Personnage : Da-Hyeon Park (다현)
   
Salut, je me présente, je suis Da-Hyeon Park (다현) et il y a 17 ans j'ai embelli le monde en arrivant à Pyongyang, le 25 août 2004. Je suis coréenne, d'origine coréennes. Je suis une sorcière et qui plus est une Née-Moldue. Petite anecdote : il paraît que je ressemble à Im Na-yeon. Je suis hétérosexuelle et ce jusqu'à nouvel ordre et si tu veux tout savoir, je suis célibataire. Oh et j'étais à Mahoutokoro et je suis à présent en 5ème année à Poudlard, dans la maison des Poufsouffles. Je suis Neutre.


   Sinon concernant l'univers de la magie ?

   ○ Une anecdote à nous partager ? Je parle Coréen (langue maternelle) et je suis une fan du théâtre (pour incarner des personnages en tout genre) et du karaoké - une grande passion en Corée.

   ○ Quelles étaient tes matières préférées à l'école ? Tu étais plutôt un maître dans l'art des Potions ? Ou bien tu excellais plutôt auprès des créatures même si les notes ne reflétaient pas vraiment la réalité ? Explique-nous tout ça ici.

   ○ Quel est ton sortilège préféré ? Plutôt Expelliarmus, Serpensortia ou peut-être le Doloris ? On veut tout savoir !

   ○ Est-ce que tu sais exécuter un Patronus ? Si oui, quelle forme prend-il ? L'apprentissage du Patronus ne se fait qu'à partir de l'âge de 15 ans en général dans les écoles, mais peu de personnages arrivent à en réaliser un complètement, mais avec de l'entraînement et de la persévérance, cela reste possible. Alors plutôt renard, chien ou peut-être saumon ?

   ○ Quel est ton Epouvantard ? Un militaire nord-coréen qui a poursuivi Da-hyeon et sa mère jusqu'à la frontière.

   ○ Mais, au juste, à quoi ressemble ta baguette magique (bois, cœur, taille) ? Bois de cerisier, ventricule de dragon.

   ○ Que penses-tu des Lois séparatistes dans les écoles ? A Poudlard, à Ilvermorny et dans d'autres, les Purificateurs ont réussi à imposer petit à petit leurs lois et finalement les créatures se retrouvent obligées d'étudier séparément des autres sorciers. Plus de détails dans les lois ou du côté des descriptifs des écoles.

   ○ Que penses-tu de l'élection d'Aymen Avery, nouveau Ministre de la Magie, en Angleterre ? Aymen Avery était connu de tous, il y a quelques années, pour descendre d'une grande famille de Sang-Pur, d'être un raciste en bonne et dû forme comme le veut sa famille. Mais bizarrement, en mai 2021, il a dénoncé les violences faites dans les familles de Sang-Pur et depuis septembre qu'il est Ministre de la Magie, il a rendu la vaccination non-obligatoire et encourage les sorciers à accepter à nouveau les créatures parmi eux.

   ○ Que penses-tu des créatures (vampires, loup-garous, hybrides, etc) ? De nombreux sorciers ont tendance à craindre ces créatures que certains jugent instables. Il est vrai que de nombreux meurtres ou accidents sont leur œuvre, c'est de notoriété public. Mais peut-être vous êtes-vous forgé votre propre opinion à ce propos ?

   ○ Que penses-tu des Nés-Moldus/No-Maj ? J'imagine que cette question est plus pour les Sang-Purs, mais toutefois si tu es un de ceux qui veut purifier sa lignée, il est important de savoir si ces sorciers descendants de Moldus te dérangent ou non ?

   Caractère & Physique
   


   Et du point de vue du caractère ça donne quoi ?

         

   On dit de moi que je suis décalée. C'est vrai que j'ai souvent du mal à comprendre le monde qui m'entoure, parce que j'ai beaucoup de lacunes sur le monde en général, et surtout sur le monde occidental. Je compare toujours tout à la Corée du Nord, même si ça n'est pas du tout comparable.

Je suis d'un naturel assez méfiant au vu de mon histoire... enfin, jusqu'à un certain point. Une fois que vous m'avez dans la poche, je peux croire tout ce vous avez à me dire. En fait, il ne me faut pas longtemps pour faire confiance à quelqu'un, le plus dur avec moi, c'est de briser la glace ! Après, je peux devenir la meilleure amie dont tout le monde rêve - même si en vérité, je ne suis pas sûre de ce qu'est une véritable amie... je n'en ai jamais eu.

J'ai eu pas mal de chance jusqu'à présent, alors je saisis toutes les opportunités qui se présentent à moi, peu importe de quoi il s'agit. Et puis je suis bien placée pour savoir à quel point nous avons de la chance et que nous devrions profiter de chaque instant, chaque possibilité. On me dit "fofolle", mais c'est juste que j'aime vivre ma vie à 100 à l'heure.

J'ai cependant beaucoup d'instants de faiblesse. Parfois, j'ai besoin de calme, de penser à ma terre natale... c'est un sujet sensible parce que les gens ne me comprennent pas quand je parle avec nostalgie de ma vie à Pyongyang. Ils ne peuvent pas me comprendre, parce qu'ils n'y ont jamais vécu. Le calme de la Corée du Nord me manque parfois. Quand j'ai besoin de solitude, je peux devenir très agressive si quelqu'un essaye de perturber mon calme.

Je suis très respectueuse de l'autorité et je fais ce qu'on me dit. Il m'est arrivé de "balancer" des camarades de classes aux professeurs, et tout le monde m'en a voulu. Je ne comprends pas pourquoi, le professeur était très content ! Et c'est important qu'il le soit, c'est ce qu'on m'a toujours appris.

Malgré certaines de mes excentricités, surtout au niveau physique, j'aime les normes. J'ai toujours du mal à comprendre ce qui est en dehors de ma culture, des mes valeurs. Ne venez pas me parler d'homosexualité, de transgenres ou de phénomènes je n'y comprendrais rien, et je pourrais me montrer hostile à ces idées.

Physiquement : Pour une nord-coréenne de mon âge, je suis plutôt grande: je mesure presque 1m60. Il faut dire que je n'ai pas dû subir la famine... Je suis tout de même mince, même si j'ai pris du poids depuis que j'ai quitté ma terre natale. Mes joues affichent quelques rondeurs depuis que j'ai pu goûter au faste sud-coréen, puis japonais.

J'adore la mode sud-coréenne, et surtout tout ce qui touche au cheveux. Je suis fascinée par les chanteuses et les actrices qui changent de couleur de cheveux comme de chemise, alors j'essaye souvent des les imiter, laissant pousser mes cheveux, puis les coupant du jour au lendemain, passant de brune à blonde, de châtain à rousse, etc.

Histoire

Chap I - Jeunesse en Corée du Nord
   Je suis née le 25 août 2004 à Pyongyang, sous le règne de notre Cher et Bien-aimé Leader. Je suis la dernière venue dans notre petite famille avec mon père, ma mère, et ma sœur Mi-Jin, d'un an mon aînée.

Nous étions une famille heureuse, choyée grâce à notre Bien-aimé leader Kim Jong-Il. Je ne le savais pas encore à ce moment-là, mais nous avions beaucoup de chance comparé à la plupart des autres Nord-Coréens. Papa est un haut-gradé militaire alors on avait droit à notre petit appartement pour nous tous seuls alors que bien souvent, deux familles doivent cohabiter ensemble dans une seule et même pièce. Bien sûr, les murs étaient fins: on pouvait entendre les conversations des voisins s'ils ne prenaient pas garde à parler à voix basse et il faisait terriblement froid en hiver. Cela m'importait peu, car on se serrait très fort avec ma famille pour se tenir chaud.

On ne se plaignait pas car on pensait que nous vivions dans le luxe. Notre famille n'a presque pas souffert de la grande famine qui a frappé le pays dans les années 90 et après. En fait, nous n'étions même pas au courant de tout cela. Ce qui nous intéressait, c'était d'être de parfaits Nord-coréens, au service de la Patrie et du cher leader. On faisait tout pour l'honorer. Ma sœur et moi étions dans une bonne école où nous avions tout appris: l'histoire, le coréen et sa littérature et même un peu d'anglais - ce qui est un peu moins rare désormais, car le Leader Suprême Kim Jong-Un souhaite développer le tourisme à Pyongyang. Ma partie préférée de l'histoire, c'était quand notre Grand Leader et fondateur de la Corée du Nord, Kim Il-Sung, avait combattu et chassé les Japonais, puis les Yankees. C'était notre héros éternel et je savais que plus tard, j'allais étudier à l'Université la plus prestigieuse, celle qui portait son nom.

Tout allait bien dans le meilleur des mondes malgré les coupures de courant habituelles, les transports en commun en panne. J'avais beaucoup d'amis chez qui j'allais après les cours et les séances d'auto-critique. Ils écoutaient en cachette la radio chinoise ou sud-coréenne (pourtant nos pires ennemis), regardaient des DVD ou portaient des vêtements venus de Chine. Il y avait énormément de contrebande à Pyongyang et tout le monde possédait des objets venus d'un monde plus capitaliste, mais pourtant, nous pensions farouchement que notre pays était meilleur que le leur. En effet, avec nos leaders adorés pour nous protéger, que craignons-nous ?

J'ai pleuré à la mort de notre Cher Leader. Je n'avais que sept ans et j'avais l'impression de perdre une partie de ma famille. J'étais inconsolable, même si ma famille m'avait appris à faire confiance en son successeur, le Leader Suprême Kim Jong-Un.

Chap II - Le voyage
   C'est peu après mon neuvième anniversaire que le monde a basculé. J'étais en colère ce jour-là, je ne sais plus pour quelle raison. Toujours est-il que j'ai senti quelque chose en moi, quelque chose d'étrange. On pourrait le décrire comme une décharge électrique, mais à l'époque, je n'avais aucune idée de quoi cela s'agissait. Il y avait quelque chose en moi de différent et des événements étranges surgissaient autour de moi: des choses qui se déplaçaient seules, sans explications, ou qui changeaient de couleur,... Mi-Jin m'a formellement interdit d'en parler, elle m'a dit que ça n'était pas normal et que je devrais cacher tout cela. Elle m'a dit que j'avais des pouvoirs et que c'était une mauvaise chose très dangereuse. Je l'ai crue et je lui ai promis de rester discrète.
En avril 2014, je m'étais disputée avec une de mes amies à l'école. Sans le vouloir, j'avais fait exploser une fenêtre derrière elle, sans même y toucher. Mon amie avait été terrifiée. Elle avait fait un rapport au professeur, qui m'avait interrogée. J'étais paniquée, j'avais brisé la promesse que j'avais faite à ma sœur. Sans encore savoir comment, j'avais fait voler les affaires du bureau par terre.
Note à vous qui me lisez: être sorcier en Corée du Nord, c'est extrêmement mal vu. Mon professeur a dû faire passer le mot, parce que quelques jours plus tard, mon père a disparu. Maintenant que je sais la vérité sur mon pays d'origine, j'ai pu recoller les morceaux: il a certainement été arrêté par le gouvernement, et puis exécuté. Ou pire encore, envoyé dans un camp de travail, probablement l'un des plus rigides.

Nous avons fui Pyongyang avec ma mère et Mi-Jin, mais c'était compliqué. Personne ne voulait nous cacher par peur de représailles du gouvernement. On se cachait alors comme on pouvait, errant comme des chiens dans les rues. En dehors de Pyongyang, ça ne choque personne: il y a tellement de sans-abris depuis la famine. J'étais complètement déroutée de voir des gens mourir de faim dans le froid, moi qui pensait que nos leaders s'occupaient de nous dans les moindres détails.

Un soir, nous nous sommes couchées dans une sorte de ferme où il n'y avait que quelques animaux. Nous nous sommes endormies dans la paille, toutes les trois. Le lendemain matin, nous n'étions plus que deux. Mi-Jin avait disparu. Je ne sais pas ce qu'elle est devenue car je ne l'ai jamais revue...

La situation était insoutenable. J'avais presque 11 ans et mes pouvoirs magiques étaient incontrôlables. Nous avons décidés de fuir, par la Chine. Nous avons trouvé des passeurs, utilisé nos dernières ressources pour faire du troc.

Chap III - La découverte du monde
   En juin 2015, nous sommes arrivées en Chine avec ma mère. J'ai dû vite apprendre quelques notions de Chinois pour me débrouiller. On m'a séparé de ma mère. On l'a mariée de force à un fermier chinois. Cela arrive apparemment souvent aux femmes nord-coréennes quand elles traversent la frontière. Moi, par miracle, après quelques temps d'errance, je me suis retrouvée avec des sorciers. Ils m'ont tout expliqué, enfin, comme ils le pouvaient. Ils ne parlaient que chinois et moi, que coréen, avec quelques notions d'anglais. Mais ils m'avaient offert une baguette, quelques rudiments afin de contrôler mes pouvoirs et surtout, un trajet jusqu'à Séoul.

Janvier 2016, j'ai débarqué en Corée du Sud. La capitale du Sud est tellement différente de celle du Nord: il y a des lumières partout - à croire qu'ils ne savent pas ce que sont les coupures de courant - beaucoup de bruits, des gens avec des vêtements et de cheveux de toutes les couleurs. J'étais émerveillée, mais aussi très effrayée par tant de cacophonie. Cependant, je ne pouvais pas contempler trop souvent les rues de Séoul: je devais d'abord faire un genre de "stage" pour m'apprendre comment la vie se déroulait en Corée du Sud.

D'abord, j'ai eu droit à l'interrogatoire de rigueur pour tous les défecteurs de Corée du Nord. Le gouvernement sud-coréen voulait s'assurer que je n'étais pas une espionne. J'avais 11 ans bon sang ! Après cela, on m'a expliqué pendant un an que tout ce que j'avais appris était faux. Non, la Corée du Nord n'était pas parfaite, loin de là, non, les Kim n'étaient pas des sauveurs. Tout n’était que mensonges. Moi qui prenais les sud-coréens et les américains pour mes pires ennemis, je tombais de haut.

Mon 'enseignement' a duré un an. J'ai rencontré beaucoup d'autres nord-coréens et tous avaient des histoires bien plus dures que la mienne. J'ai beaucoup relativisé, moi au moins, j'ai échappé au trafic d'êtres humains, au viol, à l'esclavage, à la torture. Mon seul problème était la maîtrise de la magie...

Et comme j'ai de la chance, j'ai reçu une lettre de l'école Mahoutokoro en février 2018. C'était l'école de magie la plus prestigieuse d'Asie, j'en avais de la chance ! J'ai passé deux mois à Séoul avant de commencer l'année en avril là-bas.

Je me suis trouvée une très grande famille là-bas, le Kabuki Bu. On était beaucoup dans ce groupe et ça me faisait du bien, un peu de collectivité dans ce monde trop individualiste. Avec eux, j'ai aussi appris à goûter au capitalisme et à ses excentricités. J'ai appris à aimer ma nouvelle vie, même si j'ai toujours beaucoup de mal à le comprendre...

En 2020, on m'a proposé un échange scolaire avec l'école de Poudlard, au Royaume-Uni. Je n'avais jamais pensé pouvoir voyager aussi loin dans le monde. Pour moi, l'Europe était un mystère, alors, j'ai accepté. Je garde cependant ma mère et ma sœur dans un coin de ma tête. Quand j'aurai fini mes études, je les retrouverai.

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