Personnage : Judicaëlle Avery
   
Salut, je me présente, je suis Judicaëlle Avery, de mon nom de jeune fille Greengrass et il y a 28 ans j'ai embelli le monde en arrivant à Oxford, le 6 octobre 1993. Je suis anglaise, d'origine anglaise. Je suis une sorcière et qui plus est une Sang-Pur. Petite anecdote : il paraît que je ressemble à Britt Robertson. Je suis hétérosexuelle et ce jusqu'à nouvel ordre et si tu veux tout savoir, je suis en instance de divorce avec Adryan Avery. Oh et j'étais à Aloysia à Beauxbâtons (entre sept. 2004 et juin 2012) et je travaille à présent en tant que professeur de Langues (français) à Ilvermorny (depuis sept. 2021). J'ai emprunté les cursus de Magie Avancée, Communication & Information et Art (musique) à l'UMS (entre sept. 2012 et juin 2018). Je suis une Résurgente.


   Sinon concernant l'univers de la magie ?

   ○ Une anecdote à nous partager ? J'ai toujours rêvé d'avoir ma maison à moi mais aussi un gros chien pour la protéger.

   ○ Quelles étaient tes matières préférées à l'école ? Les Potions et la cuisine ! Si, si, on enseigne vraiment la cuisine en option à Beauxbâtons et j'adorais cette matière. D'ailleurs, j'aime tout ce qui est décoration, musique et poterie. J'ai appris à jouer du piano et j'ai quelques bases en violon.

   ○ Quel est ton sortilège préféré ? Le Spero Patronum. Je le trouve tellement pur.

   ○ Est-ce que tu sais exécuter un Patronus ? Si oui, quelle forme prend-il ? J'ai mis du temps à apprendre à en former un. J'y suis arrivée à l'âge de 21 ans alors que j'étudiais à l'UMS. Il a pris alors l'apparence d'une biche.

   ○ Quel est ton Epouvantard ? Un gynécomage m'annonçant que je suis stérile.

   ○ Mais, au juste, à quoi ressemble ta baguette magique (bois, cœur, taille) ? Baguette en bois de lierre, avec une épine de monstre du Fleuve Blanc.

   ○ Que penses-tu des Lois séparatistes dans les écoles ? Si le gouvernement les a mise en place, c'est qu'elles doivent forcément être utiles. Elles sont là pour protéger nos enfants, qu'ils soient simples créatures ou créatures. Il est sans doute important de les séparer.

   ○ Que penses-tu de l'élection d'Aymen Avery, nouveau Ministre de la Magie, en Angleterre ? Je connais Aymen depuis de nombreuses années et j'ai toujours eu confiance en lui. C'est un homme déchiré entre ce que sa famille l'a toujours obligé à faire et entre la personne qu'il est vraiment. Aaliyah Hayes a su l'aider à se révéler. J'aurai aimé être cette personne, mais visiblement nous étions chacun destinés à rencontrer quelqu'un d'autre. Je pense qu'il accomplira de grandes choses en tant que Ministre de la Magie et je suis très fière de sa nomination et du chemin qu'il a parcouru pour en arriver là.

   ○ Que penses-tu des créatures (vampires, loup-garous, hybrides, etc) ? On m'a toujours dit de m'en méfier et de les éviter. Les personnes que je fréquente les méprisent. Pour ma part, je prends soin de ne pas me mêler à eux et j'espère que notre gouvernement va pouvoir nous aider à sécuriser nos chez nous.

   ○ Que penses-tu des Nés-Moldus/No-Maj ? Ici aussi, on m'a enseigné à les mépriser et à les rejeter. J'ai rejoint les rangs des Résurgents, mais plus par vengeance contre Aymen. Ce qui était vraiment débile, car je n'ai jamais voulu la mort d'un Né No-Maj. Je préfère rester indifférente face à eux. J'évite de les fréquenter mais si nous sommes amenés à nous parler, je veille à faire tout de même bonne figure.

   Caractère & Physique
   


   Et du point de vue du caractère ça donne quoi ?

         

   Chez les Moldus ils ont l'habitude de parler de signes astrologiques, et selon ces signes, je suis née sous le signe de la Balance. Comme ce signe semble l'indiquer, je suis liée à l'esprit et à l'intellect. Et c'est vrai, je réfléchis toujours 36 fois avant de me lancer dans quelque chose de risqué. J'aime savoir où je mets les pieds et ce n'est pas mon père qui me le reprocherait. J'étais sans cesse occupée à la maison et ça mes parents s'en assuraient : si vous ne me trouviez pas à la bibliothèque en train de bouquiner pendant des heures parfois, j'aidais à la cuisine. Ou bien alors j'aidais ma mère à organiser nos grandes réceptions. J'avais du goût parait-il. J'aimais décorer et j'aimais que tout soit parfait pour tout le monde.

Toujours selon le signe de la balance, il parait que je suis de nature très coopérative. Bon, autant vous le dire, je n'aime pas être seule. J'ai toujours eu besoin de ma béquille pour avancer dans la vie au contraire de Sarah qui semblait une femme indépendante, autonome et forte. Aymen Avery l'a longtemps été pour moi et quand il est parti, je me suis retrouvée en lambeaux. Déchirée et incomprise. Je suis très sensible il parait. Je m'attribue les sentiments des autres facilement et je ne suis pas véritablement friande de la violence. Tendre, douce et attentionnée, je peux me montrer très mignonne quand je le veux. Mais je sais aussi me montrer redoutable, surtout quand il s'agit d'une situation facile à analyser.

Je déteste l'injustice et je crois au karma. On m'a souvent dit que j'étais discrète, je ne me mettais jamais en avant, et je n'exprimais que très peu ce que je ressentais. Sensible oui, mais j'avais appris à porter le masque et à calmer mes ardeurs avec le temps. Sarah me disait toujours que je paraissais faible, inoffensive et innocente et c'est un peu vrai. Mais quand on apprend à me connaître, on sait que véritablement je suis une coquille vide. Je ne peux pas avancer seule dans la vie et depuis qu'Aymen est partie, je ne sais plus tellement à quoi me rattacher.

Ah oui et dernier point, ma mère me reproche de n'exister que par les autres, de n'être pas une personne à proprement parler. Effacée, discrète, réservée. Ma mère n'aimait pas beaucoup ça. Mais après tout, on ne change pas les gens, si ?

Physiquement, la plupart des gens que je trouve aux réceptions pro-Sang-Pur me font toujours la même remarque : "Elle n'est pas loupée celle-là ! Une véritable Greengrass !" Oui, j'ai les mêmes cheveux blonds que ma mère, une Goyle. Mais pour le reste, j'ai tous les traits des Greengrass. Mes yeux sont clairs et mes cheveux sont aussi épais que toutes les filles de la famille.

Nous ne sommes pas non plus réputés pour être grands dans la famille mais plutôt chétif et trapu ce qui est un peu mon cas, même si mon père a toujours tenu à nous rappeler de nous tenir droite. On m'a souvent dit que j'avais un visage doux et que mon nez était ce qu'il y avait de plus mignon en moi, si bien que chaque adulte était obligé de me le toucher en me voyant.

Je porte régulièrement des robes pour les grandes cérémonies mais depuis que j'ai décidé de reprendre ma vie en main, on me voit bien plus souvent dans des vêtements noirs, pantalons et débardeurs sont de rigueur pour avoir plus de libertés de mouvement.

Histoire

Chapitre I - L'enfance
   J'ai vu le jour le 6 octobre 1993, soit 3 ans après ma soeur, Sarah. Cadette de la famille Greengrass, j'ai pourtant bénéficié de la même éducation que ma soeur. Il fallait avouer que nos parents n'étaient pas très souples sur toutes ces conventions et si père avait un moment désespéré de voir un héritier mâle, il s'était très bien contenté de ces deux petites filles. Pour ma part, j'aurai sans doute aimé avoir une plus grande famille, afin d'avoir plus de frères et de soeurs sur qui compter. Ce n'était pas tellement le cas avec Sarah, plus du genre indépendante et préférant que je ne sois pas dans ses pattes. Je savais que mon rêve serait d'avoir une famille nombreuse et à vous faire une confidence, c'est toujours mon rêve actuel. Certes pas celui de mes parents mais qu'importe ! Ils n'ont plus à juger ma vie dorénavant.

Chapitre II - L'apprentissage
   Mais revenons à nos patacitrouilles ! Ma soeur a intégré l'école Beauxbâtons tout comme moi par la suite, en septembre 2004. Oui, nos parents préféraient le calme au chaos qu'avait laissé la bataille de Poudlard en Angleterre. Et ça ne me dérangeait pas vraiment. Oh bien sûr j'appréhendais un peu de mettre les pieds dans quelque chose que je ne connaissais pas mais en vérité, ça m'arrangeait. Beauxbâtons était une très bonne école réputée pour sa culture. Et le charme de la France était à mon goût. Alors c'est tout naturellement que j'ai marché sur les pas de ma soeur dans cette école. Oh ça me rassurait un peu de la savoir là, avec moi, mais elle n'était pas friande de ma compagnie et je dus me faire une raison pour tenter de trouver quelqu'un d'autre. Ce fut le cas puisque je trouvais rapidement des amis avec qui m'entendre. Mais mes amitiés ne résistaient pas bien longtemps à vrai dire. Mon père s'arrangeait pour que je conserve ma réputation et je n'avais pour seule compagnie au final que des personnes temporaires.

Malgré tout, je ne baissais pas les bras. Je n'étais pas complètement perdue puisque je parvenais toujours à m'en sortir grâce à mes notes. Je comprenais rapidement les situations et je m'attelais à la tâche dès lors que l'on me donnait le problème. Je ne comprenais pas toujours pourquoi les autres passaient tant de temps sur un exercice de ce genre. Mes professeurs me félicitaient, me trouvant mignonne, discrète et très intelligente. On confondait souvent mon prénom avec celui de ma soeur. Sarah avait laissé sa trace notamment en remportant le Tournoi des Trois sorciers en 2007. J'étais très fière d'elle et elle aussi. Sa dernière épreuve s'était cependant mal passé. Un vampire disait-elle. Elle ne m'en parlait que très rarement, ne voulant sans doute pas montrer ses faiblesses à qui que ce soit, mais elle travailla de manière acharnée sur ces créatures de la nuit. De mon côté je finissais ma scolarité, non sans peine. Pas trop d'amis mais une scolarité brillante. Et c'était entièrement suffisant pour mes parents.

De nombreuses réceptions furent données au manoir Greengrass, notamment pour acclamer Sarah et sa victoire. Nous devions dès lors faire bonne figure, se parer de multiples robes et sourire, toujours. J'aimais me charger des décorations et aider en cuisine bien que ma mère refusait que je m'épuise à une tâche aussi inutile. Mais j'aimais faire les choses de mes propres mains. J'étais créative. Je réalisais toute sorte de choses, usant de sortilèges en tous genres pour réaliser de belles poteries, ou des peintures. J'avais même appris à jouer au piano et au violon. Mais je finissais souvent par me lasser, toujours en quête de stimulation de l'esprit.

Chapitre III - La rencontre
   Je terminais ma scolarité en juin 2012 et je revins dès lors en Angleterre, prête à me lancer à l'Université de Magie Supérieure. Sarah avait préféré continuer ses études en France mais j'avais besoin de connaître autre chose. J'ai passé 6 années de ma vie dans cette université. Mes parents étaient prêt à payer les frais nécessaires tant que je ressortais avec des perspectives intéressantes. Et j'en avais. J'entamais une formation en Magie Avancée de 2 ans, puis j'effectuais 3 ans en Communication et Information avant de faire 1 année en art afin de perfectionner mon enseignement au piano et en solfège. Mes parents étaient tout de même bien heureux de me voir sortir des études. J'avais des rêves pleins les yeux et divers métiers se proposaient à moi.

Mais j'avais surtout un merveilleux compagnon, Aymen Avery. Une famille populaire et influente en Angleterre. Très secret mais tendre, il me suffisait et je pouvais m'appuyer sur lui. C'était tout ce que je demandais. 5 ans que nous étions ensemble quand je le quittais. J'avais toujours mon projet de famille nombreuse et mes parents comptaient sur mon mariage, sur une alliance avec cette famille puissante. Mais je ne pouvais pas, pas si c'était renoncé à mon rêve d'être mère. Alors je l'ai quitté. Et je l'ai très mal vécu. J'avais passé un an à donner des cours particuliers de piano ou à garder des enfants de Sang-Pur. Mais je ne pouvais rester ici. Je ne pouvais continuer à voir la montée en puissance d'Aymen Avery alors qu'il avait refusé ce que j'attendais le plus de lui. Alors je suis partie, aux Etats-Unis.

Chapitre IV - La vengeance
   Au début, c'était bien. La délivrance, la liberté, de nouvelles perspectives. Mais je venais de perdre l'être sur lequel je comptais le plus depuis 5 ans. Les souvenirs, la perspective d'un mariage. On n'effaçait pas ça d'un coup de baguette. Mes parents avaient très mal pris notre rupture et m'avait pour ainsi dire couper les vivres. A qui me raccrocher quand on m'avait toujours dit que j'existais à travers les autres ? Alors je commençais à boire. Boire pour oublier dit-on. Boire pour oublier qu'on n'a plus personne sur qui compter. Boire pour oublier que je n'ai pas été fichu de garder le seul garçon qui avait voulu de moi. Boire pour oublier que ma famille est tellement nulle qu'elle se fiche royalement de l'endroit où je suis et ce que je fais en cet instant.

J'ai recroisé Aymen en avril 2020. Oh, je me suis ridiculisée. Je buvais toujours trop et il était là. Tout beau, très droit, avec une jolie jeune femme. Et cet idiot m'a reconduit à ma chambre. Je l'aimais, je l'aimais tellement. Pourquoi ne m'a-t-il pas aimé comme je le voulais ? C'était encore la question qui hantait mon esprit jusqu'à ce qu'une femme vienne me trouver un jour. On me disait que la discothèque de la SuperNova était plutôt branchée alors j'avais essayé. J'ai rencontré ce jour-là Amanda Green, c'était un jour de début juillet 2020. Froide, intransigeante, elle demanda à me parler en privé après avoir visualisé ma carte d'identité. Dans ses appartements, elle me parla des Résurgents, ce petit groupe de Sang-Pur cherchant à anéantir tous les Nés-Moldus. Eheh, désolée, mais ce n'était pas vraiment pour moi. Jusqu'à ce qu'elle me parle des Purificateurs. Ils travaillaient en parallèle mais elle savait très bien qu'un jour ou l'autre il faudrait leur faire barrage avant qu'ils ne le fassent eux-mêmes. Et faire barrage aux Purificateurs signifiait faire barrage à Aymen.

Elle me laissa réfléchir 24h mais mon choix fut vite fait. J'avais enfin trouvé une raison de rebondir. Me venger d'Aymen. Il n'avait pas voulu de moi ? Il allait me le payer. Je n'étais pas vraiment douée pour séduire les hommes et la plupart d'entre eux me trouvait effacée. Ils se trompaient. J'allais être redoutable désormais. Et ils pourraient bien tous le regretter.

La suite de mon histoire dans ma pensine, ici.
Design @Lilith - Textes @Stephen Liam Nott & @Victoire Weasley



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« On a du temps avant de prendre les grandes décisions. On a du temps, on peut faire des erreurs, se tromper de direction et se retrouver coincé. Tomber amoureux, souvent. [...] Changer d’avis, et en changer encore parce que rien n’est permanent. Alors faites toutes les erreurs possibles, comme ça quand on nous demandera ce qu’on veut être, on n’aura pas à improviser. On saura. »