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RPG Harry Potter

In RPG, nous sommes en Février 2022.
Profitez bien des nouveautés ! Le récapitulatif est ici !

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Trois pancakes et un début d'amitié
Lundi 13 Décembre 2021 •••Valentin tournait en rond dans le réfectoire universitaire. C’était une vraie écatombe, cette semaine ! Tout ses amis étaient tombés malades, les uns après les autres. Une vague de grippe, à ce qu’il paraîtrait… Ou alors ils s’étaient tous enfermés dans leurs chambres pour terminer le devoir de Potions à rendre pour le mercredi 15, peut-être ? Lui, il l’avait finit depuis bien longtemps déjà.

C’était sa rupture avec Jenna qui l’avait fait s’enfermer comme cela dans le travail – et c’était peut-être le seul bon côté de la chose. Valentin n’était pas vraiment feignant, c’est juste que… écrire des pages et des pages de parchemins, ça l’ennuyait franchement. Mais, contre toute attente, faire ses devoirs apaisait un peu la blessure encore ouverte de son cœur, comme si les mots et les faits à retenir pensaient la plaie. Quand il écrivait, le jeune homme n’avait pas à penser, ni a ressasser les souvenirs de sa dernière altercation avec Jena.

Comment avait-elle put penser qu’il ne s’en rendrait jamais compte, ou qu’il le prendrait… bien ? Enfin, elle n’avait pas penser tout court, pensa assez durement le jeune homme. Valentin savait maintenant comment la jeune femme avait résonné, enfin sûrement. Lui, elle le voyait comme un enfant, un bon coup sympa mais sans plus, et il n’était au final que quantité négligeable. Ils n’avaient pas vraiment été un couple, au final, c’est ce que Valentin retenait. Ou alors Jenna avait une conception bien particulière du couple, ce qui était possible aussi…
En vérité, Valentin s’en voulait terriblement. Que Jena tombe enceinte, c’était leur responsabilité à tout les deux, mais quand même. Elle aurait dû lui en parler, pour qu’il puisse l’épauler, l’aider à traverser cette épreuve… et ne pas le bercer d’illusions quant à leur couple.

Cela faisait cinq minutes que Valentin était littéralement planté dans le réfectoire, à se perdre dans ses pensées, quant il se décida enfin de se bouger un peu. Il sentait les regards, furtifs mais pesants, sur lui quand on le dévisageait, et c’était vraiment une sensation désagréable, qui lui faisait hérisser les poils du dos. Depuis sa victoire au Tournoi, le jeune homme avait pris l’habitude d’entendre des murmures et de voir des regards surexcités ou envieux sur son passage. Mais maintenant… il était certes un peu paranoïaque sur les bords, mais il ne pouvait s’empêcher de croire qu’on parlait à demi-mots de ce qui s’était passé, entre Jena et lui. Et pourtant, le jeune homme savait combien cette possibilité était ridicule ! Ni Jena, ni lui n’avait parlé de cet avortement, et c’est n’est certainement pas la douce Tristelle qui serait aller le crier sur les toits.

Assez brusquement, Valentin posa son plateau sur une table, occupé par une seule personne. Une jeune femme, à la peau mate, plutôt jolie d’ailleurs, était en train de déjeuner silencieusement. Peut-être avait-elle pris peur en le voyant débarquer en face d’elle, avec un visage aussi fermé et une attitude qui pouvait être considéré comme agressive ? Valentin n’avait pas réfléchi avant, comme d’habitude. Mais au moins, la jeune femme n’avait pas l’air de vouloir déclencher une scène ici. Il s’assit donc, en face d’elle, en évitant soigneusement son regard durant les premières secondes.

« Désolé de m’imposer comme ça, sans demander. Mais si ça te gêne, je peux m’en aller… »
Il leva les yeux, un peu gêné vers son interlocutrice forcée. « Sinon… Je m’appelle Valentin, et toi ? » Il enchaînait les phrases assez vite, comme s’il voulait mettre la jeune fille à l’aise, en regardant beaucoup trop fixement les pancakes qu'il avait pris sur son plateau.

Une chose était sûre, c’était que maintenant, il doutait un peu de lui-même, chose qui ne lui était jamais arrivé auparavant. Se prendre un râteau aussi violemment, et dans de telles conditions par une fille pour qui il commençait à développer de véritables sentiments très fort, ça en fout un coup au niveau de la confiance en soit face aux filles. ©️ 2981 12289 0

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Trois pancakes et un début d'amitiéLundi 13 décembre 2021

Je m’étais installée à une table du réfectoire où j’avais vu Jeremy et Maria, mes anciens amis du groupe de musique. Nous avions échangé quelques mots mais ils avaient fini de manger et étaient partis cinq minutes après mon arrivée. C’était indéniable : depuis que le groupe s’était dissolu, nous nous étions éparpillés. Nous n’étions plus vraiment cette bande de potes soudée que nous étions autrefois. Cela me manquerait, mais j’avais l’habitude au fait que rien n’était éternel. Je cherchais du regard si je ne voyais pas Athéna Beauregard mais je ne vis nulle part de chevelure rousse.

La Française était devenue petit à petit une amie essentielle à ma vie. Elle avait du punch, elle était cool. Elle était assez différente de moi et en même temps on se ressemblait sur certains points. Nous avions mis du temps à nous apprivoiser l’une l’autre mais au final, on s’entendait bien. Nous étions allés à quelques soirées ensemble bien que ce n’était pas vraiment notre univers. Mais c’était pas grave, on en avait bien ri après !

Je sursautais quand un garçon se posa à ma table assez peu subtilement. Je fronçais les sourcils avant de reconnaître le champion du Tournoi. Je ne m’étais que très peu intéressée à cet événement bien qu’il avait fait longtemps la Une de la Gazette. C’était en partie à cause d’Athéna que j’avais eu vent de la célébrité du champion, Valentin Derocles. Et il s’asseyait à ma table ? Manifestement, au vu de son attitude et de la fermeté de son visage, il avait essayé d’échapper à quelqu’un ou à quelque chose.

« Désolé de m’imposer comme ça, sans demander. Mais si ça te gêne, je peux m’en aller… » Mon visage se détendit et je souris. « Ca ne me gêne pas du tout. Je me sentais un peu seule. » indiquais-je en lui montrant les places vides. Ce n’était pas très agréable de manger seule. « Sinon … Je m’appelle Valentin, et toi ? » A nouveau, je souris. « Je suis Davina ! » lançais-je d’un air joyeux. Il semblait un peu gêné, comme s’il craignait qu’on le rejette.

« Ce n’est pas facile, j’imagine, d’être une célébrité … » dis-je en indiquant d’un geste de la tête les autres étudiants qui le regardaient. Valentin comprit que je savais déjà qui il était. Je mangeais un morceau de mes pancakes avant de préciser : « Ne t’inquiètes pas, je connais ça aussi. » Je levais les yeux au ciel en engloutissant une nouvelle bouchée. « J’étais dans le groupe de musique Sparks, j’étais la chanteuse. Et à présent, j’ai mon propre groupe, les Spero Patronum. » lui expliquais-je avec un petit sourire de compassion. « Ici, ça va, parce que les gens ont l’habitude de me voir. Mais dans Londres, on m’arrête parfois pour me demander un autographe. » Je me mis à rougir et baissais les yeux sur mon repas. « C’est assez gênant, je dois l’avouer … » Je fis une petite grimace mal à l’aise mais je vis que Valentin s’était détendu en face de moi.

« Tu étudies quoi ici ? » demandais-je en relevant les yeux vers lui. « Tu n’étais pas à cette inauguration l’autre jour, avec ce gars … hum … Erskine Croupton, c’est ça ? » Je ne m’intéressais que très peu à la politique alors, retenir les noms était assez compliqué. Mais Mingan aimait ce genre d’informations surtout quand l’inauguration concernait une personne qu’il avait admirée, Kingsley Schacklebolt. « J’ai beaucoup aimé ton discours ! » lui assurais-je. « Tu as eu le trac ? »  
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« Tu vas m’aimer, Davina Maïkan. Je suis heureux de te laisser prétendre un moment que ce n’est pas déjà le cas. »

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Trois pancakes et un début d'amitié
Lundi 13 Décembre 2021 •••Valentin soupira intérieurement, en se laissant presque glisser sur la chaise vide, en face de la jeune femme. Si elle se sentait seule, il n’était pas sûr d’être de très bonne compagnie, mais bon… Il était vraiment morose, depuis quelques temps, et ça ne semblait pas aller en s’arrangeant. Même si la discussion avec Eskrine lui avait fait du bien, le jeune homme se sentait comme pris dans un étaux. Une routine que ne brisait que ses rares discussions avec le chef de l’Alliance Unitaire. Valentin avait besoin d’élargir ses horizons, surtout dans l’université magique. De rencontrer de nouvelles personnes, comme la jeune femme en face de lui, par exemple. Mais pour cela, il faudrait qu’il retrouve déjà sa bonne humeur naturelle…


« Je suis Davina ! » Valentin tenta un petit sourire. « Waah, c’est super joli comme prénom, et original. C’est de quelle origine ? » Le jeune homme détailla sa camarade du coin de l’œil, rapidement. Elle avait la peau un peu fonce, des cheveux châtains. Une métisse des îles, peut-être ? Valentin ne connaissait pas grand-chose de la culture outre-mer. « Ce n’est pas facile, j’imagine, d’être une célébrité … » Avant de se rendre compte de ce qu’il faisait, le jeune homme hocha la tête, avec un sourire un peu contrits aux lèvres. Oui, ce n’était pas facile de se sentir épié de toutes parts… surtout depuis sa rupture avec Jena, d’ailleurs. Quant elle était à ses côtés, Valentin était tellement heureux et centré sur leur couple qu’il ne se préoccupait pas des regards extérieurs, mais là… C’est à ce moment-là que Valentin réalisa que la jeune femme savait qui il était. Il eut un moment de panique, avant de comprendre que Davina était embarqué dans la même galère que lui.

« Les Sparks… Vous avez pas joué au concert, à la rentrée ? » Demanda-t-il en se servant un verre d’eau. Alors, c’était en écoutant sa voix qu’il avait dragué Jena, c’est ça ? Ou qu’elle l’avait dragué. Ou qu’ils s’étaient dragués mutuellement. De toutes façons, est-ce que ça avait encore de l’importance, aujourd’hui ? « Même si ici ça va pour toi, je vais t’attirer tout les regards en m’étant assis là... » Il grimaça, près à se relever au cas où. Mais non, Davina ne voulait pas qu’il parte. Soulagé, le jeune homme se détendit un peu. Il ne pensait pas rencontrer une personne autre qu’Athéna ou les Champions avec qui partager ses problèmes.

« Les autographes, à l’université, ça va. Je pense que c’est plus à Poudlard qu’on m’en demandera, ou dans la rue… Les enfants, quoi. » Le jeune homme piqua quelques haricots verts sur les dents de sa fourchettes. Parler aussi simplement avec Davina lui avait fait retrouver son appétit. « Enfin, je verrai bien demain. Je dois présenter mon cursus dans l’école. » Il lui sourit. Est-ce qu’elle aussi participait à la journée de l’orientation ? Ce serait bien d’y aller ensembles, si c’était le cas. « Tu étudies quoi ici ? » « La Protection Magique ! Je veux devenir Auror, j’croise les doigts pour être assez bon pour ça. Et toi ? » rajouta-t-il, curieux. Il ne lui semblait pas avoir de cours communs avec elle.

« Tu n’étais pas à cette inauguration l’autre jour, avec ce gars … hum … Erskine Croupton, c’est ça ? » Valentin hocha la tête. L’inauguration avait été un moment merveilleux, un peu hors du temps. Stressant, mais Eskrine était resté tout du long à ses côtés. Pour le soutenir. Au début, Valentin n’avait pas pût détacher ses yeux de son discours. Le regard des spectateurs l’intimidait beaucoup trop. Et puis, peu à peu, il avait réussi à relever la tête. A ne plus suivre ce qui était inscrit sur le papier, mais à utiliser ses propres mots, ses propres tournures de phrase. Il avait fini son discours dans une improvisation presque totale, les yeux brillants. Le jeune homme rougit lorsque Davina lui confia avoir aimé sa prestation. « Tu as eu le trac ? » Valentin reposa sa fourchette. Cette fois, il avait enfin trouvé ses marques. Il lui semblait que, pour une fois depuis de longs jours, il était redevenu lui-même, tel qu’il était. « Tu n’as même pas idée ! Tu dois bien connaître, toi, le regard des autres qui te scrutent… Je ne pouvais pas les croises, mes mains tremblaient. C’est pour ça que le début du discours était aussi naze. Mais c’est allé de mieux en mieux, ensuite… En tout cas, heureusement qu’Eskrine était là pour me soutenir, sinon je pense bien que je me serais barré en courant ! C’était bien plus effrayant que de devoir affronter un dragon. » Confia-t-il à la jeune femme, un sourire complice sur les lèvres.:copyright:️ 2981 12289 0
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Trois pancakes et un début d'amitiéLundi 13 décembre 2021

« Waah, c’est super joli comme prénom, et original. » commenta Valentin quand je lui indiquais mon prénom. « C’est de quelle origine ? » Je souris, heureuse d'entendre quelqu’un me demander ça. « C’est amérindien. Mon père est un Mescaleros, une tribu Apache. » lui expliquais-je. C’était sans doute la seule chose dont j’étais réellement fière à propos de mon père, même si j’associais plus facilement mon oncle à tout ça. C’était lui qui avait fait toute mon éducation là-dessus.

« Les Sparks… Vous avez pas joué au concert, à la rentrée ? » me demanda Valentin alors que je lui expliquais être l’ancienne chanteuse du groupe de musique. Je hochais la tête avec enthousiasme : « Si, c’est ça ! C’était notre dernier concert d’ailleurs … » Je poussais un soupir, un peu déprimée par ce que je venais de réaliser. Si on avait su ce que c’était la dernière fois que nous jouerions ensemble, nous en aurions peut-être plus profité ? Pour moi, comme pour les autres, c’était un concert de plus. On ne s’était même pas attardé après, alors qu’on le faisait toujours : Naomie se levait tôt pour travailler des parchemins et Alec attaquait son nouveau travail le lendemain. Nous n’avions pas vraiment la tête à nous revoir. C’était le début de la fin.

« Même si ici ça va pour toi, je vais t’attirer tous les regards en m’étant assis là... » Je secouais la tête. « Oh ne t’inquiètes pas ! Ce n’est pas ce qui me dérange le plus ! » me moquais-je. « Les autographes, à l’université, ça va. Je pense que c’est plus à Poudlard qu’on m’en demandera, ou dans la rue… Les enfants, quoi. » Je fis de gros yeux, comprenant ce qu’il voulait dire. « Enfin, je verrai bien demain. Je dois présenter mon cursus dans l’école. » « Oh tu vas à la journée d’orientation à Poudlard ?! » m’exclamais-je. « C’est génial, tu vas adorer je pense ! » J’avais aimé étudier dans cette école. Pourquoi j’avais refusé ? « J’ai préféré ne pas venir, le directeur a une assez mauvaise réputation et je ne connaissais personne qui n’y allait. Dommage, j’aurai été ravie de t’accompagner ! » Je haussais les épaules. Ce ne serait que partie remise pour l’année prochaine !

Je lui demandais alors quel cursus il allait présenter. « La Protection Magique ! Je veux devenir Auror, j’croise les doigts pour être assez bon pour ça. » « Oh, ça m’a l’air passionnant ! » m’exclamais-je. « Et toi ? » Je piquais quelques légumes dans mon assiette et les enfournais dans ma bouche avant de répondre : « Je suis en Communication & Information. J’ai déjà fait 3 ans en Vétomagie, et j’ai décidé de changer de cursus. J’aimerais avoir quelques notions pour gérer une boutique. » expliquais-je. « Je ne sais pas exactement ce que je souhaite faire, c’est un peu compliqué de ce point de vue là … » avouais-je.

J’étais plutôt heureuse de partager mon repas avec Valentin. Rencontrer de nouvelles personnes me mettait en joie et c’était sans doute pour cela que je ne cessais de sourire. J’entendais déjà Mingan me dire que je m’illuminais comme un soleil. J’essayais de calmer mes ardeurs mais demandais à Valentin s’il n’avait pas participé à l’inauguration de la statue.

Le jeune homme hocha la tête avec enthousiasme. « Tu n’as même pas idée ! » me confia-t-il quand je lui demandais s’il avait eu le trac. Ça avait dû être une sacrée épreuve, même pour un Champion du Tournoi. « Tu dois bien connaître, toi, le regard des autres qui te scrutent… Je ne pouvais pas les croiser, mes mains tremblaient. C’est pour ça que le début du discours était aussi naze. Mais c’est allé de mieux en mieux, ensuite… En tout cas, heureusement qu’Erskine était là pour me soutenir, sinon je pense bien que je me serais barré en courant ! C’était bien plus effrayant que de devoir affronter un dragon. » Je me mis à rire à cette dernière remarque. « Tu avais de la chance que quelqu’un puisse te soutenir. Je suis certaine que tes parents ont du être fiers de toi ! » Je terminais mon assiette, et attrapais ma petite assiette de pancakes.

« Tu as du te faire harceler par les journalistes, après ça, non ? » demandais-je avec une petite grimace. Je le laissais me répondre tout en goutant un bout de mes pancakes. Puis, la bouche à moitié pleine, je le désignais de ma fourchette : « Mais, et donc, tu t’intéresses à la politique ? Je t’avoue que je n’y connais rien. Je ne sais même pas ce qu’est l’Alliance Unitaire. » Je rougis légèrement. C’était dans ces cas-là que je me sentais parfois en décalage avec les autres. Etant donnés que nous étions majeures depuis nos 17 ans, nous étions en âge de voter et de nous intéresser à la politique de notre pays, mais je n’en faisais toujours aucun cas.

« En tout cas, tu as une belle carrière devant toi, je trouve ! » J’étais sincèrement impressionnée alors que j’enfournais un nouveau morceau dans ma bouche. « Tu es le champion du Tournoi, ce qui – tu ne peux le nier – t’ouvre de nombreuses portes. Tu veux devenir un Auror, soit la profession la plus risquée mais aussi la plus admirée. Et tu t’intéresses à la politique du pays. C’est génial ! » Oui, je trouvais tout génial. Et puis Valentin avait l’air d’aimer ce qu’il faisait et je souhaitais l’encourager dans cette voie.

Une sonnerie retentit et je soupirais. « Je suis désolée, il faut que je cours d’urgence à mon prochain cours ! » J’attrapais mon assiette de pancakes avant d’envoyer le plateau d’un cours de baguette sur le tapis roulant. « Je te souhaite bon courage pour demain en tout cas ! » Je me levais de table et me penchais pour embrasser la joue de Valentin. « A plus tard ! » déclarais-je avec un grand sourire alors que mon assiette lévitait à côté de moi. Je mis mon sac en bandoulière et me mis à courir jusqu’à mon amphi. Je finirai mon dessert là-bas.

Mercredi 15 décembre 2021

« Hey Valentin ! » Je fis un signe au jeune homme qui cherchait une table où se poser. Lorsque Valentin me vit, je sentis un soulagement se peindre sur son visage. Je souris en le voyant s’installer avec un petit soupir. « Bon, alors, raconte-moi tout ! » Il me regarda un instant, ne comprenant pas très bien. « Arrête, Valentin ! Raconte-moi ta journée d’hier ! La Gazette ne parle que de ça : Baker arrêté ! » Je souris, ne pouvant cacher ma joie. « Que s’est-il passé ?! »

J’avais entendu des tas d’histoires sur Shane Baker, comme tout le monde ici. C’était ce Brigadier un peu taré qu’on avait mis à la direction de Poudlard, alors qu’il n’avait aucunement les compétences pour gérer une école. Il torturait les dernières créatures de Poudlard et détestait tout le monde. On ne comptait plus le nombre d’enfants qui avaient fui l’école. « Bon, et comment s’est passé le reste ? Tu as pu rencontrer de nouvelles personnes ? Tu as réussi à recruter quelques élèves ? Peut-être que je les connais ? »  
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« Tu vas m’aimer, Davina Maïkan. Je suis heureux de te laisser prétendre un moment que ce n’est pas déjà le cas. »

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Trois pancakes et un début d'amitié
Lundi 13 Décembre 2021 •••

« C’est amérindien. Mon père est un Mescaleros, une tribu Apache. » Valentin hocha la tête, sans savoir quoi rajouter de plus. Il ne connaissait pas vraiment les amérindiens, car il ne s’y était jamais intéressé. Les grecs, ça oui, il pouvait citer leurs histoires par cœur ! Mais les amérindiens, pas du tout. Ils vivaient assez loin de sa petite vie, après tout. Le jeune homme se mordit l’intérieur de la joue en entendant la voix un peu triste de la jeune femme lorsqu’elle évoqua son ancien groupe. Il espérait ne pas avoir fait remonter de souvenirs trop douloureux, au moins… « Le dernier concert… Vous vous êtes quitté en bon termes, au moins ? » Demanda-t-il avec douceur à Davina, un peu déboussolé par la baisse de bonne humeur chez elle.

Valentin finissait son assiette en quatrième vitesse tout en continuant sa discussion. Par Nicolas Flamel, il n’aurait jamais crût avoir aussi faim ! Il faut dire aussi que la perspective de manger seul, alors que tout le monde lui lançait des regards furtifs dans la salle, ne lui ouvrait pas forcément l’appétit. Mais avec Davina… c’était différent. Comme il avait quelqu’un à qui parler, avec qui partager un moment agréable, les regards et les murmures importaient peu à Valentin. C’est bien simple, il ne voyait tout simplement pas s’il y avait de l’agitation ou non autour de lui.

« Je suis en Communication & Information. J’ai déjà fait 3 ans en Vétomagie, et j’ai décidé de changer de cursus. J’aimerais avoir quelques notions pour gérer une boutique. » Valentin, qui était en train de boire, faillit s’étrangler avec le contenu de son verre. Les larmes aux yeux, il posa un regard un peu intrigué sur la jeune femme. « Excuse-moi mais… 3 ans… ? Et moi qui croyais qu’on avait le même âge ! » Valentin détourna un instant de regard, se rappelant que âge et jeune femme ne faisaient pas souvent bon ménage. « Enfin, je pense que ça n’a pas trop d’importance, hein ? » Conclua-t-il avec un sourire, pour apaiser les éventuelles tensions qu’auraient pût créer sa soudaine surprise. « Tu pourrais être chanteuse professionnelle, non ? Tu as une jolie voix, c’est le principale. » Valentin haussa les épaules. Il n’avait jamais été doué pour aider les autres à faire des choix, et encore moins pour leurs orientations, mais il avait tout de même tenu à dire quelque chose de gentil à Davina.

Valentin se versa un nouveau d’eau et le bût – lentement, cette fois. Discuter de son discours pour l’inauguration de la statue lui faisait remonter les souvenirs, les sensations, dans son esprit. La peur, la détermination, l’impression de participer à quelque chose de puissant. De magique. « Un peu, mais je crois que j’ai été assez ferme pour qu’ils ne m’embêtent pas trop... » Ou alors, c’était l’aura d’Eskrine ou des autres membres de l’Alliance qui avait réussi à tenir un peu à distance les journalistes et leurs questions. Le jeune homme eu un pauvre sourire quand Davina lui demanda s’il s’intéressait à la politique. « En fait… Je ne m’y intéressais pas vraiment, ça m’est tombé dessus après le Tournoi, pour tout t’avouer. C’est le champion de Poudlard, Zachary Hamilton, qui m’en a parlé. Puis j’ai rencontré son père. Et après Eskrine. » Valentin haussa les épaules, le bout de pancake accroché à sa fourchette tanguant dangereusement vers le sol. C’était plus par hasard que pour autre chose qu’il en était arrivé à intégrer l’Alliance Unitaire. « Mais je me suis touché, quelque part, par ce qu’ils veulent faire. Que tout les sorciers se réconcilient, et s’entendent, sans statut de sang ou de chose comme ça. Là-bas, je ne suis pas un Sang-Pur d’une vieille famille française, mais juste… Bah, Valentin quoi ! » Et si on lui reconnaissait des mérites, ce n’était pas à cause du statut de ses parents, mais pour ses véritables compétences.

« En tout cas, tu as une belle carrière devant toi, je trouve ! » Valentin ne rougit pas, mais détourna le regard, un peu mal à l’aise. Il n’était pas vraiment habitué qu’on lui dise ce genre de chose. La plupart des gens se concentraient sur ses résultats scolaires ou le Tournoi. Et les filles, sur son physique de sportif. C’était assez rafraîchissant de discuter de l’avenir avec Davina, tout compte fait. La jeune femme continua sur sa lancée, comme si elle avait vu qu’il n’était pas très convaincu. « Tu es le champion du Tournoi, ce qui – tu ne peux le nier – t’ouvre de nombreuses portes. Tu veux devenir un Auror, soit la profession la plus risquée mais aussi la plus admirée. Et tu t’intéresses à la politique du pays. C’est génial ! » Valentin sourit à la jeune femme, en essayant de minimiser un peu ses paroles. Il ne trouvait pas que ce qu’il faisait était si exceptionnel que ça, surtout quand on considérait que… bah, il avait un peu beaucoup merdé avec Jenna. Il ferma les yeux. Ne pas y penser… Ne pas y penser… Valentin inspira, expira, et reprit finalement ses esprits. Tout se passait très bien, maintenant. Il ne fallait plus qu’il pense à Jenna. « Je te retiens pas, alors ! » Fit le jeune homme tandis que Davina quittait la table. « Et merci pour demain ! » Valentin répondit à son signe de la main, avec un grand sourire. « A plus, et courage pour ton cours ! » Tranquillement, il finit ses pancakes, avant de souffler un peu pour s’étirer. Un coup d’œil à sa montre lui fit manquer un battement de cœur. Son cours avait commencé depuis cinq minutes ! « Et merdeeeeeuh ! » S’écria-t-il, en se levant précipitamment. Valentin débarrassa la table aussi vite qu’il pouvait, avant de rejoindre les autres personnes de sa promo dans sa classe.

Mercredi 15 décembre 2021

« Hey Valentin ! » Le jeune homme se retourna, avec un sentiment de déjà-vu mêlé à une pointe de soulagement. Il rencontrait Davina dans les mêmes circonstances, ou presque, que la première fois. Cette fois, Valentin posa son plateau et s’assit calmement en face de la jeune femme. « Bon, alors, raconte-moi tout ! » Il fronça les sourcils. Tout… ? De quoi… « Arrête, Valentin ! Raconte-moi ta journée d’hier ! La Gazette ne parle que de ça : Baker arrêté ! » La lumière se fit instantanément dans son esprit. « AH OUI ! » S’écria-t-il en se balançant sur sa chaise. La journée d’hier avait été tellement riche et intense en émotion qu’il avait presque oublié ce petit détail qui n’en était pas un.  « Et bien, pour être honnête, j’étais au courant de ce qui allait arriver avant. » Valentin planta sa fourchette dans une rondelle de carotte, pour maintenir le suspens encore un peu plus longtemps. « En fait, c’est Alex qui m’a mis au courant. Ses deux… frères, je crois, étaient dans le coup. » Le jeune homme n’avait toujours pas éclairci cette partie du mystère de la famille Bennett. Frère, ou cousins ? Bah, ça n’avait pas vraiment d’importance ! « J’avoue que j’ai eu du mal à y croire. Un directeur qui torturait des élèves, on aura tout vu ! » On était plus à l’époque de la torture, pourtant. C’était incroyable que des personnes aussi mal attentionnées puissent être en contact avec des enfants, aussi longtemps. « Je suis désolé, Davina, mais tu n’aura pas de super récit en m’interrogeant, j’ai presque rien vu. Il y a eu une attaque, et une petite fille qui criait au sol. C’était… terrifiant. » Le courage dont avait dû faire preuve cette gamine pour se mettre en première ligne comme ça… Valentin espérait au moins que son sacrifice sera récompensé. « Et puis, tout le monde a jeter des sorts, pour protéger, ou attraper Baker. Je ne me souviens plus vraiment ce que j’ai fait, dans la confusion… Il y avait des adultes, présents. Et ils l’ont arrêtés. » Un vrai conte de fée, du moins en apparence, où le méchant finit derrière les barreaux.

« Bon, et comment s’est passé le reste ? Tu as pu rencontrer de nouvelles personnes ? Tu as réussi à recruter quelques élèves ? Peut-être que je les connais ? » Valentin haussa les épaules, en souriant. Davina avait dévié le sujet de la conversation avec un timing parfait, lui permettant de ne pas trop penser à ce qu’il s’était passé la veille. « Je n’ai pas beaucoup parlé avec d’autres personnes. En fait, je suis resté collé à Alex ! » Une véritable sangsue. Heureusement, le jeune homme n’avait pas eu l’air plus dérangé que cela. « Et puis, comme il était avec sa famille, et des gens qu’ils connaissaient, je me sentais un peu de trop, tu vois ? » Même s’il avait beaucoup aimé voir les échanges entre le petit groupe, la camaraderie qui les liait, il n’y avait pas vraiment pris part. Valentin s’était senti… pas exclu, non, mais plutôt comme un observateur. « Je ne sais pas si j’ai réussis à convaincre des personnes, mais au moins je leur ai laissé mes coordonnées. » Il sourit, en pensant que l’un des élèves qu’il avait croisé deviendrait peut-être, l’année prochaine, son filleul.  « Et pour les noms, j’ai mauvaise mémoire, tu m’en voudras pas j’espère ? » Lui répondit-il en riant.

« Et toi, qu’est-ce qu’il t’es arrivé de beau pendant mon absence ? » Qui sait, peut-être que la jeune femme avait vécus des choses palpitantes ? S’il y avait des révolutions de gamins à Poudlard, qu’est-ce qui pouvait bien se tramer à l’université magique, hein ? « Par Flamel, mais il y a toujours des pancakes au menu, ou c’est moi qui hallucine…? » Valentin désigna à la jeune femme l’assiette qui contenait son dessert, en riant. Il était tellement pressé, en arrivant dans le réfectoire, qu’il n’avait même pas fait attention à ce qu’il avait pris. « C’est pas que j’aime pas les spécialités d’ici mais… trop, c’est un peu trop. » Il prit l’assiette, et la posa au milieu de la table, entre Davina et lui.  « Sers-toi, si tu en veux, ne te prives pas ! » Lui dit-il en l’encourageant d’un grand sourire.:copyright:️ 2981 12289 0
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Trois pancakes et un début d'amitiéLundi 13 décembre 2021

« AH OUI ! » s’écria Valentin en comprenant ce à quoi je faisais référence. Je souris, amusée par son air un peu tête en l’air qui était malgré tout très attachant. « Et bien, pour être honnête, j’étais au courant de ce qui allait arriver avant. » J’ouvris grands les yeux. « Quoi ?! Mais comment ça ?! » Je retirai son assiette de sous son nez pour le faire cesser de manger ses carottes et l’enjoindre plutôt à me raconter la suite.

« En fait, c’est Alex qui m’a mis au courant. » Je hochais la tête. Oui, j’avais presque oublié qu’Alex Bennett y était aussi. Il était le guitariste du groupe et on s’entendait relativement bien même si on ne pouvait pas encore vraiment parler d’amitié. « Ses deux… frères, je crois, étaient dans le coup. » Je hochais la tête, lui rendant son assiette. « J’ignorais qu’il avait deux frères à Poudlard. » avouais-je. « C’est incroyable cette histoire ! » reconnus-je en mangeant un peu plus ce que contenait mon assiette.

« J’avoue que j’ai eu du mal à y croire. Un directeur qui torturait des élèves, on aura tout vu ! » Je roulais des yeux, me massant le cou. « C’est tellement horrible. Je n’ose pas imaginer ce que ces élèves ont du vivre. Même s’ils n’en ont pas été victimes, ils en ont été témoins et c’est tellement triste de se dire que des enfants de 12 ans auront ces images en tête. » dis-je, gravement. « Et, rien d’autre ? » demandais-je malgré tout au Champion du Tournoi des Six Sorciers. « Je suis désolé, Davina, mais tu n’auras pas de super récit en m’interrogeant, j’ai presque rien vu. » Je souris et secouais la tête. « Ce n’est rien. Il valait mieux que tu restes en sécurité. Tu as assez risqué ta vie dans ce Tournoi. »

« Il y a eu une attaque, et une petite fille qui criait au sol. C’était… terrifiant. » J’ouvris la bouche, horrifiée. « Une petite fille ? Oh non, la pauvre. Est-ce qu’elle va bien ? Elle a été prise en charge ? » demandais-je, sourcils froncés, ayant reposé ma fourchette, cette idée me coupant l’appétit. Je ne comprenais pas qu’on puisse faire autant de mal à un autre humain. C’était un concept qui me dépassait totalement. « Et puis, tout le monde a jeté des sorts, pour protéger, ou attraper Baker. Je ne me souviens plus vraiment ce que j’ai fait, dans la confusion… Il y avait des adultes, présents. Et ils l’ont arrêté. » Je hochais la tête. « Tant mieux. Au moins, il ne blessera plus personne dorénavant. Je suis contente de cette conclusion. » Je tentais un petit sourire triste, triturant du bout de ma fourchette mes carottes, avant de lui demander comment s’était passé le reste de la journée d’orientation.

« Je n’ai pas beaucoup parlé avec d’autres personnes. » reconnut-il. « Ah oui ? Trop timide pour aller vers les plus jeunes ? » me moquais-je sans méchanceté. Cela ramenait un peu de légèreté à cette conversation. « En fait, je suis resté collé à Alex ! » Je me laissais aller à rire, reprenant goût à mes légumes dans l’assiette. « Et puis, comme il était avec sa famille, et des gens qu’ils connaissaient, je me sentais un peu de trop, tu vois ? » Je secouais la tête. « Au contraire, je pense que tu aurais du en profiter pour t’incruster un minimum afin de nouer de nouvelles connaissances. » dis-je en l’encourageant. « Je ne suis peut-être pas la mieux placée pour tenter l’incruste, mais je sais que c’est ce qui fonctionne à chaque fois, surtout si tu dis que c’était la famille d’Alex. Ils doivent surement être aussi sympas que lui ! »

Je commençais à découper ma viande lui demandant s’il avait réussi à rameuter quelques futurs étudiants. « Je ne sais pas si j’ai réussi à convaincre des personnes, mais au moins je leur ai laissé mes coordonnées. » Je haussais les épaules. « C’est déjà pas mal ! » confirmais-je avec un sourire. « Et pour les noms, j’ai mauvaise mémoire, tu m’en voudras pas j’espère ? » Son rire était communicatif et je le rejoignis très vite. J’aimais bien Valentin. Il était vraiment gentil et avenant, bien loin de la célébrité qu’on pourrait imaginer après ce qu’il avait accompli. C’était un jeune homme assez simple à qui la célébrité n’était pas encore montée à la tête.

« Et toi, qu’est-ce qu’il t’est arrivé de beau pendant mon absence ? » Je secouais la tête en souriant. « Oh tu sais. Rien de bien palpitant à part que mon prof de Comm est toujours aussi dérangé. Il fait sans doute -5° dehors en ce moment, mais il continue quand même de venir en short et en sandales ! » Je levais les yeux au ciel avant de lâcher un petit rire. « Oh et mon chat, Stella, a décidé de me bouder parce que j’ai refusé de m’occuper d’elle à la place de mes devoirs. » Je menais une vie tout à fait palpitante, mais j’aimais ce quotidien. Cette monotonie. Monotonie qui allait bientôt être brisée par le retour de mon père. On avait reçu un courrier comme quoi il sortait vendredi sous liberté conditionnelle. Il lui restait quelques années à purger mais il avait fait appel et avait réussi à montrer qu’il s’était repenti.

« Par Flamel, mais il y a toujours des pancakes au menu, ou c’est moi qui hallucine…? » Je rejoignis à nouveau son rire. « Profite ! Bientôt on aura à nouveau droit à leur gelée pas très alléchante … » Je fis une grimace à cette idée en croquant dans la pomme que j’avais préféré prendre. « C’est pas que j’aime pas les spécialités d’ici mais… trop, c’est un peu trop. Sers-toi, si tu en veux, ne te prives pas ! » m’indiqua-t-il en mettant l’assiette entre nous deux. « Merci, Valentin ! » dis-je en découpant un bout pour y goûter.

« Dis-moi, tu viens d’où ? Je veux dire, tu as combattu pour les couleurs de Beauxbâtons, mais tu habites en France du coup ? de quelle ville exactement ? » Je me mis à sourire. « Je suis un peu curieuse, désolée. Je ne connais pas spécialement les villes en plus, mais j’aime avoir une idée. » Je croquais un bout de ma pomme, écoutant sa réponse avant d’ajouter : « Tu étais un bon duelliste, pendant le Tournoi en tout cas. Tu avais pris des cours ? Tu t’étais entraîné ? J’ai entendu dire que certains élèves de Beauxbâtons étaient nés pour apprendre à concourir dans les Tournois de ce genre. » Je croquais un nouveau morceau de ma pomme. Je ne critiquais pas, ni ne jugeais. Non, j’étais simplement curieuse d’en apprendre plus sur les Français.

« Au faites, ça te dit de venir avec moi samedi ? Je compte aller faire quelques achats de Noël de dernière minute. » lui indiquais-je avec un grand sourire en me redressant sur mon siège. « Je voulais aller sur le Chemin de Traverse mais c’est plus drôle si on est deux, je trouve ! » Et puis, ce serait l’occasion de le connaître en dehors de nos repas improvisés à l’UMS.  
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« Tu vas m’aimer, Davina Maïkan. Je suis heureux de te laisser prétendre un moment que ce n’est pas déjà le cas. »

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Trois pancakes et un début d'amitié
Lundi 13 Décembre 2021 •••

Valentin lorgna sur son assiette tandis qu’il essayait de se souvenir des moindres détails de ce 14 décembre pour entacher la curiosité de Davina. À vrai dire, il n’avait pas plus d’informations que les autres, il était entré dans la Grande Salle alors que tout était déjà fini, et que les élèves étaient pris en charge par des Médicomages et des adultes responsables. Le jeune homme haussa un peu les sourcils lorsqu’il aborda la question des frères d’Alex. Apparemment, même Davina n’était pas au courant de leurs existences. En tout cas, ça ne résolvait pas le dilemme de Valentin : est-ce que les deux plus jeunes Bennett étaient ses frères, ou ses cousins ? Il eut un petit soupir au regard de son attitude. En vrai, cette question n’était pas si importante que cela. Il trouverait bien l’occasion d’en toucher deux mots à Alex, au détour d’une conversation, non ? Le jeune homme hocha la tête, touché par la considération de Davina. C’était la première fois qu’on soulevait le fait qu’il aurait pût mourir dans ce Tournoi. Ça faisait un peu un choc, de l’entendre comme ça. Déjà, parce que Valentin n’avait pas l’air de bien réalisé qu’il avait frôlé la mort d’un cheveux. Et puis… tout le monde voyait le Tournoi comme quelque chose de cool, de super – les gens le voyait comme quelqu’un de cool, parce qu’il avait gagné. Davina avait juste l’air de le considérer… comme un être humain banal, en fait. Fait de chair et de sang, qui pouvait être blessé, être en danger. Pas comme un super-héro indestructible. Et ça faisait vraiment chaud au cœur de ne pas être mis sur un piédestal, pour une fois.

En racontant les évènements, Valentin avait le regard un peu vide. C’était encore trop… irréel, en fait. Comment est-ce que ça avait pût se passer, en vrai ? Comment Baker était arrivé à la tête d’une école alors qu’il n’était clairement pas très net, et comment il avait pût rester aussi longtemps à ce poste sans se faire prendre ? C’était un vrai mystère pour lui. Baker avait dût vraiment fournir un effort exceptionnel, pour couvrir ses arrières. Le jeune homme hocha la tête, doucement, en entendant les paroles de Davina. Oui, au moins, les enfants étaient hors de danger. Mais qui sait ce qu’ils avaient subir avant ça ?

Valentin offrit un pauvre sourire à la jeune femme. Il aurait bien voulu nouer un peu plus de liens avec cette journée d’orientation, mais il ne s’était vraiment pas senti à sa place. Il irait voir Alex quand il le recroiserait dans les couloirs de l’université. « Je suis pas très à l’aise encore pour parler aux autres. C’est un peu dur de parler tout le temps en anglais. » Ce n’était pas une excuse, pas à proprement parler. Être habitué à réfléchir dans une langue pendant dix-huit ans pour parler dans une autre, ce n’était pas le plus simple. Mais il ne voulait pas non plus avoué à Davina qu’il était un peu timide, avec les plus jeunes. Leur parler quant il était sur une estrade était simple, mais au cas par cas… Enfin. Il essaierait de faire plus d’effort, à l’avenir. Déjà, il parlait à beaucoup de monde à l’UMS, c’était pas si mal, non ?

Le jeune homme ria franchement en écoutant le déroulé du début de semaine de Davina. C’était une journée normale à l’UMS, quoi ! « Je pense qu’on a tous au moins un prof taré dans chaque cursus. Certains en ont même deux ! » Il essaya de réfléchir, pour savoir qui était le plus fou dans ses profs. Peut-être celui qui demandait toujours des devoirs de trois parchemins de longs du jour pour le lendemain ou presque ? « Je savais pas que tu avais un chat ! J’ai jamais eu d’animal de compagnie, ça doit être sympa. » Conclu-t-il sur un ton un peu rêveur. Petit, ils avaient voulu un chien avec ses sœurs, mais leurs parents n’avaient jamais cédés à leur caprice. Et maintenant qu’il était plus âgé, Valentin les comprenait : trois gosses pénibles, presque quatre, et rajouter un chien en plus… Non, ça aurait été vraiment trop dur à gérer.

Une petite moue de dégoût se dessina sur le visage du jeune homme lorsque Davina parla de la fameuse gelée anglaise. Ça … c’était vraiment au-dessus des moyens de Valentin, il ne pouvait pas supporter la texture d’une telle chose. Il prit une bouchée des pancakes, en souriant. « Je ne sais pas si tu connais Toulouse ? C’est dans le Sud de la France. » Lui répondit-il avec chaleur. « La curiosité n’est jamais un défaut, malgré ce qu’on peut dire. Et puis, répondre à des questions ne me dérange pas du tout. » Surtout que Davina était une personne respectueuse, qui s’intéressait à lui par gentillesse, et non pour en retirer un quelconque profit. « Tu étais un bon duelliste, pendant le Tournoi en tout cas. Tu avais pris des cours ? Tu t’étais entraîné ? J’ai entendu dire que certains élèves de Beauxbâtons étaient nés pour apprendre à concourir dans les Tournois de ce genre. »  Le jeune homme faillit s’étrangler avec son morceau de pancake en entendant la dernière phrase de Davina. Si il y avait vraiment des personnes telles qu’elle les décrivaient à Beauxbâtons, alors il n’était pas du tout au courant ! « J’ai toujours aimé les duels de magie... » Commença le jeune homme en fronçant un peu les sourcils. « … Et puis, j’ai suivi les cours de sport à Beauxbâtons. Je n’étais pas vraiment intéressé par le Quidditch, mais j’aimais beaucoup les cours d’escrime ou de duel. » L'option sport, c'était un des cours qui lui manquait le plus ici. C'était aussi le cours où il était meilleur que Athéna, sans qu'il n'ait beaucoup d'effort à fournir. « Au faites, ça te dit de venir avec moi samedi ? Je compte aller faire quelques achats de Noël de dernière minute. »  Valentin lâcha sa fourchette qui tinta bruyamment sur le bord de son assiette. Les achats de Noël, il avait complètement oublié! Le jeune homme ne réfléchit même pas avant de répondre. Que ce soit sur le Chemin de Traverse, ou ailleurs, tout lui allait du moment qu'il y avait des boutiques. « Franchement, je suis carrément partant pour samedi. Je n'ai rien de prévu et... je viens de me rappeler que j'ai oublié quelques petites choses pour ma famille.  » Si il osait débarquer en France sans rien dans ses bagages, ses sœurs allaient lui faire vivre un enfer. Et puis, ça lui permettra de plus discuter avec Davina, et de manger autres choses que des pancakes ensembles. Valentin avisa l'assiette vide entre eux deux, avant de demander à la jeune femme si ils pouvaient s'en aller. Ils se séparèrent à la sortie du Cicero, chacun allant de son côté pour rejoindre son cours respectif.:copyright:️ 2981 12289 0

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