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RPG Harry Potter

In RPG, nous sommes en Novembre 2021.
Viens fêter la Saint Valentin sur Hogwarts Family !

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Whatever happens, we do not give up
Dean Cooper & Jennylee Harper

Je me glisse aux côtés de Maddy, tout en portant une coupe de champagne à mes lèvres. Un excellent champagne. Je regarde autour de moi, tous ces invités triés sur le volet, ma famille, des tenues parfaites, des petits fours à tomber.

« Tu fais vraiment des merveilles, Maddy. Merci pour tout, il est ravi. »

Mon père, il sourit, il virevolte d'invité en invité. Il fête ses cinquante-cinq ans et on dirait un tout jeune homme. Dire qu'il a réalisé son rêve. Le Maire de New-York. On a réussi, on s'y est hissé. Et on ne s'arrêtera pas en si bon chemain. Pas alors que je tiens toutes ces personnalités au creux de ma main. Maddy soulève discrètement un pan de ma petite robe noire soigneusement choisie pour l'occasion. Oui, c'est la robe qu'elle m'a aidé à choisir la semaine dernière. Cette fille est un génie, à bien des niveaux.

Elle m'embrasse sur la joue, me disant qu'elle doit aller voir que tout se passe bien. Bien sûr que tout se passe bien, elle a tout sous contrôle, c'est ce qui me plait également. Je pique un petit four alors qu'une serveuse passe à côté de moi. J'adresse quelques mots aux invités et même s'il s'agit d'une réception avant tout familiale, je n'oublie pas de glisser un ou deux mots sur certains projets de lois de mon père ou de prodiguer quelques conseils à certains de mes cousins un peu trop... extravertis sur la scène publique.

J'avise un homme, qui se tient en retrait, mais qui veille au grain. Un homme très élégant et que je « connais » bien. Connaitre est surement un bien grand mot, il s'agit de Dean Cooper, le co-propriétaire de l'hôtel, le directeur général, en quelque sorte. Le frère ainé de Maddy, dans un autre registre.

« Laissez-moi deviner, vous aussi vous venez vous assurer que tout se passe bien ? Vos invités sont ravis Mr Cooper. Maddy fait des miracles. »

La seule fois où j'ai vu cet homme autrement qu'en costume, c'était dans la salle de sport. Et il est agréable à regarder aussi quand il tombe le costume. Même si cela lui sied à ravir.  

« Mais je reconnais là votre goût du travail bien fait. Détendez-vous, Mr Cooper, trinquez à l'anniversaire d'un de vos meilleurs clients. 
- Vous devriez écouter Miss Harper, Mr Cooper. Il n'y a que de sages paroles qui traversent ces merveilleuses lèvres. Alors comme ça mon cocktail spécial est un délice ? »

Sam... Incorrigible ! L'autre frère de Maddy, il est en charge du bar, et il est fait pour ça. Il a une tchatche de tous les diables. D'ailleurs il tend une coupe à son frère en souriant de toutes ses dents. Mais un seul regard de ce dernier le fait fuir, non sans m'avoir lancé un « bon courage », qui me fait rire, mais je reprends mon sérieux quand Dean Cooper reporte son regard sur moi.

« Vous avez entendu votre frère ? »

Il ne va tout de même pas me laisser plantée là avec mon verre. Ça me rappelerait terriblement quand Vincent m'a quittée, en pleine réception. Mon Dieu, les journalistes s'étaient régalés ce jour là.

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« Scandal »
Je ne suis pas la fille que le gars choppe à la fin du film. Si tu me veux, tu dois me mériter..
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Whatever happens, we do not give up
C'est un jour spécial aujourd'hui. C'est l'anniversaire du Maire Harper de New York. Un No-Maj très puissant avec qui je traite depuis depuis le début d'année. Avant ça je travaillais avec son prédécesseur. Et avant ça, c'était mon père qui traitait avec les Maires de New-York et autres grands éminences de la communauté No-Maj.

J'ai été honoré qu'il souhaite faire sa fête ici, au Cooper. Aussi, je savais que je pouvais compter sur Maddy pour faire de cette soirée, quelque chose de festif, de gracieux, à la fois raffiné et familial. Il a invité sa famille, ses proches de la scène politique, quelques amis triés sur le volet, pour éviter des désordres politiques. Il ne peut y avoir un seul faux pas dans cette soirée, de ce fait j'ai bloqué ma soirée pour veiller à ce que tout se passe bien. Même si je reste en retrait, j'ai l’œil partout, sur toute l'organisation. Je veille à ce qu'il ne manque rien. Et je veille aussi à ce qu'il n'y ait aucune magie ce soir. J'aime à dire que j'ai deux vies, celle du sorcier, et celle du No-Maj. J'endosse les deux rôles avec aisance, car nos parents nous ont toujours baigné là dedans depuis qu'on est enfant. A chaque fois qu'on revenait de l'école, pour les vacances ou avant l'internat, nous étions plongés dans cette double vie grâce à l'entreprise.

Depuis leur mort, j'ai pris le rôle trop à cœur. Celui du chef d’entreprise, mais aussi celui du père de famille. Je sais que si cela ne dérange pas Maddy, Sam a du mal à me comprendre parfois. Enfin parfois... non souvent. C'est difficile à dire, mais je me sens responsable, et je n'ai pas envie que mes parents soient déçus. Je veux réussir pour eux, en leur mémoire, je veux faire honneur à l'enseigne Cooper. Alors je suis un peu dur avec mon frère. Je l'ai toujours trouvé trop... insaisissable. Mais il sait qu'il peut compter sur moi.

Près du bar, endroit stratégique, je regarde les invités, j'offre des sourires, des poignées de main. le Maire est déjà venu me saluer, me remercier. J'ai bien évidemment vanté les mérites de ma petite sœur. Cette soirée c'est son travail. Et je dois dire que je suis fier. Je suis fier de ma sœur et mon frère. Oh bien sûr, Sam ne doit jamais le savoir. Je passe encore trop de temps à le remettre dans la bonne direction pour qu'il pense, qu'en réalité, je suis content des choses que nous avons accomplis ensemble. Il a beau me sortir par les yeux, j'ai beau avoir envie de l'étrangler tous les quatre matin et de cacher son corps dans les poubelles derrière l'hôtel, cet abruti a su, à sa manière, rebondir dans cette affaire familiale.

Et alors que je suis un peu distrait, une ravissante créature s'approche de moi. J'avale une dernière gorgée de ma coupe de champagne, que je repose sur le bar. Débarrassée aussi tôt. Et les bulles m'aident à remettre mes idées en place. Cette belle femme n'est autre que la fille du Maire. Merde. Jennylee Harper en personne. C'est... elle est... magnifique. Mais surtout c'est la fille du Maire.

"Mademoiselle Harper, vous avez touché dans le mile."

Je souris et hoche la tête avec grâce quand elle salut les miracles de ma sœur.

"Maddy a toujours su faire des soirées des moments mémorables. Je vous remercie pour elle et ravie que ça vous plaise."
« Mais je reconnais là votre goût du travail bien fait. Détendez-vous, Mr Cooper, trinquez à l'anniversaire d'un de vos meilleurs clients.
- Vous devriez écouter Miss Harper, Mr Cooper. Il n'y a que de sages paroles qui traversent ces merveilleuses lèvres. Alors comme ça mon cocktail spécial est un délice ? »

Qui aurait pu gâcher un tel moment ? Mon frère, bien évidemment. Heureusement, ou malheureusement, je ne sais pas, Jennylee connait la famille. Proche de Maddy, elle connait aussi Sam. Je dois être celui avec lequel elle a le moins de rapports. Pour une simple et bonne raison, c'est le "protocole" de l'entreprise. Pas de lien avec les clients, encore moins avec la fille des clients aussi important que le Maire de New-York. Si je fais confiance à Maddy, je le fais moins à mon petit frère. Il rode parfois autour d'elle, comme il a pu le faire avec d'autres. Je ne sais pas comment nous ne sommes pas encore rentrés en procès avec certains clients. Je lui coule un regard noir, tout en réceptionnant son verre de champagne, qui veut dire tellement de choses : "Déguerpie de là" ; "Pas touche à la fille des clients" ; "Hors de ma vue".

Pour une fois que mon frère ne se fait pas supplier, je retourne à mon admiration. Elle est d'autant plus belle quand elle sourit. Et elle sourit au comportement douteux de mon frère. Au moins elle a de l'humour et ne ressemble pas à ces personnalités que je croise souvent. Elle ne s'offusque pas de ses manières. Et je l'ai vu en salle d'entrainement, elle n'a pas peur de se froisser un ongle, et pourtant, ce soir, elle est divine.

« Vous avez entendu votre frère ? »

J'hésite, j'hésite vraiment à m'éloigner après l'avoir salué, mais... Je ne sais pas, un petit quelque chose me retient. Raaah Sam m'agace, je ne veux pas lui donner raison.

"Sam se trompe, je suis détendu, tout du moins, je sais me détendre. J'ai donc une imagine si austère ?"
"Vous souriez certes, mais votre œil est partout. Vous surveillez tout le monde ici."
"Je vous assure qu'il m'est possible de capter mon attention sur une unique personne."

Je souris. Je ne devrais pas dire ce genre de choses, mais clairement, depuis qu'elle est devant moi, je n'ai pas regardé une seule fois ce qui se passe dans la salle.

"Je dois rester vigilant, c'est un travail qui demande une vigilance de tous les instants. Et vous l'avez dit, votre père est l'un de mes meilleurs clients. Je ne voudrai pas le décevoir"
"Oh vraiment ?"

Elle place sa main devant mes yeux pour m'empêcher de voir

"Alors de quelle couleur sont mes yeux, si vous êtes capable de vous concentrer sur une seule personne. Je serais déçue si vous ne sauriez y répondre"

Je rigole doucement. Pourquoi je ne suis pas surpris ? Mais c'est très risqué. Je devrais seulement la saluer, et ne pas m'attarder à ce petit jeu. Je ne voudrai pas la décevoir, pourtant, je ne refuse pas un tel chalenge. J'inspire doucement et me prête au jeu.

"Les femmes et leurs pièges. Mais très bien, très bien. Mmmh, vous avez des yeux d'un sombre marron. Pour autant, ce regard vous rend chaleureuse. Parce que vos yeux sont souvent rieurs. Et avant que vous le demandiez. Vous êtes blonde, une vrai blonde. Vous avez laissé vos cheveux lâchés, ils tombent sur vos épaules, cachant une partie de votre magnifique robe noire. Vos chaussures sont assorties. Vous souhaitez savoir si je sais la marque des vêtements que vous portez ? Ou du maquillage ?"

Pour répondre aux satisfactions des clients, je me dois de connaître un petit peu la mode. Du moins les grandes enseignes. Pour le maquillage, ça, c'est une longue histoire, et elle me concerne directement avec Maddy. Mais les grandes dames, comme Jennylee ne rigole pas en général avec les produits qu'elles mettent sur leur visage. Ce qu'il y a de plutôt fascinant, c'est que je l'ai vu en tenue de sport, sans maquillage, et que je ne comprends pas pourquoi les femmes si belles naturellement, pensent que ce genre d'artifice est plus adapté pour elle.

"D'accord, admettons que vous ayez été impressionnant sur ce coup là. Même si j'ai un doute pour la marque de sous-vêtements. N'allez-vous donc jamais m'inviter à danser, Mr Cooper ?"

Elle sort sa main de devant mon visage, et je la retrouve. Un sans faute n'est-ce pas ? Je lui souris. J'ai évité l'erreur diplomatique, je suis plutôt fier de moi.

"Pour les sous-vêtements, il me faudrait une meilleure ...visibilité. Et ma mère m'a toujours dit de regarder les femmes dans leur yeux. Elle m'a aussi dit de ne jamais les décevoir."

Je lui tends alors ma main. Je ne devrais pas, je ne sais pas ce qu'il me prend. Sans doute les commentaires de Sam, l'aplomb de Jennylee. Je n'ai jamais fait ça, je veux dire, je n'ai jamais danser juste pour m'amuser, juste pour le plaisir de le faire. Si j'ai pu danser à des soirées, avec des clientes, c'était pour le travail. Là, j'ai l'impression de commettre une erreur. Pourtant, ses yeux, je ne saurai rien leur refuser. Mais c'est juste une danse.

J'attrape sa main et l'amène vers ce qui sert de piste de danse. Je croise le regard de ma sœur, qui semble médusée, je secoue discrètement la tête en lui faisant des gros yeux. Cela ne veut rien dire. Mais Maddy lève ses pousses et sourit largement. Heureusement elle se trouve dans le dos de Jennylee. Je reporte mon attention vers ma cavalière. Nous dansons d'un même mouvement, la musique est douce, mais assez classique pour ne pas me coller trop à elle. Elle pose une main sur mon épaule, moi au dessus de sa hanche. Et nos deux autres mains l'une contre l'autre pour donner le rythme.

"Dites moi, comment est-ce de travailler aux côté de son père ? Vous avez vécu son ascension, cela a du être assez grisant comme sensation. Mais votre rôle ? Est-il pesant ? Comment sont vos relations ?"

Je me suis toujours demandé, si mes parents étaient encore en vie, est-ce que j'aurai choisi cette voie ? Est-ce que je me serais autant investit ? Quel poste aurais-je eu au sein de cette entreprise ? Comment aurait été nos rapports ?

Jennylee travaille à ses côtés. Elle a géré sa campagne de ce que j'en ai lu dans la presse No-Maj. Et cela, sans magie, sans la facilité que j'apprécie dans mon monde. Je suis curieux de savoir comment les personnes qui ne connaissent pas notre communauté s'en sorte dans un milieu politique.

Codage par Libella sur Graphiorum

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Whatever happens, we do not give up
Dean Cooper & Jennylee Harper

Marron. Marron m'aurait suffi pour toute réponse. J'admets qu'il m'impressionne, mais comme je suis mauvaise perdante, il faut bien que je trouve une chose qu'il ne peut deviner, comme la marque de mes dessous.

« Votre mère était une très sage femme, sans aucun doute possible », dis-je en saisissant sa main. Maddy m'a un peu parlé de leurs parents, je connais leur histoire dans les grandes lignes. A dire vraie, je l'aurais connue d'une manière ou d'une autre, quand on est responsable comme moi en image publique, la connaissance est essentielle. En tout cas, je suis ravie de constater qu'il daigne danser avec moi. Allons, cela fera une bonne publicité qui plus est. Ma famille entretient des rapports professionnels plus que serrés avec les Cooper.  Et donc en plus de ses multiples casquettes, Dean est un danseur correct. Décidément !

"Dites moi, comment est-ce de travailler aux côté de son père ? Vous avez vécu son ascension, cela a du être assez grisant comme sensation. Mais votre rôle ? Est-il pesant ? Comment sont vos relations ?"

Vaste question. Nous restons dans un domaine purement professionnel et pourtant, entre mon père et moi... D'accord, ce n'est pas que du business. C'est la famille.

« Eh bien, j'ai essayé de considérer mon père comme un client lambda. Impossible, je suis clairement son atout charme. Plus sérieusement, j'attends de mes clients une honnêteté totale. Qu'ils soient en faute ou dans leur droit. Vous savez ce qu'on dit : le savoir, c'est le pouvoir. Alors travailler avec mon père c'est à la fois... facile et très compliqué. Parce que je connais presque tout de lui, mais je sais quand il me ment ou me cache des choses. Et ça, ce n'est pas bon pour l'équilibre familial. Néanmoins, comme vous l'avez dit, nous avons connu son ascension. Et j'ose espérer qu'il ne s'arrêtera pas en si bon chemin. Je suis là pour réparer ses bêtises ou éviter qu'il en commette. Mais je crois que vous savez à quel point ce rôle est pesant. N'est-ce pas ? »

Parce que je connais assez bien son frère, Sam... Et ils n'ont strictement rien à voir. Maddy s'est laissée aller à quelques confidences d'aileurs, sur ses « faits d'armes ».

« Je pourrais vous retourner la même question, Mr Cooper. Votre rôle n'est-il pas pesant ? »

Le poids des responsabilités, des codes, des attentes. Mes copines pensent que je réquisitionne la salle de sport, le spa ou même le bar du Cooper uniquement par snobisme. Mais elles se trompent. Je viens ici parce que c'est l'un des rares endroits où je peux me décharger de tout ce poids. Où je peux courir sur un tapis sans être prise en photo, où je peux me battre avec Maddy alors qu'en dehors, la plupart des coachs pensent que je suis une demoiselle sans défense, où je peux avoir du répondant en face de moi, avec quelqu'un qui ne me traite pas comme une petite princesse – merci Sam.

Alors que la musique court ses dernières notes, mon père approche en passant une main dans mon dos et en tendant son autre main à Dean, le sourire franc aux lèvres.

« Mr Cooper, quel plaisir de vous compter parmi nous. Quelle merveille, encore une fois. Comment se portent vos autres établissements ? Jennylee, ta mère me demande son pashmina. Et je n'ai pas la moindre idée de ce que c'est. »

Il regarde Dean en éclatant de rire. Il cherche une solidarité masculine, c'est ça ? Mon regard tombe alors sur... Oh c'est pas vrai !

« Il doit être aux vestiaires. Reste avec tes invités, je m'en occupe. Mr Cooper, vous voulez bien me l'ouvrir s'il vous plait ? »

J'attrape son bras pour l'encourager à faire demi-tour sans opposer trop de résistance. Je murmure alors.

« Mon ex petit-ami qui m'a larguée en me posant un lapin à une cérémonie de ce genre est ici avec sa nouvelle copine. Vous me sauveriez la vie si vous ne me laissiez pas seule... 
- Jenny ? »

Zut, déjà repérée.

« Vincent, quel plaisir de te voir. En si charmante compagnie.
- Je ne pouvais pas manquer l'anniversaire de ton père, tu sais qu'on s'est toujours entendu lui et moi et...
- Oui, oui je sais. »

J'ai un sourire crispé, je sais. Vincent... si je pouvais détruire sa carrière à celui-là.

« Oh, je manque à tous mes devoir. Jennylee, voici Maria Elis.
- Des entreprises Elis ?
- Tout à fait. Et pardonnez-moi, je vous ai vu saluer Mr Harper mais impossible de me souvenir de votre nom. vous êtes ?
- Dean Cooper, le propriétaires des Hôtels Cooper. Papa l'adore. Et moi aussi. »

Je pose mon autre maim sur son bras, en accentuant encore mon sourire. Non mais voilà qu'il m'exhibe une héritière des plus grandes entreprises énergétiques maintenant.

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Je ne suis pas la fille que le gars choppe à la fin du film. Si tu me veux, tu dois me mériter..
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Whatever happens, we do not give up
Je souris poliment à sa remarque sur ma mère. Une femme très sage, que mon frère aurait du écouter aussi bien que moi j'imagine. Surtout en matière de femme. J'ai des brides de conversation avec elle qui me revienne en mémoire. Elle nous a élevé pour être des gentleman, mais pas seulement. Pas seulement la galanterie, la politesse, les compliments. Non, elle nous a aussi appris quelques rudiments de cuisine, à s'occuper de nos affaires, à repasser nous même. Oui, même si nous avons été élevé dans un hôtel, et qu'il y avait des gens pour cela. Elle nous a toujours montré comment faire. On descendait parfois en cuisine, pour faire des pâtisseries, je me souviens des éclats de rire, de la farine partout, des tâches de colorant pour monter les glaçages. Je ne crois pas avoir refait un gâteau depuis sa mort, ni avoir repassé une seule de mes chemises. Je crois que je n'ai plus fait aucune des tâches qu'elle m'a apprise, par peur de la nostalgie. Par appréhension de revoir surgir des souvenirs heureux avec elle. Alors la réflexion de Jennylee n'est pas si anodine que cela pour moi. Je préfère du coup poser une question pour qu'elle parle d'elle, plutôt que de soulever des fantômes.

Je bois ses paroles avec délice. C'est une femme brillante, et le son de sa voix est agréable. Elle est passionnée, ambitieuse, c'est sûr qu'elle aurait plu à ma mère. J'écoute ses confidences, enfin je me dis que ça en est. Facile et compliqué, je comprends totalement ce qu'elle me raconte. Je ne dirai pas que je suis sur la même longueur d'onde, mais en tout cas, ses propos font écho en moi. Et dire qu'elle est une simple No-Maj. En me disant cela, je n'arrive pas à déterminer s'il vaut mieux, ou si c'est dommage. Je sais que j'aurai pu craquer plus facilement si elle était une sorcière. Ça aurait été un obstacle de mois. Car actuellement j'ai deux barrières à ne pas franchir : elle est la fille d'un client important, et elle est née sans pouvoirs. Je secoue ma tête à la fin de sa tirade. Pourquoi est-ce que je suis en train de penser à cela ? Et pourquoi est-ce que je fixe ses lèvres. Tu parles d'un gentleman...

« Mais je crois que vous savez à quel point ce rôle est pesant. N'est-ce pas ? »
"Tout à fait, pesant, mais grisant."

Je lève mon verre comme pour saluer ses paroles.

« Je pourrais vous retourner la même question, Mr Cooper. Votre rôle n'est-il pas pesant ? »
"Ça l'a été au début, quand j'étais plus jeune. J'ai connu la pression à la mort de mes parents. Mais il a fallu se lancer, mes grands-parents ne pouvaient pas assurer plus longtemps les hôtels, ils avaient déjà donné beaucoup. Il a fallu rebondir, et je crois que cela fait parti de mes compétences. Aujourd'hui la pression est un moteur, alors il faut continuer d'avancer. Et trouver des stratégies pour se décharger."

J'effleure mon tatouage en passant mon pouce dessus. La boxe. J'aurai aimé dire une femme, un enfant. Mais non, je n'ai rien, ni personne dans ma vie pour me détendre, à part la boxe. Parfois Maddy se moque de moi, disant que la boxe c'est ma maitresse. Peut-être n'a-t-elle pas tort finalement. Je la regarde, dans les yeux cette fois et je me laisse aller à un sourire. Je sais qu'elle m'a compris, que ce que je dis n'est pas parole en l'air pour elle. J'ignore pourquoi je laisse entrevoir un bout de moi. Peut-être parce que je me dis qu'elle n'a aucun moyen de m'atteindre, d'atteindre mon monde. Alors que j'ai l'impression que la musique suit nos pensées, en s'arrêtant, je découvre le Maire qui vient à notre rencontre. Je lui retourne son sourire et j'ai l'impression que je me tiens encore plus droit, comme si je voulais faire encore meilleure impression. J'éclate aussi de rire quand il parle du pashmina de sa femme. Et en bon hôte que je suis, je prends sur mon visage en air perplexe, et fait mine de ne pas savoir non plus. Et je regarde Jennylee, qui peut-être se doute que je feins l'ignorance par respect pour son père. Car en réalité, je sais ce que s'est ce tissu, mais je suis bien trop dans mon rôle pour se faire sentir ridicule le Maire de New-York.

Je suis intrigué par le regard de Jennylee qui se trouble. Mais je hoche simplement la tête, prêt à l'accompagner jusqu'au vestiaire. Je frissonne au contact de son bras autour du mien. Et je lance un regard à son père, qui hausse les épaules et continue de rire, levant son verre pour nous saluer. Puis je sens son souffle dans mon cou, son murmure, et je fixe l'homme dont elle me parle, son ex-fiancé. Qui pourrait planter ce genre de femme lors d'une soirée pareille ? En tout cas, pas quelqu'un qui aura mon respect. Et puis je me dis que ça serait tout le genre de Rafaël ou de mon frère. Mais malgré nos efforts pour nous faire discret, il nous voit et s'approche. Je sens le malaise de Jennylee.

"Effectivement, je suis l'heureux propriétaire de ces hôtels. La réception vous plait-elle ? Monsieur Harper est pour ainsi dire un ami de longue date, et Jennylee est toujours la bienvenue ici. On ne se lasse jamais de sa présence."

J'affiche un large sourire, et de ma main libre lui serre une bonne poignée de main. Il a l'air de nous étudier. Il se demande si nous sommes ensemble ? Pas ensemble ? Et je ressens la main de Jennylee se resserrer sur mon bras. Faut-il jouer à ce jeu là ? Je ne voudrai pas mettre la fille du Maire mal à l'aise. Son avis, son impression est importante pour moi, elle pourrait aller dire à son père que je suis un goujat ou allez savoir...

"Ravie d'avoir fait votre connaissance, mais nous étions en train de quitter la réception pour quelques minutes tous les deux. Au plaisir de vous revoir tout à l'heure. Mademoiselle Elis."

Je la ravie d'un sourire avant de relâcher la main de l'ex-petit-ami pour la poser sur la main, accrochée à mon bras, de ma cavalière. J'impulse le mouvement pour continuer notre route vers le vestiaire. Ce n'est qu'une fois devant la porte, que je dois sortir ma main de dessus la sienne pour me saisir d'une carte pass. Devant les No-Maj je ne peux pas me servir de ma baguette, alors ce gadget est tout à fait adapté. Je me suis assez bien familiarisé avec les méthodes No-Maj, comme la télévision, que je regarde régulièrement, pour me tenir informer sur les évènements dans le monde non magique. De plus je suis amateur de films, on ne dirait pas comme ça. Mais je me dois d'être capable de parler de tout avec mes clients, surtout ceux sans pouvoirs magiques. Le bip retenti et la porte du vestiaire s'ouvre. Je regarde sur le registre, et trouve sans mal le nom de sa mère. Je l'accompagne silencieusement jusqu'au casier dédié.

"Il a eu tort de vous quitter en pleine réception. Si vous voulez que je fasse quoi que ce soit pour qu'il quitte la fête d'anniversaire de votre père, sachez que je peux trouver n'importe quelle excuse."

Je l'observe dans son dos, alors qu'elle récupère l'étole de sa mère. Quand elle me fait face, à la lumière tamisée de cette pièce, je la trouve encore plus belle, ses cheveux d'or se reflètent dans la demi-obscurité et donnent un air fragile que je ne lui connaissais pas.

"Ou alors, on peut quitter nous même la soirée pour prendre un verre sur le toit-terrasse, histoire que vous décidiez quoi faire ?"

Pourquoi j'ai dit ça ? Pourquoi je lui propose de venir avec moi, seule, sur un toit ? Que va-t-elle interpréter ? Que je la drague ? Est-ce que c'est ce que je suis en train de le faire ? Je passe nerveusement une main sur mon crâne.

"Ce que je voulais dire, c'est que vous pouvez prendre tranquillement le temps de vous ressaisir. Je serai aussi dans tous mes états sur une de mes ex venait faire des courbettes dans une soirée pareille."

Finalement, elle accepte cette invitation. Je soupire, j'espère vraiment qu'elle ne voit pas une mauvaise intention de ma part. Nous sortons du vestiaire et j'intercepte une hôtesse, je lui confis l'écharpe de sa mère pour qu'elle lui porte à la réception. Je lui demande aussi de revenir avec deux coupes de champagne.

"Vous êtes déjà montée sur le toit ?"

Peut-être avec ma sœur ? Et ça m’agacerait, car ils savent que c'est "mon endroit". Je n'en sais rien. J'attends juste qu'il n'y ait pas de malaise le temps que l’hôtesse revienne avec nos deux verres. Je l'ai récupère et on se met à arpenter un couloir, m'arrête devant un ascenseur privatisé. Je joue encore avec le pass. Une fois dedans, j'appuie sur le bouton du dernier étage et tourne une clef que j'ai en ma possession.

"C'est mon ascenseur personnel, j'ai accès à mon appartement d'ici."

J'ignore pourquoi je lui dis tout ça. Non mais vraiment, elle va s'imaginer des choses, comme si c'était une proposition. Je ne sais pas ce qui m'arrive, mais dans l’ascenseur, il y a comme de l'électricité dans l'air, oui ça fait toujours ça, dans les films, dans les livres. Je pensais que c'était une fabulation, mais à y être avec elle, c'est... confirmé. La porte s'ouvre avec un nouveau bip, ce qui me soulage, et je l'invite à avancer la première, une main dans son dos. L'air est frais sur le toit, aussi rapidement, j'enlève ma veste de costume et la pose sur ses épaules.

"Votre père m'en voudrait si jamais vous attrapiez mal et que vous posiez un arrêt de travail."

Ce que je doute qu'elle fasse, même malade. C'est pas le genre. Je souris poliment et lui donne le verre de champagne, nous trinquons tous les deux.

"A la vie de célibat !"

Non mais vraiment Dean, tu devrai garder tes remarques pour toi même. On s'avance vers la vue. L'hôtel est si haut, qu'on voit presque tout New-York. J'ai toujours aimé cet endroit. Il est plutôt reposant, et ce soir, il rend Jennylee accessible. C'est comme si le temps est arrêté ici, que rien ne peut arriver. Je me penche pour regarder, et tourne ma tête vers elle.

"Vous appropriez cet instant de calme ? J'aime bien venir me cacher ici, pour fuir les responsabilités. Personne pourra nous trouver."

Dean !

"Pas que j'ai envie de passer pour un psychopathe qui vous entraine sur un toit à l’abri des regards. Mais vous mieux que personne pouvait comprendre cet endroit hors du temps et de la foule. Loin des responsabilités."

Codage par Libella sur Graphiorum

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Whatever happens, we do not give up
Dean Cooper & Jennylee Harper

Pesant mais grisant, c'est exactement cela. Certaines personnes se contentent de peu. J'en suis incapable. Mon boulot c'est vicéral, j'ai besoin de ce qu'il m'apporte. Et il me semble bien que Mr Cooper partage cela avec moi. J'ai conscience que c'est incompréhensible pour beaucoup de personnes, qui nous regardent comme des extraterrestres, mais nous ne sommes pas seuls non plus. Je l'écoute avec attention, quand il me parle un peu de son parcours. Bien sûr que je sais pour ses parents, pour sa montée très jeune à la tete de l'entreprise, mais l'entendre de sa bouche, c'est différent. J'admets qu'il a su magistralement rebondir et avancer. Certaines personnes se retrouvent paralysées par les épreuves. Pas lui. Et c'est le genre de caractères que j'apprécie.

Mes yeux tombent sur son poignet, où s'affiche le même tatouage que j'ai pu voir sur Maddy... et Sam, d'après mes souvenirs. Des gants de boxe. Alors c'est vraiment un truc de famille. Mais je comprends Dean, il n'y a rien de tel qu'une bonne séance de boxe pour se décharger d'une longue journée.

« Je crois que nous avons cela en commun. »

Je lui souris. Heureusement que j'ai trouvé leur salle d'ailleurs. Ailleurs, c'est impensable. Et puis Maddy, elle, ne retient pas ses coups, c'est agréable. Pourtant, elle est bien plus forte que moi. Je crois que c'est la première fois que je parle autant avec l'ainé des Cooper. C'est étonnant finalement. Maddy est l'une de mes rares amies, je ris bien avec Sam. Mais Dean était jusqu'à aujourd'hui un grand mystère. Un mystère que je respectais, devinant qu'il devait être aussi acharné de travail que je peux l'être. C'est mon père qui nous interrompt. Puis Vincent, mon cher ex fiancé qui me prend un peu au dépourvu. Par bonheur, Dean joue le jeu. Sans réellement mentir, et j'aime cela. C'est tout un art de manipuler le langage et ses subtilités, un art que peu maitrisent. Je ne lache pas Vincent du regard, même – et surtout – quand Dean pose sa main sur la mienne avant de nous entrainer à l'écart.

« Je vous dois un immense merci », que je lui murmure alors que nous nous éloignons. C'est idiot je sais, mais mon orgueil n'aurait pas supporté l'humiliation d'être encore seule alors qu'il s'exhibe au bras d'une héritière en vogue. Je suis donc le propriétaire jusqu'au vestiaire, et plus précisément jusqu'au pashemina de ma mère.

"Il a eu tort de vous quitter en pleine réception. Si vous voulez que je fasse quoi que ce soit pour qu'il quitte la fête d'anniversaire de votre père, sachez que je peux trouver n'importe quelle excuse."

Je ne peux m'empêcher de rire. Je sais qu'il tente de dédramatiser le truc, mais une partie de moi sait aussi qu'il est sérieux. Parce que c'est le genre de choses que je suis capable de réaliser pour mes clients.

« Laissez-le donc parader. Il s'en mordra bien vite les doigts quand il réalisera qu'elle est un panier percé et qu'il sera coincé dans un mariage qu'il n'a pas réellement désiré. »

J'attrape l'étole. Il s'en est fallu de peu, quand j'y pense, pour que ce soit moi qui soit coincée dans un mariage bidon.

"Ou alors, on peut quitter nous même la soirée pour prendre un verre sur le toit-terrasse, histoire que vous décidiez quoi faire ?"

J'esquisse un sourire. Je rêve ou Dean Cooper me propose de boire un verre ? Ça c'est... surprenant. Loin d'être désagréable, mais pour pour le moins inattendu.

« Vous avez l'impression que je suis dans tous mes états ? Sachez que la personne capable de me mettre dans tous mes états n'est pas encore née. Néanmoins, j'apprécierais une bonne bouffée d'air frais. »

Je crois qu'il me drague. En fait non, je suis absolument certaine qu'il me drague. Mais ce n'est pas désagréable. Loin de là. Je fais signe non de la tête lorsqu'il me demande si je suis déjà montée sur le toit. J'ai beau arpenter les couloirs de cet hôtel, il y a encore des zones qui me sont secrètes. Quand l'hôtesse revient avec le champagne, Dean me conduit dans l'une de ces zones. Je reconnais l'ascenseur privé, celui qui mène aux appartements personnels. Mon père a un pied à terre identique à San Francisco. Pourtant, Dean se sent comme obligé de tout m'expliquer, comme si j'étais une novice. La preuve qu'il n'a pas l'habitude d'emmener des femmes dans cet endroit.

Nous demeurons silencieux dans l'ascenseur, ce qui me laisse aussi le loisir de jeter sur lui quelques coups d'oeil à la dérobée. Je l'ai toujours su bien fait de sa personne, mais aujourd'hui, j'ai l'occasion de réellement le constater. Est-ce que Maddy m'en voudrait si... Je me mords la lèvre. C'est idiot de penser à cela, n'est-ce pas ? L'ascenseur atteint enfin le toit et lorsque les portes s'ouvrent, l'air frais et délicieusement pollué de New-York nous assaille. Mais j'aime cet endroit. Oui, je l'adore. Et je ne  quitterais cette ville que pour Washington. Je tourne légèrement la tête quand il pose sa veste sur mes épaules. C'est officiel, il me drague carrément. Et moi je souris comme une imbécile, car je dois bien m'avouer que j'aime beaucoup son manège. C'est aussi pour cela que je le fixe. Beaucoup se révèlent quand on les regarde droit dans les yeux, parce qu'ils ne le supportent pas.

Nous trinquons... « A la vie de célibat. »... Si ça ce n'est pas un appel... La question c'est, est-ce que j'ai envie d'y répondre ? Peut-être bien. Nous faisons quelques pas, pour admirer les lumières de la ville, sa hauteur. En bas, ça grouille de monde, mais ici, tout est calme et silencieux.

"Personne pourra nous trouver."

Nous sommes proches désormais.

"Pas que j'ai envie de passer pour un psychopathe qui vous entraine sur un toit à l’abri des regards. Mais vous mieux que personne pouvez comprendre cet endroit hors du temps et de la foule. Loin des responsabilités."

Je n'ai pas vraiment eu droit à des pauses dans ma vie. Avec Vincent, nous étions en représentation perpétuelle. Les rares instants où je peux être moi-même et ne pas penser au travail, à la presse, à la loi, c'est finalement dans la salle de sport de cet hôtel.

« Et si j'avais envie que vous passiez pour un psychopathe ? »

Je n'ai pas dix-sept ans, je ne suis pas naïve. Et je doute qu'il le soit lui aussi. J'apprécie son caractère, sa force. J'aime qu'il comprenne aussi. C'est rare. Je porte mon verre à mes lèvres.

« Je suis ravie qu'on ait enfin eu l'occasion de faire connaissance. »

Lentement, je me rapproche encore plus de lui. Mes mains remontent le long de ses manches de chemise, avec une lenteur qui décuple tout. Il soutient mon regard, peu d'hommes sont capables de le faire. Nos lèvres se rapprochent, s'esquivent, se cherchent, avant de s'unir.


***


Je m'écroule, essoufflée mais heureuse, déchargée d'un poids lourd, légère désormais. Dean a été absolument parfait, ça a été suffisamment intense pour oublier un peu la folie de New-York. Nos vêtements gisent un peu partout, sur une chaise, sur le sol. Vraiment ravie qu'on ait eu l'occasion de se rencontrer vraiment. Mais Maddy va clairement me tuer si elle apprend ce qu'il s'est passé. Par réflexe, je me penche hors du lit, pour chercher mon téléphone. Merde ! Il est déjà cette heure là ? Je lui montre l'écran.

« Je devrais rejoindre le héros de la fête, il pourrait lancer le FBI à mes trousses. »

Je l'embrasse rapidement, avant de me lever pour ramasser et enfiler rapidement mes habits. J'attache mes cheveux pour dompter leur désordre.

« A tout' », que je lui lance en lui adressant un clin d'oeil avant de sortir de ses quartiers privés. Je n'ai aucune idée d'où va nous mener cette histoire, mais je me rends compte que je suis en train de sourire et de me mordre la lèvre, comme une idiote encore. Je sors un rouge à lèvres pour me rendre un peu plus présentable. Cela faisait longtemps que je n'avais plus eu envie de rejoindre un homme après une soirée mondaine. Mais je me dis que revoir ce cher Dean Cooper à la fin de la soirée serait génial.

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Whatever happens, we do not give up
Et si j'avais envie que vous passiez pour un psychopathe ? C'est la dernière phrase censée dont je me souvienne avant de me retrouver entièrement nu et couvert de sueur avec cette femme. Je suis un parfait psychopathe. Comment, comment j'ai pu faire une chose pareille ? Et prendre autant mon pied. D'accord j'ai pas eu des centaines de femmes, mais là, ça, ce qui s'est passé dans mon lit, c'était de la pure extase, c'était même mieux qu'une partie de boxe avec mon frère. Mieux que de décrocher un énorme contrat. C'était revivifiant. Je me suis jamais autant abandonné dans les bras de quelqu'un et il faut que ça ne se reproduise JAMAIS. Même si ça m'a fait oublié mes responsabilités, et que je n'avais jamais connu ça.

Comment je vais sortir de là ? Comment je vais réussir à sortir de cette embrouille ? La fille du Marie de New-York ! Comment j'ai pu ? Tu parles de toutes les leçons de morales que j'ai faites à mon frère. Être sérieux, penser à l'entreprise. Non là j'ai pensé avec mon deuxième cerveau, et je m'en veux. Je m'en veux, mais c'était trop bon, et voilà, je culpabilise maintenant. Sam, comment ferait-il pour sortir d'une merde pareille ? Il faut que j'aille le voir. Tant pis, je vais descendre dans son estime, mais y'a qu'un vieux filou comme lui pour me sortir de l'embarra, il fait toujours ce genre de truc lui, il aura des idées. Un Oubliette ? NON ! NON qu'est-ce que je raconte, il ne doit jamais l'apprendre. Si j'avoue cela, ça sera l'excuse ultime pour lui pour faire tout ce qu'il veut. Il n'aura plus de limites, plus rien. Je suis vraiment dans la merde. J'y crois pas. Toutes mes bonnes résolutions, tout le baratin servi à mon frère, pour qu'en quelques mouvements de hanches, en quelques baisers et caresses tout s'envole comme la fumée d'un Patronus.

Je rigole à moitié quand elle parle du FBI. Je réalise combien mon erreur a été grande. Cet homme est puissant et je pourrai vite le regretter. Pas seulement moi, mais toute la communauté sorcière. Merlin sait ce que pourrait être capable un père dont la fille a été... salie. J'ignore les idées du Maire, je sais qu'il est en bonne relation avec nous. Mais bonne relation et tolérance pour sa ville, ne veut pas dire tolérer qu'un sorcier abuse de sa fille. Je l'ai abusé ? J'en sais rien. Non elle le voulait autant que moi. Mais de quoi j'aurai l'air ? Je l'ai amené ici, sur le toit de mon hôtel, sans personne autour de nous. Aucun témoin. Même si elle fait le la boxe, personne n'imaginera qu'elle aurait eu une chance d'avoir le dessus sur moi. On dira ce qu'on veut, je suis gaulé comme un de leur Dieu grecs. Elle pourrait dire que je l'ai "envoûté", et y'aurait personne pour croire le contraire. Même Sam je suis sûr qu'il penserait que j'ai utilisé un sort pour la mettre dans mon lit. A ses yeux, je passe pour le coincé du coin, il trouverait bizarre qu'elle ait craqué pour moi sans la magie. Je suis foutu. Je passe une main sur mon crâne et le gratte nerveusement.

"A tout' !" Que je réponds avant de me laisser retomber sur le lit. Vaincu par l'absurdité de la situation.

A toute ? Parce qu'elle pense me retrouver après ? Elle veut me revoir ? Mais... pourquoi ?! Ce clin d’œil, ce baiser décontracté et sûre d'elle. Son « Je suis ravie qu'on ait enfin eu l'occasion de faire connaissance. » de tout à l'heure. Ce n'est juste pas possible. Voilà, exactement ce que je disais à Sam : il n'y a pas moyen. Elle est No-Maj, le Maire me tuerai si j'entrainais sa fille dans notre monde. Et elle, elle serait perdue. Bon peut-être que c'est le genre de femme à rebondir. Mais découvrir un tel monde, là, comme ça. C'est impossible. C'est trop risqué. Son père est dans la confidence, c'est ultra secret, c'est... même le FBI n'est pas au courant. Et elle serait déçue par son père, y'aurait des histoires de famille, et Mr Harper me fait confiance. Je suis une institution de confiance, je symbolise la confiance à moi tout seul. Bon d'accord, peut-être que j'abuse un poil, mais le concept c'est ça. Et c'est ma propre règle que je bafoue, si je la respecte pas, c'est comme si je me respectais pas moi-même. Et que dirait Sam ? Non non, ça va pas le faire cette histoire. Je dois lui faire comprendre de manière subtile, mais très clair, qu'elle est moi c'était juste un coup, comme ça. Et... oui c'est bien Dean, couche avec la fille du Maire et largue là comme une mal-propre c'est sûr que c'est une meilleure idée. De salie par un sorcier, elle sera aussi humiliée.

Je me lève d'un bon, courant presque sous la douche. J'ouvre les robinets sur l'eau chaude, espérant que la chaleur me décrasse et m'aide à y voir plus clair. Mais à part détendre mes muscles, je n'arrive pas à trouver une solution. Je suis dans une impasse. Je ne peux pas construire même une micro relation avec elle, et en même temps, l'éconduire ne va pas avoir un bon effet. Je suis coincé quoi qu'il arrive. J'essaye de trouver un costume similaire à me mettre, ce n'est pas très difficile, ils se ressemblent tous. Je me sens coincé comme je ne l'ai jamais été de toute ma vie. Même quand ce petit Godric m'avait coincé dans une sapinette à Ilvermorny, et que j'ai réussi à prendre le dessus qu'il avait pris, juste à cause de l'effet de surprise de son attaque.

Je rejoins la réception, prenant soin d'éviter du regard ma compagne de crime. Je ne cherche pas à la rejoindre, ni lui lancer des petits sourires en coin. Je feins de l'ignorer et de faire les mondanités aux personnes présentes. J'évite de lever la tête en fait, car le risque serait de la croiser. Et je sais que je reste toujours très très sensible à sa beauté. Rien que l'idée de ses lèvres sur mon corps, de ses mains sur... enfin bon, je me concentre, tente de rigoler de bon cœur quand des blagues fusent mais qu'elles ne sont même pas drôles, bois des coupes de champagne. Mais pas trop, je veux garder le contrôle, j'ai déjà fait assez de dégâts ce soir. Je me sens un peu mal à l'aise avec le Maire, mais ça va, je gère. Sa fille ne lui a rien dit, et en même temps, je suis idiot pour croire qu'elle irait raconter à son père qu'elle vient de s'envoyer "littéralement" en l'air avec moi, alors que ça vient juste de se passer. Ça serait bizarre. Bizarre et mal sain.

La soirée se passe, et j'ai quand même remarqué qu'elle ne partait pas. On dirait qu'elle reste jusqu'à la fin. Et bien, c'est à moi de partir. Je salut l'invité d'honneur quand la voie est libre. J'en informe ma sœur, et je file comme un voleur. J'en suis pas fier, mais c'est ça ou me retrouver en tête à tête avec elle. Et nous savons que les têtes à tête avec Jennylee ne sont pas préférable si je ne veux pas me retrouver une nouvelle fois en sueur au dessus d'elle.

***

Quelques jours sont passés. J'ai eu des remerciements par mail, mais je n'y ai pas répondu. J'ai aussi menti sur mon occupation pour refuser de la voir en personne quand elle s'est présentée à la réception. Et j'ai fais demi-tour quand je l'ai aperçu dans la salle de sport. J'évite ma sœur aussi. Juste par crainte qu'elle soit au courant. Elle sent ce genre de chose. Je me tue encore plus à la tâche, au point que j'ai pas du sortir de ma chambre depuis trois jours pour traiter mail et commande par téléphone et ordinateur. Je sais que je suis ingrat, mais je joue sur le silence, la distance et l'absence pour qu'on passe à autre chose. Sauf que moi, moi je fais que penser à elle. Et un bon moyen pour oublier, c'est la boxe. J'enfile une tenue de sport, et je descends dans la salle. Je commence tout doucement : corde à sauter, slalom, marche pied, pompes. Et je commence à taper dans le sac de frappe. Un habitué se présente et on commence à faire un petit match. Il vient souvent entre midi et deux. C'est agréable de pouvoir toujours trouver quelqu'un pour boxer quand mon frère ou ma sœur ne sont pas là.

"Bon merci Dean, c'était fort sympa. On t'a pas beaucoup vu cette semaine ! A la prochaine !"
"Je prends la relève."

Cette voix... cette voix c'est Jennylee Harper. Malaise.

"J'allais partir, je... bonjour."

Mais bien sûr, montre que tu es extrêmement gêné en sa présence, ça n'aura absolument pas l'air suspect.

"J'étais sur le point de remonter travailler."

Mais elle continue de s'équiper, et je ne sais pas pourquoi, j'ai l'impression que je ne passerai pas la porte sans y aller de mes poings. C'est le genre de femme tenace Et revancharde ?!? En fait, je n'aurai pas du avoir peur de son père, mais de sa réaction à elle. J'avais dit quoi pour son ex à la soirée ? Bon sang Dean, t'es dans le pétrin.

"Jennylee, je ne sois pas sûr que ce soit une bonne idée. Je ne peux pas boxer avec la fille du Maire."

Regarde donc l'absurdité de ta phrase. Tu peux pas la boxer, mais tu peux coucher avec elle, et l'éviter juste après ? Si elle te traite de crétin, elle aura raison. Et si elle se contentait de m'insulter et de me laisser partir ?

Codage par Libella sur Graphiorum

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Whatever happens, we do not give up
Dean Cooper & Jennylee Harper

Il s'est bien fichu de moi tout de même. Des minables, j'en ai croisés dans la vie, mais alors si je m'attendais à ça de sa part... Dire que j'avais prévu de le revoir, que je voulais le revoir. Et voilà que je me suis retrouvée dans la posture horrible de la nana qui se fait larguer dès que l'homme l'a mise dans son lit. Je déteste ça, je déteste quand ce n'est pas moi qui prends ce genre de décision. Et il m'a snobée dans les grandes largeurs en plus, il m'a même ghostée par téléphone. La grande classe. Et s'il y a bien une chose que je déteste, c'est être humiliée de la sorte. S'il veut jouer au con, eh bien, on va jouer. Parce que les hommes comme lui, je les connais. Et je ne les aime pas.

Je ne courberai pas l'échine, je ne disparaitrai pas alors que c'est précisément ce qu'il veut, oh non, je ne lui ferais pas ce plaisir. Je continue à m'habiller à la perfection, à me maquiller et à me coiffer pour mettre en évidence quelle femme je suis. Je ne changerai pas mes habitudes, je suis une cliente de son hôtel et une bonne cliente qui plus est. Je n'ai pas l'intention de perdre en qualité à cause de lui. Je vais peut-être parler encore plus à Sam qui au moins ne se cache pas et revendique clairement ce qu'il désire, et je vais certainement encore plus souvent à la salle de sport qu'avant, mais j'ai une bonne dose de colère à éliminer.

Et aujourd'hui, alors que je suis sur le tapis de course, j'entends comme une voix familière. J'éteins l'appareil pour m'approcher discrètement du ring, et y voir ce cher Dean Cooper en pleine session avec un type. Dire que j'ai craqué pour cette mâchoire carrée et ces muscles. Et ce bagou. Je crois que c'est ça le pire, j'ai eu un faible pour son esprit, une erreur majeure que je ne referai plus.

"Bon merci Dean, c'était fort sympa. On t'a pas beaucoup vu cette semaine ! A la prochaine !
- Je prends la relève.
- J'allais partir, je... bonjour."

Bonjour ? Alors je n'ai le droit qu'à un bonjour ? Je ne lui réponds pas, je ne quitte absolument pas son regard tout en enfilant des gants.

"J'étais sur le point de remonter travailler."

Oui oui, c'est ça, cause toujours. Les lâches, finalement, ça ose tout.

"Jennylee, je ne sois pas sûr que ce soit une bonne idée. Je ne peux pas boxer avec la fille du Maire.
- Non, mais vous pouvez vous comporter comme le dernier des goujats avec elle. »

Je monte sur le ring et me place, poings levés, prête à combattre.

« Votre frère ose lui. »

Mon premier coup part, vite paré par Dean qui ne répond pas pour autant. S'il y a bien quelque chose qui m'agace, ce sont les gens qui me prennent pour une demoiselle fragile, comme une fleur à protéger. Je sais me battre depuis que je suis adolescente, je me protège moi même depuis des années.

« Vous savez, Mr Cooper, je ne suis plus une enfant. Si vous ne vouliez pas qu'on recommence, il suffisait de le dire au lieu de faire l'autruche. »

Je lance un upercut, qu'il évite à nouveau, sans répliquer.

« Si vous ne répondez plus au téléphone ou à mes demandes de rendez-vous, vous risquez de perdre gros. Parce que je ne vais pas vous appeler comme une amante éplorée, je suis une femme d'affaire Mr Cooper. »

Je frappe dans son torse cette fois, avant de lui envoyer un coup dans le visage.

« J'ai rendez-vous avec votre frère d'ailleurs ce soir, donc cessez d'avoir peur que je ne sois qu'une stalkeuse. »

Parce que Sam, au moins, est clair avec ce qu'il est, avec ses intentions. Je sais très bien qu'il ne veut qu'une nuit. Et c'est très bien parce que finalement, les derniers hommes que j'ai eu envie de revoir se sont avérés décevants. Je frappe encore, profitant d'une sorte... d'effet de surprise, le mettant à terre, et lui souriant.

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Whatever happens, we do not give up
Je le sens très mal cette histoire. Son œil est brillant, féroce. Je réalise l'énorme erreur. Dans quoi est-ce que je me suis fourré ? Elle ne va pas partir, et elle ne va pas me laisser partir. Mon destin est tout tracé, je ne sais pas comment rattraper le coup. Est-ce seulement possible avec une femme pareil ? Sorcier et No-Maj ne doivent jamais se mêler Dean, surtout pas comme cela, pas au lit. Merlin que c'était bon pourtant. Mais c'est comme pour les enfants cette histoire, quelques minutes de plaisir au lit, pour des années de calvaire derrière. Voilà ma pénitence, la colère froide ou chaude de Jennylee. Le pire, le pire dans tout cela, c'est que j'arrive pas à me dire autre chose que le fait qu'elle soit super sexy comme ça, en rogne contre moi. Je suis vraiment foutu.

Et BIM, son sarcasme est pire qu'un coup de poing dans l'estomac. Ok ok visiblement j'ai ma réponse très nette : oui elle m'en veut. Je la regarde telle une lionne monter sur le ring. Je dois dire que jusqu'à ce qu'elle parle de mon frère, j'étais prêt à faire machine arrière. Mais elle est forte, une bonne manipulatrice ce qu'il faut. Me parler de mon frère pour me faire rester. Sam je te déteste ! Je pare son premier coup, rapide. Je ne m'y attendais pas, mais j'ai de très bon réflexe.

"Allons Jennylee, vous croyez que je peux frapper une femme ?"
« Vous savez, Mr Cooper, je ne suis plus une enfant. Si vous ne vouliez pas qu'on recommence, il suffisait de le dire au lieu de faire l'autruche. »
"J'étais très occupé, c'était particulièrement... inopportun."

Elle lève encore les points, et je l'évite cette fois plutôt que de parer. Mais je ne peux pas répliquer. Non vraiment, elle ne pense pas que je vais le faire ?

« Si vous ne répondez plus au téléphone ou à mes demandes de rendez-vous, vous risquez de perdre gros. Parce que je ne vais pas vous appeler comme une amante éplorée, je suis une femme d'affaire Mr Cooper. »
"Ok j'aurai pu envoyer un mail, une lettre, mais cela sonner encore plus goujat."

Et je reçois son poing dans l'estomac et le visage sans broncher. C'était mérité, je l'avoue. Je sens le goût métallique et âpre dans ma bouche, et en m'essuyant du coin de mon coude, je vois que je saigne bien. Je ne recule pas pour autant. Elle commence à me fasciner, elle n'a pas peur d'user des points. C'est une femme de caractère que j'ai blessé, que j'ai humilié. Et je réalise qu'elle n'a rien à voir avec les femmes que j'ai eu dans mon lit. Elle n'a pas peur de moi, elle n'a pas peur de m'affronter, de me dépouiller, de me faire chanter. Je sais pas si c'est flippant ou agréable d'avoir autant de répondant devant moi. Je côtoie les No-Maj, mais des comme elle, rarement.

« J'ai rendez-vous avec votre frère d'ailleurs ce soir, donc cessez d'avoir peur que je ne sois qu'une stalkeuse. »

Je suis soufflé par sa révélation. Mon frère ? Pardon ?! Mais avant d'ouvrir ma bouche, je me retrouve au sol. C'est vraiment bien joué la déconcentration. Je roule sur le côté pour éviter un coup de pieds. Je me mets en position de pompe et tourne la tête vers elle, léchant ma lèvre légèrement enflée.

"Je vous conseille de rester bien loin de mon frère. Je ne suis pas sûr qu'un femme comme vous est faite pour..."

Je fais un mouvement de jambes pour revenir debout alors qu'elle tente un autre coup de pieds. Ok ok, elle ne joue plus là. Elle insinue que je suis jaloux ? Haha, c'est ce qu'elle veut m'entendre dire ? C'est sa vengeance ? Dire que je regrette ? Elle ne veut pas non plus une conférence de presse ? Si ? Dans le doute, il faut mieux que...

"Cela n'a rien à voir avec la jalousie. Ou peut-être ! Vous imaginez que parce que j'ai couché avec vous, mon frère ne peut pas vous avoir ? Non, en réalité je pensais qu'une femme comme vous n'allez pas manger à tous les râteliers. C'est quoi ? Le chalenge Cooper ?"

D'accord, je vais peut-être un peu trop loin, mais là, ça m'a carrément mis en colère, d'une qu'elle parle de rejoindre mon frère, de deux, d'insinuer que je suis jaloux. Peut-être. Mais je n'arrive pas à admettre que Sam pourrait coucher avec elle, non, pas après moi. J'ignore pourquoi je me sens nerveux. Je devrai m'en foutre royalement, mais non. Si je ne peux pas l'avoir, hors de question que mon frère se pavane avec elle.

J'évite un de ses coups, et par réflexe, je lui en rends un. Des années de boxe, les gestes ne se maitrisent pas tout le temps, certaines défenses sont automatiques. Je me rends compte que j'ai touché le côté de son flanc. Elle se plie en deux, et je me tends comme un piquet. "Pardonnez-moi, je..." Cependant, son sourire, comme si elle était ravie que je réplique. Elle fait un mouvement de jambe - très joli jeu de jambe ceci dit en passant - et elle attaque de nouveau. Je pare, je pare, et je donne un coup. Son sourire s’élargit de plus en plus. C'est ça qu'elle veut ?

"Un combat loyal ?"

Elle veut se battre, avoir une chance. Mais c'est difficile pour moi. J'y arrive avec ma sœur, mais là il s'agit d'une autre femme, de la fille du Maire. D'une No-Maj, j'ignore sa résistance, sa force. Pourtant, plus les minutes passent, peut-être même une heure, plus je me lâche. Elle attaque, je me défends, j'attaque et elle se défend. Je retiens certains de mes coups, et plus je les retiens, plus elle est hargneuse et déterminée. Parfois je ne fais que la repousser dans les filets. Elle revient alors plus dynamique et motivée. Par moment, cela devient plus sensuel que brutal, notamment quand on est dans un corps à corps, ou qu'on démêle nos poings. Y'a quelque chose d'affreusement érotique dans le fait de me battre avec elle.

"Je ne veux pas vous blesser !"

Mais elle s'en fout, je crois que je ne pourrai pas plus la blesser que je l'ai déjà fait. Elle se défend très bien, si bien que lors d'un coup de pied au sol, elle m'entraine avec elle. Je me retrouve à avoir le dessus, nos respirations sont saccadés, nos corps luisant de transpiration, et ça ressemble à s'y méprendre à une position que nous avons déjà eu, dans ma chambre. Mon cœur bat la chamade, mais pas à cause de l'effort physique, non, à cause du désir. D'ailleurs il se ressent par la naissance d'une bosse dans mon short.

"Je suis désolé. D'accord ? Je vous demande pardon pour m'être comporté comme le pire des cons."

Mon visage est à quelques centimètres du sien, je pourrai, juste en me penchant, saisir ses lèvres. Mais au lieu de cela, je reçois un coup de pieds pile sur mon érection naissante. Je pousse un cri de douleur et roule sur le côté.

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