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RPG Harry Potter

In RPG, nous sommes en Décembre 2021.

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Although we are miles apart, if you ever need a helping hand, I'll be there Jeudi 18 février 2021

Je n’allais que très peu souvent sur les missions. On ne me trouvait pas assez discrète disait-on et j’étais plus douée pour la parlotte afin de recruter. Alors je m’en contentais … jusqu’à ce que Damian me propose de faire équipe avec lui. J’étais surprise mais j’avais très vite accepté. Damian avait surement un peu regretté par la suite puisque je l’avais remercié je ne sais combien de fois. Mais l’un de ses arguments m’avaient tout de suite plu : ce serait l’occasion de resserrer les liens familiaux. J’étais bien heureuse de cette nouvelle. Nous n’avions jamais été vraiment proches bien que nos âges ne soient pas éloignés. Seulement, nous ne partagions pas tellement le même caractère, bien qu’il soit plus calme qu’Emily. Malgré tout, la famille était la famille et j’étais heureuse de pouvoir passer du temps avec elle. La mort de leur mère, et donc de ma tante, les avait beaucoup affectés et j’avais cru comprendre que les rapports entre frère et sœur étaient assez tendus depuis, bien que je n’en connaissais pas la raison exacte.

« Mason ne vient pas avec nous ? » demandais-je alors que nous arrivions dans le rue de la Voie Lactée. Damian me recommanda de me taire et je mimais l’usage d’une fermeture sur ma bouche. Il m’expliqua cependant que son père, un Moldu, n’avait guère de chance de s’en sortir s’ils venaient à être repéré par les autorités. « Ah oui bien sûr, je comprends tout à fait mais est-ce que … » Damian tourna un regard réprobateur vers moi qui mimais une nouvelle fois la fermeture. Cependant, j’avais fait quelques progrès depuis ma dernière escapade discrète, avec Alvin à ce moment-là : je portais des vêtements noirs et j’avais plusieurs poches, l’une contenant ma baguette et une autre un fin couteau dont j’espérais bien ne pas me servir. J’avais également relevé mes cheveux en une queue de cheval, afin de ne pas en être encombrée. Damian qui surveillait la rue principale me fit signe de le suivre et je longeais avec lui la devanture de magasins. La rue était déserte à cette heure-ci de la nuit mais des rondes étaient souvent effectuées.

Notre mission : décrocher, ensorceler, taguer les affiches avec des campagnes de vaccination. La Voie Lactée en était remplie. « A vous l’honneur ! » chuchota Damian, non sans une pointe d’ironie avec sa courbette et son vouvoiement. Je secouais la tête, conservant néanmoins un sourire en coin et sortis ma baguette pour ensorceler l’affiche, de sorte que les dessins se modifièrent : les loups et vampires prirent l’apparence d’hommes avec la marque des ténèbres et d’autres avec l’éclair qui caractérisait si bien les Purificateurs. Je me tournais vers Damian avec un sourire satisfait à son encontre qu’il me rendit sans mal. A son tour, il traversa la rue prudemment pour taguer une autre affiche.

On s’occupait chacun de notre côté de la rue, montrant parfois nos œuvres d’art. On passa bien une quinzaine de minutes à faire cette rue, non sans rire sous cape devant nos pitreries qui étonneraient bien des gens demain. « Je suis sûre qu’Emily adorerait faire ça avec nous ! » dis-je en mettant une main devant ma bouche pour m’empêcher de rire trop fort. Soudain le sourire de Damian disparut et je compris que j’avais fait une gaffe. Oops. Je posais une main sur son épaule. « Je suis … désolée … » Il chassa ma main de mon épaule, m’assurant que tout allait bien et je baissais les yeux, coupable. « Tu ne veux pas me dire ce qui s’est passé entre vous ? »

Le jeune homme refusait. Étonnant, non ? « Je suis certaine que ça te ferait du bien d’en parler avec quelqu’un … » insistais-je. Mon cousin reprit la parole et j’ajoutais alors : « Bon, si ce n’est pas moi, alors quelqu’un d’autre, tu ne crois pas ?! » Damian refusait catégoriquement. « Tu ne peux pas rester avec ça sur la conscience, je … » Mais sa main vint soudain se plaquer sur ma bouche et alors que j’allais lui demander ce qui lui prenait, j’entendis moi aussi. Des miaulements se faisaient entendre derrière nous. Je me dégageais de la main de Damian et me retournais. Il faisait toujours noir dans la rue et j’hésitais à allumer ma baguette pour voir d’où provenait le miaulement. A la lueur de la lune, j’aperçus une longue queue et mes épaules se détendirent : « Ce n’est qu’un chat égaré » affirmais-je à Damian.

Mais soudain, quelque chose bondit au visage de mon cousin qui, surpris, tomba en arrière. J’accourrai vers lui mais Damian parvint à écarter le gros chat de son visage. Le félin retomba sur ses pattes à quelques pas de nous et poussa un ronronnement peu amical. Je tendis la main à Damian, observant l’animal : « C’est un Fléreur. Il est obligatoire d’avoir un permis pour pouvoir en élever. » Un autre miaulement se fit entendre, là où Damian et moi avions entendu le premier miaulement. « Ils sont au moins deux … »

Mon cousin ne voyait pas ça d’un bon œil. Quelqu’un devait certainement être dans les parages, il fallait que l’on parte. Mais des voix et des bruits de pas se firent alors entendre et alors que je m’apprêtais à transplaner, Damian me fit signe de me planquer derrière une grosse poubelle. Je le suivis : « Pourquoi on ne transplane pas ?! » Mais ce que j’ignorais encore, c’était que mon cousin était prêt à tout pour en savoir plus sur ses ennemis.

Un instant plus tard, un groupe de six hommes et femmes arrivaient dans la rue, parlant à voix basse. Damian jeta un coup d’œil, essayant de les apercevoir alors que je me contentais d’observer le Fléreur qui venait d’être rejoint par trois autres créatures de ce type. « Damian … » Mais le garçon était concentré sur le conversation qu’entretenaient les personnes venant d’arriver. Si on observait bien, ils portaient les vêtements caractéristiques des Résurgents. Ce n’était pas souvent qu’on les voyait roder, puisque c’était plutôt les Purificateurs qui s’occupaient des rondes. Ils préparaient certainement quelque chose et Damian était bien décidé à s’en mêler. « Damian … » répétais-je en le forçant à se tourner vers moi. Agacé, il se retourna vers moi alors que je lui désignais les cinq Fléreurs qui nous observaient dans la pénombre.

« Où sont-ils au faites ? » La lueur d’une baguette passa dans la rue où nous nous trouvions quelques instants plus tôt et machinalement, je me reculais. « Ah ils sont là ! » déclara l’une des femmes en s’approchant. « Qu’ont-ils trouvé ? » Je tournais la tête vers Damian, le forçant à réagir. « Damian, les Fléreurs nous ont trouvé, nous. On doit partir ! » Une vague de froid passa soudain sur nous, mais je me forçais à l’ignorer, secouant l’épaule de Damian. « Nous devons partir. » répétais-je. Et puis, sans lui laisser le choix, j’agrippais son bras, et me concentrais pour transplaner. Mais cinq secondes plus tard, nous étions toujours là. « Je n’arrive pas à transplaner … » soufflais-je. Le jeune homme se retourna, surpris, vers moi puis reporta son regard vers la grande rue où la femme approchait et allait très vite nous repérer.

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Damian avait proposé de faire cette mission avec Rose, elle l'avait aidé à trouver un faux nom. Et elle restait sa cousine, même-ci ils n'avaient jamais été très proche. Il avait usé de son amour de la famille pour la convaincre de venir avec lui. Ce qui n'avait pas été bien difficile. Il se demandait encore dans quoi il s'était embarqué alors qu'elle n'arrêtait pas de parler. Elle était pipelette à l'extrême. Comme-ci elle avait besoin de combler les blancs, c'était fatiguant. Elle était gentille, hein ! Mais épuisante surtout. Pourquoi avait-elle toujours besoin de parler ? Il lui demanda de se taire quand ils arrivèrent dans une des ruelles de la voie lactée.

"Mon père est un moldu Rose, que crois-tu qu'il va se passer si on se retrouve séparé à affronter des sorciers ?" Il roula des yeux, non mais vraiment. Le seul point positif c'était qu'avec elle il n'avait pas besoin de jouer un rôle. Il s’entraînait dur depuis plusieurs semaines avec Rhéa, mais il ne la connaissait pas suffisamment pour se montrer sous son vrai jour. « Ah oui bien sûr, je comprends tout à fait mais est-ce que … » Il lui envoya un regard agacé alors qu'elle recommençait à bavasser. Ils n'étaient pas là pour qu'elle blablate ! Il avait revêtu un sweet à capuche pour qu'on ne voit pas son visage, on ne savait jamais. Il ne voulait pas perdre son job tout de même ! Il observa la rue attentivement avant de juger qu'elle était libre. Il fit un signe à Rose de le rejoindre.

Chacun s'occupa d'une portion de la rue, taguant des affiches en rigolant. C'était assez amusant finalement. Surtout qu'il n'était pas bien difficile de détourner celle-ci. Damian rajoutait différents textes en plus des images. De qui devons nous avoir peur ? Sous une image représentant un humain avec une seringue et plusieurs créatures plus mortes que vives à ses pieds. « Je suis sûre qu’Emily adorerait faire ça avec nous ! » Les mots de Rose lui broyèrent le cœur, son sourire s'étant effacé de ses lèvres. La jeune femme s'excusa, Damian lui fit signe de se taire et dégagea brusquement la main qu'elle venait de poser sur son épaule. "Ce n'est rien Rose, fin de la discussion. Ça ne te regardes pas et non je n'ai pas envie d'en parler." Répliqua t'il sèchement, ce qu'elle pouvait être agaçante à se mêler de tout. Il l'écouta à peine déblatérer des conneries, il s'en fichait de ce qu'elle pensait. Et merci, il n'avait pas besoin qu'elle joue les psys ! Un bruit attira soudain son attention et il posa sa main sur la bouche de sa cousine pour qu'elle se taise. Et puis, le miaulement recommença. Qu'est ce que ? Rose en profita pour se dégager brusquement. Il se fit surprendre par un putain de chat qui lui sauta à la gueule. Il sentit les griffes de l'animal lui faire une série de balafre sur la joue droite. Putain en plus ça faisait mal. Rose l'aida à se relever.

« C’est un Fléreur. Il est obligatoire d’avoir un permis pour pouvoir en élever. Ils sont au moins deux … » Damian fronça les sourcils, même pour des Fléreurs leur comportement était bizarre. "Il y a quelque chose de pas net avec les boules de poils." Laissa échapper le jeune homme inquiet mais surtout curieux. Soudain des bruits de pas et voix se firent entendre. Damian était sûr qu'il y avait un lien avec ces sales bêtes ! Il fit signe à Rose de se planquer derrière les poubelles. Il était prêt à tout pour en apprendre plus. Son travail de fourmi avec Avery faisait du sur place et ça commençait à l'agacer. Peut-être qu'il pourrait retirer des infos sur ce qui se passait ici ? Il écouta à peine les inquiétudes de Rose se concentrant plutôt sur la conversation du groupe. Des Résurgents au vu de leur accoutrement... Il serra les poings, des ordures tous autant qu'ils étaient. Il avait compris qu'ils préparaient des affiches diffamatoires sur des prétendues exactions commises par des nés-moldu. Aller jusque là pour discréditer une population c'était du grand n'importe quoi ! C'était des mensonges purs et simples !

Il reprit ses esprits quand les hommes se dirigèrent vers eux. Merde, Rose paniquait et essaya de les faire transplaner. Sans succès. Oh oh. Il sentit l'adrénaline monter alors que la femme se rapprochait. Leur seule chance s'éloigner suffisamment du champ d'anti-transplanage. Ouais c'était pas gagné dit comme ça. Il décida d'agir, il fallait les distraire c'était le seul moyen. "Epulso" Et dans une magnifique envolée les poubelles devant eux sautèrent en direction du groupe se rapprochant. "COURS !" Et c'est ce qu'ils firent sans se poser de questions. Lançant de temps à autre un sort dans leur dos, loupant sans doute leur coup plus d'une fois. Ni l'un, ni l'autre n'était très doué pour se battre. Seulement, si il n'y avait eut que les humains passe encore... Mais il y avait ces fichus chats ! L'un d'entre eux passa entre les jambes de Damian le faisant trébucher. Sale bestiole, sa tête rencontra violemment le sol. Mais l'adrénaline surement le maintenant encore conscient. Il repoussa un des Fléreurs qui lui avait sauté dessus en feulant. Il se redressa tant bien que mal, sa tête lui tournait sévère merde. Il cligna des yeux alors que Rose paniquait complètement. Les Résurgents se rapprochaient et le combat allait finir par être inévitable.

"Reducto !" Cria encore Damian détruisant une partie du sol pavé en loupant d'un bon mètre la femme qu'il visait. Le seul point positif c'est qu'n de leur poursuivant c'était pris les pieds dans le trou. Un diffindo l'atteignit à l'épaule, l'entaillant assez profondément. Putain ça faisait un mal de chien ! Avec Rose ils reprirent leur course effrénée quand celle-ci lança un sort qui fit beaucoup de fumée. Sauf, qu'à ce rythme Damian n'allait pas tenir longtemps. Il avait mis en danger sa cousine pour des infos pas si utile que ça ! Mais quel con !

©Lilith

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Je suis désolé, tu le sais ça au moins ?
Je ne voulais pas sa mort Emily.

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Although we are miles apart, if you ever need a helping hand, I'll be there Jeudi 18 février 2021

Damian semblait enfin revenir à lui et lança un Expulso qui envoya valser les poubelles devant nous en direction du groupe de Résurgents. Et tout se passa très vite. Je n’avais pas l’habitude de tant d’action, de tant d’informations en quelques secondes. Pourtant, quand les Résurgents se mirent à lancer des sorts et que la voix de Damian m’ordonna de courir, mes jambes fonctionnèrent d’elles-mêmes. Je m’élançais à la suite de mon cousin dans les rues de la Voie Lactée. Je ne courrais pas très vite, mais j’étais endurante. Je pouvais tenir longtemps comme ça. Seulement les sorts volaient derrière nous et l’un d’eux atterrit à côté de mes pieds, me faisant faire une embardée à droite.

Les Fléreurs nous suivaient eux aussi. « Le Fléreur est un animal particulièrement perspicace. » commençais-je à réciter, me souvenant parfaitement de mes cours et mes livres sur les créatures magiques en tous genres. « Il est capable de repérer avec certitude les personnes au comportement suspect ou peu fréquentables, ce qui le rend parfois agressif. » Je regardais à droite : un Fléreur s’était mis à me suivre, me fixant de ses yeux jaunes. « Bien qu'il soit indépendant et qu'il apprécie la solitude, le Fléreur est un excellent animal de compagnie, très fidèle, si ce dernier affectionne son maître. » Damian croisa mon regard. Oui, ça ne sentait clairement pas bon.

Mais soudain l’un des Fléreurs passa entre les jambes de Damian qui trébucha. « Oh non, Damian ! » criais-je en m’arrêtant dans ma course. Mais je voyais le groupe de Résurgents qui se rapprochait et l’un des sorts m’atteint à l’épaule, me déclenchant une vive brûlure. Je ne retenais pas une grimace, je n’étais pas douée pour cacher de quelconques émotions. Un des Fléreurs commençait à me monter dessus et je le repoussais mais ses griffes restèrent accrochées, déchirant mon sweat à capuche. « Réducto ! » cria Damian, faisant trébucher l’un de leurs poursuivants.

Je tendis ma main à mon cousin qui se releva, l’épaule en sang, touché par l’un des sortilèges également. On reprit notre course mais les Résurgents étaient trop près. Je lançais alors le seul sort qui me vint en tête puisque je ne cessais de l’utiliser pour disparaître comme par magie petite : un sort de fumée. « Damian ! » criais-je en l’attrapant par le bras. « On se sépare ! » Je lui désignais les deux rues devant nous mais il secoua la tête. « Elles se rejoignent, on se retrouve au bout ! » insistais-je. Le truc c’était que je vivais à New-York depuis au moins deux ans et demi et je connaissais les rues de la Voie Lactée presque aussi bien que les multiples passages d’Ilvermorny. J’avais un plan, mais pour cela nous devions trompés nos adversaires. Damian accepta à contrecœur, visiblement se sentant coupable de ne pas m’avoir écouté tout à l’heure.

Mais soudain un Fléreur bondit à nouveau sur le jeune homme (apparemment, sa tête ne leur revenait vraiment pas) et je lançais un « Aguamenti ». Le visage de mon cousin se retrouva trempé mais le Fléreur avait le mérite de fuir. Puis la lumière se fit : « Mais bien sûr ! J’avais oublié que les Fléreurs avaient une sainte horreur de l’eau ! Je ne comprends pas, d’habitude, je me souviens de … » « Ils sont là ! » « Ils ne doivent pas s’échapper ! » Damian m’ordonna de suivre le plan et j’empruntais alors la rue de droite.

Nous avions à présent un moyen de défense contre les Fléreurs mais je ressentis alors une nouvelle vague de froid. Ils élargissaient le champ anti-transplanage. Je déglutis et poursuivis ma course. Deux personnes s’étaient lancées à ma poursuite sur les six au départ. Si je comptais bien, trois devaient poursuivre Damian qui en avait fait trébucher une un peu plus tôt. « Expelliarmus ! » criais-je en me retournant. « Stupéfix ! » « Incarcerem ! » Mais visiblement je ne visais pas très bien. L’un de leur sort frôla mes cheveux tandis qu’un Fléreur s’accrochait à nouveau à mes habits. « Aguamenti ! » L’animal tomba et je poursuivis ma course.

Je décidais de m’arrêter pour viser directement les sorciers. C’était le seul moyen. « Immobilus ! » criais-je. Et le sort fonctionna. J’en restais bouche bée tandis que les sorciers s’étaient immobilisés dans leur course à 10 mètres de moi. Je sautillais sur place en souriant, tellement je ne pouvais y croire. Un miaulement me fit cependant m’arrêter et je pointais ma baguette en direction de la créature. Mais elle était seule. Et elle ne tentait rien. Je penchais la tête sur le côté et finis par m’accroupir. « Tu veux manger un morceau ? » J’avais toujours dans ma poche des friandises et de la viande séchée. Oui, je sais c’est bizarre, mais passons ! Je sortis le bout de viande que je conservais au frais dans mon sac et le balançais au Fléreur qui y goûta avec délice. Je souris, attendrie, et tendis la main pour tenter de le caresser. L’animal me regardait du coin de l’œil et gronda. « Je ne te veux aucun mal pourtant. » Je lui présentais mes deux mains. La créature arrêta de gronder et je retentais de poser ma main sur lui.

Je rencontrais ses poils doux et chauds. Je le caressais doucement avec un sourire attendri. « Tu n’es pas méchant, bien sûr. » Je lui grattais sous la gorge alors qu’il venait gratter dans mon sac à la recherche d’un peu plus de nourriture. Je ris et relevais la tête vers les deux sorciers qui étaient toujours immobilisés. Je me redressais et me dirigeais vers eux. Ils portaient leurs masques mais je distinguais la silhouette d’un homme et d’une femme. Je me mis face à eux, à moins d’un mètre : « Eh oui ! Vous ne vous y attendiez pas à ce coup-là, n’est-ce pas ?! Ouais, je sais, on m’appelle la Terreur en général … » commençais-je à me vanter en marchant devant eux. « Il faut dire qu’on ne me soupçonne pas, comme ça, mais quand je m’y mets, je deviens une bête enra… » Mais je n’eus jamais le temps de terminer ma phrase que l’on m’assomma.

J’ouvrais les yeux un instant plus tard, le visage au sol. Ma baguette était devant moi mais oh bon sang, ma tête me faisait mal. Je tentais de l’attraper mais un pied repoussa la baguette loin de moi. « Non ... s'il vous plait … » murmurais-je. Soudain, on me souleva comme si je n’étais qu’un vulgaire sac de patates et quelqu’un me plaqua contre un mur. Ma tête tournait mais les images devenaient un peu plus nettes au fur et à mesure que je retrouvais mes esprits. Un troisième homme était là, surement celui que Damian avait fait trébucher. Il venait de libérer ses deux compagnons et riait. « Alors, la Terreur … » commença-t-il d’une voix sèche. Je sentis soudain la pointe de sa baguette dans mes côtés avant qu’il ne crie : « Endoloriiiiiis ! » Mon cri déchira la nuit en même temps que son rire. Quel homme pouvait se réjouir de ça ? La douleur était vive, et semblait arriver par vague. Chaque fois que je pensais que c’était terminé, la douleur revenait. Elle s’engouffrait dans tous mes membres et je me sentais prête à tout faire pour faire cesser cette souffrance.

Mais soudain, le sort s’interrompit. L’homme criait et avait reculé. Mes yeux, qui avaient versé quelques larmes sur mes joues, s’ouvrirent pour observer la scène qui se déroulait devant moi. Le Fléreur venait de lui sauter dessus et le griffait au visage. La Résurgente essayait de lui enlever l’animal qui se cramponnait, puis le troisième homme croisa mon regard. Ma baguette ! Où était-elle ? Mon regard tomba rapidement sur elle. A terre ! Je courus, parce que je savais que c’était ma seule chance de survie. Je tombais au sol en la récupérant et criais un « Expulso » à l’homme qui, trop près, se vit envoyer valser contre la devanture de magasin. Je me relevais mais l’homme et la femme restants venaient de se débarrasser du Fléreur qui se relevait, penaud, dans un coin. J’eus un pincement au cœur mais pas le temps d’y penser. Je reculais en voyant les Résurgents avancer. Deux contre un, je ne faisais pas le poids. Surtout quand ils utilisaient des Sortilèges Impardonnables. Je sentis mon dos heurter un mur et je relevais la tête. Je venais d’avoir une idée.

J’attendis quelques secondes que l’homme et la femme approchent, jusqu’à se retrouver à environ un mètre de moi. Leurs masques étaient effrayants mais pas tout autant que leurs gestes et les pensées qu’ils pouvaient avoir. Et puis, rapidement, je criais « Deprimo » sur la terrasse au-dessus de nous. L’explosion fit tout tomber et je me jetais sur le côté. Mais l’homme m’avait retenu par la chaussure. Et puis, plus rien.

Lorsque j’ouvris les yeux, à moitié sonnée pour la deuxième fois de la soirée, je voyais de la fumée autour de nous. Des lumières s’allumaient dans les habitations situées au-dessus des magasins de la Voie Lactée. Il y avait du mouvement. Je jetais un coup d’œil derrière moi. Des gravas avaient ensevelis la moitié de mon corps. J’essayais de bouger. Tout mon corps était endolori et j’avais la sensation de flotter au-dessus de mon corps. Mais je devais bouger. Pour Damian. Pour mon père. Pour Amanda. Je me hissais de sous les gravas alors que j’entendais de plus en plus nettement les bruits de personnes qui arrivaient dans la rue. Je portais mes mains à mon visage et remis mon masque en place. Une vague de froid me traversa et je remarquais que les Résurgents avaient disparu, ayant surement pris la fuite. Il fallait que je parte également.

Je transplanais, à l’endroit où je devais retrouver Damian. Mais il n’y avait personne. « Damian ?! Damian ! » appelais-je, un peu plus fort à chaque fois. Je boitais alors que je faisais la rue qu’il avait emprunté en sens inverse. Où était-il bon sang ?

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Although we are miles apart, if you ever need a helping hand, I'll be there

Alors qu'ils s'enfuyaient Rose recommençait à babiller sur les Fléreurs... Non mais sans déconner, comment elle arrivait à parler en courant ? Elle ne s'arrêtait donc jamais ? Il préféra se concentrer sur sa course mais cela n'avait pas suffit. Ces saletés de chats l'avaient fait tombé. Il avait entendu l'exclamation de Rose, elle l'aida à sa relever. Et ils continuèrent leur course folle. La peur enserrait le ventre de Damian, il n'avait pas voulu mettre en danger sa cousine. Mais c'est ce qu'il avait fait ! Putain Emily avait raison c'était lui le problème. Ils étaient à présent au prise avec la fumée créée par Rose. Il sentit la main de sa cousine enserrer son bras alors qu'elle expliquait son plan.

Il secoua la tête, il ne pouvait pas se séparer. Il sentait sa tête tourner, mais l'insistance de Rose ne lui laissa pas trop le choix. Et puis ce n'est pas comme ci, ils avaient vraiment le temps d'argumenter non plus. C'est leur vie qui était en jeu. Damian se fit attaquer une nouvelle fois par une de ces saloperies de chat ! Nan mais sérieusement, qu'est ce qu'il leur avait fait à ces bestioles ? Il se retrouva arrosé soudainement alors qu'il essayait encore de se défaire de la prise du griffue. La bestiole se fit la malle.

« Mais bien sûr ! J’avais oublié que les Fléreurs avaient une sainte horreur de l’eau ! Je ne comprends pas, d’habitude, je me souviens de … » S'exclama Rose, Damian n'eut pas le temps de la rembarrer que deux voix se faisaient déjà entendre. Ils allaient devoir courir et fissa ! Et même-ci, il n'appréciait pas l'idée qu'ils soient séparés se serait peut-être pour le mieux. "On s'en tient au plan Rose. Bonne chance !" Souffla Damian avant de se séparer de sa cousine à contre cœur. Il espérait vraiment que tout se passerait bien. Mais il avait comme un doute.

Il pouvait entendre les pas de ses adversaires dans son dos. Il se sentit prit d'un vertige à mi parcours. Il se rattrapa au mur de justesse, il se mit à vomir ses tripes. Oh putain c'était mauvais, il avait vraiment fait une mauvaise chute tout à l'heure. Il se sentit vraiment vaseux, il transpirait anormalement, la respiration difficile. Il avait distancé quelque peu ses poursuivants. Tout les sons lui semblaient décuplés, c'était insupportable. Il gémit malgré lui, bordel ça faisait mal. Il se laissa glisser le long du mur. Il serra sa baguette contre lui. Il allait devoir joué sur l'effet de surprise, il était en bien trop piteux état pour bouger un muscle. Les pas des Résurgents résonnèrent sous son crâne, ils étaient encore à quelques mètre et ils ne pouvaient sans doute pas le voir. Surtout qu'ils ne devaient pas s'attendre à ce qu'il soit à l'arrêt. Ils passèrent devant lui sans le remarque, courant toujours.

"C'est étrange, on entend plus ses pas devant nous..." Fit remarquer une voix féminine. Le petit groupe s'arrêta presque instantanément. Ils restèrent silencieux, un instant semblant essayer de percevoir un bruit de cavalcade. Un hurlement de douleur déchira soudain la nuit, Damian qui commençait à perdre connaissance se sentit piqué. Rose ? Il sentit la colère, un sentiment extrêmement familier envahir ses veines. Les trois abrutis eurent un sourire. "Ils ont eut la fille." Ricana une voix masculine. "Il ne nous reste plus qu'à trouver le garçon." Rappela le dernier Résurgent. Damian n'était peut-être pas le plus douée en magie, mais il était plutôt inventif pour détourner des sorts de leur utilisation initiale. Et surtout, il avait attendu le bon moment pour attaquer. La distraction de ses assaillants serait utilisée à bon escient.

"Expelliarmus ! Reducto ! Incendio ! " Un seul des trois sorciers fût désarmé, il n'attendit pas pour briser sa baguette. Le reducto atteignit la cuisse de la femme qui poussa un cri de douleur, alors qu'une gerbe de sang jaillissait de son membre. Oui le sort faisait réduire les objets... Utiliser sur un être humain l'effet était bien plus douteux. L'autre sort mis le feu à la cape de la femme. Celui qui n'avait plus de baguette essaya d'aider sa comparse à éteindre le feu. La femme réussi finalement à se jeter un aguamenti sur elle même. Le sorcier encore armé et en état se tourna d'ou était venu les sorts et se dirigea vers lui à grands pas. Ils échangèrent plusieurs sorts. Mais il était évident pour Damian qu'il ne faisait pas le poids.

"Endoloris !" Se fût au tour de Damian de hurler cette fois. Son cerveau allait exploser sous la douleur. Il sentait qu'il n'allait pas tarder à perdre conscience. Damian n'entendit même pas l'échange entre les trois Résurgents. Le sort s'arrêta finalement, le corps du jeune homme était parcouru de spasmes. Il entendit juste un bruit typique de transplanage. Il vit en ouvrant les yeux que les deux autres Résurgents étaient parti. Qu'est ce que ? "La prochaine fois... Fuit avant d'être repéré, humain stupide." Gronda l'homme qui semblait plus jeune que ne l'avait pensé Damian. Un dernier bruit de transplanage et il se retrouva seul dans la ruelle. Il se sentit partir. Qu'est ce que c'était que ce bordel ? Il n'y pigeait rien, pourquoi n'était il pas encore mort ? Cet homme lui avait lancé un doloris sans sourciller et il le laissait en vie ? Alors qu'il allait définitivement tomber dans l’inconscience des pas précipités et une voix attirèrent son attention.

« Damian ?! Damian ! » Damian se sentit immensément soulager d'entendre la voix de sa cousine. Il essaya bien de parler, mais seul un gémissement pitoyable passa ses lèvres. Il était en piteux état il fallait bien l'avouer. Il était sur d'avoir un commotion cérébrale entre autre chose. "Là."C'est le seule mot qu'il parvient à formuler avant de tomber dans les vapes pour de bon. Il réfléchirait au pourquoi il était en vie plus tard...

©Lilith

hrpg : je pense que tu auras compris à qui il doit la vie. Je voyais pas comment il pouvait s'en sortir avec trois sorciers contre lui alors qu'il avait une commotion.

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Although we are miles apart, if you ever need a helping hand, I'll be there Jeudi 18 février 2021

Lorsque j’ouvris les yeux, j’aperçus les étoiles. Etais-je tombée inconsciente dans la rue ? Pourtant, je me souvenais que j’avais retrouvé le corps de Damian, je l’avais difficilement emmené avec moi avec un sort de Lévitation, avais trouvé une cheminée en brisant la vitre d’un magasin et avais utilisé la Poudre de Cheminette secrète pour nous téléporter … au Téléscope.

Je retombais sur mes oreillers en soupirant de soulagement. Mais rapidement, je sentis la douleur affluée. « Aie … » dis-je. « Ouais, t’es pas belle à voir, cousine … » Je clignais des yeux et penchais la tête. « Emily ? » La jeune femme était assise sur un tabouret, mangeant de la glace. « Qui d’autre ? » lança-t-elle comme si c’était une évidence qu’elle soit la première à venir me voir à l’infirmerie. Je fronçais les sourcils et approchais mes mains de mon visage. « Qu’est-ce que … » « Tu as plusieurs égratignures sur le visage, mais t’inquiète, j’ai apporté aussi une crème de notre Médicomage pour ça. Tu as également quelques bleus sur le corps, ça, ça ne s’effacera pas rapidement. Ensuite, tu avais les côtes fracturées donc je crois qu’on t’a resoudé un peu tout ça. »

Je l’écoutais, la tête un peu dans le brouillard. « J’ai dormi combien de temps ? » demandais-je. « A peu près 8 heures, après tu t’es réveillée deux, trois fois, un peu en panique, puis on t’a donné des Potions de Sommeil. Mais ne t’inquiètes pas, on est de retour en 2033. » « Quoi ?! » « Détends-toi, je plaisantais. On est le 19 février, et il est … 19h12 ! » Je me mise sur les deux coudes pour observer la jeune femme qui mangeait toujours avec gourmandise sa glace au caramel. « Qu’est-ce que tu fais là ? » Elle leva les yeux au ciel. « Je devais amener une plante spéciale pour celui que t’a sauvé. Au faites, merci … » grommela-t-elle. Oh mince, Damian ! « Comment va-t-il ? Il s’est réveillé ? il va s’en sortir ? » demandais-je.

« Calme, non, il ne s’est pas encore réveillé. Je suis arrivée il y a trois heures. Papa est avec lui … » Je l’observais un instant. Au moins, elle était venue. « Pourquoi tu n’es pas avec lui ? » Elle leva les yeux au ciel. « T’es folle, j’vais pas aller le voir ! » Je fronçais les sourcils. « Et pourquoi ? C’est ton frère. » Elle secoua la tête. « Non. Ce n’est plus mon frère. » disait-elle en enfournant une nouvelle bouchée de sa glace. « Ah bon ? Alors pourquoi t’as fait le déplacement ? » Elle roula des yeux et reposa sa glace avec rage sur la petite table à côté de moi. « Bordel, pourquoi tu causes toujours autant ?! Je vais chercher un Médicomage. » grogna-t-elle en s’éloignant de mon lit.

Deux rideaux m’entouraient, me séparant des autres lits. Je laissais retomber lourdement ma tête contre les oreillers. Merlin, qu’allais-je dire au directeur d’Ilvermorny ? Désolée, monsieur, j’étais partie tagguer des images contre le gouvernement ? Je pinçais mes lèvres et tirai la couverture sur moi, espérant me rendormir au plus vite. Je n’étais pas prête.

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« I'm not in love, it's just a silly phase I'm going through »

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Although we are miles apart, if you ever need a helping hand, I'll be there Jeudi 18 février 2021

« Rose O’Dylan vient de se réveiller » annonçais-je au Médicomage qui gérait les soins des Insurgés aux Etats-Unis. L’homme me remercia et se dirigea vers le lit de la jeune femme. Je soupirais et plaçais mes deux mains dans les poches arrières de mon jean.

Quand papa m’avait contacté par cheminette, j’avais d’abord sursauté. Seule dans mon petit studio, je n’étais pas habituée aux interventions surprises d’un homme que je n’avais plus vu depuis plus de 6 mois.

Il m’avait alors confié que Damian et Rose avaient mené une expédition pour le compte des Insurgés et que Damian s’était retrouvé gravement blessé. Même si je m’inquiétais, j’avais répliqué que je ne voyais pas en quoi c’était mon problème. Papa avait soupiré d’agacement et m’avait dit de venir au plus vite avec une plante spéciale : le Médicomage n’en avait plus en stock et comme elle poussait en Angleterre, j’étais la seule qui pouvait sauver le jeune homme. Ok, c’était une bonne excuse pour aller prendre de leurs nouvelles, en disant que j’y avais été obligée.

Après les multiples contrôles, j’avais pris le premier bateau à destination de New-York, me faisant accoster aux alentours de 15h. Papa était venu me trouver et nous avions transplané sans plus attendre au Téléscope. C’était la première fois que je visitais les lieux. Ouais, c’était assez sympa, mais ça ne valait clairement pas notre QG. On n’échangeait pas un mot. Qu’y avait-il à dire ? Ses lettres se faisaient de moins en moins nombreuses et je n’y répondais pas. J’entendais d’ailleurs déjà les protestations de Rowan.

« Ah ! voici notre plante, merci Emily ! » Le Médicomage qui était penché par-dessus le corps de Damian se dépêcha de partir dans l’autre sens, surement pour ajouter les pétales de la fleur à sa préparation. Mais mon regard restait rivé sur Damian, sur mon frère. Ses cheveux avaient poussé depuis la dernière fois que je l’avais vu. Ses lèvres avaient blanchi et étaient coupées. Il avait un hématome au niveau de la tempe et du sang séché collait encore à ses vêtements. Je retenais mon souffle en voyant cette image. Bordel, je détestais ça. Je contournais mon père pour partir quand il me retint par le bras. « Il a besoin de toi, Emily. » Je le forçais à me relâcher. « Maman avait besoin de lui ! » répliquais-je, les dents serrées.

Je décidais d’aller marcher un peu dans le QG, observant, parlant avec quelques-uns de nos compatriotes. L’un d’eux, Will si mes souvenirs étaient bons, se disait prêt à venir casser du Résurgent avec nous dans un mois. C’était plutôt encourageant.

Je tombais sur le petit réfectoire et trouvais un pot de glace. Il parait que c’était bon quand on avait le moral à zéro. Et c’était un peu le cas, même si je ne le dirai jamais. Je m’assis sur l’une des chaises de l’ilot central et plongeais une grosse cuillère dedans. Damian était vraiment le pire des idiots. Je n’en revenais pas que je sois obligée de venir lui sauver la vie. Moi. Alors que je le détestais. Pfff.

Mon portable vibra dans ma poche. Putain, c’était qui encore ? J’activais l’écran et vis le nom « Potter collant ». Il me demandait ce que je foutais. Je roulais des yeux : j’avais un entraînement avec lui normalement. Je m’activais de lui répondre : « On ne peut plus se passer de moi ? L’entraînement est reporté ! Fais pas de conneries … » Ouais, ça équivalait à peu près à un « Prends soin de toi ». Je soupirais et décidais de me lever pour aller tenir compagnie à Rose.

Elle s’éveilla une heure plus tard, avec toujours autant de parlotes. Beaucoup trop. Et voilà donc comment je m’étais retrouvée à chercher un Médicomage pour elle. L’homme alla trouver Rose et je me retrouvais au point de départ. Je jetais un coup d’œil à ma montre. Damian était-il réveillé ? Malgré tout, cette question ne quittait pas mon esprit. Ok, je devais en avoir le cœur net.

Je me dirigeais vers son lit mais tout était calme. Papa s’était endormi dans le fauteuil. Il devait le veiller depuis qu’il était revenu. Je détournais mon regard de cet homme pour le reporter sur mon frère. Dire qu’il avait été mon meilleur ami pendant toutes ces années et qu’à présent, je le haïssais plus que tout … C’était vrai ? Je le haïssais ?

Je m’assis sur le bord du lit et mes mains allèrent tout naturellement dégager son visage. « Tu n’as toujours pas appris à te coiffer visiblement … » commentais-je, avec un petit rire dans la voix. « T’es vraiment le pire des couillons, Damian. » Je remarquais que les mots venaient d’eux-mêmes. Mon ton était calme, posé. « Je te hais. Je te hais plus que tout. Et pourtant, je suis là ! A venir sauver ton petit cul crado ! » Je quittais son visage de mes yeux. Je restais un moment silencieuse, réfléchissant. Je ne remarquais pas cependant que Damian reprenait peu à peu conscience. « Vous me manquez. Papa, toi, … maman. La famille qu’on était me manque. »

En 8 mois, rien n’avait jamais été plus vrai. « Bon, c’est vrai que papa et maman n’étaient pas tellement présents dans nos vies. On se débrouillait souvent seuls. Non. On se débrouillait souvent tous les deux. Et c’était pas trop mal. » Je secouais la tête. « Tout est différent, désormais. » Je pris une grande inspiration et tournais la tête vers le visage de Damian. Il avait les yeux ouverts, droits vers moi. Je déglutis difficilement. Il avait tout entendu. Sa main se déplaça jusqu’à la mienne. « Alors, t’écoutais tout ? » dis-je avec un regard de dédain. « On t’a pas déjà dit que c’était pas beau d’écouter les conneries des autres ? » Ses muscles se contractèrent comme pour former un sourire et j’en eu un. Ouah, ça c’était bizarre.

« Damian ! » Papa se réveillait. Je sautais du lit, m’éloignant de mon frère alors que notre père se penchait sur lui, plus qu’inquiet. Il jurait qu’il allait tuer lui-même ses couillons qui lui avaient fait ça. Ouais, en tant que Moldu, j’en doutais. Je les observais, les mains dans les poches arrière. Une famille. Tout ce que j’avais perdu.

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« Alors, tu es tombée amoureuse ?
- Malheureusement, chère madame, je reste moi-même mon seul véritable amour.
- Au moins, tu ne risques pas d'être éconduite, Emily Evans.
- Pas forcément. Je m'envoie balader de temps en temps, histoire d'entretenir la flamme. »

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Le brun n'avait que peu de souvenirs, voir aucun de son retour au QG. Il avait juste eut l'impression d'entendre la voix de sa sœur à un moment. Mais c'était impossible, même dans son état, elle ne serait pas venu... Pas vrai ? Il n'eut pas vraiment le loisir de s’appesantir sur ses pensées, son sursaut de conscience c'était bien vite effacé.

Damian reprit conscience doucement, l'odeur d'antiseptique lui laissait à penser qu'il devait être à l'infirmerie. Une voix attira son attention, cependant son corps entier semblait peser une tonne. Il n'arrivait pas à ouvrir les yeux. Les mots se mélangeaient dans sa tête, il avait été question de crado dans l'histoire... Mais il était bien en peine de retrouver un contexte à tout ça... « Vous me manquez. Papa, toi, … maman. La famille qu’on était me manque. » Emily ? Son cœur rata un battement, il décida de ne pas ouvrir les yeux même-ci il sentait qu'il en était capable maintenant. Il l'écouta avec tristesse, oui ils avaient été tellement proche... Et il avait suffit d'un drame pour les séparer. Il était le premier à s'en vouloir pour ce qui s'était passé, pour son absence. Mais objectivement, il savait qu'il n'aurait sans doute rien pu faire ce jour là. A part mourir lui aussi sans doute. Il réalisait cela alors qu'il avait échappé à la mort cette fois.

Il n'était pas suffisamment préparé, et à l'époque c'était encore plus vrai. Il ouvrit les yeux pour finalement fixer sa sœur qui ne le regardait pas. Et puis, elle réalisa qu'il était réveillé, il tenta un sourire. Mais il fallait reconnaître qu'il avait l'impression de faire une grimace. Tout son corps était douloureux. "B'jour Em'." Souffla le jeune homme d'une voix croassante. Il avait réussi à poser sa main sur celle de sa sœur après de nombreuses difficultés. Il était heureux qu'elle soit là. Et puis, c'est son père qui envahit son champ de vision. Il pouvait voir le soulagement sur le visage de son paternel.

"Ça va Pa', j'suis vivant." Mason fit un geste qui surpris autant lui même que sa sœur. Il l'attira dans une étreinte à lui broyer les os. Il y avait longtemps que l'homme n'avait pas agit ainsi avec lui, de leur fait à tous les deux d'ailleurs. Damian se sentit mal à l'aise. "Rose ?" Demanda t'il doucement. Aujourd'hui, il pouvait se sentir coupable de les avoir presque mené à leur perte par sa bêtise. Si il se détachait de sa culpabilité par rapport à la mort de sa mère, il s'en voudrait longtemps pour avoir entraîné Rose dans ses conneries.

"Elle va bien, Damian. Ne me refais plus jamais ça, ok ?" Lui demanda son père très sérieusement. Le brun fronça les sourcils, il ne pouvait pas faire une telle promesse, c'était intenable à moins de se retirer des combats... Ce qu'il n'avait aucunement l'intention de faire. "J'f'rais c'que j'peux." Céda t'il vaguement, ce qui voulait tout et rien dire. Son père sortit rapidement afin de trouver un soigneur. Damian dirigea son regard vers sa sœur, ils se regardèrent en silence alors que Mason revenait avec un médicomage. Le médecin l'examina avant de faire ses recommandations. Du repos, et plusieurs potions à prendre. Mais il était sorti d'affaire, il avait eut une vilaine commotion apparemment. Quand il fût partit, Damian demanda à son père de le laisser seul avec sa sœur. L'homme hocha simplement la tête, avant de quitter la pièce il salua ses deux enfants d'un sourire. Il paraissait avoir prix dix ans en quelques jours.

"Toi aussi tu m'as manqué, Emily." Il leva la main pour empêcher la jeune femme de parler. "Il faut qu'on parle, mais tu vas me laisser commencer. Parce que tu ne m'as pas laissé cette opportunité ces derniers mois." Il soupira et détourna le regard un instant, il savait que lui demander de se taire pouvait se retourner contre lui. Mais il était temps de crever l'abcès.

"Tu ne peux pas savoir à quel point j'me sens coupable pour maman. A quel point ça a été difficile de savoir que si j'avais été là ce jour là, j'aurais peut-être pu faire quelque chose. " Une larme coula sur sa joue, il ne prit pas la peine de l'essuyer. Elle ne pouvait même pas imaginer à quel point ce simple fait lui rongeait le cœur. Aujourd'hui, il comprenait qu'il y aurait sans doute laissé la vie. Mais ça ne changeait rien sur le fait qu'il n'avait pas été là, encore une fois.  

"J'sais que tu m'en veux, mais... Tu crois vraiment que ma présence aurait changé quoique se soit ? Regarde dans l'état où je suis alors qu'ils étaient seulement six. Il y à huit mois je n'aurais même pas pu tenir tête à un seul d'entre eux." Avoua Damian amèrement. Aurait-il pu sauver leur mère ? Il en doutait fortement, peut-être qu'elle s'en serait sorti ou qu'ils seraient morts tout les deux. Mais tout ça c'était hypothétique, il fallait qu'ils avancent maintenant. Et ça commençait par essayer d'enterrer la hache de guerre.

©Lilith

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Je suis désolé, tu le sais ça au moins ?
Je ne voulais pas sa mort Emily.

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Although we are miles apart, if you ever need a helping hand, I'll be there Jeudi 18 février 2021

Damian s’inquiétait visiblement qu’il soit arrivé quelque chose d’important à leur cousine. Il n’avait pas tort, il avait mis leurs deux vies en danger de manière inconsidérée. Même si, je pensais, que j’avais tendance à commettre les mêmes erreurs en ce moment. J’acceptais les missions les plus risquées et je me battais comme si c’était ma dernière heure.

« Elle va bien, Damian. Ne me refais plus jamais ça, ok ?
- J’f’rais c’que j’peux. » répondit simplement le jeune homme, le regard un peu hagard.

Papa disparut rapidement et le silence tomba. Je gardais mes deux mains dans les poches arrières de mon jean, me dandinant sur mes pieds, croisant le regard de Damian qui hésitait surement par où commencer. Je pinçais les lèvres. De toute façon, je n’allais pas rester, alors qu’il ne se sente pas obliger de dire quelque chose.

Un Médicomage arriva finalement avec papa et après plusieurs recommandations, il repartit vers un autre malade. Bien, il allait s’en remettre. Ma mission était terminée. Mais alors que j’allais faire demi-tour et prendre la tangente jusqu’au Royaume-Uni, Damian demanda à notre père de nous laisser seuls un moment. Je poussais un long soupir audible, ignorant le sourire de Mason qui espérait quelque chose d’impossible.

« Toi aussi tu m’as manqué, Emily. » Je déglutis et eus un sourire poli, ayant l’intention de lui dire que c’était juste une façon de parler mais le jeune homme me coupait déjà. Il fallait que je le laisse parler ? Je secouais la tête, langue entre mes lèvres, comme à chaque fois que quelque chose me dérangeait. C’était vrai, quoi ? De quoi il voulait parler ? Il devait se reposer et moi, je devais repartir de là où je venais.

« Tu ne peux pas savoir à quel point j’me sens coupable pour maman. » Ah. Donc on allait effectivement parler du « cœur » du problème. Je changeais de position, croisant finalement les bras, hochant la tête avec mes lèvres pincées, comme m’ennuyant terriblement. « Tu es rationnel, c’est déjà ça. » confirmais-je sa thèse comme quoi il aurait peut-être pu faire quelque chose. « Tu crois vraiment que ma présence aurait changé quoique ce soit ? »

J’eus un petit rire agacé alors qu’il se larmoyait sur l’état dans lequel il se trouvait. « Je crois … » repris-je en appuyant chacune de mes paroles. « … que si tu étais arrivé à l’heure que maman t’avait donnée, vous auriez pu échapper à ce massacre. Voilà tout. » S’il était arrivé à 11h, comme maman lui avait indiqué dans son SMS, et non à 11h20, cela aurait tout changé !

« Mais tu as raison. Je t’en veux. Et tu n’aurais certainement pas fait le poids s’il avait fallu. » répondis-je amèrement. Il me regardait, les yeux fatigués mais l’envie de riposter comme je le connaissais.

Although we are miles apart, if you ever need a helping hand, I'll be there  Tenor

Puis il poussa un soupir, ennuyé, lassé. Par tout ça ? Tous ces reproches ? De quel droit il parlait de ma vie ? J’étais très bien toute seule, loin de lui, loin de papa, loin de tous ces regrets. Cependant, il savait toucher là où ça faisait mal : maman, ma vie solitaire. Il avait noté ma prise de muscles et les Runes sur mon corps se voyaient très nettement. Oui je faisais des expériences pour essayer de trouver une solution pour envoyer ces pourritures six pieds sous Terre.

« ARRÊTE ! » m’écriais-je, les larmes au bord des yeux, décroisant finalement les bras. « Arrête, j’ai compris, c’est bon. » J’étais furieuse. Furieuse qu’il me connaisse si bien, furieuse qu’il me sorte de mes gonds, furieuse contre ces Résurgents. « Je sais que j’ai ma part de responsabilité là-dedans. J’aurai du me montrer plus forte, j’aurai du … j’aurai du être capable de protéger maman à ce moment-là … » dis-je, un sanglot menaçant de me faire perdre ma voix, le doigt accusateur pointé sur ma poitrine. « J’aurai pu aider. Mais j’ai joué ma tête de mule ! Tu sais pourquoi Damian ? Parce que je savais que tu serais en retard et que je refusais totalement de venir me placer une nouvelle fois entre maman et toi ! »

Les souvenirs m’étaient revenus. Quand Rowan m’avait demandé où j’étais à ce moment-là, c’était revenu. « Je prenais un café dans le pub à côté de l’UMS. » commençais-je à narrer. « Maman m’avait envoyé un SMS pour me proposer de faire un restaurant ce midi. C’était rare qu’elle veuille passer un moment avec nous deux. Elle m’avait dit qu’elle t’attendrait sur le Chemin de Traverse et j’avais répondu que, comme d’habitude, tu serais en retard. Alors … je lui ai proposé de t’attendre au Chaudron Baveur, histoire qu’elle ait le temps de se détendre autour d’un café. » Je me laissais m’asseoir sur le lit de Damian, la mâchoire tremblotante.

« J’ai ma part de responsabilité. » dis-je en tournant la tête vers Damian. « J’aurai pu lui dire d’aller chez Florian Fortarome … » Je haussais les épaules. « Mais pourquoi tu es arrivé en retard Damian ? » chuchotais-je. « Qu’est-ce qui était plus important que passer du temps avec ta famille ? » Mon frère était visiblement choqué par ce que je lui apprenais et tenta de prendre ma main mais je la retirai. « Tu as perdu ta famille à la minute où tu as fait le choix de penser plus à toi qu’à nous ! »

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« Alors, tu es tombée amoureuse ?
- Malheureusement, chère madame, je reste moi-même mon seul véritable amour.
- Au moins, tu ne risques pas d'être éconduite, Emily Evans.
- Pas forcément. Je m'envoie balader de temps en temps, histoire d'entretenir la flamme. »

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Il encaissa les reproches encore une fois. Mais ça suffisait, elle n'avait pas le droit d'être autant en colère. Parce que rien n'aurait pu prévoir ce qu'il s'était passé. Si il avait su bien sûr qu'il serait arrivé à l'heure. Mais le fait est qu'il n'avait pas su, qu'il n'avait pas pensé un seul instant que sa mère risquait sa vie à l'attendre au Chaudron Baveur. En plus, il n'était pas arrivé en retard sans raison. Sa mère savait en fait qu'il serait en retard, il l'avait prévenue. Mais ça ni son père, ni sa sœur ne lui avait demandé. Il serra les dents, puis soupira finalement. Il en avait marre, il était las. Parce qu'elle s'aveuglait elle même, elle était presque plus en colère envers elle même qu'après lui. Il était juste un bon bouc émissaire, c'était facile.

"Tu n'as aucune idée de ce que tu racontes. Ton raisonnement est stupide, parce qu'on devait se retrouver là bas, à quel moment tu penses qu'on aurait pu se faire la malle ? Elle n'avait aucune raison, ni moi d'ailleurs de penser qu'on se ferait attaquer dans un lieu public." Il souffla difficilement, son regarda analysa sa sœur froidement.

"Contre qui tu es le plus en colère Emily ? Contre moi ou contre toi-même ? Parce que si je me fie aux runes que je vois sur ton corps, à l'entrainement que tu t'es imposé, je me demande si tu ne m'utilise pas comme exutoire de ta peine. Je ne suis pas fautif de ce qui est arrivé. Les seuls coupables sont ceux qui tenaient les baguettes ce jour là. Tu t'isoles et tu repousses tout le monde parce que t'as peur, t'es terrifié à l'idée de perdre quelqu'un d'autre. Tu veux que je te dise, tu fais la fière, tu fais celle qui en a rien à foutre, mais c'est des conneries. Tu te mens à toi même." Asséna Damian avec calme, il était évident qu'il avait beaucoup réfléchit à tout ça pendant ces mois de silence forcé. Lui aussi il en voulait à sa sœur, parce qu'elle lui reprochait des choses dont il n'était pas responsable. Il avait poussé sur les bons boutons, parce qu'il appris finalement des choses dont il ne se doutait même pas ! Il l'écouta choqué, il n'avait pas pensé qu'elle avait été au courant, qu'elle avait parlé à leur mère avant le drame.

"Tu n'es pas responsable, Emily. Pas plus que moi merde ! Maman savait que je serais en retard je l'avais prévenu." Il essaya de prendre la main de sa sœur mais elle le repoussa encore. Il sentit la colère l'envahir. "Parce que tu es juge et bourreau peut-être ? De quel droit tu ose dire ça ? Tu te rends compte à quel point c'est stupide ? A quel point c'est cruel ?" Souffla t'il exaspéré, sans crier pour autant, trop épuisé pour ça.

"Sans parler que c'est complètement faux, tu te souviens que j'avais loupé la fête des mères ? Comme presque tout les ans... J'suis mauvais avec les dates et plus encore avec ses fêtes marketing. Mais pour Maman ça avait de l'importance. J'avais commandé un truc chez un botaniste, sauf que y'avait un monde de dingue. Et quand je suis enfin arrivé c'était le chaos, et j'ai su que maman était à l’hôpital. Mais c'était trop tard..." Sa voix s'était brisée sur la fin. Et après son père l'avait regardé avec froideur et sa sœur lui avait craché des horreurs au visage alors que leur mère venait juste de mourir.

©Lilith

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Je suis désolé, tu le sais ça au moins ?
Je ne voulais pas sa mort Emily.

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Although we are miles apart, if you ever need a helping hand, I'll be there Jeudi 18 février 2021

« Tu n’es pas responsable, Emily. Pas plus que moi merde ! » me disait Damian alors que je restais encore sous le choc de mes souvenirs revenus. Il essayait de me prendre la main, de me toucher, de me sentir près de lui, mais je refusais. C’était tellement douloureux d’avoir laissé cette porte s’ouvrir pourtant, je n’arrivais pas à la refermer. C’était comme si on m’obligeait à tout encaisser, à en finir maintenant.

« Tu as perdu ta famille à la minute où tu as fait le choix de penser plus à toi qu’à nous ! » lançais-je à Damian. « Parce que tu es juge et bourreau peut-être ? De quel droit tu oses dire ça ? Tu te rends compte à quel point c’est stupide ? A quel point c’est cruel ? » Damian avait envie de crier mais sa voix, ses dernières forces ne lui en laissaient pas le droit. « Oh oui, bien sûr, c’est moi, Emily la cruelle, Emily la stupide. Pauvre Damian qui subit les foudres de sa sœur, hein ?! » Je serrai les dents. J’avais entendu ces phrases tellement de fois durant l’été. Damian et Mason étaient partis en Amérique et je n’avais cessé de les blâmer. J’étais égoïste, j’étais Emily, la chieuse, la narcissique, la solitaire, la méchante, la cruelle.

Et maintenant je me faisais passer pour la victime. J’étais de mauvaise foi, je retournais la situation dans tous les sens pour donner toujours aux autres le mauvais rôle. Mais c’était plus difficile avec mon frère. « Sans parler que c’est complètement faux. » continua-t-il alors que je restais assise, la mâchoire crispée, comme ne sachant pas que faire, que dire. « Tu te souviens que j’avais loupé la fête des mères ? » Je poussais un mi-soupir, mi-rire. « Comme presque tous les ans … » Oui, il avait toujours été nul pour retenir les dates. Je l’avouais, je n’étais pas non plus la plus douée. Mais comme il le disait, pour maman c’était important.

Je me souvenais que ce soir-là, alors que l’UMS organisait une soirée étudiante, nous avions voulu y échapper avec des amies et étions allées profiter d’un café dans Londres. Oui, c’était un soir animé à Londres cette fois-là. « J’avais commandé un truc chez le bijoutier, sauf que y’avait un monde de dingue. » Je relevais les yeux vers lui, décontractant mes épaules. Comment ? Il … il allait voulu se rattraper pour la fête de mères ? « Et quand je suis enfin arrivé c’était le chaos, et j’ai su que maman était à l’hôpital. » Je sentis ma mâchoire reprendre ses tremblements. Oh non … Ne me dites pas que c’était la vérité … Je secouais la tête. « Mais c’était trop tard … » Non, non, non. Sa voix s’éteignait comme s’il était sur le point de pleurer.

Je me relevais brusquement, comme si quelque chose m’avait piqué et je portais une main à ma bouche pour m’empêcher de trembler, de crier. Non, je ne voulais pas le croire. Damian … Damian, c’était lui que j’avais rendu responsable. C’était …

Ce n’était pas sa faute. Merlin, non ce n’était pas sa faute. Je l’avais haï, je l’avais incendié, je lui avais hurlé dessus. Mon frère. Mon propre frère. Mon meilleur ami. Mon confident. Ma main descendit à ma poitrine comme si je ne parvenais plus à respirer. Tout m’oppressait d’un coup alors que je me rendais compte à quel point j’avais été stupide, et cruelle, tout comme me l’avait fait comprendre Damian un peu plus tôt.

Je me laissais glisser contre le mur froid du Téléscope, retenant mes larmes alors que je désirais plus que tout crier. Mais aucun sort ne sortait. J’avais même la sensation que mes oreilles bourdonnaient et que Damian devait me parler. « Emily... Emily ! Bordel de merde. » Mais je n’entendais plus rien. J’avais si longtemps enfoui tout cela que tout me revenait en pleine figure. Tous ces souvenirs. Tout ça. C’était horrible. Les Médicomages. L’hôpital. La main de maman, froide et molle. Mason qui pleurait. Damian qui ne comprenait pas. Moi lui hurlant dessus. L’enterrement. Le départ en Amérique pour Damian et Mason. Ils étaient partis et je m’étais retrouvée seule. Parce que j’avais refusé de les suivre. C’était moi qui m’étais mise à l’écart. Non eux. Moi et moi seule.

Plusieurs minutes passèrent pendant lesquelles je ne bougeais pas. Assise dans mon coin, à attendre. Attendre que tout se calme. Que la tempête passe. Je ne voulais pas m’effondrer ici. Je savais que ma baguette voulait crépiter de magie, que je voulais crier, exploser. Mais je ne voulais pas le faire ici.

« Je suis désolée. » Je ne regardais pas Damian en disant cela. Juste le pied de son lit. D’ailleurs, je n’étais même pas certaine qu’il ait entendu ce que je lui avais dit. Et puis finalement : « Merci, mais j'ai pas besoin que tu pleurniches. » Je me sentais toujours patraque, mais le ton léger de mon frère, mon aîné, mon compagnon de route me fit esquisser un sourire. « Relève tes miches et viens faire un câlin à ton connard de frère. » me railla Damian avec ironie, essayant de dédramatiser les choses. On repassera sans doute pour l'élégance et la délicatesse, mais c’était lui, c’était ce qu’il était.

Je relevais lentement les yeux, surement brillants un peu et je secouais la tête en mordillant ma lèvre. « T’as encore une odeur de sang et de magie noire sur toi … » grommelais-je en me relevant, soupirant pour expulser tout ce que j’avais encore sur le cœur. « Mais c’est bien parce que je vois que t’es en manque d’affection ! » Je m’approchais de lui pour le serrer contre moi. J’étais comme ça. Je ne montrais pas que j’en avais besoin. Je ne montrais pas que je pouvais être humaine moi aussi. Mais je l’étais pourtant. Et j’avais besoin de mon frère. J’avais besoin de faire la paix avec mon passé. Et à cet instant je comprenais ce qu’avait voulu me dire Rowan. Il avait toujours voulu m’aider, il avait toujours voulu mon bien.

« T’es toujours un connard … » soufflais-je dans ses cheveux. Le connaissant, je me doutais qu’il relancerait par une insulte. Et je comprendrais qu’à ce moment-là, les choses pourraient peut-être un jour redevenir comme avant.

« Et toi toujours la même tête de mule ! »


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« Alors, tu es tombée amoureuse ?
- Malheureusement, chère madame, je reste moi-même mon seul véritable amour.
- Au moins, tu ne risques pas d'être éconduite, Emily Evans.
- Pas forcément. Je m'envoie balader de temps en temps, histoire d'entretenir la flamme. »

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