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RPG Harry Potter

In RPG, nous sommes en Décembre 2021.

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Tu fais n’importe quoi, on dirait que t’aimes ca.
Pourquoi tu gâches ta vie?
Dean & Sam Cooper

« C'est un bon camarade... oui c'est un bon camara... Zzzzz Zzzzz.... »

Je ne sais pas exactement où je dors, c'est un peu dur. J'crois que j'ai roulé ma chemise en boule et que je bave dessus. Je bouge un peu, sans être capable d'ouvrir les yeux. Ça cogne dans ma tête et j'arrive plus vraiment à remettre les pièces du puzzle dans l'ordre. Qu'est-ce que j'ai fichu hier soir ? Et cette nuit ? Et ce matin ? Je ne sais plus. Mais je crois qu'il y a eu pas mal d'alcool. En me tournant un peu brusquement, je réalise que je suis par terre. Voilà pourquoi j'ai mal au dos ! Et pourquoi est-ce que j'ai cette chanson en tête ? J'ai fait la fête, c'est à peu près sûr.

J'ai de vagues souvenirs de filles et de mecs... Dont certains plutôt sexy. J'ai des flashs de danses plutôt collés serrés, de caresses indsicrètes, de baisers... Mais surtout d'alcool bu directement à la bouteille. Bof, c'était mon jour de congé après tout. Enfin je crois. C'était mon jour de congé ? Bon, on s'en fout.

« Aïe ! »

Je porte ma main à mon épaule. Je rêve ou on vient de me donner un coup de pied ? Les gens sont d'un malpoli de nos jours j'vous jure ! Je fronce les sourcils. Cette voix... Je connais cette voix... Mais qu'est-ce qu'il foutrait ici ? J'ouvre un œil. Puis deux, et agrémente le tout d'une grimace.

« T'es vraiment moche vu d'ici. »

Sérieusement, il a les narines plus grosses et plus sombres que l'anus d'un détraqueur. Bien qu'en réalité, je ne suis jamais allé voir là dedans. Mais je pense que l'image est bonne. J'essaie de me relever tant bien que mal, j'crois qu'il baragoine mais mes neurones sont encore en train de dormir. Je lève la main une fois que je suis debout.

« Chut, Dean, relax, qu'est-ce que tu fiches ici ? »

Je me frotte le crâne, tandis que mes yeux se posent sur... Oh ! Oups !

« C'est ton hôtel. C'est une excellente raison d'être ici frangin, vraiment. »

J'ai dormi derrière le comptoir... Mais la question à un million de dollars c'est : est-ce que j'ai eu la présence d'esprit de me trainer jusqu'ici après ma soirée ou.... est-ce que c'est ici que j'ai fait la fête ? Merlin, je n'en sais rien du tout.

« C'est gentil de m'avoir réveillé, je vais prendre une douche. T'es très élégant aujourd'hui. Pas de rencard ? »

Mais il me barre le passage en posant sa main sur mon torse. Génial, ça, ça veut dire que je ne vais pas échapper au sermon. Sérieusement, il devrait se trouver une fille. Ou Maddy devrait faire des conneries elle aussi. Histoire qu'il ait d'autres chats à fouetter. Je me demande d'où vient cette expression. C'est pas cool de fouetter des chats, non ?

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Tu fais n’importe quoi, on dirait que t’aimes ça. Pourquoi tu gâches ta vie?
Le réveil sonne. 6:00. Je prends une profonde inspiration. Une nouvelle journée s'annonce. Je suis rentré et me suis couché tard hier soir, enfin cette nuit. J'étais à Paris hier toute la journée pour affaire. On a recruté une nouvelle équipe, une bonne équipe. Je vais pouvoir souffler un peu de ce côté là. Je sors du lit pour filer directement dans la douche. Le même rituel chaque matin. Alors que je suis sous l'eau, j'entends la porte de l'appartement s'ouvrir, je sais qu'on m'apporte le café, noir, court, sans sucre, comme je l'aime. Il y aura aussi trois journaux différents, ceux des villes des trois hôtels que je gère. Et au choix : gaufre, muffin, donut, pain perdu.

Quand je sors de la salle de bain, en tenue de sport, il n'y a plus personne. Service efficace, service Cooper. Je souris et récupère la Gazette de New York. Je lis les informations tout en mordant dans le pain perdu, sucré parfaitement. Une fois les news lues et le café dans le ventre, je me dirige vers la salle de sport. Il est 6:30. Je fais du tapis tous les matins, parfois je sors dans Central Park, quand j'ai besoin de réfléchir en m'aérant l'esprit. Après une bonne demi-heure de course, je salues tous les employés sur mon chemin. Je vérifie les cuisines, les salles de réunion. Je dis bonjour aux clients matinaux.

Je passe vers le bar et... Putain je rêve. Je vois une main dépassée. Je fonce alors vers mon frère - j'en suis sûr - avachi derrière son bar. Je lui donne un coup de pied dans le haut du corps. Il se fout de moi ?! Je souffle bruyamment. Sa petite tête d'abruti se tourne vers moi, il ouvre un œil et m'exaspère.

"Tu me prends pour un con Sam ? Dans quel état tu t'es mis ?"

Il titube en se levant. Rien de plus désagréable. C'est son jour de congés au moins ?

"Franchement, je pars 24h et tu trouves le moyens de faire des conneries."
« Chut, Dean, relax, qu'est-ce que tu fiches ici ? »
"Ce que je fiche dans mon hôtel ? C'est définitif, tu te payes ma tête." Grondé-je
« C'est ton hôtel. C'est une excellente raison d'être ici frangin, vraiment. »
"Je vais regarder les vidéos de surveillance !"
« C'est gentil de m'avoir réveillé, je vais prendre une douche. T'es très élégant aujourd'hui. Pas de rencard ? »

Je serre ma mâchoire. Mes narines écartées. Il m'agace. Je serre aussi mes poings et passe ma langue sur ma bouche, essayant de garder mon calme. Il essaye de continuer sa route, mais je m'y oppose, un bras en travers de sa poitrine.

"Qu'est-ce que j'ai fais pour que tu ne puisses pas te tenir 24h ? Tu peux me le dire ?! On va regarder les vidéos ensemble et je te jure que si des clients t'ont vu dans cet état, ça va mal se passer."

Je le pousse devant moi, direction le poste de sécurité. Un Cracmol et un sorcier s'occupent du poste. La porte s'ouvre, ils nous ont vu arriver. Ils sont à peine plus âgés que moi.

"Bonjour Marc, George. J'ai besoin de voir les vidéos du bar, à partir de minuit s'il vous plait."
"Un soucis Monsieur Cooper ?"

Je désigne mon frère d'un hochement de menton. Je vois les hommes regardaient Sam, mais pas de la manière dont je le voudrai. Pas du tout sévèrement. Je sais qu'ils aiment bien mon frère. Ils m'aiment bien aussi, mais Sam a un sens plus accru pour les fêtes qui les intéressent. Je ne donne pas dans le Nightclub, je suis plus bar branché, soirées mondaines, réceptions, galas, repas officiels. Je gratte mon crâne alors que la vidéo tourne.

"Vous pouvez accélérer ?"

On voit mon frère faire son boulot une bonne partie de la nuit, parfois sortir du bar. Il se laisse payer des verres. Il va encore me dire que c'est commercial, que ça plait aux clients et surtout aux clientes. Je sais pas comment il tient tout cet alcool. Je le regarde furieusement. Pour l'instant pas d'incident, mais clairement, il est sorti de son rôle de professionnel hier, en fin de soirée, il est plus devant que derrière le bar. Mais heureusement, quand il s'effondre, personne n'est présent. Je soupire. Je ne sais pas si c'est de soulagement, ou de l'énervement. Cette attitude, c'est tout lui.

"Sérieusement Sam, si tu veux détruire la réputation du bar, tu n'as qu'à le dire. J'étais à Paris pour affaire, tu sais ? L'entreprise familiale. Joue pas au con quand je suis pas là, ça va pas me plaire longtemps."

Je croise les bras sur ma poitrine.

"Et ne rigolez pas tous les deux."
"Pardon Monsieur."
"Pardon Monsieur Cooper."

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Tu fais n’importe quoi, on dirait que t’aimes ca.
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Dean & Sam Cooper

Roh lalala, ce que je n'aime pas quand il est dans cet état et qu'il joue au père de famille. Sérieusement, ça doit faire un milliard de fois que je lui dis qu'i lest mon frère et pas mon père, mais ça ne rentre pas dans son crâne. Foutues caméras de surveillance ! J'espère moi aussi qu'aucun client ne m'a vu. Pas pour les mêmes raisons que Dean, c'est juste que sinon il va ENCORE râler, et parler, et me sermonner et je sais très bien comment ça va se finir : on va s'engueuler, se prendre la tête, Maddy va devoir intervenir. Et dans quinze jours ça recommencera. C'est toujours la même rengaine.

J'rétorque pas, je le suis au poste de sécurité (merlin, je réalise combien de fois j'ai pu me retrouver dans ce genre de situations). Je salue Marc et George d'un signe de la main, gardant mon éternel sourire sur les lèvres. Eux, ils sont cools, ils savent s'amuser. Mon frère devrait en prendre de la graine. Mentalement, je croise fort les doigts, et je me mords la lèvres inférieure tandis que les images défilent.

« Eh, j'suis quand même beau-gosse ! », que je m'écris en me voyant faire un petit geste à la Tom Cruise dans « Cocktail »... mais si les mecs sourient discrètement, ça ne déride même pas mon frère. Je croise alors les doigts et bascule un peu sur mes pieds. Il me jette un regard noir quand on voit une cliente m'offrir un verre mais alors que j'ouvre la bouche pur lui expliquer que ce n'est que du business, il tourne de nouveau sa tête vers l'écran.

Ah bah voilà ! J'étais bourré mais personne ne m'a vu pioncer ! Comme quoi, même pété, je gère, il pourrait le reconnaître. Du coup je lui souris quand il me regarde.

"Sérieusement Sam, si tu veux détruire la réputation du bar, tu n'as qu'à le dire. J'étais à Paris pour affaire, tu sais ? L'entreprise familiale. Joue pas au con quand je suis pas là, ça va pas me plaire longtemps."

Oh lala mais c'est pas possible ça ! Il va me ressortir le couplet du mec responsable sans qui tout s'effondrerait c'est ça ? Merci, je le connais par cœur. De dépit, je me frotte le visage de mes deux mains.

« Putain Dean, est-ce que tu t'entends ou est-ce qu'au contraire tu adores t'écouter parler ? Bouh Sam tu veux détruire la réputation du bar ! Descends deux minutes du mont Olympe, tu veux ?  Contrairement à toi je sais ce que veulent dire les verbes « s'amuser » et « se détendre », des concepts que tu devrais pratiquer plus souvent. Pète un coup ou tire un coup, je sais pas moi. »

Les mecs font genre qu'ils sont hyper concentrés sur les écrans. Et j'sais pas comment elle a fait pour le sentir, mais Maddy débarque pile à ce moment là. Me demandez pas comment elle a su qu'on était là, elle a un sixième sens pour ça.

« Vous êtes encore en train de vous prendre la tête c'est ça ? »

On ne lui répond pas, on se regarde en chiens de faïence, Dean et moi.

« Ils sont encore en train de se prendre la tête », répète-t-elle d'une façon plus affirmative en regardant Marc et Geroge qui osent à peine hocher la tête. En soupirant et en levant les yeux au ciel, elle pose sa main gauche sur mon épaule, sa main droite sur celle de Dean et elle nous fait transplaner. Et on atterrit directement dans la salle de sport de l'Hôtel, et plus précisément sur le ring de boxe. Maddy nous lâche et file récupérer nos gants.

« Maddy, sérieux, j'ai même pas encore pris de caf... »

Ouf ! Elle claque mes gants contre mon torse. Elle est frêle mais elle a du muscle ma petite sœur !

« Je reviens dans quinze minutes. »

Et la revoilà qui disparaît. Je regarde mon frère de la tête aux pieds.

« Tu vas oser froisser ton beau costard de mec parfait ? »

Je suis déjà en train d'enfiler mes gants, j'ai peut-être pas beaucoup dormi, mais j'ai bien envie de lui casser la figure aujourd'hui. Enfin casser la figure... C'est une expression. Faudrait pas faire mauvais genre devant ses chers clients, pas vrai ?

« Est-ce qu'au moins t'as profité de Paris pour aller à Pigalle ? J'suis sûr que non. »

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Tu fais n’importe quoi, on dirait que t’aimes ça. Pourquoi tu gâches ta vie?
Il ne perd rien pour attendre. C'est une chance que personne n'est rien vu, il ne s'en rend pas compte. Mais mon frère a toujours attiré la chance, il s'en est toujours sorti comme ça, ce qui le rend encore plus insouciant, inconscient. Mais les bonnes étoiles ne brillent pas toujours. Et un jour une de ses bourdes et frasques finiront mal, et qui sera là pour réparer et endiguer les dégâts ?! Moi. Et je n'ai pas envie que ça arrive.

Parfois je trouve qu'il tire trop sur la boisson. J'ai pas envie qu'il connaisse un sale cercle vicieux et qu'il y bascule totalement dedans. Mais il pense que je fais le père acharné. Mais c'est mon frère, mon sang. La famille avant tout ! Avant l'entreprise. Ce n'est pas que pour le Cooper, ça c'est ce qu'il croit, ça c'est ce que je laisse entendre. Mais il sait que je lâcherai tout pour lui ou Maddy, et je crois que c'est ça qui lui permet de me parler de la sorte, je peux pas vraiment le tuer hein ?

Je serre mes poings jusqu'à faire blanchir mes phalanges. Je crois que mon cœur s'emballe, parce que ça cogne fort dans mes tempes, camouflant les raclements de gorge gênés des agents de sécurité. Il m'agace avec le fait que je sois trop coincé, ou que je ne sache pas m'amuser. Il se trompe, c'est juste que... je trouve pas les bons moments pour le faire. Il voit pas que je cours dans tous les sens ? Notamment pour gérer Paris et Londres ? C'est pas évident, avec les décalages horaires parfois. J'ai pas le temps de me la couler douce. Cela fait 8 ans que je gère les hôtels, c'est à peine le temps de prendre ses marques, de se faire de nouveaux clients, de satisfaire les anciens. Ça prend du temps de se créer un réseau, des contacts, notamment pour envisager d'agrandir l'entreprise. J'ai un projet pour un hôtel en Italie. Tirer un coup, tirer un coup...

Je secoue ma tête. Je suis prêt à répliquer quand j'attends la voix de Maddy. Elle est toujours flippante, je la suspecte d'avoir un radar à disputes. Elle est toujours là avant que ça dégénère. Je regarde Sam, sans décolérer. Et Maddy nous fait transplaner, je n'ai pas besoin de regarder autour de moi. Elle nous amène toujours ici. J'ai le souffle coupé quand elle écrase les gants sur ma poitrine en même temps que Sam. On se regarde toujours. Voilà qu'il me détaille à présent.

« Je reviens dans quinze minutes. »

Et c'est notre petite sœur ? On devrait se sentir ridicule. Heureusement il y a encore personne à cette heure là. Et je sais que Maddy s'occupe pour qu'il n'y ait jamais personne. Pour qui on passerait ?

« Tu vas oser froisser ton beau costard de mec parfait ? »

Je ricane et secoue la tête. Mec parfait, trop facile d'attaquer sur ça. C'est pourquoi, je ne me démonte pas en lui donnait raison et en quittant ma veste de costume, puis ma chemise, que je jette - non sans y faire attention - plus loin. Je suis à présent torse nu, muscles saillants, en pantalon de costume. Je chausse mes gants. Je les scratche et tape mes poings pour les ajuster. La boxe nous aide, tout le temps. Ce n'est pas pour rien que trois gants de boxe sont tatoués sur chacun de nos poignets. Une passion commune, une activité qui nous met tous les trois d'accord, depuis gosse.

« Est-ce qu'au moins t'as profité de Paris pour aller à Pigalle ? J'suis sûr que non. »
"Je suis plus raffiné que ça frangin. Et je ne voudrai pas tomber sur une de tes conquêtes !"

Et le premier coup part, je l'esquive et lui en flanque un dans les côtes sur le côté.

"Tu laisses trop d'ouverture, c'est de la boxe Sam, c'est pas les cuisses d'une de tes copines."

Quoiii ?! Il dit que je ne sais pas me détendre, mais là, c'est lui qui devrait se détendre. Ici, dans cette salle, avec ces gants, nous savons que tout est permis. C'est là où on parle le mieux, si on a un reproche à se faire, on a pas peur de le faire. Et si ça nous déplait, on cogne. Parce qu'en sortant de cette salle, c'est « Unis pour mieux régner».

Il frappe de nouveau, et je réplique. Crochet du droit, du gauche. Les siens sont tout aussi redoutables, je sais que j'ai un créneau car il se réveille à peine. Il est encore un peu "endormi". Mais quand la machine se met en route, il est hargneux, et j'aime ça. Je sautille sur place, gardant les gants devant mon visage, le protégeant.

"Et bien quoi ? Je pensais que tu gérais avec l'alcool et tes soirées ? Pas de soucis pour être efficace le lendemain ? Tu te moqueras encore de mes repas à l'eau gazeuse, mais en attendant, j'ai le dessus."

Il frappe, j'esquive, puis j'encaisse un coup. Je tousse mais reprends ma garde. Il assène plusieurs coups, j'en reçois un dans le coin de mâchoire. On se recule, s'observe. Je passe ma langue sur ma lèvre, elle saigne. Et moi je souris. Voilà, le lion se réveille. Je sais que cet entrainement le décrassera mieux que toutes les potions que pourrait lui fournir Maddy.

"Je me pose une question, t'es aussi rapide pour démarrer avec les filles ? Ou tu prends plus ton temps ?"

Je hoche la tête, le pointant de mon menton pour le provoquer. Il me provoque toujours sur mes relations. C'est vrai qu'on me voit rarement rentrer avec une femme. Je ne dis pas que je ne couche pas de temps en temps, je dis juste que ça se fait moins souvent que mon frère. Et je suis plus discret surtout.

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Je lève les yeux au ciel. Si ça, ça ne s'appelle pas faire son show franchement. Je me passe une main sur le visage pour essayer de me réveiller, j'ôte mon gilet pour finir en marcel et enfiler mes gants... non sans le chercher un peu, je reconnais. Je ricane doucement.

« Si tu as peur de tomber sur mes conquêtes, alors je comprends qu'il ne te reste plus beaucoup de choix. »

Et je balance mon bras... Sauf qu'il profite clairement du fait qu'il a dormi dans un bon lit chaud. J'arque un sourcil, tandis que j'esquisse un sourire. Oh, mon frère veut jouer à ça ? Au moins il se souvient de comment on fait. Je me lance dans un nouvel enchainement de coups, et ça fait du bien de se dérouiller un peu. Qu'est-ce qu'il peut m'épuiser avec sa façon de se prendre pour le père supérieur ! Il a bien de la chance que j'émerge à peine, je vous le dis !

"Et bien quoi ? Je pensais que tu gérais avec l'alcool et tes soirées ? Pas de soucis pour être efficace le lendemain ? Tu te moqueras encore de mes repas à l'eau gazeuse, mais en attendant, j'ai le dessus.
- Ce qui ne doit pas être le cas avec tes conquêtes. »

Et on reprend de plus belle. Je ne saurais dire le nombre de fois où on s'est battus tous les deux. De vrais roquets, comme disait notre grand-mère quand on était gosse. Elle a sûrement raison. On cogne, on sautille, on s'élance. Jusqu'à ce que j'arrive à trouver une ouverture. Pourtant, je ne souris pas. Je gère, c'est ma vie, la mienne et depuis mes dix-sept ans, ele n'appartient qu'à moi.

« On n'a pas tous des petits problèmes de précocité, tu sais ? »

Aucune de mes conquêtes, quelles qu'elles soient, n'a jamais eu à se plaindre de moi. Par contre, avec le papy qui se tient en fasse de moi, elles risquent de s'ennuyer. Nos jambes reprennent leur mouvement, en synchronisation parfaite avec nos poings. Je ne sais pas quand est-ce qu'exactement on nous a collé à la boxe. Pour autant que je me souvienne, on s'est battu depuis qu'on tient sur nos deux jambes, alors je crois que c'était plutpot malin de nous envoyer apprendre ce sport. C'est bien plus défoulant et exécutoire que des séances chez le psychomage ou les grands-discours de nos grands parents sur « il faut parler », « sors ce que tu gardes » et toutes ces idioties.

Je dois reprendre mon souffle quand son poing s'écrase dans mon ventre. Ok, là, il a cogné fort. Et c'est de la triche parce que je suis à jeun depuis... Je ne sais même pas depuis quand en réalité, vu que je ne me souviens pas de la soirée d'hier.

« J'espère qu'au moins tu as goûté le Nuage de Fruits Rouges, je te l'ai dit, il fera un tabac auprès des clientes françaises. »

C'est bien beau ses déplacements à paris, mais j'espère au moins qu'il a vérifié l'état du bar et qu'il a checké le choix des cocktails qu'ils servent là bas. Logiquement, j'ai donné mes directives, mais les français ont tendance à n'en faire qu'à leur tête.

« Je te rappelle aussi, ou te signale, j'en sais rien, que j'ai entamé des discussions avec des associations, pour organiser le Veterans Day ici. »

Ce serait une bonne opération, les No-Majs y sont sensibles, surtout quand on sait tout ce par quoi ils sont passés, et la symbolique de la date. Le Cooper qui accueille les Vétéran, ce n'est pas rien. Et puis Quelques sorciers ont participé aux combats menés par les No-Majs, je pense qu'eux aussi pourraient être invités, en faisant bien attention à ce qu'ils n'utilisent pas la magie, on leur réservera une cérémonie plus particulière à l'abri des regards. Et puis au moins, ça prouvera à Dean que non, je ne suis pas à côté de mes pompes.


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Tu fais n’importe quoi, on dirait que t’aimes ça. Pourquoi tu gâches ta vie?
« On n'a pas tous des petits problèmes de précocité, tu sais ? »

J'éclate de rire. Merde c'est trop bon. Ça fait toujours autant de bien d'être avec mon frère dans cette pièce. Je sais qu'on ne s'entend pas toujours bien, mais y'a toujours la boxe pour nous réunir, d'une manière comme d'une autre. C'est notre truc. C'est le nerf, le moteur de notre relation. D'aussi loin que je me souvienne, on a toujours géré et réglé nos différents comme ça. C'est peut-être pas sain pour la plupart des gens, mais c'est comme cela que ça a toujours marché pour nous. Pourtant, on dit toujours que la violence ne résout rien. Mais je crois qu'on est bourré de... de colère, qu'il y a un trop plein à évacuer. Et je préfère que Sam m'explose le nez à moi, plutôt qu'à un badaud dans l'hôtel ou dans son bar.

On a le regard vif, la sueur comme à percer nos marcels et à faire luire nos muscles saillants. D'un revers de main j'essuie la transpiration de mon front qui menace de couler dans mes yeux. On continue à se porter des coups. Il a l'air plus réveillé et a de meilleure garde. J'enchaine un mouvement et atteint ma cible. Un bon coup de poing dans l'estomac qui le fait cracher et reprendre son souffle.

« J'espère qu'au moins tu as goûté le Nuage de Fruits Rouges, je te l'ai dit, il fera un tabac auprès des clientes françaises. »
"C'est pas parce que tu me vois pas faire que je surveille pas de près ton travail. Et j'aime bien, pas mon genre, mais c'est rafraichissant et je ne fais aucune doute que ça va ravir la gente féminine de l'hôtel."

Il est doué, mais ça je ne le dirai pas. Il a un don pour créer des trucs sensationnels. Et je ne me souviens pas ne jamais avoir validé une de ses idées. Quand il s'agit de faire la fête, d'inventer des trucs en rapport avec la boisson, c'est un génie. Son truc au fruits rouges, ça sera une future petite bombe, je le sais. Et il le sait. Il croit toujours que j'en ai rien à faire, mais je valide, teste tout ce qu'il fait. Je fais attention à lui.

J'évite un de ses coups de poings, mais pas le second. Je me ressaisis et frappe à mon tour, il pare mon coup. J'en profite pour faire un jeu de jambe et tenter de le mettre à terre avec un coup de pied qui rase le sol. Il saute, et j'en profite pour donner un autre coup de poing..

"Le Veterans Day ?"

Je hoche la tête d'approbation. Ok, bonne idée. J'aime sa prise d'initiative qui me surprend toujours, alors que c'est assez régulier au final. Je le vois toujours comme quelqu'un qui fanfaronne, mais là, je dois dire, entre les cocktails pour la France et cette cérémonie, qu'il est toujours dans la course dans la machine Cooper.

"Ça marche, Maddy sera sur le coup ?"

On est d'accord que c'est la plus doué pour trouver comment décorer l'espace. J'imagine déjà ses idées en matière de drapeaux américain qui viendraient guinder le bar. De toute façon, elle fera sa fouine comme toujours.

"Je parlerai au Maire."

Je pense qu'il sera ravi de savoir qu'on gèrera cette fête. Il validera sans mal que cela se passe chez nous. Surtout qu'on organise dans le plus grand secret sa fête d'anniversaire. Maddy est en lien avec sa fille.

Après une bonne heure de plus à boxer - non sans avoir vu Maddy passer la tête de temps en temps dans la salle - et affiner certains détails de ses idées pour Paris, nous sommes tous les deux à bout de souffle. Et je me rends compte que c'est déjà l'heure du repas de midi.

"Je t'invite à déjeuner !"

Et voilà, comme toujours, tout ceci nous a remis les pendules à l'heure. On a pu mettre à table certains différents, parler boulot, tout en s'entretuant sur le ring. Très Cooper comme méthode, mais redoutablement efficace. On a pu parlé affaire et avancer pour le bien de l'entreprise. Ça nous aurait mis 3 mois sans ça. Je me sens totalement en forme pour débuter la journée, même tardivement. Je ne regrette pas d'avoir perdu une matinée pour boxer. Je n'aurai pas à le faire ce soir, je prendrai du boulot à terminer dans ma chambre.

Après une rapide douche dans les vestiaires, je rejoins mon frère, qui discute avec... la fille du Maire. Jennylee. Je ne sais pas de quoi ils parlent, mais il a du encore faire une remarque sarcastique en ce qui me concerne, car elle porte un regard amusé sur moi. J'essaye de ne pas trop la regarder, je la salut poliment, mais je ne m'attarde pas sur elle. Pourtant j'ai tout repéré, sa tenue notamment, qui indique qu'elle s'apprête à aller boxer. Je sais qu'elle le fait souvent, et régulièrement avec ma sœur, et parfois mon frère. Je vois comment il la regarde d'ailleurs. Et puis il y a cette petite mèche qui tombe de sa queue de cheval, ce maquillage léger qui ne coulera pas malgré les efforts qu'elle fournira dans cette salle.

Mon frère fait une nouvelle remarque et nous prenons congés pour aller au Los Tacos. C'est sur Time Square, c'est de la restauration rapide. Très bonne critique, c'est latinos, mexicains. Rien de meilleur en terme de mal-bouffe, tout ce qui nous faut après un entrainement aussi intense. J'aime aussi manger avec les doigts, et manger gras. Ils font les meilleurs tacos du monde ! On s'installe à une table et on prend rapidement commande, Sam a l'air d'avoir faim, vu tout ce qu'il a commandé.

"T'as pas couché avec elle ?!"

J'avale une grande gorgée de Coca-Cola. Boisson No-Maj que j'aime bien, surtout avec ce type de repas. Y'a pas de limite quand on ne surveille pas ce qu'on mange. Ça sort des repas huppés qu'on mange avec douze couverts différents.

"Jennylee Harper."

Oui je voudrai savoir, je sais qu'on vient de mettre nos différents de côté, mais je voudrai me rassurer d'un truc. S'il touche à la fille du Maire, on peut perdre très très gros dans notre business.

"C'est pas que je te fais pas confiance Sam, c'est que cette fille là... Je dis juste que tu pourrai lui plaire, t'offusque pas, mais... c'est pas possible. Je veux m'assurer que tu le sais."

Nos plats arrivent, dégoulinant de fromage et de viande.

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Dean & Sam Cooper


« Maddy est toujours sur ce genre de coup, tu t'en doutes. »

Je ne sais pas comment elle fait d'ailleurs, avec certains clients particulièrement prise de tête. Le pire, je crois, ce sont les futures mariées richissimes bourrées de caprices à exaucer. Mais elle s'éclate. Donc autant dire qu'elle fera un taf d'enfer avec les vétérans. Tous l'adorent de toute manière.

"Je parlerai au Maire.
- A croire que tu ne peux plus te passer de lui ! »

Entendons-nous, Mr Harper est cool dans le genre politicien no-maj, mais j'ai parfois l'impression qu'il prend notre hôtel pour son QG perso. La faute à sa fille. Après, c'est pas pour me déplaire et je dois admettre que j'étais certain qu'elle serait une pimbêche coincée la première fis que je l'ai vu, mais en vrai, elle est carrément cool. Et elle boxe en plus. Et je peux vous dire que cette fille sur un tapis de course... Bref. En vrai, je sais qu'il faut le maire à ce genre de cérémonie.

"Je t'invite à déjeuner !"

Amen ! Je dois reconnaître qu'il m'a réveillé sur ce coup-là. Et que je meurs de faim. J'ai mangé hier ? Aucun souvenir, mais là, je tuerai pour un hot-dog. Recouvert de moutarde. Oh oui... Je m'éponge le visage et le torse, avant de boire une longue gorgée d'eau. Par contre, manger, c'est clairement pas pour tout de suite. Personnellement, sentir la sueur ça me dérange pas, mais mon précieux frère... ah lala, il faut absolument qu'il soit toujours parfait. Alors quand il décide de prendre une douche – alors que je le répète, je suis à l'agonie tellement je meurs de faim – je fonce au bar. Je vais m'empîfrer de cacahuète, ça lui fera les pieds. Et là... qui je vois accoudée à MON bar ? Et en tenue parfaitement moulante qui me fait regretter d'avoir quitter la salle de sport trop tôt.

« Miss Harper, on est venu s'encanailler ? »

Je saute par dessus le comptoire après avoir susuré ces mots à son oreille et je lui offre mon plus beau sourire de cinéma. Cette fille, je l'aurai dans mon lit un jour, foi de Cooper. Mais pour cela, il faut la faire rire, et je suis doué dans ce domaine. On parle de rien, de tout, on se baratine mutuellement et on le sait. Je lui avoue que j'ai un peu mis du patchouli dans le gel douche de Dean... qui vient d'arriver. Je suis sûr qu'elle va renifler, et qu'elle le sente ou pas, elle va y penser. Ah mon frère, que ferai-je sans toi ? En digne Seigneur, il la salue poliment, sortant quelques banalités d'usage. Non mais il sait que cette fille peut s'enfiler autant de cosmo que moi sans trembler ?

« D'ici quelques minutes, il va organiser une joute et des combats de fin'amore, miss Harper, abandonnant son pauvre adorable petit frère qui meurt de faim. »

Je lui souris de toutes mes dents. Ah, enfin, on peut aller manger. Tacos ! Oh oui, encore meilleur que les hot-dog !

« Alors je prendrais des nachos, quesadillas à l'avocat, un taco et un burrito, merci. Quoi ? Je suis en pleine croissance ! »

J'ai la dalle, j'ai le droit non ? Je me régale en plus, quand nos commandes arrivent. Sans compter que mon frère manger comme un homme. Genre vraiment. Non, il ne bave pas ni rien, faudrait pas rêver... Mais fini les manières, et j'adore le voir comme ça.

"T'as pas couché avec elle ?!"

Elle ? Mélissa ? Ellie ? Clarice ? Merlin, il parle de laquelle ?

"Jennylee Harper."

Ah Jennylee.

"C'est pas que je te fais pas confiance Sam, c'est que cette fille là... Je dis juste que tu pourrai lui plaire, t'offusque pas, mais... c'est pas possible. Je veux m'assurer que tu le sais.
- Comment ça je pourrais pas lui plaire ? Aux dernières nouvelles, c'est bien avec moi qu'elle a de longues discussions après une éreintante journée de travail, ou qu'elle vient voir après une séance de sports. Je la fais rire, Dean, et tu sais ce que ça veut dire, femme qui rit... »

Je laisse ma phrase en suspens pour avaler une gorgée de coca tout en le regardant. Je suis un édoniste, et cette fille, qui lui dirait non, franchement.

« Mais si c'est un défi que tu me lances, sache que je suis prêt à le relever. »

Je le vois déjà vouloir nier le truc. Ça va, je sais que mon frangin n'est pas aussi drôle.

« A moins que tu aies des vues sur elle. Mais si c'est le cas... t'offusque pas mais... tu pourrais pas lui plaire. T'es trop coincé. »

Je mords goulument dans mon taco. Je me rends compte que je ne sais même pas si mon frère drague. Ça doit lui arriver... mais comment il fait ?

« Peut-être que je tenterai à la fête d'anniversaire de son cher papa. »

Cette fois, ça y est, je ne peux plus dissimuler mon amusement. Sa tête est géniale. En vrai, ça me donne encore plus envie de la draguer cette fille.

« Pitié ne te lance pas dans le discours du patron à l'hôtel irréprochable ! Je suis sûr que tu as déjà eu une relation avec des clientes. Avoue, c'est forcé, tu sors presque jamais. Tu vis à l'hôtel, tu fais ton sport à l'hôtel, elle remonte à quand ta dernière copine sérieusement ? »

Parce que j'ai vraiment pas le souvenir de l'avoir vu en galante compagnie.

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« Comment ça je pourrais pas lui plaire ? ... »

Il n'a pas du bien comprendre, j'ai dis au contraire qu'il pourrait lui plaire. Mais il a tellement l'habitude que je le casse qu'il a pensé et entendu l'inverse. Et ce n'est pas mon genre de répéter les choses, et encore moins une chose pareil à mon frère. Ça lui ferait gonfler les chevilles. Mais je le pense. Je pense vraiment qu'il serait du genre à mettre sans difficulté Jennylee dans son lit. Il s'est s'y prendre. C'est pour ça que je lui ai dit qu'il n'y avait pas moyen. Parce que je sais qu'il en est capable.

« Je la fais rire, Dean, et tu sais ce que ça veut dire, femme qui rit...»

Elle paraissait tellement amusée quand il faisait son humour à la con au bar tout à l'heure. Franchement je sais pas pourquoi il fait mouche à chaque fois. Je trouve cela d'un lourd moi. Il change de fille comme de chemise, non pardon, pas de chemise, mais comme de cocktail. Et ça m'énerve d'autant plus qu'il dit qu'il sait la faire rire, et ce dicton idiot qu'il sort à toutes les sauces. Non, je ne vais pas le rectifier, et lui laisser croire ce qu'il veut.

« Mais si c'est un défi que tu me lances, sache que je suis prêt à le relever. »

Je secoue ma main. Hors de question, qu'il ne s'amuse pas avec ça.

"Je ne te lance aucun défis, ce n'est pas un jeu, tu sais que tu parles d’être humain ? De femme là ? Maman t'as jamais rien dit à ce sujet ? Sur comme les traiter ?" Je ricane. Moi j'ai écouter chacun de ses mots. Mais tout le monde n'a pas été aussi attentif. Les soucis de la génétique que voulez-vous. J'ai hérité de la grâce de notre mère. Sam ressemble beaucoup à papa, blagueur, dragueur.
« A moins que tu aies des vues sur elle. Mais si c'est le cas... t'offusque pas mais... tu pourrais pas lui plaire. T'es trop coincé. »

Je roule des yeux et avale une bouchée de tacos.

"Les femmes aiment aussi les gens posés, gentleman. Ceux qui ne tombent pas raide mort derrière un comptoir de bar, et encore plus si ledit bar est le sien."

J'hésite entre un sourire et un doigt d'honneur pour ponctuer ma phrase. Mais je cède pour le sourire narquois.

« Peut-être que je tenterai à la fête d'anniversaire de son cher papa. »
"Arrêtes tes conneries Sam, vraiment... tu..."
« Pitié ne te lance pas dans le discours du patron à l'hôtel irréprochable ! Je suis sûr que tu as déjà eu une relation avec des clientes. Avoue, c'est forcé, tu sors presque jamais. Tu vis à l'hôtel, tu fais ton sport à l'hôtel, elle remonte à quand ta dernière copine sérieusement ? »
"J'ai peut-être parfois fait cette erreur. Mais j'ai aussi appris de mes erreurs. Et je ne te laisserai pas nous ruiner la réputation de l'hôtel et la collaboration avec le Maire de New-York. Sérieusement Sam, laisse-les bien rangés dans ton caleçon. Je rigole pas."

Je pointe un doigt sur lui, avant d'amener le tacos à ma bouche. Après quelques bouchées et quelques gorgés d'eau, je lâche sans réfléchir :

"La dernière fois, j'ai perdu le contrat avec Lipton. On devait faire le lancement d'une nouvelle bouteille, et... j'ai peut-être couché avec la représentante."

C'est rare quand je parle comme ça à mon frère, et encore moins quand je parle de ces sujets là. Mais il doit aussi me voir comme quelqu'un qui fait des erreurs. Je peux pas sans cesse lui reprocher d'en faire, alors que j'en ai fais aussi quelques unes, et des belles. Je ne suis pas aussi coincé qu'il le croit. Même si je ne cherche pas à changer l'image qu'il a de moi.

"Même si ma vie sexuelle ne concerne pas petit-frère, sache que je serai toujours intransigeant quand il s'agit des clients, et surtout des gros clients comme ça. Ce n'est pas facile de garder de bonnes relations avec les No-Maj ou les grands de ce monde. Et Sam, n'oublie pas qu'aussi belle qu'est la fille Harper, c'est une No-Maj, et qu'il est hors de question de la faire entrée dans notre monde, même s'il s'arrête à ton lit. Et me parle pas des vestiaires ou des toilettes des parties neutre de l'hôtel. C'est pas ce genre de fille."

Je ne vois pas Jennylee se laisser séduire dans un cabinet de toilette. Est-ce que je viens d'imaginer cette femme dans un vestiaire ou un WC avec moi ? Bon sang Dean. Mon frère me vrille vraiment le cerveau quand je suis avec lui. Je ferai mieux de revenir bosser avant de dire et penser des choses pareilles. Je devrai changer de sujet, lui demander de m'accompagner le week end prochain voir le bar de Paris, qu'il se mêle un peu de la carte là-bas. Et qu'il oublié dans les bras d'une belle française. Je devrai peut-être même lui dire d'y aller le jour de l'anniversaire du Mairie, histoire d'être sûr qu'il se tienne loin de Jennylee.

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Pourquoi tu gâches ta vie?
Dean & Sam Cooper

Mais maman n'est plus là. Je n'ai pas autant profité d'elle que Dean, je n'ai pas autant eu ses leçons. Je lui en veux peut-être un peu alors qu'il n'y est pour rien. Et puis les femmes, je ne les rends pas malheureuses, je suis très honnêtes, on ne peut pas me le reprocher, absolument pas. Dean a choisi une approche différente, c'est son choix, mais ce n'est pas le meilleur, c'est évident. Je lève les yeux au ciel, en buvant une gorgée de coca. Je ne tombe pas toujours raide mort, il a une petite tendance à l'exagération mon cher frère.

"J'ai peut-être parfois fait cette erreur. Mais j'ai aussi appris de mes erreurs. Et je ne te laisserai pas nous ruiner la réputation de l'hôtel et la collaboration avec le Maire de New-York. Sérieusement Sam, laisse-les bien rangés dans ton caleçon. Je rigole pas.
« Tu oses parler de tes conquêtes comme d'erreurs ? Et c'est moi qui ai oublié comment maman nous disait de traiter les femmes ? »

Je lui souris, alors que j'ai du guacamole plein la bouche. Et puis il me raconte pour la fille Lipton. Et là, j'avoue, je ne peux m'empêcher d'éclater de rire. Alors ça, c'est énorme ! Et franchement, il faut qu'il se détende, l'hôtel n'en a pas pâti plus que ça, on s'en sort toujours. Mais quel dommage, très vite – trop vite – il redevient le grand sérieux de la famille. Il est tellement en stress avec ces histoires de Sorciers et de No-Maj... alors que franchement il n'y a pas tant de différence que cela. Et puis si je sortais avec Harper, ce ne serait certainement pas pour la demander en mariage, alors pas besoin de lui dire la vérité sur ce que je suis. J'ouvre la bouche mais Dean me coupe, devinant déjà ce que j'allais dire. Il me blase.

« Tu es beaucoup trop inquiet de tout Dean. Sans déconner, je ne sais même pas comment tu as fait pour tenir aussi longtemps sans faire d'ulcère. Le secret est bien gardé, et puis ce que je suis, ça fait l'atout charme du Cooper, tu le sais, et ça t'énerve. »

Et puis, Maddy, lui et moi, on a tous un rôle à tenir, moi je joue le mien. Fin de l'histoire.

« D'ailleurs, après les chiffres qu'on a faits grâce au Tournoi des Six Sorciers, va falloir taper fort si on veut faire le même score cette année. »

Chaque épreuve nous a apporté son lot de clients, parfois de la très bonne sorciété qu'il adore, notamment lors de la grande finale. Un tel événement fait forcément du bien à une activité comme la nôtre. Mais là, on va perdre cet enthousiasme. A moins qu'il y ait une fuite de l'Angleterre, avec tout ce qui se passe en ce moment à l'autre bout du monde.

« En plus, on n'a même pas eu les mariages people. Maddy était dégoûtée. »

Elle a râlé pendant des jours que Judicaëlle Greengrass ne choisisse pas le Cooper pour son mariage. Pareil pour Hamilton qui n'a pas choisi le Cooper de Londres.

« Il va falloir se positionner à l'internationale. L'hôtel a ses fidèles américains, mais il faut attirer les touristes étrangers. Mais je présume que tu ne vas toujours pas vouloir me laisser organiser des courses de balais sponsorisées par l'hôtel ? »

Je suis certain que ça lui plairait en plus, s'il acceptait de se lâcher.

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Tu fais n’importe quoi, on dirait que t’aimes ça. Pourquoi tu gâches ta vie?
Je soupire devant sa remarque et secoue ma tête. Il y a une différence pour moi. Être les plans honnêtes, et les erreurs de parcours. Coucher avec une femme importante pour nos affaires, il n'y a pas de quoi se vanter. Ce n'est pas ce que dirait Rafaël, ou Sam, mais je vois les choses autrement. Notre entreprise est trop importante. Sans cela, nous n'avons plus rien. Entretenir notre héritage, c'est ce que je me suis promis. Je l'ai promis à mes parents, une promesse silencieuse, tacite, faite bien après leur mort. Alors oui, quelques minutes de plaisir contre tout notre empire, j'appelle ça une connerie, une erreur. J'essaye de partager quelques anecdotes avec mon frère. Et bien sûr, il réagit comme je m'y attends, en se prenant de rire. Sauf que cette fois, je lui balance des frites au visage et finit par rigoler avec lui.

"Tu vois, quand je dis des erreurs, c'est vraiment le cas. Un contrat de trente huit milles Dollar nous est passé sous le nez. Soit 5 241 Gallions, 6 Mornilles et 13 Noises..."

Mais qu'il arrête de rire, sinon je n'y arriverai pas moi même. J'inspire bruyamment et me racle la gorge pour reprendre mon sérieux. Non vraiment, je veux pas lui donner l'air qu'il faut prendre tout cela à la légère. Un petit coup de morale, pour rappeler les règles.

"Bien sûr Sam, bien sûr."

Je lève mon verre devant lui et en bois une gorgée. L'atout charme. Il ne faudrait pas qu'il pousse non plus.

"J'ai encore besoin de toi, donc ça passe pour cette fois."

Je lui fais un clin d’œil. Bien sûr que j'ai besoin de lui, de Maddy. Même si je fais la partie chiante du métier, je ne pourrai pas le faire sans eux. Je dois l'admettre que je n'aurai pas pu tout gérer seul, loin d'eux. Je suis heureux qu'ils soient à mes côtés, qu'on soit tous ensemble dans l'entreprise. Ils auraient pu choisir plein d'autres voies, plein d'autres vies, d'autres carrières, une autre ville, un autre pays. Mais on ne s'est jamais quitté tous les trois. Depuis gosses. Je n'imagine pas ma vie évoluer sans eux. Même si on ne se le dit pas souvent, bon d'accord, jamais, on s'aime. On a besoin des uns et des autres. De notre promesse. Je caresse doucement mon tatouage de boxe, le même que mon frère et ma sœur. Unis pour mieux régner.

« D'ailleurs, après les chiffres qu'on a faits grâce au Tournoi des Six Sorciers, va falloir taper fort si on veut faire le même score cette année. »
"Je suppose que tu as déjà des idées ? Oui je sais pour les peoples. Je vais brancher Maddy là dessus, elle sera ravie de faire de la promo pour le Cooper. On pourrait organiser des forfaits spéciaux. Je sais que côté No-Maj ça pourrait aussi le faire. Elle était venue me voir, et tout comme toi, je n'aime pas voir notre petite sœur déçue."
« Il va falloir se positionner à l'internationale. L'hôtel a ses fidèles américains, mais il faut attirer les touristes étrangers. Mais je présume que tu ne vas toujours pas vouloir me laisser organiser des courses de balais sponsorisées par l'hôtel ? »

Je mords dans mon tacos, prenant le temps de répondre, d'y réfléchir. Puis je bois une longue gorgée de coca, les bulles piquent mon nez. Je sais pas pourquoi les No-Maj aime ces boissons, rien à voir avec notre délicieuse Bièraubeurre. Je fie mon frère et hausse les épaules après quelques secondes.

"Tu me fais une étude de marché, un plan d'attaque, une affiche marketing accrochante, et OK. OK pour les courses de balai."

Et avant qu'il saute de joie, je le pointe du doigt, pour calmer ses ardeurs.

" Mais je veux un truc qui reste classe Sam, je ne veux pas tomber dans le déjà vu, m'as-tu vu ? Vois avec Maddy si ça la branche pour faire la publicité. Je veux pas de débordement. Tu pourrai faire des cocktails spéciaux ? On pourrait faire une sorte de... Coupe du Monde de Courses de Balai ? New-York, Paris, Londres. Mais va falloir que tu voyages un peu. J'ai besoin de toi aussi pour rafraichir les cartes dans les autres hôtels, et tes impressions pour une implantation en Italie."

Je sais qu'il aime ça, je sais qu'il aime quand je me... lâche. Quand je baisse les armes pour ses projets. Je me dis qu'on ne perd rien. Côté sorcier, y'a de l'attente dans les grands évènements. Un ou deux mariages n'y changeront rien. Alors pourquoi pas. Ça serait pas coutume. Pour une fois...

"La Coupe du Monde de Quidditch sera pour l'année d'après, on pourrait appâter les clients en faisant une sorte de clin d’œil cette année j'imagine avec cette course de balai. Pour les mettre en haleine..."

Je souris voyant son expression ravie. Je prends d'autres frites et relève ma tête amusée vers lui.

"Et côté No-Maj, si je te dis que Deontay Wilder m'a appelé ?"

Il stoppe tout pour me regarder incrédule.

"Oui Sam, LE Deontay Wilter, le champion du monde de boxe invaincue depuis 2015. Ayant plus de 50 victoires à son actif. Il souhaite qu'on soit partenaire pour le championnat de boxe cette année. Il veut qu'on accueille les participants, leur famille. J'ai accepté. Tu vois que je sais me... détendre."

Depuis 2015 on suit le parcours de ce grand champion américain. Depuis sa sublime victoire contre le canadien Bermane Stiverne. C'était en janvier, c'était mon cadeau de Noël pour Sam. L'ambiance avait été folle. Depuis 2015, il n'y a pas un match qu'on rate de lui. Deux à trois fois par an, il défend son titre des poids lourds WBC. Et c'est notre moment de famille. Maddy, Sam et moi, dans mon appartement, grand écran, alcool, nourriture. Certaines fois, on organise cela au bar, avec des amis. Mais cette année, c'est le Championnat entier qui sera au sein de l'établissement. Pendant 28 jours, il va donc falloir bosser dur pour me dégager toutes les soirées.

"Tu marches ?"

Deontay, venant s'entrainer tous les jours chez nous, dans notre salle de sport. Je ne vais pas souvent porter mon costume.

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Pourquoi tu gâches ta vie?
Dean & Sam Cooper

Mais qui m'a fichu un frère pareil je vous jure ! On se met à rire comme quand on était gosses. Bien sûr qu'il a besoin de moi, il faut toujours une belle gueule dans une affaire, pas vrai ? Et soyons sérieux, ça ne peut pas être lui !

« Des idées ? J'en ai des tas ! Mais tu dis toujours non, tu ne sais pas ce qui est cool ! Mais plus sérieusement, y a du changement dans l'air en Angleterre, faut mettre les hôtels sur le coup. Faut qu'on choppe le futur ministre de la magie. Et tu connais Maddy, elle est déjà en train de fouiner dans tous les journaux et magazines peoples pour deviner les prochains mariages qui se préparent. »

Comme s'il n'y avait que cela pour faire tourner le monde. Alors que franchement, une bonne vieille course de balai, ça en jette non ? Sérieusement, j'en ai fait, des courses illégales et ça rameute un monde de dingue ! Alors là, soyons sérieux : une course officielle, sponsorisée par le Cooper, ça va forcément attirer du beau monde. Déjà, les parieurs, et y en a un paquet. Les riches sorciers en quête de sensations fortes ou voulant simplement exhiber leur balai dernier cri valait des centaines et des centaines de gallions. Et puis aller, on peut même faire une version junior pour les gosses, comme ça on attire aussi les familles. Franchement, j'y crois à mort, parce que sinon, cette année, il se passe rien !

"Tu me fais une étude de marché, un plan d'attaque, une affiche marketing accrochante, et OK. OK pour les courses de balai."

Alors là, dans ma tête c'est folie ! Whouuuuuuuuuuuu ! Je rêve ou il a dit oui ? En tout cas, il n'a pas dit non, et rien que cela c'est une victoire de fou.

« Dean sérieux, tu me connais, je suis la classe incarnée ! Ça va, ça va ne dis rien. T'en fais pas, je te promet un truc chic, famille et je vais mettre Maddy sur le coup pour qu'elle nous dégotte des vedettes. Il nous faut des têtes d'affiches, ça attire toujours quand on annonce des sorciers connus. »

Je réfléchis à toute vitesse. Ouais ça m'arrive. J'ai déjà pas mal d'idées, et je sais très bien que je vais réussir à convaincre Maddy sans souci elle a la tête sur les épaules mais elle est fun. Dean lui me surprend. Surtout quand il dit que je vais devoir bouger.

« Tu mijotes quelque chose Dean Cooper ou on a pris possession de ton corps. Depuis quand tu m'envoies loin de toute surveillance ? »

De sa surveillance pour être exact. Mais je vais essayer de profiter de son moment d'absence. Qui dirait non à un petit voyage.

« T'inquiète pour les cocktails, ça me connait. Je vais en faire un par ville d'accueil, avec les spécialités du pays. Par contre c'est quoi cette histoire d'Italie ? Les Italiens ne seront pas insensibles à mon charme, crois-moi. C'est une nationalité que je n'ai pas encore eu le plaisir de cotoyer. »

Intimement parlant évidemment. L'Italie donc... Rome ? Florence ? Milan ? Naples ? Du moment qu'il ne me sort pas le cliché vénitien... En tout cas, c'est une bonne nouvelle tout ça. Et comme il le dit, l'an prochain, il y a le Quidditch et là, on est sûr de faire une bonne marge, quelque soit le pays d'accueil, on a placé nos billes dans des pays stratégiques.

« Attends, pause. LE Deontay Wilter ? »

Et il m'annonce ça entre deux frites, il est sérieux ? C'est le premier poster de mec que j'ai eu dans ma chambre, c'est le premier mec qui m'a fait comprendre que je pouvais être stimulé par les deux sexes.

« Attends, genre, partenaires... tu veux dire que l'hôtel va... qu'il va être rempli des plus grandes légendes de la boxe ? »

Mon fantasme devient réalité, ça c'est un truc de fou. Je me cale lourdement contr le dossier de ma chaise. Je ne sais même pas quoi dire. C'est juste... carrément dément. Wilter... sérieux, on est fan depuis... depuis qu'il a réalisé ce coup de maitre que personne n'a réussi à égaler.

« Et c'est prévu pour quand tout ça ? Quand est-ce qu'il vient ? »

Je me demande si Deontay serait contre une expérience avec un séduisant sorcier ? Faudrait pas que Dean l'apprenne par contre, parce que sinon, c'est rebelote pour les sermons.

« Tu rigoles j'espère ? Bien sûr que je marche. »

Je frappe sa main, comme pour sceller un accord.

« Va falloir privatiser la salle de sport pour les entrainements. Y aura des sessions publiques, si Deontay accepte, et faudra aussi embaucher du personnel saisonnier, notamment un barman côté sorcier, parce que crois-moi je vais passer du temps côté No-Maj. »

J'avale une gorgée de coca.

« Mais sérieux, comment tu as fait ça ? T'es toujours dans ton fichu bureau ! C'est lui qui t'a contacté ? Maddy le sait ? Elle va être dingue. Elle va lui tourner autour tu le sais. »

Je pointe un index sévère. Ouais, notre petite sœur est aussi fan que nous. Et s'il me fait de l'effet à moi, alors nul doute qu'il lui en fasse à elle, mais il n'a pas intérêt à s'en approcher.

« Pourquoi toi c'est Wilter que tu attires et que moi ce sont les vétérans ? Y a vraiment un truc qui ne tourne pas rond dans ce monde ! »

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Tu fais n’importe quoi, on dirait que t’aimes ça. Pourquoi tu gâches ta vie?
Début décembre

Un mois, cela fait un long mois que je n'ai pas adressé la parole à mon frère et qu'on s'évite soigneusement depuis que j'ai surpris Jennylee dans ses appartements. Nous nous parlons par hibou interposé, ou par les autres employer, ou via le biais de notre sœur, qui en a bien marre de nous voir en colère. Oh elle a bien sûr tenté de nous mettre sur le même ring, mais ça a vite tourner au règlement de compte. On était pas beau à voir, ni l'un ni l'autre, mais notre Médicomage nous a rafistoler en moins de temps qu'il ne faut pour le dire. Même si cela nous a fait du bien, comme toujours, on n'a pas pour autant repris nos conversations. Je lui donne donc les directives pour le futur évènement autour de Deontay Wilter. Et étrangement, nos échanges sont courtois et professionnels. Il avance bien dans le projet, et je valide au fur et à mesure. Il faut dire que Maddy ne se ménage pas pour qu'on s'entende bien, elle doit le briefer autant qu'elle me briefe. Je me demande même si ce n'est pas elle qui répond à mes directives, pour éviter de faire monter la pression entre nous. D'ailleurs ce matin elle est dans mon appartement, à retourner mon armoire, pour un rendez-vous que j'ai à midi avec un directeur de comédie musicale, qui aurait besoin d'une salle, car la sienne est en réparation. C'est triste parfois le monde No-Maj, parce que nous, un simple sort aurait suffit pour les travaux.

"Franchement tu crains Dean. Ça fait un mois maintenant. Peut-être que tu pourrais lui parler non ? Arrêter de vous faire la gueule comme des gamins."

Elle aussi elle s'y met, à me traiter d'enfant ?

"Tu sais qu'il est encore plus fier que toi. Alors mets tout cela de côté, et va le voir. C'est ton petit frère, il ne le fera jamais. Ni lui ni toi ne voulaient me dire ce qui vous arrive, alors j'peux pas vous aider. Faut vous aider vous même là ! Dean s'il te plait, je ne supporte pas vous voir comme ça. Y'aura bientôt Deontay Wilter, et on va pas pouvoir partager ça tous les trois,s 'il te plaiiiiiit"

Elle se pend à mon t-shirt encore humide du sport que j'ai fais au réveil, me suppliant de ses yeux.

"Va le voir, fait ça pour ta petite sœur d'amour chérie qui à mal au cœur."

Elle fait mine de trembler des lèvres. Elle m'agace quand elle fait cela. Je sais qu'elle a raison. J'imagine que lui faire la gueule pendant un mois c'est suffisant comme message ?

"Y'a rien, jamais rien qui s'est mis en travers de vous. Alors quel que ce soit ce différent, vous pouvez le surmonter. Explique lui, ou laisse le t'expliquer, je ne sais même pas qui est en tort. Mais ce que je sais, c'est qu'à ce niveau là, vous êtes les deux coupables ! Alors montre lui l'exemple grand-frère !"

Elle tire sur mon bras, pour me le tendre, puis approche son propre poignet qu'elle colle au mien et soulève la manche de son chemisier pour révéler nos deux tatouages. MSD. Nos initiales gravées dans la chair, notre fusion.

"Unis pour régner. Là ce n'est plus le cas Decānus ! Si tu continues comme cela, la magie qui nous lie, qui est potentialisée quand on est tous les trois, va se ternir, et tout notre empire va s'écrouler." Dit-elle avant de me donner un coup sur mes pectoraux.
"C'est bon, c'est bon Maddy, n'en fait pas trop, je vais aller lui parler."
"Hiiiiiiii mon héro !"

Elle me saute dans les bras pour m'embrasser et cris de nouveau à mes oreilles. J'ai du mal à la reposer au sol. Mais elle retrouve rapidement son sérieux, et revient avec le regard de la professionnelle accomplie que je lui connais bien.

"Bon alors maintenant : ce costume, ces chaussures, cette veste, cette cravate, ces boutons de manchette ! On se retrouve à 11h45 devant le hall. Oh et pour la chemise, quelque chose de clair, blanc, gris clair ! Bisous je t'aime frangin."

D'un coup de baguette magique, elle a posé toutes ces affaires sur mon lit au moment où elle les citait. J'ignore comment elle a fait cela alors qu'on parlait, enfin, qu'elle me parlait. Elle disparait aussi vite qu'elle est apparue tout à l'heure. Une vrai tornade. Renversante mais efficace.

Après ma douche, j'enfile exactement les habits qu'elle a choisi pour moi. Je n'ai pas arrêté de ressasser, quand l'eau chaude coulait sur moi, à ce que je pouvais bien dire à Sam ? Parce que dès que j'y repense, la colère remonte. J'ai des flash où il couche avec elle, et c'est très, très mauvais. J'ai cependant pu revoir Jennylee sans l'imaginer dans les bras de mon frère. Je l'ai invité pour un petit-déjeuner, elle a été très surprise, mais c'était pour lui faire un présent. Un foulard en soie de Jean Roze, dernière entreprise familiale Française.

Je sors de mon appartement vers 8h pour rejoindre le bar de mon frère. Il est en train de manager son équipe. Quand il me voit, il leur demande de commencer sans lui, apparemment c'est jour d'inventaire. L'équipe se met en œuvre dans la réserve et Sam me rejoint dans la salle. Je vais alors jusqu'au comptoir.

"Tu m'offres un café ?!"

Rapidement j'ai une tasse devant moi. Il s'en sert un aussi.

"Écoute, Maddy devient intenable parce qu'on se fait la tronche. Je pense que c'est pareil pour toi. Donc... voilà, je suis ici."

Je me sens légèrement tendu. Nous n'avons pas mis les choses à plat depuis la dernière fois. Et quand on s'est battu, nous n'avons pas parlé une seule fois, c'était nos poings qui parlaient pour nous. Donc là, j'ai l'impression d'être dans une impasse.

"Ça m'a foutu les boules Sam, vraiment. Cette femme... je pensais avoir été assez clair. J'ai pété un plomb c'est vrai, mais c'était ma limite, et tu l'as franchi, te fichant des conséquences. Tu dis que je peux m'assoir sur mes règles, mais non. Non Sam, si on ne les respecte pas, le Cooper peut bien déposer son bilan. Cela fait des années qu'on préserve cet équilibre entre les deux mondes, qu'on offre des services parfaits. Et je m'obstine à... on ne devrait avoir aucun rapport avec les No-Maj dans notre intimité. C'est trop dangereux."

Mais merde, qui est-ce que j'essaye de convaincre ? Je sais déjà ce qu'il peut me répondre. Tant pis, je suis venu ici pour discuter.

Codage par Libella sur Graphiorum

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« A winner is a dreamer who never gives up »

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Tu fais n’importe quoi, on dirait que t’aimes ca.
Pourquoi tu gâches ta vie?
Dean & Sam Cooper

Début décembre

J’ai verrouillé la porte de ma chambre. C’est rarissime, je ne l’ai pas fait depuis… depuis des années. J’étais ado encore la dernière fois que j’ai fait cela, et Dean, parce qu’il se la jouait déjà grand frère respectable sur qui pèse tout le poids du monde, avait dégondé la porte. Mais là, il en va de ma survie, parce que depuis que mon frère a craqué son sac parce que j’ai osé emmené une no-maj dans ma chambre, Maddy squatte mes appartements ; Et elle me bombarde de suppliques et de demandes pour qu’on arrête nos conneries, qu’on se reparle. Je ne peux pas m’isoler dans le bar, alors je protège mon dernier espace vital. Mais une chose est sure, elle va nous rendre dingue, je sais que c’est sa stratégie, je la connais. Seulement voilà, ni Dean ni moi ne sommes prêts à passer outre ce qu’il s’est passé je crois. Donc on fait ce qu’il a toujours voulu : on agit comme des pros. On ne parle que du boulot, même si je piège régulièrement mes missives. Seulement, je crois que Maddy les intercepte toujours parce que mon frangin n’en a jamais rien dit. Alors on peut dire que c’est une organisation qui marche ?

Mais les bonnes choses ont une fin, pas vrai ? Parce qu’alors que j’organise le travail du jour avec mon équipe, voilà notre cher directeur qui débarque.

« Ok, chacun sait ce qu’il a à faire ? David, on passera les commandes ensemble après, je te montrerai comment faire. »

David est prometteur, il faut bien un autre barman pour me remplacer quand je ne suis pas là, et je le forme au fonctionnement du Cooper. Il est bon, mais il ne connait pas forcément nos fournisseurs, alors dès que l’inventaire sera fait, je lui montrerai comment on synthétise tout ça et avec qui on bosse. Mais pour une fois, je crois que je préfèrerais compter les bocaux d’olives plutôt que d’avoir une conversation avec Dean. Sauf qu’il parait qu’on fait pas toujours ce qu’on veut dans la vie…

"Tu m'offres un café ?!"

Je n’ouvre pas la bouche mais nous prépare deux cafés fumants et bien serrés.

"Écoute, Maddy devient intenable parce qu'on se fait la tronche. Je pense que c'est pareil pour toi. Donc... voilà, je suis ici."

c’est bien ce qui me semblait, Maddy. Evidemment, tout cela ne peut être que de son fait. On s’est quasiment massacré la dernière fois tous les deux. Comme on s’est rarement battu je dois dire. J’ai beau me creuser les méninges, j’ai pas souvenirs qu’on se soit déjà détesté autant.

"Ça m'a foutu les boules Sam, vraiment. Cette femme... je pensais avoir été assez clair. J'ai pété un plomb c'est vrai, mais c'était ma limite, et tu l'as franchi, te fichant des conséquences. Tu dis que je peux m'assoir sur mes règles, mais non. Non Sam, si on ne les respecte pas, le Cooper peut bien déposer son bilan. Cela fait des années qu'on préserve cet équilibre entre les deux mondes, qu'on offre des services parfaits. Et je m'obstine à... on ne devrait avoir aucun rapport avec les No-Maj dans notre intimité. C'est trop dangereux."

Je me penche en avant, en le regardant l’air de dire « non mais t’es sérieux là mon gars ? ».

« Tu vas mentir encore longtemps comme ça ? Dean, tes règles, je les contourne depuis que je suis né. Je suis sur cette terre uniquement pour ça. T’en pinces pour elle, c’est ça le truc. Et ne commence pas à nier, j’ai eu beau cherché, t’as jamais réagi comme ça. Jamais. En plus, je sais pas dans quel monde tu vis réellement, mais dehors, ça craint. Ça craint énormément, et franchement ce bel équilibre que tu vénères là, je donne pas cher de sa peau. »

Il sait forcément à quoi je fais allusion, à ces sorciers qui sont violemment anti nés no-maj, et si ça continue, ils vont être contre les no-majs, purement et simplement. Et vaudra mieux pas être dans la partie à ce moment là.

« Est-ce qu’au moins je peux toujours coucher avec les no-majs dans la réserve ? ça va, ça va, je plaisante. Ou pas. Maddy va te tuer si elle sait que tu craques pour elle. Et que tu joues au parfait prince charmant qui sacrifie son bonheur au nom de la famille. »

Je surjoue la scène comme un tragédien mais je veux qu’il comprenne à quel point tout ça c’est ridicule.

« Et pourquoi tu lui dirais pas la vérité ? Je veux dire, son père est au courant et pas elle alors qu’on travaille directement avec Jenny… Jennylee… Miss Harper. Elle est cool, et ouverte sur pas mal de choses. M’étonnerait même pas que ce soit elle qui prenne les décisions à la place de son père. Et si au moins elle était au courant, t’arrêterait de te faire du mouron pour rien. Et au pire, tu l’oubliètes. »

Je hausse les épaules, moi, je pense que ce ne serait pas une mauvaise idée. Même Maddy culpabilise parfois de devoir lui mentir. Ça rendrait service à tout le monde.
 

black pumpkin

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United to reign
ANAPHORE

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