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RPG Harry Potter

In RPG, nous sommes en Février 2022.
Profitez bien des nouveautés ! Le récapitulatif est ici !

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Se trouver entre les pagesMardi 14 décembre 2021Je tournais les pages, avec beaucoup moins d’entrain que quand j’avais commencé ce livre, il y a à peine une heure. Je regardais d’un œil un peu morne mon thermos, vide. L’arôme du café n’allait pas me sauver, cette fois : aller remplir mon thermos du précieux nectar salvateur signifiait qu’un autre étudiant me prendrais ma place. C’était toujours comme ça, dans la bibliothèque universitaire, depuis que je fréquentais l’Université Magique. Six ans identiques, inchangés… une stabilité vraiment reposante, je dois le reconnaître.

Je tourne encore une page, mais la volonté n’est pas vraiment au rendez-vous. Je préférais de loin être avec Jordan, ou Amber en ce moment-même. Ou avec Shay, qui savait si bien me distraire lorsque j’étais trop fatigué d’étudier ! Mais il fallait absolument que je termine ce devoir de Rune, que je dois rendre dans quatre jours. Bien sûr, j’adore les cours de Runes et le professeur est vraiment excellent, mais un devoir de cinq pages, c’est quand même un peu trop long… surtout quant on veut être ailleurs, et surtout pas enfermé dans la bibliothèque! Je soupire. Quand il faut s’y mettre… Je trempe ma plume dans l’encrier, la faisant glisser aussi vite que je pouvais sur le parchemin, mettant au propre mes notes.

Je sais travailler vite, et bien. Et, heureusement, j'avais déjà fait les trois-quarts de ce devoir pour m'avancer - une veille habitude acquise chez les Serdaigle, il y a bien longtemps. Et, l'idée que je pourrais m'accorder une tasse de café bien chaud et noir à souhait me motiver à finir mon travail. Moi, drogué? Si peu, si peu...

***

Je rabattit une boucle qui m’était tombé devant les yeux sur mon front, en souriant, assez fière de moi. Il c’était passé à peine une heure depuis que j’avais commencé à gratter frénétiquement le parchemin pour coucher mon devoir sur le papier. Et j’avais enfin terminé ! Je me frotta les yeux, un peu fatigué par l’effort fourni. Et maintenant… du ca-fé, DU CA-FÉ ! Je m’autorisa un petit sourire : j’avais un sérieux problème avec ça, je le savais. Le matin, je ne pouvais pas faire deux pas hors de mon lit sans avoir eu ma dose, c’est dire. Mais bon, ça pouvait être pire : contrairement à certain de mes camarades, je n’étais pas tombé dans la poudre de la griffe de dragon.

La dose de travail accordé était phénoménales, surtout dans les cursus comme celui de Madicomagie, où la concurrence était rude. C’était tellement plus simple à partir de la sixième année, je trouve : on est tellement peu, par rapport aux autres années, à rester aussi longtemps dans l’université magique ! La plupart de mes amis travaillaient, maintenant, mais j’ai toujours sût au fond de moi que ce n’était pas pour moi. J’ai toujours été et je serais toujours un véritable rat de bibliothèque. Pour le meilleur, et pour le pire – le pire, c’est sûrement ce que devait penser Roland de moi, maintenant, car ce n’est pas en étant Chercheur qu’on gagnait des monceaux de Gallions.

Je releva les yeux, sentant un regard sur moi. Cette sensation, je la ressentais depuis quelques temps quand je m’asseyais à ma place habituelle, pour étudier. Peut-être que quelqu’un m’observait, se demandait quel type de psycho-rigide je pouvais être ? Ou bien, c’était une ancienne connaissance de Poudlard, qui n’arrivait pas à mettre un nom sur mon visage ? Mon regard croisa alors celui d’une jeune fille rousse, à l’air douce et timide, qui baissa rapidement les yeux. Intrigué, je ne me rendis même pas compte que ma main, rendue un peu tremblante par le manque je l’avoue, venait de briser ma plume. Je suis vraiment irrécupérable… Alors, prenant mon courage à deux mains, je me dirigea vers la jeune fille, le plus silencieusement possible – c’est que les personnes travaillant ici sont un peu tatillon sur le bruit.

« Excuse-moi. »
Je murmura à me penchant vers elle. « Je viens de casser ma plume, est-ce que par hasard tu aurais de quoi la tailler ? » Je lui lance un sourire, un peu contrit. Je n’ai jamais été doué pour débuter les conversations. « En vrai, je suis venu parce que j’ai vu que tu me regardais. Peut-être… qu’on se connaît ? » Le jeune femme semblait plus jeune que moi. Peut-être était-ce une jeune Serdaigle, mais qui a beaucoup trop changé pour que j’arrive à la reconnaître ? « Je suis désolé de la confusion. » murmurais-je avec un sourire franc, conscient de ma bêtise après sa réponse. « Écoute, je sais qu’on ne se connaît pas mais… est-ce que tu peux surveiller mes affaires pour, je ne sais pas, cinq minutes ? Il faut vraiment que je refasse le plein ! » Lui indiquais-je en souriant, mon thermos apparaissant dans ma main toujours aussi tremblotante.
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Mardi 14 décembre 2021
Athéna Beauregard & Mathys Nightshade

Les vacances de Noël approchent, certains sont très festifs en cette optique. D'autres restent concentrés sur leurs études tant que les vacances ne sont pas encore là. J'aimerais dire que c'est mon cas. Non pas que j'aie l'esprit festif ! Loin de là. Mais dire que je reste concentrée sur mes études… Ce serait mentir, au moins en partie. Après tout, je suis venue à la bibliothèque en me disant que j’avais des cours à réviser, des devoirs à commencer ou poursuivre… Mais au fond, j’avais ce petit espoir d’y retrouver quelqu’un. Pas Davina, que je retrouve à une autre heure dans la journée. Enfin, c’est plutôt elle qui me rejoint habituellement, mais toujours est-il que c’est une autre heure. Une heure plus productive, avec plus de bavardage. Là, je suis seule, seule avec lui pour distraction. Je n’ai même pas son nom, je ne sais pas dans quel cursus il est, mais il y a quelque chose qui, ça me semble bête à dire, qui m’attire, en quelques sortes. Cela fait plusieurs semaines que le mardi, à la même heure, je le trouve assis à la même place. Et il est là, aujourd’hui encore. Alors je m’assoie à ma place habituelle, à la table en face de lui. Pas la même table, ce serait trop près… Je sors mes affaires, et j’essaie de me concentrer sur ce cours de Politique... Je me retrouve souvent à relever la tête pour regarder le jeune homme, qui écrit et écrit, comme si rien ne pouvait le détourner de son devoir.

Avec une distraction aussi forte, les noms des ministres, les dates et les lois importantes… tout se bouscule dans ma tête, peu arrivent à y pénétrer et rester. Un peu moins d’une heure que je suis arrivée. Je m’agace à être aussi peu concentrée. En mon fort intérieur, je sais que je ferais mieux de me mettre ailleurs dans la bibliothèque, ou juste dos à lui, ou encore d’aller étudier ailleurs ! Mais je n’en ai pas réellement envie. Même si je ne vais pas lui parler, même s’il ne me connait pas, juste le voir, ça me fait un petit peu de bien, d’une certaine manière. Et je déteste ça, autant que j’apprécie le voir. Lui, sa mèche rebelle, ses yeux d’un bleu si clair, et son thermos qui renferme un breuvage à la nature encore inconnue. Café ? Thé ? Quelque chose de plus corsé peut-être ?

Soudain, il relève les yeux, et nos regards se croisent. Alerte rouge, je n’avais pas prévu cette interraction, aussi infime soit-elle, je baisse mes yeux aussitôt, faisant mine d’être ô combien intéressée par les premiers ministres britanniques

« Millicent Bagnold, 80 à 90, Cornelius Fudge, 90 à 96… Rufus Scrimgeour, 96-97, Pius Thicknesse… 97-98… Kingsley Shacklebolt, 98 à 20- »

Je m’arrête de murmurer, le sentant arriver. J’en retiens presque ma respiration. Je ferme les yeux, espérant qu’il ne fasse que passer. Le contact visuel a été si bref… Mais non, il s’arrête et se penche vers moi.

« Excuse-moi, murmure-t-il, et je redirige mon regard vers lui, avec le plus d’assurance et de désintérêt possible. Je viens de casser ma plume, est-ce que par hasard tu aurais de quoi la tailler ? »

Il a l’air désolé de me déranger. Il ne vient pas parce que je l’ai observé la majorité de l’heure, mais parce qu’il a cassé sa plume. Génial. Tout va bien.

« Oh, oui, bien sûr ! » je réponds en tendant déjà une main vers ma trousse.

Seulement je n’ai pas le temps d’attraper l’objet convoité qu’il reprend.

« En vrai, je suis venu parce que j’ai vu que tu me regardais. » Discrétion : 0/20. « Peut-être… qu’on se connaît ? »

Si seulement, ce serait moins gênant.

« Non je… Je t’ai confondu avec quelqu’un d’autre, je croyais que... » je réponds tant bien que mal.

Peut mieux faire, Athéna, mais ça fera l’affaire pour cette fois.

« Je suis désolé de la confusion. » répond-il, souriant.

Je secoue la tête pour indiquer que ce n’est rien. Après tout, il n’y a pas réellement de confusion… Il n’est fautif de rien. Aussi étrange que ce soit, l'idée qu'il se sente fautif par ma faute m'est désagréable. 

« Écoute, je sais qu’on ne se connaît pas mais… est-ce que tu peux surveiller mes affaires pour, je ne sais pas, cinq minutes ? Il faut vraiment que je refasse le plein ! » explique-t-il en désignant le thermos dans sa main. Le fameux. Je souris.

« Pas de soucis. Est-ce que… »

J'allais demander "Tu veux que je taille ta plume pendant ce temps ? A moins que tu n’aies pas besoin de la tailler au final ?", mais à peine j'ai accepté de surveiller ses affaires, il a tourné les talons pour partir en courant – ou presque, on ne court pas dans la bibliothèque. Je ne suis pas sure d’avoir compris si c’est une excuse pour m’approcher, mais vraie, ou vraiment juste une excuse, avec autant de vérité que mon "Je t’ai confondu avec quelqu’un d’autre". Enfin. Je n'ai donc plus qu’à attendre son retour. Autant mettre à profit ces cinq minutes sans lui pour étudier… un peu. Entre deux paragraphes, je sors mon taille-plume. Au cas où il en aurait réellement besoin.

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Se trouver entre les pagesMardi 14 décembre 2021J’hume le parfum amer et délicieusement corsé qui s’échappe de mon thermos. En repensant à ma demande faite à la jeune femme tout à l’heure, dans la bibliothèque, j’ai un peu honte. La pauvre, elle est si jeune qu’elle ne doit être quand première année, non ? Et elle a dû se sentir agresser par un de ses rats de bibliothèque en me voyant débarquer comme ça, sans cérémonie, devant elle. Est-ce que je lui avais dit bonjour, au moins ? Je ne m’en souvenais plus…

Je regagne ma place, en faisant attention de ne pas renverser de liquide sur mes parchemins – ce serait vraiment la pire chose qui pourrait m’arriver ! Après toutes les recherches que j’avais menés, voir mon travail réduit à néant c’était… Enfin, mieux vaut ne pas trop y penser ! Il paraît que ça porte malheur. Toujours debout devant mes copies éparpillées, je fouille des yeux la table, un peu hagard. J’ai l’étrange sentiment qu’il manque quelque chose… Ma… ma plume ? Où a-t-elle bien pût passé ? Ma… Ah, mais c’est vrai ! Quel tête en l’air je fais, parfois. Je me retourne, avec un grand sourire, vers la jeune fille rousse. Merlin soit loué, elle était toujours là ! « Hum... » Je toussote, pour attirer son attention. Elle a l’air tellement absorbée par son devoir que je m’en veux un peu de la déranger. « C’est moi… De tout à l’heure. Je crois que je t’ai laissé ma plume. »

Je prends le précieux de ses mains, lui adressant un sourire franc. « Merci beaucoup ! Tu me sauves la vie… deux fois, d’ailleurs ! » Je ris un peu, mais je m’arrête bien vite : je ne veux pas qu’elle se fasse virer de la bibliothèque par ma faute ! « Je m’appelles Mathys, et toi ? » Sans vraiment attendre sa réponse, je me penche sur son parchemin. Les noms qui y étaient inscrits ont retenus mon attention. Je lui adresse un regard un peu compatissant. Ce genre de devoir n’est pas la plus intéressant qu’on puisse donner aux élèves de première année. « Tu es en politique, c’est ça ? »

« Moi, je suis en Magie Avancée. En sixième année. » Lui répondis-je, en espérant qu’elle ne soit pas trop réticente à me parler à cause de notre écart d’âge. « Et tu veux faire quoi, après tes études ? » Je souris, en riant un peu. Je suis incorrigible, vraiment. « Désolé de t’assommer de questions comme ça, alors que tu travailles. Je ne te dérange pas, au moins ? » Je m’en voudrais tellement si elle continue à me parler juste parce qu’elle a peur de m’arrêter. J’ai toujours peur que les plus jeunes aient en quelque sortes, peur de moi. « C’est juste… je sens que partir comme je l’ai fait, c’était pas cool. Alors j’essaye de me rattraper. » Je passe une main dans mes cheveux, un peu embarrassé. « Hey, vous deux, c’est pas bientôt fini non ? Vous pouvez pas plutôt dégager ? »

Je lève les yeux au ciel. Et c’est réparti… C’est toujours comme ça, dans la bibliothèque. Il y a toujours une mauvaise ambiance, et il faut toujours qu’il y ait quelqu’un de pénible. Mais je prends sur moi, parce que je sais depuis le temps que ce n’est même pas la peine d’argumenter avec ce genre de personne. « C’est bon, c’est bon, pas la peine d’être malpoli... » Je me redresse pour rejoindre ma table, et ranger mes affaires. De toutes façons, mon devoir est presque entièrement terminé. « Athéna, ça te dis de venir avec moi dans le petit café, en face de l’université ? » Je lui murmure le plus doucement possible, pour ne pas attiser encore plus la haine de notre voisin. « Laisse, je vais t’aider » Lui proposai-je gentiment, en l’aidant à ranger son matériel d’écriture et ses livres. « Allez, on y va. De toute façon, avec des gens comme ça, on ne peut pas vraiment travailler. Crois-en mon expérience ! » Je lui tapote l’épaule, pour dédramatiser. Elle verra, elle apprendra que ce ne sera pas la première fois qu’on la forcera de partir d’ici.

***

« Bon, où on en était, dans notre conversation ? » Je lui demande, alors que nous installons face à face, à une table accolée à la vitre donnant sur la rue. « Un café et un chocolat chaud – ou alors tu veux un café aussi ? » Fis-je à son attention lorsqu’une serveuse arriva pour prendre nos commande.  Il faisait agréablement chaud, dans l’établissement. Bien trop chaud, d’ailleurs, pour rester avec un haut à manche longue sans mourir d’asphyxie. Je passe le haut par-dessus ma tête, me retrouvant en simple tee-shirt. Vraiment, je suis beaucoup mieux comme ça ! « Alors, dis-moi, pourquoi tu as choisi la politique à l’UMS ? C’est ce qui te passionne, c’est ça ? »  
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Mardi 14 décembre 2021
Athéna Beauregard & Mathys Nightshade

Les minutes s’écoulent avant qu’il ne revienne, beaucoup plus calme que lorsqu’il est parti. Son sésame en main, tout va bien. Si je l’ai remarqué dès qu’il est arrivé dans mon champs de vision, lui retourne directement à sa place. Je fronce les sourcils. La plume, c’est un cadeau ? Non, plus sérieusement, il me demande de surveiller ses affaires, sans même savoir s’il peut me faire confiance vraiment, puis il ne me remercie même pas ? Ne serait-ce qu’un regard, à ce stade, je ne mets plus trop d’espoir en la gente masculine. Le minimum syndical. Vexée, je me focalise à mon devoir, tentant d’oublier qu’il existe, alors qu’il n’a de cesse de me déconcentrer, malgré lui. Je n’ai pas à prétendre longtemps qu’il toussote. Juste au cas où ce ne serait pas pour moi, je me retiens de lever la tête si vite. Mais il continue.

« C’est moi… De tout à l’heure. Je crois que je t’ai laissé ma plume. »

Je lui jette un regard, puis attrape sa plume, taillée, et la lui tends.

« Je me rappelle de toi oui, elle est là. »

Il me remercie, disant que je lui sauve la vie. Que je l’ai fait deux fois. Sa vie ne tient pas à grand chose alors. Mais son rire est communicatif, même s’il ne s’étend pas : nous sommes dans une bibliothèque après tout. Je me laisse à sourire. Il se présente : Mathys. Enfin, un prénom à mettre sur cette tête. Mathys. C’est sympa comme prénom. Je donne mon prénom, “Athéna.”, alors qu’il se penche sur mes notes. Je lis dans son regard qu’il a pitié de ce devoir. C’est sûr que ce n’est pas le plus passionnant, mais je dois bien passer par là, j’ai un retard sur les autres sinon. Je connais mieux les gouvernements français, mais ceux britanniques sont plus de circonstances quand on fait ses études à l’Université de Magie Supérieure, en Angleterre. Il devine le cursus.

« Exact, première année. Et toi… ? »

Pour le coup, je n’ai aucun indice sur son cursus. Il me répond être en Magie Avancée. C’est vaste, je me demande quelle est sa spécialité. Il est en sixième année. Ca fait environ 5 ou 6 ans d’écart, si je ne me trompe pas. A ma surprise, il continue la conversation. Ca me surprend toujours, quand les gens conversent avec moi, ou essaient. Alors que c’est complètement de ma faute si ça s’est fait si rarement par le passé. Il s'excuse de poser tant de questions alors que j'étudie, je lui fais signe que ce n'est rien. Ce ne sont pas ses questions qui me dérangent… puis il explique qu'il tente de se racheter. Je retiens un rire. Non seulement il est mignon physiquement, mais en plus il est mignon de par sa personnalité…

Bien sûr, bavarder n'est pas la meilleure activité dans une bibliothèque. S'il ne me dérange pas, cela en dérange d'autres. Un étudiant nous demande d'aller ailleurs pour ça. Mathys lance une réponse invoquant la politesse avant d'aller ranger ses affaires. J'imagine que ça s'arrête ici alors. Puis il revient vers moi pour m'inviter dans le café en face de l'université. Leur thé aux fruits rouges est délicieux. Ce n'est pas ce qui me fait accepter cela dit. Je lui souris et acquiesce. Je vais pour ranger, mais il impose de m'aider. Quel gentleman.

« Allez, on y va, signale-t-il ensuite. De toute façon, avec des gens comme ça, on ne peut pas vraiment travailler. Crois-en mon expérience ! »

C'est à croire que je n'ai jamais été dans une bibliothèque par le passé. Pourtant, Beauxbâtons en avait une. Ilvermorny aussi, pour ce qui est de l'année passée. Mais j'étais plus de ces gens qui prient les bavardeurs d'aller utiliser leurs bouches hors de la bibliothèque. Je me garde bien de le lui dire.
Il me tapote l'épaule, et il me faut bien deux secondes pour m'en remettre. Je n'ai jamais été très tactile avec les autres, ceux qui ne sont pas de la famille. Mais ça passe. Je m'y ferai.

******

Nous nous installons à une table contre la vitre, Mathys relance la discussion. J'enlève ma veste en cherchant où en était notre conversation. Ah oui, mes études. Une serveuse arrive pour prendre notre commande. Mathys décide que je suis plus chocolat chaud que café. Je ne sais pas comment le prendre, mais je dois bien accepter le chocolat chaud, puisque je ne suis pas café. Du moins, pas quand je ne sais pas quel café c'est.

« Un chocolat chaud, c'est parfait. » je réponds en regardant la serveuse.

Puis elle nous laisse, ayant pris la commande. Mathys enlève son haut. Il a encore un t-shirt en dessous. Il est vrai qu'il fait chaud dans ce café, surtout quand on vient de dehors où il fait froid, un début d'hiver qui se respecte… mais je ne m'attendais pas à ça. J’espère que je ne rougis pas. Je crois que je rougis un peu. Cette peau de rousse, traîtresse. Je baisse la tête pour me cacher derrière mes cheveux, mais cela ne fonctionne pas. J’avais oublié les avoir attaché pour étudier.

« Alors, dis-moi, pourquoi tu as choisi la politique à l’UMS ? C’est ce qui te passionne, c’est ça ? reprend-il.
- Oui, on peut dire ça. J’aime la théorie plus que la pratique, utiliser les méninges, jouer avec les mots, la stratégie, tout ça. Ça me semblait évident de partir dans la politique… Et pour ce qui est de l’autre question, que tu m’as posée dans la bibliothèque, je ne sais pas vraiment ce que je veux faire ensuite. Je pense que j’aimerais rester dans la politique, mais au Royaume-Uni ou en France, je ne sais pas. J’ai encore le temps, j’imagine. »

Je hausse les épaules. Ce n’est pas comme si j’avais vraiment besoin de travailler non plus. J’ai le temps, ça ne m’inquiète pas. Mais assez parlé de moi. Je veux entendre un peu plus sa voix. En apprendre plus sur lui.

« Et toi ? Tu es en magie avancée, tu as une spécialité ? »

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Se trouver entre les pagesMardi 14 décembre 2021
« Un chocolat chaud, c'est parfait. » Je souris à la jeune femme, gentiment. J’ai hésité un instant, je l’avoue, et j’ai eu peur qu’Athéna prenne mal mon choix. Mais je n’y peux rien, la jeune fille a sûrement le même âge que Jordan ou Amber : je ne peux pas faire autrement que de la voir comme une adolescente. Alors que toutes les trois sont déjà adultes depuis quelques années, assurément. La serveuse part, un petit sourire aux lèvres. Je sais que j’ai l’air trop protecteur, à la limite du ridicule. Mais tout ça, c’est la faute de Roland. Je n’aurais pas un complexe de preux chevalier si je n’avais pas croisé sa route, je pense.  

Une fois les boissons arrivées, je sirote le divin nectar en écoutant la jeune femme me parler de ses études. Elle a vraiment l’air passionnée par ce qu’elle fait… c’est bien. Il y a beaucoup de trop de personnes, au sein de l’université, qui ne savent pas ce qu’ils font ici. « Tu prévois de t’engager dans un partie politique ? Ou bien de créer le tien ? » Je ne me suis jamais vraiment intéressé à la politique. Je crois que c’est parce que je n’avais pas assez le temps – mais, à la vérité, je sais que je ne me cherche que des excuses. Je n’ai jamais été intéressé par autre chose que ma petite bulle, je pense. Peut-être parce que mon monde était déjà bien trop sombre ? Je ne sais pas, et ce n’est pas le moment pour moi de chercher de telles réponses. « Tu es française ? » Je relève finalement, un peu surpris. Je n’avais pas entendu d’accent dans sa voix. Ou alors je n’avais juste pas fait attention, pour changer.

« Et toi ? Tu es en magie avancée, tu as une spécialité ? » Je laisse échapper un petit rire, en entendant sa question. « La spécialité d’être accro à la caféine, ça compte ? » Je passe une main dans mes boucles brunes, un sourire toujours aux coin des lèvres. « Plus sérieusement, non, je n’ai pas vraiment de spécialité. » Ce serait peut-être un problème, pour plus tard, mais pour l’instant ça ne me préoccupe pas tant que ça. J’étais assez optimiste : sans me vanter, si je suis arrivée en sixième année sans encombres, c’est bien parce que j’étais plus ou moins doué, non ? « Mais j’aimerai beaucoup travailler sur la redécouverte d’anciens sorts. Faire une sorte de Renaissance magique, en quelque sortes. » A commencer par les civilisations pré-colombiennes. C’était vraiment dommage que la disparition de ces grands empires ait aussi entraîné celle de tout un pan de la culture magique. Mais bon, ressasser le passé ne servait à rien : il n’appartenait qu’à lui pour que cela change. « D’ailleurs, si tu connais des anciens sorts ou charmes français, ça m’intéresse. » Je lui confie avec un petit clin d’œil. On ne sait jamais, de telles données pourraient mettre utiles pour un prochain sujet de devoir. « Et si tu as besoin de cours particuliers, j’en donne, au fait. » Je regarde Athéna, en riant franchement. « Tu dois croire que je me mets vraiment en avant, hein ? Tu as sans doute raison. J’ai pas souvent l’habitude de sortir avec des premières années, et quand je sors je récite plus mon CV qu’autre chose, tu vois ? » Je tourne le doigt autour de ma tasse vide, en laissant dérivé un peu mes pensées. J’entretenais des relations plus professionnelles qu’amicales avec les autres sixièmes années. « Désolé, tu m’en veux pas trop, j’espère? » Lui demandai-je en lui prenant la main. J’espère qu’Athéna ne me trouve pas trop bizarre, parce que je suis sûr qu’on pourrait bien s’entendre.
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