. J'essaie de comprendre. D'accord, d'accord, il nous a vus, je sais, on est « ensemble », mais est-ce qu'il se souvient ?

"... j'ai vu Elisabeth te soigner. Je crois avoir vu les suites de la mission dont à parler ta mère, celle qui a mal tourné. Oh bon sang. C'est vraiment possible qu'on est perdu la mémoire. C'est ma soeur, je lui fais confiance... Il faut qu'on aille voir Elisabeth."

Elisabeth me soigner ? Genre... elle a à peine vingt-ans ! Faut des années pour être médecin, j'y crois pas un seul instant. Et cette mission du coup, c'est quoi ? Jusqu'à quel point ça a pu mal tourner pour qu'on décide de raccrocher ?

« Hors de question. J'ai aucune confiance en elle. Pourquoi elle m'aurait soignée d'abord ? Et cette mission, c'est quoi ? C'est là que j'ai eu ma cicatrice ?
- Non Reagan, je ne me souviens pas de la mission, je ne me souviens que de ce qu'a vu ma sœur. Elle était désœuvrée, j'étais... désœuvré. T'étais en train de mourir, et... bon sang c'est comme si je le revivais... », il respire vite, se passe la main sur le visage, comme pour chasser ce qu'il a vu. « Elisabeth est une sorte de médecin, ça va pas te plaire, mais dans mes souvenirs, je la vois dans les bras de ton mec, enfin ton ex... enfin Liam... J'en sais rien, je connais pas leur histoire. Ce que je sais, c'est que j'ai dis à ma sœur que je raccrochais. Pour toi. »

J'ai failli mourir et je m'en rappelle pas. Oui, merci, je me doute qu'il voit « Elisabeth » dans les bras de Liam, je veux pas le savoir.

« J'm'en fous, je ne veux pas lui parler. »

Et lui il me dit qu'avec ou sans mon accord, il la verra. Il m'énerve ! Tout ça m'énerve. Je croise les bras et je lui tourne le dos, m'engouffrant dans une pièce de l'appartement. Une chambre. La nôtre à en croire les odeurs. Le lit en est imprégné... Et … je plisse le nez. Ok, « on » a eu une relation dans ce lit y a vraiment peu de temps. Je sens une odeur plus animale aussi. Un loup ? Etrange. J'ouvre les placards, je touche, je regarde, je renifle les vêtements... Au bout d'un moment, j'entends et je sens Elisabeth et Liam... Et ça me fout en rogne. Il y a d'autres personnes aussi. Le mage noir, et une odeur que je ne reconnais pas. Je passe la tête par l'embrasure de la porte. Il y a une jeune femme, à la peau halée. Quand elle me voit, elle s'avance vers moi et je me tiens fermement plantée sur mes jambes.

« Tu vas te souvenir, Rea, je te le promets.
- Et je suis censée te croire parce que... ?
- Parce que je connais l'avenir ! »

Ok, je suis tombée sur une tarée. Mais du coin de l'oeil, je vois Amadeus se désapper et... Oh Merlin, ma louve n'est pas du tout contente. Mes poings se serrent lorsqu'elle pose ses sales pattes sur lui et...

« Elle est ton amie.
- Pitié, arrête tes conneries. »

Elle a l'air surprise. Quoi ? Qu'est-ce qu'il y a ? J'peux pas être amie avec... elle. Et elle est obligée de poser sa main sur son torse comme ça ? Elle se tape Liam, faut aussi qu'elle se fasse mon mari ? Enfin... Amadeus ? Liam doit sentir que je suis à deux doigts de commettre un meurtre parce qu'il m'attrape le poignet et m'entraine dans la cuisine.

« Reagan, ça suffit maintenant. Je sais que tu es perdue, je sais à quel point tu détestes ça, mais on fait ça pour vous !
- Pour nous ? Ça te fait rien toi qu'elle tripote un autre homme ?
- Elle ne le tripote pas, elle l'ausculte.
- C'est n'importe quoi ! Pourquoi t'es avec elle d'abord ? Pourquoi tu m'as quittée pour elle ?!
- C'est TOI qui m'a quitté, Rea ! »

Quoi ? J'y ai pensé, c'est vrai, parce qu'il est foutrement étouffant mais je ne l'ai...

« Tu m'as quitté trois ans après qu'on se soit mis ensemble. Tu voulais... tu voulais être libre, et tu m'as même défié, devant toute la meute. »

Quoi ? Je sens que je suis une alpha, mais le défier... pour le renverser...

« Non...
- C'est moi qui t'aie mordue, pour te faire plier ce jour là. »

QUOI ! J'ai l'impression de me répéter... Ma main se porte à ma cicatrice, sous mon maillot. Il m'a mordue... il m'a marquée ? Et je suis restée ? Il m'a gardée dans la meute.

« Tais-toi...
- Ta mère a eu peur que je te chasse. J'aurais pu le faire, mais j'ai toujours su ta valeur. Et tu étais importante. Tu as été ma bêta, jusqu'en 2020, où tu es partie, pour lui. 
- Tu mens...
- est-ce que je t'ai déjà menti ?
- comment je peux te croire maintenant que je sais que tu m'as mordue !
- Parce que tu sais que c'est la vérité Rea ! On a mis du temps à faire la paix, ne gâche pas tout.
- TAIS-TOI ! »

Je le frappe à la poitrine, et c'est là que sa chère Elisabeth arrive, affirmant qu'elle ne peut rien, qu'il faut laisser du temps mais que Jaya assure qu'on retrouvera la mémoire. Jaya c'est qui ? La foldingue ? Je les regarde tous, même Amadeus. J'arrive pas à tout remettre dans l'ordre, ça me rend folle, alors je fonce dans « ma » chambre et m'y enferme. J'entends qu'ils partent tous. Sauf « mon mari », mais je crois qu'il comprend que j'ai besoin d'être seule. Plusieurs heures s'écoulent. J'essaie de me familiariser avec toutes les odeurs, à essayer de tout remettre dans l'ordre. Quand je sors enfin, je fais signe à Amadeus que je ne veux pas parler. J'y arrive pas. Il se propose de prendre le canapé pour la nuit. Ok, c'est cool. Moi je vais dans la salle de bain, prendre une douche bien chaude. Et alors que je me sèche, j'ai comme un flash. Je regarde la baignoire. Y a un truc. Je... Je me revois en train de... de cacher quelque chose à l'intérieur ? Je prends ma baguette, et lance un revelio, qui dévoile une cachette, comme un double fond. Une petite boite. Je me revois ouvrir et fermer régulièrement cette boite. Avant même de l'ouvrir, je sais ce que je vais y trouver. Ce.... ce n'est pas possible. Je l'ouvre en tremblant. Et les flashs se font encore plus nets, et plus douloureux. Je me souviens de la douleur avec une intensité fulgurante.

Ils sont tous là. Et c'est autant de coups de poignards que je me prends. Des tests. Des dizaines de tests de grossesse. Tous négatifs. Et je me souviens nettement que je les ai volontairement cachés. Je remarque alors la bague à mon annulaire, et je verse quelques larmes. C'est pour ça qu'on ne s'est pas protégés et que Liam nous a regardé avec pitié quand je lui ai dit que j'étais peut-être enceinte... parce qu'on veut que je le sois, et que c'est impossible. D'autres flashs me reviennent. Un homme qui nous regarde, qui me dit que ce serait déjà miraculeux que je tombe enceinte. Utérus endommagé. Et que même si je tombais enceinte, ce serait... Et malgré tout, j'ai continué à faire des tests... et à les cacher.

J'entends tout à coup un cri venu du salon. Je me dépêche de remettre la boite dans sa cachette et déboule pour... Voir un louveteau ? Je reconnais son odeur... et il ne semble pas agressif du tout, au contraire...

« Il y a son odeur dans la chambre... »

L'animal s'approche de moi, et si je marque un pas de recul, quand il se met debout et pose ses pattes avant sur mes genoux, je ne peux résister à l'envie de le prendre dans mes bras. Et le voilà qui me couvre de lèchouilles. Nichant mon nez dans ses poils, je regarde Amadeus.

« Je sais qu'ils ne nous ont pas menti. »

Eux. Tous. Mais je ne peux pas lui dire. Et je ne peux pas tout remettre dans l'ordre non plus. Mais ce que j'ai ressenti, en voyant ces tests, c'est... c'est vrai.


***


Deux jours se sont écoulés. On évolue dans l'appartement. Parfois, il y a comme des automatismes, des évidences. Des plats qu'on prépare parce qu'on sait qu'ils plaisent à l'autre. Comme le poulet. Je sais qu'il faut que j'en fasse. Parfois, on sort, mais toujours sous la surveillance de quelqu'un. J'ai profité une fois que le dénommé Rowan ait emmené Amadeus faire le tour du Merlin pour parler avec ma mère, pour lui demander confirmation de certains pressentiments. Elle a l'air de savoir tant de choses. Elle pourrait combler tous les vides dans ma chronologie, mais elle ne le fait pas. Elle dit qu'il faut que les choses me reviennent, que forcer ne sert à rien. J'ai tourné aussi plusieurs fois autour d'un logement. J'ai des bribes qui me reviennent. Celui... d'une tignasse indomptée, mais je suis toujours envahie d'un grand sentiment de paix quand je suis là. C'est une femme, j'ai cette vision d'elle et de moi... moi à terre à hurler et elle, me tenant fermement et me parlant.

Quand il revient à l'appartement, je désigne la table de la salle à manger à Amadeus.

« On a cassé cette table en faisant l'amour dessus. Et tu as... eu une réaction physique alors qu'on était en mission. Sauf qu'on n'était pas ensemble. T'étais avec une certaine... Victoire ? 
- Victoire ? Je... me souviens pas trop d'elle. Hmmm. Ecoute Reagan, on est censé être marié, mais je, j'ai toujours été fidèle. Ok... on a couché ensemble alors que je suis avec Mathi... enfin. Tu es sûre ? Tu te rappelles de ça ? »

Il semble étonné, mais eh, j'y suis pour rien si c'est ce dont je me souviens ! Il s'approche de moi et vient s'accroupir pour être à ma hauteur et regarder aussi la table, en souriant.

« On a vraiment cassé cette table ?
- J'ai pas dit qu'on avait couché ensemble cette fois là. Je dis que t'étais au garde à vous, nuance. C'est assez... net dans mon esprit, si tu vois ce que je veux dire. Comme ce prénom. Et oui, on l'a vraiment cassée... »

Oh oui. Et pas qu'une fois en plus je crois. Mais je... j'ai un souvenir assez précis et... assez chaud de ça. De la violence de notre ébat, j'en ai presque encore la sensation au creux de mon ventre. Je me revois très bien en plus, m'agrippant au rebord de cette table, tandis qu'il...

« C'était plutôt... intense. 
- Disons que t'es plutôt intense comme femme. Comment peut-on être autrement avec toi ? »

Je souris à sa manière de me regarder.

« Je crois que mon histoire avec Victoire était compliquée. C'est quand même assez bizarre que tout se mélange. Elle a l'air d'avoir été importante, mais pas comme j'ai l'impression que tu l'es... Tu, tu te souviens d'autres hommes dans ta vie ?
- C'était certainement sérieux entre vous... Non... j'avais connu que Liam à l'époque... mais entre le moment où ça s'est fini entre lui et le moment où je t'ai rencontré... j'en sais rien, j'ai pas de souvenirs de cette période. Pourtant depuis peu j'ai... J'ai la sensation d'une autre présence masculine. Mais pas du tout comme toi. Ou même comme Liam. C'est pas amoureux et pas physique... J'en sais rien, j'visualise même pas son visage. Ça pourrait être n'importe qui, vu qu'apparamment on a des amis dont je me souviens pas ici. »

Un brun, je crois. Qui m'inspire plusieurs sentiments. Un mélange inexplicable de colère, de jalousie et en même temps de... reconnaissance et de force. Bizarre.

« T'as plissé le nez, tu plisses toujours le nez quand tu es...contrariée. C'est mignon quand t'es jalouse, alors que tu t'obstines à croire que je ne suis pas l'homme de ta vie. »

Il sourit et moi je lui frappe l'épaule en riant. Oui, il me connait. Je le sais, j'en ai aucun doute maintenant, j'essaye juste de me souvenir, même si finalement j'aurais préféré oublier certaines choses.

« tu l'es peut-être, mais qu'est-ce qui t'assure que moi je suis la femme de ta vie ? »

C'est vrai. Visiblement, je voulais un enfant avec lui. Moi. Moi qui n'en ai jamais voulu. Et je sens cet abîme, cette souffrance de ne pas pouvoir en avoir. La Reagan de 2021, elle vit chaque jour avec ça. L'Amadeus de 2021 aussi, si j'en crois le souvenir qui m'est revenu. Mais est-ce que l'Amadeus qui se tient devant moi le sait, ça ? Est-ce qu'il ne mérite pas une chance. Est-ce que finalement, ce n'est pas une chance pour lui que d'avoir oublié ça ? Ça me fait mal de le penser, d'envisager cette option, mais la souffrance, je l'ai et si je peux la lui éviter... je baisse les yeux.

« Tu t'es pas demandé s'il n'y avait pas une bonne raison pour qu'on se souvienne plus ? Comme si c'était... je sais pas... »

Il attrape vivement mon poignet pour le coller au sien, ceux qui ont les tatouages, la lune et le soleil.

« Ca. Ca m'assure que tu l'es. Jamais je ne marquerai une femme de la sorte si au plus profond de moi je n'étais pas sûr. J'ignore comment j'ai évolué, mais la signification du tatouage pour moi c'est, depuis que je suis gosse... ça n'a pas pu changer. »

Il me tire vers lui profitant d'avoir mon poignet et ancre ses yeux dans les miens.

« J'ignore pourquoi on a perdu la mémoire. J'ignore pourquoi tu étais allongée sur cette table, mais je n'aurai pas non plus tout lâché pour une femme. Mon métier, Auror. T'es plus importante que tous mes rêves, que mes 19 ans de souvenir. T'es plus importante que tous les espoirs et rêve de conquête. Alors non, oublie ça. J'ai pas envie de t'oublier, j'ai envie de me souvenir. Dis-toi que la vie nous offre une deuxième chance pour se rencontrer. »

Il me relâche, visiblement troublé, alors que moi je... j'ai le cœur serré. Je crève d'envie de l'embrasser, je crève d'amour d'une puissance que j'ai jamais connue. Je sais que la louve comme la femme le reconnaissent, je le sais. Mais...

« T'as pas remarqué ? Dans la salle de bain, dans la chambre, y'a aucun moyen de contraception. Reagan, j'crois qu'on essayait d'avoir un enfant... »

Merlin non... Mes yeux s'emplissent immédiatement de larmes. Ce sentiment, cette douleur, ils me submergent, c'est comme si c'était la chose au monde que je ne pouvais pas supporter, pas encaisser. La plus vive, la plus intense souffrance qui n'ait jamais été mienne. Il panique, s'inquiète de mon état, il veut me serrer contre lui aussi, mais je le repousse.

« On n'essayait pas... Tu te souviens du regard de Liam quand je lui ai dit que j'étais peut-être enceinte ? Et la mission qui a « mal tourné »... Y a pas de moyen de contraception ici... parce que je... Je peux pas... »

Je ne peux pas en avoir. Et ça me bouleverse, à un point que je ne comprends évidemment pas. Je ne voulais pas d'enfant il y a deux jours alors ce sentiment, la violence de ce sentiment, ça me dépasse totalement. Il savait qu'on ne pouvait pas avoir d'enfant. On le savait tous les deux, mais moi visiblement, j'étais assez tarée pour faire des tests, comme si viscéralement j'avais besoin d'y croire, tout en lui cachant. Lui cacher les tests parce qu'il aurait compris quoi ? Que je suis tarée ? Que visiblement j'suis pas passée au delà ? Est-ce que lui il a dépassé ce stade ? J'en sais rien... J'en sais rien du tout.




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MessageSujet: Re: Et si on avait une chance de tout recommencer ? Jeu 1 Mar - 21:59

Et si on avait une chance de tout recommencer ?
15 Février 2021

Hors de question ? Est-ce qu'en dehors du Oui qu'elle a du forcément prononcé le jour de notre mariage, elle me l'a déjà dit ? Madame têtue. Moi je m'en fous d’Élisabeth, je peux comprendre que c'est plus dur pour elle, mais j'ai pas de mauvaise impression sur elle, c'est plutôt Liam en qui je n'ai pas confiance, y'a un truc entre nous, et je ne sais pas encore quoi. Mais je me retiens de lui dire, parce que je ne veux pas perdre sa confiance à elle.

J'ai pas envie de reparler de la mission. J'ai des images horribles dans ma tête, je vois sa peau abimée, meurtrie, ravagée. Les mots tortures me viennent en tête. Et ce qu'elle avait gravé sur le front. Chienne. Comment l'oublier ? J'ai la nausée. Élisabeth s'est acharnée sur elle, je l'ai vu, courir autour de la table, panser ses blessures, lancer des sortilèges, la masser. Bordel, elle était en arrêt  cardiaque et Saoirse m'empêchait de rentrer dans la pièce, ou alors elle me retenait pour ne pas que je m’effondre sur mes genoux. Abattu. C'est comme ça que j'ai été, pour - me semble-t-il - la première fois de ma vie. Faut qu'elle se fasse une raison. Liam et elle, c'est de l'histoire ancienne.

« J'm'en fous, je ne veux pas lui parler. »
"Ok !" que je lâche en colère, plus contre les images qui s'imposent à moi que par elle. "Mais j'irai voir Élisabeth s'il y a une chance pour qu'on retrouve la mémoire. Que tu le veuilles ou non. Je le fais pour moi ET pour toi."

Et la voilà qui me fait la gueule, encore ... Je soupire. Je viens fouiller les pièces de l'appartement. J'évite soigneusement le bureau avec le tableau de sa mère. J'ouvre la salle de bain pour prendre une douche, mais rien, ni l'eau bouillant, ni l'eau froide ne me soulage. J'ouvre un placard pour y voir des vêtements à ma taille, ouais forcément. J'enfile un caleçon et me regarde dans le miroir. Je vois des vieilles cicatrises, de nouveaux tatouages. Je les touche. Elle a le même tatouage que moi, elle a ma baguette magique, on s'est marié, elle a construit ce château avec moi, on a quitté notre boulot. Et quoi ? J'ai oublié tout ça ?

Je viens frapper de rage le miroir qui se brise en mille morceaux et dans un autre geste tout aussi impulsif je le répare immédiatement. Ma magie sans baguette est rapide. Puissante. J'étais un Auror et j'ai raccroché pour elle. Pourquoi ? Elle n'est pas du genre à abandonner, on avait des missions ensemble, on s'est battu contre les forces du mal, alors qu'est-ce qui nous a fait reculer ? Tout ceci est en lien avec Liam et Élisabeth ? Je l'ai vu dans les souvenirs de ma sœur. J'ai vu des réunions, mais sans comprendre quoi. Des enfants ? Peut-être qu'on s'est arrêté pour faire des enfants ? Je fouille un peu les placards, mais je n'y trouve rien. Pas de moyens de contraception. Je vais voir un peu partout dans l'appartement, laissant la dernière pièce que je suppose être la chambre à Reagan. Pas envie de recroiser la boudeuse. Seulement je sens les odeurs arriver, la porte qu'on frappe. Je regarde celle de la chambre entrouverte et je me décide à aller ouvrir, qu'elle soit d'accord ou pas.

Il y a un nouveau personnage à la bande habituelle, qui quitte la main du mage noir, et lui d'ailleurs, c'est qui au juste ? Parce qu'on a remis Liam et Élisabeth, mais ce mec dans l'histoire ? Ces tatouages ne me sont pourtant pas étrangers. La jeune femme va directement droit vers Reagan. Je la regarde d'un œil suspicieux, oui, juste parce qu'elle tenait la main du mec à énigmes. Je pince mes lèvres pour empêcher un rire quand elle dit qu'elle connait l'avenir, c'est quoi ça encore ? Une sorte de devineuse ? Je secoue la tête quand Élisabeth vient me voir.

"Est-ce que je peux t'ausculter sans que tu me menaces de mort Amadeus ?"
"Avec plaisir Élisabeth..." Je pose un regard amusé sur elle, jouant le charmeur en enlevant mon t-shirt.
"Tu peux jouer à ça tant que tu voudras, tu ne rendras jaloux personne ici. Liam et toi avez déjà... discuter de tout cela."
"Discuter ? Simplement discuter ?" Je relève un sourcil et elle sourit en continuant de regarder.
"Bois ça." J'ai un mouvement de recul. "C'est pour faire un diagnostic."
"Tu n'as pas de baguette pour le faire ?"
"Toi non plus, et on le vit bien, crois moi."

Je l'aime bien. Enfin, je vais pas trop le crier si Reagan m'entend. Mais je suis persuadé que c'est une bonne louve. Je suis persuadé que c'est une amie. Mon loup lui fait confiance.

"J'ai été amnésique moi aussi, c'est d'ailleurs marrant, car c'est pendant que je l'étais que tu t'es présenté à moi avec Reagan pour la première fois."
"Et ça s'est bien passé ?"
"Moins bien qu'aujourd'hui. On fait des progrès."

On sourit mutuellement.

"Bon rien d'autre n'est touché que le centre de votre mémoire. Cela ne va pas empirer, il faut laisser la potion s'éliminer de votre organisme. Buvez beaucoup, de l'eau. Jaya a vu que vous retrouviez la mémoire, dans ses visions, alors je n'ai aucun doute. Il va falloir se montrer patient, et vous faire confiance." Je m'écarte d'elle quand elle a fini, et elle me retient par le bras. "Amadeus, j'ai oublié jusqu'à ma fille quand j'étais amnésique, mais au fond de moi, j'ai sentis qui elle était. Vous avez traversé beaucoup d'épreuves, mais je sais que vous traverserez aussi celle là. Alors ça va aller pour vous."

Je veux la remercier quand j'entends Reagan crier "TAIS-TOI !" Élisabeth et moi bondissons vers la cuisine. Elle reste en retrait mais regarde Reagan et Liam.

"Ça ira, il n'y a rien de dangereux, la mémoire va revenir. Jaya l'a vu ce qui nous le garanti d'autant plus."

Je regarde Reagan foncer dans la chambre. Mon cœur se serre, je n'aime pas la voir comme ça. "Ça va aller pour nous..." Disé-je comme pour tenter de me convaincre. On se regarde tous, ils ont l'air plus confiant que moi.

"On va vous laissez vous reposer. Quand vous serez prêt, on pourra faire un peu le tour, voir si ça active votre mémoire. Ne vous inquiétez pas, le château est entre de bonnes mains." La louve attrape la main de Liam avant de hocher la tête vers moi. Je regarde Jaya, qui semble si... trop pure pour son bien prendre celle de Rowan, son sourire est presque effrayant. Et cette fille là a des visions ? Et je regarde Rowan et les autres partir, quand je plisse les yeux en fixant la rune qu'il a sur le crâne.

"Attend, t'as pas couché avec ma sœur ?"

Il se retourne vers moi, l'air pétrie avant de refermer la porte vivement. "Reposez-vous." Dit-il derrière la porte. Je... je... QUOI ?! Je fais un tour sur moi même, une main dans les cheveux. J'y crois pas. Elle a fait beaucoup de conneries au printemps hein ? Grrrr Saoirse ! Je vais la tuer, quand je retrouverai la mémoire, je le jure !

Je m'approche de la chambre fermée, je penche mon oreille. On sait jamais qu'elle se soit tirée par une fenêtre. Puis je prends place sur le canapé. J'ai envie d'allumer un feu. Ce que je fais avec aisance avec ma magie. Au bout d'un moment, elle sort de la chambre, je veux lui demander si ça va, mais elle m'arrête dans mon élan. Je ferme les yeux une seconde. OK, ça va aller. J'inspire doucement.

"Reste dans la chambre, je vais dormir ici. Bonne nuit ?"

Elle disparait dans la salle de bain, et moi je vais fouiller la cuisine pour avaler un truc. Et puis j'entends gratter. C'est quoi ça ? Je vais dans le salon et je lance alors un sort sur la porte d'entrée de notre appartement pour l'ouvrir. Je regarde ma main, vraiment cool les progrès sans me souvenir avoir bossé tout ça. Et d'un coup, un loup bondis sur moi, me faisant lâcher un cri. Ouais très viril sur ce coup là Amadeus ! Mais il n'est pas agressif, non bien au contraire, on dirait qu'il me fait "la fête". Et quand il voit Reagan il s'avance vers elle tout aussi amoureusement, comme s'il voyait un bijou précieux. Il a aussi bon goût celui là. Son odeur est dans la chambre, est-ce que c'est notre ? Notre loup ? Je souris en les voyant faire, mais mon sourire s'amenuise quand elle dit qu'elle sait que tout ce qu'on nous a dit est vrai. Ce que je ne sais pas, c'est ce qu'elle a vu pour que son regard soit si triste. Élisabeth a parlé de beaucoup d'épreuves. Est-ce qu'elle se souvient de l'une d'entre elle ?

"Il y a du fromage dans le frigo si ça te dis..."

***

Cet appartement m'est familier. Et vivre ici avec Reagan aussi, c'est étrange à dire, mais je sais que c'est ma place et la sienne. J'aime la voir dans la cuisine, me préparer ce que j'aime. J'aime avoir quelques attentions pour elle, des choses qui me viennent naturellement, alors je n'essaie pas de lutter. Je prends tout ce qu'on me donne, des réflex, des sensations, des flash. Je revois certains de ses rires. Je la vois me peintre le torse, chez Sko. On n'a pas seulement fait que nous marier chez lui. J'ai un désir d'y retourner, pour chercher des réponses, mais je sais qu'elles sont réellement là, ici avec elle.

Je passe du temps avec Rowan, il me lance même quelques défis, et quand on se bat, je vois que c'est comme pour Reagan, on se connait.  Il me confirme qu'il est bien un mage noir, mais qu'il ne pratique pas dans ce sens là. Il se sert de cette magie pour renforcer des défenses, contrer des sorts et faire de ce château une forteresse. Il pense qu'il est trop tôt pour dire le reste. Rowan n'est pas un grand bavard, mais il me montre le château qu'on a construit et protéger ensemble. Je croise d'autres professeurs. Tous sont très amicaux avec moi. Je croise aussi Seamus, j'ai quelques images de lui, c'est un peu tendu dans mes "visions", je crois que c'est à cause d'une femme, une blonde. Il y a un enfant aussi, le sien. Victoire. Il espère que je me remette. Ils espèrent tous qu'on se remette. Je n'ai pas croisé Reagan de toute la visite, aussi je m'inquiète. Je prends congé auprès de Rowan pour monter voir dans l'appartement. Et je la retrouve le regard rivé sur une table.

Vraiment ? Je regarde la table. Pourquoi je me souviens pas de chose comme ça moi ? Et pourquoi elle me parle de Victoire. Est-ce qu'elle serait... jalouse ? Nooon. Reagan qui montre un peu de sentiment positif envers moi, enfin tout dépend de quel point de vue on se place, mais la jalousie, je prends. Mais j'ai toujours été fidèle, je sais pas ce qui m'a pris y'a deux jours, pourquoi je ne lui ai pas résisté, pourquoi c'était aussi intense. Je rigole quand elle parle du garde à vous. Et alors, je devrai pas avoir honte qu'elle me fasse cet effet, c'est une très belle femme.

« C'était plutôt... intense.
- Disons que t'es plutôt intense comme femme. Comment peut-on être autrement avec toi ? »

Et si y'avait pas un espère de truc qui me retenait, j'aimerai me faire de nouveaux souvenirs sur cette table. Je finis par parler rapidement de ce que je pense me souvenir de Victoire. J'avoue que je tique quand elle parle d'un autre homme. Pas amoureux et pas physique, mais bon. Je suis ridicule à m'amuser qu'elle soit jalouse alors que je le suis aussi. Parce contre, je me gêne pas pour lui faire remarquer.

« T'as plissé le nez, tu plisses toujours le nez quand tu es...contrariée. C'est mignon quand t'es jalouse, alors que tu t'obstines à croire que je ne suis pas l'homme de ta vie. »

Ce que je viens de dire, c'est sorti tout seul. C'était ce que mon loup me chantait de dire, en quelque sorte. L'homme de sa vie, le loup de sa vie. J'ai envie de me souvenir. Je rigole et essaye de l'esquiver quand elle me frappe. Et ce qu'elle va dire ensuite me fait un mal fou. C'est comme si elle venait de planter une lame dans mon cœur. Ma gorge se noue. Elle croit que tout ça, cette amnésie c'est pour nous donner une chance de recommencer chacun de notre côté ? S'oublier pour partir sans regrets ? Merde, j'ai quitté toute ma vie, semble-t-il pour elle, c'est pas pour qu'on recule cette fois, je le sens. Je le lui dis.

Quand je la touche, c'est irréel, c'est viscéral, poignant. Quand je la touche je la ressens dans tout mon être. Oui je sais qu'elle est la femme de ma vie. Je laisserai pas mon cerveau me forcer à me retourner dessus. Même si je suis malheureux de ne pas me souvenir de tout ce qui nous lient. Je tire fermement son poignet pour la rapprocher de moi, je veux qu'elle comprenne qu'il faut qu'on se batte, tous les deux. Elle et moi. Toujours.

« ... Dis-toi que la vie nous offre une deuxième chance pour se rencontrer. »

Je la lâche. J'ignore pourquoi la vie à besoin de nous offrir cette deuxième chance, qu'est-ce qu'on a fait ? Ou qu'est-ce qu'on a pas fait ? La magie j'y crois, elle fait partie de moi. Tout n'arrive pas par hasard, mais de là à dire que c'est pour qu'on s'éloigne, non ! Je crois qu'on voulait plus. Je crois qu'on veut des enfants. Peut-être que c'est pour qu'on se rappelle de l'essentiel ? De notre amour ? Je... hey, pourquoi ses yeux s’humidifient ? Qu'est-ce que... qu'est-ce que j'ai dis ? Elle se souvient qu'elle n'en voulait pas ? Et on était peut-être en train de rompre ou un truc comme du genre pour ça ?

"Reagan... pardon. Qu'est-ce qui ne va pas ?"

Je veux la tirer contre moi, pour la calmer, pour chasser ses larmes, cette douleur visible jusqu'au fond de son âme, mais elle me repousse. Mon loup hurle à la mort. Quoi ? Quoi bon sang ? Et elle lâche une bombe à laquelle je ne m'attendais pas.

« On n'essayait pas... Tu te souviens du regard de Liam quand je lui ai dit que j'étais peut-être enceinte ? Et la mission qui a « mal tourné »... Y a pas de moyen de contraception ici... parce que je... Je peux pas... »

Elle ne pourra peut-être jamais avoir d'enfant Amadeus. Ils ont bousillé son utérus. Elle va s'en remettre mais, il se peut que vous n'ayez jamais d'enfant. Je suis désolée. Élisabeth. Des flash me reviennent. J'entends ma sœur me murmurer des paroles de réconfort. Le regard de Liam cette fois là, et celui d'il y a quelques jours ici. Les cris de douleur de Reagan quand elle l'a appris. On ne peut pas avoir d'enfant. Je suis alors submergé par une émotion nouvelle, au delà de sa mort. Je me souviens du voyage chez Sko, quelques images. Elle m'a quitté. Elle m'a déjà quitté ! Elle a déjà fait ses bagages. Mais ce n'était pas ici, pas dans cet appartement.

Alors que les larmes roulent sur ses joues, je m'avance vers elle pour la prendre dans mes bras. Elle se débat, mais j'en ai rien à faire, je lui force la main, je viens la soulever pour qu'elle s'enroule contre moi. Je la serre fort un moment. Je ne la lâche pas, je ne la lâcherai pas, dans tous les sens du terme.

"Tu n'es pas seule. Je suis là, je reste avec toi. Toujours."

Je viens m'assoir sur le canapé, la gardant assise sur mes genoux. J'attends que ses sanglots passent. J'ignore le temps qui s'écoule pendant que je caresse son dos et ses cheveux. Ça va aller pour nous. Bientôt elle se dégage de mon torse et je desserre un peu mon étreinte pour qu'on se regarde.

"Je ne suis pas parti quand on l'a appris. Je ne partirai pas maintenant. Je te ferai des enfants Reagan."

Je lui souris tendrement et essuie quelques larmes. Je replace une mèche de ses cheveux derrière ses oreilles. Je viens toucher la ride qu'elle forme en plissant ses yeux. Je ne suis pas dingue, je le pense vraiment, amnésique ou non.

"Ils ont dit qu'il y avait peu de chance, ils n'ont pas dit qu'il y en avait aucune. Ils ont dit qu'il pourrait y avoir des risques. Mais ils ne savent pas qu'on a l'habitude. Ils ne savent pas que si l'un d'entre nous saute, l'autre le suit. Ils ne savent pas qu'on a arrêté tout ça, pour le seul combat, le dernier combat de notre vie. Je te ferai des enfants mo barion."

J'embrasse fermement son front. Et sa tempe, puis le haut de sa mâchoire, sa joue. Je dérive jusqu'à la commissure de ses lèvres. Je suis essoufflé car transit de désir pour elle. J'ose franchir ses lèvres quand je ne vois aucune résistance. Nos cœurs battent fort. Je l'allonge alors sur le canapé. Mes mains viennent soulever son haut, glisser sur sa peau. Je viens embrasser son ventre, tendrement, il portera nos enfants, je le jure. Je remonte sur sa poitrine, j'embrasse son cou, et reviens posséder ses lèvres. Quand elle retire mon t-shirt je jure que le monde peut s'écrouler devant nous et que ça ne nous séparera pas pour autant.

C'est comme une première fois. Mais j'ai la sensation qu'avec elle, c'est toujours une première fois. Je ressens tout l'amour que j'ai pour elle, même si je ne me souviens pas, je me rappelle de son corps, de ses baisers. On s'épouse à la perfection, ses gémissements brisent le seul son du crépitement du feu. Et ils pourraient tout briser sur leur passage. Ils brisent ma crainte, mes peurs. Dans ses bras, c'est là où se trouvent toutes les réponses. Je m'écroule doucement sur elle, cette fois, je n'ai pas envie de partir, pas envie de me rhabiller en vitesse. J'aime sentir le rythme rapide de son cœur après qu'on est fait l'amour. J'entends un soupir, quand je tourne la tête, je vois le petit loup, qui à l'air de rêver au pied du canapé, ses pieds gigote comme s'il courrait après quelque chose.

"Il s'appelle Laoch."

Ma tête repose contre sa poitrine. Je pourrai y rester toute une vie.

Codage par Libella sur Graphiorum




"A présent, il y avait entre eux comme une évidence, un élan, une alchimie. Un sentiment primitif qui remontait aux peurs et aux espoirs de l'enfance. La certitude vertigineuse d'être enfin face à la personne capable de combler leur vide, de faire taire leurs peurs et de guérir les blessures du passé."
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Reagan C. Parkinson
MessageSujet: Re: Et si on avait une chance de tout recommencer ? Jeu 8 Mar - 16:05
Et si on avait une chance de tout recommencer ?
Amadeus & Reagan Parkinson

"Tu n'es pas seule. Je suis là, je reste avec toi. Toujours."

Pourquoi je me suis souvenue de ça ? Pourquoi ce n'est pas tout ce qu'il y a d'heureux qui m'est revenu ? Pourquoi c'est ça ? Pourquoi ? Je ne voulais pas d'enfant avant lui, ça, je le sens. Mais il y a une différence entre ne pas en vouloir à un instant T et ne pas pouvoir en avoir. Je me suis effondrée quand on me l'a annoncé. Et là, le flot de souvenirs, il me balance toute la douleur dans la tronche d'un seul coup. Mes doigts se crispent dans le dos d'Amadeus qui me tient fermement.  Je me laisse faire quand il nous assoit. Je n'ai pas versé de larmes depuis... Je ne me souviens même pas. Mais là, ce sentiment, il est plus violent que tout le reste. Mais je sais, au creux de moi, qu'avec lui j'ai le droit. Je n'ai jamais aimé parler de moi, me confier sur « ce que je ressens », je n'ai jamais voulu qu'on prenne soin de moi. Pourtant là, je m'abandonne totalement entre ses bras, je me fixe sur le rythme de son cœur pour me calmer.  

"Je te ferai des enfants Reagan."

Qu'est-ce qu'il raconte ? Ils ont dit...

"Ils ont dit qu'il y avait peu de chance, ils n'ont pas dit qu'il y en avait aucune. Ils ont dit qu'il pourrait y avoir des risques. Mais ils ne savent pas qu'on a l'habitude. Ils ne savent pas que si l'un d'entre nous saute, l'autre le suit. Ils ne savent pas qu'on a arrêté tout ça, pour le seul combat, le dernier combat de notre vie. Je te ferai des enfants mo barion."

Mo barion... Ce nom m'est familier. Je le regarde, il a l'air si sûr de lui, de nous. C'est parce qu'on a pris des risques qu'aujourd'hui je suis... cassée. Est-ce que c'est ce que je serai ? Une mère ? Une vraie Alpha à la tête de sa meute au sens biologique ? Je ferme les yeux quand je sens ses lèvres se poser sur ma peau. Ça m'est tellement familier... Quand il m'embrasse... je me souviens d'une tente, de sa promesse de se battre pour moi. Il dit qu'il va quitter Victoire, et que je dois parler à Liam.J'ai le souvenir de cette sensation. D'une louve et d'une sorcière en harmonie. Je réponds  son baiser. Je sais que je suis à ma place, aussi dingue que ce soit. On bascule. Il m'ôte mon haut et j'ai déjà le souffle court alors que ses lèvres parcourent ma peau. Nos vêtements tombent, et on s'unit. Moins brutalement, plus lentement, mais pas moins profondément. Je le connais. Je sais que je le connais. Je reconnais ses grognements. Je sais d'instinct où, quand, et comment le toucher.

Mes bras, mes jambes, je m'enroule autour de lui et je sais. Je n'ai aucun doute. Je sais que j'ai dit oui, même s'il y a encore beaucoup de blancs. Mon râle final répond au sien et quand il s'allonge sur moi, je l'enveloppe de mes bras. Mes lèvres se déposent sur son crâne, dans ses cheveux fous que je caresse du bout des doigts. On est une famille, même si c'est dur de réaliser. Je tends un peu la tête quand on entend notre louveteau qui rêve.

« Héros ? J'aime bien. »


***


Le lendemain, j'ai profité qu'Amadeus soit sorti de l'appartement pour sortir la boite de sa cachette. Il y a une partie de moi qui s'est laissé détruire à petit feu. J'ai quitté Amadeus. Enfin j'ai essayé, je me souviens de ça. Et il a raison. Il ne m'a pas laissée cette fois là. Et il ne m'a pas laissée quand c'est revenu. Alors j'ai détruit la boite. J'ai détruit tous les tests, toutes les preuves que j'ai laissé nos ennemis triompher.

Nos souvenirs reviennent, doucement mais sûrement comme on dit. On se les raconte, quand ils ne sont pas désagréables. On a vraiment traversé beaucoup de choses, mais je crois qu'on est fort. Je parle un peu avec Jaya, je me souviens qu'on l'a libérée... enfin, qu'elle s'est arrangée pour qu'on la libère. Mais elle parle beaucoup, et elle mélange le passé, le présent et le futur, alors pour moi qui ai encore des trous de mémoire, autant dire que les conversations n'ont parfois ni queue ni tête.  Je m'entends bien avec Rowan aussi. On a réussi à faire la paix avec des alphas et avec un mage noir. C'est quand même fort. Mais j'ai pas encore réussi à reparler à Liam et Elisabeth. Je sais, dans les flashs qu'on a, qu'ils font partie de notre vie. Mais je crois bien que mon orgueil m'empêche encore de plier.

Je me suis souvenue de Luna. Mais elle est partie, elle est en voyage, d'après Jaya. Mais elle était là quand je me suis remise, dans la meute de Sko. Je me souviens de cette meute, de mon combat pour Amadeus. Je croise plusieurs élèves. La plupart sont plutôt sympas et contents d'être ici. Mais pas tous.

Quand je vois mon « mari », appuyé sur le bureau en train d'étudier des papiers, je me glisse dans son dos, enroule mes bras autour de lui, et dépose un baiser entre ses omoplates.

« Je me souviens très bien que tu planquais ta part de la paperasse dans ma pile, mo mac tire. Et j'ai un frère. Enfin, un demi-frère. Tu te souviens, la présence masculine. J'ai demandé à ma mère, elle a confirmé. Je ne me souviens pas de tous tes tatouages par contre, tu pourrais me faire un rappel ? »

S'il s'en souvient, évidemment.

Moi je me souviens maintenant, de la morsure. Et je sais qu'Amadeus a réussi à passer au-delà. Je me souviens des chapelets de baisers déposés sur ma peau, pour me faire sienne. On a vraiment eu des vies merdiques quand on voit tout en mode réstrospective.

« Et je sais pour Mathilde, Victoire, Lena, et une fille dans les archives du ministère. Et je ne suis pas jalouse, mais j'aimerais bien arrêter de me souvenir de noms de filles. »

Je lui frappe la fesse avant de m'écarter de lui.

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L'amour d'une famille, le centre autour duquel tout gravite et tout brille.
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Sorcière Hebdo qui traîne sur la table
Wolfgang A. Parkinson
MessageSujet: Re: Et si on avait une chance de tout recommencer ? Dim 25 Mar - 20:32

Et si on avait une chance de tout recommencer ?
23 Février 2021

Les souvenirs reviennent, par vague. Parfois ils sont étouffants, et j'aurai préféré en oublier certains pour de bon. Mais c'est plutôt bon signe et il faut se saisir de tout. Je revisite notre château, et les travaux, les plans, tout me revient, c'est d'ailleurs ce que je regarde quand Reagan arrive dans notre bureau. Je souris devant ce geste simple et tendre qu'elle me donne. Ah alors c'est donc ça...

"Ton frère ?" Je fronce mes sourcils. Oh. J'ai un flash, un grand brun, plutôt bien monté toujours accompagné d'une vampire. Derek ? Malek ? Talek ? Un alpha qui pète plus haut que son cul ouais, ça y est, ça me revient. Mais je me souviens de mettre battu à ses côtés. Pas seulement pour lui, mais aussi pour ma femme. Ma femme. Ce mot devient tellement facile à dire, à prononcer. Alors donc elle a un frère, et puis, pas qu'un en fait. Malik, Kyle, Kaitlyn, Ailis, bon sang, tous les prénoms et les visages me reviennent. Ah voilà...

"Tarek." J'avoue que je suis profondément soulagé de savoir que ce fameux homme mystérieux n'est pas un amant secret de Reagan, mais ça, je ne vais pas le dire. J'ai des souvenirs qui reviennent en pensant à lui. Lena ! Elle a brisé un serment. Celui de Liam. Comment, comment c'est possible ? Je me souviens qu'elle est légilimens mais ça reste encore une prouesse impossible pour moi, pour l'Auror que je suis, enfin que j'étais.

"Mes tatouages hein ?" Je soulève alors mon t-shirt pour montrer mon flanc où un tatouage se trouve, sans vergogne, sans pudeur pour lui laisser le loisir de les admirer. "Dis plutôt que mon corps te manque. Tu sais qu'on est marié, tu peux l'avoir quand tu veux..." Disé-je pour la provoquer.

Mais sinon, oui, je m'en souviens de presque tous. Il y en a un où deux que je ne sais pas trop, mais vu les autres, je sais qu'ils ont un rapport avec une mission importante à mes yeux. C'est en parlant avec Rowan que je m'en suis souvenu de la plupart.

« Et je sais pour Mathilde, Victoire, Lena, et une fille dans les archives du ministère. Et je ne suis pas jalouse, mais j'aimerais bien arrêter de me souvenir de noms de filles. »

Elle me donne une claque sur mes fesses. Comme ça, gratuitement.

"Hey !" Je fais mine d'être outré. J'articule en parlant doucement. "Tu fais ça devant ta mère ?" Je lance un coup d’œil vers le tableau, l'air moralisateur et je me tourne vers elle qui s'est esquivée vers la cuisine, bombant mon torse j'avance doucement vers elle, refermant la porte du bureau.

"Tu parles, tu es jalouse. Une fille dans les archives tu dis ? Mmmh intéressant." Je relève un sourcil amusé et je viens bondir d'un coup sans prévenir pour attraper sa main et la tirer vers moi, même si elle se débat, je gagne. Je gagne presque toujours à ce jeu là. Je passe mes mains autour de sa taille et la fais prisonnière entre moi et la table de la cuisine. Je viens frotter mon nez contre le sien, aller ne boude pas. Tiens, puisque que c'est le moment de partager des souvenirs...

"Et moi, je me souviens de t'avoir fais mienne dans ta chambre, chez Liam." Il tient une boutique d’apothicaire, j'y suis allé, et je m'en suis souvenu, autant dire que je n'étais pas très à l'aise quand le souvenir a ressurgi dans ma mémoire. Mais ma relation avec Liam semble avoir progressé favorablement après ça. Je m'approche du cou de Reagan et remonte sur le côté de sa nuque pour venir murmurer à son oreille d'une voix sensuelle. "Je t'ai fais l'amour contre chaque murs et chaque meubles, et ça l'a rendu dingue. Je pourrai t'aider à t'en souvenir si tu veux..."

Je la soulève brusquement dans mes bras pour venir l'assoir sur la table. Et soudain, ce geste me rappelle notre première fois, celle où j'ai viré tout ce qui trainer sur un meuble dans une tente. Je la regarde surpris, je vois dans ses yeux qu'elle a saisi aussi quelque chose. Elle se souvient. Je souris et regarde la baguette qu'elle tient pour la poser à côté d'elle. Ma baguette.

"La tienne s'est brisée. C'était pendant une mission, là où j'ai appris que tu avais la phobie de l'eau. J'ai plongé dans de l'eau boueuse pour récupérer les deux morceaux... et..."

Et elle finit ma phrase en disant que je lui ai offert la mienne. Elle me parle d'une mission, puis après de son enfermement chez Liam, là où elle a réussi à faire le patronus. Je me souviens avoir jeté les deux bouts brisés de sa baguette sur le parquet de sa chambre devant Liam, lui disant qu'elle était à présent mienne. Ses souvenirs ravivent les miens, et les miens, les siens. Et on se réactive notre mémoire commune. Je viens toucher son visage.

"Je me souviens de la grotte. De notre première rencontre. Tu n'étais pas commode, vraiment, tu as été dure avec moi..." Elle vient me donner une tape sur mon torse et je rigole. "D'accord, je reconnais que j'ai adoré faire mon show, et que j'adore le faire devant toi."

Je soulève mon t-shirt pour l'enlever et je viens l'embrasser tendrement. Je passe mes doigts sous son haut et lui fait lever les bras pour le lui retirer. Ses cheveux tombe en cascade sur ses épaules. Elle caresse à son tour mon visage et elle me raconte son souvenir du printemps dernier. C'est vrai que cet endroit me rappelle ces moments. La cuisine, où on ne pouvait rien faire sans se sauter dessus. Mon premier vrai printemps avec une louve. Je me souviens alors qu'on ne voulait pas d'enfant à ce moment là, pas encore, pas avec cette guerre. Et je sais qu'il y a du regret mélangé à du soulagement. Parce que si jamais elle avait été enceinte au moment de la torture, on... enfin, il ne vaut mieux pas y penser. Je baisse mes yeux, bon ok j'avoue je profite aussi de sa généreuse poitrine, mais bon.

"Je me souviens de la mort de ma mère, de mon séjour en France."

Elle relève mon regard en soulevant mon menton de ses doigts.

"Le puzzle se reforme. Tout est de plus en plus clair. Je me souviens de combien je t'aime Reagan. Je me souviens de presque tout ce qu'on a traversé. Et je me souviens que ça ne ne arrêtera pas comme ça. Je me souviens qu'on est des guerriers toi et moi."

Elle vient m'embrasser. Je crois qu'il n'y a plus rien à dire, il reste quelques brides, mais je me souviens être devenu son mari. Je la penche sur la table, levant ses mains au dessus de sa tête, venant embrasser son ventre pour remonter jusqu'à ses lèvres.

"Tu te souviens de Popocatepetl, le  guerrier amoureux d'Ixtaccihuatl ?"

Elle relève un sourcil, perplexe. Je me rappelle de ma demande en mariage, devant ce volcan, au milieu des cendres. Je me souviens de chaque mot. Je viens retirer l'anneau de Galway de son doigt et me recule pour poser un genou à terre. Elle se redresse, restant assise sur la table, je relève mes yeux sur elle.

"Je ne peux pas vivre sans toi. Chaque fois que j'essaie d'imaginer ne serait-ce qu'une seconde, je ne me vois aucun avenir. Parce qu'il est avec toi, dans chaque chemin, à chaque endroit que je foule. C'est toi que je veux. La femme, la sorcière, la louve. Une seule, les trois, peut m'importe. J'ai besoin de Reagan. J'ai besoin du moindre millimètre de toi. J'ai besoin de mon alpha. Toujours. Et pour toujours."

Elle descend de la table pour se mettre à genou devant moi, et j'attrape sa main pour lui remettre l'anneau à sa place. On s'embrasse, on s'embrasse et on se fait l'amour. Je sais qu'on se relèvera de chaque épreuve, même le fait de s'oublier, même une amnésie ne peut pas nous séparer. Parce que j'avais raison, chaque chemin me ramène à elle.

Codage par Libella sur Graphiorum




"A présent, il y avait entre eux comme une évidence, un élan, une alchimie. Un sentiment primitif qui remontait aux peurs et aux espoirs de l'enfance. La certitude vertigineuse d'être enfin face à la personne capable de combler leur vide, de faire taire leurs peurs et de guérir les blessures du passé."
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MessageSujet: Re: Et si on avait une chance de tout recommencer ?

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Et si on avait une chance de tout recommencer ?
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