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RPG Harry Potter

In RPG, nous sommes en Janvier 2022.

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I'm singing in the rain, laughing at the clouds that surround meMercredi 06 Octobre 2021

Pluie battante, l'automne en Angleterre ressemblait à  beaucoup d'autres jours de l'année. Mais la sensation procurée était tellement forte que ça n'empêchait pas les gens d'apprécier le pays. Toi, la pluie, t'adorais ça. C'était le meilleur moment pour toi pour aller passer un peu de temps sur le Chemin de Traverse, souvent déserté par les sorciers, dont les familles, bien trop nombreuses à ton goût, et beaucoup trop envahissante. Sensation grisante chez toi, la pluie t'avait fait te balader, quitte à prendre l'eau, à faire quelques emplettes, avant de t'arrêter au Chaudron Baveur. T'avais commandé une bièreaubeurre, puis une autre. Et encore une autre. Et encore d'autres, dont t'avais perdu le compte. T'avais certainement consommé autre chose que des bierreaubeurres, peut-être aussi un peu de vodka-pur-feu. Disons que tu t'étais laissé entraîné dans ta folie des grandeur, dans le grisement de ce temps d'automne, à la fois de façon agréable, que dans une sorte de désespoir de cette pluie qui pourtant, était là un bon nombre de jours dans l'année.
Si t'avais perdu le compte, la notion du temps, mais aussi du volume sonore que tu employais, te mettant à chanter, comme un ivrogne, ce n'était pas le cas de toute le monde. Et ça faisait déjà bien vingt minutes que tu chantais tes chansons paillardes à tue-tête, tellement fort que presque tout le monde avait fait silence autour de toi, un silence assourdissant, presque mortifié par le fait que tu chantais extrêmement fort, mais surtout, très faux, dérangeant tout le monde. « I'm singin' in the rain, just singin' in the rain ! What a glorious feeling... I'm happy again, I'm laughin' at clouds so dark up abooooove, the sun's in my heart, and i'm reeeeeadyyyyy for looooove..» T'avais perdu toute sorte de dignité. Tu chantais mal, te trompais parfois dans les syllabes, ou les balbutiais. T'étais un peu une honte, pour les gens qui pourraient te connaître, à ce moment précis. Et t'avais certainement aussi perdu toute sorte de respect des gens qui t'entouraient. T'étais soulant, presque comme l'alcool. Avec une bonne gueule de bois que t'offrais au reste du monde. Jusqu'à ce que, excédés, deux grands barraqués ne viennent te prendre par les bras pour te sortir. T'étais intenable, insupportable. T'aurais pas pu rester chez toi, sans faire de bruit, et te souler tout seul ? Non, fallait toujours que tu viennes faire chier quelqu'un. Pourrir la vie et l'existence de certaines personnes. Mais pour le coup, t'avais fini par te trouver viré, seul, sous la pluie, et surtout sans tes quelques emplettes. Enfin, c'était pas comme si ça te préoccupait; On aurait cru que tu te prenais pour un moldu dans un de leur clip de musique, à passer d'un banc à l'autre en chantant, en avançant en sautillant. L'alcool rendait gai, c'était presque plaisant de te voir si léger.

Pourtant, t'avais même pas réalisé que t'étais plus dans le Chemin de Traverse, désormais. T'avançais, tu t'enfonçais dans l'Allée des Embrumes. Et tu remarquais pas cette fois ci que ce n'était plus de l'agacement, mais de la curiosité, de se demander ce que tu faisais ici, et ce qu'on pourrait bien tirer de toi. T'avais beau être la pire des crapules, toi, l'Allée des Embrumes, t'y aurais mis les pieds pour rien au monde. Ces crasseux, tous tordus, tout vicieux au point que toi-même tu n'arrivais pas à prévoir ce qu'ils avaient en tête. Non, tu préférais éviter. Et alors que deux hommes fonçaient sur toi pour essayer de te dépouiller de ce que t'avais, même si c'était pas grand chose. Et pour faire bonne figure, ils t'avaient désarmé, et te passaient à tabac, comme le feraient des moldus. Toi, t'avais plus aucun réel contrôle sur tes membres, sauf peut-être sur ta langue, bien qu'encore engourdie par l'alcool, qui te permettait d'essayer d'articuler un « Au... Au se...couuuurs !»  de désespoir. T'étais fichu. Pourtant, tu voyais le petit sentier pour revenir au Chemin de Traverse à quelques pas de toi. T'aurais jamais cru en arriver là. Et les cours qu'ils te donnaient te faisaient douloureusement reprendre conscience et possession de ton corps, presque comme évaporant l'alcool. Bon sang, quand t'auras retrouvé ta baguette, ils comprendront.. mais pour le moment, tout ce que tu vois, c'est un léger filet de sang couler au sol, sans savoir de quel partie de ton corps est-ce qu'il provient. Alors, dans un soupir de désespoir, tu fermais les yeux, attendant que ta fin, ou en tout cas, celle des coups, ne finisse par arriver. T'en avais presque fini de te débattre.
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I'm singing in the rain, laughing at the clouds that surround meMercredi 06 octobre 2021

Assise à genoux près du feu, je récitais les 7 principes de notre tribu.

« Le monde est ce que vous croyez qu’il est - Tout n’est que rêve, tous les systèmes sont arbitraires.
Il n’existe pas de limites - Tout est relié, tout est possible, relié mais autonome.
L’énergie circule là où vous concentrez votre attention - Tout est Énergie.
Maintenant est le moment de pouvoir - Tout est relatif, le pouvoir augmente avec l’attention des sens.
Aimer implique être satisfait avec l’Amour - L’Amour augmente à mesure que nous cessons de juger. Tout est vivant, conscient et sensible.
Tout pouvoir provient de l’intérieur - Tout a du pouvoir, le pouvoir provient de l’autorité.
L’efficacité est la mesure de la vérité - Il existe toujours une autre façon de faire les choses. »


Je jetais un peu de poudre rouge dans le feu qui produisit de grandes flammes avant de retrouver son calme habituel. C’était reposant d’entendre le feu crépiter ainsi.

La pluie s’était abattue sur Londres depuis quelques jours et avec elle, le temps s’était nettement radouci. Mingan travaillait à la ménagerie magique jusqu’à tard ce soir. Cette patronne insupportable lui avait ordonné de faire un nettoyage complet de la remise. Je m’étais proposée à lui filer un coup de main mais il avait expressément refusé, me demandant de me concentrer sur mes études. J’avais donc fait mes devoirs et avais préparé le repas du soir. Puis, comme j’avais un moment de répit, j’avais souhaité retrouver le calme de mes ancêtres en me raccrochant à un rituel de la tribu.

Ceci fini, je décidais d’aller me débarbouiller le visage dans la salle de bain. Mon reflet dans le visage démontrait des semaines pénibles. En effet, Naomi et Alec étant partis de l’UMS, le groupe n’avait pas tenu longtemps. Jeremy avait décidé de continuer une carrière solo tandis que Maria souhaitait se recentrer sur les études. De mon côté, je n’étais pas assez confiante pour me produire sur scène seule, aussi je songeais à reformer un nouveau groupe. Moi qui étais si timide et surtout si différente de la plupart de mes camarades, je craignais que mon idée ne tombe à l’eau.

Soudain, la fenêtre de la salle de bain s’ouvrit violemment. Mince, je pensais que Mingan l’avait réparé. D’un coup de baguette magique, je replaçais le bout de bâton qui maintenant le batant de la fenêtre fermée. Le sol était tout trempé. Je soupirais avant de m’apercevoir que mon pied marchait sur quelque chose. Je me penchais et le mis devant moi : une plume de geai bleu. Chaque plume d’oiseau signifiait quelque chose et les signes n’étaient pas ignorées. La plume de geai bleu apportait en général la clarté dans certaines situations sombres ou troubles, elle apportait aussi la lumière qui faisait disperser les nuages de la dépression et de la tristesse. En somme, c’était une occasion à saisir. Je jetais un coup d’œil au dehors. La pluie n’avait pas cessé, mais je devais voir où mon instinct me conduirait.

Je balançais une serpillère sur l’eau entrée dans la salle de bain avant d’enfiler une cape et d’ouvrir la porte de dehors. Je serai trempée jusqu’aux os et j’entendais déjà Mingan m’interdire d’y aller. Mais un nouveau regard vers la plume de geai bleu me disait que j’avais raison de le faire. Je fermais la porte d’un Alohomora et partis dans les rues du Chemin de Traverse où nous habitions tout près.

Inutile de réfléchir, je faisais confiance à mon instinct pour la direction que je devais prendre. Je savais que c’était le dieu créateur qui guidait mes pas et je lui faisais confiance. Mais quand j’arrivais à l’embranchement qui menait jusqu’à l’Allée des Embrumes, j’eus un doute. Mingan m’avait toujours défendu d’y aller. On n’y trouvait rien de bon. Mais mon instinct me poussait à y aller. Je regardais autour de moi. La pluie avait fait fuir tout le monde même si les bars du Chemin de Traverse avaient la lumière allumée. Mais l’Allée des Embrumes était encore plus sombre qu’à son habitude. Je resserrai la plume dans mes mains et me décidais à y aller.

Il ne me fallut que quelques secondes pour réaliser ce qu’il se passait : deux hommes étaient en train de passer à tabac un autre, étendu sur le sol, qui gémissait faiblement. Je ne pouvais pas laisser faire ça. Mon âme de Gryffondor me poussa à me saisir de ma baguette et dans l’effet de surprise, je lançais un Expulso au premier qui atterrit sur le deuxième. Les deux hommes relevèrent les yeux vers moi et je déglutis. Je n’étais pas taillée pour un combat et j’avais agi sans réfléchir.

Immobile, je les regardais, essayant d’anticiper leur mouvement quand l’un d’eux commença à prendre la fuite. Quoi ? C’était tout ? Surement des voleurs venus dépouiller ce pauvre malheureux. Je me penchais sur le corps qui était bien amoché. Il était couvert de pluie, de sueurs et de sang. « Ça va aller, je vais prendre soin de vous. » lui indiquais-je pour le rassurer. Mais il semblait inconscient. Je regardais à droite, à gauche. Personne. J’allais devoir me débrouiller seule.

***

J’ignorais que cette plume me conduirait à sauver la vie d’Anton Danchev. Mais c’était pourtant ce qu’elle avait fait. Je la regardais avec une profonde réflexion avant de la déposer sur ma table de nuit, reprenant place sur la chaise à côté de mon lit. Lorsque j’avais ramené le jeune homme par un sortilège de lévitation jusqu’à chez moi, je l’avais d’abord déshabillé avant de le placer devant le feu. A l’aide d’un gant je lui avais nettoyé le visage mais j’avais du faire usage du sort « Episkey » une ou deux fois pour son nez. Ensuite, alors qu’il était à moitié conscient et balbutiais des paroles incompréhensibles, je l’avais glissé dans mon lit avec quelques couvertures supplémentaires. Enfin, pour faire bonne mesure, j’avais pratiqué la cérémonie de Purification sur chacun de nous : après un séjour dans l’Allée des Embrumes, nous en avions bien besoin.

Pour cela, j’avais d’abord du réciter quelques prières avant de remercier le dieu des forces naturelles pour m’avoir permis de sauver Anton. Ensuite, j’avais apporté une coquille, symbolisant l’eau, une bougie pour le feu, des herbes et de la cendre pour la terre, et de la fumée pour l’air. J’avais déposé les feuilles de sauge dans la coquille, puis de la poudre de cèdres avec quelques brins de foins d’odeur. A l’aide de la bougie, j’avais allumé les herbes puis, avec une plume de pie permettant la guérison, j’avais dirigé la fumée selon les 4 points cardinaux : d’abord, à l’est, puis sud, ouest et nord. Enfin j’avais projeté la fumée vers le sol puis vers le ciel. J’avais posé la coquille sur la table de nuit pour dégager la fumée autour du corps d’Anton puis du mien avant d’ouvrir la petite fenêtre de ma chambre. « Je remercie l’Esprit pour la vie qu’il nous a accordé et je lui demande son aide pour recevoir la pureté dans mon esprit et dans mon cœur. Usen, entends notre prière. »

Avec la fenêtre ouverte, nos énergies négatives avaient pu s’enfuir et les cendres restantes dans la coquille seraient remises à la terre. A chaque fois que je procédais à ce rituel, je me sentais apaisée, sûre de moi, fière.

Anton dormait depuis quelques heures quand Mingan rentra. Je lui expliquais la situation et réussis à négocier pour pouvoir veiller moi-même sur Anton. Mingan ne rechigna pas trop : après un travail éreintant, il mangea rapidement et rejoignit son lit en peu de temps. Je l’entendais ronfler à l’étage quand Anton se réveilla. Il était environ 23h. J’étais tout juste en train de m’assoupir quand il parla. Je me redressais et chuchotais : « Bonsoir, Anton. » La dernière fois que j’avais eu à faire à lui, c’était l’an dernier en mai. Il m’avait ridiculisé devant toute une assemblée d’étudiants alors que j’en étais amoureuse. Je pensais à présent en être guéri mais en voyant son visage détendu, hagard, je me demandais toujours s’il était vraiment celui qu’il voulait montrer aux autres … « Tu n’as rien à craindre ici et j’ai demandé à mon oncle : tu peux rester dormir. Ce serait plus sage car il pleut toujours. » continuais-je à voix basse et de manière très calme.
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« Tu vas m’aimer, Davina Maïkan. Je suis heureux de te laisser prétendre un moment que ce n’est pas déjà le cas. »

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I'm singing in the rain, laughing at the clouds that surround meMercredi 06 Octobre 2021

Malgré toutes les embrouilles dans lesquelles tu avais pu te trouver au fil des années, jamais tu ne t'étais trouvé dans une situation qui soit tant à ton désavantage. Les deux contre un, généralement, tu étais dans l'équipe majoritaire. Et vous n'employiez pas vraiment les poings. Ni les baguettes. Tout ça, tu le réservais pour les face à face en nombre égal. Alors oui, tu étais peut-être un peu trop alcoolisé, perdu et enfermé dans ta colère, ta haine, parfois même de toi-même, mais celle là, tu ne l'avais pas vue venir. Deux hommes, imprévisibles, la situation que tu n'aurais su imaginer. Finalement, l'alcool présentait plus de risques que ceux qu'on voulait bien montrer. Ceux dont on osait parler clairement. Tu t'étais vu mourir, jusqu'à voir une ombre, de loin, une silhouette que tu ne reconnaissais pas, s'approcher. A pas feutrés, elle venait vers toi, et ces deux assaillants, sans prononcer un mot. Dans ta tête, c'était simple : cette personne venait prendre part au combat. Au sol, l'esprit embrumé par la douleur de chaque coup reçu, il aurait été impossible à tes yeux qu'elle ne vienne pour t'aider. Un sort puis un autre, et tu étais libéré du joug de tes bourreaux. Et, alors que sa voix se voulait rassurante, de même que ses mots, tu te laissais aller aux brumes obscures, aux ténèbres de ton esprit, et tombais dans les abysses de l'évanouissement.

Ton corps déplacé dans les airs, tu le rêvais souvent. Et dans cet espèce de coma momentané, comme d'une auto-protection de ton esprit et de ton corps, tu avais l'impression de le rêver une fois de plus. Avec la magie, t'avais appris que beaucoup de choses étaient réalisables. Et que voler n'était pas possible qu'en rêve. Même si là, tu n'avais aucune conscience que ce n'était pas qu'un rêve.

T'avais combattu contre la douleur, qui avait commencé à se faire plus présente encore, même dans ton sommeil. Et finalement, t'avais ouvert les yeux. Autour de toi, tout était différent. Tu n'étais plus dans le chemin de traverse, encore moins dans l'allée des embrumes. Tu étais dans un endroit fermé, protégé, sec, et surtout, allongé dans un lit dont tu pouvais désormais apprécier le confort, mieux que le bitume sur lequel tu t'étais fait passé à tabac. Tu sentais une légère fumée qui te titillait les narines, mais rien de trop dérangeant. Et finalement, tu essayais, dans un peu de douleur, de te redresser pour voir la personne qui te saluait. cette voix, tu la connaissais bien. Autrefois, tu la trouvais criarde. Ce jour-là, t'avais envie de la remercier d'être venue à ton secours. Davina Maïkan avait tout pour te détester. Elle aurait eu toutes les raisons du monde de te laisser à l'allée des Embrumes, endurer ta triste pénitence, quitte à ne pas en ressortir indemne. Mais elle n'avait pas agit de la sorte. De la même façon dont toi, tu aurais pu laisser un autre.
Tu plissais les yeux, en essayant de te faire confirmation toi-même qu'il s'agissait bel et bien d'elle. Et quand tu arrivais à t'en faire confirmation, tu essayais de refermer ton visage au mieux. Et tu te laissais retomber la tête en arrière, sur l'oreiller, dans cette nonchalance qui était tant tienne.  « Bonsoir Davina..» que tu lançais, en soupirant, et en rivant tes yeux sur le plafond. Tu l'écoutais ensuite parler, et ses mots te firent réaliser qu'il était temps au moins de tenter d'avoir un comportement humain. Après tout, elle, elle avait été plus qu'humaine avec la bête que tu étais. Sans relever la tête, tu faisais glisser tes yeux jusqu'à elle. « Merci. Pour ce que tu as fait ce soir. » Ce qu'elle avait fait sant prendre en compte la bêtise qui t'animait au quotidien. La colère aussi qu'elle devait avoir face à toi. Tu essayais de te relever, non sans grimacer, pour cette fois-ci, pouvoir lui parler sans te tordre la tête et le cou dans tous les sens. « Vraiment.» Oui,; parce que dans le fond, elle n'était pas obligée. Elle aurait pu te laisser au sort que tu méritais plus que toute autre chose. Et aussi parce que plus que tu ne saurais jamais le dire, tu lui étais vraiment reconnaissant de son aide. Mais ça, fallait être plutôt du genre sympa pour arriver à le prononcer à haute voix.
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I'm singing in the rain, laughing at the clouds that surround meMercredi 06 octobre 2021

Anton ne rechigna pas. Les forces encore lui manquaient et la pluie battante contre les carreaux durent le dissuader de se lever maintenant. Il se laissa retomber contre les oreillers, puis ses yeux glissèrent jusqu’à moi. Malgré moi, je me laissais comme envoûtée par ce regard qui n’était ni hautain, ni malveillant. Anton Danchev avait un regard dont seul lui avait le secret. Et puis, soudain, des paroles insensées sortirent de sa bouche : « Merci. » Même moi qui voyais toujours le bien en chacun d’entre nous, je ne pus m’empêcher d’ouvrir la bouche dans un hoquet de surprise. « Pour ce que tu as fait ce soir. » ajouta-t-il. J’esquissais un rapide sourire. « Oh, ne t’inquiètes pas pour ça, ce n’était rien. » C’était vrai. Je n’avais fait que suivre cette plume, et mon instinct. Et puis, toute personne normalement constituée n’aurait pas laissé un pauvre jeune homme se faire tabasser sans réagir, si ?!

Le Sang-Pur se redressa alors à nouveau. Une grimace de douleurs lui tordit la bouche, signe que la Potion que je lui avais donnée un peu plus tôt ne faisait plus effet. « Vraiment. » insista-t-il. Cette fois-ci, je ne sus pas comment réagir. Il semblait réellement sincère, et c’était comme s’il voulait me faire passer un message. Je lui avais sauvé la vie, certes, mais je ne pensais pas qu’Anton Danchev puisse se montrer aussi reconnaissant. Se sentait-il coupable de quelque chose ?

Je secouais la tête et décidais de me lever de ma chaise. Sans un mot, je quittais la chambre pour rejoindre la cuisine où je trouvais rapidement les ingrédients qui m’étaient nécessaires pour une Potion d’anti-douleurs. Quelques minutes plus tard, je revins dans la chambre. Anton ne s’était pas rendormi comme je l’espérais. D’un coup de baguette magique, j’allumais les bougies en lévitation qui ornementaient chaque coin des murs de ma chambre. Au regard d’Anton, je vis qu’il observait un peu plus le lieu dans lequel il se trouvait, à commencer surement par les attrapes-rêves et divers objets amérindiens qui étaient déposés par-ci par-là.

Je vins m’asseoir sur le lit, surprenant un peu l’étudiant par notre proximité. Je lui tendis le verre. A l’intérieur, une mixture violette et fumante se dégageait. « Il s’agit d’une Potion qui devrait te soulager de tes blessures pendant un moment. Au moins le temps de te rendormir. » lui indiquais-je. Je vis qu’il hésitait. « Tu ne me fais plus confiance ? » demandais-je avec un petit rire dans la voix avant de lui reprendre le verre des mains et d’en boire une gorgée.

Le jeune homme consentit finalement à boire et reposa le verre sur la table à côté de lui. « Tous les Sang-Purs ont-ils des goûteurs ? » demandais-je à moitié curieuse par ses manières. « Tu n’es pas obligé de répondre. Il est vrai que je me moque sans doute un peu. » avouais-je en haussant les épaules. « En revanche, je n’ai aucun remède pour la gueule de bois. » Je haussais les épaules en levant les yeux vers lui, toujours assise sur le lit. « Je n’ai pas réussi à récupérer toutes tes affaires. Ces brigands t’ont dépouillé de quasiment tout ton argent, ainsi que de tes sacs. Mais j’ai retrouvé ce livre par terre. » D’un nouveau coup de baguette, un livre se mit à léviter du fond de la chambre, derrière les habits d’Anton qui séchaient.

Je réceptionnais le livre sur mes genoux avant de la tendre à Anton. « C’est pour tes études ? Ou pour ton plaisir personnel ? » demandais-je. « Excuse-moi, je me mêle sans doute de ce qui ne me regarde pas. » me rendis-je compte avant de me relever. « Tu préfères que je te laisse te reposer, sans doute ? »
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I'm singing in the rain, laughing at the clouds that surround meMercredi 06 Octobre 2021

Toujours dans le lit, mais pour le moins conscient, tu essayais de te redresser, de te relever Vainement. Faible et défait, tu avais l'alcool qui s'amusait à monter dans ta tête et qui se jouait de toi. Pourtant, le plus dur était passé. Il ne restait plus que la suite à assumer. La gueule bois. L'impression d'avoir l'univers contre toi, l'impression de mourir à moitié, d'avoir la tête qui allait exploser. Tu regrettais désormais cette soirée de la veille autant pour la gueule de bois que les douleurs que ton corps subissait du fait des cours.
Mais la honte de se trouver récupéré et soigné par une inconnue était vite remplacée par le fait qu'il s'agissait de Davina. Elle à qui tu avais fait tant de misères. Comment pouvais-tu seulement accepter son aide alors que lors de votre dernière entrevue, si tu avais pu, tu lui aurais craché au visage, juste dans la but de lui faire honte, et de l'humilier devant tes amis. Maintenant, la seule chose que tu éprouvais pour elle, c'était de la gratitude. Elle aurait pu te laisser agoniser au sol, et tu l'aurais bien mérité.
Peut-être que, dans le fond, les gens méritaient plus d'attention et de gentillesse que toi. Il te fallait peu pour réaliser que tu n'étais pas le seul qui avait le droit à cette attention. Quand bien même ton statut du sang te donnait accès à plus de droits à tes yeux. Mais cette fois-ci, tu t'étais humilié devant elle. Tu lui avais montré ta gratitude. Tu avais utilisé le mot "merci" que tu n'avais jamais utilisé auparavant. Ou en tout cas, pas dont tu ne puisses te souvenir.
Ses mots tu les avais bien imprimé dans ton cerveau. Tu avais le droit de rester ici pour te reposer. Tu lui souris le plus largement possible pour toi -c'est à dire pas beaucoup, c'était plutôt comme une grimace- qui laissait également apparaître la souffrance de tes cotes, os et muscles. « D'accord, très bien.» que tu disais, tout en restant, calmement, à peine redressé, avant de te laisser retomber sur l'oreiller. Tu prenais un air grave. Celui avec lequel tu annonçais le pire, pourtant, ce n'était qu'une question qui te brulait les lèvres. «Pourquoi est-ce que tu m'as aidé ?» Justifiée, vu tout ce que tu lui avais fait endurer.

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I'm singing in the rain, laughing at the clouds that surround meMercredi 06 octobre 2021

Anton paraissait être totalement dans le coaltar. Il ne répondit à aucune de mes questions. Je devais certainement l’ennuyer. Je reposais le livre sur la table de nuit à ses côtés et m’apprêtais à sortir quand sa voix me fit me retourner : « Pourquoi est-ce que tu m’as aidé ? » Je croisais son regard à moitié conscient et haussais les épaules. « Parce que tu en avais besoin. » répondis-je le plus naturellement du monde. « Qu’importe qui tu es, qu’importe ce que tu aies fait, aux gens comme moi … à moi … jamais je ne laisserai une personne se faire tabasser à mort. » Le jeune homme m’observa un instant, hésitant sans doute à répondre quelque chose. Oui, ce qu’il m’avait fait n’était pas correct. Et ce qu’il ferait encore après ne le serait pas. Mais je ne changerai pas ma nature, même s’il était le dernier des salauds. « Je suis de celle qui pense que tout le monde a le droit à une deuxième chance. » ajoutais-je alors en me glissant au-dehors de la chambre. Je refermais la porte et m’appuyais contre celle-ci avant de pousser un long soupir.

Je sortis le totem que je gardais autour de mon cou et le serrai fort dans ma main, comme voulant qu’il me donne la force de poursuivre ce que j’avais commencé.

Vendredi 10 décembre 2021

Ma route n’avait pas recroisé celle d’Anton depuis ce matin où il s’était levé de la chambre, avait balbutié des excuses avant de s’enfuir. Mingan lui avait proposé de prendre le petit-déjeuner avec nous mais l’étudiant avec préféré refuser poliment. Je ne lui en avais pas voulu. C’était sans doute mieux ainsi.

De mon côté, j’avais repris ma vie. J’avais fondé le groupe des Spero Patronum à la mi-novembre. Il nous manquait encore un batteur mais je ne doutais pas que nous trouverions vite avec nos premiers concerts. D’ailleurs, nous en donnions un ce soir-même au Chaudron Baveur. J’avais un peu le trac mais ce n’était pas autant que Camilla. J’avais réussi à surmonter ma peur de la scène lors de mes premiers concerts avec les Sparks. Je devais reconnaître que ça m’avait beaucoup aidé à prendre confiance en moi. Ce soir, j’étais peut-être stressée, mais j’avais une nouvelle fois tout un groupe de personnes avec moi et je savais que ma voix allait tout déchirer. D’ailleurs j’essayais de donner des conseils semblables à Camilla pour l’aider à se détendre. Apparemment quelqu’un était venue la voir jouer et même si elle ne le connaissait pas beaucoup, elle était mal à l’aise à cette idée. On fit quelques exercices pour s’échauffer la voix et je l’aidais à se détendre en lui donnant une Potion confectionnée par la tribu.

Et tout se passa très bien. James et Alex se donnaient à fond avec les guitares et Zachary jouait merveilleusement bien. Avec Camilla, nous formions un excellent duo sur scène et rapidement, je la vis se détendre au fur et à mesure des chansons. On fermait les yeux et nous étions transportés dans un tout autre univers. D’ailleurs, le public était génial lui aussi. Il tapait dans les mains pour suivre le tempo et nous acclamait à chaque fin de chansons. C’était agréable d’être reconnue pour ce qu’on faisait.

Il était 00h passé quand le patron du Chaudron Baveur nous demanda d’arrêter. Une dernière chanson et c’était fini. Je laissais les garçons remballer leurs instruments alors que j’allais nous chercher un verre. « Deux jus de citrouille et trois Bieraubeurres s’il vous plait. » Un garçon annonça alors que c’était pour lui. Je tournais la tête, surprise, qu’un jeune homme m’aborde de cette manière, mais quand je reconnus le visage d’Anton Danchev, je déchantais un peu. Je pris une inspiration et essayais d’avoir un visage neutre. « Tu … es tout seul ? » Sous-entendu, n’y avait-il pas sa cour derrière lui à commenter ses faits et gestes, et ses fréquentations par la même occasion.

Je papillonnais des yeux durant quelques instants quand il m’indiqua qu’il avait assisté au concert. « Oh … ça t’a plu ? » demandais-je, sérieusement étonnée qu’il s’intéresse à ce genre d’événements. Le barman revint avec les boissons demandées et je vis Anton sortir l’argent pour régler. « Tu n’es pas obligé, je peux payer. » lui assurais-je mais le jeune homme refusa. « Bon … eh bien, merci Anton. » Je souris, pour vraiment le remercier même si j’étais très étonnée de son comportement. Pourquoi faisait-il ça ? Voulait-il essayer de se racheter pour son comportement ? Deux mois après ?
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