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RPG Harry Potter

In RPG, nous sommes en Janvier 2022.

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Jayden Avery&Rose O'Dylan
Saying things you never thought, that were on my mind, let the truth pour out
12 septembre

Cela fait un moment maintenant que je suis entré dans le monde du travail, que je n'ai donc plus de vacances comme à l'école. Et cette année n'a pas fait exception. J'ai passé mon été entre l'avion et les salles de réunions, comme d'habitude. J'ai tout de même pris un weekend de congé pour assister au mariage de mon cousin, Adryan. C'était une fabuleuse réception oit dit en passant.
Et puis il y a eu le problème d'Aaron également. Quel choc ce jour-là quand j'y pense. En l'espace d'à peine une heure, ma secrétaire s'est faite attaquer par un vampire, qui s'est par la suite révélé être mon petit frère, je me suis fait stupefixer aussi. Le plus étonnant c'est le changement radicale de mentalité qui a opéré sur lui. Aaron n'a pas rejoins les Purificateurs pour suivre la famille ou je ne sais qui, il l'a fait parce que ses convictions et ses idées correspondaient à celles du groupe. Alors qu'il se tienne devant moi et me soutienne qu'il adorait être devenu l'une des créatures qu'il méprisait le plus et voulait que je l'accepte et l'aide à le dissimuler à notre famille, c'était surréaliste.

Mais j'avais accepté. Par ce qu'Aaron est mon petit frère, que je l'aime malgré tout et que je ferais n'importe quoi pour lui venir en aide. Et puis j'ai appris à le connaître maintenant qu'il maîtrisait sa nouvelle nature et il fallait avouer que quelque chose avait changé en lui. Peut être était-ce l'effet de la transformation ou alors celui de Rebecca qui semblait avoir une certaine influence sur lui.

Bref, toujours est-il que même lorsqu'on à plus de vacances, le mois de septembre à toujours un goût de renouveau. Il y a moins de monde dans la ville, il fait un peu moins chaud, les enfants sont à l'école...
Et ces deux premières semaines de septembre ont été particulièrement intenses au MACUSA, je n'ai pas eu une seconde. Entre les déplacements, les réunions, les rendez-vous, les nuits blanches passées à bûcher sur des dossiers, Merlin soit loué que le café existe.

Ce matin je sors du MACUSA où j'ai passé la nuit pour finir le rapport d'une réunion aussi importante qu'agitée qui a eu lieu le matin même avec les portes paroles moldus de toute l'Amérique du Sud et ceux de leurs gouvernements.
Je compte rentrer à mon logement de fonction pour dormir une heure ou deux avant la réunion de service de 11h.

Il est 8h du matin, je sors du bureau en costume, ma cravate est légèrement desserrée et le bouton tout en haut de ma chemise est ouvert. Mes yeux me piquent de fatigue et je n'ose même pas imaginer la taille de mes cernes.
Malgré ma fatigue pourtant quand je passe devant un petit café, la perspective d'une grande tasse de caféine me semble irrésistible. J'hésite une seconde avant de me décider et de pousser la porte de l'établissement. Un homme me salue poliment, je lui rends et cherche une place un peu à l'écart. En promenant mon regard à travers la salle, mes yeux se posent sur une chevelure brune et un visage fin que je ne connais que trop bien.

Elle lève la tête, comme si elle avait senti mon regard.
Je soupire intérieurement en me remémorant notre dernière conversation. Elle n'avait pas été des plus cordiale. Que l'on s'entende bien, je comprenais toute la rage que Rose pouvait ressentir à mon égard, mais ce jour-là elle m'avait accusé d'être un terroriste en pleine rue et m'avait profondément agacé. Pourtant il fallait y aller pour que je perde mon sang-froid, et encore j'étais resté relativement calme.

Peut-être qu'il serait temps que les choses s'arrangent entre nous ? A quoi bon continuer de se faire la guerre après tout ce temps. Rose a dû refaire sa vie, j'ai fait la mienne, enfin plus ou moins, il n'y a pas de raison de continuer ces bêtises.
Je m'approche d'elle et prend place sur la banquette face à elle non sans avoir commandé un grand café auparavant.


Bonjour Rose, je lui dit doucement.

Elle semble surprise, ce qui est compréhensible si on se réfère une nouvelle fois à notre conversation précédente.
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Saying things you never thought, that were on my mind, let the truth pour outJeudi 2 septembre 2021

Il était 8h du matin quand je m’arrêtais dans un pub No-Maj’ de New-York. Hier il pleuvait énormément et ce matin, le soleil se levait doucement. Cela laissait présager qu’une bonne journée s’annonçait à l’horizon peut-être. Pourquoi je m’étais levée aussi tôt ? Andrea se levait à 6h du matin et même si elle n’avait pas voulu me réveiller, je m’étais quand même levée en même temps qu’elle. Il ne me restait plus que quelques jours avant la rentrée des classes et je n’étais rentrée qu’hier de mon voyage.

Je pensais aller voir Alvin ce matin. Je me disais que peut-être il avait besoin de souffler un peu sans moi mais j’avais envie de le voir. Je ne pouvais pas m’en empêcher. Dans le pire des cas … si je dérangeais … je n’aurai qu’à dire que je passais simplement dire bonjour avant de filer à un rendez-vous ?

C’était ridicule. Il ne m’aurait jamais proposé un voyage autour du monde si on n’était pas bien ensemble, n’est-ce pas ? Mais peut-être que ce voyage lui avait ouvert les yeux et qu’il s’était rendu compte qu’on n’avait rien à faire ensemble ? Je me triturai trop l’esprit m’aurait dit Andrea même s’il était vrai que j’avais envie de savoir ce que pensait Alvin. Peut-être que le mieux c’était d’aller lui demander ce qu’on était au juste ? Un couple ? D’accord, mais est-ce qu’il voulait qu’on se voie tous les jours ? Est-ce que je pouvais lui envoyer des messages ? Est-ce qu’on pouvait se faire des cadeaux ? Quelles étaient les règles entre nous ? Alvin était un homme à part. Pas le genre de Jayden, par exemple. Mais le problème était là : avec Jayden, je ne m’étais jamais posée de question, et on pouvait voir ce que ça avait donné …

« Bonjour Rose. » Oh Merlin !!! Suffisait-il que je pense à lui pour qu’il apparaisse ? Je relevais doucement la tête de mon café, surprise de voir Jayden Avery assis sur la banquette en face de moi. La dernière fois que je l’avais vu … c’était il y a un an ? Et je n’avais pas été des plus tendres en vérité. Je l’avais insulté. Je crois même lui avoir jeté quelques livres à la figure avant qu’Alvin m’empêche de continuer.

« Bonjour … » dis-je d’une voix un peu faible. Je me râclais la gorge et me redressais pour m’appuyer à la banquette arrière pour l’observer. Il avait quelques cernes, les cheveux un peu décoiffés, la cravate dénouée. Il avait l’air de manquer cruellement de sommeil. « Que … que fais-tu là ? » demandais-je d’une voix douce, bien loin de celle que j’avais employée il y avait un an. Est-ce que je lui en voulais encore ? Non, je ne crois pas. J’étais passée à autre chose. Enfin. Après plus de 6 ans ! Alvin y était pour beaucoup. Et puis, il y avait d’autres événements dans ma vie qui m’avaient fait me désintéresser de mon premier amour et de la déception qui l’avait accompagnée.

Un serveur arriva un café, celui que Jayden avait du commander avant de venir s’installer ici. « Je ne pensais pas te revoir un jour. » avouais-je en hésitant à le regarder. « Comment vas-tu ? » continuais-je poliment, plus sur la réserve. C’était un net contraste avec ce qui était arrivé il y a un an.
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Jayden Avery&Rose O'Dylan
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12 septembre

Elle me regarde avec de grandes yeux. C'est vrai que la dernière fois que je l'ai vu j'ai cru qu'il serait bon de l'ignorer purement et simplement, ce qui ne lui avait pas plu d'ailleurs. Et vu la manière dont on s'est quitté, je suppose qu'elle ne pensait pas me revoir un jour. Il se trouve que moi non plus.


Je suis venu prendre un café avant de rentrer dormir un peu, je réponds quand elle me demande ce que je fais là d'une voix calme.

Je ne sais pas pourquoi je suis venu m'installer à sa table. J'aurais pu me contenter d'un simple bonjour. Mais il est trop tard pour que je me ravise, d'ailleurs le serveur m'apporte mon café. Je le remercie et il s'éloigne.
Rose prend les choses calmement, et ça me soulage de ne pas avoir provoqué une nouvelle vague de colère chez la jeune femme, je n'ai pas assez d'énergie pour une confrontation.
Je baisse les yeux sur ma tasse quand elle avoue avoir pensé ne jamais me revoir un jour. J'ai un petit sourire amusé et passe une main sur mon visage fatigué.

Bien, je réponds doucement en hochant la tête. La vie suit son cours.

Et ma vie c'est mon boulot. Sans mentir, tout le monde le sait déjà et cela fait désespérer mes parents et mes frères aînés qui attendent de me voir fonder une famille avec impatience. Le pire c'est maintenant que j'ai passé la trentaine.


Et toi ? je demande. J'ai appris pour ton père, je suis désolé, j'ajoute d'une voix douce.

Son père est décédé en avril dernier, je l'ai connu à l'époque où nous sortions ensemble lui et moi. Rose vivait encore chez lui au début de notre relation. Je le voyais à chaque fois que je faisais le voyage en Angleterre pour la retrouver. Je m'entendais bien avec lui, on jouait aux cartes le soir, on discutait.


Je voulais m'excuser pour la dernière fois Rose, je n'aurais pas dû t'ignorer, je pensais..., je m'interromps et pousse un soupir. Je me suis dit que ce serait plus simple pour nous deux. J'ai eu tort visiblement et je suis désolé si cela t'a blessé.

Je me suis souvenu à quel point je l'avais blessé, et je me suis dit que 6 ans plus tard, maintenant que nous étions tous les deux passé à autre chose, elle avait peut être droit à une explication. Enfin une explication autre que celle que je lui ai servi à l'époque, à savoir "tu es une gamine, je dois me concentrer sur ma carrière, c'est comme ça point.". Pas ouf en somme.
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Saying things you never thought, that were on my mind, let the truth pour outJeudi 2 septembre 2021

« Je suis venu prendre un café avant de rentrer dormir un peu. » répondit-il honnêtement alors que le serveur déposait son café devant lui. Je le regardais faire alors que du bois du doigt, il faisait se mélanger le café avec le bout de sucre qu’il venait d’ajouter. Je n’osais pas vraiment bouger, comme si cette vision allait s’effacer soudainement. Je lui demandais cependant comme il se portait. « Bien. La vie suit son cours. » Une phrase assez banale qui correspondait bien au Jayden dont je me faisais l’idée. Un homme travailleur, fier de ce qu’il faisait et de ce qu’il entreprenait depuis toujours. Son rêve quand nous étions encore jeunes était de devenir un puissant politicien siégeant au Macusa. Et je pouvais dire qu’il s’y prenait assez bien. Je ne suivais pas l’actualité politique mais je la connaissais assez pour savoir que Jayden avait un poste à haute responsabilité. Mais ses traits fatigués démontraient qu’il n’avait sans doute pas bien le temps pour penser à autre chose que son travail.

« Et toi ? » me demanda-t-il poliment à son tour. « Je vais bien, je te remercie. » répondis-je avec un sourire en osant enfin toucher ma tasse de café pour y souffler dessus. « J’ai appris pour ton père, je suis désolé. » ajouta-t-il après un court silence. J’avais entendu ces mots de nombreuses fois ces derniers mois. A la fin, ils perdaient tout leur sens. Mais là, venant de cette personne en particulier, j’en étais touchée. Quand nous étions ensemble, mon père adorait Jayden. Il le trouvait avenant, sérieux et digne d’un parfait gentleman. Je ne craignais jamais de les laisser seuls un instant tous les deux. Au contraire, ils s’entendaient vraiment bien, surtout quand je n’étais pas là pour bavarder pendant de longues heures.

Je hochais la tête. « C’était une cérémonie très triste. » répondis-je, pour dire quelques mots. « Pas que les enterrements ne sont pas tristes habituellement, c’est juste que … beaucoup de monde a pleuré. Beaucoup de monde était là aussi. Ca m’a un peu étonné mais je me suis souvenue que quand il travaillait encore, il était très apprécié de ses élèves et de ses collègues. » Quand il travaillait encore … Avec la mort d’Amanda, sa vie s’était finalement terminée à ce moment-là. Amanda : la faute d’un Purificateur. Je relevais les yeux vers Jayden. Dire que je l’avais accusé d’en être un. Pire d’être un Résurgent, ceux qui avaient commandité les attentats.

Comme lisant une nouvelle fois dans mes pensées, le politicien reprit la parole : « Je voulais m’excuser pour la dernière fois Rose, je n’aurais pas dû t’ignorer, je pensais … » Il s’interrompit alors que je le coupais. « Non, c’est moi qui suis désolée, je n’aurai pas du te crier dessus et … » Je croisais son regard. Oui, je faisais tout le temps ça quand nous étions ensemble aussi. Bavarde, j’avais toujours tendance à le mettre en retrait en le coupant dans ses phrases. Je baissais la tête, un peu confuse et soufflais un « désolée » pour le laisser poursuivre. « Je me suis dit que ce serait plus simple pour nous deux. J’ai eu tort visiblement et je suis désolé si cela t’a blessé. » Je pinçais les lèvres, buvant une gorgée de mon café pour être certaine qu’il avait fini et que je pouvais parler.

« Ce n’est rien. Enfin, si c’était quelque chose l’an dernier. » Je lâchais un petit rire, gênée. Je posais mes mains sur mes cuisses, un peu mal à l’aise de me retrouver avec mon ex. « Tu … tu comptais pour moi. » dis-je en triturant mes doigts, peinant à trouver mes mots pour être la plus sincère envers lui. « Tu as été mon premier amour et … la façon dont ça s’est terminé … Quand je t’ai revu, ce n’était pas un bon jour. Je pense que tu t’en es rendu compte mais ce n’était pas une raison pour te crier dessus, je le sais. Je t’ai manqué de respect et … je suis désolée pour ta secrétaire aussi. » Je repensais à cette pauvre jeune femme que j’avais accusée sans preuve. « J’avais l’impression … je … j’étais jalouse. » Je souris, toujours gênée. « Tu avais une femme à tes côtés, très belle soi-dit en passant, qui portait un tailleur parfaitement ajusté. Toi, tu étais en costume. Tu étais pressé. C’était comme si tu avais la vie parfaite, celle que tu avais toujours rêvé d’avoir quand tu m’as quitté. » Je levais les yeux vers lui, l’interrogeant du regard. Avait-il vraiment cette vie parfaite que ses parents avaient toujours voulu pour lui ?
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Jayden Avery&Rose O'Dylan
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12 septembre

Même si c'est une formule de politesse, je suis heureux d'apprendre qu'elle va bien. Connaissant la franchise de la jeune femme elle n'aurait sans doute pas hésité à me le dire si ça avait été le contraire. Elle me parle de l'enterrement de son père et je hoche la tête sans trop savoir que dire.
Je n'avais pas osé me pointer à la cérémonie, je m'entendais très bien avec lui à l'époque mais ça aurait été déplacé et aurait probablement embarrassé Rose plus qu'autre chose. J'avais préféré la laisser en paix pour faire ses adieux. En plus j'étais en Allemagne ce jour là.

Je commence à m'excuser pour ce qu'il s'est passé la dernière fois qu'elle et moi nous sommes croisés. Elle m'interromps et, malgré moi, ça me fait sourire. Elle faisait ça souvent déjà quand nous étions ensemble et ça ne m'a jamais vraiment dérangé. Je vois que les vieilles habitudes ont la peau dure.
Elle s'excuse et me laisse achever ma phrase.

Quand je me tais elle s excuse à son tour et je suis soulagé qu'au moins nous avancions dans un sens, le bon, celui du pardon. Je ne lui tiens pas rigueur de sa crise de colère, je ne pourrais jamais la blâmer de m'en vouloir, parce que, même aussi longtemps après, je regrette de l'avoir fait tant souffrir. Je comprend sa colère à mon égard, et je l'accepte parce qu'elle est mérité. Sauf qu'elle ne sait pas à quel point c'est légitime, parce qu'elle ne sait pas pourquoi je l'i vraiment quitté. Ce qui est d'autant plus injuste pour Rose.
Je soupire.


Tu es bien placée pour savoir que l'art de l'illusion est bien maîtrisé dans ma famille, je lui dit tranquillement.

C'est vrai qu'elle ne les avait rencontré qu'une seule fois mais elle avait bien dû voir que sous leur masque de parfaits hôtes, il été clair qu'ils ne la laisseraient jamais faire parti de la famille.  


Tu sais dans un travail comme le mien, l'image compte beaucoup, cela explique sans doute le tailleur et le costume, j'explique en ayant l'impression de me chercher des excuses, de me justifier.

Je prends une gorgée de mon café pour me donner un peu de courage pour ce qui va suivre.

C'est vrai que j'ai le travail dont je rêvais à l'époque, mais pour le reste il n'y a pas beaucoup de place, je commence prudemment. Je n'ai jamais eu de grands rêves tu sais, je me suis toujours contenté de suivre plus ou moins le fil conducteur laissé par mes parents et mes frères aînés.

Je m'interromps un instant pour chercher mes mots. Je crois que j'ai vraiment capté son attention parce que, pour une fois, elle ne m'interromps pas, se contente de me regarder un poil incrédule. C'est vrai que cette scène paraît surréaliste surtout quand on jette un oeil aux deux dernières fois où l'on s'est parlé.

Je ne m'en suis éloigné qu'une fois, je continue. Avec toi, et j'ai cru, j'ai sincèrement cru que mes parents me laisseraient faire. J'ai fermé les yeux et les oreilles pour me bercer de l'illusion mais je n'ai fait que repousser l'inévitable et je n'aurais pas dû parce que je t'ai fait souffrir. J'en suis désolé, je n'arrivais pas à te quitter.

Je souffle, je suis lancé, ce n'est pas le moment de revenir sur ma décision. Il est trop tard de toute façon et il est temps qu'elle sache. De toute manière il nous faut passer par là si nous voulons être un jour en mesure de ne plus se garder rancune.


Mais je l'ai fait, sous la pression de mes parents. Pas parce que je ne t'aimais plus, ou que je te prenais pour une simple distraction, je reprends doucement. Je l'ai fait pour te protéger. Si j'avais tenu tête à mes parents, ils auraient fait de ta vie un enfer, je ne voulais pas te faire vivre ça. Et en toute honnêteté je crois que je n'avais pas non plus la force de me battre contre le clan Avery au complet, mes parents, mes oncles, mes frères...

Je passe une main dans mes cheveux, j'ai l'impression d'avoir pris un gros coup de fatigue supplémentaire par mes aveux.


J'ai été lâche, je m'en excuse, j'ajoute nerveusement n'ayant aucune idée de la réaction qu'elle va avoir. Tout ce que je t'ai dis ce jour là, ces choses horribles...Je voulais que tu me détestes pour que tu soufres moins, pour me punir, pour être sûr que tu ne reviendrais jamais mettre les pieds dans une famille aussi toxique que la mienne. Je pensais que ce serait plus simple pour toi d'être en colère que malheureuse. 

Comme elle ne répond pas tout de suite et qu'un petit silence gênant s'installe, j'ajoute : 


Je voulais que tu le saches. 

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Saying things you never thought, that were on my mind, let the truth pour outJeudi 2 septembre 2021

Je ne comprenais pas vraiment pourquoi il se mettait à soupirer après mes excuses. Cela le lassait-il ? Se sentait-il plus coupable que je ne le pensais ? Ou était-ce plutôt un soupir amusé vis-à-vis de sa vie parfaite ? « Tu es bien placée pour savoir que l’art de l’illusion est bien maîtrisé dans ma famille. » Oh, donc c’était ça. J’eus un faible sourire, comme gênée que cela m’amuse en effet. Sa famille, les Avery, était des Sang-Purs, des personnes se jugeant au-dessus des autres et voulant surtout montrer que tout allait bien. Je ne le savais pas encore quand je les avais rencontrés pour la première fois même si j’avais pu constater quelques phrases piquantes de leur part. C’était au fur et à mesure que je voyageais, au fur et à mesure que je rencontrais des gens nouveaux que j’avais compris que les Avery étaient des maîtres dans l’art de l’illusion comme me disait Jayden encore aujourd’hui. Et cela m’amusait de l’entendre de la bouche de l’un d’eux. Mais j’étais bien placée pour savoir que Jayden avait toujours été différent.

« C’est vrai que j’ai le travail dont je rêvais à l’époque, mais pour le reste il n’y a pas beaucoup de place. » Alors que je me passais une main dans le cou, un peu mal à l’aise, je suspendis mon geste en réalisant que le jeune homme s’apprêtait à se confier. A moi. « Je n’ai jamais eu de grands rêves tu sais, je me suis toujours contenté de suivre plus ou moins le fil conducteur laissé par mes parents et mes frères aînés. » Je papillonnais un instant des yeux, essayant de comprendre là où il voulait en venir. « Je ne m’en suis éloigné qu’une fois. Avec toi. » J’entrouvris légèrement la bouche, surprise par cet aveu. Mais ce fut une bouffée de fierté qui vint remplacer le précédent sentiment. C’était moi, moi qui avais changé la donne ? Alors, quelque part, je n’avais pas imaginé les sentiments qu’il avait pour moi ? Je baissais la tête, écoutant la suite.

Alors, c’était ses parents ? Ses parents qui l’avaient forcé à me quitter ? Parce que je n’étais pas assez bien pour leur fils, pas le sang assez pur, pas d’une image assez classe. Je ne m’étais jamais souciée des convenances et je comprenais aujourd’hui que j’avais dû nettement faire mauvaise impression à la famille Avery. « Je l’ai fait pour te protéger. Si j’avais tenu tête à mes parents, ils auraient fait de ta vie un enfer, je ne voulais pas te faire vivre ça. » Je déglutis péniblement, réalisant ce qu’il m’expliquait. On aurait pu, on aurait pu continuer. On aurait pu vivre une magnifique histoire d’amour. On aurait pu continuer ensemble. Si … « Et en toute honnêteté je crois que je n’avais pas non plus la force de me battre contre le clan Avery au complet, mes parents, mes oncles, mes frères … »

Je hochais péniblement la tête. C’était ça surtout. Jayden n’avait pas eu la force de se battre pour nous deux, pour notre histoire. Alors même s’il reconnaissait aujourd’hui avoir été lâche, avoir fait ça pour me protéger, ne pas avoir ressenti un mot de ce qu’il m’avait dit pour que je le déteste, je ne pouvais m’empêcher de penser que nous avions perdu une occasion, une opportunité, une chance unique.

Je laissais planer ce silence, réfléchissant, les yeux baissés sur ma tasse à moitié pleine. « Je voulais que tu le saches. » ajouta-t-il finalement comme pour me forcer à réagir. Ma main tremblait sur ma cuisse et je décidais qu’il était temps. Précipitamment, je me levais, attrapais mon manteau avant de m’élancer vers la sortie du bar. La main sur la poignée, je m’arrêtais avant de souffler bruyamment. Ma tête tourna lentement vers Jayden qui me tournait le dos. Il n’avait pas bougé, mais sa tête était baissée. Je soupirais à nouveau avant de relâcher la poignée et de retourner à la table. Mais je ne m’assis pas. Il releva lentement les yeux vers moi, comme prudent.

Je réfléchissais à ce que je pouvais lui dire. Mes sentiments étaient confus. J’étais … en colère, triste, nostalgique, déçue. Mais, ce qui sortit de ma bouche : « Merci. Merci de m’avoir dit la vérité. » Je tentais un sourire avant de serrer sa main puis de m’enfuir à nouveau. J’avais besoin de temps, un peu plus de temps.

Jeudi 18 novembre 2021

Je sortais de la bibliothèque à 19h, refermant de divers sortilèges l’immense pièce. Je devais me dépêcher avant d’être en retard même si je savais que de nous deux, ce serait surement Jayden le plus en retard. Il n’arrivait jamais à s’échapper de son travail avant 20h.

J’empruntais la cheminée du bureau directorial pour rejoindre New-York et l’appartement que je partageais avec Andrea. Eh oui, j’étais toujours chez elle-même si j’espérais qu’un jour Alvin me dirait qu’on emménagerait ensemble. Après un voyage de deux mois ensemble, je ne comprenais pas pourquoi on ne franchirait pas le pas. Enfin si, je comprenais : Alvin n’était toujours pas prêt à mettre de la distance avec ce Merlin. Je ne lui disais pas de couper les ponts totalement avec lui, juste d’avoir un peu plus d’intimité. Il était comme lié à cet homme, chose que je peinais sincèrement à comprendre.

Et comme Merlin se mêlait de tout, nous n’avions toujours aucun dîner ni autre sortie de prévue. Alors je ne voyais pas pourquoi j’aurai à me priver d’y aller avec quelqu’un d’autre. Andrea me tenait compagnie pour la plupart des films que je souhaitais visionner, mais ce soir, c’était Jayden qui m’avait invité à dîner.

Après les révélations qu’il m’avait faites, j’avais eu besoin de temps mais je l’avais finalement attendu un jour de fin septembre au Macusa pour lui proposer de prendre un café. Les choses s’étaient faites petit à petit. J’étais avec Alvin désormais et Jayden s’était montré sincère avec moi. Nous pouvions être des amis et retrouver peut-être ce que nous aurions pu être si les choses s’étaient passées autrement. Il n’était pas trop tard pour ça.

Après une douche rapide, j’enfilais une robe et des collants. La dernière fois que je l’avais porté, c’était juste avant l’attaque des Résurgents sur Ilvermorny. Une journée horrible et encore aujourd’hui, on en vivait les conséquences. J’arrivais au restaurant L’Orbite où des hiboux Grands Ducs s’échappaient pour aller livrer des repas à domicile. Il nous arrivait de commander ici avec Andrea mais d’y manger, jamais. « Bonsoir, nous avions une table de réservé pour deux, au nom de Jayden Avery ? » demandais-je au serveur, un grand sourire sur les lèvres, comme il était rare que je n’en ai pas un. « Oui … » répondit-il en étudiant ses réservations, une plume en l’air. « … Mr. Avery va certainement avoir un peu de retard en revanche … » commença-t-il à m’expliquer mais je chassais ces paroles d’un geste de la main. « Oh ce n’est rien, je … »

Mais un jeune homme me coupa la parole, attrapant mon bras, un sourire avenant sur le visage. « Bonsoir Jayden, j’espère que tu ne t’es pas pressé pour moi ? J’aurai pu attendre si tu avais quelques dossiers à terminer. » lui indiquais-je, espérant ne pas le mettre dans une situation inconfortable. Mais en même temps, cela devait lui faire le plus grand bien de sortir de son bureau.
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Jayden Avery&Rose O'Dylan
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12 septembre

Pour la première fois, elle me laisse parler, se contente de m'écouter silencieusement. Pour la première fois elle ne m'interromps pas. Je la vois de plus en plus troublée au fur et à mesure que j'approche la fin de mon monologue. Et quand, finalement, j'y met le point finale, elle reste silencieuse quelques instants. Je ne lève pas les yeux, je n'ose pas, j'ai peur de ce que je risque de voir dans les siens. Colère, tristesse, désintérêt, je ne sais pas.
Mais elle ne dit rien, elle récupère ses affaires en vitesse,  fébrilement, et s'en va.

Je garde les yeux fixés sur mon café. Bien joué Jayden. Je pensais arranger les choses en lui disant tout, je n'ai fais que les empirer. Mais dans tous les cas elle avait bien droit à la vérité, il aurait fallut passer par là à un moment où l'autre.
Maintenant que les choses ont été mises au clair, elle va devoir faire le point et pouvoir enfin passer complètement et sainement à autre chose. Et moi de même, maintenant que j'ai fait la paix avec cette histoire.

Je sens soudain une présence à côté de moi. Je lève doucement les yeux en m'imaginant que c'est le serveur venant donner l'addition mais c'est Rose qui se trouve ici. Je la regarde, surpris, attendant prudemment la suite.
Et elle me remercie, serre ma main, alors que je la dévisage incrédule et perplexe, avant de s'éloigner une nouvelle fois.

18 novembre

Mr. Avery tout est prêt pour votre départ à Alger demain matin, vous avez besoin d'autre chose ?

Je relève la tête de mon parchemin et avise Aria qui se tient dans l'encadrement de la porte de mon bureau. Un coup d'oeil à la grosse horloge m'indique qu'il est largement temps que je quitte le bâtiment pour rejoindre Rose avant d'être en retard. Je pose ma plume, me lève de mon siège et enfile ma veste de costume.

Ça ira Aria, vous pouvez rentrer chez vous, je lance en sortant ma baguette pour rassembler mes affaires dans mon porte document.

Comme elle ne réponds pas, je m'arrête un instant pour voir ce qui coince. Elle me dévisage, interdite et hésitante.

Vous êtes sûr Monsieur ? insiste t-elle.

C'est vrai que d'habitude nous débauchons rarement avant 20h voir 20h30. Et il est tout juste 19h passé.

Oui, rentrez chez vous, on part tôt ce soir.


Elle sourit, acquiesce et disparaît. J'éteins les lumières, ferme le store d'un coup de baguette, et claque doucement la porte derrière moi. Le MACUSA se trouve assez proche du restaurant dans lequel Rose et moi avons rendez-vous pour dîner. En tout bien tout honneur évidemment, entre amis.
Après mes révélations, je n'avais plus croisé Rose. En même temps je ne l'avais croisé que deux fois en 6 ans, alors qui sait ?
Finalement je l'avais trouvé dans le hall du MACUSA quelques semaines plus tard, elle m'attendait et elle voulait qu'on aille prendre un café. J'appréhendais, au début on marchait sur des oeufs, c'était un peu maladroit et puis au fur et à mesure on avait commencé à agir comme des amis. C'était sympa il fallait l'admettre. J'avais oublié comme la compagnie de Rose pouvait être agréable autrefois. Elle m'aidait à ne plus penser au boulot et à me faire rire.

Ce soir je l'ai invité à dîner à l'Orbite, où je suis un habitué, j'ai fait réserver une table à mon nom. Demain matin je pars pour Alger où je vais passer quelques jours, pour le travail bien sûr. Nous avons des accords économique avec eux et le MACUSA souhaite en rediscuter les termes.
Quand j'entre dans le restaurant, moins en retard que je ne le pensais, je la vois en train de parler au maître d'hôtel. Je m'approche et la prends par le bras en souriant.

Il y a toujours des dossiers à terminer, mais ce soir ils attendront,
je réponds en souriant.

Je me tourne vers le maître d'hôtel qui n'a jamais changé depuis que je travaille au MACUSA et que je viens dîner ici.

Bonsoir Mr.Avery, je vous conduis à votre table ? dit-il avec un signe poli de la tête

J'acquiesce et tends la main pour inviter Rose à passer devant. Nous arrivons à ma table habituelle. Le maître d'hôtel tire la chaise de la jeune femme, nous donn la carte des apéritifs et s'éloigne.

J'aurais peut-être dû choisir un endroit moins...conventionnel, je n'y avais pas vraiment réfléchis,
je commente en le regardant s'éloigner.

Je pose la carte, de toute manière je commande toujours la même chose.

Qu'est ce qui te ferait envie ?

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Saying things you never thought, that were on my mind, let the truth pour outJeudi 18 novembre 2021

« Il y a toujours des dossiers à terminer, mais ce soir ils attendront. » Le ton sur lequel il avait déclaré ceci me fit frissonner et je ne réprimais pas mon sourire ravi. Le maître d’hôtel nous conduisit à notre table sans plus attendre. Ici les bonnes manières étaient de mises et je me surprenais à revenir quelques années en arrière. Déjà Jayden avait ses endroits et ceci était toujours chic. C’était étrange de baigner dans ce milieu. J’avais l’impression de devenir une princesse. D’un autre côté, quand nous étions ensemble, je n’avais pas pu m’empêcher de lui montrer mon monde à moi, fait de simplicités. Jayden l’avait tout autant apprécié et c’était cette alchimie entre nous qui m’avait fait terriblement tomber amoureuse de lui.

« J’aurais peut-être dû choisir un endroit moins … conventionnel, je n’y avais pas vraiment réfléchi. » commenta alors Jayden sincèrement désolé. Je posais une main sur la sienne, m’empressant de le rassurer. « Ne t’en fais donc pas, Jayden, c’est parfait. Je n’ai pas l’habitude de manger dans ce genre d’endroits et ça me fait découvrir autre chose. » dis-je en haussant les épaules. « En plus, j’ai l’impression de me sentir importante. » ajoutais-je en levant mon petit doigt en l’air et prenant un air légèrement hautain en riant de bon cœur.

Quelques personnes nous jetèrent un regard surpris et parfois un peu agacé. J’avais oublié combien il fallait être conventionnel ici. Je posais mes doigts sur ma bouche et m’excusais poliment. « Qu’est-ce qui te ferait envie ? » me demanda alors le jeune politicien qui avait déjà reposé sa carte. « Tu as déjà choisi ? » m’étonnais-je. Il me répondit qu’il commandait toujours la même chose. Je haussais les sourcils. « Alors donc, tu ne veux pas un peu changer ? T’éloigner de ton petit train de vie tout tracé ? » Je levais à nouveau mon petit doigt en le rabrouant alors que je voulais le pousser à bousculer ses habitudes. « Pourquoi ne pas tester quelque chose de nouveau ?! » lui demandais-je en haussant les épaules.

Je jetais un coup d’œil à la carte. « Tiens, regarde, ils ont des spécialités mexicaines. Et si on testait ? » Jayden ouvrit à son tour le menu et observa la composition des plats. « On pourrait essayer le burritos … quoique les enchiladas me font fortement envie aussi … » Jayden proposa alors de prendre un assortiment de chaque pour ne pas être frustrés. J’ouvris des yeux surpris : « Ca va nous coûter une fortune ! » Le jeune homme haussa les épaules, sortant déjà son portefeuille. « Non, Jayden, je refuse que tu payes tout. » Mais c’était à croire que le politicien était toujours aussi têtu. Je me radoucis et déclarais alors : « Très bien, mais c’est moi qui payerais la prochaine activité. » Jayden me lança un regard surpris, s’inquiétant peut-être de ce que je lui réservais pour la suite des événements mais acquiesça, comprenant qu’il n’obtiendrait sans doute pas mieux de ma part.

Un quart d’heure plus tard, notre assortiment venait d’arriver et je goûtais déjà à la sauce piquante avec mes fajitas. « Oh Merlin, ça arrache ! » soufflais-je, ignorant le regard indigné d’une vieille sorcière sur le côté qui nous observait comme si nous mangions avec nos pieds. J’attrapais un morceau de pain pour faire passer le côté épicé plus facilement. J’éclatais de rire en voyant la grimace de Jayden qui réagissait comme moi. Je m’essuyais la bouche, essayant d’étouffer mon rire face à un Jayden décontenancé. « Oh, personne ne peut nous prendre en photos ? Il faut à tout prix qu’on garde ça en mémoire ! »

Le maître d’hôtel qui visiblement tenait à conserver Jayden Avery en tant que client vint quelques minutes après avec un polaroïd. Je me levais de ma chaise, venant me placer à côté de Jayden pour qu’on mange ensemble les enchiladas. « A trois ! Un, deux, trois ! » On croqua chacun un morceau, arrachant une grimace à notre bouche en feu. Je m’intéressais à peine au flash du polaroïd, cherchant un nouveau morceau de pain. Le maître d’hôtel nous tendit la photo et j’éclatais une nouvelle fois de rire. Jayden me suivit rapidement.

« On est géniaux sur cette photo ! » constatais-je en riant de bon cœur alors que nous sortions du restaurant une petite heure après cette mésaventure. En tant que bon gentleman, Jayden m’avait tendu son bras auquel je m’accrochais. Il faisait assez froid désormais en soirée à cette époque de l’année. « Alors, que voudrais-tu faire ? Quelque chose que tu n’as jamais fait. Quelque chose que tu voudrais découvrir. Parce que ce soir, c’est la soirée des nouveautés ! » lui promis-je avec un grand sourire.
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« I'm not in love, it's just a silly phase I'm going through »

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Jayden Avery&Rose O'Dylan
Saying things you never thought, that were on my mind, let the truth pour out
12 septembre

J'avais oublié comme c'était simple d'être avec Rose, léger, familier. Nous qui venions de deux mondes radicalement différent et découvrions à chaque fois celui de l'autre. C'est pour cela que ça fonctionnait entre nous à l'époque. J'avais mes habitudes, je l'emmenais dans de grands restaurants, des galas, des réceptions, des inaugurations. Elle, elle vivait au jour le jour, et me montrait ses librairies préférées, les petits cafés qu'elle découvrait, les coins tranquilles où se promener. C'était un équilibre qui nous convenait parfaitement. Nous évoluions dans nos milieux respectifs en s'adaptant et appréciant celui de l'autre.

Elle ne m'en veut pas de lui avoir donné rendez-vous dans un endroit si guindé. C'est l'habitude, je viens toujours ici pour mes rendez-vous professionnels ou pour un repas avec ma famille, surtout ma mère à vrai dire, et ceux-ci sont rarement d'une autre nature.
Je souris quand elle m'avoue avoir "L'impression de se sentir importante" et fait une petite imitation assez fidèle de la clientèle de cet endroit.
Je remarque à peine les regards des autres clients, pire je ne m'en soucie guère. C'est une autre chose que j'apprécie chez Rose, elle me fait sortir de mon petit confort, oublier mon soucis de préserver une certaine image, quand je suis avec elle, je me fiche de tout et de tout le monde, des conventions.


Je prends toujours l'épaule d'agneau au romarin, je réponds à la jeune femme en haussant les épaules, surpris.

Un sourire amusé me monte aux lèvres alors qu'elle me réprimande et me propose de tester quelque chose. Je prends à mon tour le menu pour regarder ce qui pourrait m'intéresser. Si ça peut lui faire plaisir, je peux bien changer de plat pour une fois.
Des spécialités mexicaines ? Je ne me départis pas de mon sourire amusé, je le sais pourtant que la jeune femme qui se tient face à moi est pleine de surprise.


Pourquoi est-ce que l'on ne prendrait pas un peu de chaque ? Comme ça pas de regrets ! je propose pour mettre un terme à son indécision.

Immédiatement elle s'inquiète du prix mais je hausse les épaules et lui montrant mon portefeuille.


Ne t'en fais pas pour ça Rose, je lance en secouant la tête.

Bien sûr elle proteste mais je l'arrête.


Bien sûr que si, c'est moi qui t'ait invité à dîner, j'insiste catégorique. 

Elle finit par céder à condition de payer elle même notre prochaine activité. Je hausse les sourcils, surpris, je ne sais pas ce qu'elle va être mais je sens d'avance que je ne suis pas au out de mes peines. Que me réserve t-elle encore ?

Quelques minutes plus tard, nos plats arrivent finalement et je sais, rien qu'à l'aspect et l'odeur de la sauce épicée que cet assortiment était une idée terrible. Je considère les plats, perplexe. Je découpe un bout de ma fajitas, à la suite de la jeune femme, et...j'ai l'impression qu'un incendie vient de se déclarer sur ma langue. Je ne peux retenir une grimace, provoquant les rire de Rose. Je ne m'attendais vraiment pas à ça, j'attrape la serviette pour m'essuyer la bouche avant de boire une grande gorgée d'eau.


Par Merlin Rose, à l'avenir tu ne choisiras plus le plat, je commente en riant alors qu'elle demande si quelqu'un peut nous prendre en photo.

Je fais signe au maître d'hôtel qui s'empresse de venir à la table en nous demandant si tout se passe bien et si il peut nous être utile en quoi que ce soit. Je lui demande si il est possible de faire une photo et, surpris, décontenancé par ma demande inhabituelle, il acquiesce. Quelques instants plus tard il réapparaît avec un polaroïd et Rose et moi croquons en même temps dans notre enchiladas. La même grimace apparaît sur nos visage au moment où celui-ci prends feu et que le flash nous éblouit.
La photo sortit, le maître d'hôtel nous la tend et s'excuse. Je le remercie et il s'éloigne alors que nous éclatons de rire en voyant nos têtes.

Notre repas épicé terminé, la note réglée et le maître d'hôtel remercié, nous sortons, bras dessus-dessous en riant encore de notre aventure.


Je pense qu'il a cru que j'avais bu, je commente en songeant au personnel du restaurant qui ne m'avait sans doute jamais vu aussi détendu dans leur établissement. Garde la précieusement, il existe peu de photos de moi dans ce style là, j'ajoute en désignant le polaroïd.

Il fait frais dehors et Rose veut savoir ce que j'aimerais expérimenter à présent.

Je n'ai jamais patiné à Central Park, je crois qu'elle vient tout juste d'ouvrir, je réponds après un moment de réflexion. Quand on était gamin, nos parents ont toujours refusés de nous y emmener. Je dois être terrible sur la glace, j'ajoute en rigolant et pensant que ce n'était peut être pas une si bonne idée de mettre ainsi ma dignité en jeu.
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Saying things you never thought, that were on my mind, let the truth pour outJeudi 18 novembre 2021

Jayden riait de bon cœur et je devais avouer que depuis que nous avions repris contact il y a deux mois, je ne l’avais pas entendu se lâcher ainsi depuis … notre rupture. « Garde-la précieusement, il existe peu de photos de moi dans ce style-là ! » Je me moquais de lui gentiment. « Pourtant, c’est vraiment toi ! » lui dis-je en le désignant sur la photo. « Tu devrais être plus toi, ça te va mieux … » Je lui donnais un petit coup de coude complice avant de lui demander ce qu’il souhaitait faire ensuite. Je ne comptais pas arrêter la soirée ici. On s’amusait tellement bien ensemble, ça changeait de ce que j’avais eu l’habitude de faire avec Alvin. Nous n’avions plus rien fait à deux depuis cet été et je devais avouer que ça me manquait. Je songeais déjà à la dispute qui allait se préparer quand je lui rendrais visite samedi.

Je secouais la tête, chassant cette vision et préférant me concentrer sur ce qu’il se passait maintenant. Me concentrer sur la main de Jayden qui venait de se poser sur la mienne, sur son regard qui glissait de temps à autre sur mes lèvres. « Je n’ai jamais patiné à Central Park, je crois qu’elle vient tout juste d’ouvrir. » Je me redressais, surprise, alors que nous marchions toujours dans la rue. « Sérieusement ?! Oh Merlin, Jayden, il faut qu’on répare ça ! » m’exclamais-je. « Comment ça se fait que tu n’y sois jamais allé ? »

Je m’arrêtais pour lui faire face, sérieusement surprise, détachant mon bras du sien. Il rentra ses mains dans ses poches, et haussa les épaules : « Quand on était gamin, nos parents ont toujours refusés de nous y emmener. » Je baissais les épaules, baissant la tête aussi. La famille Avery avait-elle à ce point négligée l’enfance de Jayden ? Quand je le voyais, quand je le regardais s’amuser ce soir-là, je ne parvenais pas à comprendre comment ses parents avaient pu le rejeter à ce point. Il était tout simplement génial, rempli de surprises, intelligent, gentil, généreux. Comment pouvait-on vouloir le changer afin qu’il soit semblable à tous les autres immondes Sang-Purs de cette planète ?! « Je dois être terrible sur la glace » ajouta-t-il en riant, espérant peut-être me faire oublier mon air songeur. Ca fonctionna : je laissais un sourire se dessiner sur mon visage avant d’attraper son bras à nouveau. « Alors, ne perdons pas de temps ! Allons le découvrir de suite ! » Et dans un « plop » on transplana jusque devant Central Park. Aucun No-Maj’ dans les horizons.

J’attrapais la main du politicien, commençant à trotter jusque devant la célèbre patinoire de Central Park. De là, je chaussais les patins mis à disposition. Il n’y avait qu’un groupe d’amis et un couple en ce jeudi soir, ce qui nous laissait la voie libre pour s’éclater. En mettant mes patins, je me rappelais la fois où j’en avais fait avec Alvin, au bal de Noël à Ilvermorny. On s’était bien amusé cette fois-ci même si Alvin avait gardé sa tête boudeuse. Ici, Jayden hésitait, mais il souriait. Je le guidais un moment, le tenant par les mains pour le traîner au centre de la glace. Jayden chuta quelques fois mais on riait toujours. Au bout d’un quart d’heure, il commença à choper le truc et on pouvait patiner côte à côte.

Cependant, Jayden prit un peu trop de confiance en lui en accélérant le rythme. J’essayais de l’aider à ralentir mais il nous emmena tous les deux dans sa chute. Je riais alors que ma tête avait rebondi sur son torse. « Rien de cassé ? » m’assurais-je avec un sourire léger. Il secoua la tête avant de repousser une mèche de mes cheveux. Son doigt frôla mon oreille et mon sourire se suspendit dans le temps. J’entendais son cœur battre contre le mien et j’avais la sensation d’avoir déjà vécu ça avec lui.

Je rompis ce moment en me relevant. Je lui tendis la main pour l’aider à en faire autant. Quelques instants plus tard, nous avions laissé tomber nos patins pour nous promener dans le parc. Je m’accrochais toujours au bras de Jayden et me laissais guider. Je me sentais bien, légère, heureuse. « Tu as connu d’autres femmes après moi ? » demandais-je alors au jeune homme. « Je veux dire, d’autres histoires sérieuses ? » Je tournais la tête vers lui, un sourire aux lèvres, sérieusement intéressée pour savoir ce qu’il s’était passé dans sa vie. « Comment vont tes frères d’ailleurs ? Callum est-il toujours avec Lenna Picquery ? Et Loreleï est-elle toujours aussi … spéciale ? » Je lâchais un petit rire. Je n’étais pas du genre à juger mais Jayden lui-même avait convenu que la femme était spéciale, même si elle avait su avoir une place de choix au sein de leur famille. Je ne les avais rencontrés qu’une seule fois, juste avant notre rupture avec Jayden, mais il m’avait tellement parlé d’eux. Et puis, j’avais déjà rencontré Aaron à plusieurs reprises.
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