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RPG Harry Potter

In RPG, nous sommes en Janvier 2022.

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I see right through you any hourMardi 2 novembre 2021
Tout le Quartier de contrôle et de régulations des créatures magiques était en réunion aujourd’hui, et bien sûr, savoir qu’Aaron et Rebecca étaient ensemble, dans une seule et même pièce, durant 3 heures n’augurait toujours rien de bon.

Depuis le mariage d’Adryan Avery, les choses avaient légèrement changé entre eux. S’ils s’affichaient d’une part publiquement comme un couple, ils avaient une relation assez ambigüe à la maison : les habits tombaient, les murs tremblaient et les crocs sortaient. C’était violent et passionnant, tout en même temps. Ils prenaient du bon temps ensemble et le fait d’être à présent un vampire permettait à Aaron de profiter de l’expérience au maximum. Il ne voyait pas les choses comme avant.

Premièrement il était plus endurant, sa force était décuplée rendant leurs ébats parfois plus que violents. Mais il n’avait pas peur de la blesser : même si Rebecca n’était qu’une demi-vampire, elle se rapprochait plus du vampire que de l’humaine. Et c’était d’ailleurs ce qui plaisait à Aaron.

Deuxièmement, il ressentait tout plus intensément. Ce mélange d’émotions aurait pu le rendre fou, mais au contraire, il se sentait très sain d’esprit. Il voyait tout très clairement. Comme pour les autres aspects de sa vie désormais, il se sentait plus vivant que jamais et n’était pas un être sans cœur, bien au contraire. Il aimait, il adorait, il était passionné. Et sa passion du moment portait le nom de Rebecca Fortini.

« On pourrait prétexter un dossier urgent à traiter ? » Rebecca agita la main comme si un insecte l’importunait. Pourtant Aaron n’était pas à côté d’elle : il se trouvait en face, séparé de la blondinette d’une table de presque deux mètres de large. Mais grâce à leur ouïe fine, il pouvait chuchoter ce qu’il voulait : Rebecca l’entendait parfaitement, même si elle jouait à la sourde oreille depuis le début de cette réunion qui durait déjà depuis 2 heures. C’était toujours les mêmes directives : protéger la population, ne pas hésiter à injecter un vaccin à une créature qui se montrerait violente et … bientôt ils obligeraient les agents du Macusa à passer des tests pour vérifier la pureté de leur sang. Rebecca et Aaron gardaient leurs origines secrètes et là, ça ne sentirait pas bon. Bizarrement, il commençait à espérer que son cousin, Aymen, apporterait vite ses idées aux Etats-Unis.

« Allons, Rebecca, je sais très bien à quoi tu penses … moi, nu dans … » La jeune femme lui coupa la parole, prétextant que c’était elle la Légilimens et non le contraire. Le vampire sourit, regardant le conférencier comme s’il pouvait sincèrement prêter attention à ce qu’il racontait. « Alors regarde dans mon esprit, et tu verras que ça te tente plus que tu ne le croies … » Bien sûr, Rafaël n’était pas au courant de leur petit jeu et c’était une bonne chose. Il avait finalement laissé sa sœur quitter le foyer, emmenant Aaron avec elle et les laissant s’afficher publiquement. Il avait des comptes à rendre à Rafaël sur ce que trafiquait sa famille et c’était tout. Car même si Rafaël n’était qu’un demi-vampire, il n’en demeurait pas moins puissant et surtout malin. L’affronter serait une cruelle erreur.
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Rebecca Fortini&Aaron Avery
I see right through you any hour
Le MACUSA est en ébullition. C'est la folie depuis les nouvelles révélations d'Aymen Avery. Il a tout bouleversé en Angleterre, virage à 90 degrés. Et en tant que directrice du département de contrôle et régulation des créatures magiques, j'ai un boulot monstre avec tout ça. En vérité vu comme les choses semblent tourner ici, ce n'est pas plus mal ce changement de situation. Le Ministère de la magie a demandé à s'entretenir avec un porte parole de notre département, comme si j'avais le temps pour ça, j'ai déjà beaucoup trop de choses à régler ici, aussi j'ai demandé à Jayden de s'en occuper.
C'est pas vraiment mes affaires mais comme je suis amenée à le côtoyer par le biais d'Aaron, j'ai remarqué que le trentenaire déprimait un peu ces derniers temps. Peut être que voir son cousin outre atlantique lui fera du bien ?

Depuis quelques semaines donc, on enchaîne les réunions en essayant de décider si nous allons suivre la même voie que les anglais, ce qui semble mal partit ainsi que la façon dont nous allons gérer l'opinion publique et ses réactions face au revirement de ces derniers. Un vrai bordel. Surtout que nous sommes toujours en pleine enquête sur Amanda Green qui semble s'être évanouie dans la nature.

Je suis tendue au maximum ces derniers temps à cause de la crise, mais depuis que j'ai mon nouvel appartement, sur Manhattan dans l'Upper East Side, et que j'y ai emménagé avec Aaron, il faut dire que j'ai trouvé un moyen facile pour décompresser.
On s'amuse bien, si nous gardons une relation professionnelle dans le cadre de notre travail, dès que la porte de notre foyer est poussée, il n'y a plus rien de professionnel, seulement de la violence, de la passion, et du plaisir.

Enfin, dans tout les cas moi je garde une relation professionnelle au bureau, ce qui semble être plus difficile pour Aaron qui prend un malin plaisir à essayer de me distraire.
Et me voilà coincée en réunion de trois heures avec lui, enfin, face à lui.
Il tient deux heures, ce qui est plus que ce que je ne le pensais, mais finit par craquer.
Je lui intime de se taire tandis que je fais distraitement tourner un stylo entre mes doigts.
Il me provoque, je lui lance un regard noir et une petite attaque mentale grâce à ma Legilimencie qui, j'espère lui fera suffisamment mal pour qu'il lâche l'affaire.

De ma main libre j'attrape la tasse de café presque froide sur ma table et en prend une gorgée en levant un sourcil amusé.

Bien fait, il y en a qui bossent ici, je lance piquante.

Ça ne le refrène pas, au contraire, il prend ça comme une provocation et cela l'amuse davantage. Il veut jouer visiblement. Je lève les yeux au ciel et reporte mon attention sur Daniel Anderson, le directeur du quartier de la coopération magique internationale qui achève bientôt sa présentation.
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I see right through you any hourMardi 2 novembre 2021
Rebecca refusait toute distraction mais Aaron ne la connaissait que trop bien. Et même si elle lui servait son petit numéro de « je ne suis pas du tout sensible à tes avances », le vampire savait très bien que le soir venu, elle lui sauterait dessus sans ménagement. C’était ce qu’il aimait chez elle : cet air très sérieux au travail, et cette fouge dévorante à la maison.

« Bien fait, il y en a qui bossent ici. » lança-t-elle d’un ton piquant après l’avoir attaqué mentalement. Rien à dire, elle était sans doute très forte à ce jeu. Il continua ses provocations mais Rebecca leva les yeux au ciel, jouant la sourde oreille. De toute manière, Mr. Anderson était en train de conclure sa présentation. Merlin merci, ils allaient enfin pouvoir sortir de cette réunion.

« Bon, alors, on se trouve un endroit tranquille après cette réunion ? » chuchota-t-il. « Ton bureau pourrait parfaitement faire l’affaire … mais si tu tiens à être plus tranquille et à l’aise, la maison n’est pas très loin en transplanage. » insista-t-il avec un sourire malicieux au coin des lèvres alors que Daniel Anderson remerciait tout le monde de l’avoir écouté. Les applaudissements furent bien sûr de mises et tous se levèrent de leur chaise pour se faire. Aaron tourna lentement la tête vers Rebecca qui s’obstinait à regarder droit devant elle.

Comme à chaque fin de réunion, un apéritif était servi. En même temps, il était presque l’heure de se mettre à table pour le déjeuner de midi. Cela ouvrirait l’appétit. Aaron alla serrer la main de Daniel Anderson alors que les tables lévitaient pour se mettre en place pour l’apéritif. Les elfes de maison se chargeaient de tout et en deux, trois minutes, l’affaire était réglée. « C’était un discours très inspirant. » insistait Aaron. « J’espère avoir convaincu les foules, en effet, et je vous le redis encore, je suis très heureux de vous avoir à nouveau avec nous, au Macusa, Aaron. » Le vampire sourit sincèrement, serrant une dernière fois la main de son supérieur. Daniel travaillait dans le Quartier de la coopération magique internationale, mais les deux Quartiers s’entraidaient beaucoup, surtout quand il était question de ces lois sur les créatures.

Aaron se laissa tenter par un petit four. La nourriture humaine avait perdu cette saveur d’autrefois. Maintenant, seul le sang avait encore un goût particulier. Le reste, ce n’était que pour les apparences. Pour Rebecca, c’était différent bien sûr. La voyant hésiter entre deux feuilletés, il se dirigea vers elle et passa dans son dos pour lui susurrer à l’oreille : « Tu n’as pas répondu à ma question … » dit-il en effleurant de sa main la hanche de la directrice-adjointe. Mais il fut interpellé par un autre Brigadier lui demandant des renseignements sur un dossier. « J’arrive tout de suite, Franck ! Tu sais où me trouver … » susurra-t-il une dernière fois à l’adresse de la blonde.

○○○

Une heure s’était écoulée depuis la fin de la réunion. Aaron avait suivi ledit Franck dans son bureau. Ils avaient travaillé sur le dossier d’une jeune Tracy Simons, victime des agissements de ses parents, des loup-garous qui avaient rejeté leur enfant, n’ayant pas hérité du gène, de leur famille. Elle s’était retrouvée à la rue à l’aube de ses 8 ans, après qu’ils aient constaté qu’elle était en plus de ça une Cracmol.

Aaron, un verre d’Hydromel à la main, s’approcha de la baie vitrée qui donnait sur la ville de New-York. La pluie s’était abattue sur la métropole tout entière et elle n’était pas encore prête à s’arrêter.

Quelqu’un toqua à la porte. Aaron releva la tête et sut avant qu’elle n’ouvre la porte que c’était elle. Pourtant, il ne se retourna pas. « Miss Fortini, pouvons-nous vous être d’une quelconque aide ? » demanda Franck en se levant de son bureau en signe de respect à sa supérieure. Aaron, son verre à la main, regardait toujours par la fenêtre. Provocant ? Non, il attendait simplement les bons mots.

○○○

Aaron parsemait de baisers le cou de la directrice-adjointe alors qu’il la plaquait une nouvelle fois contre le mur, faisant tomber les balais dans un coin de la petite pièce. Ils n’avaient pas pu attendre d’arriver jusqu’au bureau de Rebecca pour faire leur petite affaire. Le premier placard à balai avait fait l’affaire, s’étaient-ils dit, priant pour qu’un elfe de maison n’est pas l’idée de venir ici dans l’immédiat. Mais peut-être que c’était ça qu’ils aimaient : le goût du risque, de l’interdit.
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Rebecca Fortini&Aaron Avery
I see right through you any hour
La présentation d'Anderson se termine enfin. Et, alors que les elfes de maisons s'empresse de tout mettre en place pour le buffet, j'ai tous les loisir d'entendre Aaron jouer les lèches-bottes en prétendant avoir écouté le discours. Je lève les yeux au ciel alors qu'un de mes collègues me harponne soudain.

Bonjour Steve, je réponds en souriant.

Il m'agace déjà. Cet homme est d'une lourdeur avec son sourire de playboy, il s'imagine que je suis sous son charme depuis des années, et il s'entête à me draguer depuis tout ce temps. Avec ses blagues, ses sourires et son décret comme quoi nous devons nous appeler par nos prénoms respectifs.
Mais un homme reste un homme, aussi je joue le jeu, parce que le jour où j'aurais besoin de lui, il sera si simple à manipuler. Les hommes deviennent stupide et faible devant une femme, surtout si elle leur plaît. Et puis c'est important de garder une bonne entente avec mes collègues.

Je souris cinq minutes en l'écoutant déblatérer avant de réussir à m'éclipser en m'excusant sous un faux prétexte. Je me dirige vers le buffet pour attraper un verre. Je me retourne mais croise le regard d'une femme à qui je n'ai vraiment pas envie de parler, en fait je n'ai envie de discuter avec personne, j'ai seulement envie de me tirer d'ici au plus vite. Je n'en peux plus d'être coincée dans cette pièce et j'ai du travail qui m'attend.  Je reporte aussi sec mon attention sur les petits fours et fait semblant de me concentrer pour en choisir un.

C'est le moment que mon cher petit vampire choisit pour se glisser derrière moi et effleurer ma hanche en me glissant quelques mots à l'oreille.
J'ai à peine le temps de tourner la tête qu'il est appelé ailleurs. J'ai un sourire moqueur.

Quel dommage, une prochaine fois peut être, je lui lance avec un air faussement désolé avant qu'il ne s'éloigne.

***

Une grosse heure plus tard, j'ai pu retourner dans mon bureau et achevé la lecture du dossier que Franck m'a rendu il y a deux jours. Je note qu'il manque un document et comme je tiens à boucler l'affaire le plus vite possible, je me rends dans son bureau pour récupérer le parchemin manquant.
Je sais que je vais probablement y trouver Aaron, tant pis, il ne dira rien devant son collègue de toute manière.

Désolée de vous interrompre, je viens de terminer de lire votre rapport de mission, malheureusement il manque dans le dossier le rapport de l'examinateur de créatures magiques.

Il fronce les sourcils. J'en déduis qu'il ne l'a pas.


J'aimerais pouvoir clore cette affaire avant la fin de la semaine, si vous pouviez faire en sorte que ce papier soit sur mon bureau avant demain 12h, ce serait super, j'ajoute immédiatement avec un sourire qui laisse entendre que ma "suggestion'" n'en est pas vraiment une. Merci.

Sans attendre une minute de plus, je tourne les talons et m'éloigne sans fermer la porte derrière moi.

***

Un placard à balais, quelle classe, je proteste entre deux baiser.

Mais Aaron me fait taire immédiatement. J'hausse les épaules, cédant sous les baiser du vampire.

***

Ce genre de petits extras au travail ont été occasionnels, je n'aime pas mêler ma vie professionnelle et personnelle.
Mais on ne se privait pas une fois dans l'intimité de notre appartement.

Mais depuis quelques temps, les choses sont différentes. Je sens Aaron préoccupé, perturbé. Ça m'agace moi-même de m'inquiéter de ce genre de choses. Je veux dire, on s'amuse surtout. Alors pourquoi est-ce que j'en viens à me faire du soucis pour ce vampire ?


Aaron, je glisse doucement.

Il est assis sur le canapé, en train de faire je ne sais quoi et je m'installe à côté de lui, avec deux verres de whisky pur feu à la main. Je lui tends l'un d'entre eux et garde l'autre en main.


Dis moi, tu comptes agir bizarrement encore combien de temps, histoire que je me fasse une idée ?
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I see right through you any hourVendredi 19 novembre 2021
Les choses allaient bon train. Depuis qu’Aaron vivait chez Rebecca, il n’était plus aussi prisonnier : il pouvait sortir à nouveau dans New-York, avoir une vie professionnelle, fréquenter sa famille. Mais il restait toujours prisonnier : s’il pouvait sortir, ce n’était qu’en compagnie de Rebecca, s’il allait au travail, il ne pouvait pas non plus avoir de loisirs, et s’il fréquentait sa famille, c’était pour rendre à chaque fois des comptes à Rafaël. Il était pieds et poings liés à un duo de demi-vampires. Et il savait que tôt ou tard, quand ils n’auraient plus besoin de lui, ils s’en débarrasseraient. C’était comme ça que ça fonctionnait. Enfin, surtout avec Rafaël. Il n’y avait qu’à voir son créateur : celui qui l’avait transformé en vampire était devenu inutile à l’italien qui l’avait décapité. Un autre s’était fait bannir de New-York durant un siècle. Bah oui, le temps que les proches meurent.

Et puis, ça permettait à Rafaël d’avoir le bras long. Car en faites, Aaron parlait du duo de demi-vampire, mais Rebecca était en réalité toute aussi prisonnière qu’Aaron de l’emprise de Rafaël. Même si elle avait réussi à avoir son propre appartement, elle n’était pas complètement défaite de son demi-frère qui épiait chacun de ses gestes et surtout chacune de ses fréquentations.

Rebecca était différente de Rafaël. Oh bien sûr, elle lui ressemblait suffisamment pour ne pas avoir envie de couper totalement les ponts avec lui, mais elle était différente. Elle voulait vivre et pas juste survivre. Même si elle soutenait les recherches de son frère, elle se plaisait comme elle était et vivait les choses à fond. Elle était ambitieuse et extrêmement douée dans son travail. Elle était compréhensive aussi. Si elle jouait les durs, ce n’était qu’une façade pour les étrangers. En vivant avec elle h24, Aaron avait appris à mieux la connaître et ce n’était clairement pas celle avec qui il était sorti quand il était encore humain et sans cœur.

« Aaron. » Le vampire redressa la tête en voyant la jeune femme arriver vers lui. Il était tard ce soir-là. Il avait pris quelques dossiers à la maison mais il passait plus son temps à rêvasser en réalité. Il accepta avec joie le verre de Whisky Pur Feu que la demi-vampire lui tendait. Voilà encore une qualité de la jeune femme. « Dis-moi, tu comptes agir bizarrement encore combien de temps, histoire que je me fasse une idée ? » Il leva un sourcil en direction de Rebecca. Il était surpris qu’elle ait constaté qu’il était préoccupé. Elle l’observait, elle prêtait attention à lui, même si elle ne voudrait jamais l’admettre à voix haute.

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« Je ne comptais pas t’ennuyer avec ça. » répondit-il en buvant une gorgée de l’alcool. Fort, c’était parfaitement ce qui lui fallait. Il reposa le verre sur la table basse où les glaçons tintèrent contre le verre alors que Rebecca s’asseyait près de lui. Elle referma le dossier qu’il étudiait et se pencha vers lui. Il releva la tête vers elle et observa son visage. C’était nouveau de voir dans son regard aucune invitation au sexe, mais plutôt à la discussion. Elle voulait parler, ou plutôt elle voulait écouter. Pouvait-il se confier à elle ? Après tout, il s’agissait de son frère. Et même si elle criait qu’elle le détestait, elle reviendrait toujours vers lui. Mais au pire, ce n’était pas comme si elle envisageait de s’échapper …

« J’aimerais partir. » dit-il en se calant contre le dossier du canapé, sa tête en arrière regardant le plafond. « Je sais que ça te surprend encore, mais je me soucie beaucoup plus des autres depuis que je suis un vampire. Et je m’inquiète pour Jayden. Ma famille apprendra tôt ou tard ce que je suis, et s’ils savent que Jayden m’a aidé … » Il soupira avant de tourner la tête vers Rebecca. « Ce que je veux dire, c’est que ce n’est plus qu’une question de mois avant que ma famille ne comprenne ce que je suis devenu. Ce sont des Purificateurs nés. Ils sont nés pour déceler les créatures des autres sorciers et c’est parce que je les connais suffisamment que j’ai réussi à leur échapper aussi longtemps. Cette mission de Rafaël … c’est juste du suicide. Et je suis certain qu’il le fait exprès. » Il lâcha un petit rire avant de boire une nouvelle gorgée de son verre. « Il ne m’aime pas. Il ne m’a jamais aimé. Et le fait qu’on soit ensemble doit surement être ce qu’il déteste le plus de moi. Il ne me tuera pas, parce qu’il sait qu’il te perdrait. Non, il veut juste faire passer ça pour un accident. » lâcha-t-il avec amertume.

« Je … je ne supporte juste plus d’être son prisonnier. Tout le monde, ici, à New-York, est à la disposition de Mr. Rafaël DiAngelo. Et je ne suis pas mort une fois pour vivre cette seconde vie comme ça. » Il croisa le regard de la jeune femme, sûr de ce qu’il avançait. « Je veux partir. Et je partirai. Tu devrais venir avec moi. »

Si juste qu’ici la jeune femme ne l’avait pas tellement contesté, cette fois-ci, c’était le cas. Bien sûr qu’elle ne voulait pas partir. Toute sa vie était ici : son travail, ses amis, son appart’. Et comme il l’avait si justement dit plus haut, elle reviendrait toujours vers Rafaël. Il hocha la tête, comme se résignant à cette fin.

Jeudi 23 décembre 2021

« Alors je partirai dimanche. » déclara-t-il de but en blanc. Rebecca releva la tête vers lui, dubitative. « C’est la seule issue possible. Tu l’as dit toi-même : avec les fêtes de fin d’année, c’est là que Rafaël va être le plus occupé et c’est ce qui me laissera le plus de temps pour partir loin de lui. » Il leva les yeux vers elle. Il n’en revenait toujours pas. Elle l’aidait. Elle l’aidait à s’enfuir. Elle comprenait et elle ne cherchait pas à le retenir, même si elle allait clairement lui manquer. Il s’était beaucoup attaché à elle et passait plusieurs décennies sans elle allait certainement le tuer à petits feux. Mais il savait aussi que c’était le seul moyen s’il voulait échapper à l’influence de Rafaël. Sa première destination serait Sao Paulo, au Brésil avant de partir à Sydney, en Australie.

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Il avait préparé un mot pour sa famille, afin qu’ils ne lancent aucun avis de recherche. Il enverrait quelques hiboux avant de faire croire à un accident qui lui aurait coûté la vie. Sa famille le croirait ainsi mort et personne ne s’occuperait plus de lui. Il changerait d’identité et redémarrerait quelque chose de nouveau. Rebecca avait pincé les lèvres. Même si elle l’aidait, elle ne pouvait nier que sa présence lui manquerait. Il passa une main dans la nuque de la jeune femme qui releva la tête. « Vous me manquerez aussi, Miss Fortini. » dit-il avec son sourire en coin.
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Rebecca Fortini&Aaron Avery
I see right through you any hour
Il est tendu, préoccupé, je le sens. Je pourrais satisfaire ma curiosité en fouillant dans son esprit tout simplement mais je n'en fais rien. Nous n'en sommes plus là. Sans vraiment que je ne sache comment ni pourquoi, on a atteint un certain stade de confiance l'un envers l'autre et j'ai le sentiment qu'user de ma Legilimencie envers lui remettrait tout ça en cause. Et...il faut avouer que je n'en ai pas envie.
Doucement, je me penche pour refermer le dossier sur lequel il a les yeux rivés pour lui faire comprendre que c'est le moment de me parler. Je soutient son regard, j'aimerais qu'il me parle.

J’aimerais partir.

Je ne bronche pas. Je me doutais que cela finirait par venir. Un vampire n'est pas fait pour vivre en captivité. En transformant Aaron il a acquis de nouvelles compétences, de nouvelles capacités, de nouvelles perspectives. Et il a besoin de les exploiter.
Et quand bien même, comme il l'explique ensuite ce n'est qu'une question de temps avant que sa famille, ses frères ne se rendent compte que leur cadet est devenu l'une de ses créatures qu'ils pourchassent. Malgré les efforts de Jayden pour le protéger, ce sont des chasseurs, ils ont été formés. Aaron est en danger par la faute de Rafaël qui l'oblige à garder contact avec eux.
Aaron a compris, j'ai refusé de le croire pendant longtemps parce que je ne voulais pas avoir une raison de plus de m'éloigner de mon frère, mais il a raison, Rafaël espère que les Avery découvriront son secret et le tueront sans qu'il n'ait besoin de se salir les mains.
Je l'écoute en silence, le dévisageant, buvant doucement mon verre de Whisky en attendant la fin. Si je n'ai pas bougé ni ouvert la bouche de tout son monologue, je finis par secouer la tête.


Si tu veux partir alors soit, je ne te retiendrais pas, je réponds mais finalement. Mais tu ne peux pas me demander de partir avec toi.

J'ai un pâle sourire.


J'aimerais pouvoir Aaron, sincèrement, je reprends. Mais mon travail, mes amis, toute ma vie est ici. J'ai tout abandonné une fois, et je ne compte pas recommencer. Et puis Rafaël...Il ne me laisserait pas partir comme ça. Tu peux lui échapper si tu pars seul, il ne s'embarrassera pas à te poursuivre, je n'aurais sans doute pas la même chance.

Non Rafaël ne portera pas assez d'intérêt à Aaron pour le traquer. Moi je sais d'avance qu'il ne me lâcherait pas. Il me retrouverait très rapidement pour me ramener à New-York, il tuerait probablement Aaron et me replongerait sans doute dans le coma pour ne pas avoir à me garder prisonnière et me voir le détester un peu plus chaque jours.
Et même sans ça. Rafaël n'a plus que moi. Par sa faute en partie mais il n'a que moi. Cet idiot me tape sur le système sans arrêt mais je ne tiens pas à le laisser seul. Si il avait de véritables amis pour veiller sur lui, une copine pour prendre soin de lui, lui faire sortir la tête de ses combines pas claires, les choses seraient différentes.


Jeudi 23 décembre


Alors je partirai dimanche.

Je relève la tête, surprise. Dimanche ? C'est tôt. Mais il a raison, mon frère aura tellement de choses en tête que cela donnera une longueur d'avance au jeune homme.
Je hoche la tête sans laisser paraître une quelconque émotion. Pourtant il va me manquer. Je ne l'avouerais jamais mais je m'étais habituée à sa présence, à nos échanges de regards malicieux au MACUSA, à nos petits jeux, à vivre avec lui. Je ne m'en serais jamais douté mais j'avais découvert une toute autre personne que celle avec qui j'étais sortie auparavant. Il pouvait se montrer attentionné et doux.
Je baisse la tête instinctivement, je ne veux pas qu'il lise tout ça dans mes yeux.


Vous me manquerez aussi, Miss Fortini.

Je relève la tête et cligne des yeux pour reprendre contenance avant de lâcher un petit rire amusé.


Qui l'aurait crût, je murmure sarcastiquement. C'est juste...que j'aurais aimé avoir plus de temps, j'ajoute dans un souffle.

Lui il en avait, pas moi. Malgré les recherches incessantes de Rafaël pour son sérum d'immortalité, je continuais de vieillir. Dans 60 ans, Aaron pourrait vivre sa vie librement et revenir aux États-Unis sans avoir à se préoccuper de Rafaël ou de sa famille. Car tous autant que nous sommes, nous ne serons probablement déjà plus là. Quand bien même il reviendrait avant, dans 15 ans, je serais déjà âgée de 10 ans de plus que lui. Physiquement du moins.
Donc pour moi cette séparation sonne réellement comme un adieu plutôt qu'un u revoir et je dois avouer que ça m'attriste.


Que dois-je dire à Jayden ? je demande finalement.

Si il faisait croire à sa mort, quand bien même cela aurait été un accident, sa famille poserait sans doute des questions. Et ils viendraient sûrement me trouver. Il fallait que je mette Jayden au courant pour qu'il puisse gérer la crise de l'intérieur.
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I see right through you any hourJeudi 23 décembre 2021
« Qui l’aurait cru … » murmura-t-elle de manière sarcastique. Il lâcha à son tour un petit rire. Il était clair que leur relation avait été complexe. Ils étaient sortis ensemble, puis Aaron l’avait abandonné comme un Scroutt à Pétard, Rebecca l’avait haï et l’avait fait transformer, il l’avait haï à son tour, avant qu’ils ne soient forcés de faire équipe tous les deux et que cette haine mutuelle ne laisse place à une véritable passion. Pouvait-on parler d’amour ? Pour Aaron qui apprenait encore tout juste à ressentir des choses, il préférait ne pas en parler. Ca avait été doux, tendre, passionné. Il ignorait s’il reverrait un jour la jolie blonde mais à présent une nouvelle vie allait commencer pour eux. « C’est juste … que j’aurais aimé avoir plus de temps. » ajouta-t-elle. Du temps. Pour elle, pour Rafaël, cette notion était très importante, terriblement affolante. Le temps s’écoulait et même s’ils étaient demi-vampires et qu’ils vivraient certainement quelques décennies de plus qu’un sorcier normal, ils mourraient. Plus de vie, plus de jeunesse éternelle.

Aaron ne trouva pas quoi répondre, aussi il attira la jeune femme contre lui. C’était un peu maladroit encore mais c’était leur adieu. Aaron sentit les bras de la demi-vampire venir s’enrouler autour de ses épaules. Quelques secondes, l’un contre l’autre, une dernière étreinte avant de partir sans se retourner. Il embrassa sa joue avant de se reculer pour finir de mettre quelques poches de sang dans sa valise.

« Que dois-je dire à Jayden ? » demanda-t-elle en le regardant faire. Il secoua la tête. « Rien. Je ne veux pas que tu sois mêlée. » assura-t-il. « Le fait que je parte sonnera comme une séparation entre nous. Tu n’auras plus de mes nouvelles, tu ne sauras pas où je suis, ni ce que je fais. » dit-il en refermant la fermeture éclair. « Je trouverai un faux corps, je l’arrangerai avec quelques sorts. Quoique mon timbré de père serait capable de vérifier s’il n’y a pas eu d’enchantements sur le cadavre … Ou alors, je ferai croire à un incendie qui a brûlé mon corps … » dit-il en revenant dans la cuisine, posant sa valise sur la table.

Rebecca le suivait, comme observant un déménagement qu’elle ne souhaitait pas. Aaron comprit une chose : s’il ne partait pas tout de suite, il ne partirait pas. « Je vais aller chez Jayden jusqu’à dimanche. J’ai besoin de rester proche une dernière fois de mon frère avant de partir. Ce sera … peut-être mieux pour nous. » dit-il, évitant le regard de la blonde. « Si Rafaël se pointe, tu m’appelleras et je viendrai faire un saut ici. » D’un Accio, il attira quelques couvertures pour ajouter à ses affaires.

« Promets-moi de faire attention. » Elle levait les yeux au ciel. « Ca fait cliché, je sais. C’est juste qu’avec ton frère, je sais à quoi m’en tenir. » Il eut un sourire un peu crispé avant d’ajouter. « Si jamais il y a un problème, une urgence, tu contactes Jayden, ok ? Je lui donnerai une adresse où vous pourrez m’écrire. Mais il faudra être discret les premiers mois. Rafaël, ou même ma famille, ils seront tous à l’affut. Je ne sais pas encore quand je me ferai passer pour mort. Je verrai. » Il calculait tout en mettant quelques dernières affaires dans sa valise, ne voulant pas croiser à nouveau le regard de Rebecca qui pourrait le faire douter de sa décision. Il devait partir, il ne pouvait en être autrement.
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