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RPG Harry Potter

In RPG, nous sommes en Février 2022.
Profitez bien des nouveautés ! Le récapitulatif est ici !

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Les bons comptes font les bons amis On m’a souvent mis plus bas que terre, ainsi soit la vie au nom du père. Faut-il implorer sans jamais toucher le ciel, que je reste cloué sans déployer mes ailes. Maudits soient le sort les lois, je ne m’y soumets pas. Ne me demandez plus de marcher droit, j'éprouverai vos torts, j’adore le chemin que je vois. Je veux la gloire à mes genoux, je veux le monde ou rien du tout. Pas les menus plaisirs, pas les petits désirs, les privilèges. Je veux les plaies de l’amour fou, je veux la corde à votre cou. ••• Mercredi 13 octobre 2021 •••
« Je crois qu’il n’y a pas plus enrichissant dans tout New-York que ce musée. » déclara tout haut Rafaël en tournant à peine la tête vers la jeune Morris. La jeune femme fronça les sourcils, hésitante sur la façon dont elle devait réagir face à cet inconnu.

Depuis une quinzaine de jours, Rafaël cherchait à s’approprier de la bile de Trolls, un ingrédient très rare qu’il devait pourtant se procurer pour l’une des expériences du professeur Sovinski. Il prenait tous les risques et encore il n’avait pas réussi à y mettre la main dessus. Il avait demandé à son voleur préféré, Arsène, de s’en charger, mais celui-ci avait décliné l’offre. Rafaël n’aimait pas qu’on lui dise non, mais heureusement pour le voleur, celui-ci lui avait donné un autre nom. « Leandra Morris. » Une voleuse hors-pair dans son milieu. C’était une affaire familiale par chez elle, et elle avait ça dans les gênes. Alors autant en profiter ? Il avait demandé où il pourrait la trouver et on lui avait dit qu’elle avait une transaction à faire au musée du Cône d’Ombres le 13 octobre, à 10h.

Il était bien connu que le musée n’était pas un lieu très fréquenté, et à vrai dire, il n’était pas très protégé. Seuls les mages noirs, ou les gens mal famés s’y rendaient. Alors, comment le protéger d’eux ?

La jeune voleuse choisit finalement la fuite, pensant qu’il s’agissait là d’un Brigadier venu l’arrêter. En transplanant, Rafaël atterrit juste devant la jeune femme qui utilisa du même goût pour transplaner juste devant les portes. Mais le demi-vampire n’était pas venu seul. Deux vampires usèrent de leur vitesse pour attraper la voleuse. D’un sort, ils la ligotèrent et vinrent la poser à côté de Rafaël qui s’était tranquillement assis à un banc pour observer une peinture représentant le célèbre Grindelwald.

« Savez-vous ce que cette inscription signifie ? » demanda-t-il en pointant le doigt au bas de la peinture où était écrit « Pour le plus grand bien », la devise du célèbre mage noir. « Que cela devait être fait pour le bien de tout le monde, des No-Maj’ essentiellement. » expliqua-t-il lentement. « Aujourd’hui, j’aimerais reprendre cette devise, mais cette fois-ci pour que ce soit un bien pour les sorciers. » Il tourna la tête vers Leandra qui ne comprenait pas ce que cet homme lui voulait. « Détendez-vous, Leandra. Je suis seulement là pour faire affaire avec vous. » D’un coup de baguette, il la libéra de ses liens même si les deux vampires qui l’avaient capturé un peu plus tôt se promenaient nonchalamment dans le couloir, veillant à ce qu’il n’y ait aucune oreille baladeuse.

Le demi-vampire sortit de sa poche un sac qu’il fit tinter, faisant comprendre que quelques Gallions étaient à l’intérieur. « Il y a 10 Gallions là-dedans. Je vous en donnerai 10 de plus, si vous me trouvez de la bile de Trolls. »
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Dernière édition par Rafaël DiAngelo le Mer 9 Jan - 15:46, édité 1 fois

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Leandra Morris feat. Rafaël DiAngelo

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- Je crois qu'il n'y a pas plus enrichissant dans tout New York que ce musée.

Je hausse un sourcil, sur mes gardes, sans me soucier de masquer l'air perplexe qui me barre le visage en cet instant. Déjà, on n'a pas vraiment la même notion d'enrichissant, j'crois! Moi, j'préfère l'enrichissant sonnant et trébuchant, mais j'dois pas avoir le détachement matériel qui vient avec le grand âge! Ce mec, il fait quoi, une trentaine d'année, OK, mais... il est fort probable qu'il se soit arrêté de vieillir depuis des dizaines d'années, hein? On sait jamais vraiment sur quoi on peu tomber, ici, surtout quand on se fait apostropher aussi cruement. Personne ne se donne pour ce qu'il est véritablement, dans un coin comme celui-là, et moi la première!

J'me déporte un peu sur la gauche, en prévoyant une ouverture, j'bats en retraite lentement, au début. Hé, vaut mieux prévenir que guérir, pas vrai? Si ça se trouve, ce mec me prends pour quelqu'un que je suis clairement pas. Sa phrase à l'air bien trop sophistiqué pour sonner vraiment juste dans sas bouche, ou alors j'me fais des idées. Un Brigadier? Un mage noir cherchant des cobayes? J'avoue que j'vais pas m'éterniser ici pour satisfaire une curiosité bien mal placée! La fuite, même si c'est pas bien glorieux, et parfois la meilleure des solutions.

Mais ce mec est pas venu seul! Je souris, malgré moi. Même si me faire ligoter par ce qui semblent être des mercenaires vampires ne faisait pas parti de mes priorités d'aujourd'hui, j'peux pas m'empêcher d'apprécier le travail bien fait, un peu de prévoyance et de bon sens, quand bien même ça se retourne contre moi! A la réflecxion, j'me dis que j'aurais peut-être dût courir, au lieu de transplaner, au moins ça l'aurait surpris, non? Enfin... Il a d'ailleurs le mauvais goût de me mettre en face d'un portrait de Grindewald - comme quoi, il connait mon prénom, mais pas plus que cela! Ce qui me rassure, dans un sens. J'pense pas que, si c'était un de ses tarés qui hait les Né No-Maj', il serait tranquillement en train de papoter avec moi. Mais je ne peux pas empêcher un rictus se dessiner sur mes lèvres.

- Vous n'avez pas vraiment l'air de savoir à qui vous vous adressez, si? fis-je sur un ton assez léger.

Mais je n'en dis pas plus. Autant de ne pas envenimer la situation en provoquant, ou en l’énervant. Surtout qu'il me propose une affaire, et pas des moindres! Dix Gallions? Et la même somme une fois la mission effectuée? On peut dire qu'il sait parler à l'âme de voleur qui sommeille en moi, au moins!

- C'est tout ce qu'il vous faut? demandai-je d'une voix douce, en tendant la main comme pour réceptionner la bourse. Et puis-je savoir pour qui je travaille, ou dois-je tirer les conclusions moi-même?


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Les bons comptes font les bons amis On m’a souvent mis plus bas que terre, ainsi soit la vie au nom du père. Faut-il implorer sans jamais toucher le ciel, que je reste cloué sans déployer mes ailes. Maudits soient le sort les lois, je ne m’y soumets pas. Ne me demandez plus de marcher droit, j'éprouverai vos torts, j’adore le chemin que je vois. Je veux la gloire à mes genoux, je veux le monde ou rien du tout. Pas les menus plaisirs, pas les petits désirs, les privilèges. Je veux les plaies de l’amour fou, je veux la corde à votre cou. ••• Mercredi 13 octobre 2021 •••
La jeune femme se montrait méfiante. Il y avait de quoi : après une courte-poursuite, elle s’était faite ligotée de force face à un tableau de Grindelwald. « Vous n’avez pas vraiment l’air de savoir à qui vous vous adressez, si ? » demanda Leandra. Rafaël réfléchit un instant à la question avant de se tourner lentement vers la voleuse. « Il semblerait que vous non plus, Leandra Morris. » Il marqua une pause avant de reprendre d'un air détaché. « Je pense en savoir assez pour ne pas mettre votre couverture et la mienne en danger. » expliqua-t-il lentement avant de lui faire son offre. Et visiblement, celle-ci avait fait mouche.

« C’est tout ce qu’il vous faut ? » La jeune femme acceptait l’affaire, la main tendue. Rafaël laissa retomber la bourse dans celle-ci. « C’est tout ce qu’il me faut. » répondit-il. « Pensez-vous pouvoir vous la procurer d’ici mercredi prochain ? » demanda-t-il. La jeune femme qui comptait déjà les Gallions lui proposa une date qui le surprit. « Samedi ?! » Etonnant. Cette jeune voleuse réservait bien des surprises. Il se releva, ajustant son costume, avant d’ajouter : « Je vous attendrai ici-même, à 18h50. Pas avant, pas après. » Il regarda autour de lui, voyant que ses vampires indiquaient que du monde s’approchait. Il jeta un dernier regard à Leandra avant de disparaître dans un « plop ».

Samedi 16 octobre

18h48. Rafaël venait d’arriver à la Cône d’Ombre pour la deuxième fois de la semaine. Le musée s’apprêtait à fermer ses portes mais le demi-vampire avait une transaction à faire. Il n’avait eu aucun écho de Leandra et de ses affaires et il espérait que la jeune femme ne l’aurait pas fait déplacer pour rien. Cette fois-ci il était venu accompagné d’une demi-vampire seulement.

18h49. Il s’approcha du tableau de Grindelwald et caressa de son regard la toile. Cet homme l’avait beaucoup inspiré quand il était élève à Durmstrang. Et encore aujourd’hui, ses actes et ses paroles étaient de douces mélodies pour lui. Il constituait son équipe lentement mais surement. Un jour il trouverait le secret de l’immortalité. Bien sûr, cela aurait été plus simple si Flamel n’avait pas détruit cette Pierre Philosophale. Mais les choses les plus difficiles à obtenir étaient souvent les plus intéressantes.

18h50. Rafaël tourna la tête vers le couloir de droite puis de gauche. Pas de Leandra. Il serra les poings. Elle était en retard. Mais un « plop » dans son dos le fit mentir. « Leandra, je me serai presque impatienté. » dit-il de sa voix doucereuse en se retournant sur la jeune femme. « Vous avez ce que je vous ai demandé ? » demanda-t-il en tendant la main. Evidemment, elle réclamait déjà sa bourse.

Rafaël eut un sourire, cette fille lui plaisait. Elle n’avait pas peur de lui et ne perdait pas le Nord. Il plongea la main dans sa veste avant d’en ressortir un sac semblable à celui qu’il lui avait donné mercredi. La jeune femme lui lança alors un pot. Observant le contenu, Rafaël constata avec joie qu’il s’agissait bien de la Bile de Trolls demandé. « Vous m’impressionnez ! » dit-il en lui lançant alors la bourse. Déjà, la jeune femme comptait les pièces. Elle osait lui demander pour qui elle travaillait ? Rafaël rangea le pot dans sa veste en regardant une nouvelle fois autour de lui. « Disons simplement Rafaël. » dit-il en tendant une main vers Leandra. « C’était un plaisir de faire affaire avec vous. »

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Leandra Morris feat. Rafaël DiAngelo

Les bons comptes font les bons amis

Un petit sourire se dessina sur mes lèvres, et je ne fit rien pour essayer de le cacher à mon… agresseur? Futur employeur? Je crois que, tout les deux, on avait au moins un point communs: user des mots pour asseoir notre pouvoir et nous faire respecter. Sauf que là, je suis clairement en position de faiblesse, car il me tient, et je ne peux que lui obéir. Bien sûr, je n’aurais pas prit l’affaire si elle ne me convenait pas, et je me serrais libérer de ce piège par un moyen ou un autre, mais je préférais qu’il me croit totalement à sa merci. Il pécherait alors par orgueil et là… je pourrais abattre à mon tour une ou deux de mes cartes.

«Mercredi?» Fis-je avec un petit rire narquois. «Et pourquoi pas… Ce samedi?»

Il répéta, et je pouvais entendre un petit peu d’étonnement dans sa voix. Au moins, je l’ai impressionné en proposant un délai aussi court. J’aime les défi, et je comptais bien relever celui-ci! Qui sait, cela pouvait débaucher sur une entente cordiale et un partenariat fructueux pour nous deux?
Il y eut un bruit lointain, comme des bruits de pas. C’était diffus, et j’aurais cru que c’était mon imagination si je n’avais pas vu les hommes de main être un peu plus attentifs que d’ordinaires depuis une dizaine de secondes. On approchait… Les vampires, mon employeurs, ils disparurent tous avec ce bruit si caractéristique du transplanage, me laissant seule devant le tableau de Grindewald.

«Pauv’ con!» crachais-je entre mes dents, assez puérilement, à l’adresse de la toile.

Et avant que quelqu’un puisse me voir dans le musée, je rejoignis mon appartement, encore un peu secoué par les évènements. Mais au moins, j’avais de quoi gagner ma fin de semaine, et faire par-dessus le marché un petit profit nettement agréable.

Samedi 16 Octobre

Mettre la main sur la commande du psychotique imbue de pouvoir n’avait pas été aussi facile que j’aurais pu le croire. J’avais même dût impliquer à mon grand désespoir Max, et lui demandant des tuyaux. Heureusement, la paye valait largement la peine d’avoir le meilleur ami de mon frère sur le dos pendant quelques temps.

« Leandra, je me serai presque impatienté. Vous avez ce que je vous ai demandé ? »

Quand je disais qu’il était psychotique… J’ai regardé ma montre, juste après avoir transplaner, et il était 50, je l’aurais parié. Un rigide de l’horaire, en plus? Super…
Je pense qu’il ne remarqua même pas mon sourire, un brin acerbe. Toujours aussi direct, à ce que je vois… Il a tout de suite remarqué ma main tendue, bien sûr. Il ne semblait même ne remarquer que ça, à vrai dire.

«Le paiement d’abord. Ou alors vous préférez qu’on échange en même temps?»

Nouveau petit sourire en coin, ironique. Il y avait des clients qui raffolait de cette technique, ne faisant pas assez confiance aux personnes de mon espèce au sujet de l’échange des marchandises. Moi, ça m’avait toujours fait rire. C’est un truc qu’on retrouve souvent dans les films No-Maj’ policier, et j’ai toujours trouvé cette tactique un peu inutile. No-Maj’ ou pas, un voleur trouvera toujours un moyen de vous roulez s’il ne veut pas jouer selon vos règles!

«Si j’vous impressionne tant, peut-être que je pourrais connaître votre nom? Je ne vous cacherais pas que c’est plus pratique, pour les comptes!»

De toutes façon, même s’il ne voulait pas me donner son nom, ou son pseudo, je finirais bien par le trouver tôt ou tard. Le monde de l’illégalité était étonnamment restreint, et tout le monde connaissait plus ou moins tout le monde. Et beaucoup de personne avait contracté des dettes à mon égard, aussi.  Mais ,apparemment, je n’aurais pas besoin de faire appel à eux. Il s’appelait Rafaël, alors?

«Italien?» Lançais-je innocemment. «Je suis sortie avec un italien, une fois… espérons que notre relation se finisse mieux qu’avec Loretti. »

J’ai souvent remarqué que donner quelques précisions sur votre vie à vos clients les mettaient en confiance. Et un client qui place sa confiance en vous, c’est un client qui revient, et cela valait autant pour la serveuse que pour la voleuse.

«C’est, en effet, un vrai plaisir. Vous savez vous montrer généreux, Mr Rafaël. C’est agréable de rencontrer une personne qui sait vraiment apprécier la valeur de mon travail. Puis-je vous être utile d’une autre manière, ou je peux partir maintenant sans avoir à craindre vos gardes du corps si sympathiques?»

Me retrouver prisonnières d’eux ne faisait pas vraiment parti de mes priorités de ma journée, à vrai dire. Alors si je pouvais me l’éviter… En tout cas, j’espère que Rafaël n’est pas hermétique aux pointes d’humour. Il paie assez bien, et j’aimerais beaucoup qu’il me recontacte.


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Les bons comptes font les bons amis
Samedi 16 octobre 2021

Rafaël lui donna simplement son prénom, cela pouvait très bien suffire à leur transaction du moment même si le fait que celle-ci soit parfaitement réussie lui donnait envie d’avoir davantage recours à la jeune femme. « Italien ? » demanda-t-elle, curieuse. Inutile de le cacher, Rafaël hocha la tête. « Je suis sortie avec un italien, une fois … » répondit-elle, rêveuse. « Espérons que notre relation se finisse mieux qu’avec Loretti. » Rafaël voulut lancer une remarque sarcastique quand le nom le fit tiquer. Il fronça les sourcils : « Loretti, comme Dante Loretti ? » demanda-t-il. Bien sûr, qui d’autre irait se mettre dans un guêpier pareil ? Son cousin avait beau clamé qu’il n’était pas comme Rafaël, il finissait toujours par retomber dans des affaires louches. Tôt ou tard, il rejoindrait forcément sa cause.

Il était temps à présent de conclure cette affaire. « C’est, en effet, un vrai plaisir. » ajouta Leandra avec son charme habituel. Il était vrai qu’elle avait du charme, et son petit air assuré n’y était pas pour rien. « C’est agréable de rencontrer une personne qui sait vraiment apprécier la valeur de mon travail. » Rafaël sourit : « Oh, voyons, très chère, vous apprendrez vite que je ne travaille qu’avec des personnes remarquables. » précisa-t-il. C’était à la fois charmeur mais aussi vrai. Son équipe était composé des meilleurs uniquement. « Vous pouvez vous en aller comme bon vous simple, chère Leandra. » assura Rafaël avec un sourire qui laissait prétendre qu’il aimait son humour. « Mais restez dans le coin, il se pourrait que j’ai à nouveau besoin de vos services. » dit-il.

Et il disparut une nouvelle fois.

Jeudi 18 novembre 2021

Durant ces 30 derniers jours, Rafaël avait eu recours à Leandra plusieurs fois. Au départ, il avait tenu à tester la jeune femme, voir si son travail serait toujours aussi irréprochable et surtout si elle était capable de tout. Et il devait dire qu’elle ne l’avait pas déçu. Assurée et fière, elle répondait avec de l’humour et son charme plaisait de plus en plus à Rafaël qui se surprenait à faire parfois un peu plus que nécessaire la discussion. Ils changèrent d’endroit, ne tenant pas à être repéré. Quand ce n’était pas le Cône d’Ombre, c’était chez un apothicaire du Black Hole, ou bien dans un simple bar de la Voie Lactée, ou encore dans un lieu No-Maj’.

Aujourd’hui, Rafaël avait repris contact avec Leandra pour qu’elle lui procure des cornes de Magyar à Pointes. Il lui avait donné rendez-vous à 19h tapante dans le restaurant de l’hôtel Cooper, le Ballero, en lequel il avait une entière confiance. Il avait demandé à la jeune femme de soigner son apparence afin qu’elle s’intègre au mieux à ce milieu chic.

Toujours aussi ponctuelle, la jeune femme arriva à l’heure et un serveur la conduisit jusqu’à la table de Rafaël qui portait un costume noir sans aucun pli. « Installez-vous, Leandra, je vous en prie. » dit-il en indiquant la chaise en face d’eux. « Vous avez le temps pour un dîner, j’espère ? Disons que c’est … une prime pour votre travail. » ajouta-t-il avec un sourire malicieux avant de demander au serveur d’amener un vin de 1897. « Vous êtes très en beauté, ce soir. » observa-t-il. Étrangement, il ne voulait pas parler de la marchandise immédiatement. Autant laisser le business à plus tard, pour l’instant primait le plaisir, car Rafaël se délectait de ce moment où il pouvait dîner avec une femme aussi séduisante que Leandra.

« Il m’est souvent arriver de mélanger le plaisir et le travail, j’espère que cette situation ne vous dérange pas ? » dit-il alors que leurs verres étaient à présent remplis du vin. Ils firent tinter les verres avant que Rafaël n’en avale une première gorgée. Le serveur leur laissa les cartes du menu avant de se retirer pour leur laisser un peu plus d’intimité.  
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Leandra Morris feat. Rafaël DiAngelo

Les bons comptes font les bons amis

Je hoche la tête, lentement. Comment connaît-il Dante ? Je ne pense pas que ce soit un ancien élève, Rafaël est bien plus âgé que moi. Est-ce que tout les sorciers italiens se connaissent, et se rassemblent pour vivre au même endroit. Je souris à cette possibilité : c’est bien trop improbable pour être vrai. Les deux hommes doivent être d’anciens camarades de classes.

Je rougis quand il me dit ne travailler qu’avec des personnes remarquables, et je n’ai presque pas besoin de me forcer. C’est toujours un plaisir d’entendre des compliments sur mon travail. Bien souvent, on nous traite comme de la vermine, des moins que rien mais néanmoins utiles à la société sorcière. Ah, l’hypocrisie…. Je regarde Rafaël disparaître. Rester dans le coin si il avait besoin de mes services, hein ? Il pouvait compter sur moi.

Jeudi 18 Novembre

Des cornes de Magyar à pointes. C’est bien la commande la plus excentrique que Rafaël m’est faite jusqu’à présent ! Et j’en ai vu, durant ce mois de travail acharné et commun. Je ne sais pas ce qu’il fait avec toutes ses commandes… Et ce que j’avais put glaner ici et là sur son compte ne m’aidait pas vraiment. Qu’est-ce que le Rédacteur-en-Chef du Wizard Time pouvait bien tramer dans l’ombre ? Il ne m’avait pas fallu longtemps pour trouver sa véritable identité en mettant ma sœur sur le coup, mais j’ai tout fait pour lui cacher. Chacun ses secrets, hein ? En tout cas, le jeune homme a comme une aura de mystère emmanant de lui.  Intriguant, mes clients l’étaient toujours plus ou moins. Mais cela semblait être une seconde nature chez Rafaël.

Heureusement, je connaissais quelqu’un qui travaillait avec les dragons… Et que je fournissais quelque fois en drogues divers. Je ne dirais pas qu’il m’avait aidé avec plaisir, mais il était assez intelligent pour comprendre qu’il n’avait pas le choix. Je pouvais si facilement laisser échapper son petit secret et détruire sa si prometteuse carrière…  Cette fois, le rendez-vous avez été fixé à l’Hôtel Cooper. J’aurais peut-être le temps de discuter avec Sam, avec un peu de chance. J’espère sincèrement que ces soucis avec son frère n’ont pas empirés depuis la dernière fois que l’on s’était vu, mais je pense que mon attitude est un peu trop optimiste.  

Je me dirigeais vers le Ballero, ayant repéré Rafaël assis à une table du restaurant. Il semblait être habillé pour une grande occasion, comme s’il attendait quelqu’un ou qu’il avait un rendez-vous très important. Ah, son poste au journal devait lui faire voir du beau monde…

«  « Installez-vous, Leandra, je vous en prie. Vous avez le temps pour un dîner, j’espère ? Disons que c’est … une prime pour votre travail. »

Par...don ? Je mis une seconde à comprendre ce que mon client me demandait. Une prime de travail ? Est-ce qu’il croyait sincèrement que j’étais une de ses salariés à ses ordres comme les autres ? Normalement, on ne voulait guère s’afficher en public avec moi quand on savait quelle genre de vie je menais. Il m'avait certes demandé de bien m'habiller pour notre rendez-vous, mais je pensais que c'était une couverture. Et puis même, comme j’étais officiellement une petite serveuse sans diplôme, on ne pouvait s’empêcher de me regarder de haut… Rafaël n’était vraiment pas un client comme les autres. Je n'aurai jamais pensé qu'il puisse m'inviter dans ce restaurant.

« Vous êtes très en beauté, ce soir. »

« Autant que puisse me le permettre la petite course que vous m’avez demandé de faire. »
Répondis-je malicieusement. « J’ai bien peur de détonner au niveau du dress-code de ce restaurant, non ? »

Les autres clients sont habillés avec des habits élégants, des smoking, ou au moins une veste. La plupart des jeunes femmes ont des tenues aussi simple que cher – je sais les reconnaître. Je détonne dans ce milieu, même avec ma robe de soirée noire , je le sais. J'ai tellement l'habitude du jean-basket de tout les jours, de courir et de raser les murs, que je ne portes pas bien cette robe. Aux yeux des profanes, on ne verrait pas la différence, mais ici. .
Et puis… je n’ai pas l’impression d’être à ma place. J’appartiens aux rues sombres, tortueuses. Je ne suis pas habitué à être en pleine lumière, dans un milieu aussi chic. Avec un peu d’appréhension, je jettes des coup d’œil aux alentours. Est-ce qu’on nous regarde ? Rafaël est quelqu’un d’important, après tout.

« Il m’est souvent arriver de mélanger le plaisir et le travail, j’espère que cette situation ne vous dérange pas ? »


Je trinques. Le vin est cher, rare, luxueux, comme tout ici. On aurait presque peur de s’asseoir sur les fauteuils couvert de tissu. Je prends le temps de déguster le vin avant de répondre. Mes goûts en matière d’alcool sont d’ordinaire plus simple, mais cela ne m’empêche pas d’apprécier la cuvée choisie par Rafaël, dont le goût en la matière me semble être sûr.

« Je préfères, la plupart du temps, éviter, mais je peux bien faire une exception pour une fois. Il faut dire que vous n’êtes pas comme le commun des clients qui viennent me voir. »

Des ado en manque de sensations fortes, des personnes hauts placés qui ne veulent pas se salir les mains, des camés irrécupérables… Au milieu de tout ce marasme, Rafaël fait tâche. Je me demande quels sont ses réelles attentions, ici. Est-ce que c’est une sorte de piège dont je n’arrive pas encore à apercevoir les filets ?

« Il me semblait que quelqu’un recherchant des ingrédients aussi dangereux que vous ne pouvait guère avoir d’argent… Ou bien avez-vous dévalisé une banque pour mes beaux yeux ? »

J’aime à appuyer sur les points sensibles.  Dans le cas présent, sa véritable identité. Oh, il doit se sentir si fier de me l’avoir cachée. Si seulement il savait… Je compte bien lui révéler, tout compte fait. Car il est invraisemblable qu’il ne sache pas qui je suis, où je suis née, quels études j’ai fait… Il fait parti de ce qu’on appelle les grands de ce monde, et toutes ces informations sont littéralement à portée de main pour lui.

« Est-ce qu’une petite serveuse de rien du tout convient vraiment à votre standing ? »
Demandais-je doucement, en me penchant vers lui. « Ou bien aimez-vous juste mettre mal à l’aise une personne plus bas que vous dans l’échelle sociale, et l’exposer parmi vos semblables comme une vulgaire bête de foire ? » Continuais-je avant de reporter innocemment mon attention sur le menu.


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Les bons comptes font les bons amis
Jeudi 18 novembre 2021

Même si Leandra se révélait une nouvelle fois méfiante, elle accepta de s’asseoir et de trinquer avec lui. Elle n’aimait pas les surprises et semblait préférer mener la barque plutôt que de se laisser diriger. Au fur et à mesure, le demi-vampire en apprenait toujours plus sur la jeune femme. « Je préfère, la plupart du temps, éviter, mais je peux bien faire une exception pour une fois. » Rafaël sourit, d’un sourire sincère comme il en avait rarement. Il était heureux d’entendre Leandra lui dire qu’il était une exception à ses règles. « Il faut dire que vous n’êtes pas comme le commun des clients qui viennent me voir. » ajouta la jeune femme en agitant le vin dans son verre.

« J’espère pouvoir prendre ceci comme un compliment. » dit-il. « Il est vrai que je ne suis pas du genre à me contenter de l’ordinaire. » précisa-t-il en baladant ses yeux sur le menu. « Il me semblait que quelqu’un recherchant des ingrédients aussi dangereux que vous ne pouvait guère avoir d’argent… Ou bien avez-vous dévalisé une banque pour mes beaux yeux ? » Rafaël lâcha un petit rire. « Vous m’amusez, Leandra. » dit-il. « Je ne peux démentir le fait que vous avez de toute évidence des yeux magnifiques, mais … je regrette, je n’ai pas dévalisé de banque. » Il but une nouvelle gorgée se délectant du liquide qui glissait dans sa gorge. « En vérité, j’ai hérité de mes parents. » En général, ce genre de nouvelles pouvait plomber l’ambiance, mais pas pour Rafaël. Il n’avait plus eu d’affection pour sa mère depuis bien longtemps, quant à son père, il avait eu le temps de faire le deuil.

« Mon père était un riche espagnol. Les DiAngelo s’étaient enrichis grâce aux vignerons. » Il leva son verre comme pour appuyer ses connaissances en la matière. La voleuse se pencha alors par-dessus la table, peut-être un peu intriguée. « Est-ce qu’une petite serveuse de rien du tout convient vraiment à votre standing ? » Rafaël tourna légèrement la tête sur le côté, peu sûr de comprendre. « Ou bien aimez-vous juste mettre mal à l’aise une personne plus bas que vous dans l’échelle sociale, et l’exposer parmi vos semblables comme une vulgaire bête de foire ? » Rafaël observa la jeune femme qui avait, innocemment, repris la lecture de son menu. Elle ne paraissait pas vexée, elle cherchait seulement des réponses. Et si Rafaël l’avait invité à ce dîner, c’était certainement pour lui en donner.

« Est-ce là l’image que vous avez de moi, miss Morris ? » demanda-t-il, ne cessant de la regarder. « Je n’ai jamais été homme à faire étalage de mon argent, de mes richesses, de mon rang. Je vis assez simplement au final : j’ai un appartement de 78m², un travail assez avantageux certes mais pas spécialement très bien payé et mise à part des sorties au restaurant ou dans des galeries d’art, je ne suis pas homme à juger sur l’apparence et à faire de moi une vitrine. » A son tour, il se pencha par-dessus la table. « En vérité, je pense être comme vous. » La jeune femme releva les yeux vers lui. « Je ne pense pas que vous fassiez ce que vous faites pour vous nourrir, du moins pas seulement. Quelque part, ce que vous faites vous plait, vous stimule, vous attire. »

Un serveur arriva à leur table pour prendre leurs commandes. Tel un gentleman, Rafaël laissa Leandra choisir en premier avant de commander à son tour. Le serveur prit note de leur commande avec sa Plume à Papote avant de repartir en cuisine. « Je vous intrigue. » affirma-t-il. « Mais vous m’intriguez aussi, Leandra. Et j’ai … j’ai vraiment le souhait d’apprendre à vous connaître. » dit-il avec à nouveau ce sourire sincère. « Aussi, si vous préférez garder votre part de mystère et s’en tenir à des relations purement professionnelles, vous êtes libres de partir. Mais j’ose espérer que vous souhaitez peut-être prendre un peu plus plaisir à ma compagnie. » Il croisa les bras et se pencha à nouveau. « Je ne cherche pas à tout connaître de vous, tout comme je ne vous dirai pas tout de moi. Je pense seulement que nous pouvons peut-être tirer avantage d’une relation comme la nôtre … » suggéra-t-il.  
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Les bons comptes font les bons amisJeudi 18 novembre 2021

Je souris. Je ne sais pas vraiment si ne pas ressembler à mes autres clients est un compliment ou non. Pour moi, ça veut surtout dire que je reste sur mes gardes. Encore plus que d’ordinaire. Il y a quelque chose d’étrange, et d’indéfinissablement attirant chez Rafaël. Quelque chose qui, par la force de l’habitude, tient tout mes sens en éveil. Étrange est souvent le synonyme d’ennuis chez moi. « Il est vrai que je ne suis pas du genre à me contenter de l’ordinaire. » C’est à mon tour de rougir, sans me forcer. Par contre, je garde la tête et les yeux baissés un peu plus longtemps, pour qu’il croit que je suis plus touchée que ce qu’il en est réellement. La communication non-verbale est si importante et, pourtant, bien peu de personnes l’utilisent à mauvais escient. Moi ? J’en joues assez souvent pour savoir ce qui marche à coup sûr.

« Vous m’amusez, Leandra. Je ne peux démentir le fait que vous avez de toute évidence des yeux magnifiques, mais … je regrette, je n’ai pas dévalisé de banque. » Je fais mine d’être déçue, une moue un peu boudeuse sur le visage – mais le sourire revient bien vite sur mes lèvres. Je sais très bien qu’il est loin d’être pauvre, mais je ne me doutais pas qu’il avait hérité. Quel dommage que Rafaël ne soit pas le type d’homme à se laisser manipuler… ! Si cela avait été le cas, je crois bien que j’aurais troqué mon célibat contre une relation bien rangé juste par appât du gain. Il me faudra donc me contenter de notre relation assez ambiguë pour être à la fois professionnelle et personnelle – comme le montrait, justement, ce magnifique dîner qu’il m’offrait.

Je n’arrive pas encore à distinguer les émotions qui lui traversent l’esprit dans le ton de sa voix. Est-ce que mes questions l’auraient… blessé ? Intrigué ? « Est-ce là l’image que vous avez de moi, miss Morris ? » « Je ne sais justement pas quoi penser de vous, Rafaël. » Répondis-je sur le même ton, avec un accent de vérité dans ma voix. « Je n’ai jamais été homme à faire étalage de mon argent, de mes richesses, de mon rang. Je vis assez simplement au final : j’ai un appartement de 78m², un travail assez avantageux certes mais pas spécialement très bien payé et mise à part des sorties au restaurant ou dans des galeries d’art, je ne suis pas homme à juger sur l’apparence et à faire de moi une vitrine. » Il se penche sur la table, comme s’il voulait me confier un secret de la plus haute importance. On peut dire que Rafaël savait vraiment comment jouer avec son public ! « En vérité, je pense être comme vous. » Je le regarde, interdite. Comme moi ? Est-ce qu’il aurait trouver quelque chose sur moi, est-ce qu’il voulait me faire chanter ? Contre la sécurité et la discrétion à propos de ma famille ? « Je ne pense pas que vous fassiez ce que vous faites pour vous nourrir, du moins pas seulement. Quelque part, ce que vous faites vous plait, vous stimule, vous attire. » J’aborde un petit sourire en coin, songeuse. Si ce n’est que ça, c’est bien moins ce que je pensais… ! Je ne dis rien, gardant un sourire énigmatique sur les lèvres. Heureusement, le serveur arrive pour prendre notre commande, nous laissant l’occasion d’aborder ce sujet plus tard… ou pas, d’ailleurs.

« Je vous intrigue. » Je lève les yeux sur lui, en lui souriant une nouvelle fois. Mes iris sont glacials, je le sais. Je n’ai jamais aimé les hommes qui se targuent de lire dans mes pensées. Je les trouves… trop dangereux à mon goût. « Mais vous m’intriguez aussi, Leandra. Et j’ai … j’ai vraiment le souhait d’apprendre à vous connaître. » Je regarde mon verre, comme si le vin qu’il contenait était devenu subitement extrêmement intéressant. Je préfère rester un peu distance et détachée, inaccessible dans ce genre de situation. Parce que je sais très bien où Rafaël veut en venir… Et je sais aussi très bien me faire désirée.   « Aussi, si vous préférez garder votre part de mystère et s’en tenir à des relations purement professionnelles, vous êtes libres de partir. Mais j’ose espérer que vous souhaitez peut-être prendre un peu plus plaisir à ma compagnie. » Je croise son regard, pendant une fraction de seconde. Rafaël s’est de nouveau penché sur la table. Je prends ça comme le signe que son monologue va bientôt prendre fin. Et après, ce sera à moi de jouer. « Je ne cherche pas à tout connaître de vous, tout comme je ne vous dirai pas tout de moi. Je pense seulement que nous pouvons peut-être tirer avantage d’une relation comme la nôtre … »

« Tout connaître l’un de l’autre… serait horriblement ennuyeux. Chacun nos secrets, chacun nos mystères. » Je prends délicatement sa main dans la mienne, faisant courir mes doigts sur sa paume en souriant. « Vous avez raison, quand vous dîtes que vous m’intriguez. Qui ne le serait pas, à ma place ? » Autant jouer la flatterie à fond, même si c’est un peu trop. Rafaël pourra en mettre la faute sur le vin, et l’ambiance. « Vous savez ce que je souhaite, Rafaël. Vous êtes si prés, à deux doigts de lire mon âme. Je le sens. » Je le regarde, droit dans les yeux. Ce moment est solennel, crucial. Jouissif, presque, car je m’amuse à essayer de le manipuler. Bien sûr, je sais que lui aussi essaye d’en faire de même, de son côté, à coup de flatterie. Mais c’est cette résistance qui rend notre relation aussi… excitante. « Pour une fois, je veux bien faire une croix sur les relations professionnelles... » lui soufflais-je en souriant. C’était la réponse qu’ils attendaient. Que nous attendions tout deux.

Le repas se poursuivit, la soirée était vraiment féerique. C’était la première fois depuis Dante que je recommençais à fréquenter un homme… comme cela. Et encore, avec Dante, ça n’avait pas marché aussi bien. Avec Rafaël, c’était facile, comme si nous nous comprenions. On était semblables. « Alors, que faisons-nous maintenant ? » Je venais de poser ma petite cuillère sur l’assiette qui avait contenu un magnifique gâteau au chocolat. « Vous me raccompagnez chez moi, ou… ? » Je laisse ma question en suspens. Tout les deux, on savait ce qu’il allait dire. Ce que Rafaël allait me proposer.  Rafaël attrapa ma main et m'attira rapidement à lui. « Ou peut-être que vous pourriez venir chez moi... Si l'art vous intéresse, j'ai quelques peintures qui pourraient vous plaire... » Je lui tendis une main, comme une princesse, en me levant. Si je devais sortir avec un riche héritier, autant qu’il me traite comme une reine, non ? « J’irais où bon vous semblera, Rafaël. » « Alors ne perdons pas de temps. » susurra-t-il. Je rougis, sincèrement. Rafaël était un véritable séducteur, et il le savait.  « Faites parvenir la note à mon hibou. » annonça Rafaël. Et nous partîmes en direction de son appartement, main dans la main.
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