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RPG Harry Potter

In RPG, nous sommes en Février 2022.
Profitez bien des nouveautés ! Le récapitulatif est ici !

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They say that I don't belong but the sound of your voice puts the pain in reverse Jeudi 27 mai 2021

« Tu devrais y aller … » « Aller où ? » « Lui parler ! » Je fronçais les sourcils et suivis alors le regard de Naomi. « Anton ?! Oh surement pas … » Je replongeais sur mon plateau repas alors que Naomi levait les yeux au ciel.

Depuis que j’avais intégré le groupe de musique Sparks, chaque membre était devenu mon ami. Il fallait dire qu’on vivait quasiment ensemble. On mangeait ensemble, on allait en cours ensemble (même si nous n’étions pas issus des mêmes filières), on passait nos soirées à répéter. Ils avaient été les premières personnes à qui j’avais acceptées de dire ce qui était arrivé dans ma vie : la mort de ma mère, l’emprisonnement de mon père. Mingan les aimait beaucoup et j’étais heureuse de me sentir si naturelle avec eux.

Seulement, ils savaient aussi que depuis le début de l’année j’avais des « vues » sur Anton Danchev. Je ne le connaissais pas vraiment. Je savais seulement qu’il venait de Durmstrang et qu’il était entré en Communication et Informations. Il avait une bande d’amis avec qui il restait, et surtout, il avait une petite amie qui était pendue à son bras à longueur de journée. Maria disait que ce n’était rien de plus qu’un stupide toutou et que dès qu’il me verrait, il la virait. Seulement, je n’étais pas née pour faire du mal. S’ils étaient heureux ensemble, je ne voulais aucunement aller briser ça.

Jeremy me regardait avec appréhension. Il n’aimait pas trop ce Anton. D’après lui, ce devait certainement être un Sang-Pur arrogant qui ne pensait qu’à son image, au vu de ses fréquentations. Pour Alec, il disait que je trouverai certainement mieux ailleurs. Lui et Naomi s’étaient finalement mis ensemble ce printemps et ils avaient l’air tellement bien ensemble.

C’était notre avant-dernière semaine à l’UMS : cette semaine et la suivante, nous étions occupés par nos examens de fin d’année et nous quitterions les bancs de la fac le vendredi 4 juin. On avait prévu une nouvelle fois de jouer ce soir-là, histoire de fêter notre année. Et puis, c’était la dernière fois que Naomi et Alec étaient ici. Ils terminaient enfin leur cursus scolaire et allaient rentrer dans le monde du travail. Ça allait être étrange sans eux, et peut-être que le groupe ne tiendrait pas beaucoup. Mais, on n’en parlait pas. Et c’était tout naturellement qu’on avait accepté de se produire donc sur scène une dernière fois.

« Si tu ne lui parles pas, tu l’idolâtreras toujours. Il faut que tu fonces ! » insistait Naomi. « Elle a raison … » surenchérissait Maria en mangeant son abricot. « Si elle n’a pas envie d’y aller, je ne pense pas qu’on devrait la forcer … » commentait Jeremy, s’attirant les foudres des deux filles.

Pour ma part, je continuais à manger ma salade. J’avais toujours été discrète et je me voyais mal aller parler à un inconnu entouré d’inconnus. Et puis … j’étais bien sur cette chaise …

« Ca suffit ! » Naomi me retira brusquement mon plateau alors que je poussais un petit « Eh ! » plaintif. Alec sursauta devant la brusquerie de sa copine. « Tu veux vraiment que je quitte l’UMS sans avoir assisté à ton premier flirt ?! » J’ouvris la bouche pour répondre mais déjà la jeune femme me coupait la parole : « Non surement pas, Miss ! Alors tu vas me bouger tes petites fesses, embrasser ton totem et aller lui donner une invitation à notre concert ! »

La jeune femme posa l’une de nos affiches devant moi et son regard déterminé m’empêchait de contester. Je tordis la bouche et pris une grande inspiration avant de me lever. Je voyais Jeremy m’envoyer un regard d’encouragement mais déjà je me retournais pour me diriger vers la table à l’autre bout du Cicero. Je sentais déjà mes mains devenir moites. Il avait trois autres garçons autour de lui. Ils étaient forts, beaux et riaient forts. Et moi … bah j’étais moi.

L’un d’eux me vit arriver et me siffla. Ils me connaissaient des concerts que l’on faisait avec le groupe et comme j’étais la chanteuse, c’était moi qu’on voyait le plus. Les deux autres tournèrent la tête vers moi et puis, Anton aussi. C’était la première fois qu’il posait les yeux sur moi … à moins qu’il m’ait déjà vu au concert des portes ouvertes de l’an dernier, je l’ignorais.

« Bonjour … » soufflais-je de ma petite voix fluette. « Que pouvons-nous pour toi, trésor ? » proposa l’un des garçons. Jeremy disait qu’ils n’étaient pas sympas. C’était des Sang-Purs qui se moquaient bien des races inférieures. C’était juste de l’hypocrisie à ce moment précis et ils étaient juste corrects en société, mais il n’y aurait jamais aucun lien d’amitié ni … amoureux.

Je tournais la tête vers mon groupe d’amis qui me regardaient tous. Je devais le faire. Je tournais la tête vers Anton et soufflais un bon coup. « Euh … je me demandais si vous seriez intéressés pour venir assister à notre concert, vendredi prochain. » Même si je m’adressais à l’ensemble des garçons, je regardais tout particulièrement Anton. Et certains d’entre eux l’avaient bien remarqué. Je leur tendis le flyer et me triturai ensuite les doigts.
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« Tu vas m’aimer, Davina Maïkan. Je suis heureux de te laisser prétendre un moment que ce n’est pas déjà le cas. »

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They say that I don't belong but the sound of your voice puts the pain in reverse Jeudi 27 mai 2021

Tu mangeais tranquillement avec tes potes. Tu te prenais pour le Roi du monde quand t'étais avec eux. Même quand t'étais pas avec eux. T'avais pris beaucoup trop de confiance depuis bien trop longtemps. T'avais toujours été un m'as-tu vu? qui se prenait un peu trop pour le nombril du monde. Mais depuis que ta côte de popularité à L'UMS avait gonflée soudainement, allant même à être plus importante qu'avant sans crier gare alors que tu ne connaissait pas foule de gens à la base, c'était encore pire.

De toute façon, tu étais toujours entouré par des gens, des "amis", comme tu disais. Mais en vérité, t'en avais pas beaucoup, des amis. Même autour de la table. T'avais tes deux potes-en-flanc, mais étaient-ils vraiment tes amis, ou juste formiez vous un trio invincible pour faire votre loi à l'UMS ? Parce que t'étais loin d'être facile, et de t'ouvrir en toute vérité à quelqu'un. Ou d'aimer plus qu'un certain nombre de personne. T'avais comme des quotas, c'était comme ça, on n'y pouvait rien changer. Toi, l'amour et les sentiments positif, tu voyais pas vraiment ça comme une chose inconditionnelle, et infinie.

Ce midi là, t'étais donc, comme tous les midis, avec trop de gens. Tu écoutais Fran, une des filles qui étaient autour de la table raconter une blague. Pas vraiment drôle comme fille. Pourtant, en l'écoutant, vous aviez tous les yeux pleins d'étoiles. Comment ne pas en avoir ? Le stéréotype même de la bimbo : blonde, forte poitrine, gros postérieur, pas beaucoup d'habits. Une sorte de fantasme pour chacun de vous, bien qu'elle ne soit pas une fille facile. Puis elle avait cet accent fort des pays scandinaves qui te rappelaient tes origines, bien que toi, t'aies passé des heures entières à essayer d'étouffer cet accent pour mieux t'intégrer. Alors quand vous commenciez à rire ensemble, et que vous étiez en train de rire à la blague ou plutôt à la tentative de blague de Fran, le silence se fit comme d'un commun accord quand une fille vint à parler.« Bonjour... » « Que pouvons-nous pour toi, trésor ? »Tu relevais la tête, et laisser le rire, peut-être forcé, ou juste arrivé par le rire des autres, ou que la blague soit vraiment nulle, s'évaporer, pour laisser place à un léger sourire en coin, en écoutant la fille parler.« Euh … je me demandais si vous seriez intéressés pour venir assister à notre concert, vendredi prochain. » Tu la regardais dans les yeux, presque sans ciller. Elle, elle avait les yeux qui te semblaient être plus sur toi que sur les autres. T'aurais aimé être légimens, pour lire dans ses pensées. Mais t'étais plus dans l'occlumentie, c'était peut-être d'ailleurs grace à ça que ta popularité fonctionnait. Alors que les autres commençaient à faire un brouhaha, tu te raclais la gorge, comme pour leur dire de se taire. Tu gardais ton espèce de rictus désagréable. Et tu prenais la parole. « C'est quoi que vous faites comme musique ?» que tu demandais en secouant la tête, d'un air de dire que c'était pas forcément connu de tous, et qu'ils avaient besoin des informations.. « Non, parce que si tu crois qu'on va venir juste pour voir ta tronche, ça risque d'être plus compliqué. quand même. » que tu lançais, avant de taper dans la main de ton voisin, Romeo, fier te ta blague. La fille, tu ne la connaissais pas, et tu n'avais pas envie de la connaître. Son groupe de musique, ça t'intéressait pas. T'avais juste envie qu'elle se tire. Mais autant faire ça bien. « Oh ouais, puis t'as vu ses yeux, mec ? Comme ils sont écartés ?» lança Roméo, juste pour renchérir, ce qui te fit éclater d'un rire méchant, avant de planter ton regard dans celui de la fille, avec un air bien satisfait.
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They say that I don't belong but the sound of your voice puts the pain in reverse Jeudi 27 mai 2021

C’était terriblement gênant d’être plantée face à ce groupe qui semblait très complice. Deux filles la toisaient de haut en bas, comme pour voir la façon dont j’étais habillée. Je n’avais jamais bien compris pourquoi les filles faisaient ça. Comme si la façon dont on pouvait être vêtu déterminait qui on était. Ceux de la tribu savaient qui on était réellement, car peu importait le physique, on recevait un totem, des tatouages pour les exploits qu’on applaudissait et les actions qu’on faisait. Nos paroles n’étaient que poussières et notre corps qu’une enveloppe mortelle.

« C’est quoi que vous faites comme musique ? » Je clignais des yeux plusieurs fois en réalisant que c’était Anton qui venait de prendre la parole. Il avait un léger rictus au coin des lèvres et sa tête semblait se moquer tout autant de moi. Par Uru, j’étais vraiment gênée. « Non, parce que si tu crois qu’on va venir juste pour voir ta tronche, ça risque d’être plus compliqué, quand même. » J’ouvris la bouche et la refermai, perplexe. Est-ce qu’il venait d’insinuer qu’il ne me trouvait pas à son goût ?

« Je … en faites … on fait du rock … » dis-je, légèrement à voix basse, comme perdant tout à coup toute l’assurance que j’avais un instant plus tôt.

« Oh ouais, puis t’as vu ses yeux, mec ? » Je tournais la tête vers le garçon qui venait de prendre la parole et portais une main à mon visage comme si je pouvais comprendre ce qu’il signifiait. « Comme ils sont écartés ? » Anton éclata d’un grand rire avant de planter son regard dans le mien. Merlin, j’étais ridicule !

« Je … je sais très bien que vous ne viendrez pas pour moi … » repris-je comme pour m’excuser d’être moche. « Mais Naomi Conrad et Maria Rodriguez y joueront … » Les filles étaient présentes à l’UMS depuis bien plus longtemps et étaient sans doute bien plus connues que moi. Et puis Maria était toujours célibataire et son style latino attirait toujours quelques garçons à nos concerts. « Parrish sera là aussi ? » demanda une étudiante qui avait cessé d’observer mon look pour se tailler un ongle correctement.

« Jeremy ? Euh oui, bien sûr ! » Si ça pouvait lui faire plaisir, et si ça pouvait convaincre Anton de venir. « Alors, vous viendrez ? » demandais-je.
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« Tu vas m’aimer, Davina Maïkan. Je suis heureux de te laisser prétendre un moment que ce n’est pas déjà le cas. »

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They say that I don't belong but the sound of your voice puts the pain in reverse Jeudi 27 mai 2021

T'étais grossier. T'étais ignoble. Mais bon sang, ce que tu t'aimais à agir comme un connard. En fait, t'aimais pas particulièrement les gens. Juste tu t'aimais toi, t'aimais le pouvoir, et les relations avec les gens importants dans la société. T'avais pas vraiment la notion de bien ou de mal, et ça faisait de toi quelqu'un de dangereux. Certainement même dans la liste des gens les plus dangereux. Entre ça et le fait que tu n'avais pas vraiment d'inhibition, ça te rendait comme quelqu'un qui n'avait peur de rien, et qui agissait en toute liberté. Bien que ta liberté n'arrête jamais d'entraver celle des autres. Comme celle de cette pauvre fille qui était devant tes yeux. Tu venais clairement de lui dire qu'elle était moche. Pourtant, suffisait de bien la regarder pour voir qu'elle était différente. Et qu'elle ne manquait pas d'une certaine beauté, mais toi, tout ce qui était vraiment beau, mais qui n'avait pas de pouvoir ou d'influence, tu y étais insensible, n'est-ce pas ? Puis si tu pouvais être méchant, c'était que mieux. Pire encore, t'avais laissé Roméo l'insulter indirectement. C'était limite si tu ne l'avais pas checké pour sa remarque. Tu méritais largement toutes les gifles du monde. Oh, ça oui. Alors que la brunette donnait des informations, tu continuais à la scruter, et à scruter ses réactions, la fixant droit dans les yeux. Toi, c'était pas le genre de chose qui te gênait, le contact visuel. Surtout que c'était pas comme si t'ouvrais ton coeur au gens, alors t'avais même pas l'impression que ce genre de contact pouvait être intime, sur un long laps de temps, vu que tu laissais paraître aucun sentiment. C'était presque à se demander si t'en avais, des sentiments. Apparemment, les autres du groupe semblait intéressés. Si un oui, pouvait la faire partir, t'étais partant. Même si un "oui", ça n'était pas le genre de chose qui t'engageait. Oh, ça non. Et puis, de toute façon, un oui, c'était trop simple. Elle se permettait de vous déranger, alors que vous ne l'aviez pas sonner, c'était pas vraiment pou te plaire. « Excuse moi mais..» Oulà, ça commençait mal, le fils Danchev qui commençait par ce genre de phrases. Cela signifiait que le pire était encore à venir. « Je comprends assez mal ce qui te pousse à croire qu'on serait intéressés à venir, en fait. » Cette fois-ci, plus de rictus. La fille t'agaçait, avec ses prospectus. Elle essayait d'amadouer les filles avec Parrish mais.. Les filles faisaient bien ce qu'elles voulaient, elles n'étaient pas ses potes, mais celles de toi"potes" à toi. Et ce n'étaient pas parce qu'elles semblaient intéressées que ça ferait venir les autres. En tout cas, pas toi. Tu faisais un geste de la main, comme pour dire de se décaler. « Maintenant, si tu veux bien nous laisser, tu arrives à me cacher la lumière du néont.. et du soleil.» fit il, en réhaussant le coin de sa lèvre en un sourire en coin, plein de cruauté.
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They say that I don't belong but the sound of your voice puts the pain in reverse Jeudi 27 mai 2021

Il me semblait que j’aurai pu passer outre le regard de ses filles sur ma peau, et même les moqueries de ce garçon, mais voir Anton se mêler à leur jeu me dépitait. Je me sentais tellement faible, ignorante, naïve. « Excuse-moi mais … je comprends assez mal ce qui te pousse à croire qu’on serait intéressés à venir, en fait. » Je sentais que si j’ouvrais ma bouche, ma mâchoire allait se mettre à trembler. J’étais ridicule. Vraiment. Quelle idée d’avoir suivi les paroles de Maria. Elle était beaucoup plus belle et avait un plus grand tact que le mien.

« Maintenant, si tu veux bien nous laisser, tu arrives à me cacher la lumière du néon … et du soleil. »

Je n’avais jamais compris la méchanceté. Dans la tribu, il n’y avait pas de raison de l’être. Nous étions sur terre pour accomplir une destinée, et ce n’était certainement pas celle de faire du mal aux autres. En tout cas, ce ne serait pas la mienne.

« Eh bien, il me semble que tu es un garçon d’une vingtaine d’années en bonne santé et avec au minimum un cerveau pour enregistrer des sons et les apprécier. Il me semble aussi que tu ressembles à tous les étudiants de ce bâtiment, à savoir avoir une bande d’amis sans doute aussi intelligents que des chartiers et t’habiller selon une mode que tout le monde critique, mais que tout le monde suit quand même. Tu as une baguette, tu es un sorcier, et tu es un Sang-Pur. Tu te crois le roi du monde dans cet établissement et encore plus parce que tu as soi-disant une certaine pureté du sang. Tu crois que tu as tous les droits et que tu peux aller n’importe où ou dire n’importe quoi sans qu’on t’impose de limite. Mais la vérité, c’est que tu es un garçon comme les autres, et je pense que tu pourrais apprécier de te détendre à un concert. Bien sûr, si la compagnie de « Sang Impurs » ne te déplait pas ou si mon visage ne te rebute pas trop. » Je déposais le prospectus sur la table.

« En résumé, je me moque que tu ne me trouves pas à ton goût ou que tu ne sois pas intéressé, mais quand on est bien élevé, on prend le prospectus, on remercie et on n’ajoute rien de blessant. »

Ouah, il me semblait que je n’avais jamais autant parlé de ma vie. Et il me semblait aussi que j’avais du vexer une bonne partie des amis d’Anton, sans le compter lui, et qu’une bonne partie du Cicero s’était retournée vers nous. Je remarquais alors pour la première fois le silence dans le réfectoire et je me sentis défaillir. Je ne voulais pas être méchante, je ne l’étais pas, je disais simplement ce que je pensais, j’étais franche.

D’ailleurs, c’était à ce moment-là que Jeremy, Naomi, Alec et Maria avaient rappliqué, comme pour m’épauler. Postés derrière moi, ils faisaient un peu garde-du-corps.
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« Tu vas m’aimer, Davina Maïkan. Je suis heureux de te laisser prétendre un moment que ce n’est pas déjà le cas. »

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They say that I don't belong but the sound of your voice puts the pain in reverse Jeudi 27 mai 2021

T'avais de quoi être fier. Tu t'étais bien comporté comme le petit con que tu savais si parfaitement être. Ah, bravo, oui, vraiment. Mais, toi, tu t'en fichais, au contraire : si t'avais réussi à faire un peu de mal, t'étais un peu heureux. Comme si rendre les gens malheureux comme toi, te permettait d'être un peu plus vivant, et d'arriver à te dire que ta vie n'était pas si mal. Qu'elle était presque belle, même. Enfin, t'en étais pas non plus à arriver à faire de la psychanalyse sur toi. C'était peut-être pour ça que t'agissais tellement comme un crétin de première.
En l'entendant parler, tu te retournais vers tes petits copains, et tu éclatais de rire. Sa première phrase commençait plutôt mal, pour elle. La pauvre ! Comme si se ridiculiser en osant venir te parler n'était déjà pas suffisant ! Elle aurait du le savoir non? A essayer de voler trop près du soleil, on se brûle, n'est-ce pas ? Enfin, sauf que toi, t'as rien d'un soleil. Le soleil est chaud, sur Terre il est bienveillant. Toi, t'étais glacial, même avec tes "amis" de l'école. Et pour la bienveillance, tu repasseras.
Au fil des mots, elle te descendais un peu, beaucoup, même en fait. Mais c'était mérité. Tu faisais un peu moins le fier. Du rire qui se finissait en un sourire à la limite de la malveillance, tu finissais par avoir le visage presque déformé. Honte, colère, dégoût ? Impossible à dire. Pire que tout, tu baissais presque la tête ! Avant de laisser une lueur de haine, presque diabolique passer dans tes yeux. Tu sais quoi ? T'allais le prendre son fichu prospectus. Tu feignais un sourire, accompagné d'un semblant de grimace et récupérais le papier de ses mains, presque en le lui arrachant. Au moins, t'avais accepté son chiffon, non ? Puis tu lançais un « Merci» Mieilleux et mièvre, mais surtout qui sonnait faux. Au moins, t'avais remercié, elle n'avait pas à se plaindre ! Tu laissais Fran récupérer le papier, avant de jeter un dernier regard en biais à la jeune Maikan, en la détaillant, avant de te détourner d'elle et de parler avec tes amis. L'incident était clos, désormais, il était temps de retourner au cours de vos vies. Et toi, sans elle. Mine de rien.
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