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Parce qu'on s'est tant rapprochés que nos souvenirs se ressemblentSamedi 13 novembre 2021

J’avais besoin de me changer les idées. C’était urgent. Wayde avait été réticent à me laisser quitter New-York seule mais il fallait que je réapprenne à vivre. Personne parmi les Résurgents ne me soupçonnait d’avoir donné l’alerte. Bon, j’imaginais que c’était seulement une question de temps. Amanda devait déjà avoir des soupçons depuis cet été que je ne venais plus aux réunions, mais je n’avais pas encore vu de traces de Résurgents. Je n’avais pas non plus reçu de hibou m’informant d’un quelconque entretien. Il fallait que j’apprenne à respirer à nouveau et que je mette cette histoire de côté.

Oui, Ilvermorny avait été attaquée. Oui, des dizaines d’adolescents et de professeurs avaient été stérilisés. Oui, la plupart ne se remettrait jamais de cette attaque. Mais il allait falloir que nous réapprenions à vivre avec ça. Les choses étaient faites à présent et aucun Retourneur de Temps ne pourrait changer quoi que ce soit. Amanda était déterminée à mener sa mission à bien et rien ni personne ne pourrait l’en détourner.

Adryan n’avait pas posé de questions après l’attaque. Il se doutait que j’avais eu un rôle mais il ne savait pas lequel. Pas évident à gérer quand son mari était un Purificateur, et moi une Résurgente. Aussi, nous n’en parlions pas. C’était plus simple. Et puis, on était plus concentré sur la tâche de concevoir un enfant. Je n’avais pas été touché par la Potion même si j’avais subi plusieurs tests pour le vérifier mais je me pensais stérile. Les hormones que le Gynécomage m’avaient données n’avaient strictement aucun effet. Aussi, je me sentais comme toutes ces personnes stérilisées de force : nous n’avions pas eu le choix et nous ne pourrions jamais connaître ce bonheur.

Aussi, afin de m’éloigner un peu de tout le grabuge de New-York, j’avais décidé d’aller visiter Susanville, en Californie. Premièrement, il y avait le Magical College tout près et les prestations que cette université proposaient m’intéressaient grandement. Je serai sans doute bien plus âgée que tous ces étudiants, mais, si je ne pourrais jamais être mère, peut-être qu’il était temps de trouver un travail plus sérieux. Deuxièmement, il y avait une exposition d’art dans les souterrains de la gare. Des peintres que j’admirais y exposés et je ne comptais pas le rater. M’exiler à l’autre bout du pays, au milieu de tableaux célèbres avec une université prête à m’ouvrir ces bras : c’était vraiment une perspective très alléchante.

Quand je descendis du train, je pouvais voir que de multiples sorciers étaient déjà présents sur les lieux. Beaucoup de gens riches, mais aussi des touristes et des étudiants du Magical College venus satisfaire leur curiosité. Sourire aux lèvres parce que j’étais dans mon élément, je m’avançais vers les premières peintures, observant les subtilités et essayant d’interpréter ce que je voyais. L’une d’elles retint mon attention. On y voyait une femme à moitié nue, couchée sur le côté, endormie. Près d’elle, se tenait un bébé, lui aussi profondément endormi. Ils étaient tous les deux couchés sur un coquillage. Ce paysage me fit pousser un soupir. Et mes doigts s’approchèrent de la peinture mais je me retins de les y poser. Je risquais fortement de contrarier le peintre. Mon autre main se serra sur mon ventre et je fermais les yeux.

Ca faisait mal, tellement mal.

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Une jeune femme observait elle aussi cette peinture avec attention. Elle avait une longue chevelure blonde, presque blanche. Je repris une grande inspiration, me donnant une nouvelle contenance avant de l’interroger : « Elle est magnifique, n’est-ce pas ? » Je souriais, un air rêveur sur le visage. « Vous êtes ici depuis longtemps ? » demandais-je en avisant la galerie dans son ensemble. « Les tableaux exposés sont vraiment magnifiques. » soupirais-je de satisfaction, les yeux brillants en me déplaçant vers le tableau suivant.   
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« On a du temps avant de prendre les grandes décisions. On a du temps, on peut faire des erreurs, se tromper de direction et se retrouver coincé. Tomber amoureux, souvent. [...] Changer d’avis, et en changer encore parce que rien n’est permanent. Alors faites toutes les erreurs possibles, comme ça quand on nous demandera ce qu’on veut être, on n’aura pas à improviser. On saura. »

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Olympe&Judicaëlle
Parce qu'on s'est tant rapprochés que nos souvenirs se ressemblent
Le mois de Novembre était tombé sur New-York. Et l'hiver n'était pas loin derrière. Bientôt un voile blanc se poserait silencieusement sur la ville effervescente. Les températures avaient déjà chuté de plusieurs degrés et l'on commençait à sortir fourrures, écharpes, bonnets et gants des placards. Les terrasses des cafés se vidaient peu à peu et les boissons fraîches commandées au bar se transformaient en chocolats chauds, cappuccino ou thé. Quelques guirlandes lumineuses se mettaient à apparaître sur les vitrines, derrière les fenêtres, au dessus des rues et des affiches pour la patinoires de Central Park avaient déjà été placardées.
Je n'avais pas une grande affinité avec l'hiver. C'était une jolie période sans aucun doute mais je supportais mal le froid, la neige, le ciel gris. J'avais donc décidé de passer la saison en Californie, de l'autre côté du pays. Un état qui, certes, n'échappe pas à l'hiver mais dont les températures ne descendront pas en dessous de 9°.

De toute façon je vivais à New-York depuis à peine 3 mois, je n'avais pas encore d'attaches particulière. Je n'avais donc eu aucun regret à résilier le bail du petit appartement que je m'étais déniché à Brooklyn et à quitter le travail de secrétaire qui ne me plaisait pas tant que ça finalement. Heureusement j'avais quelques économies pour me permettre de trouver un nouvel appartement rapidement. Toutes mes affaires tenaient dans une valise ensorcelée pour contenir à peu près tout et n'importe quoi et comme j'avais emporté peu d'effets personnels en quittant l'Angleterre c'était largement suffisant.
De toute façon quand je m'étais réveillée après avoir perdu la mémoire, plus rien de ce que je possédais n'avait de signification, plus aucune attache sentimentale et j'en avais jeté la plupart ne conservant que l'essentiel.

Durant tout le trajet en avion, la tête posée contre le hublot, les yeux tournés vers ce ciel infini qui s'étendait tout autour de l'appareil, je me repassais les derniers mois de ma vie qui, pour moi, ressemblaient aux tout premiers. Comme si j'avais commencé à vivre à l'âge de 32 ans.
J'avais réellement reconnecté avec la réalité dans les bras de Luke qui ne cessait de me répéter que tout irait bien. J'étais confuse et je n'avais plus souvenir de rien mais étrangement ça ne me perturbait pas. Je me sentais bien. Je m'étais avec un sentiment que j'avais l'impression de ne pas connaître, ou en tout cas de ne plus l'avoir ressentit depuis très longtemps. J'étais bien dans ma peau, en paix avec moi-même, avec ma louve. Pourtant tout ce que je savais c'est que j'étais sur le point de commencer une nouvelle vie, sans rien savoir de l'ancienne, et que je pouvais avoir confiance en Luke.

Les premiers jours, j'eu l'impression d'être un bébé que l'on guidait dans les premiers moments de sa vie.
Luke m'a confié aux soins du Sanctuaire en compagnie d'une fille, Calla. C'était un bel endroit, de plusieurs hectares avec un gigantesque manoir qui se découpait sur plusieurs étages. Nous avions une grande forêt dans laquelle nous promener, ou éventuellement chasser et se dégourdir les soirs de pleine lune. J'y avais croisé plusieurs centaures. Le reste ressemblait à une grande vallée où poussaient fleurs, herbes, arbres fruitiers sans aucune cohérence mais cela faisait tout le charme du lieu.
J'aurais pu être bien là bas, c'est pour ça que j'y suis resté tout l'été. Pour cela, et pour Luke aussi, il avait été si gentil avec moi, d'une si grande aide alors que je ressemblais à bambi tremblant sur ses pattes. Mais quelque chose en moi, d'aussi intense que profond, me poussait à partir. Pas seulement du Sanctuaire, Luke m'avait expliqué que je n'étais pas en sécurité et que des gens vraiment dangereux étaient sûrement après moi. Non, je voulais quitter l'Angleterre et recommencer à zéro pour de vrai. C'est pour ça qu'en septembre j'avais fait mes valises et débarqué à New-York.

J'étais tellement perdue au début, c'était étrange de ne pas avoir de passé, comme de se réveiller d'un long coma. Je n'avais aucune idée de mes compétences, de mes loisirs, de mes passions. Aimais-je les animaux ? Le surf ? Le melon ? Étais-je plutôt sortilèges ou potions ? Tout semblait nouveau. Bien sûr j'avais des instincts qui me disaient "ça devrait te plaire" ou "non évite" mais c'est comme si je devais tout réessayer une deuxième fois.

A mon arrivée à San Francisco, à la mi-novembre, j'ai séjourné dans un motel avant de trouver, avec une rapidité déconcertante, un petit appartement qui m'a tout de suite séduite. Lumineux, c'était une grande pièce avec des murs de pierres blanches, dont toutes les cloisons avaient été détruites, ne laissant place qu'à de grandes poutres en bois massif. Cela pouvait paraître rustique au premier abord mais je m'étais amusée comme une folle à le décorer à base de guirlandes lumineuses, de tapis épais et tout doux, d'une multitude de cadres et autres décorations murales. J'avais littéralement dévalisé tous les magasins de décos et fournitures que j'avais pu trouver. Au final c'était un petit cocon, un endroit si doux, très confortable, très cosy.

Aujourd'hui, cela fait un peu plus d'une semaine que je suis installée, je suis à la recherche d'un emploi. Et il ne faut vraiment pas que je tarde à le trouver parce que mes économies ne seront pas infinies.
En même temps je me suis un peu renseignée sur l'université, le Magical College. Je pourrais peut-être envisager de reprendre des études ? J'étais brigadière avant de ce que j'ai compris, et j'ai obtenu un diplôme en Protection Magique. Je ne me vois pas vraiment aller en cours cela dit, j'ai 32 ans tout de même, je n'ai pas envie de passer deux ou trois ans à étudier. Mais ça ne me coûte rien de visiter le campus, me faire une idée. Et comme je ne fais rien ce weekend c'est l'occasion parfaite pour un petit voyage à Susanville, qui finalement n'est pas si loin au dessus de San Francisco, juste à quelques kilomètres de Sacramento.

En me promenant sur le site étudiant, je trouve une affiche qui m'interpelle. C'est une exposition près de la gare. Ou plutôt sous la gare.
J'ai encore quelques heures avant de reprendre le train et l'expo est là oú je me rends dans tous les cas. Je me mets en marche.

La fraîcheur de la galerie souterraine me fait frissonner mais je marche doucement en admirant les oeuvres qui défilent sous mes yeux.
Je m'arrête devant l'une d'entre elle. Une femme, endormie sur un coquillage aux côtés de son bébé.
Je me fige, un bébé et sa mère. Je ferme les yeux un instant. J'ai 32 ans et pourtant la perspective d'avoir un bébé me semble lointaine. Je veux dire, je viens juste d'emménager, je ne connais personne et même si, oui, je ressens ce besoin de plus en plus présent de fonder une famille. J'ai l'impression que ce n'est pas demain la veille. Sauf que le temps passe et il n'attendra pas que je sois prête. Je ne veux pas avoir d'enfant trop vieille, je ne veux pas être en décalage avec eux. Et ma louve, j'ai l'impression qu'elle est différente des autres. Comme si elle s'était réveillée en même temps que moi ce jour d'avril. Elle veut des enfants elle aussi, elle veut fonder une famille.


Elle est magnifique, n’est-ce pas ?

Je me retourne. Une jeune femme se tient face à la toile à quelques pas derrières moi. Si mon expression devait être incertaine devant l'oeuvre, je ressens une immense peine derrière la sienne malgré le sourire doux qu'elle esquisse quelques secondes plus tard. Je hoche la tête pour confirmer qu'en effet, elle l'est. Elle reprend la parole une nouvelle fois.
Je baisse les yeux sur la montre à gousset que je porte autour de cou, une trouvaille faite dans une boutique d'antiquités sur La Voie Lactée. Magnifique, en or avec une pierre verte, une émeraude, à l'intérieur.


Presque une heure, je réponds doucement en me détournant finalement de la peinture.

Elle se met en marche vers la prochaine toile et, comme elle continue de parler, je la suis. Je souris alors que mon regard se pose sur le nouveau tableau.


Oui, cet artiste à beaucoup de talent, je confirme. Collectionneuse ou Amatrice d'art ? je demande en tournant la tête vers la blonde.
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Parce qu'on s'est tant rapprochés que nos souvenirs se ressemblentSamedi 13 novembre 2021

La jeune femme tourna la tête vers moi, surement intriguée qu’une inconnue lui adresse la parole. Elle m’indiqua qu’elle était ici depuis déjà presque une heure. Elle avait donc déjà eu l’occasion de voir plusieurs peintures, alors que je ne venais que d’arriver. « Oui, cet artiste a beaucoup de talent. » confirma-t-elle avec un sourire qui savait apprécier l’art. « En effet, je connaissais certains des autres peintres ici, mais pour celui-ci, c’est une trouvaille. Et je ne le regrette certainement pas. »

Le tableau suivant représentait cette même femme, certainement sa Muse, le corps à moitié nu encore une fois, face à l’océan, sur lequel le soleil se couchait. Ce peintre avait un don pour me faire ressentir des émotions en tous genres. Si je m’étais sentie triste tout à l’heure, à présent, je trouvais une sorte de plénitude dans cette peinture. « Collectionneuse ou amatrice d’art ? » me demanda la jeune femme qui m’avait suivi. « J’ai toujours été amoureuse de l’art. Sous toutes ces formes. » lui répondis-je avec un sourire avant de tendre la main vers elle. « Je suis Judicaëlle Avery. » me présentais-je.

La jeune femme s’appelait, elle, Olympe. « D’où venez-vous ? » lui demandais-je avant de passer à la peinture suivante sur lequel, cette fois-ci, la femme prenait le thé, en compagnie de plusieurs enfants qui jouaient autour d’elle. La peinture était cette fois-ci animée et l’herbe bougeait comme si une légère brise flottait.

« Êtes-vous intéressée par le Magical College ou êtes-vous simplement venu pour cette galerie d’art ? » On changea de pièce, nous menant vers un tout autre peintre et donc un tout autre univers. « Je suis désolée, je pose beaucoup de questions. J’ignore si cela vous pose un problème. Je suis juste sincèrement contente de rencontrer une personne qui sait apprécier l’art autant que moi. Mon mari n’a aucun goût là-dedans et même si ma mère appréciait mes créations, elle ne l’a jamais compris non plus. » Je lâchais un petit rire.

« Je ne connais personne ici. Vous prendriez un café avec moi dans Susanville ? » proposais-je. Après tout, même si je m’étais exilée à l’autre bout du pays, ce n’était pas pour autant que je ne souhaitais pas avoir de la compagnie. Olympe semblait d’ailleurs être une jeune femme très sympathique, alors pourquoi ne pas apprendre à la connaître. Je n’avais pas beaucoup eu d’amies et peut-être que la jeune femme cherchait elle aussi à faire de nouvelles connaissances ?  
©️️ YOU_COMPLETE_MESS

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« On a du temps avant de prendre les grandes décisions. On a du temps, on peut faire des erreurs, se tromper de direction et se retrouver coincé. Tomber amoureux, souvent. [...] Changer d’avis, et en changer encore parce que rien n’est permanent. Alors faites toutes les erreurs possibles, comme ça quand on nous demandera ce qu’on veut être, on n’aura pas à improviser. On saura. »

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