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RPG Harry Potter

In RPG, nous sommes en Février 2022.
Profitez bien des nouveautés ! Le récapitulatif est ici !

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J'ai suivi les étoiles, et elles m'ont menées à deux astres
10 Décembre 2021

Malgré tout ce qui s'est passé, malgré mon implication dans les soins de Jared lors de mes derniers mois de grossesse, sans dormir, en oubliant parfois de manger, subissant le stress jour après jour, j'ai tenu jusqu'au bout. Je me suis levée ce matin, en étant sûre que ça serait pour aujourd'hui. Je ne l'ai pas dit à Liam, parce qu'il me restait une chose à faire avant, préparer la maison. Je n'arrivais pas à le faire tant que Jared n'était pas aux côtés de ses sœurs au Merlin. Il est sorti d'affaire, il a surmonté ses épreuves, et il sera un vigoureux et vaillant demi-loup. Et maintenant que c'est fait, que les Parkinson sont enfin réunis, je peux accueillir mes garçons.

Je range la maison, je m'active pour offrir un foyer convenable. Il y a eu quelques travaux. Liam a récupéré l'appartement de Reagan, et nous avons de beaux volumes, assez pour contenir notre petite famille. Il a fait un travail remarquable. Aujourd'hui, j'allume des bougies, je fais brûler un peu de sauge et quelques plantes pour purifier nos murs. Je dépose Manen à notre Bêta comme tous les matins, pour qu'elle apprenne aux côtés des siens. Elle apprend et grandi si vite. Bientôt elle pourra venir dans les bois avec nous. Ce soir, j'en suis persuadée, elle sera grande sœur. Je vérifie pour la millième fois leur chambre, le linge, les potions. J'ai fais le choix d'accoucher à la maison, avec le moins de monde autour de moi. J'ai demandé à une collègue de venir à mes côtés, pour m'aider à accueillir mes bébés, mais je n'ai pas voulu être au Centre de Soins. J'ai besoin de mon environnement, j'ai besoin de mes odeurs, ma louve a besoin de son espace, d'être chez elle. Et il faut dire que je reste très traumatisée de l'accouchement de Reese. Il est hors de question que les jumeaux arrivent dans un tel environnement, même si ce Centre est le mien.

Les contractions sont de plus en plus rapprochées. Toutes les dix minutes depuis une heure environ. Je décide de me prendre un bain. Liam est en bas à la boutique, je ne veux pas l'appeler pour rien. Pendant que je fais couler l'eau, j'envoie un hibou à Prisca, la médicomage de garde au Centre. Je lui demande de venir d'ici une heure et demi, que le travail a commencé. J'ouvre la fenêtre et attache à la patte du hibou ce petit message. Au pire Liam pourra aller la chercher avant. Je laisse la fenêtre ouverte, malgré le froid évident dehors. Je commence à avoir des bouffées de chaleurs sous l'intensité des contractions. Je me plonge dans le bain. Le contraste de l'air frais et du bain tiède me fait le plus grand bain. Je me concentre totalement sur ma douleur, je l'accepte, parce qu'il n'y a pas d'autre moyen de faire. J'accepte la douleur comme j'accepte ma condition de louve. J'ai choisi de l'être, de le redevenir. Je souffle doucement, j'inspire, j'expire et ainsi de suite. Je suis soulagée mais pas vraiment apaisée. Je ne sens plus les jumeaux bougés, ils n'ont plus de place dans mon ventre, ils sont bas. Alors dans l'eau, je regarde à quel niveau se trouve mon col. J'en suis déjà à la moitié du travail. Je décide d'appeler Liam. Je sors de l'eau, et alors que je me relève, je sens un liquide plus chaud que le bain couler le long de mes jambes. La poche des eaux s'est rompue. Je me tiens au rebord de la baignoire et serre fort. Je m'arrête un instant, gémissant devant une longue contraction. Le travail va être de plus en plus rapide maintenant.

Je sens alors une serviette sur mon dos. Je ne l'ai même pas entendu rentrer. Quand je relève ma tête, mon regard rencontre celui de l'homme de ma vie. Liam. C'est en le voyant là, avant même que je l'appelle que je me rends compte combien je l'aime, et combien je trouve extraordinaire l'amour qui nous porte, le lien qui nous uni, au delà de toute chose. Je sais qu'il a senti que c'était le moment. Il a senti que ses fils arrivaient. Et il est assez prévenant pour ne pas me reprocher de ne pas l'avoir appelé avant. Mais je préfère lui éviter un doute.

"J'allais justement t'appeler. Je n'aurai pas accouché sans toi à mes côtés."

Il m'aide à sortir de la baignoire. Ses gestes sont lents, doux. J'attrape sa main et je m'arrête un instant au milieu de la salle de bain, la serrant quelques secondes, le temps qu'une contraction passe. Je souffle lentement, je réceptionne la douleur et j'en fais une force. Je nous regarde dans le miroir. Ce que j'y vois est puissant.

"Prisca arrive d'ici une heure. Je veux qu'on profite seul de ces derniers moments."

Je sais ce que je fais, je sais qu'on en est capable. Je veux être avec mon compagnon, mon Alpha. Alors il nous mène à la chambre. Il prépare les draps, les serviettes. Je reste accroché au rebord d'une chaise, que je finis par briser sous ma force pendant une contraction. Liam vient m'accompagner jusqu'au lit, je passe une brassière sur ma poitrine, et il m'aide à nouer une sorte de pagne comme un paréo, offert par Siphéra la compagne de Sko quand ils sont venus voir les triplés. Il me masse les épaules, le dos, notamment au dessus de mes fesses, là où la douleur est intense pendant les contractions. Sa chaleur me fait du bien.

Pendant près de vingt minutes, je lui demande de m'aider dans ce travail. Tantôt debout, et moi accroupie, tirant sur ses bras. Tantôt derrière moi. Il me rafraichi avec des langes, caresse mes cheveux, mon ventre, m'apporte à boire. Il est un compagnon au delà de ce que je pouvais espérer. Il accepte la douleur autant que moi, il est mon roc. Cependant les douleurs deviennent vite insupportables, et je sens que j'ai envie de pousser. Je décide alors de m'ausculter, et effectivement, je suis au terme de la dilatation. Je le retiens par le bras avant qu'il ne transplane pour chercher la médicomage quand je le lui dis.

"Attend Liam ! On peut le faire. Tous les deux, juste nous deux."

Mon regard est brûlant, et ma louve se manifeste urgemment. Elle transpire dans tous mes pores. Elle m'apporte sa force, son énergie, et je sais qu'il peut le sentir, je sais qu'elle fait appel à l'Alpha en lui. Je veux pouvoir accoucher seule avec lui de nos jumeaux. Je veux enfanter en couple, je ne veux pas d'aide extérieure. J'ai besoin de ça. J'ai besoin d'accomplir cela, comme une louve, je l'ai pleinement compris depuis qu'on est seul tous les deux, à entendre leur arrivée. Je ressens plus que jamais ce besoin de m'être bas dans sa dimension purement mammifère, primitive mais au combien merveilleuse. Je ne veux pas que mon consentement soit bafoué par des directives que pourraient me donner Prisca. Je veux le faire dans une harmonie naturelle, comme je le ressens, comme ma louve le ressent.

C'est naturellement que je me retrouve à quatre patte, puis accroupie. C'est comme cela que je le vois. Il y a un côté extrêmement primitif, extrêmement loup. Mais c'est la position qui s'impose à moi, qui me semble plus physiologique. Si Liam a peur, il ne me le montre pas, et je lui en suis reconnaissante. Il a approché tout ce qui pourrait nous aider. Et cela se passe tellement rapidement, que nous n'avons pas réellement le temps de réaliser ce qu'on est en train de faire. Les larmes coulent de mes joues sans s'arrêter, entre mes gémissements dans la dernière poussé et pleurs du premier garçon, mon cœur explose de bonheur et de félicité. La vie est tellement magnifique.

Jakob est accueilli par son père, alors qu'il coupe comme je le lui indique le cordon. Il vient le mettre dans un linge, pendant que je change de position. Et alors que Liam réchauffe son premier fils, je place mes mains pour récupérer Lucàs qui ne tarde pas plus que son frère. Je l'attire alors à moi, contre ma poitrine et j'exulte de joie. Je crois que je n'ai pas connu de bonheur plus grand depuis la naissance de Manen. Les larmes ne font que couler, mais laissent aussi place à des rires. Liam et moi rigolons devant ce que l'on vient d'accomplir. Quelque chose de totalement fou, de totalement exceptionnel. Ils sont là, tous les deux, en bonne santé. Il coupe le dernier cordon et me donne Jakob, alors que je lui donne Lucàs pour qu'il le reconnaisse, le sente, s'en imprègne, comme je le fais avec Jakob. Il le réchauffe et l’essuie aussi.

Codage par Libella sur Graphiorum

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Es-tu heureuse dans ce monde moderne?

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J'ai suivi les étoiles, et elles m'ont menées à deux astres
Elisabeth Hiilos & Liam Braeden

10 Décembre 2021

Je passe d'une étagère à l'autre, pour répondre à la demande de mon client, qui n'a pas forcément l'air de vraiment savoir ce qu'il veut. Néanmoins, je parviens à faire preuve de patience. Il faut dire que le monde va mieux. Bien mieux à présent que l'an dernier à la même période. Tarek a été libéré, mais il doit faire face à un nouveau combat. Nos concitoyens redécouvrent petit à petit le goût de la liberté, les premiers centres pour les loups-garous qui ne se controlent pas vont ouvrir. Avery est réellement en train de tenir ses promesses, il protège sa meute, plus qu'il ne le pense. Reagan et Wolfgang ont pu réunir leurs trois enfants chez eux. Et moi je vais être père dans peu de temps. Elisabeth arrive à terme ce mois-ci, tandis que nos deux garçons grandissent bien dans son ventre bien rond. Je ne sais pas si elle le sent, mais leurs odeurs se mélangent parfaitement. Quand je pose ma main sur son ventre, ils s'agitent, comme s'ils couraient déjà en harmonie avec leurs loups. Cela amuse beaucoup Manen d'ailleurs, de sentir ses petits frères qui remuent. La première fois, elle a tourné sa petite tête vers moi, en faisant de gros yeux ronds, m'accusant presque de ne rien faire, avant qu'elle ne comprenne. Et depuis quelques jours, Elisabeth a enfin daigné se reposer. Elle n'a pas cessé de veiller sur les autres, sur Jared et Reagan et les filles. Enfin elle s'accorde du temps pour profiter de ses dernières semaines, ses derniers jours peut-être, de grossesse, tandis que de mon côté, je me suis efforcé d'aménager l'appartement, raccordant l'ancien appartement de Reagan au nôtre, pour y installer les chambres de notre portée. Et je crois que nous sommes tous les deux soulagés de savoir que nos garçons vont naitre dans une époque de renouveau.

Pourtant tout à coup, quelque chose m'interpelle. Je renifle l'air, j'écoute. Ce ne sont pas les babillages du client, ni la neige qui commence doucement à tomber qui me perturbent. Non, il y a autre chose, je sens mon loup qui s'agite, qui est nerveux. Je lève la tête vers l'étage, comme si je pouvais voir à travers le plancher.

« Je ferme la boutique. Je vous offre les plantes, en dédommagement du dérangement. »

Le client fait mine de protester mais d'une main ferme dans son dos, je l'encourage à prendre ses clics et ses clacs et à sortir au plus vite. Je verrouille la porte à peine a-t-il mis un pied dehors. Voilà que je suis nerveux moi aussi, et que je monte les marches de quatre en quatre. Lorsque j'arrive dans la salle de bains, je vois ma compagne sortir de la baignoire, et son odeur, son expression corporelle, tout me dit que ça y est, que c'était cela mon pressentiment. Elle va avoir nos garçons, nos deux petits tant attendus, et je crois bien qu'elle a déjà des contractions. La fraicheur de la pièce m'inquiète pour elle, alors je l'enveloppe d'une épaisse serviette. Je sais que désormais, je vais devoir être spectateur d'un des plus durs combats qui soient, que mon rôle sera minime, mais que je ne peux qu'essayer de soulager un minimum la douleur.

"J'allais justement t'appeler. Je n'aurai pas accouché sans toi à mes côtés.
- Je sais. »

Avec soin, je  l'aide à sortir. Elle est déjà tendue sous la douleur. Lorsque je vivais en Irlande, peu d'hommes assistaient à la naissance des enfants. La plupart du temps, les femmes restaient entre elles, alors je dois bien admettre que je n'ai pas la moindre idée de ce que je vais pouvoir faire pour elle, mais une chose est sûre, je ne la laisserai pas. Elle s'arrête tout à coup, serre les dents et sa main. Tout ce que je peux faire, c'est l'envelopper de chaleur, respirer avec elle, et suivre son rythme. Aujourd'hui, elle va donner la vie, aujourd'hui elle va nous prouver qu'elle est la plus forte de nous deux, alors aujourd'hui, je ne suis plus l'alpha. Tout ce qu'elle me demande, je le ferai. Je l'embrasse alors qu'elle réaffirme sa volonté de donner la vie seule. Nous en avons longuement parlé, elle sait que j'ai peur, mais je sais qu'elle ne ferait jamais rien qui puisse la mettre en danger ou mettre les petits en danger. Donc nous allons accueillir nos garçons tous les deux.

Nous avançons jusque dans la chambre, où nous avons tout préparé. Je sors simplement tout ce qui pourra nous servir, afin que tout soit à portée de main. La douleur a l'air d'être intense, je me rends compte que je n'ai aucun moyen de me rendre compte à quel point elle souffre. Pourtant, elle le fait avec une dignité à toute épreuve. Je l'aide à s'habiller sommairement, juste de quoi préserver son intimité quand son aide viendra ou quand les autres viendront célébrer avec nous la naissance.Je sens à quel point ses nerfs et ses muscles sont tendus, aussi j'essaie de la masser, pour atténuer la douleur, dès qu'elle en ressent le besoin. Je parle peu, comme elle, parce qu'il n'y a aucun mot suffisant pour ce que l'on est en train de vivre.

Je suis bien incapable de dire combien de temps le travail dure, mais elle est d'une force redoutable. Son ventre aussi est tendu, et la sueur commence à perler sur son front. Je suis tellement fier et admiratif de sa force. Je colle mon front au sien quand des contractions la paralysent. Si je pouvais prendre sa douleur, si je pouvais seulement la partager… Quand elle me dit que c'est maintenant, qu'elle va pousser, je lui embrasse le front. Il faut que son aide soit là. Sauf qu'elle me retient. Elle veut le faire, sa louve veut le faire. Elle a presque pris totalement l'ascendant sur la femme. Mon loup la sent, il prend aussi le pas sur moi, comme s'il sentait déjà ses petits. Je l'entends comme hurler à la lune, je pense même que je grogne, sans en avoir conscience.

« Alors on y va », que je parviens à murmurer.

Je l'accompagne dans chacun de ses mouvements, obéissant à chacun de ses ordres sans demi-mesure, sans négociation. Quand je la vois pousser, quand je devine à peine la souffrance qu'elle endure, mais que je sens toutes ces odeurs, je me rends compte à quel point nos femmes sont bien plus fortes et bien plus puissantes que nous, et ce n'est pas parce qu'elles sont faibles que nous devons les protéger, oh non, c'est parce qu'elles incarnent ce qu'il y a de plus précieux au monde. Je me nourris de ses cris, je la regarde, avant de placer mes bras sous son corps endolori, afin de réceptionner notre premier fils.

Je tremble je crois. Intérieurement tout du moins, je suis terrifié, je me sens si… faible face à ce qu'elle est en train d'accomplir, face à ce petit être encore sale, mais ô combien parfait. Mon fils. Mon premier fils.

« Bienvenue dans ce monde Jakob. »

Je caresse son petit front et souris béatement sous ses cris stridents. J'ai la sensation que je pourrais mourir immédiatement pour lui, que je pourrais tout lui abandonner. Je hoche la tête stupidement quand elle me demande de couper le cordon.Elle m'a appris les gestes, c'est mon devoir maintenant de ne pas flancher alors qu'Elisabeth fait le plus gros. Alors je m'applique, je coupe le cordon et nettoie sommairement mon fils avant d'ôter mon maillot, pour un peau à peau très rapide. Juste le temps de le marquer.

Et déjà Elisabeth accouche de notre deuxième garçon, et je n'ai rien vu venir. Je la regarde, stupéfait de la rapidité et j'éclate de rire, nerveusement, en même temps qu'elle. Lucàs est là. Nous avons choisi les prénoms dans le respect de nos origines, norvégiennes et irlandaises. Et nos fils sont parfaits. Je lui amène doucement Jakob, pour récupérer Lucàs, et je me surprends à frotter mon nez sur son petit ventre, m'imprégnant de son odeur. Mon loup est serein, complet, entier. Et foutrement fier.je suis foutrement fier.

Je regarde ma compagne amoureusement, avant de m'agenouiller à côté d'elle. Je l'embrasse, avec ferveur et reconnaissance.

« Je crois que je n'ai jamais été aussi heureux et aussi fier. Je t'aime, Elisabeth, et je ne te remercierai jamais assez pour eux. »

Ils portent nos deux odeurs, ils sont en pleine santé. Leurs coeurs battent bien, leur souffle est régulier. Ils sont parfaits. Ma famille, ma meute est parfaite. Je glisse Lucàs délicatement dans les bras de sa mère, qui porte amoureusement nos deux petits, j'ai déjà le coeur en miettes de les laisser, mais je n'en ai que pour très peu de temps… Le temps d'un transplanage et je suis de retour en moins de deux minutes, avec Manen. Doucement, je l'approche de sa nouvelle tribu.

« Regarde ma puce, ce sont tes petits-frères, Jakob et Lucàs. »

Elle nous regarde, sa mère et moi, avant de se pencher vers nos deux petits. Avec une attention et une douceur qui ne lui ressemblent guère, elle caresse le crâne d'un de ses frères et embrasse le front du deuxième. Je suis heureux. Heureux et comblé, à un point que je n'aurais jamais imaginé. Je comprends Wolfgang, je comprends toutes les montagnes renversées par Avery, je comprends même l'imbécile de frère d'Elisabeth, et je souhaite à son autre ectoplasme tout comme à Tarek de connaître ce bonheur. J'embrasse la tempe de ma future femme.

« Prisca ne va pas tarder, je veux être sûre que tout va bien, et sois assurée que je veille sur eux, tu pourras te reposer en toute sécurité. Et je suis sérieux. »

Je me doute qu'elle va avoir du mal à baisser les armes, mais il faut qu'elle soit en forme, ce qu'elle vient de réaliser est extraordinaire et mon loup a besoin de savoir que toute sa meute va bien. Quand la soigneuse arrive, j'emmène tous nos petits dans la chambre d'à-côté, et j'en profite pour envoyer des hiboux à Reagan et Wolfgang, à Tarek, mais aussi aux Valdemar, en leur demandant toutefois de ne pas venir aujourd'hui. Aujourd'hui, c'est notre journée.

Quand Prisca vient me dire que tout va bien, je rentre avec nos trois enfants, pour aller m'asseoir à côté de la femme de ma vie. Les garçons s'endorment rapidement, tout comme Manen.

« Ils savent que demain une grande journée nous attend. Je les imagine déjà courant dans les forêts. Ou partout dans la maison. J'espère que tu étais sage, qu'ils tiennent plus de toi que de moi. »

black pumpkin

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Le cerveau a la pensée, le coeur a l'amour,

le ventre a la paternité et la maternité.


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J'ai suivi les étoiles, et elles m'ont menées à deux astres
10 Décembre 2021

C'est là, c'est ce moment. Celui où je deviens mère pour la deuxième fois, mais pour la première fois complète, heureuse, déterminée. Je sens plus que jamais ma partie louve, je ne fais qu'un avec elle, je la sens partout en moi, dans mon cœur, dans mon âme, parcourant mon esprit, me donnant la force. Je me sens Alpha. Maitresse de mon destin. Je ne suis plus cette petite fille de onze ans terrifiée par la morsure. Comme j'aimerai que ma mère soit là, qu'elle voit que je m'en sors, que j'ai une belle vie. Une belle vie auprès de cet homme, de ce loup que j'ai laissé m'approcher dans un moment vulnérable, là bas, en haut de cette colline, après avoir perdu une bataille. Mais je sais qu'à présent nous gagneront toutes les guerres. Que nos fils en soient témoins.

Je vais me marier avec lui, dans mon pays, mes racines sont là bas, mais l'arbre qui s'est développé est avec lui ici, à Londres. Nous avons changé notre futur, nous l'avons fait ensemble en ralliant Aymen Avery. Nous avons réussi à deux, mon loup. Je le regarde avec une fierté non dissimulée alors qu'il est là, à genou devant moi. Je l'embrasse avec passion, je déborde d'amour, j'ai l'impression que je pourrai en exploser.

"Je t'aime. Je t'aime tellement Liam."

J'ai eu peur de lui, peur de me perdre en lui, de me lier, de le laisser rentrer dans notre vie avec Manen. Mais aujourd'hui, je ne serai rien sans lui. Il fait le bien, il nous fait du bien. Je récupère mes fils, au creux de mes bras. Je les regarde, je les aime tellement eux aussi. J'embrasse le haut de leur crâne, ils sont paisibles, ils ne peuvent que l'être. Liam disparait dans un craquement.

"Hééé mes chéris, je suis tellement heureuse de vous avoir. D'avoir rendu fier votre père. Votre grand-mère m'a toujours dit que l'amour d'une mère pour son enfant ne connaît ni loi, ni pitié, ni limite. Il pourrait anéantir impitoyablement tout ce qui se trouve en travers de son chemin. Mais sachez que l'amour de votre père ira aussi au delà de tout ça. Vous allez connaître une grande meute, une belle vie, et avec votre père on protègera toujours cela. Jusqu'à temps que vous aussi, vous ayez votre propre meute un jour. Mais en attendant, ne grandissaient pas trop vite mes amours."

Liam revient avec notre fille. La plus belle demi-louve qu'il m'est été donné de voir. Une belle petit fille brune et aussi vive que moi. Ses yeux d'un brun brillant regardent vers ses deux frères. Je pousse un petit cri de joie devant son air étonné et attendri. Elle ne sait pas trop quoi faire, quoi dire, elle nous regarde alternativement avant de venir vers eux. Sa petite main, de moins en moins potelée touche le crâne de ses frères.

Je hoche la tête quand Liam m'annonce l'arrivée imminente de Prisca. Je soupire juste un instant, il faut que je me repose, juste un peu. Je sens effectivement la fatigue de ces longs mois aux côtés du fils de Reagan. La vague des efforts que je viens de faire pour mettre au monde des jumeaux. Pour la première fois depuis neufs, je suis d'accord alors l'ordre de Liam, et je ne le conteste pas. Ce qui a le don de le surprendre certainement. Je n'ai pas peur de lui laisser nos enfants, je sais qu'il est la meilleure personne après moi pour s'occuper d'eux, pour les défendre.

Je laisse alors Prisca faire son travail. J'avale quelques potions que j'avais préparé à l'avance. Elle m'ausculte et il n'y a aucun problème. Tout est parfait, et d'ici deux ou trois jours, mes gênes de loup auront fait le reste. J'accepte de dormir un peu, juste après avoir allaité les jumeaux. Je les embrasse une dernière fois, avant que Liam ne referme la porte de la chambre. Juste une journée, juste pour que tout le monde soit en paix et en forme.

Quand je me réveille, je sens la viande dans l'assiette posée affectueusement sur la table de nuit. Je mange tout ce qui s'y trouve. Je bois de l'eau, une autre potion, et c'est à ce moment là que Liam revient.

"Ils sont si calmes." Je caresse la joue barbue de mon compagnon.

Je ne les ai que peu entendu dans la journée. Juste quand ils avaient faim, Liam s'est toujours occupé de me les apporter au sein, j'ai réussi à me rendormir à chaque fois. J'ai aussi aperçu une petit Manen venir faire une sieste à mes côtés. J'aime cette vie, j'aime ce qu'on a construit.

Je les allaite une dernière fois, ils s'endorment l'un et l'autre au sein, et Liam les dépose dans leur berceau, un immense berceau pour qu'ils y dorment ensemble. Je lis une courte histoire à Manen et Liam la transporte endormie dans son lit. Nous nous retrouvons seul, même si les bébés dorment à côté de notre lit.

« Ils savent que demain une grande journée nous attend. Je les imagine déjà courant dans les forêts. Ou partout dans la maison. J'espère que tu étais sage, qu'ils tiennent plus de toi que de moi. »

Je rigole doucement.

"Je ne suis pas sûre, mais on peut toujours espérer. Ils savent juste qu'on est confiant et heureux, qu'ils sont dans un foyer sécure. Et tout cela c'est grâce à toi. Merci pour tout mon amour."

Je passe une main derrière sa nuque et l'approche de mon visage pour l'embrasser tendrement.

"Maintenant que je ne pèse plus deux tonnes. Je vais pouvoir me transformer et courir un peu, histoire de pouvoir trouver une robe descente pour notre mariage. Dis, tu n'as pas oublié tout de même ?"

On l'avait mis un peu de côté, à cause de Jared, de ma grossesse. Mais à présent, je vais m'y donner à cœur joie. Et je sais qui pourra m'aider, je vais faire une sorte de journée fille ou j'en sais rien, pour réunir mes meilleures amies. Reagan, Reese, Riley, elle seront heureuse de donner un coup de main. Jaya aussi je suis sûre. Elles auront toutes d'excellentes idées. Et les hommes, ils pourront garder les enfants. Peut-être que je pourrai aussi convaincre la vampire de Tarek. Elle rencontrerait Reese. Ça fera du bien à Tarek de se retrouver avec ses frères.

"Tu es toujours d'accord pour le costume ? Ludwig a trouvé une église parfaite en Norvège. Il y a une grande étendue tout autour. C'est comme si elle avait été posé là, hors du temps, hors de la vue. On pourra y dresser des tentes et faire quelques choses de nature, de champêtre."

Liam embrasse mon front, je crois qu'après nos deux fils, il ne peut plus rien me refuser.

"Quand tu iras recensé les garçons, est-ce que tu pourras recensé Manen ? Puisque je vais porter ton nom, je souhaite qu'elle le porte aussi, si tu es d'accord."

On passe une partie de la soirée à parler du mariage, mais aussi des garçons et de leur première transformation. Il faudra expliquer en temps et en heure à Manen qu'elle ne pourra jamais se transformer comme nous. Mais Liam me promet qu'elle ne s'en sentira pas de reste, qu'il lui donnera la même éducation, transformation en moins. Il ira chasser avec elle. Je les imagine tous les deux, puis tous les quatre. Oui je les imagine.

Je nourris une dernière fois les garçons, et Liam et moi nous nous endormons l'un contre l'autre. Demain c'est une grande journée.

***

La nuit n'a été guère compliquée, ils ne pleurent que pour manger et parce qu'ils se sont souillés. Je n'imaginais pas que cela puisse aussi simple, surtout avec des jumeaux. Avec Liam nous sentons le coup venir, on va souffrir pendant l'adolescence, c'est sûr, tout ne peut pas être aussi rose.

Je me lève aujourd'hui, j'ai accordé une journée, j'ai vraiment joué le jeu. Aujourd’hui je me sens en forme, je n'irai pas encore courir ce soir, mais je peux marcher, faire le petit déjeuner pour Manen. C'est l'avantage d'avoir des gênes de loup et d'avoir accouché sans aucun produit anesthésiant, à la maison, dans le calme, à mon rythme.

Manen mange un bol de céréale et du bacon. Liam fait revenir les œufs brouillés, Jakob dans ses bras. Je sors du jus de citrouille et une demi-entrecôte d'une main, tout en tenant Lucàs.

"Reese et Riley apportent tout pour le repas de midi. Et je crois savoir que Reagan et Amadeus apportent tout pour ce soir. Nous allons avoir une longue journée. Penses-tu que Tarek viendra ? Il semble tellement... je sais pas, tellement plus lui même depuis le départ de Casey."

Mais je reste confiante, je sais qu'il réalisera ce qu'est Casey pour lui. Il vit sa première épreuve, on en a tous vécu une. Je me souviens avoir repoussé Liam, plus d'une fois. Pour Reese et Tobias c'est pareil. Pour Amadeus et Reagan aussi. A croire que nous avions besoin de nous battre pour nous retrouver et nous unir. C'est le destin de peut-être tous les bons Alphas. Il trouvera la force.

Nous finissons de déjeuner, en plusieurs étapes, puisque j'ai du de nouveau nourrir les garçons, sous l’œil amusé de leur sœur.

"Je vais commencer à donner le bain au garçon, est-ce que tu peux agencer le salon pour les accueillir tous ? Tu me rejoins après. Manen, tu viens m'aider ou tu aides papa ?"

La petite hésite, mais elle fonce vers la salle de bain. Je souris à Liam et m'avance. Il me rejoint quelques minutes après, ce n'est pas vraiment évidant. On découvre au moins une chose qui les font hurler : l'eau.

"Tonton Tarek sera ravie j'en suis sûre !"

On passe quand même un bon moment. Liam et moi retrouvons nos marques. Ils sont si petits, ce n'est pas toujours évident. Bientôt, alors qu'on les habille, la sonnette retenti en bas dans la boutique. Mes frères sont là. Liam s'en occupe et je tente tant bien que mal de finir l'habillage. C'est Reese que je vois débarquer la première. Elle me demande l’autorisation de m'aider.

"Avec grand plaisir, je crois qu'on ne refusera jamais de l'aide, surtout pas de la famille."

Thara et Manen sont déjà en train de saccager le salon, j'en suis sûre.

"Ludwig et Riley déposent tout dans le salon." Me dit Reese comme si elle avait percé mes pensées.

Bientôt je vois Tobias dans l'embrasure de la porte. Je souris à mon frère, le voir me ramène quelques années en arrière, quand il était là pour la naissance de Manen. Je suis fière de lui présenter mes fils aujourd'hui. Je sais qu'il ne dira rien quant à mon choix pour Liam, parce que dans le fond, je sais qu'il l'apprécie. Il n'avait jamais pu apprécier Henry, il n'aurait jamais cru à un foyer aussi confortable que celui que j'ai actuellement avec Liam. C'est très certainement pour ça qu'il m'a laissé vivre cette histoire, c'est sa manière à lui de me donner sa bénédiction. Du moins, c'est ce que j'en ai conclu.

"Je vous présente Jakob et Lucàs. Norvégien et Irlandais. Dis tu vas mettre un costume au mariage ? Et quand est-ce que vous allez arrêter de vivre dans le péché tous les deux ?"

Cela fait des lustres que je ne l'ai pas embêté. Je viens d'accoucher, je peux tout me permettre.

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J'ai suivi les étoiles,
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Elisabeth Hiilos & Liam Braeden
“Moi qui espérais pouvoir échapper à tes vampires de frères.”

Je prends un air rieur et l'embrasse. Non, je n'ai pas oublié ma demande. Elle est déjà ma compagne, ma femme, mais je sais à quel point c'est important pour elle de l'etre aussi dans le monde sorcier. Ce sont ses traditions, ses valeurs, et je veux les respecter comme je la respecte. Même si pour cela, je dois composer avec des ectoplasmes et aller dans une église. Et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'elle est bien déterminée à m'emmener dans ce pays froid et à faire de moi un sorcier digne de ce nom. Son enthousiasme me fait du bien. Nous sommes officiellement fiancés depuis plus de sept mois maintenant, et il s'est passé beaucoup de choses depuis. De belles choses particulièrement difficiles cependant, et nous nous sommes mis en retrait pour permettre à nos amis, à tous nos amis, de se retrouver. Je lui caresse des cheveux avec amour.

“Ai-je vraiment le choix pour le costume ? Allons ma chérie je ne suis pas Wolfgang, je ne me défilerai pas.” Est-ce que je me moque de son esquive de costume à son mariage ? Peut-etre un peu. “Je crains que Tarek ne s'échappe si l'étendue est trop vaste, mais tout cela me semble parfait. Je présume que tu as déjà réfléchis à ton témoin et à tes demoiselles d'honneur ? Enfin, si c'est la tradition norvégienne.”

Sa requete m'ébranle, pour bien des raisons. Depuis le premier jour, mon loup a accepté et reconnu Manen, chose assez rare, comme sa propre fille. Quand j'ai demandé à Elisabeth de m'épouser, je lui ai demandé le droit de faire officiellement de Manen une Braeden. Aujourd'hui, elle me confirme ce droit, mais elle me demande si je suis d'accord ? Comment aurai-je pu changer d'avis ? Les papiers officiels, ceux qu'elle doit parapher en tant que responsable légal, attendent depuis des mois. Aujourd'hui, je vais devenir père de trois enfants, aux yeux de la loi. Ma meute enfin reconnue.

« Tu vas être en minorité quelques temps, penses-tu survivre ? »

Je l'embrasse et nous profitons des dernières heures de la journée pour parler de l'avenir, de notre glorieux avenir.


***

Je me suis levé tôt, je dors peu, je peux passer des heures à regarder mes fils dormir, à écouter leur souffle régulier et les petits gémissement qu'ils poussent dans leur sommeil quand ils rêvent. C'est demain que je vais les déclarer, et rien que cela ça me maintiendrait éveillé en toute circonstance. Je prépare un petit déjeuner digne d'un chef, tout en portant Jakob qui commençait à chouiner pour le simple plaisir d'attirer l'attention. Et je souris en voyant ma future femme en faire autant.

« Je pense que je vais nous préparer des litres de café... »

Effectivement, la journée promet d'être longue, mais nous ne pouvions pas maintenir nos amis et familles à l'écart plus d'un jour, cela aurait été trop leur demander. Nous aurons donc les Valdemar à midi et les Parkinson au soir. Quant à Tarek...

« Honnêtement ? Je n'en sais rien. Je pense qu'il passera, mais je doute qu'il s'attarde ou qu'il ait le cœur à être plus... cordial que d'habitude. Je n'y comprends rien à cette histoire, Elisabeth. Tu as déjà entendu ça toi ? Qu'un loup-garou pourrait être lié à une vampire ? »

Pour moi, ça n'a ni queue ni tête, mais je suis bien contraint d'admettre qu'il n'est absolument plus le même depuis qu'elle a quitté la meute. Pour aller où d'ailleurs ? C'est tout de même fou qu'elle se soit volatilisée de la sorte. Hélas, on ne peut rien faire, alors on va déjà s'occuper de venir à but de cette journée. Je termine mes œufs quand Elisabeth me demande de faire de la place dans le salon. C'est qu'on va être dix dans cet appartement qui n'a jamais été prévu pour autant de monde. Je hoche la tete et souris quand Manen fonce avec sa mère dans la salle de bain. Je débarrasse rapidement la table, j'ensorcelle les éponges pour qu'elles viennent à bout de la vaisselle, et je retrousse mes manches pour commencer à pousser le canapé et les fauteuils. Ce n'est que lorsque je suis satisfait que je rejoins toute ma famille... Qui se fait bien entendre. Mes fils hurlent à la lune et gigotent.

« Par Merlin... Ce sont vraiment mes fils ou ceux de Tarek pour détester à ce point le bain ? 
- Tonton Tarek sera ravi j'en suis sûre ! »

Je récupère Lucàs, non sans éclabousser volontairement Manen. Ils sont si petits, si fragiles, j'ai l'impression que je pourrais les briser au moindre mauvais gestes. Mais quand j'ai un doute, je prends exemple sur Elisabeth. Et alors que je peine avec une couche, la sonnette se fait entendre.

« Déjà ?
- Tonton ! »

Manen a déjà filé hors de la salle de bain. Je confie Lucàs aux bons soins de sa mère, pourquoi faut-il que Manen adore à ce point Tobias ? C'est à n'y rien comprendre. Quand j'ouvre la porte, elle s'agrippe tout de suite à sa jambe. Je salue Reese qui porte Thara, qui a bien grandi depuis la dernière fois, puis Riley et enfin Ludwig. Je me demande bien ce qu'ils deviennent tous, je sais qu'ils se protègent, qu'ils ont vécu des épreuves difficiles. Je serre la main de Tobias qui a récupéré Manen et les invite à entrer, Reese est affreusement pressée de voir les bébés.

« Elisabeth est avec eux dans la salle de bain. »

Il n'en faut pas plus pour qu'elle nous fasse faux bond, non sans avoir déposé sa fille... Qui se met à imiter les pires tornades qui soient avec Manen.

« Je suis ravi de te voir si en forme, Riley. Elisabeth sera plus que ravie de te voir danser au mariage. »

On l'a vu tellement souffrir de sa blessure. J'ignore comment ils ont réussi à la soigner mais elle a l'air heureuse et épanouie. Je suis étonné d'ailleurs que Ludwig et elle ne soient pas mariés. De la part du vampire, c'est asse inattendu. Mais je pense que pour les vampires, le mariage n'a pas la même symbolique. Déjà, impossible qu'on leur dise « jusqu'à ce que la mort nous sépare ».

« Et moi donc, j'ai hate de rencontrer vos garçons. Mais avant tout peux-tu me dire où nous pouvons poser tout cela ?
- Puis-je aller voir les petits monstres ? »

C'est fou ce que Tobias a toujours le don de m'agacer. Je lui adresse un simple signe de tete avant d'aider Ludwig et Riley à installer tous les mets qu'ils ont préparés pour un régiment. Je ne suis toujours pas très à l'aise avec les bouteilles de sang, mais je suis décidé à faire un effort, pour Elisabeth.

« Je te remercie, d'avoir trouvé l'église, dis-je à Ludwig. Avec la naissance compliquée des petits de Reagan, nous n'avons pas eu vraiment le temps de nous en occuper, mais tu connais Elisabeth. Elle est repartie de plus belle. Merci aussi pour tout le reste. Je ne sais pas si vous avez suivi un peu la politique et les dernières nouvelles, mais les choses bougent ici. En grande partie grâce à toi. »

Il a été le premier à percer à jour le secret d'Aaliyah Hayes et Aymen Avery, le seul à leur faire confiance aussi. Et aujourd'hui, c'est un nouveau chapitre de l'histoire qui s'écrit.

« J'aurais peut-être encore besoin de tes lumières, je ne sais pas si Elisabeth t'en a parlé mais je... j'aimerais savoir si tu as déjà entendu parler d'un lien entre vampire et loup-garou. D'un lien approchant l'imprégnation. 
- Je te préviens, Braeden, que je suis à deux doigts de tuer ta chère fiancée et de dévorer vos boules de poils de fils, si elle n'arrête pas avec ses questions ridicules. »

J'arque un sourcil en me tournant vers Tobias qui tient l'un de mes fils dans ses bras. Si Elisabeth ne souriait pas, je serais tenté de me méfier des dires du vampire. Je me demande ce qu'elle a pu faire pour l'énerver comme cela. J'observe qu'avec délicatesse, Reese fait glisser Jakob dans les bras de Riley. Elle n'aura pas d'enfant, pourtant, elle rayonne avec ce petit dans ses bras. Je me demande si un jour elle aura droit à son miracle comme Reagan.

« Les Camarillas sont-elles calmes ? Que je demande pour faire diversion.
- Certaines sont encore agitées, mais je pense réunir à nouveau le Conclave pour exiger la fermeture des frontières. Nous pensons d'ailleurs rester quelques temps en Norvège, tous ensemble. Pour montrer l'exemple et parachever l'entrainement de Reese. »

Une part de moi a toujours voulu que Valdemar s'éloigne, mais je pense à Elisabeth en cet instant présent. Que je le comprenne ou non, elle a toujours été proche de ses « frères », et elle était la troisième des Inséparables.

« Le Merlin Castle va être bien vide sans vous. »
 

black pumpkin

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Le cerveau a la pensée, le coeur a l'amour,

le ventre a la paternité et la maternité.


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