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RPG Harry Potter

In RPG, nous sommes en Décembre 2021.

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I've been running with the wolves
To get to you, to get to you
Elisabeth Hiilos & Liam Braeden

19 mars

Mes lèvres remontent le long de sa colonne vertébrale, tandis que mes mains glissent le long de ses hanches, en sens inverse. Je la renifle, m'imprègne de son odeur. L'homme, le sorcier, ils ne sont presque plus là. Et c'est pareil pour elle. Ma louve, ma compagne, elle est là, plus belle que jamais. Je sens son odeur, elle n'est pas masquée, elle est animale. Je viens mordiller son cou, déposer un chapelet de baisers sur sa mâchoire, jusqu'à m'emparer de ses lèvres, et je refais le trajet dans le sens inverse. Pas besoin de pleine lune pour sentir toute la puissance de notre nature, pour être en osmose, être libre. Même elle, je sais que c'est dur pour elle, car elle est comme revenue à la vie et qu'elle doit réapprendre après cette résurrection. Mais le printemps est là, et il a achevé de balayer les craintes du sorcier. Cette louve est mienne, je le sais depuis le début. S'il m'est arrivé de me fourvoyer par le passé, elle, ça n'a fait aucun doute.

Je suis envahi de passion. Je m'allonge à ses côtés. J'entends Manen jouer avec sa cloche... une cloche sérieusement... maudit soit celui qui lui a offert ça en guise de jouet. Mais d'un autre côté, ça nous prépare. Je veux des enfants avec cette louve, des garçons et des filles forts et rapides à qui j'apprendrai la chasse. Les lapins n'ont qu'à bien se tenir, bientôt, ils n'auront plus de répit. De même que les poules, si j'en crois le nombre d'oeufs orphelins que laisse Ailis derrière elle.

Là, en cet instant, elle est douce comme un agneau, mais je sais à quel point elle est redoutable durant un combat. Et c'est pour cela que je l'aime et la désire autant. En dépit de son parcours, elle est une guerrière, une vraie combattante. Elle a toujours su prendre soin des siens, prendre les bonnes décisons, aussi dures et déchirantes soient elles. Elle est jeune, humainement parlant, et pourtant aujourd'hui, ses hanches sont celles d'une femme, prête à porter et donner la vie. Il paraît que ertaines personnes sont accros au chocolat, moi je le suis d'elle. Elle a été un point d'ancrage dans le merdier des derniers jours. Elle était là quand j'ai retrouvé Tarek, ses frères, sa sœur qui me hait. Elle a dû endurer les foudres d'une Reagan replongée à l'époque de ses dix-neuf ans. Et surtout, elle a soigné et protégé les nôtres, elle a compté les corps des combattants tombés lors de l'attaque du QG des Résurgents.

« Je te veux », que je murmure à son oreille. Elle est ma compagne, pleinement, officiellement, la meute l'a acceptée et reconnue immédiatement, mais aujourd'hui, je veux un vrai printemps, je veux qu'elle soit physiquement mienne, être en elle, selon tous les sens du terme. Et là au moins, en ce premier jour du printemps, le sorcier me fout une paix royale. Ses craintes, ses hésitations, tout est au placard. Ces jours-ci sont les miens, les nôtres aussi, et moi je suis fier de l'avoir transformée, de l'avoir mordue, à sa demande. L'union parfaite, tous les loups savent qu'elle est à moi et que je suis à elle. Nous méritons ces instants, loin de la folie des sorciers, c'est aussi pourquoi je ne parle presque pas. Les humains sont loin, ailleurs, ce n'est pas leur heure, c'est la nôtre.

Quand elle fait mine de me repousser, je lui attrape les mains et les plaque contre le matelas, je me fais plus autoritaire, plus possessif aussi.Puis je me décide à baisser la tête devant elle, devant ma compagne, d'embrasser son ventre qui accueillera nos futurs enfants, et de m'y lover.

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19 mars

Il n'y a pas une louve plus heureuse que moi à cet instant là. Je sens le printemps avant même de sentir ses baisers sur ma peau. Je frisonne de plaisir, mon corps vibre de passion. Tous mes instincts sont réveillés par ses caresses. Liam peut se montrer aussi doux que délicieusement brutal. Je sens son loup éveiller la mienne. Il ne lui en faut pas beaucoup pour s'abandonner à son alpha. Cela fait cinq mois qu'il m'a mordu, que j'ai retrouvé un sens à ma vie, même si chaque jour, c'est une lutte pour retrouver le contrôle total. Cinq mois que je suis en parfaite harmonie avec cette louve, j'ai su qu'elle et moi on serait en parfaite symbiose quand lors de la pleine lune de janvier, j'ai pu garder le contrôle. Je l'avais dit à Liam. Il a immédiatement su, même si un combat faisait rage, et que nous en avons vraiment profité qu'à la lune de février.

Il sera toujours mon alpha, dans ce corps, dans un autre, avec cette louve ou sans. C'est toujours lui, ça ne peut être que lui. Je n'ai jamais vraiment fait confiance aux hommes dans ma vie. Et quand j'ai essayé, Tobias s’arrangeait toujours par les faire fuir. Mais quand j'ai rencontré ce loup la première fois, après une défaite, quand je me suis reposée quelques instants sous son regard, j'ai su qu'il était le bon. Et il me l'a prouvé tous les jours depuis. Le printemps dernier, je n'ai pas pu l’honorer comme il se devait, mais cette année. Oh... cette année sera merveilleuse.

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Nos râles sont en accords. Je me laisse puissamment posséder par cet homme. Je sens tout son désir, violent, aimant. Je sens toute sa force, toute son aura. Il m'envoute totalement, et je gémis de plaisir. Je plante mes ongles dans chaque parcelle de corps à laquelle je m'agrippe pour accueillir ses coups de reins. Je chavire totalement pour laisser ma louve parcourir mon être, supporter cette étreinte bestiale absolument divine. Nos loups grognent et prennent plaisir ensemble, moi la femme, la jeune femme, la jeune mère, je me donne entièrement à lui. Je suis à lui, autant qu'il m'appartient en cet instant. Et quand nos cris disent oui ensemble, je le retiens encore en moi, juste pour l'admirer, pour ancrer mes yeux à jamais dans les siens. Je suis presque à bout de souffle, mais totalement comblée.

Il s'allonge à mes côtés et je souris quand j'entends Manen jouer dans sa chambre. Qui lui a fourgué cette clochette ? Un instant je tourne ma tête vers Liam. Est-ce une astuce pour prévenir quand elle arrive vers nous ? Pour savoir où elle est ? Son visage est pensif, et je me redresse sur un avant bras pour le regarder. Il est beau quand il est ailleurs. A quoi pense-t-il après m'avoir fait l'amour comme ça ? Je viens frotter mon nez contre sa barbe, déposant un tendre baiser sur ses lèvres.

"Ne te torture pas trop l'esprit mon loup. Je suis là pour chasser tous tes ennuis."

En guise de réponse, il caresse mes fesses. Mon cœur s'emballe de nouveau. Le murmure à mon oreille réveille d'un coup tous mes sens. Je le veux aussi. Je pousse un gémissement de surprise quand grâce à sa force, je me retrouve de nouveau prisonnière de son autorité naturelle. Je grogne de plaisir et pour la forme.

"Alors prend moi..." Que je murmure à mon tour, mes yeux brûlants fixés aux siens.

Mais cette fois je veux... je tente de venir sur lui, mais apparemment, le loup en a décidé autrement. Je bénis le son de la clochette lointaine. Mon plaisir est sournois, foudroyant et la louve prend les commandes totales pour supporter l'assaut de son compagnon. Quand nous tombons, tremblant de plaisir, je soupire d'extase. Je passe tranquillement la main dans ses cheveux, alors que sa joue appuie contre mon ventre. Je suis en paix. Je sais ce qu'il veut. Il ne me veut pas seulement moi, il veut le fruit de notre amour. Et il l'aura. Je me redresse quand j'entends Manen qui m'appelle. Un dernier baiser sur ses lèvres et je sors du lit.

J'enfile une culotte et une chemise de Liam pour sortir de la chambre. Je m'arrête à l’embrasure de la porte et me retourne vers lui, un petit sourire au coin de mes lèvres. "Oh, il faut que tu saches, que je ne me protège plus." Mon sourire s’élargit et je lui tourne le dos, faisant rebondir mes fesses, l'air fière de moi, avant de venir récupérer Manen dans son lit qui en a assez de jouer avec sa clochette. Alors que je me tourne avec elle dans les bras, c'est Liam que je découvre dans l'encadrement de porte. Son air m'amuse. J'arrive à sa hauteur et lui dépose Manen dans les bras. Je viens poser un index sur son torse pour tapoter doucement.

"Ce que je viens de dire monsieur Braeden, c'est qu'avant la fin de l'année, vous serez une deuxième fois papa."

Pourquoi est-ce que je suis aussi confiante ? Parce que je sais que j'ai déjà donné la vie, et que je suis une louve vigoureuse et en pleine forme. Je suis jeune, ma louve est puissante et ce printemps est absolument propice. Je sens les hormones en moi, je sens ce besoin, qui appellent mes entrailles. J'ai envie, j'ai besoin d'être enceinte. Je sais que je vais tomber enceinte, tout est réuni. Mes chaleurs sont là.

"Alors allez lui changer la couche pendant que je prépare le petit déjeuner."

Je mords ma lèvre en ne pouvant camoufler un sourire, qui communique avec le sien. Je file sans demander mon reste. J'ouvre le frigo et prépare à manger pour mes deux amours. Je sais que je lui fais un cadeau qu'il désire depuis un moment. Je sais déjà quel genre de père il va être. Et je sais que la combinaison de nos gènes fera de nos enfants des loups-garous de naissance. Je sais qu'il considère Manen comme sa propre fille, c'est son âme et son cœur qui parle pour elle. Mais là, il s'agira de sa chair, de son sang. Son héritage. Et je suis ravie de faire de lui un père qui pourra accompagner son enfant dans sa lycanthropie. Manen et notre futur enfant n'auront jamais peur d'être ce qu'ils sont, demi-louve ou loup à part entière. Ils n'auront pas mes doutes, ne feront pas mes erreurs. La meute que Liam a construite sécurise tous mes projets, tout notre avenir. On est à la tête des Insurgés, et on se bat pour la paix, pour la liberté, pour vivre heureux.

Et je sais, que dès que je tomberai enceinte, il faudra parler de tout ça, des Insurgés, des combats. Nous n'avons jamais trop parlé bébé, mais je sais le caractère de Liam. Je redoute ce moment, son avis sur la question. Il peut être têtu et borné. Quand ils reviennent tous les deux, tout est presque prêt. Je remue une poêle et je le sens arriver dans mon dos avec Manen dans ses bras. Il glisse discrètement une de ses main sur mes fesses en soulevant sa chemise. Et on contemple tous les trois l'omelette aux lardons. Manen en raffole.

"Il faudra songer à pousser les murs. Parce que je ne compte pas m'arrêter à deux."

Je le regarde, cherchant une approbation dans son regard. Il est temps, plus que temps, de parler de tout "ça". Une grossesse, mon rôle chez les Insurgés. Un enfant. Je veux être sûre aussi qu'il soit prêt, qu'il le désire vraiment, que je suis la bonne pour lui, sa compagne. Qu'il m'a définitivement choisi. Nous avons été privé de contact pendant plus de trois mois, c'était douloureux. Il ne voulait pas de la relation lié à la morsure. A-t-il bien compris maintenant que ma louve le reconnait lors des pleines lune, que je suis bien sa partenaire ? Pour toujours ? Je sais que c'est le printemps qui me rend aussi jalouse. Mais c'est comme ça, c'est dans l'ordre des choses. Je ne veux pas seulement qu'il me possède dans un lit, je veux aussi porter son enfant, que TOUTES et tous sachent.

Codage par Libella sur Graphiorum

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Elisabeth Hiilos & Liam Braeden

C'est Manen qui nous tire de notre moment. Voilà aussi ce qui me manque de la vie en meute : que les autres s'occupent des enfants quand les couples sont affairés. Je grogne pour la forme quand elle s'échappe du lit et je ne perds pas une miette du spectacle.

"Oh, il faut que tu saches que je ne me protège plus."

Je me redresse d'un coup sur les coudes, l'oeil pétillant, et le sourire aux lèvres. Celui de l'homme ou celui du loup ? Qu'importe, c'est du pareil au même. Elle ne se protège plus... ça veut dire... Je bondis hors du lit, enfilant un caleçon rapidement – et c'est bien parce qu'elle est avec Manen, sinon par tous les loups d'Irlande si nous avions été seuls, je lui aurais fait l'amour non stop pour être sûr qu'elle ne quitte pas cet appartement sans être enceinte. Je récupère Manen d'un bras, tandis qu'Elisabeth répète sa promesse. Alors de mon bras libre, je l'attire à moi pour l'embrasser sous une grimace de notre fille. Elle va m'offrir un enfant issu de mon sang, de ma chair, de mes gènes. Et ça, c'est incroyable.

« Tout ce que vous voulez. »

Je ferai tout ce qu'elle me demande puis qu'elle va me donner des enfants. Plein j'espère, des frères et sœurs pour Manen, que je vais changer sous ses gazouillis. Et même si l'odeur d'une couche pleine n'a rien de plaisant, je pourrais en changer des centaines. Et alors que je lui chatouille son petit ventre mou, je ne peux m'empêcher de songer au fait que nos autres enfants seront des loups-garous. Manen sera la seule demi-louve, comme Reagan peut l'être dans sa famille. Quelque part, j'espère qu'elle aidera ma fille à accepter sa nature. Qu'elle lui prouvera qu'elle n'aura pas à courber l'échine, qu'elle vaudra autant que ses frères et sœurs. Je sais aussi qu'on lui fera du mal quand nous attendrons nos enfants, mais c'est tellement de bonheur. Je récupère la fillette dans mes bras pour rejoindre sa mère, dont je caresse les fesses rebondies.

"Il faudra songer à pousser les murs. Parce que je ne compte pas m'arrêter à deux."
- Ce serait mal me connaître que de croire que je ne te ferai qu'un frère ou qu'une sœur pour Manen. Je veux une meute. »

Je mordille son cou. On est jeune, on est en pleine santé, et elle a les hanches d'une mère. J'installe ensuite Manen dans sa chaise haute, et elle attaque l'omelette à mains nues, tandis que sa mère s'assoit.

« Tu sais que si notre fille n'était pas là tu serais déjà en train de gémir sur cette table ? »

Comme une promesse, ma main glisse sous la table, sous son sous vêtement. Heureusement, c'est Riley qui va s'occuper de la petite aujourd'hui, ça me laissera amplement le temps d'honorer sa mère et de maximiser nos chances de concevoir. J'ai hâte de la savoir enceinte. Peut-être faudra-t-il nous installer au Merlin. Ça impliquerait que je vende ma boutique... Mais est-ce qu'elle sera assez en sécurité ici ? Est-ce que nos enfants seront assez en sécurité ? Je veux qu'ils puissent courir, jouer, s'ébrouer. Et pour le moment, ce n'est possible que sur l'île de Wolfgang et Rea. Je n'envisage pas le Speluncae, ou peut-être uniquement le temps de la grossesse. Les loups ne sont pas faits pour vivre sous l'eau. Mais pour l'instant, ça ne sert à rien de se projeter. Je veux d'abord la faire mère. J'avale mon omelette rapidement pour pouvoir aller m'habiller sommairement, pour accueillir Riley, qui ne m'a jamais paru si longue. Sauf qu'au moment où elle arrive et qu'elle ouvre la porte, je suis agressé par l'odeur du vampire. Immédiatement mon poil se hérisse, et je sens comme une immense colère m'envahir. Je sais ce que c'est bien sûr, c'est pour cela qu'on avait d'abord demandé à Riley de venir seule... Toutefois, je remarque tout de suite ses béquilles et ses traits tirés.

« Désolée, j'ai un peu de difficulté à bouger en ce moment.
- Tu veux t'asseoir, boire quelque chose ? 
- Cinq minutes alors, je vous ai promis de m'occuper de Manen. »

Elle sourit, elle fait la forte mais je relève les yeux vers Ludwig. Elle a mal, ça se voit, ça se sent. Je l'ai déjà vu avec sa « jambe morte », mais là, il y a quelque chose en plus. Je lui sers un peu d'eau tandis qu'Elisabeth la salue. En dépit de mon aversion exacerbée pour son odeur, j'attire Ludwig un peu à l'écart.

« J'ai quelques décoctions contre la douleur. Ça touche le nerf ? La moelle épinière ? »

Je le crois volontiers quand elle me dit qu'elle n'en fait qu'à sa tête et qu'elle refuse le fauteuil. Manen grimpe dans les bras de Ludwig, non sans avoir fait un bisou à Riley et tous les trois s'en vont. Notre fille nous fait de grands signes et dès que la porte se referme, j'attrape Elisabeth par les hanches, pour la soulever sur la table et dévorer ses lèvres, son cou, sa poitrine que je libère. Je me doute qu'elle est préoccupée, mais j'en appelle à la louve là. Le printemps, c'est accepter la vie et je compte bien la faire naitre au creux de son ventre. Son sous vêtement ne résiste pas et je l'honore avec toute la ferveur et l'amour dont je suis capable.  

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19 avril

C'était le printemps le plus merveilleux de ma vie. Je me suis sentie pleinement louve, pour la première fois de ma vie, cette symbiose totale entre la créature en moi. J'ai vibré de plaisir, de passion, et pas seulement parce que Liam est un bon amant. J'étais dans mon monde, dans mon élément. Je suis à ma place, pour la première fois de ma vie, je suis là où je dois être. J'accepte qui je suis, un homme accepte qui je suis. Cette créature en moi, même si elle n'est pas la même que celle de mes onze ans, je l'accepte entièrement. Je l'ai ressentis parfaitement durant cette semaine. Quand elle n'a plus été en moi, j'étais un gouffre vide. Je me suis sentie diminuée, comme s'il me manquait un gros morceau pour vivre normalement. Ce n'était plus que de la survie. Alors que j'ai passé des années à détester cette bête. Je ne voulais pas d'enfant et j'ai eu Manen. Mais aujourd'hui, dans les bras de Liam, je suis une nouvelle personne. Je suis aimée, parce que je suis une louve. Parce que je suis une alpha. Plus que tout, je veux transmettre cette force, ce don, cette nature. Parce que mon compagnon l'assume, parce que je l'assume, je sais que tout ira bien pour nos enfants.

Quand il me fait l'amour, quand il est en moi, je me sens tellement aimé, tellement attendue. Je suis la princesse des contes que je lis à ma fille. Je suis désirée, je suis protégée. Je suis à ma place. A ses côtés, et il l'a vu dès qu'il m'a rencontré. Il ne m'a jamais déçu, il a toujours été là, il a toujours tenu ses promesses. Voilà plus d'un an qu'il a transformé toute ma vie. Il m'a apporté la paix, un foyer. Je n'ai plus qu'à lui donner des enfants. Il en veut beaucoup. Il en aura. Parce qu'il n'y a rien qui me rende plus fière que de lui donner une descendance. De faire de lui un père. Il le mérite plus qu'aucun autre homme sur terre. Il lui faut sa meute.

Je me sens au sommet. Je sens que je peux aller loin, et que je peux me relever de tout. Il a ce pouvoir sur moi. Sur les gens. Je vois ce qu'il a fait avec Reagan. Même s'il ne se présentait pas comme il est avec moi. Il a fait d'elle ce qu'elle est aujourd'hui, sans brider sa nature, sans brider sa personnalité, son caractère. Il ne me façonne pas, il m'élève. Il me révèle. C'est un pilier, une force de la nature. C'est les épaules larges qui me consolent quand je menace de rompre. C'est la raison, le côté rationnel. C'est mon compagnon de route, l'homme de ma vie, le père de ma fille.

Chaque coup de reins qu'il m'a donné au court de ce printemps, c'était des promesses, de l'amour. C'était aussi beaucoup de respect, beaucoup d'espoir. Et encore plus d'honneur. Il veut que je sois celle qui porte ses enfants. Il les veut avec moi. Il estime que je vaux la peine d'être cette mère, cette femme, cette louve à ses côtés. Et je l'aime, plus que je ne pourrai le dire. Ma seule preuve se nichera au creux de mon ventre.

Quand le printemps est passé, on est resté très proche. Nous n'avons pas énormément parlé pendant. C'était de l'instant, c'était bestial, c'était tout sauf humain. Et quand on est sortie de notre bulle, on a reprit les échanges, mais les gestes, le besoins de se toucher, de se sentir, de se faire l'amour sont restés là. Mais les préoccupations sont aussi revenues, le retour à la réalité. La compagne de mon frère se meurt. J'ai parlé à Ludwig. Liam a donné quelque potion, j'ai cherché quelque chose, mais ce n'est jamais sur la durée. J'ai dis à Ludwig qui si cela s’aggraver, elle allait finir paralysée totalement. Que même le fauteuil ne suffirait plus. Reese est furibonde, et on sent bien sa nature de vampire à vif. Elle dit que si ça ne tenait qu'à elle. Elle mordrait Riley de force. Ça lui montre aussi l'énorme responsabilité qu'elle a en étant vampire. Et celle que nous avons nous autres les loups-garous. Qu'il ne faut pas tomber dans cet engrenage de perte de contrôle. C'est tout le but de l'école de Reagan et Amadeus.

On avance aussi du côté du Directeur du Contrôle. Tout se met en place, et un nouveau rôle se profile à l'horizon. Un soir, j'ai confié à Liam qu'Aymen avait les épaules pour être un Ministre. Il est loup garou, il est aussi sang-pur. Il était un Purificateur qui se repend depuis qu'il a une famille. Il change, il évolue. Il pourrait réunir et réunifier notre communauté. On pourrait le porter au sommet.

Mais pour l'instant, autre chose prend toutes mes pensées. Si je rêve d'un tel avenir, c'est que je suis enceinte. Je le sais depuis un moment, mais je n'ai pas voulu le dire à Liam avant qu'il ne le sente lui même. J'ai gardé cela pour moi, pour savourer intérieurement, en introspection cette vie que je porte en moi depuis un mois maintenant. Je veux dire, ces deux vies. Je voulais être sûre que toute aille bien, je ne voulais pas le décevoir, ou l’attrister si j'avais une grossesse non évolutive. Mais elle est doublement viable. Tout va bien.

Je suis rentrée tard du Centre hier, et ce matin j'ai dit à Liam que je voulais rester dormir un peu plus quand il est descendu à la boutique. En réalité je me suis levée pour préparer Manen. Je l'ai faite déjeuner, je l'ai habillé et je lui ai donné deux peluches de loup dans les mains.

"C'est pour papa ma chérie. On va descendre et tu vas les donner à papa."

Manen est ravie et me demande si elle pourra les garder. Bien évidemment. On descend toutes les deux. J'attends qu'un client s'en aille avant de dire à Manen de s'avancer. Je reste en retrait pour observer la scène, dans l'encadrement de la porte. Un sourire figé sur mes lèvres. Elle arrive vers son père et lui saute dans les bras. Ils se disent bonjour et elle lui montre les deux peluches.

"C'est pou toi papa. C'est un cadeau de maman."

Je souris de plus belle et place une main sur mon ventre quand il se tourne vers moi. Je me tiens droite, tellement fière. Je savais que ça marcherait. Je n'ai jamais douté. Et aujourd'hui, je peux lui dire qu'il va être père. Son sang, ses gènes.

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Elisabeth Hiilos & Liam Braeden

Je tourne les pages du registre de comptes un peu négligemment. Beaucoup de choses se sont passés ces derniers temps. Le printemps était plus intense que jamais, que tous ceux que j'ai pu connaître et Elisabeth et moi avons mis tout notre cœur à l'ouvrage pour agrandir notre famille. Si encore nous n'avions que cela à penser, notre famille. Celle de Reagan va s'agrandir également. Elle m'a annoncé qu'elle avait réussi à tomber enceinte, et qu'elle portait trois bébés. Je sais tout ce par quoi elle et Wolfgang sont passés, et je ne peux cacher que je suis inquiet. Quand Wolfgang l'a couché sur mon comptoir, quand Elisabeth a passé des heures à la soigner, quand les médicomages se sont prononcés... Ma compagne a su avant moi pour sa grossesse, elle va la suivre, et je sais qu'elle est la meilleure qui soit. Mais je connais les risques, et elle aussi. Et je sais qu'elle aussi redoute que la grossesse de Reagan se passe mal. Et en parlant de grossesse, celle d'Aaliyah arrive à terme. Même celui qui fut notre ennemi juré va avoir un enfant, j'ose espérer que notre tour viendra bientôt.

Je lève la tête quand j'entends la clochette de la porte, et affiche un sourire poli. C'est un client régulier, il sait exactement ce qu'il veut. J'apprécie les gens d'une telle efficacité, car même quand ils viennent poser des questions, on sent qu'ils comprennent toute la technicité de l'art de la botanique et des potions. Je le salue quand il repart avec son sac rempli d'ingrédients en tout genre et j'entends Manen dans mon dos. Je m'accroupis pour la récupérer dans mes bras et la soulever.

« Alors ? Maman et toi vous avez bien dormi ? »

Elle m'embrasse sur la joues avant de brandir deux... deux petites peluches que j'attrape d'une main.

"C'est pou toi papa. C'est un cadeau de maman."

Un cadeau de... Je regarde plus précisément les peluches et... Et je tourne la tête vers Elisabeth. Est-ce que c'est bien ce que je comprends ? Deux...Deux loups ? Je la vois qui... J'ouvre la bouche. Puis la referme. Je la rouvre encore... Est-ce que c'est vrai. Je renifle, j'essaie de me concentrer... Puis je regarde de nouveau les deux petits loups que Manen récupère pour porter à sa bouche. Deux...

« Ma puce, ferme les yeux s'il te plait, lui demandé-je en reposant ma fille au sol.
- Pou'quoi ?
- Parce que tu vas dire beurk. »

Je me redresse et franchis les quelques pas qui me séparent de sa mère, pour attraper son visage et l'embrasser passionnément, de tout l'amour et de tout le dévouement dont je suis capable. Je veux lui dire merci, merci de porter mon... mes enfants. Dans mon dos, j'entends Manen crier « beuuuuuuuuuuurk » et je ne doute pas qu'elle vient de se claquer la main sur les yeux. Quand je m'écarte un peu du visage d'Elisabeth, je la dévore du regard, un sourire niais sur les lèvres.

« Deux ? Nous allons avoir deux bébés ? Ou les peluches représentaient Manen et... »

Non, elle porte bien deux bébés. Deux garçons ? Je regarde son ventre, puis ses yeux, puis son ventre. Deux. Deux petits sorciers, deux bébés loups-garous... Je me sens affreusement stupide. Je ne sais pas quoi lui dire. C'est comme si je ne connaissais plus aucun mot de vocabulaire. J'attends cela depuis si longtemps. Elle va faire de moi un homme et un alpha accompli, et je ne sais comment lui témoigner tout mon bonheur et ma gratitude. Je l'embrasse encore, avant de caresser à mon tour son ventre doux. Bien sûr il est trop tôt pour les sentir, mais il y a déjà du changement dans son odeur.

« Merci. »

Oui, je sais, c'est idiot. Mais elle a accepté de porter mes enfants, de leur donner la vie. Je tombe à genoux devant elle et pose mon front sur son ventre. Mes fils. Je n'arrive pas à réaliser.

« Merci, merci, merci. »

Je sens tout à coup Manen qui me grimpe sur le dos. Quand la meute a été décimée en décembre 2018, tout a été remis en cause. J'ai perdu mon territoire, mon pays et des êtres extraordinaires. J'ai perdu ma foi en ma capacité d'être un bon alpha. Ma meute n'a eu de cesse de se disloquer. Et elle a tout réparé. Elle m'a donné une fille, et maintenant deux enfants. Je me redresse, tenant bien les bras de ma fille qui éclate de rire dans mon dos.

« Et tu vas bien ? Tout va bien ? Tu n'as besoin de rien, tu n'as pas faim, ou soif ? »

Je repose Manen et lui demande de filer dans sa chambre, mais de me laisser ses peluches quelques minutes. Heureusement, quand elle est décidée, elle peut être très conciliante. D'un geste vif et précis, j'attrape Elisabeth pour la porter dans mes bras et je nous fais tourner, avant de l'assoir sur le comptoir. Je me nourris de son odeur, avant de déposer les deux petites peluches sur ses genoux.

« Elisabeth, ce cadeau que tu me fais... je n'ai pas les mots. Je ne suis pas un grand parleur en même temps, tu le sais. Ecoute... j'y songe depuis un moment, mais... Ces deux petits garçons... Ils vont porter mon nom. J'ai grandi dans des meutes, il y a de nombreux concepts, des traditions qui m'échappent. Tu es ma compagne, Manen est ma fille, nul ne le conteste. Mais je sais que tu es sorcière aussi, je sais qu'on vit avec des sorciers. Je veux que Manen porte mon nom. Je veux que tu portes mon nom. Le même que nos petits. »

Je mets un genou à terre et un peu maladroitement, je fouille sous le comptoir pour m'emparer d'un petit sachet.

« Je n'ai pas vraiment eu le temps de préparer... »

Je défais le papier.

« Acceptes-tu de m'épouser ? D'être ma femme, en plus de ma compagne? »

Spoiler :
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Je tremble légèrement. Quand Wolfgang m'a demandé de l'emmener à Galway pour chercher une bague pour Reagan, je n'ai pas réellement compris la démarche. Aujourd'hui je la comprends. Mais quand je me suis retrouvé devant toutes ces alliances, je me suis senti plus bête qu'un gosse apprenant à lire. Et puis quand je suis tombé sur cette bague, je me suis dit qu'elle était parfaite : une pierre de lune, qui est réputée pour stimuler la fécondité, protéger la grossesse et l’accouchement, apaiser les angoisses. Mais elle est aussi très simple, alors j'ignore si elle va lui plaire.


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Le cerveau a la pensée, le coeur a l'amour,

le ventre a la paternité et la maternité.


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I've been running with the wolves To get to you, to get to you
19 avril

L'expression du visage de Liam quand il comprend que je suis enceinte est à graver dans ma mémoire. C'est un instant de pur bonheur. J'ai désarmé un grand et fort alpha. Bouche bée. Mon sourire m'en ferait mal au zygomatique. Le voir renifler, tenter de percevoir le moindre signe. Son regard sur les deux peluches loups. Oui mon amour, on va avoir deux bébés, deux petits loups. J'éclate de rire quand il demande à Manen de fermer les yeux. Je me dégage de l'encadrement de porte alors qu'il arrive droit sur moi pour m'embrasser. Un baiser rempli de force, d'amour. Je sens là toute sa puissance, toute sa reconnaissance. Je n'ai pas été aussi heureuse en annonçant ma grossesse pour Manen, c'était... je le regrette, je regrette qu'elle n'ait pas été désiré autant. Même si je l'ai attendu avec bonheur et envie par la suite. J'étais jeune, ce n'était pas le bon, et j'avais le poids de responsabilités que je ne voulais pas. Aujourd'hui Liam m'offre une change de vivre pleinement cette histoire. Il est celui qui reste, celui qui m'élève. Je souris contre ses lèvres quand j'entends Manen râler. J'enfouis mes mains dans ses cheveux en bataille. Ce loup je l'aime, j'espère qu'il le sait.

« Deux ? Nous allons avoir deux bébés ? Ou les peluches représentaient Manen et... »
"Deux loups, deux mâles, je suis sûre !"

Deux loups garous en pleine forme. Bien accrochés, dont le cœur s’entend depuis hier quand on tire l'oreille. Les prises de sang sont excellentes, et je sais ma condition parfaite. Je suis en grande forme. Son merci me touche. J'ai le cœur qui bat vite, la gorge qui se noue d'émotion quand il s'accroupit pour se lover contre mon ventre. Je caresse ses cheveux, faisant un clin d’œil à Manen. Réalise-t-elle ce qui se passe ? Je ne crois pas, il faudra trouver les bons mots plus tard. Là c'est le moment de Liam. Il attend cela depuis des années. Manen lui grimpe dessus, ils sont beaux tous les deux, ils seront beaux tous les quatre. On va bientôt être cinq, c'est le genre de chose qu'on ne réalise qu'au dernier moment, et pourtant...

« Et tu vas bien ? Tout va bien ? Tu n'as besoin de rien, tu n'as pas faim, ou soif ? »

Je secoue la tête, amusée, de ce futur papa poule.

"Tout va très bien. Je suis en parfaite forme, et je le serai jusqu'au bout. J'ai bien déjeuné, tout va bien Liam, et tes fils vont et iront très bien."

Je le sais. Pas parce que je l'ai demandé à Jaya, mais parce que je le sens. Mon instinct de louve est fort. Cette nature je l'ai accepté à présent. Il n'y a rien d'étonnant quand on y pense, quand le père est un loup de naissance, de loups eux aussi de naissance. Et ce gène qui coule en moi, il me donne la force et la sérénité pour mener cette grossesse atypique. C'est avec fierté que je vais donner deux fois la vie.

Manen obéit et nous laisse étrangement seul. Si ça pouvait durer... Je pousse un petit cris de surprise quand il m'attrape pour me poser sur le comptoir.

"D'humeur câline on dirait ?"

Ah bah non... J'attrape les peluches et le regarde. Qu'est-ce qu'il fait ? Je suis émue par ces mots. Je trouve déjà étonnant qu'il s'exprime autant, il faut dire qu'on vient de passer un printemps en totale sauvagerie, où il y avait plus de contact que de parole. Et il n'est pas un grand orateur, même si quand il le fait, il impose le respect et il assoit son aura. Là, ces mots sont, sont précieux. Il a toujours considéré Manen comme sa fille, et il veut qu'elle porte son nom. Il veut l'adopter officiellement et... et...

« ... Je veux que tu portes mon nom. Le même que nos petits. »

Je le regarde se mettre à genou, la bouche entrouverte, le souffle coupé, le cœur battant la chamade. Mes mains se mettent à trembler. Je sens une bouffée de chaleur envahir mon visage, venir humidifier mes yeux.

"Liam..."

Je plaque une main sur mes lèvres quand il ouvre un paquet qui détient une bague. Je la regarde, puis je le regarde lui, et mes yeux font ce chemin plusieurs fois. Je soupire tentant de retrouver un souffle. Je sens les larmes venir chatouiller mes yeux. Je sens déjà les hormones déborder sur ma sensibilité.

« Acceptes-tu de m'épouser ? D'être ma femme, en plus de ma compagne? »

Il le fait, il est vraiment en train de me demander en mariage. Moi. Il veut que je porte son nom, il me veut aux yeux de sa meute, et maintenant aux yeux du monde. La bague est magnifique, je reconnais une pierre de lune. Une symbolique si grande pour nous. Mon loup, mon compagnon, mon alpha, mon mari. Il nous accueille, il nous adopte, Manen et moi. On va être unis de toutes les manières possible. Est-ce que je le veux. Bon sang.

"Mille fois oui. Ta femme, ton alpha. OUI ! Oui oui oui !"
   
Il se redresse et je viens le serrer dans mes bras. Élisabeth et Manen Braeden. Il me passe la bague.

"Elle est magnifique. Je ne m'attendais pas à ça. Tu me fais, tu nous fais aussi un très beau cadeau à Manen et moi."

Quels chemins j'ai du arpenter pour mériter un homme pareil ? Quand ma mère est morte, quand j'ai été mordu ce même jour, tout s'est effondré. Je n'étais plus qu'une sorcière paumée en rentrant à Durmstrang. J'ai abandonné l'idée de devenir médicomage, parce que j'étais devenue un monstre. J'ai rencontré Samuel, puis mes frères. Et j'ai passé mon temps à les soigner, à prendre goût à ce métier, à tenter de m'accepter. Une louve parmi les vampires. C'est plutôt atypique. Si cela avait été possible, je sais que Tobias m'aurait mordu pour que je sois aussi adoptée, que je sois une Valdemar à leur côté. Manen aurait pu porter ce nom. Mais le destin a voulu que je sois une louve, et que je sois promise à cet homme. Ce loup. J'ai suivi ma bonne étoile, sous cette lune ronde et belle chaque mois. Une lune éternelle, qui même après nous brillera dans le ciel. Je touche ma bague et je souris avant de regarder Liam. J'attrape son visage pour le tirer vers le mien et l'embrasser.

"Je t'aime tellement. Je ne peux pas mieux rêver. Je serai très fière de porter ton nom, d'avoir le même que nos bébés. "

Je caresse mon ventre et vient attraper sa main pour la poser dessus.

"Je vais bientôt être en minorité, alors m'appeler Braeden ça ne sera pas de trop. Je suis très touchée que tu fasses cette démarche de sorcier. Je suppose que... j'ai carte blanche pour l'organisation ?"

Je frotte mon nez contre le sien.

"Tu mettras un costume ?"

Je me redresse pour mettre mes deux pieds au sol. Et je le regarde, du haut de mon mètre cinquante sept, alors qu'il en fait plus d'un quatre-vingt. Inutile de dire que je me sens en totale sécurité dans ses bras.

"Tu vas me conduire dans une église ?"

Je passe mes mains sur son torse.

"Tu veux bien me conduire dans une stavkyrkje ?"

Je remonte pour caresser sa mâchoire. Je serai ravie de l'amener dans mon pays. Dans le village où j'ai grandit auprès de mes frères. Il y a une magnifique bâtisse pour ça.

"Je suis presque sûr que ce soit la seule église dans laquelle Tobias rentrera."

Mes frères, quand ils vont le savoir. Mais mon sourire s'évanouit un instant quand je pense à Riley. Immédiatement j'ai pensé à elle pour jouer du piano ou de l'orgue mais... Je pose une main sur mon ventre et quand je vois l'air sombre de Liam, je comprends que je lui fais peur.

"Non non tout va bien, c'est juste que je viens de penser à Riley. Au fait que je n'arrive à rien trouver pour elle. Je veux juste que tout le monde soit là, pour ce qui sera les plus beaux jours de notre vie. Pour les bébés, pour le mariage."

Je viens me caler contre son torse, sentant ses bras autour de moi, ses lèvres embrasser le haut de ma tête. Je le serre fort et inspire profondément. Je relève ma tête alors qu'il se penche pour m'embrasser. Je m'agrippe à son cou, et d'un petit bond je me retrouve dans ses bras, mes jambes autour de sa taille, pour un baiser profond, intense.

"Jeg elsker deg"

Spoiler :
Je t'aime.


Je regarde ma bague un sourire éblouissant sur mes lèvres.

"Ferme la boutique."

Je dis cela alors que je retrouve le sol et que je commence à déboutonner son jean. Je regarde derrière nous, vers l'escalier qui monte à l'appartement où se trouve Manen.

"On a peut-être pas beaucoup de temps, alors ferme cette boutique."

Je pourrai le faire moi même si j'avais une baguette magique et que je n'étais pas en train de retirer sa ceinture, tout en essayant de sortir son pantalon. Il finit par le faire et par m'aider à enlever le reste de vêtement ainsi que les miens. D'une rapidité éblouissante. Je l'embrasse avec ardeur en retirant son haut. Mes mains redécouvrent à chaque fois son torse, ses muscles tendus alors qu'il me soulève et me plaque contre un mur. Rapidement je le sens en moi. Des mouvements rapides, précis, laissant parler nos loups, ne faisant qu'un dans cette osmose primaire, pour un homme, un animal. Je gémis contre son cou. Retenant mes cris pour ne pas que Manen débarque. J'aime aussi ces moments sauvages, entre deux portes, avec cette pression, comme s'il y avait un certain interdit. Un client pourrait arriver, même s'il a fermé la boutique. Je saute dans ses bras à chacun de ses coups de reins, griffant son dos musclé. Et quand j'arrive au sommet je pousse un râle d'extase, m'effondrant dans ses bras. Je soupire de bonheur. Parce que ce n'est que du bonheur n'est-ce pas.

"Élisabeth Braeden, jeg tror det er helt vakkert."

Spoiler :
Élisabeth Braeden, je trouve que c'est absolument magnifique.


Codage par Libella sur Graphiorum

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I've been running with the wolves
To get to you, to get to you
Elisabeth Hiilos & Liam Braeden

Moi non plus je me m'attendais pas à ça, pour être honnête. La vie d'un loup est beaucoup plus simple – ou en tout cas moins stressante – que celle d'un sorcier. Elle est ma compagne. Tous es loups le reconnaissent. Hélas, on vit selon des règles sorcières ici, et elles ne reconnaissent pas ce lien qui nous unit. Tout est complexifié ici... Mais qu'importe, je ferai ce qu'il faut. D'autant que cela la rend heureuse. Alors tout cela me convient. Elle sera mienne officiellement et Manen sera ma fille tout aussi officiellement. Elle sera la sœur de mes fils. Des fils. J'aurais aimé des filles, bien sûr. Mais des mâles... deux en plus. Mon orgueil en grossit. Elisabeth pose ma main sur son ventre qui couve nos petits. Enfin ! Je vais enfin être papa, avoir ma descendance. Je ne peux m'empêcher de rire quand elle parle de prendre en main l'organisation.

« Si ça ne tenait qu'à moi je t'épouserai aux pieds d'un grand chêne blanc massif, alors merci de t'occuper de ça. Mais tu es sûre que ça ne fera pas trop, avec les bébés ? »

Je sais qu'elle est louve et que ça arrive. Le gène animal joue sur les portées. Je sais qu'elle est forte. Mais cela reste tout de même une grossesse, une particulière et il va falloir qu'elle épargne son énergie.

"Tu mettras un costume ?"

Merlin... vraiment ? Si je pouvais passer mon temps sous ma forme lupine, je le ferai. Je ne fais pas de difficulté pour me vêtir, ça va, je ne suis pas non plus un loup sauvage, je suis allé à l'école, mais un costume...

« C'est obligatoire ?
"Tu vas me conduire dans une église ? Tu veux bien me conduire dans une stavkyrkje ?"

Merlin mais... Une église ? Un truc avec un bon dieu et un fils issu d'une vierge qui se sacrifie et ressuscite ? Elle veut vraiment ça ? Et je ne sais même pas ce que c'est qu'une stav truc bidule... Dans quoi je me suis fourré ?

« Je... je sais pas comment on se marie alors je m'en remets à toi. »

Erf, son « frère ». Je présume qu'il faut absolument que Tobias soit là... Je me demande s'il sera capable de ne pas provoquer de drame cette fois. J'ose espérer qu'il pourra faire ça pour Elisabeth. Comme moi je vais devoir définitivement rompre avec l'Irlande et les traditions gaéliques. L'union lupine est tellement plus simple ! Je remarque qu'elle s'assombrit d'un coup. Un problème ?

"Non non tout va bien, c'est juste que je viens de penser à Riley. Au fait que je n'arrive à rien trouver pour elle. Je veux juste que tout le monde soit là, pour ce qui sera les plus beaux jours de notre vie. Pour les bébés, pour le mariage."

Je replace une de ses mèches derrière son oreille et l'enveloppe de mes bras. Oui, je sais qu'elle aimerait sauver tout le monde et je sais que l'état de Riley se dégrade de jour en jour.

« Tu n'es pas cette espèce de Dieu que l'on vénre dans les églises où tu veux m'emmener. La souffrance, la mort, tout fait partie d'un cycle nécessaire à l'univers. Moi aussi j'aimerais qu'elle soit présente, j'aimerais qu'elle puisse voir nos fils. J'ose espérer que l'univers nous offrira ce temps avec elle. »

Je suis un poil destabilisé quand elle me saute dans les bras, mais je retrouve vite mon équilibre. C'est bien, elle arrive à avancer. Elle doit se concentrer sur la vie qu'elle apporte au monde. Elle me dit qu'elle m'aime, en norvégien. Langue que je peine à maitriser, mais que je commence à comprendre, surtout ce genre de mots. Je sens ses mains frénétiques sur moi. Parfais, voilà. Elle ne doit pas songer au spectre néfaste qui rôde sur certains, elle doit vivre, car c'est ainsi que vivent les loups. Et ce que femme veut...

D'un geste rapide, je brandis ma bagette pour fermer la boutique et nous accorder une petite bulle, avant de l'aider à ôter mes vêtements. Bien sûr, je presse sa peau tout en l'embrassant avec désir. Aujourd'hui, je ne suis pas « tendre », je la plaque contre le mur et la fais mienne rapidement, un peu brutalement. Parce qu'aujourd'hui, mon loup est heureux, il pourrait crier à la lune. Aujourd'hui, il réalise qu'il va avoir une portée. Alors il parade, il danse, il fait le beau et le fier, il veut être en communion avec sa compagne. Et quand j'arrive au bout avec elle, je demeure quelques instants en elle. Je lui souris quand je l'entends prononcer son nom.

« Il va falloir songer à réaménager l'appartement avec nos deux garçons qui arrivent. »

Il faut abattre les cloisons, entre mon appartement et ce qui fut celui de Reagan, puis récupérer le palier, afin d'avoir un maximum de place. Manen et eux, je les emmènerai le plus souvent possible à l'air libre, pour qu'ils se dépensent, pour qu'ils s'ébattent, pour qu'ils entrent le plus tôt possible en communion avec leur part lupine.N'est-ce pas la plus belle chose au monde des bébés qui peuvent grandir en s'épanouissant ?

« Il nous faudra leur trouver de beaux prénoms, ta terre et la mienne, ça ne peut donner que du bon, n'est-ce pas ? »

Je l'aide à se rhabiller en parsemant sa peau de baisers, et en caressant son ventre. Je ne réalise pas encore pleinement, mais mon loup pressent... il pressent aussi qu'il a une meute à protéger plus que jamais. Ma part animal commence déjà à anticiper tous les dangers qu'Elisabeth pourrait encourir au cours de sa grossesse.

« Les insurgés ont frappé un grand coup, il n'est pas impossible qu'on essuie des représailles. Peut-être faudra-t-il envisager un nouveau système de sécurité, et de former des médicomages aux soins des créatures comme tu en as le secret. »

Je ne veux plus la voir s'apuiser comme elle a pu le faire lors de certaines missions, à être debout durant des heures, à puiser dans ses dernires ressources pour sauver des vies parce qu'elle seule ose aller jusqu'au bout.

black pumpkin

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