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RPG Harry Potter

In RPG, nous sommes en Décembre 2021.
Une nouvelle intrigue commence à Poudlard et réclame des élèves de l'école, mais aussi des étudiants et des adultes ! Clique pour participer !

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Valentin Deroclès feat. UMS

It's seem like a deja vu

Valentin était rentré à l'université depuis trois semaines - les trois meilleures semaines de sa vie, pour l'instant. Pour une fois, les cours l'intéressaient. Il avait toujours des notes aussi pourri en théorie, mais ce n'était pas aussi catastrophique qu'à Beauxbâtons. Il arrivait même à être dans la tête de sa promo.

Pour la première fois de sa vie, il avait mis les pieds dans la bibliothèque sans qu'on lui force, et sans qu'il n'ait besoin de consulter de manuels pour rendre un devoir. Il y était juste pour... pour faire ses devoirs, mais des devoirs qu'il ne devait rendre que la semaine prochaine. Si un de ses anciens camardes de Beauxbâtons le voyait, maintenant! Il se demanderait sans doute qui il était et qu'est-ce qu'il avait fait de Valentin Deroclès. Le jeune homme s'autorisa un sourire.

Valentin déambulait dans les allés, en essayant de se repérer dans ces grandes allées. Tout était si grand, ici. Au détour d'un coin, il repéra une chevelure rousse, si particulière et si connu. Cela faisait un peu plus de dix ans qu'ils se supportaient l'un et l'autres.

- Hey, Athéna!

Il haussa les épaules. Tant pis pour les regards noirs qu'il venait de s'attirer en parlant aussi fort. Le jeune homme se pressa à rejoindre sa camarade, avec un grand sourire. Impensable il y a encore quelques mois, voir quelques semaines. Mais parler français lui manquait tellement...! Il n'allait pas louper une occasion en or comme celle-ci.

- Alors, comment ça va? Ton cursus te plaît?


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Avec
Valentin


Jeu. 24 sept 2021

Comme l'an dernier à Ilvermorny, dès que j'ai du temps libre entre deux heures de cours, je trouve refuge à la bibliothèque. Le silence et le calme y sont tout relatifs, mais c'est encore le plus rapide et le plus pratique. La semaine dernière, j'ai trouvé un job. Serveuse au Chaudron Baveur. On a vu mieux, mais ça fera l'affaire. Ce n'est pas comme si j'y allais pour l'argent, je veux juste l'emploi pour mes parents, après... Je travaille en soirée, après les cours, ou certains week-end. Les horaires changent un peu chaque semaine. Tout ça pour une dizaine d'heures à la semaine. Il paraît qu'il faut commencer doucement en première année, le temps de s'adapter. Cela me convient, puisque je n'ai pas réellement besoin de l'argent de toute manière. Je trouve le temps de faire les devoirs dans les heures libres en journée et le week-end. J'aurais bien aimé pouvoir dire que, s'il n'y a pas trop de monde, je peux en profiter pour les faire au Chaudron aussi mais c'est un endroit très fréquenté. Il y a toujours du monde. Même avec les lois, l'attentat, les gens n'ont pas arrêté de venir. Ou s'ils ont arrêté un jour, ce n'est plus le cas. Pas que je connaisse la fréquentation d'avant l'attentat, mais j'ai clairement plus voir que c'est toujours fréquenté.

Une voix me tire de ma concentration. Cette voix, je la reconnaîtrai entre mille je crois. Valentin. Pas besoin de relever la tête. Pourtant, mon absence de réponse ne le rebute pas. Au contraire, il s'approche encore plus et commence à discuter. En français. Mince, ça me ferait presque plaisir, un peu de français dans ce monde tout en anglais. Je relève donc la tête pour l'observer. Grand sourire aux lèvres, il attend une réponse à sa question. Je suis sur mes gardes. Un si grand sourire, pour moi ? Ce serait bien la première fois depuis... trop longtemps. Puis lui, ici ? Dans cette bibliothèque ? Qu'est-ce qu'il veut ? J'avais bien compris à Ilvermorny qu'il ne souhaitait pas me revoir à l'université. Mais il est bien là, souriant, dans la bibliothèque. C'est forcément lui. Je ne suis pas en train de rêver. La seule autre explication serait que quelqu'un ait pris une potion de polynectar pour prendre son apparence, mais il y a un soucis. Quelle idée de venir me parler sous l'apparence de Valentin ? D'accord, on était tous les deux champions de Beauxbâtons l'an dernier, mais on n'est pas vraiment "amis". On ne l'est même pas du tout. Enfin, au point où on en est, je ne sais pas ce qui est moins crédible.

« Pardon mais... qui êtes-vous, et qu'avez-vous fait de Valentin Derocles ? Et si tu es Valentin, tu devrais faire attention à ce que tu avales, c'est suspect. » Je marque une légère pause avant de reprendre. « Ça va, les cours et les devoirs ne m'ont pas encore tuée. Ça ne peut pas être pire qu'un dragon, des loups et des vampires de toute manière, hein ? Et j'aime mon cursus oui... même si certains cours sont "barbants" parfois, la plupart restent intéressants. Pour moi. Ça manque juste un peu de pratique. Et toi ? Tu as l'air d'aller trop bien, si c'est possible. »

Pendant que je répondais, je rangeais mes affaires. Le temps de travail est terminé de toute évidence. Puis j'ai décidé d'être un peu plus sociable n'est-ce pas ? S'il est revenu sur sa décision première, autant en profiter.

Codage par Libella sur Graphiorum



Dernière édition par Athéna Beauregard le Mer 31 Oct - 23:05, édité 1 fois

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Un ennemi tient plus de place dans notre tête qu'un ami dans notre cœur. - Alfred Bougeard

crédit ava : Hathaways

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Valentin Deroclès feat. UMS

It's seem like a deja vu

Valentin sourit, un peu malgré lui. Le retour de l'amabilité de la porte de prison... Tiens, ça le rendrait presque nostalgique. Presque. Si seulement ce n'était pas le caractère habituelle, jour après jours, heures après heures, de la jeune femme, peut-être s'y aurait-il fait, à la longue. Enfin. Il était surtout venu à elle pour la joie de reparler un peu dans sa langue maternelle, même si c'était pour s'échanger des phrases aussi froides que le sommet du Kilimandjaro.

- C'est aussi choquant que ça, que j'essaye de grandir un p'tit peu ? s'étonna-t-il faussement, avant de partir dans un grand éclat de rire, s'attirant des regards colériques. T'inquiètes pas pour ma santé, j'suis toujours OK pour te mettre une raclée quand tu veux. Non, j'déconnes, t'inquiètes! Bref, bref, bref. Moi j'vais bien, carrèment bien, même! J'ai rencontré une fille... J't'arrête tout de suite, c'est pas c'que tu crois!

Valentin ne savait pas ce que la jeune femme croyait au juste, mais c'était sans doute pas très reluisant. C'était pas comme si elle avait déjà eu une haute estime de lui, hein? En tout cas, il venait pas lui annoncer que Jena était sa copine ou quoi - en fait, après le bain de minuit, ils avaient bien compris que ça n'aurait pas marché. Il voulait juste... lui dire qu'il était bien, qu'il avait des amis, qu'il aimait la vie qu'il menait ici en Angleterre. Comme si... il rencontrait une vieille amie qu'il n'avait pas vu depuis longtemps? C'était ça, sa relation avec Athéna. Une vieille amitié, sans l'amitié, justement. Meilleurs ennemis pour toujours, alors?

- Bref. Oui, ça va bien, et je m'éclate même en cours. J'étais venu bosser, et j't'ai vu... J'avais envie de parler un peu français, tu vois? C'est pas trop étrange pour toi, j'espère ?

Valentin esquissa un mouvement, comme s'il allait s'en aller. Il ne le voulait pas, bien sûr, mais au moindre signe montrant que sa présence était dérangeante de la part d'Athéna, et il s'en irait sans demander son reste. Parce que tout, même passer pour une poule mouillée, valait mieux qu'un duel alors qu'ils étaient dans l'élément de la jeune femme.




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Avec
Valentin


Jeu. 24 sept 2021

Valentin sourit. Est-ce que j’ai vraiment fait sourire Valentin ? C’est irréel. Et pourtant.

« C'est aussi choquant que ça, que j'essaye de grandir un p'tit peu ? » me répond-il avant d’éclater de rire.

Je le fusille des yeux. On est dans une bibliothèque quand même ! Enfin, ça n’a pas l’air de le déranger puisqu’il continue aussitôt de parler.

« T'inquiètes pas pour ma santé, j'suis toujours OK pour te mettre une raclée quand tu veux. Non, j'déconnes, t'inquiètes! » Tu parles, c’est moi qui te mettrai une raclée la prochaine ! Quoi qu’avec son cursus… Hmm faudra que je reprenne l’entraînement un de ces quatres. « Bref, bref, bref. Moi j'vais bien, carrèment bien, même! J'ai rencontré une fille... J't'arrête tout de suite, c'est pas c'que tu crois! »

Je monte le menton, un semblant de sourire aux lèvres. Ce n’est pas ce que je crois, hein ? Mais qu’est-ce que je crois au juste ? J’en sais rien. Je ne sais pas comment il est en couple, j’en ai rien à faire, j’espère juste qu’il ne vient pas me voir pour me parler de ses amourettes ou de ses conquêtes. Ça ne m’intéresse pas du tout, je préfère retourner à mes devoirs, clairement.

« Bref. Oui, ça va bien, et je m'éclate même en cours. J'étais venu bosser, et j't'ai vu... J'avais envie de parler un peu français, tu vois? C'est pas trop étrange pour toi, j'espère ? »
« Ravie de savoir que tu vas bien, » je réponds sans engouement.

J’essaye de ne pas être trop cassante, de répondre à la conversation, ça ne veut pas dire que je vais devenir chaleureuse et super amicale non plus. Peut-être un jour, peut-être plus vite avec d’autres personnes. Enfin, je ne m’inquiète pas, Valentin sait à quoi s’attendre avec moi.

« C’est étrange, c’est sûr. Après l’an dernier, je croyais que tu ne voudrais plus jamais me voir de ta vie… Mais ça va, ce n’est pas trop étrange. Juste, Valentin, vraiment, baisse le volume. Je sais que tu n’es pas un habitué des bibliothèques, mais l’une des règles ici, c’est le silence, ou au moins de chuchoter. »

J’ai l’impression de parler à un enfant. Épuisant. C’est pas demain la veille que je fais du baby-sitting pour gagner de l’argent. Ou que je deviens maman. Oh le cauchemar ! Ah ! Non, vraiment ! Loin de moi les gosses, j’embrasse ma jeunesse et ma liberté. Enfin, toute relative la liberté, avec les études et le petit job à côté.

Bon. À avoir rangé mes affaires pour discuter avec Valentin, il faut bien la faire un peu, cette discussion. Allez Athéna, pense à un sujet, pense à un sujet… Entre les études en sciences politiques – où il faut se tenir au courant des actualités – et Valentin en face de moi, je ne pense qu’à une chose. Sa toute nouvelle présence côté politique.

« Tu me dis si ça me regarde pas, mais je ne te croyais pas très politique. Tu as jeté ton dévolu sur l’Alliance Unitaire donc ? »

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Valentin Deroclès feat. UMS

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"Ravie de savoir que tu vas bien". Valentin sentit un frisson glacé lui parcourir le dos en entendant ses mots. C'était si... mécanique, comme dit d'une voix robotique, froide, qui avait presque une consonance métallique. Peut-être que le jeune homme calquait ce qu'il pensait d'Athéna sur ses impressions, c'était même presque sûr. Un peu déçu du manque de réaction de la jeune femme, Valentin ne se laissa pas démonter pour autant.

- Oh, tu sais, on dit des choses des fois et on en mesure pas la portée, hein? Dit-il en ayant vaguement honte des mots qu'il avait prononcés et qui lui semblait bien durs à présent. J'pensais pas que la France me manquerait autant, c'est sûr... Et puis, faire une croix sur une relation de plus de dix ans? C'est un peu dur, non? J'me s'rais senti un peu... vide, quoi!

Il devenait presque sentimentaliste lorsqu'il parlait. Mais en même temps, ses souvenirs d'enfances avait été bercé de petites batailles et de mesquineries avec Athéna. Depuis ses cinq ans, elle était là, tout le temps, dès qu'il évoquait ses souvenirs.

- Ah, lâcha-t-il, en ne s'attendant vraiment pas à cela de la part de la jeune femme. Elle s'intéressait à la politique, alors? Bah en fait, je le suis pas trop, ça c'est fait un peu comme ça... Tu te rappelles Zachary Hamilton, le champion de Poudlard? Il m'en a parlé, quand je suis allé le voir à l'hôpital. Et puis voilà... En vrai, ils ont pas l'air trop mal, hein? J'veux dire, ils sont ni contre les créatures, ni contre les moldus, et ils veulent juste... Unir les sorciers, quoi. Je trouve l'idée louable, donc... Voilà. Pourquoi, ils t'intéressent, toi?




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Jeu. 24 sept 2021
Que je dise avoir pensé qu’il ne voudrait plus jamais me voir semble le mettre mal à l’aise. Tiens tiens, on regrette ses mots ? Il faut croire. Je monte les yeux au plafond la naissance d’un sourire aux lèvres, qui ressemble encore à un rictus.

« Oh, tu sais, on dit des choses des fois et on en mesure pas la portée, hein ? J'pensais pas que la France me manquerait autant, c'est sûr... Et puis, faire une croix sur une relation de plus de dix ans? C'est un peu dur, non? J'me s'rais senti un peu... vide, quoi ! » s’explique-t-il.

La tête baissée, cachée par les cheveux, je me laisse à sourire. Ce serait une atteinte à ma fierté d’avouer ressentir la même chose. Pourtant… Pourtant ça a quelque chose de rassurant, réconfortant, de ne pas être seule. La France, Beauxbâtons, et lui. Valentin. Contre toute attente. Enfin, c’était sûrement un peu prévisible. Après tout, on a toujours été ensemble, ou presque. On était dans la même classe à Beauxbâtons, nos familles partaient souvent en vacances ensemble, c’est presque si on n’a pas appris à marcher ensemble… Si on n’a pas appris à marcher l’un avec l’autre, on a eu les entraînements sportifs, le parkour etc. Et cet esprit compétitif, qui au départ allait avec une sorte de haine de ma part envers Valentin… j’ai fini par m’y attacher. Je suis toujours compétitive, peu importe l’adversaire, seulement, ça n’a pas la même saveur quand ce n’est pas contre lui. Puis l’an dernier, j’avais décidé de cesser de le rejeter complètement… Cela a peut-être contribué à ce que je regrette sa présence dans ma vie.

Sans montrer toutes ces pensées qui m’ont traversées, ni le sourire qui a baigné un instant sur mes lèvres, je relève la tête et engage la discussion en parlant politique. Le premier sujet abordable qui me vienne à l’esprit. Ma question prend Valentin à dépourvu. Ça ne me surprend pas vraiment. Comment aurait-il peut s’y attendre après tout ? Heureusement, il ne tarde pas avant de répondre.

« Bah en fait, je le suis pas trop, ça c'est fait un peu comme ça... Tu te rappelles Zachary Hamilton, le champion de Poudlard ? » J’écarquille les yeux, avec un haussement des sourcils. Pour qui me prend-t-il ? Bien sûr que je m’en rappelle ! D’ailleurs, nous sommes dans le même cursus. « Il m'en a parlé, quand je suis allé le voir à l'hôpital. Et puis voilà... En vrai, ils ont pas l'air trop mal, hein ? J'veux dire, ils sont ni contre les créatures, ni contre les moldus, et ils veulent juste... Unir les sorciers, quoi. Je trouve l'idée louable, donc... Voilà. Pourquoi, ils t'intéressent, toi ? »

Je grimace, hésitante. C’est ce qu’ils clament, et rien ne prouvent qu’ils mentent. Pourtant… Il est prouvé que les fondateurs de ce parti étaient membres d’un parti aujourd’hui dissout. Je ne leur fais pas entièrement confiance.

« Un peu. Je n’arrive pas à savoir s’ils sont dignes de confiance ou non. » Et cela m’agace. « Mais c’est vrai qu’ils ont l’air… « pas trop mal » comme tu dis. Ça consiste en quoi du coup, tu joues juste l’égérie pour leur faire de la pub, ou tu es un peu plus investi ? »

S’il veut parler d’autre chose, il n’a qu’à changer de sujet. Tant qu’il ne le fera pas, je vais continuer sur ça.


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Valentin Deroclès feat. UMS

It's seem like a deja vu

Bon, Athéna était juste un poil plus aimable qu'une porte de prison, certes, et ça représentait un bon en avant. Mais pourtant, ce n'était pas vraiment ce à quoi Valentin s'attendait - et en même temps, comment la situation aurait pu être autrement? Rien n'avait vraiment changé, entre eux deux, depuis la fin du Tournoi...

Le jeune homme fronça un peu les sourcils, sans vraiment comprendre. Comment ça, elle ne savait pas s'ils étaient dignes de confiance? Enfin, c'était des hommes politiques, quel intérêt pour eux de mentir! Si ça se savait - et ça se savait toujours, non? - ils ne seraient jamais élus, alors pourquoi prendraient-ils ce risque. Valentin sourit, en secouant un peu la tête. Décidément, Athéna n'avait pas du tout changé, elle était toujours aussi soupçonneuse et parano qu'avant. C'était rassurant, dans un sens, bien qu'un peu agaçant.

- Moi, j'pense qu'ils sont réglos. Bien sûr, tu vas pas m'croire parce que j'ai pas de diplôme en politique ou quoi, mais bon. Sinon, ouais, c'est ça, j'leur fais de la pub. Mon image leur sert, quoi. C'était inévitable, y'avait plein de marques qui s'arrachaient mes droits. Alors j'ai préférer prendre les devants, et puis choisir quelque chose qui me convenait...

Même s'il était une bille en politique, bien sûr. Mais bon, la jeune femme avait pas à le savoir. Et de toutes façons, elle s'en doutait forcément.

- Si tu veux, on pourras aller les voir ensembles? Et sinon, quoi d'neuf? Je sais que c'est pas l'amour fou entre nous, et que t'as jamais été bavarde, mais là, tu fais limite de la concurrence au Pôle Nord ma pauvre!


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Jeu. 24 sept 2021
Valentin n’en démord pas, selon lui l’Alliance Unitaire est digne de « réglo ». Soit. Il ne m’enlèvera pas ma méfiance, mais il fait ce qu’il veut de son image. Ça ne me regarde pas après tout, je ne suis qu’une ancienne camarade. Rien de plus. Et je ne veux rien de plus.

« Bien sûr, tu vas pas m'croire parce que j'ai pas de diplôme en politique ou quoi, mais bon. » Je secoue la tête à ces paroles, sans l’interrompre pour autant. « Sinon, ouais, c'est ça, j'leur fais de la pub. Mon image leur sert, quoi. C'était inévitable, y'avait plein de marques qui s'arrachaient mes droits. Alors j'ai préféré prendre les devants, et puis choisir quelque chose qui me convenait…
- Compréhensible. Je tiens juste à dire que ce n’est pas ton manque de diplôme en politique qui fait que je ne te crois pas, je n’ai pas de diplôme non plus, sauf si les cours de politique d’Ilvermorny comptent. C’est juste que… enfin, tu es toi. »

Il n’a jamais géré en théorie, son truc, ça a toujours été la pratique. Comment pourrait-il s’y connaître vraiment en politique ? Ce n’est pas étonnant qu’il fasse confiance au premier venu. Tout le monde sait pourtant qu’en politique, il y a forcément des mensonges, des secrets qui feraient tâche et pourraient coûter l’élection si seulement il venait à paraître aux yeux de tous. Le truc, c’est de les trouver...

« Si tu veux, on pourras aller les voir ensembles? propose-t-il. Et sinon, quoi d'neuf? Je sais que c'est pas l'amour fou entre nous, et que t'as jamais été bavarde, mais là, tu fais limite de la concurrence au Pôle Nord ma pauvre! »

Je le fusille du regard mais ne rebondis pas sur cette provocation. Je fais des efforts, il ne le voit même pas, ça en serait presque vexant. Encore faudrait-il que son avis compte pour moi. Menteuse, je suis consciente de l’être. Ses commentaires me touchent. Peu, mais ils le font quand même. Juste assez pour m’embêter, avant que je ne les balaie mentalement pour passer à autre chose. Comme son offre que je considère, les yeux plissés, avant de hocher la tête.

« J’accepte ton invitation. Quand pourrait-on le faire ? »

Je n’en reviens pas de m’en remettre à lui pour ça. « ça » étant de la politique. Le « on » sonne également de manière étrange, quoique pas désagréable. Comme une alliance entre deux anciens coéquipiers. À défaut d’êtres amis, ce terme nous correspond.

« Pour ce qui est du reste, j’ai un job étudiant au Chaudron Baveur et… et c’est tout ce qu’il y a de neuf dans ma vie depuis la dernière fois. Sauf si l’on compte le fait que j’ai une conversation avec toi, dans la bibliothèque. »

On ne m’ôtera pas le fait que c’est très nouveau et que ça a encore l’air irréaliste. On a déjà eu une conversation tout à fait cordiale l’an dernier, avant la troisième tâche, mais ce n’est pas pareil. La dernière fois, il y avait une raison à cette conversation. C’était pour la victoire de Beauxbâtons au Tournoi des Six Sorciers. Celle qui a lieu présentement… La raison est “J’avais envie de parler français.”. Excuse-moi, nous sommes dans une université, il y a un cursus de langues, je suis sûre que des tas d’étudiantes auraient adoré parler français avec le Champion Valentin Déroclès. Mais non, Môsieur était incapable de “faire une croix sur une relation vieille de dix ans”. Quelle relation… Quelle hypocrite je fais aussi. Il n’est pas le seul à ne pas pouvoir faire une croix dessus. Puis c’est de ma faute si cette relation est aussi… mauvaise. Et j’ai décidé que je ne me plaindrais pas de ce choix puisque je voulais justement améliorer cette relation et mon niveau de sociabilité. Cela n’empêche juste pas que ses raisons de venir discuter ne sont pas de l’ordre de la nécessité mais des sentiments. Donc, étrange et nouveau.


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Valentin Deroclès feat. UMS

It's seem like a deja vu


- Je suis... moi? répéta le jeune homme, sans comprendre.

Est-ce que c'était un compliment, ou alors tout le contraire? Avec le ton qu'avait employé la jeune femme, on ne pouvait pas vraiment savoir. En règle générale, Valentin n'arrivait pas à déchiffrer ce qui passait par la tête d'Athéna. Sinon, leurs rapports seraient sûrement moins houleux depuis longtemps!

- J'en sais rien. Quand tu veux, quand ça t'arrange! répondit-il précipitamment, comme s'il avait peur qu'elle change d'avis.

Le jeune homme se contenait. Une explosion de joie de sa part la ferait fuir, non? Il était étrange, d'ailleurs, qu'il ressente de la joie parce que Athéna avait accepté d'être avec lui durant quelques heures... Mais Valentin ne chercha pas plus long que la première explication qui lui venait à l'esprit: son pays et le français lui manquait, et Athéna était malgré tout leurs différents une compatriote. Et elle avait participé avec lui au Tournoi, elle le connaissait par cœur depuis son enfance aussi... elle savait, en gros, par quoi il avait dû passer pour en arriver où il en était. C'était vraiment sa pire ennemie, et peut-être qu'éventuellement, un jour, elle acceptera de lui parler de manière tout à fait amicale, qui sait?

- Un job? Ton père t'as coupé les vivres, c'est ça? s'écria Valentin, un peu choqué.

Il savait que le paternel d'Athéna n'était pas tendre, depuis le temps qu'il le connaissait, mais laisser sa gamine se débrouiller toute seule, sans aucune aide, c'était vraiment horrible. Terrible, même! Valentin était bien content que ses parents soient très protecteur avec lui, en fin de compte. Même s'il devait trouver un job étudiant, au moins il pourrait toujours compter sur leur aide.



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Jeu. 24 sept 2021

« Je suis... moi ? » répète Valentin.

De toute évidence, il n’arrive pas à savoir comment le prendre. Je donne un hochement de tête.

« La pratique, c’est ton truc, la théorie, moins. C’est ce que je voulais dire. Pas un compliment, pas l’opposé, juste un constat. »

Ce n’était pas méchant, juste réaliste. Et sincère.
J’accepte son invitation à aller voir l’Alliance Unitaire, puis lui demande quand est-ce que ce serait possible. La réponse de Valentin ne se fait pas attendre : il ne sait pas, quand je veux, quand ça m’arrange. Il a vraiment envie que j’y aille pour se plier à mon emploi du temps, ou alors c’est juste que c’est possible n’importe quand, donc autant me laisser le choix sur cette partie…

« Ok… Je t’enverrai un hibou dans ce cas, pour voir quand ça m’arrange. »

Je n’ai pas toutes les dates par coeur dans la tête non plus. Je reste humaine, j’ai un planning chez moi. C’est tellement pratique… Pourquoi faire sans ? Je ne me repose pas totalement dessus non plus, mais quand même un peu. Juste assez pour utiliser ma mémoire pour autre chose, sans en avoir besoin à tout instant de la journée pour connaître mon planning exacte.
Je lui donne ensuite des nouvelles d’à quoi ressemble ma vie depuis la dernière fois qu’on s’est vus, c’est-à-dire, mon job étudiant.

« Un job? Ton père t'as coupé les vivres, c'est ça? » Valentin s’écrie, l’air horrifié.

Est-ce que mon père donne vraiment l’impression d’être capable de faire ça ? Est-ce que ma mère pourrait le laisser faire ? Je veux dire, elle a su résister alors qu’il voulait un fils… parce qu’elle voulait seulement un enfant, pour pouvoir s’en occuper bien, sans avoir à se partager pour plusieurs enfants. Je ne pense pas qu’elle puisse me laisser sans argent. Non, ce ne serait pas possible. Et puis, qu’est-ce que je pourrais faire qui donne cette envie à mon père, sérieusement ? Non, ce n’est pas réaliste.

« Non, non, mon père n’a rien fait de ce style. Il a juste voulu que je prouve que je peux me débrouiller seule, même si je n’ai pas besoin d’argent. Prouver que je suis autonome, puis me faire découvrir l’expérience du monde du travail. Quelque chose de ce goût. »

Je soupire. Ce n’est pas mon expérience préférée, définitivement. Sachant que je ne suis pas morte durant le Tournoi, je dirais que c’était une meilleure expérience : compétitivité, réflexion, l’adrénaline… C’était l'epitome de toutes les compétitions que j’ai pu vivre. Même si je n’ai pas gagné, c’était mieux que ce job de serveuse au Chaudron Baveur.

« Toi, le monde du travail, ce sera l’an prochain avec les stages c’est ça ? »

En général, les stages commencent en deuxième année ici.



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It's seem like a deja vu
Jeudi 24 septembre 2021 •••Valentin hocha la tête, en souriant. Oui, évidemment, ce vieux truc sur la théorie, et la pratique. Entre eux, ça avait toujours été comme ça : ils se complétaient, et se mesuraient l’un à l’autre… depuis presque quinze ans, d’ailleurs ! Le temps passait si vite… « Je vois ce que tu veux dire. C’est toujours comme ça, depuis qu’on est gosses, toi et moi, hein ? » Lui dit-il en lui tapotant l’épaule, sans prendre garde à ce que la jeune femme pourrait penser de ce rapprochement physique aussi soudain qu’incompréhensible. Mais le jeune homme était juste content, heureux de pouvoir parler sa langue maternelle, et avec une personne qui le connaissait presque aussi bien que ses sœurs.

« J’attendrai ton hiboux avec impatience, du coup ! Mais d’abord, je parlerai de toi à Eskrine. Tu verras, il est cool comme gars ! »
Et il aimera sûrement la jeune femme, qui était bien plus intelligente que lui – mais pas très avenante, certes. « On ira ensemble, comme au bon vieux temps. Tu te rappelle, quant on partais de chez moi pour aller s’entraîner avec Héloïse et Thaïs ? » Le bon vieux temps où tout deux se battaient presque à mort, oui… Ah, l’enfance, un moment merveilleux pour les deux français.

« Oh, d’accord, tu m’as fait peur. J’ai crû que t’étais en galère, ou quelque chose comme ça. » Valentin regardait ses pieds, un peu honteux d’être encore une fois passer pour un imbécile aux yeux d’Athéna. « Tu sais... » Commença-t-il toujours en fixant le sol. « Si jamais tu te retrouve dans une situation compliqué, tu peux toujours compté sur moi, d’accord ? » Le jeune homme releva les yeux, prudemment. Elle n’avait pas l’air si en colère que ça… Son regard accrocha l’horloge, qui était pendu sur le mur juste derrière la jeune femme. « Oh merde, c’est déjà cette heure ! Désolé, j’dois filer, j’ai cours ! A plus Athéna ! » Et Valentin quitta la pièce en courant : il allait encore arriver en retard et n’aurait pas de bonne place en amphi s’il ne se dépêchait pas !©️ 2981 12289 0

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