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RPG Harry Potter

In RPG, nous sommes en Décembre 2021.
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Olympe Ft.Luke Stanger
All these voices in my head get loud I wish that I could shut them out, I'm sorry that I let you down
Quelque chose à changé. Quelque chose s'est brisé, si c'est possible de l'être davantage. Je ne supporte plus rien. Je suis sur les nerfs tous le temps. Je pleure le soir à en avoir les yeux rougis, secs et gonflés sans avoir la moindre idée du pourquoi du comment.

L'élément déclencheur a été l'attaque des Insurgés à Poudlard. Elle était dirigée contre les Resurgents mais en tant que bonne petite brigadière, je suis allé filer un coup de main, tirée du lit par l'autre enfoiré de Shane Baker. Je crois qu'il s'emmerde depuis que son coéquipier favori à disparu.
Bref, j'ai donc participé à la petite sauterie. Je comprends pas ce qu'il y avait  de différent cette fois là. J'ai mené plusieurs actions aux côtés des Purificateurs, j'ai dénoncé des dizaines de créatures non déclarées. Je ne suis pas du genre à m'en émouvoir.

Mais là, j'ai eu comme un déclic, à voir cette armée de gamins qui se battaient contre des adultes comme si ils n'avaient plus rien d'autre à faire, ça m'a rappelé tant de choses. J'ai vu des enfants d'à peine 15 ans combattre des psychopathes comme Baker ou Carrow. Je me suis dit que pour certains, les parents ne les verraient pas rentrer, jamais. Comme les miens.
J'ai transplané, je me suis barrée en plein milieu du combat. Je pouvais pas. Oui ça m'amuse de jouer à la méchante qu'en à rien à foutre de rien, mais je suis pas tombée bas au point de me battre contre des gosses d'à peine 20 ans.

J'ai pensé à quitter Poudlard mais au terme de longues nuits blanches à fixer mon plafond sans faire attention à mes larmes coulant aux coins de mes yeux, je me suis dit que j'avais déjà perdu la mémoire une fois, une deuxième ne changerait pas grand chose.
J'en peux plus, je tiens plus. J'ai envie de recommencer. C'est finit de toute manière, je retrouverais jamais ni mes souvenirs, ni ma famille. Je vois pas pourquoi je devrais m'acharner. J'ai 30 ans et c'est pas une vie que j'ai.
Peut être...peut être que si j'oubliais, j'arriverais à accepter ma louve, j'arriverais à m'ouvrir aux autres sans détruire tout ce que je touche. J'ai besoin de repartir à zéro.

C'est pour ça que je marche ce soir en direction des appartements de fonctions des professeurs, dans l'espoir de trouver de l'aide auprès de Luke.
Luke...Je sais que je lui ai fait du mal, je m'en rend compte et j'aimerais pouvoir dire que je m'en veux mais c'est pas le cas. Je suis pas foutue de ressentir une once de culpabilité. Je suis pas humaine. Mais il sait pas ce que c'est lui.
J'hésite une fraction de seconde, je me suis jamais sentie aussi faible que le jour où je me suis réveillée sur cette route de campagne, seule, perdue, incapable de me remémorer quoi que ce soit, louve. Mais finalement mes doigts fin, presque tremblant, frappent contre la porte de Luke.

Quand il apparaît, j'arrive pas à soutenir son regard alors que le mien est remplit de larmes. Je me déteste, je me suis toujours détestée. Et lui il a réussit à m'aimé malgré tout alors que je suis froide et insensible. Je me demande vraiment ce qui lui a plu chez moi.
Mes larmes creusent des sillons froids le long de mes joues pâles.

Il est tard, désolé, est tout ce que je parviens à marmonner.

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Olympe
Approche au plus près de la terreur qui est mienne et pour moi c'est assez.

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All these voices in my head get loud I wish that I could shut them out, I'm sorry that I let you down.Lundi 19 avril 2021 Calla ne le regardait plus comme avant. Il le voyait bien. Depuis la révélation qu’elle lui avait faite fin février, elle n’avait guère apprécié sa réaction. En même temps, comment était-il censé réagir ? Du jour au lendemain, il apprenait qu’il était papa, que la fille qui avait pris tant de place dans sa vie lui avait menti pendant des mois et il devait tout accepter la bouche en cœur ?! Non, c’était beaucoup trop. Alors, même s’il devait avouer que sa réaction était peut-être excessive et qu’il aurait du s’excuser, il était revenu fin mars vers Calla.

Il n’avait pas présenté d’excuses, il était bien trop têtu pour ça ; mais il avait demandé plus d’informations à la mère de son enfant. Où était-il désormais ? Pourquoi était-elle venue en Angleterre ? Quelle était la vérité sous tout ce masque ? Une nouvelle fois, elle avait pris la parole et lui avait expliqué les choses. Il avait accepté, il avait écouté, patiemment. Il avait posé des questions. L’échange n’avait pas été houleux. Calla paraissait fatiguée, les traits tirés. Lya était bien souvent inquiète pour elle et sommait Luke d’être plus sympathique.

Il n’était pas revenu la voir souvent au Sanctuaire. En vérité, il n’avait du venir la voir qu’une ou deux fois depuis cet échange. Son enfant, sa fille, avait été placée dans un orphelinat. C’était tout ce que les médecins avaient laissé entendre à Calla avant d’emmener le bébé. Il ne savait pas comment il devait se sentir. Pourtant, quelque chose lui nouait l’estomac depuis qu’il avait encaissé la nouvelle. L’échange avec Bartholomeo et Lya l’y avaient beaucoup aidé. Il se surprenait d’ailleurs à passer beaucoup de temps auprès de sa filleule. Ferait-il un bon père ? Serait-il resté si Calla lui avait appris qu’elle était enceinte de lui ? Etait-ce normal qu’il ressente cette envie de voir à quoi ressemblait ce petit poupon rose ? Avait-elle hérité de la légendaire fossette des Stanger ? Etait-elle blonde comme son père, ou bien plutôt brune comme sa mère ? Quel âge ça lui faisait maintenant ?

Des coups retentirent à sa porte alors qu’il comptait les mois. Qui se promenait la nuit dans le château ? Etait-ce Tristelle ? Elle était déjà dans le collimateur des Brigadiers, si elle se faisait surprendre ici seule la nuit, cela risquait de mal se passer pour elle.

Depuis que Ian avait été touché par un vaccin lors de l’attaque des Insurgés envers les Résurgents, Luke vivait entre la maison de ses parents et ses appartements à Poudlard en semaine. Ian était assez affaibli. Il faisait le fier mais il n’avait pas repris les cours à l’UMS et pour cause : les Médicomages lui avaient trouvé un cancer deux semaines après l’administration du vaccin. Elisabeth Hiilos leur avait indiqué qu’il y aurait des effets secondaires mais s’ils s’attendaient à ce qu’on annonce qu’Ian souffrait d’un cancer à la gorge … Le vaccin avait accéléré la chose et Ian se plaignait souvent des douleurs dans la gorge.

Le cancer venait du larynx. Ian prenait les choses à la légère, il souriait, plaisantait et continuait même à se chamailler avec Luke. Il faisait surtout ça pour rassurer les parents. Plusieurs fois, Luke voulut en informer Prudine mais Ian refusait catégoriquement. Son cancer n’était pas connu des autres, de qui que ce soit. Il ne voulait rien dire pour le moment, juste prétendre qu’il était malade sans en préciser davantage. Il disait que ça s’arrangerait, mais les médecins avaient plus d’une fois mentionné une laryngectomie. Ce nom barbare n’avait pas plu à Luke, ni les informations qu’il avait ensuite trouvées dessus.

Enfin, c’était pour cela que Luke venait souvent voir son frère chez les Stanger, et profitait de cette excuse pour échapper à Calla. A Poudlard, les choses ne s’étaient pas vraiment améliorées : Shane était désormais directeur et ses seuls moments de plaisir étaient avec Allen quand ils venaient de chiper une bouteille dans les cuisines. Les discussions étaient moins légères qu’autrefois, il manquait Gabrielle à leur petit groupe. Il y avait d’ailleurs bien trop de visages tristes ici à Poudlard.

Mais s’attendait-il à en trouver un autre sur le pas de sa porte ? « Olympe ?! » La jeune femme avait été son premier amour. Mais elle était froide, insensible et méprisante. Elle faisait partie de ces Brigadiers qui opprimaient élèves et professeurs et Luke avait pris soin de ne jamais croiser sa route. Il ne la haïssait pas, mais il ne pouvait pas vraiment dire qu’il la portait non plus dans son cœur.

Pourtant, l’apparence qu’elle avait ce soir-là le fit douter sur les précédents adjectifs qu’il avait utilisés à son encontre. Ses cheveux blonds étaient emmêlés et de grosses larmes inondaient son visage. Elle n’avait jamais été bien épaisse mais elle frôlait l’allure des cadavres cette fois-ci. « Il est tard, désolée » marmonna-t-elle d’une voix à peine audible.

Il la regarda un instant, interdit, ne sachant pas quoi faire. Et puis, il se décala sur le côté. Hésitante, elle aussi, elle franchit finalement le seuil et Luke referma la porte derrière elle, après avoir jeté un coup d’œil dans le couloir. « Que se passe-t-il ? » demanda-t-il. Il croisa les bras face à elle, essayant de prendre une attitude de gros dur. (Point de vue d’Olympe : Je comprends sa surprise de me trouver de l'autre côté de la porte. Que pourrais-je bien lui vouloir ?)

« Ton sort de Doloris n’a pas fonctionné sur l’un de mes élèves, donc tu viens me demander conseil ? Désolé, on est fermé ce soir. » répliqua-t-il le regard neutre. Elle leva les yeux au ciel puis enleva une mèche qui tombait devant ses yeux.

« Écoute Luke je sais que tu me détestes, je suis vraiment désolée pour qui je suis et qui j'ai été mais j'ai vraiment besoin de ton aide, je...je sais que t'es un mec bien, que j'en ai profité mais... » (Point de vue d’Olympe : Je sais pas quoi dire, c'est tellement stupide mais à la fois si évident que je me sois tournée vers lui.) Luke éclata d'un petit rire moqueur. « Que je t'aide ? Et puis quoi encore ? En quel honneur ?! » Non, il n’allait pas replonger. Elle lui avait brisé le cœur une fois, lorsqu’elle l’avait quitté sans rien dire, puis elle l’avait piétiné quand il est revenu la voir dans ce bureau froid et insalubre il y a un an. Il ne se laisserait pas avoir par ses charmes qui pourtant avaient encore bien des effets.

« Je sais que ça n'a aucun sens, mais je t'en supplie, laisse moi au moins t'expliquer. » Elle paraissait soudain tellement plus … humaine ? « Luke je sais que je t'ai fait du mal comme à beaucoup de monde, je veux faire en sorte que ça n'arrive plus. »

Il roula des yeux mais nota tout de même qu'elle savait qu'elle lui avait fait du mal. Tenez, une prise de conscience ? Elle qui clamait qu'elle en avait rien à faire de ceux qui l'entouraient. C'était étonnant de la voir sous ce jour même si tout en Luke voulait la croire. Mâchoires serrées, il lâcha : « Bon, je t'écoute. »

« Il faut que je change, je ne peux pas continuer d'être la fille que je suis devenue, j'en peux plus. » (Point de vue d’Olympe : Une larme coule, qu'est-il arrivé à la gamine de douze ans que j'étais avant de me réveiller ? Comment ai-je pu en arriver là ?)

Il la regarda un instant, un peu hébété face à cette toute nouvelle Olympe qu'il avait en face de lui. Enfin pas si nouvelle. Il l'avait souvent considéré en réalité de cette manière : un être brisé, un être fragile qu'il aurait aimé protéger, qu'il aurait aimé réparer.

« Je suis désolé de t'apprendre que tous les Retourneurs de Temps ont été détruits alors n'espère pas changer les actions que tu as faites. Elles sont horribles, et tu es considérée comme une horrible personne. Alors changer, excuse-moi, mais peu de personnes vont croire à ta soudaine rédemption. »

La Brigadière appuya son front contre ses mains et ferma les yeux un instant, comme pour empêcher une nouvelle larme de rouler. Elle semblait réellement en proie à la souffrance. Elle était même terrorisée. Par ce qu’elle était ? Par ce qu’elle avait fait ? Par la peur d’être surprise dans cet état ? Luke ignorait tout d’elle et pourtant il l’avait aimé. Mais il était bien incapable de dire si ses larmes, si cette inquiétude étaient fondés. Et si c’était encore un autre de ses pièges ?

Elle secoua alors la tête et le regarda bien en face cette fois-ci, une lueur de détermination dans le regard. « Je te parle pas d'un retourner de temps. Je veux qu'on m'efface la mémoire. »

Il fronça les sourcils, étonné. « Effacer ta mémoire ? Carrément ? » dit-il, toujours les bras croisés, la jugeant de haut en bas. « J'ignorais que Baker avait ces petites planques secrètes ... » ajouta-t-il alors avec un sourire narquois en mimant une bouteille d’alcool qu'on avalait. Il aimait ne pas se prendre au sérieux, car pour lui cette scène n’avait rien de sérieux. Comment pouvait-elle l’être alors qu’Olympe qui le méprisait venait lui demander de l’aide ?!

(Point de vue d’Olympe : Je comprends, je comprends totalement qu'il ne veuille pas me croire. Mais c'était insupportable de ne pas trouver les mots justes pour le convaincre. À ce moment je sus que je n'y arriverais pas, il y avait trop de rancœur, Luke ne m'écouterait pas. Et je ne pouvais pas lui en vouloir.) Elle le jugea durant quelques instants, hésitant surement à argumenter une nouvelle fois. Et puis finalement …

« Laisse tomber, j'aurais pas dû venir te voir, désolé de t'avoir dérangé si tard je... je trouverais bien quelqu'un pour faire ça. » Il voulut répondre quelque chose mais se ravisa. Oui, qu’elle aille lécher les bottes du nouveau directeur, il se ferait un plaisir d’aider l’une de ses anciennes collègues. « C'est juste que je voulais que tu saches deux trois trucs avant que je les oublie mais... » Il fronça les sourcils. Quoi ? Comment ? Quels trucs ?

Il la vit se déplacer jusqu’à la porte et l’ouvrir avant de se tourner une nouvelle fois vers lui. « C'est pas important, laisse tomber. » De ? Hein ? Bon ok, le cerveau de Luke n’était déjà pas opérationnel en temps normal pour ce genre de discussions, mais encore moins le soir à une heure pareille. « Adieu Luke. » Et elle sortit en refermant la porte derrière elle. « Oh … » eut-il juste le temps de dire, le regard rivé sur la porte qui venait de se refermer.

(Point de vue d’Olympe : Je sortis en refermant la porte doucement derrière moi, j'essuie une larme sur ma joue. Je sais qu'il me déteste, pourquoi j'ai pensé qu'il accepterait de m'aider, après tout ce que je lui ai fait.)

Mardi 20 avril 2021


Luke avait eu du mal à trouver le sommeil après la visite d’Olympe. Sa venue l’avait plutôt perturbé : son attitude, ses larmes, ses cheveux emmêlés, son regard désemparé, son désir d’oublier sa vie et les mots qu’elle avait prononcés.

Il avait tenté de l’oublier pendant toutes ces années. Mais il ne pouvait nier le fait que, s’il ne s’était jamais attaché à personne après elle, si aucune fille n’avait su prendre son cœur, s’il avait toujours eu cette peur maladive de s’engager, c’était en grande partie à cause d’elle. Elle avait été le point de commencement. Elle avait bouleversé sa vie d’une façon qu’il ne pourrait sans doute jamais expliquer.

Quand il l’avait revu l’an dernier, qu’il était allé la voir dans son bureau, elle lui avait fait comprendre qu’elle n’en avait rien à faire de lui. Il l’avait évité. Il avait tout fait pour ne plus jamais avoir à faire à elle. Mais dans ce château, ce n’était pas évident. Il restait froid et dénué d’émotions, comme elle avec lui.

Mais ce soir, elle avait tombé le masque. Elle n’était pas aussi sûre de ce qu’elle faisait et il se rendait compte que quelque part en lui, il était soulagé. Soulagé de ne pas être tombé amoureux d’un monstre dénué d’émotions. Elle souhaitait changer de vie. Elle souhaitait repartir à zéro. C’était certainement possible, du moins il voulait le croire. Pourquoi avait-il cette conviction ? Il n’en savait rien. Peut-être exerçait-elle encore un certain pouvoir sur lui, ou bien peut-être était-ce le caractère généreux de sa mère qui refaisait surface.

Quoi qu’il en était, il devait aller lui parler. Il était 12h30. Les jeunes mangeaient dans la Grande Salle étroitement surveillée par les Brigadiers qui tournaient autour. Aucun élève ne pouvait sortir librement et les professeurs n’avaient plus leur mot à dire. Encore heureux quand eux pouvaient s’éclipser.

« J’ai des cours à préparer. » L’un d’eux se mit à rire. Ils étaient désormais bien plus nombreux que l’an dernier et ils considéraient que Poudlard était à eux. La magie hantait ses lieux et tentait de s’exprimer : les murs et les portes étaient encore plus noirs qu’à l’accoutumée, comme révélant le cœur de ces immondes créatures. « Depuis quand les professeurs de Vol préparent des cours ? » répliqua l’un d’eux. Merlin, ils étaient encore plus bêtes qu’ils ne le paraissaient. La bonne question aurait été : « Depuis quand Luke prépare ses cours ?! » Enfin …

Luke croisa les bras, comme un bon enfant de chœur et récita d’une voix plate : « Disons que j’ai un barème à établir en fonction du nombre d’élèves présents dans mon cours d’option ainsi que la longueur du terrain. Donc la distance qui sera parcourue par chacun d’eux ainsi que … » « Ouais ouais c’est bon. Épargne nous ton charabia. Robert, veille à ce que monsieur le comique retrouve ses appartements. » Luke eut un sourire mauvais.

« Et pourquoi pas la miss ? » demanda-t-il en pointant du doigt Olympe qui tourna alors la tête vers eux. « Pardonne-moi Robert, mais tu dois avouer que tu n’as pas vraiment le physique de la miss et pour des raisons esthétiques, c’est bien plus plaisant pour moi, plus satisfaisant d’être accompagné jusqu’à mes appartements en une bien meilleure compagnie … » Il exagéra en lançant un clin d’œil dragueur à la Brigadière qui ne semblait rien comprendre. Le premier Brigadier se mit à rire de ce son gras. « Si monsieur le comique veut notre monstre, on va le lui donner. » Il se tourna vers Olympe et lança d’un air mauvais : « Conduis le à ses appartements et veille à ce qu’il garde un souvenir cuisant de toi … »

Luke trottina jusqu’à Olympe qui avait déjà tourné les talons. « C’est trop aimable de ta part ! » lança Luke au Brigadier qui secoua la tête. Enfin seuls dans les couloirs, un silence pesant régnait entre eux. Pourquoi ne se faisait-elle pas un plaisir de l’amocher comme son copain lui en avait donné l’ordre ?!

Ils arrivèrent à ses appartements et la jeune femme s’apprêta à faire demi-tour. Cependant, Luke posa sa main devant elle, sur le mur, l’incitant à lui faire face. « Je crois que nous n’avons pas terminé notre conversation d’hier … » Il jeta un coup d’œil dans le couloir. Bien qu’il n’y avait personne, les lieux n’étaient pas sûrs … D’un geste de la tête, il indiqua la jeune femme de le suivre à l’intérieur de ses appartements. Porte fermée, il regarda Olympe. Ses larmes avaient séché et elle présentait mieux, bien que son corps était toujours d’une allure squelettique.

« J’ai réfléchi à ce que tu m’as dit hier … » dit-il avant de prendre une inspiration et de croiser une nouvelle fois les bras sur son torse. « Mais d’abord je veux savoir ce que tu avais à me dire, hier soir, avant de partir. » Sa voix n’était pas ferme mais presque suppliante. Comme un gosse voulant récupérer ce qui était à lui. « Tu as dit que ce n’était pas important, mais ça l’est peut-être pour moi. »
© YOU_COMPLETE_MESS

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« A million dreams is all it's gonna take, a million dreams for the world we're gonna make »

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Olympe Ft.Luke Stanger
All these voices in my head get loud I wish that I could shut them out, I'm sorry that I let you down
J'ai eu du mal à trouver le sommeil. Après avoir regagné mes appartements, j'ai passé presque trois heures à fixer le plafond d'un oeil vide mais sec.
Quand finalement j'ai réussi à me glisser dans les bras de morphée, le réveil à sonné bien trop vite le lendemain.

J'ai évolué comme un robot toute la matinée. Effectuant mes tâches sans y penser. En m'évertuant à ne penser à rien, rien du tout.
Mais je ne peux m'en empêcher, aussi mon esprit dérive sur la veille au soir. Ma conversation surnaturelle avec Luke. Je m'attendais à son refus, mais j'étais désespérée et j'ai tenté le tout pour le tout. Je n'ai pas été surprise de la manière dont cela s'est déroulé, je le méritais.

Maintenant je dois trouver un plan B. D'abord fuir quelque part où je serais à l'abris, trouver un sorcier de confiance pour m'effacer la mémoire et voir ce qu'il se passe ensuite. Je ne sais encore où je vais partir ni quand, ni comment je vais échapper à la vigilance des Purificateurs mais...ça doit se faire vite.

A 12h30, je m'occupais de la surveillance des repas. Non mais sérieusement, comme si on avait pas autre chose à foutre. Même pour manger, ces pauvres gosses n'ont pas le droit à un peu de liberté.
J'étais avec trois de mes collègues, près de la grande porte, les yeux dans le vide quand j'entendis une voix connue. Je relève les yeux et fronce les sourcils quand je constate que Luke discute avec les brigadiers à côté de moi. Pourquoi est-ce qu'il me désigne ? Est-ce que c'est un clin d'oeil qu'il vient de me faire ? Qu'est-ce qu'il fait ?

Robert m'ordonne de l'escorter jusqu'à ses appartements en prenant garde de ne pas le laisser m'oublier notre petite balade pendant un bon moment. Je ne réponds pas et tourne les talons pour m'exécuter en silence. Je marche quelques pas devant lui en essayant de comprendre pourquoi est-ce qu'il a tant tenu à ce que je le raccompagne. C'est pas la peine d'en remettre une couche si c'est ça qu'il veut, j'ai compris le message, je me débrouillerais sans lui.
Mais il ne dit rien, et moi non plus.

Quand on arrive devant son appartement, je le regarde à peine et fait demi-tour pour reprendre la route de la Grande Salle. Mais il tend le bras et me barre la route. Je m'arrête brutalement avec un mouvement de recul et tourne mon regard azur vers lui.

Il me semblait que si, je lui réponds en arquant un sourcil.

Qu'est-ce qu'il y a à dire de plus, sérieusement ? Je lui ai demandé de l'aide, j'ai argumenté en plaidant ma cause, je me suis même excusée - fait notable il faut le dire - que veut-il de plus ? Je ne peux pas réparer toutes mes erreurs, il le sait aussi bien que moi, il me l'a même redit hier soir. Alors quoi ?
Il regarde autour de lui pour vérifier que nous sommes bien seuls avant de me faire signe d'entrer dans son appartement. J'ai un court moment d'hésitation durant lequel je le dévisage bien en face. Est-ce que c'est un piège ?
Finalement je cède, Luke peut avoir accumulé autant de rancune qu'il le veut au cours de ces dernières années, je sais qu'il ne s'en prendrait jamais physiquement à moi.

J’ai réfléchi à ce que tu m’as dit hier … Mais d’abord je veux savoir ce que tu avais à me dire, hier soir, avant de partir.


Je soupire d'un air suppliant. Je n'ai pas envie de m'infliger ça sachant qu'il ne va pas m'aider. Mon regard est désespéré. Mais au fond je sais que je lui dois bien ça.

Luke, je t'en prie, ne m'oblige pas à...,
je commence mais il m'interromps.

Je soupire d'un air résigné. Il ne me donne pas d'ordre mais il en a besoin, ça s'entend, ça se voit. Ma louve grogne, elle n'en peut plus de me voir si pathétique. Mais je lui ordonne de se taire, on se passera de son avis.

D'accord,
je cède, mais on devrait s'asseoir si tu veux bien.

Je le suis jusqu'au salon et on s'assoit, moi sur le canapé et lui sur un fauteuil en face. Je serre les dents, ne sachant pas vraiment par où commencer. Je croise les mains, bras posé sur mes coudes. Je passe la main sur mon visage pour reprendre contenance avant de fixer mon regard dans le vide.

Mon premier souvenir remonte à mes 12 ans. J'ai mal, une douleur insoutenable, je m'entends crier, je brûle de l'intérieur, je ne vois plus rien et je me sens tomber. Ma tête cogne violemment par terre et je sens le sang couler de mon front en plus de celui qui coule le long de mon poignet. Et la pluie se met à tomber,
je commence alors que la douleur de se souvenir me submerge à nouveau.

Je triture machinalement mon poignet, au niveau de la cicatrice que j'ai gardé de cette nuit là.

Je me suis réveillée je sais pas combien de temps plus tard, dans un lit d'hôpital, je n'ai aucun  souvenir antérieur. Je ne sais pas comment je m'appelle, qui je suis, d'où je viens, ce que je fais là. Des médecins et des infirmières se succèdent dans ma chambre, ils m'expliquent qu'une partie de ma mémoire s'est bloquée pour laisser à mon corps le temps de se réparer. On refuse de me dire quoi que ce soit d'autre. Je me sens bizarre, comme...malade, envahie...je ne comprends pas.


Je fronce les sourcils, c'est compliqué de revenir sur cette histoire. Je ne l'ai jamais racontée, à personne. Et cela doit faire 18 ans que j'évite de me remémorer tout cela.

Au bout de quelques jours les médecins ont finis par m'expliquer qu'on m'a trouvé dans la forêt, dans une marre de sang, pleine de griffures et de morsures. Je viens de me faire transformer en louve.


Je prononce le dernier mot avec un trémolo dans la voix. J'ai tellement haït cette louve, ma louve et tout ce qu'elle représentait. Je me suis tellement dégoûtée pour ce que j'étais devenue.

Je ne suis pas anglaise, j'ai un accent américain, mais c'est tout ce que l'on sait de moi. Comment j'ai atterris là, aucune idée. Où est ma famille, aucun idée,
j'ai un sourire haineux et un soupir dédaigneux. J'ai attendu Luke, je lâche finalement après un long silence. J'ai attendu qu'on vienne me chercher, que mes souvenirs reviennent. J'ai attendu la venu d'un père et d'une mère tout en n'ayant aucune idée de quoi ils avaient l'air.

Je relève la tête vers lui et à nouveau des larmes ont coulés sur mes joues.

Est-ce que tu sais ce que c'est d'avoir une vague d'espoir à chaque fois qu'un inconnu passe dans le couloir ? Est-ce que tu sais ce que c'est de voir passer chaque seconde en te disant que quelqu'un va finir par venir tout arranger ? Et que personne n'arrive. Jamais.


D'un geste de la main, je sèche mes larmes, essuyant mes joues chaudes. Je rebaisse la tête, fixant mes mains que je pose sur mes genoux.

On m'a collé dans un orphelinat, puis je suis entrée à Poudlard, à l'UMS, au Ministère. Luke, je me cherche pas des excuses, mais toute ma vie j'ai avancé concentrée sur mon seul et unique objectif qui était de découvrir qui j'étais et de trouver la louve qui m'avait fait ça. J'ai piétiné un nombre incalculable de personnes sans y faire attention. J'ai évolué, j'ai grandi dans un dégoût de moi même ainsi qu'une crise existentielle permanente et une solitude que je m'imposais moi-même. J'étais perdue, je le suis toujours. Je...j'ai perdu 12 ans de ma vie.


Je prends une grande inspiration.

C'est pour ça que j'ai rejoins les Purificateurs et les brigadiers. On m'a promis un vaccin. Je n'ai jamais rien voulu d'autre que ma mémoire et mon humanité complète.

Je soupire. Voilà c'est sortit. Je lui ai tout dit.

Je suis tellement désolée Luke, pour tout. C'est juste que ça fait 18 ans et je n'ai toujours pas fait mon deuil. Mais je n'en peux plus de vivre avec ça, j'ai fait tout ce que j'ai pu pour retrouver ce que j'avais perdu. Mais je supporte plus ce vide qui me tenaille en permanence. J'ai besoin d'un nouveau départ, j'ai besoin de repartir de zéro.


De nouvelles larmes ont coulés, et coulent encore. Je pensais avoir réussit à vider toute l'eau de mon corps mais apparemment il y en a toujours.
J'attends un instant. Etrangement je me sens mieux, comme libéré d'un poids. Puis je me lève.

J'ai conscience que ça n'excuse pas tout mais, au moins tu sais, quelqu'un saura quand moi je ne saurais plus,
je lui dis en reprenant contenance. Voilà ce que je voulais te dire. Je voulais que tu saches que ça n'avait jamais rien eu à voir avec toi, et que je suis désolée de t'avoir fait souffrir. Maintenant on en a terminé, je dois retourner travailler.

Je fais quelques pas avant de me retourner vers le blond.

Je vais partir Luke, quitter le pays, trouver de l'aide donc...j'imagine que c'est un adieu,
je lance hésitante.
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Olympe
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All these voices in my head get loud I wish that I could shut them out, I'm sorry that I let you down.Lundi 19 avril 2021 La jeune femme avait repris son masque habituel. C’était sans doute ce qui l’aidait à survivre ici, dans ce milieu. Mais quand Luke referma la porte derrière eux et qu’ils se retrouvèrent seuls, Olympe changea d’attitude. Pourquoi s’infligeait-elle cela ? Elle était si belle, et elle aurait sans doute pu être si douce, si juste, si généreuse.

« D’accord » céda-t-elle enfin alors qu’il lui demandait d’en dire plus. Hier, il ne s’était pas pris au sérieux car cette scène lui paraissait surréaliste. Mais à présent, il voulait l’être et savoir exactement de quoi il en retournait. « … mais on devrait s’asseoir si tu veux bien. »

Luke hocha la tête et lui fit signe de s’approcher de son petit coin salon. Il en avait passé des soirées ici, accompagné très souvent d’Allen, ou même, l’an dernier, de Gabrielle et Seamus. A présent, ces deux derniers étaient partis et Allen devait faire profil bas s’il ne voulait pas se faire ridiculiser par les Brigadiers. Ceux-ci semblaient penser que sa matière d’Etude des Moldus n’était qu’un large canular pour combler la misère éducation servie par Poudlard.

« Mon premier souvenir remonte à mes 12 ans. » commença la Brigadière assise sur le canapé en face de lui. Luke se pencha un peu en avant. Quand ils sortaient ensemble, le jeune homme avait toujours voulu en savoir plus sur la jeune femme. Qui était-elle ? D’où venait-elle ? Et pourquoi ne parlait-elle jamais de sa famille ? De ses amis ?

Mais, au fur et à mesure des paroles d’Olympe, il comprenait qu’elle n’aurait jamais pu lui répondre. Elle avait subi un choc incroyable et elle était pourtant si jeune. Mais pourquoi ne lui avait-elle rien dit ? Pourquoi ne s’était-elle pas confiée ? Pourquoi avoir gardé enfoui toute cette rancœur, toute cette peine, toute cette souffrance ?

Pourquoi les filles ne se confiaient-elles pas ? Entre Calla et Olympe, Luke avait l’impression de passer pour une personne indigne de confiance … Et pour rajouter au parallèle entre les deux jeunes femmes, Olympe avouait être une louve. Il ouvrit la bouche, malgré lui, mais aucun son n’en sortit. Il avait décidément un faible pour les créatures.

« Je ne suis pas anglaise, j’ai un accent américain, mais c’est tout ce que l’on sait de moi. Comment j’ai atterri là, aucune idée. Où est ma famille, aucune idée. J’ai attendu, Luke. J’ai attendu qu’on vienne me chercher, que mes souvenirs reviennent. J’ai attendu la venue d’un père et d’une mère tout en n’ayant aucune idée de quoi ils avaient l’air. » Il l’écoutait, patiemment, ignorant les larmes qui coulaient sur les joues de la jeune femme. Cela lui rappelait la fois où Calla lui avait révélé la vérité sur sa personne.

Une nouvelle fois, Luke assistait à une nouvelle version de la femme qu’il avait connu. Une nouvelle fois on lui avait caché des choses et on lui avouait tout en larmes. Une nouvelle fois, Luke se sentait dépassé par la situation. Sauf qu’il s’en était voulu d’avoir réagi comme cela pour Calla. Il lui avait crié dessus, et il avait tout fait pour s’éloigner d’elle au départ. Mais il l’avait beaucoup regretté. Il ne ferait pas la même erreur avec Olympe. Il comprenait que la vie lui donnait une seconde chance, une seconde chance de faire mieux.

La jeune femme lui parlait de ces faux espoirs qu’elle avait eus, de sa vie en orphelinat, à Poudlard, à l’UMS, au Ministère. Cette longue vie remplie de solitude. Il aurait dû la rencontrer plus tôt. Il aurait dû la sauver. Il aurait pu. Mais voilà, sa route avait rencontré celles des Purificateurs et de leur promesse d’un vaccin.

« Je suis tellement désolée Luke, pour tout. » Il releva les yeux vers elle. Il était toujours penché en avant, mains croisés, traits tirés comme s’il réfléchissait, comme s’il encaissait pour une deuxième fois une nouvelle vérité qui venait perturber toute sa réalité. « C’est juste que ça fait 18 ans et je n’ai toujours pas fait mon deuil. »

Il hocha la tête, essayant de lui montrer qu’il comprenait. « Mais je n’en peux plus de vivre avec ça, j’ai fait tout ce que j’ai pu pour retrouver ce que j’avais perdu. Mais je supporte plus ce vide qui me tenaille en permanence. J’ai besoin d’un nouveau départ, j’ai besoin de repartir de zéro. »

La jeune femme pleurait toujours. C’était étrange de voir Olympe pleurer. C’était comme s’il découvrait une autre personne. Et puis elle se leva. Elle en avait terminé. Elle lui disait qu’elle était désolée, qu’elle devait partir, trouver de l’aide. « Donc … j’imagine que c’est un adieu. » Il secoua la tête et se leva pour faire quelques pas vers elle.

« Je ne veux pas te dire adieu, Olympe. » dit-il d’une voix plus douce qu’il avait employé la veille. Surement que cela surprenait également la Brigadière. Il fit à nouveau un pas vers elle. « Je comprends mieux la personne que tu es, à présent, et je regrette de ne pas t’avoir connu avant. Je regrette de ne pas avoir été ton pilier sur lequel t’appuyer, sur lequel soulager ta peine. » Mais cela ne servait à rien de remuer le passé.

Il avança encore un peu. Jamais il ne s’était retrouvé aussi près de la jeune femme, du moins depuis qu’ils ne sortaient plus ensemble. « Ce qui est fait est fait. On n’y changera rien. » disait-il prudemment en tendant les mains vers elle. « Mais à présent que je sais tout, je veux t’aider. » Il posa ses deux mains sur ses épaules, faisant sursauter Olympe qui n’avait pas l’habitude de ce contact physique.

« Je t’en prie, laisse-moi faire. » supplia-t-il. La jeune femme pinça les lèvres et Luke la vit céder une nouvelle fois. Elle franchit les derniers centimètres qui les séparaient et vint se coller contre lui. Prudemment, doucement, tendrement, Luke entoura ses bras autour d’elle et la jeune femme se remit à pleurer. C’était de petits sanglots au départ, puis ils s’intensifièrent.

Le professeur la ramena sur le canapé, la serrant toujours contre lui, la caressant doucement pour calmer. Combien de temps qu’elle n’avait pas pleuré ? Combien de temps qu’elle ne s’était pas laissée aller ainsi ? C’était cela qu’il aurait dû faire pour Calla. C’était cela qu’il n’avait pas osé. C’était cela qui le faisait se sentir coupable. Il espérait qu’en aidant son premier amour cela rattraperait le tir. Surtout qu’il aurait besoin de la mère de son enfant pour cette tâche.

Samedi 24 avril 2021

Ils étaient dans la maison de Luke. Olympe avait préparé toutes ses affaires, ordonné ses derniers papiers. Elle n’avait pas grand-chose à elle mais elle était plus que déterminée à le faire. Oublier, une nouvelle fois.

Calla était rarement sortie depuis qu’elle avait annoncé à Luke qu’elle était une louve. Et elle n’était non plus jamais venue dans sa maison. Alors c’était assez étrange comme situation.

Quand Luke était venu lui demander son aide le mardi soir, elle avait longtemps hésité, ne comprenant pas comment elle pouvait résoudre son problème. Au départ, il était juste venu se confier à vrai dire. Même s’ils étaient en froid, il ne pouvait s’empêcher de revenir vers la jeune femme. C’est alors qu’elle avait pensé à un demi-vampire ayant un pouvoir d’hypnotisation. C’était assez bizarre mais Calla disait que cela permettrait à Olympe de prendre vraiment un nouveau départ.

Luke avait alors demandé comment le contacter et la louve s’était chargée de tout. Le professeur de Vol ne connaissait pas grand-chose de cet homme, mise à part qu’il était rédacteur-en-chef au Wizard Times et que c’était une sorte d’amis de Calla.

De son côté, avec Olympe, il lui avait dit de prendre ses dispositions car après cela, elle devrait se cacher des Purificateurs. La jeune femme refusait pourtant de partir du pays et Luke devait avouer qu'il aimait l'idée qu'elle reste près de lui. Alors, après avoir négocié avec Lya, il avait convenu qu'Olympe irait vivre quelques temps au Sanctuaire.

« Il ne devrait plus tarder maintenant ? » demanda Luke pour la quatrième fois s’attirant un nouveau lever des yeux au ciel de Calla.

Cette dernière faisait les cents pas dans son salon, comme mal à l’aise d’être là. Quant à Olympe, elle avait pris place dans son canapé, Luke à ses côtés. Elle lui faisait confiance et lui voulait faire les choses bien. Ca aussi, c’était bizarre.

Tout compte fait, il y avait bien trop de choses bizarres aujourd’hui.

Deux petits coups à la porte. Luke se redressa et Calla jeta un coup d’œil vers lui avant d’aller ouvrir. Il entendait déjà la voix de l’homme ... mais aussi celle d'une femme. « C’est une surprise de te revoir ici, Calla Sawyer. » susurrait-il avant que la jeune femme ne les laisse entrer. Ils arrivèrent dans le salon où Luke et Olympe l’attendaient. Le demi-vampire avait les cheveux courts et un début de barbe naissante. La femme qui l'accompagnait était noire de peau et avait elle aussi des cheveux courts, noirs.« Et voilà donc ce qui m’amène ici. » continua le demi-vampire en s’approchant.

« Alors. Ne perdons pas de temps en bavardage et dites-moi pourquoi je suis ici. »

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« A million dreams is all it's gonna take, a million dreams for the world we're gonna make »

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Olympe Ft.Luke Stanger
All these voices in my head get loud I wish that I could shut them out, I'm sorry that I let you down
On y était. J'avais finis par craquer, en pleur dans les bras de Luke, j'avais vidé mon sac et il avait accepté de m'aider. C'était...étrange. D'avoir quelqu'un à qui parler, surtout si la personne en question était mon ex que j'avais vraiment traité comme un moins que rien. Je m'en voulais. Probablement pas autant que j'aurais dû parce que malgré tout, ma carapace n'était pas complètement fendue mais j'avais des regrets.

Il s'était presque occupé de tout pour moi. J'allais me faire hyptoniser par une connaissance d'une amie à lui ensuite j'irais vivre au Sanctuaire, un endroit pour les créatures. J'avais rassemblé mes affaires, mis les choses en ordre et quitté Poudlard sans un regard en arrière.
Et je me retrouvais chez Luke, dans son canapé, à attendre l'arrivée de l'homme qui allait enfin me délivrer de mes démons. Je me sentais vide. En paix avec ma décision, plus déterminée que jamais. Il me faudrait vivre caché pendant un moment, j'avais pas mal d'ennemis et les Purificateurs n'allaient probablement pas me laisser partir comme ça avec tout ce que je savais sur eux.

J'allais enfin tout oublier, toute cette souffrance, ce manque, cette haine. Peut être allais-je enfin pouvoir vivre avec ma louve et lui laisser la place qu'elle aurait dû occuper au sein de ma vie. Faire la paix avec elle, avec moi.
Quand on frappe à la porte, je me redresse et un homme apparaît accompagnée d'une jeune femme.
Son regard se pose sur moi et je me lève, mes longs cheveux blonds tombant en cascade sur mes épaules. Il va droit au but, j'apprécie qu'il ne perde pas de temps.

Je lance un regard à Luke qui m'encourage d'un signe de tête.

Il paraîtrait que vous êtes en mesure d'effacer la mémoire, je commence à moitié sur le ton d'une affirmation à moitié sur celui d'une question. J'ai besoin de recommencer à zéro.

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Olympe
Approche au plus près de la terreur qui est mienne et pour moi c'est assez.

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All these voices in my head get loud I wish that I could shut them out, I'm sorry that I let you down.Samedi 24 avril 2021 Luke scrutait le demi-vampire avec un mélange d’appréhension. Il lui semblait que la femme qui l’accompagnait été inoffensive. D’ailleurs, Calla lui avait proposé quelque chose à boire dans la cuisine, laissant Rafaël avec les concernés. « Il paraîtrait que vous êtes en mesure d’effacer la mémoire. » Rafaël sourit, comme pensant à une vieille blague. Pourtant, cela ne décontenança pas Olympe qui poursuivit : « J’ai besoin de recommencer à zéro. »

Luke serra la main de la jeune femme. Elle allait tout oublier, recommencer une vie. Elle et Luke s’étaient mis d’accord pour ce qu’elle devait se souvenir. Que du positif. Elle devait redémarrer sa vie. Et Rafaël allait les y aider. « Bien. Alors commençons sans plus attendre. » L’homme sortit sa baguette et observa Olympe et Luke pour les derniers au revoir.

Le professeur de Vol passa sa main sur la joue de la jeune femme et l’embrassa sur le front. « Tu vas avoir une vie merveilleuse. Et je ferai tout pour que tu sois heureuse. » lui promit-il. La jeune femme le regarda comme elle ne l’avait jamais regardé avant : elle avait confiance. Puis, elle tourna la tête vers Rafaël qui attendait patiemment et hocha la tête, pour signifier qu’elle était prête. Luke garda sa main dans celle d’Olympe alors que le demi-vampire pointait sa baguette sur la jeune femme. « Oubliettes … »

La jeune femme ouvrit la bouche alors qu’un filament translucide partait de sa tête jusqu’à la baguette, comme aspirant sa mémoire. Luke n’aurait pu le faire. Il n’était pas assez doué pour maîtriser ce sortilège correctement alors que le demi-vampire semblait être un expert. Au bout de quelques minutes, Rafaël relâcha sa baguette et le corps d’Olympe se reposa. Elle était consciente, mais semblait assez perturbée. « Il lui faudra du repos » confirma le demi-vampire en rangeant sa baguette.

« Que faut-il que je lui dise désormais ? » Il fallait passer à présent à l’étape de l’hypnotisation. Luke passa un bras dans le dos de la jeune femme alors que le demi-vampire l’attrapait par les épaules pour la maintenir face à lui. « Dites-lui … qu’elle ne cherche pas à connaître sa véritable identité. Dites-lui, qu’elle doit vivre sa vie, recommencer, et être heureuse. » Rafaël hocha la tête et commença à réciter face à la jeune femme. « Dites lui aussi que je serai toujours là pour elle. Qu’elle peut avoir confiance en moi, qu’elle peut compter sur moi. » Une nouvelle fois, Rafaël obtempéra. « Dites-lui que c’est une fille bien, qui doit accepter chaque part d’elle-même, sorcière comme louve. Qu’elle doit être fière d’elle et avoir confiance en elle. » Et Rafaël récita les paroles du jeune homme.

« C’est terminé ? » Lentement, Luke hocha la tête et Rafaël relâcha la pression sur la jeune femme qui se cala dans les bras du professeur de Vol. « Pensez à l’hydrater et à lui donner à manger. Elle va être un peu perdue durant quelques heures, veillez sur elle. » A nouveau, Luke acquiesça alors que Rafaël se levait pour rejoindre les filles dans les cuisines. « Ca va aller … » chuchota-t-il en caressant les cheveux de la jeune femme qui restait encore hagarde. « Ca va aller, je suis près de toi. »
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