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RPG Harry Potter

In RPG, nous sommes en Janvier 2022.

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Lundi 6 décembre 2021

Les choses allaient de plus en plus mal avec Alvin et je sentais la fin arriver. Je ne pensais que ça se terminerait comme ça, ou plutôt je ne pensais pas que ça se terminerait tout court. Nous avions vécu tellement de choses ensemble : les missions avec les Insurgés, ses négociations sur les marchés noirs, les fêtes de fin d’année, la mort de mon père, un voyage autour du monde. Et là, nous allions nous séparer : s’il était vrai que je me rapprochais de Jayden Avery, Alvin s’imaginait que je passais tout mon temps avec lui et était de plus en plus jaloux. Samedi, il m’avait carrément suivi. Mais dans l’autre sens, je ne cessais de lui faire des scènes. Nous n’avions plus aucune intimité : Merlin était toujours entre nous, faisant en sortes que nous n’étions jamais seuls bien longtemps. Et quand c’était le cas on se disputait. Je savais que j’aurai du arrêter de voir Jayden pendant un moment, histoire d’apaiser les choses avec Alvin, mais dans un autres sens, voir Jayden m’offrait une petite bulle de bonheur. Le temps s’arrêtait et je vivais un conte de fées avec lui. Et avec tout ce qui se passait à côté, j’étais bien contente d’avoir ma petite bulle d’oxygène.

Il y a un mois tout pile, Ilvermorny avait été attaqué par les Résurgents et plusieurs élèves et professeurs avaient été stérilisés. Les cours avaient été banalisés jusqu’à la fin de la semaine afin de faire plusieurs tests et de mettre en place une cellule psychologique. Certains enfants avaient été déscolarisés, leurs parents craignant pour leur sécurité, d’autres avaient été tellement traumatisés qu’ils étaient internés au Mage Hospital pour une durée indéterminée. Un mois après et c’était encore le chaos.

Ce jour-là, j’avais été cachée sous le masque des Insurgés et j’avais failli compromettre ma couverture avec Pearl Miller. Mais elle n’avait rien dit. Je n’avais pas cherché à lui reparler également depuis, je savais qu’elle avait été victime de la potion stérilisante, un communiqué du directeur nous avait informé des personnes touchées afin que nous agissions au mieux avec ces personnes.

Je resserrai mon gilet autour de moi. J’ignorais si je frissonnais de ce souvenir atroce ou du froid qui s’était installé sur le mont Greylock depuis quelques semaines. Nous avions de la neige depuis fin novembre et je savais qu’elle ne s’en irait pas avant mars.

La bibliothèque était assez vide ce jour-là. Quelques élèves travaillaient à l’étage tandis qu’un groupe discutait dans un coin sur ma droite. Je décidais de marcher un peu, espérant que bouger me réchaufferait un peu. J’intimais au groupe de 7ème année de chuchoter avant de monter les escaliers jusqu’au 1er étage. En passant entre les rayons, j’aperçus alors une 3ème année qui était bien en peine d’attraper un livre. « Tu veux de l’aide ? » lui demandais-je. Elle m’indiqua le livre qu’elle voulait et je lui attrapais d’un coup de baguette magique. « C’est pour un cours ? » lui demandais-je en avisant la couverture. J’essayais de me souvenir de son nom mais en général, les premières années, je ne retenais pas beaucoup leurs noms. « Rappelle-moi ton nom, s’il te plait. »
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I saw a shooting star and thought of youLundi 6 décembre 2021Ehawee Underwood & Rose O'DylanPeu à peu, les choses avaient repris leur cours dans le château pour Ehawee. S’il y avait des personnes traînant dans les couloirs, la mine sombre, ou éclatant en sanglots sans raisons apparentes, elle ne les voyait pas. Avec la naïveté des enfants de son âge, la petite fille pensait que l’évènement était clos. Que les personnes touché allaient guérir. Car la magie peut tout guérir, pas vrai ? C’est pour ça que pas mal d’élèves étaient déscolarisés. Dans l’esprit d’Ehawee, c’était le signe qu’ils étaient sur la voie de la guérison. Sûrement…

Ses parents s’étaient sincèrement demandé si elle ne devait pas quitté l’école, qui ne semblait plus très sûr. Son père était d’avis de la mettre dans une école No-Maj’, en attendant, mais finalement, on décida de laisser les choses en l’état. Bien sûr, on avait entouré de soin et de protection chaque enfant sorcier de Pine Ridge. Rituel de purification, apprentissage de chant protecteur, confection de sac-médecine… Tout y était passé, lors de la semaine de cours banalisée. La petite fille toucha du bout des doigts la petite bourse de cuir qu’elle portait désormais toujours autour de son cou, cachée sous ses vêtements. Ce contact l’apaisait, elle arrivait à sentir sous sa paume les énergies vibrantes de la sauge purificatrice, une petite touffe de crin de licorne, et beaucoup d’ancienne magie, puissante. Sa mère avait rajouté, sans qu’elle ne comprenne pourquoi, une plume de scissortail. Cet ingrédient était normalement utiliser pour honorer les mères, alors pourquoi… ?

Et c’est ainsi parée que la petite fille rejoignit l’école, en compagnie d’Anoki. A tout deux, on leur avait conseillé de se créer une flûte d’homme-médecine, juste au cas où. Mais voilà, ni l’un, ni l’autre ne savait vraiment comment faire. Bien sûr, Ehawee en avait déjà vu, entre les mains du vieil homme-médecine de la réserve, mais de là à en créer une elle-même… ! Il n’y avait alors qu’une chose à faire : aller à la bibliothèque, et prier les esprits qu’un livre sur les rituels amérindiens s’y trouve. La petite fille avait confiance en le stock – immense – des connaissances réunis dans la bibliothèque, mais de là à trouver ce qu’elle cherchait, il y avait un écart immense.

Ehawee avisait la montagne de livres, bien rangés sur les étagères du rayon Magie du Monde. Comment trouver le bon livre ? Les regarder un à un, en commençant par le haut ? Rien que pour le continent américain, il déjà bien avoir une vingtaine d’ouvrage ! Mais après tout, elle avait tout son temps. La petite fille coula un regard un peu suspicieux vers les quelques élèves qui travaillaient. Non, ils n’allaient pas la déranger durant sa lecture… Alors, au travail ! Se mettant sur la pointe des pieds, Ehawee avait prit le parti d’escalader l’étagère, mais une voix l’interrompit avant qu’elle ne puisse mettre son plan en action. « Tu veux de l’aide ? »

La petite fille indiqua du doigt le livre tant convoité à la bibliothécaire. Elle aimait bien Miss O’Dylan. Elle était jolie, gentille, toujours prête à aider, et elle ne ressemblait en rien au cliché de la vieil bibliothécaire aigrie, au chignon gris acier trop serré. « C’est pour un cours ? » Ehawee secoua négativement la tête, en ouvrant le livre pour déchiffrer avidement la table des matières. « Non, c’est pour moi ! » Dit-elle en refermant d’un coup sec l’ouvrage. Aucune trace de comment créer une flûte d’homme-médecine, apparemment. « Ehawee Underwood. Est-ce qu’il y a des livres sur les rituels magiques amérindiens, ici ? Dans ça, il n’y a rien. » Se justifia-t-elle en tendant le livre à la jeune femme. Puisqu’elle était là, autant profiter de sa connaissance sur la bibliothèque, non ?
©️ DABEILLE

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Lundi 6 décembre 2021

« Non, c’est pour moi ! » répondit la jeune fille, avide de ce qu’elle cherchait. Je ris, un peu amusée de la voir aussi excitée. Après avoir consulté la table des matières, elle referma le livre d’un coup sec. Manifestement, ce qu’elle cherchait n’était pas là. Je lui demandais son nom. « Ehawee Underwood. » Ah oui, c’était ça ! « Est-ce qu’il y a des livres sur les rituels magiques amérindiens, ici ? Dans ça, il n’y a rien. » Je plissais les yeux, intriguée que la jeune fille s’intéresse à ce genre d’ouvrages, avant que je ne suppose ses origines. Par ici, en Amérique, c’était assez souvent que les enfants des Apaches ou de ces tribus viennent étudier la magie à l’école, même si certains préféraient la leur enseigner parmi les autres membres de la tribu.

« Mmh, viens avec moi, je pense savoir où ça se trouve ! » Je replaçais le livre au bon endroit avant de quitter le rayon pour parcourir les autres. Ni une, ni deux, la jeune fille trottinait déjà à côté de moi. « Pourquoi tu veux ce genre de livres ? » lui demandais-je, curieuse. On monta au 2ème puis au 3ème étage avant que je me dirige sans hésiter vers le rayon approprié.

« Tiens, tu as tout un rayon sur la magie amérindienne. » lui indiquais-je. La jeune fille s’empressait déjà d’ouvrir quelques bouquins tandis que d’un sort, je mettrais quelques ouvrages sur la table. « Je vais t’aider à chercher. » lui dis-je. Au bout de cinq minutes, alors que je déposais des livres sur la table qu’Ehawee regardait, je lui posais quelques questions : « Alors, tu viens de quelle tribu ? » lui demandais-je. « Tu as des frères et sœurs ici ? Peut-être que j’ai pu les connaître. » Je haussais les épaules. Je n’étais là que depuis septembre 2018.

« Tu es une vraie boule d’énergie, ma parole ! » commentais-je en la voyant sautiller dans tous les sens. « Tiens, regarde ce livre, ça a l’air d’être ce que tu cherches. » lui indiquais-je en venant m’installer à la table avec elle.
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I saw a shooting star and thought of youLundi 6 décembre 2021Ehawee Underwood & Rose O'DylanLa bibliothécaire laissa échappée un petit rire attendrie devant cette fillette qui bouillonnait de vie. Ehawee ne s’en formalisa pas, elle trouva même que ça rajoutait un côté attendrissant, mignon, à la jeune femme. Comme si le rire la faisait gagner peu à peu le camps des « vrais personnes réelles » dans l’esprit de la petite fille. Des personnes comme ses parents, ses amis… Et qui étaient tout le contraire des professeurs ou des adultes tristes, qui ne semblaient pas avoir de vie propre. « Il n’y a rien... » se lamenta à voix haute la petite fille en se mettant sur la pointe des pieds pour regarder le titre des ouvrages. Elle qui se faisait une joie de trouver son bonheur dans la bibliothèque, elle était amèrement déçue !

« Mmh, viens avec moi, je pense savoir où ça se trouve ! » Ehawee se retourna vers la jeune femme, les yeux brillants. C’était la deuxième fois qu’elle lui sauvait la mise ! « Vraiment ?! » Elle n’osait pas y croire, alors qu’elle emboîtait déjà le pas à Miss O’Dylan.  « Pourquoi tu veux ce genre de livres ? » La petite fille mit le doigt sur ses lèvres, en cherchant les bons mots. Depuis toute petite, sa grande sœur Wakanda l’avait mise en garde contre les personnes qui n’appartenaient pas à la tribu, ou aux Amérindiens en général. Tous n’étaient pas comme la famille Kenobi, loin de là. La plupart du temps, lui disait sa sœur, on se moquera de toi si tu parles à tort et à travers. Alors, choisis-les bons mots. « A cause de la pluie de potion qu’il y a eu en novembre... » C’était l’explication la plus simple, mais le visage avenant de la jeune femme semblait réclamer plus de détails. Ehawee soupira. Tant pis pour les recommandations de Wakanda, elle ne maniait pas aussi bien les mots que son aînée.

« C’est l’homme-médecine qui m’a montré tout un tas de rituel de purification. Il m’a aidé à faire ça. » Ehawee sortit le petit sac qui pendouillait à son cou de sous ses vêtements, pour le montrer à la jeune femme. Elle eut la bonne idée de ne pas rire devant ce type de magie, généralement trop traditionnelle pour être prise au sérieux. « C’est pour me protéger. Et puis, il m’a aussi dit que je devrai me faire une flûte, parce que ça éloigne les mauvais esprits. Mais je ne sais pas faire... » Elles étaient arrivés à l’escalier séparant le deuxième du troisième étage, qu’Ehawee grimpa en courant, un sourire aux lèvres. Et tant pis si Miss O’Dylan n’était pas contente !

« Tiens, tu as tout un rayon sur la magie amérindienne. » La petite fille courût à l’autre bout de la pièce, vers les étagères que lui désignait la bibliothécaire. Elle était déjà en train de parcourir avidement un livre lorsque la jeune femme lui proposa son aide, ce qu’elle accueillit avec reconnaissance.  « Alors, tu viens de quelle tribu ? » Ehawee tourna une page, distraitement. C’était la première fois qu’on lui demandait cela, et elle ne savait pas jusqu’à quel degrés de précision devait aller sa réponse. « Je suis une Lakota, mais ça c’est ma tribu. Mon clan, c’est les Oglalas. » Puis elle se replongea dans sa lecture, ne voulant pas croiser le regard de Miss O’Dylan. Qu’est-ce que Wakanda ferait, dans sa situation ? Et Tadi ?  « Tu as des frères et sœurs ici ? Peut-être que j’ai pu les connaître. » La petite fille fit une moue dubitative avant de répondre. « Maintenant, il n’y a que moi. Mais j’ai un grand frère, et une grand sœur. Wakanda a fini ses études depuis longtemps, elle a 22 ans maintenant. Et puis Tadi, il est jamais venu ici, il n’a pas de pouvoir. Mais il enseigne les maths dans une université ! Mais je ne pense pas que tu aurais pût le connaître, de toutes façons. Il a 30 ans, il est vieux. » Parce que Miss O’Dylan avait l’âge de Wakanda, à peu près, non ? Elle était encore jeune, en tout cas bien plus jeune que son frère.

« C’est quoi, une dague sacri… sacri… sacrificielle ? » Demanda-t-elle au bout d’un moment, plongé dans un livre relatant de la magie des amérindiens peuplant l’Amérique du Sud. Elle butait sur ce mot qu’elle dont elle ne comprenait pas le sens, ce qui avait le don de l’énerver prodigieusement. Ehawee fit glisser le livre vers la jeune femme, lui désignant l’illustration de la dague du doigt. Au moins, Miss O’Dylan pouvait éclairer sa lanterne ! Ehawee sauta de sa chaise pour se rapprocher d’elle, à mesure qu’elle lui expliquait le sens du mot. « Mais c’est horrible, pourquoi les gens faisaient ça ? » Pas étonnant, après, que les Blancs prennent les Amérindiens pour des sauvages si ce genre de chose était courante.

« Tu es une vraie boule d’énergie, ma parole ! » Les réponses de Miss O’Dylan avait excitées la petite fille, qui avait maintenant les yeux brillants. Elle rangeait au fur à mesure les livres qu’elle feuilletait, toujours en se déplaçant à moitié en sautillant, à moitié en courant. « C’est parce que je suis aux trois quarts une enfant de la forêt ! Et pour l’autre quart, mon papy dit que je suis une enfant des grandes plaines d’Angleterre ! » Déclara fièrement la petite fille, avec un large sourire. Depuis toujours, on lui avait appris à être fière de ses origines, et de ne pas oublier d’où elle venait.   « Tiens, regarde ce livre, ça a l’air d’être ce que tu cherches. »  Ehawee ne se le fit pas dire deux fois, et s’installa sur la chaise à côté. La jeune femme lui désignait une double page dédié à la confection de la flûte Siyotanka. « C’est quoi, du roseau ? Je peux en trouver ici ? Et 50 centimètre, ça fait… ça ? » Demanda-t-elle en écartant largement ses mains devant Miss O’Dylan.
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Lundi 6 décembre 2021

« A cause de la pluie de potion qu’il y a eu en novembre … » me répondit la jeune fille. La pluie de potions … La potion stérilisante. Je me retins de faire une grimace. Je me sentais toujours coupable d’avoir abandonné Pearl cette fois-là et je crois que cela restera à jamais mon plus grand regret.

« C’est l’homme-médecine qui m’a montré tout un tas de rituel de purification. Il m’a aidé à faire ça. » L’homme-médecine ? Peut-être le Médicomage de la tribu. Ehawee me désigna une petite bourse autour de son cou. Cela me rappelait vaguement des colliers de protection que j’avais vus en Afrique du Sud, lors de mes voyages. « Oh, c’est intéressant. » indiquais-je, sincèrement intéressée. « Qu’est-ce que c’est ? »

« C’est pour me protéger. Et puis, il m’a aussi dit que je devrai me faire une flûte, parce que ça éloigne les mauvais esprits. Mais je ne sais pas faire... » Je comprenais mieux ce que souhaitait faire la petite fille. Elle voulait simplement se protéger. J’étais touchée de cet élan de protection de la part d’Ehawee. Elle était encore tellement innocente. Je la regardais vagabonder dans ce rayon, très excitée pour faire ce qu’on lui avait conseillé. Les mains serrées contre moi, je la regardais faire avant de me dire : et si c’était pour moi un moyen de me racheter de ce que j’avais fait à Pearl ? Peut-être que si j’aidais Ehawee cela allégerait un peu ma conscience ?

Et autant faire connaissance ! « Je suis une Lakota, mais ça c’est ma tribu. Mon clan, c’est les Oglalas. » Je hochais la tête. « Je ne connais pas très bien les origines amérindiennes, à vrai dire. Mais je suis toujours avide d’en savoir plus ! » avouais-je sincèrement en m’asseyant en face d’elle pour chercher avec elle. Avait-elle de la famille à Ilvermorny ? « Maintenant, il n’y a que moi. Mais j’ai un grand frère, et une grande sœur. Wakanda a fini ses études depuis longtemps, elle a 22 ans maintenant. Et puis Tadi, il n’est jamais venu ici, il n’a pas de pouvoir. Mais il enseigne les maths dans une université ! Mais je ne pense pas que tu aurais pu le connaître, de toutes façons. Il a 30 ans, il est vieux. » Je me laissais à rire volontiers. « Désolée, je ne me moque pas de toi. » lui expliquais-je. « Mais je doute que ton frère apprécierait que tu le traites de vieux. » Je souris, attendrie. « Vous avez beaucoup d’écart ! » remarquais-je. « Tes parents sont aussi des sorciers ? » Après tout, si ce Tadi était un Cracmol, peut-être qu’ils avaient des origines No-Maj’ dans la famille

« C’est quoi, une dague sacri… sacri… sacrificielle ? » Choquée de ces mots, je lui attrapais le livre pour l’éloigner de ce qui n’était pas de son âge. Je fronçais les sourcils en lisant les détails de la confection d’un tel objet. Je ne savais pas très bien comment lui expliquer tout en la préservant … « Eh bien … elle permettait de … calmer la colère des dieux. » expliquais-je alors que la jeune fille venait se mettre à côté de moi, un pied sur la chaise pour se pencher vers le livre. « Une dague permettait de tuer … des animaux, parfois des humains en guise de sacrifice aux dieux afin qu’ils offrent de la nourriture et du soleil au reste de la tribu. » Ehawee afficha une mine choquée : « Mais c’est horrible, pourquoi les gens faisaient ça ? » Je haussais les épaules. Certains avaient des croyances assez barbares.

« Tu es une vraie boule d’énergie, ma parole ! » commentais-je en la voyant déjà sautiller pour remettre le livre à sa place. D’un coup de baguette, je rangeais ceux déjà feuilletés. « C’est parce que je suis aux trois quarts une enfant de la forêt ! Et pour l’autre quart, mon papy dit que je suis une enfant des grandes plaines d’Angleterre ! » La jeune fille affichait un grand sourire, comme fière de ce qu’elle était. « Qu’est-ce que cela signifie ? » lui demandais-je. « C’est en rapport avec l’endroit d’où sont nés tes parents et le reste de tes ancêtres ? » J’attrapais un nouveau livre, écoutant ce qu’Ehawee m’enseignait avant de m’écrier : « Tiens, regarde ce livre, ça a l’air d’être ce que tu cherches. »

Ni une, ni deux, la jeune fille se remit à courir pour venir à côté de moi. Il s’agissait de la flûte Siyotanka. La confection n’était pas si compliquée mais il fallait être doué dans le bois. « C’est quoi, du roseau ? » « C’est une plante qu’on trouve dans des régions humides … » expliquais-je. « Je peux en trouver ici ? » « On en trouve surtout en Europe ... » Je fis une grimace un peu déçue. « Et 50 centimètres, ça fait… ça ? » Je reculais alors que la jeune femme manquait de me faire un coup dans le nez. « Plutôt comme ça … » Je refermais un peu ses mains pour lui indiquer comment c’était. Puis je me levais et rangeais ma chaise. « Et si nous allions voir le professeur de Botaniques ? Je suis sûr qu’il en a. Il pourra certainement nous aider ! » La jeune fille hocha rapidement la tête mais fut surprise par le « nous » employé. « Eh bien, j’ai bien envie de t’aider ! » lui confiais-je, un sourire aux lèvres. Autant terminer ce travail jusqu’au bout.

La jeune fille bondissait sur ses pieds et étais déjà partie de l’étage pour redescendre. Elle courrait partout mais revenait me chercher quand j’étais à la traîne. Je m’arrêtais au niveau de ma stagiaire et lui demandais de gérer la bibliothèque le temps de mon absence. Elle fut un peu perdue mais je lui assurai que tout irait bien. Mais déjà Ehawee m’attrapait la main pour me tirer en dehors de la bibliothèque. Je trottinais à côté d’elle pour me rendre dans les serres.

Mais arrivés là-bas, le professeur nous apprit avec tristesse qu’il ne possédait pas cette plante. Je ne pouvais que lire la déception de la jeune fille sur son visage. Je me penchais aussitôt vers elle et posais une main sur son épaule. « Hey, les recherches ne sont pas terminées. On va trouver un moyen de faire cette flûte, coûte que coûte ! » lui assurais-je, un doux sourire aux lèvres avant de caresser son menton. « Tu peux compter sur moi ! »

Et je tins ma promesse. Le vendredi 10 décembre, la petite tête d’Ehawee apparut à côté de mon bureau à la bibliothèque. Boudeuse, elle m’accusait de ne pas avoir été là pour elle pendant ses recherches. Je souris, et penchais la tête sur le côté. « Es-tu sûre et certaine de toi ? » lui demandais-je en plissant les yeux. « Regarde un peu ça ! Accio ! » Je pointais ma baguette vers la réserve : la porte s’ouvrit pour laisser passer une parfaite flûte Siyotanka. « Et voilà, miss ! Je suis allée voir un ami sur la Voie Lactée qui a bien voulu me la confectionner pour toi. C’est du vrai roseau. » lui assurais-je en lui tendant l’instrument. Je souris devant tant de joie. Je n’aurai jamais cru être autant attendrie par une enfant, mais c’était le cas. Et après ma rupture avec Alvin la veille, j’avais bien besoin de joie.

Ehawee dut voir une larme rouler sur ma joue puisqu’elle me demanda pourquoi je pleurais. « Mince, excuse-moi … » J’attrapais un mouchoir pour essuyer les larmes. « Je suis contente pour toi, c’est tout ! » lui indiquais-je en haussant les épaules.
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I saw a shooting star and thought of youLundi 6 décembre 2021Ehawee Underwood & Rose O'Dylan« Oh, c’est intéressant. Qu’est-ce que c’est ? » La petite fille regarde Miss O’Dylan, sans cacher sa surprise. Normalement, elle ne parlait de la magie amérindienne que à Anoki ou Winona, à Ilvermorny. Les autres ne comprenaient pas, et ils se moqueraient d’elle. C’était sa sœur qui lui avait dit, et sa sœur avait toujours raison. Mais la bibliothécaire avait l’air… différente. Peut-être que grâce à son métier, elle était vraiment curieuse et avait appris à ne pas rire lorsqu’elle rencontrait une magie différente ? « Je ne sais pas quel sort il y a dedans. » Commença Ehawee, lentement. « Mais je sais qu’il y a de la sauge, du crin de licorne. Et puis une plume de scissortail. Je ne sais pas pourquoi ma mère l’a rajouté. » Conclua la petite fille en haussant les épaules. C’était des affaires d’adultes, elle était encore trop jeune pour comprendre. C’était rageant, mais que pouvait-elle faire d’autre, à part attendre et approuver ?

Une fois lancé sur le sujet de sa famille, Ehawee ne s’arrêtait plus. Elle avait tellement de choses à raconter, à partager ! Ce n’était pas ce qu’elle pouvait dire à n’importe qui, Wakanda l’avait bien prévenu. Mais Miss O’Dylan… Elle venait de lui dire qu’elle était intéressé par sa culture, non ? Ça ne pouvait pas être une mauvaise personne, dans ce cas. Même si Ehawee eut un petit doute, en entendant le rire de la jeune femme. Est-ce qu’elle avait dit quelque chose de mal, sans s’en rendre compte ? « Désolée, je ne me moque pas de toi. Mais je doute que ton frère apprécierait que tu le traites de vieux. »  Ah, ce n’était que ça ! Un grand sourire malicieux illumina le visage de la petite fille. « Bah c’est vrai quoi, on a… 21 ans de différence ! » Releva-t-elle après un rapide calcul. « Vous avez beaucoup d’écart ! »  Ehawee eut un petit sourire. C’était quelque chose qu’elle pouvait lui dire, ou pas ? Après tout, Miss O’Dylan était comme une professeur, et tout les professeurs connaissaient les situations des élèves, non ? « C’est parce qu’on a pas beaucoup d’argent. Mes parents préfèrent qu’un enfant finisse ses études avant de lui donner un petit frère ou une petite sœur. » Ce n’était pas si bête, et ça n’avait jamais vraiment dérangé la petite fille. Elle ne ressentait pas le besoin d’avoir beaucoup d’argent. C’était inutile, dans la réserve, car tout le monde s’entraidaient. « Tes parents sont aussi des sorciers ? » Ehawee hocha la tête. « Oui, mais ma grand-mère n’avait pas de pouvoirs. On m’a dit que c’est parce que Tadi lui ressemblait qu’il n’était pas un sorcier. » Mais Ehawee voyait mal comment son frère, avec sa carrure, pouvait ressembler à une petite dame amérindienne. Il y avait peut-être quelque chose de commun dans leurs traits du visage, mais elle ne pouvait rien affirmer, n’ayant jamais vu sa grand-mère.

Plus calme, la petite fille tournait les pages. Parler de sa famille avec une adulte était étrange, mais où moins elle n’avait pas l’impression d’être vu comme une bête curieuse. Ehawee fronça les sourcils lorsque Miss O’Dylan lui retira le livre des mains. Elle aurait pût au moins demander ! « Eh bien … elle permettait de … calmer la colère des dieux. » Curieuse, elle se rapprocha de la jeune femme. De sa courte vie, elle n’avait encore jamais vu un dieu ou un esprit en colère. La rage de Wakan-Tanka devait vraiment être terrible s’il fallait tuer pour l’apaiser. « C’est pas normal. On ne doit tuer que pour survivre, ou protéger sa famille. Et si on tue un animal, il faut rendre grâce à la nature de nous avoir nourri. » Ehawee avait les bras croisés, la mine boudeuse. De ce qu’elle avait compris, avant que Miss O’Dylan lui prenne le livre, les amérindiens qui faisaient cela vivaient il y a très longtemps, et au Sud. Mais quand même, ce n’était pas bien !

Pour se changer les idées, la petite fille commença a reparler de sa famille. C’était quelque chose de très important, pour elle. Personne ne lui avait jamais dit pourquoi, mais Ehawee savait tout au fond d’elle que sa lignée et ses ancêtres devaient être respectés, et surtout pas oubliés. Même si une partie de ceux-ci résidaient en Angleterre. « Qu’est-ce que cela signifie ? C’est en rapport avec l’endroit d’où sont nés tes parents et le reste de tes ancêtres ? » Ehawee mit deux mains sur ses hanches, en souriant. Ne pas oublier l’histoire des Underwood était quelque chose qu’elle prenait très à cœur. Son grand-père lui en avait tellement parlé qu’elle connaissait le déroulement des faits presque par cœur. « Les trois-quarts d’amérindiens, c’est pour la famille du côté de ma mère, et ma grand-mère paternelle. Avant, les Oglalas vivaient dans les plaines, et les enfants allaient souvent s’amuser en forêt. » Maintenant aussi, Ehawee s’amusait en forêt, mais dans celle de la réserve. Même si elle ne les voyait pas, la petite fille savait qu’il y avait des barrières, tout autour. Le sentiment de liberté n’était pas le même que celui qu’avaient les enfants Lakota avant l’arrivée des européens. « Mon grand-père, il vient d’une grande famille d’Angleterre, mais ils étaient méchants avec lui, il voulait le forcer de se marier pour avoir un bon sang. » Ehawee fronça un peu les sourcils : c’était la partie qu’elle avait le moins compris. « Alors il s’est enfuie ici, et puis il est tombé amoureux de ma grand-mère. Mais… des fois il repense à chez lui. Sa famille était très riche, et il avait un immense parc et pleins de terres. » Aller voir cette terre, ce serait sans doute bien… Ehawee baissa les yeux. Son grand-père ne voudra jamais remettre le pied en Angleterre, il l’avait souvent dit. Sa vie là-bas était comme enterré pour lui.

« Tiens, regarde ce livre, ça a l’air d’être ce que tu cherches. » Ehawee se pencha vers la bibliothécaire, l’assaillant de questions. Sa bonne humeur était immédiatement revenue lorsqu’elle avait compris que sa quête touchait à sa fin. Même si Miss O’Dylan disait qu’on trouvait le bois qu’en Europe, elle n’allait pas baisser les bras ! On lui avait dit qu’il serait bien qu’elle fabrique une Siyotanka, alors elle ferait une. « Et si nous allions voir le professeur de Botaniques ? Je suis sûr qu’il en a. Il pourra certainement nous aider ! » Ehawee releva la tête, un peu surprise. Pourquoi est-ce que Miss O’Dylan voulait lui apporter son aide ? Et si… et si elle voulait se faire une flûte, elle aussi, pour se protéger ? La petite fille courait partout, pour rejoindre les serres. Miss O’Dylan était à la traîne, mais Ehawee essayait de lui faire presser le pas. Bien sûr, un peu de bois, ça n’allait pas s’envoler comme ça, mais la petite fille n’arrivait pas à se canaliser tellement elle était impatiente. Une fois dans la serre, Ehawee laissa parler la jeune femme. Elle était plus douée qu’elle pour expliquer ce qu’elles recherchaient. Mais il n’y avait pas de roseau dans la serre. Les bras ballants, Ehawee tourna un visage maussade vers les deux adultes. Elle plissa les yeux, essayant de toutes ses forces de ne pas pleurer. « Hey, les recherches ne sont pas terminées. On va trouver un moyen de faire cette flûte, coûte que coûte ! » Ehawee releva le visage, avec un immense sourire, en regardant Miss O’Dylan qui lui prenait le menton, comme le faisait sa sœur lorsqu’elle était triste. « C’est vrai ? » Laissa échapper la petite fille. « Tu peux compter sur moi ! » Ehawee poussa un petit cri de joie, avant de sauter dans les bras de la jeune femme.

Vendredi 10 décembre 2021

Ehawee n’avait pas arrêté de ruminer depuis lundi. Comment allait-elle faire pour fabriquer la flûte, sans l’aide de Miss O’Dylan ? La bibliothécaire lui avait dit qu’elle pouvait compter sur elle mais… elle n’avait pas vraiment eu de nouvelles depuis le début de la semaine. Et si… et si elle allait la voir ? Aussi tôt dit, aussi tôt fait, et il ne s’était pas écoulé vingt minutes qu’elle se trouvait déjà à la bibliothèque. « Vous m’aidez quand, en fait ? » Demanda-t-elle avec un brin d’impertinence, à la jeune femme. Ehawee lui faisait face, en croisant les bras. « Vous m’aidez pas du tout. » L’accusa-t-elle en pointant un doigt droit devant elle. « Es-tu sûre et certaine de toi ? »  La petite fille plissa les yeux, pressentant ce qui allait suivre. « Regarde un peu ça ! Accio ! » La porte que pointait la jeune femme de sa baguette s’ouvrit, et une Siyotanka apparut dans son champ de vision. « Et voilà, miss ! Je suis allée voir un ami sur la Voie Lactée qui a bien voulu me la confectionner pour toi. C’est du vrai roseau. » Ehawee sauta dans les bras de la jeune femme, sans pouvoir se contenir davantage. « C’est génial ! Merci, merci, merci ! »

La petite fille se desserra de Miss O’Dylan, encore toute étourdie de son bonheur. Elle allait pouvoir accomplir plusieurs rituels de protection, avec Anoki, comme leur avait dit l’homme-médecine. Peut-être même que, s’ils étaient assez forts tout les deux, ils pourraient protéger tout le château de futures attaques ? Ehawee se tourna vers Miss O’Dylan, avec la ferme intention de la tenir au courant de ses projets. Après tout, elle méritait bien ça après ce qu’elle venait de faire. Et puis, Ehawee était sûre que la jeune femme adorerait voir et participer à un vrai rituel amérindien. « Pourquoi tu… vous pleurez ? » Demanda la petite fille d’une voix pas vraiment à l’aise. Une larme, unique, avait roulé sur la joue de Miss O’Dylan. « Mince, excuse-moi … » Est-ce que… est-ce qu’elle lui avait fait du mal, sans le savoir ? « Je suis contente pour toi, c’est tout ! »  Ehawee fronça les sourcils, en regardant la jeune femme se tamponner les yeux avec un mouchoir. « C’est pas des larmes de joie, je le sais. » La petite fille se détourna de Miss O’Dylan, pour lui laisser un peu d’espace. Personne n’aimait être collé quant il était triste, d’après elle. « Mais bon, c’est votre problème. Les adultes, ça ment tout le temps. Et ça ment mal. » C’était comme une maladie, chez eux. Comme s’ils ne savaient pas s’adresser aux enfants autrement. « Sinon, vous voulez qu’on essaye la flûte ? Ça, ça vous rendra pas triste, je vous promets. » Conclu la petite fille en tendant sa main.
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