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RPG Harry Potter

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Il fallait bien que notre trio débute à quelque partSamedi 18 décembre 2021

C’était notre premier jour de vacances. J’avais une tonne de devoirs qui m’attendait à la maison : beaucoup de travaux de groupes, mais aussi quelques thèses. J’en soupirais déjà d’avance mais je savais que c’était pour la bonne cause. Si je faisais ces deux années supplémentaires, je pourrais ouvrir mon propre magasin ou en reprendre un. Et ça valait carrément le coup !

Mais en attendant, aujourd’hui, je voulais profiter de mon après-midi pour terminer mes cadeaux de Noël. Ce n’était pas une tradition dans ma tribu, mais Mingan avait tenu à garder cette fête entre nous. Aussi, j’offrais surtout des cadeaux à mon oncle. Et puis … il y avait mon père qui était sorti de prison hier. Je devais avouer que ça me faisait bizarre de l’avoir eu avec nous, hier. Je n’avais quasiment aucun souvenir de lui. Il avait été enfermé à Azkaban alors que j’avais 4 ans et je ne lui avais pas rendu de visites. Je savais que c’était lâche de ma part mais j’avais eu … un peu honte de lui. Et puis c’était un homme que je ne connaissais pas du tout. J’étais trop jeune pour m’y rendre les premières années, et ensuite il était devenu un inconnu. Mingan s’en était donc chargé pour nous deux. Et puis, c’était son frère après tout.

Si je sortais cet après-midi, c’était pour leur laisser du temps à tous les deux et puis, je me sentais un peu mal à l’aise. Mon … père ne cessait de me regarder. Lui non plus ne me reconnaissait pas je crois. Il ne cessait de me dire que je ressemblais tellement à ma mère. Il m’avait posé quelques questions sur mes études. Qu’est-ce que j’étudiais, quel était mon objectif, et quelles étaient mes matières préférées. Je lui avais parlé de mon petit emploi chez Ollivander. Il avait été fier, je crois. Il avait souri, et ses yeux s’étaient remplis de larmes.

Cet homme m’aimait mais moi … je me sentais honteuse de ne rien ressentir pour lui. Alors, c’était mieux si je m’éloignais un peu, si je sortais et voyais d’autres personnes. Visiblement, Mingan voulait l’emmener à l’extérieur lui aussi, afin de récupérer une nouvelle baguette et faire un tour chez le coiffeur.

Pour ma part, j’attendais Athéna Beauregard et Valentin Derocles à l’entrée du Chemin de Traverse. Ni à l’un, ni à l’autre, je n’avais dit qu’ils venaient, mais je ne voyais pas pourquoi je devais le préciser. C’était une sortie entre amis, pour faire nos cadeaux de Noël. En plus, je supposais que ce serait la dernière fois qu’on se verrait puisque les deux Français devaient probablement rentrer dans leurs familles.

Athéna arriva la première et je la saluais d’un grand sourire. « Comment tu vas ? » Ses cheveux rouges étaient parsemés de flocons de neiges. L’avantage, en Angleterre, c’était que le temps était tellement merdique qu’il neigeait presque tout le temps en hiver. Le Chemin de Traverse était légèrement verre-glacé mais la neige recouvrait la plupart des plaques glissantes. « Ca ne te dérange pas si j’ai invité un ami ? Je l’ai rencontré lundi et il m’a plutôt fait bonne impression. » Je haussais les épaules avant de réaliser : « Oh mais, j’suis bête ! tu dois le connaître. C’est le champion du Tournoi ! » Je ris en réalisant que c’était dix fois mieux. En plus, voilà que Valentin arrivait. « Je n’ai pas besoin de faire les présentations ! » me moquais-je avant d’attraper chacun de leurs bras pour les emmener avec moi dans la rue principale du Chemin de Traverse. Il y avait du monde et on se bousculait un peu.

« Vous voulez faire des magasins en priorité ? » leur demandais-je. « Peut-être qu’on pourrait aller se boire une Bieraubeurre après nos achats ? » proposais-je.  
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« Tu vas m’aimer, Davina Maïkan. Je suis heureux de te laisser prétendre un moment que ce n’est pas déjà le cas. »

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Il fallait bien que notre trio débute à quelque part
Samedi 18 décembre 2021 •••Tout était allé si vite, Valentin n’avait pas vu le temps passer. Il n’avait sympathisé avec Davina que depuis quelques jours à peine, mais ensuite… Et bien, il y avait eu la journée d’orientation, à Poudlard. Une journée des plus folles, à bien des égards. Même si on l’avait mis au courant auparavant, le jeune homme ne s’attendait pas à un tel déchaînement de violence de la part du directeur. Mais apparemment, le plan des élèves avaient marché. Et Shane Baker avait été démis de ses fonctions instantanément.

Et, entre toutes ses émotions, Valentin avaient reçu avec joie l’invitation de Davina. Il ne partait en France que lundi, pour passer les fêtes en familles. Et avec les cours, les soirées et les sorties, il n’avait pas eu le temps d’acheter quoi que ce soit pour ses sœurs ou ses parents. Et Éloïse et Thaïs allaient pas le louper, s’il osait rentrer à la maison sans des cadeaux venus d’Angleterre pour leur Noël… Ah, est-ce qu’un jour il aurait enfin la paix, avec elles ? Toujours est-il que le jeune homme avait pris du retard, pour leur rendez-vous avec Davina. Il avait mis trop de temps à dresser une liste de course, pour trouver des cadeaux pour sa famille. Il haussa les épaules, sur le chemin couvert de neige menant au Chemin de Traverse. La jeune femme avait assez bien cerné sa personnalité en une semaine, à peine, pour savoir que ce retard était presque naturel pour lui.

Elle était là, à attendre sous la neige, avec… Oh, Valentin reconnaîtrait cette chevelure de feu, même blanchie par la neige, partout. « Athéna ! Je ne savais pas que tu connaissais Davina ! » Il sourit à son amie, épousseta un peu la neige des cheveux de la rousse. Elle allait sûrement péter un câble à cause de son geste, mais mettre en rogne Athéna était le sport préféré de Valentin. Et puis, il était tellement heureux de faire une sortie shopping, et pas juste une sortie beuveries&Co ! « Non, pas besoin de présentation, on se connaît depuis presque 15 ans ! » Rajouta le jeune homme, à l’intention de Davina.

« Vous voulez faire des magasins en priorité ? »
Valentin sorti sa liste, sous le regard des deux jeunes filles. Il plissa un peu les yeux. La neige brouillait sa vue, pas si bonne que ça, même s’il avait mis ses lentilles. « Et bien… moi je dois acheter du chocolat, et quelques livres et... » Le jeune homme soupira. C’était beaucoup trop long, comme liste, au final. « Écoutez ,voilà ce qu’on va faire pour moi : je verrais bien ce qui me tape dans l’œil, hein ? » Rien ne valait qu’un peu d’improvisation. Et puis, au final, ses sœurs seront contentes quoi qu’il leur achète. « Peut-être qu’on pourrait aller se boire une Bieraubeurre après nos achats ? » Valentin hocha la tête, avec un grand sourire. « C’est la meilleur idée à faire avec un temps pareil ! » Il se tourna vers les deux jeunes femmes, leur posant chacune une main sur l’épaule, les entretenant sur le Chemin de Traverse. « Et vous, vous devez acheter quoi ? On peut s’entraider, hein. D’ailleurs, Athéna, dis-moi, t’aurais une idée pour Éloïse et Thaïs ? »:copyright:️ 2981 12289 0

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Samedi 18 décembre 2021
Athéna & Davina & Valentin

Premier jour de vacances. Je me suis arrangée pour travailler hier soir et prendre les vacances. À l'approche de Noël, il est d'usage de se retrouver en famille. Je rentre en France lundi. C'est l'anglais qui va me manquer pendant deux semaines…  Mais avant de partir, il y a les achats de Noël à finaliser. Davina m’a invitée à les faire ensemble cet après-midi justement. Je fais la vaisselle d'un coup de baguette, regarde par la fenêtre le temps qu'il fait et m'habille en accord. Un manteau ne sers pas de trop par cette douce neige. Je ne met pas la capuche pour autant, la neige ne me dérange pas comme la pluie. Lorsque j'arrive, Davina est déjà là. Elle me salue d'un sourire que je lui rends, avant de me demander comment je vais.

« Je vais bien, et toi ? Je ne t'ai pas fait attendre trop longtemps j'espère ? »

Je n'aime pas attendre, personnellement, pas plus que j'apprécie être en retard. Mais elle n'a pas l'air de m'en vouloir. Elle m'annonce ensuite qu'elle a invité quelqu'un d'autre. Un quelqu'un au masculin. Soyons polie, je ne dirai pas que cela me dérange. Puis, si il lui a fait bonne impression, il ne doit pas être mauvais ? Je n'ai pas le temps de penser à formuler une réponse qu'elle ajoute quelque chose.

 « Oh mais, j’suis bête ! tu dois le connaître. C’est le champion du Tournoi ! »

Le champion du tournoi ? Celui de Poudlard ou… ?

« Athéna ! Je ne savais pas que tu connaissais Davina ! »

Le champion du Tournoi, le gagnant. Valentin. Je n'ai même pas besoin de chercher la source de cette voix pour savoir à qui elle appartient. Alors qu'il arrive à notre niveau, je vois sa main se rapprocher dangereusement de ma tête, de mes cheveux. Je fronce les sourcils quand je comprends qu'il enlève la neige de mes cheveux, puis fais un pas pour m'éloigner de lui. La neige ne me dérange pas, je n'ai pas besoin de son aide pour ça, merci bien.

« Je n’ai pas besoin de faire les présentations ! » rit Davina avant de nous attraper chacun un bras pour nous entraîner sur le Chemin.

Il confirme, précisant qu'on se connaît depuis bientôt 15 ans. Déjà. Les rues sont bondées, il faut se frayer un chemin. Nous ne sommes pas les seuls à faire des courses de dernière minute pour Noël… Encore qu'il reste 5 jours après. Davina nous demande s'il y a des magasins à faire en priorité, et Valentin sort une liste de ses poches. Monsieur est organisé, ça change ! Il commence à énumérer, je visualise un passage chez HoneyDuke’s, Fleury et Bott’s, puis il soupire et abandonne. Faire une liste pour ne pas la suivre au final, drôle de stratégie. Quoi que ça ne m'étonne pas vraiment de Valentin. Y aller à l'instinct lui ressemble plus.

« Je n’ai pas de priorité non plus, j’avais juste prévu de passer par la librairie. »

Les livres, une valeur sûre, il y en a pour tous les goûts. Heureusement que nos parents nous avaient fait apprendre l’anglais dès le plus jeune âge cela dit, sinon il m’aurait fallu attendre d’être de retour en France.

Davina suggère ensuite d'aller boire une bièraubeurre après les achats, ce que Valentin ne perd pas de temps pour approuver, mettant comme argument la météo. Se mettre au chaud et au sec par ce temps ne sera pas de refus en effet. J’hoche également la tête, ça me va. Puis Valentin s'arrête, une main sur une épaule de Davina, l'autre sur une des miennes. Je m'y soustrais délicatement, mais sans lui laisser le choix. Nous sommes au milieu du Chemin de Traverse, un obstacle pour la foule. Idée brillante.

« Et vous, vous devez acheter quoi ? On peut s’entraider, hein. D’ailleurs, Athéna, dis-moi, t’aurais une idée pour Éloïse et Thaïs ? »

Je souris, narquoise. Il part à la pêche aux idées. À six jours de Noël, il ne sait toujours pas quoi leur offrir. Si j'ai une idée, la réponse est oui. J'ai repéré un livre documentaire sur une styliste britannique, Alexa McArny, pour Thaïs, et un livre de Jack Davidson pour Éloïse. Maintenant, ce sont mes idées. Il lui en faut d'autres, pour qu'on n’offre pas la même chose...

« Éloïse pourrait apprécier le dernier album de la Fée Verte. Et Thaïs… il y a ce magasin de farces, Weasley, tu devrais y trouver quelque chose. »

Thaïs a l'air calme au premier abord, douce même, mais elle sait s'amuser des autres. Il serait tout de même plus adéquat que Valentin connaisse leurs goûts. Nous avons tous les quatre grandi ensemble, mais ce sont ses sœurs à lui.

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Il fallait bien que notre trio débute à quelque partSamedi 18 décembre 2021

Athéna n’avait de cesse de s’inquiéter pour les autres. Et je devais avouer que ça me faisait plaisir parce que … on se rejoignait sur ce point-là. On m’avait appris à penser aux autres, à veiller à leur bonheur autant que le mien. Et Athéna me rejoignait dans cette philosophie de vie. Mais pas le temps de nous y attarder que Valentin arrivait déjà sur ces entre-faits. Je riais de leur complicité. J’étais bien loin de me douter que ça pourrait être aussi sympa !

« 15 ans ! » commentais-je, impressionnée. De véritables amis d’enfance, en somme ! On commença à marcher dans la rue bondée de monde en ces derniers jours avant Noël quand Valentin commença à nous énoncer sa liste de courses :

« Et bien… moi je dois acheter du chocolat, et quelques livres et... » Je croisais le regard d’Athéna, à moitié impressionnée, à moitié amusée, alors que le jeune homme poussait un long soupir. « Écoutez, voilà ce qu’on va faire pour moi : je verrais bien ce qui me tape dans l’œil, hein ? » Je hochais la tête. « Comme tu veux alors ! » Je tournais ensuite la tête vers Athéna pour savoir ce qu’il en était pour elle : « Je n’ai pas de priorité non plus, j’avais juste prévu de passer par la librairie. » déclara-t-elle. « Alors, nous avons notre premier lieu ! » annonçais-je fièrement alors que la librairie Fleury et Botts nous ouvrait les bras sur notre droite.

Il faisait chaud à l’intérieur, mais j’ignorais si cela était plus dû au chauffage de la bâtisse, ou à la présence d’une cinquantaine de sorciers dans ses lieux. « Visiblement, c’est aussi le jour qu’a choisi un auteur pour dédicacer son livre … » commentais-je en voyant un sorcier assis à une table, signant un autographe dès qu’un client le lui mettait sous le nez. « Il y aura sans doute moins de monde ainsi à la caisse ! » Il fallait toujours voir les choses du bon côté.

Je commençais à chercher de mon côté un livre qui aurait pu attirer mon attention. Je trouvais notamment un Almanach des dix dernières années. Ce serait un cadeau parfait pour mon père, afin qu’il rattrape tout son retard ! J’attrapais le livre et proposais à Valentin et Athéna d’aller boire une Bièraubeurre dès nos achats terminés. « C’est la meilleure idée à faire avec un temps pareil ! » commenta Valentin, enjoué, avant de poser une main sur chacune de nos épaules, Athéna s’étant penchée vers moi pour feuilleter le livre que j’avais choisi. « Et vous, vous devez acheter quoi ? On peut s’entraider, hein. » Je souris. « Je n’ai pas d’idées précises. Comme toi, je préfère arpenter les boutiques et trouver une idée surplace ! » C’était plus simple, surtout qu’au vu du nombre de boutiques sur le Chemin de Traverse, on ne manquerait pas d’idées !

« D’ailleurs, Athéna, dis-moi, t’aurais une idée pour Éloïse et Thaïs ? » Athéna eut un sourire narquois quand elle se retourna vers Valentin. « Éloïse pourrait apprécier le dernier album de la Fée Verte. Et Thaïs… il y a ce magasin de farces, Weasley, tu devrais y trouver quelque chose. » Je les observais. Il était évident qu’ils ne cessaient de se chercher des poux. Un peu comme des frères et sœurs. « Eloïse et Thaïs … qui sont-elles ? » demandais-je, intriguée. Après tout, je ne connaissais pas tout de leur vie. Il m’avait fallu du temps pour apprivoiser Athéna et même si Valentin était plus bavard, nous ne nous connaissions que depuis une semaine à peine.

Je m’approchais de la caisse, mon livre en main. « Au faites, que font vos parents dans la vie ? » J’étais curieuse d’en apprendre plus sur eux. Pour moi qui accrochais bien avec eux, j’étais prête à me confier. A voir s’ils étaient prêts à me laisser une place dans leur amitié.

« Merci ! » répondis-je au vendeur quand il encaissa mon livre. « On peut y aller ! » déclarais-je aux deux autres, espérant qu’ils avaient terminé. « Est-ce qu’on pourrait s’arrêter chez Madame Guipure ? J’aimerais voir si un ou deux vêtements retiennent mon attention. »

Spoiler :
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« Tu vas m’aimer, Davina Maïkan. Je suis heureux de te laisser prétendre un moment que ce n’est pas déjà le cas. »

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Il fallait bien que notre trio débute à quelque part
Samedi 18 décembre 2021 •••Valentin avait le sourire aux lèvres, au bras de Davina. Il avait l’impression d’avoir trouvé en elle une sorte d’alter ego féminin : joyeuse, la jeune femme semblait toujours heureuse et ne se prenait pas vraiment la tête. Tout le contraire de la rousse à l’autre bras de Davina. Athéna… est-ce qu’il rêvait, ou elle avait eu une petite mine boudeuse en le voyant arriver ? Celle-là, elle pensait trop. Bientôt, elle allait lui dire quoi, qu’il lui piquait ses amies ? Valentin se retint de soupirer. C’était sans doute lui qui prévoyait trop ses réactions. Athéna n’était plus la gamine de 10 ans qui l’envoyait tout le temps bouler, il fallait qu’il apprenne à ne plus la taquiner sur ça.

Tout trois se dirigèrent vers la librairie. Ce n’était pas l’endroit préféré du jeune homme, même s’il devait y passer pas mal de temps – à son grand dam ! Pourquoi est-ce que les professeurs de l’université magique devaient faire des bibliographies de trois parchemins de long, d’abord ? « Visiblement, c’est aussi le jour qu’a choisi un auteur pour dédicacer son livre … » Valentin leva les yeux au plafond, en gonflant les joues de manières comique. Le jeune homme jeta un coup d’œil sur le sorcier qui signait ses livres avec un grand sourire commercial. « Vous le connaissez, vous ? » Lui, non. Et ce n’était sans doute pas le genre de personne qui l’attirait. Il semblait trop… calme, propre. Trop de façade, aussi. Valentin approuva Davina d’un signe de tête. C’était ça qui était bien chez elle, c’est qu’elle semblait toujours retenir au moins une chose positive de chaque situation.

« Je n’ai pas d’idées précises. Comme toi, je préfère arpenter les boutiques et trouver une idée surplace ! » Valentin lui sourit en retour, avant de tirer la langue à Athéna, puérilement. « L’instinct, c’est la meilleure des boussoles, hein Athéna ? » Il s’était promis de ne pas la taquiner, au début de leur virée, mais les vieilles habitudes avaient la vie bien trop dures.  Au moins, la jeune femme avait eu la gentillesse de lui répondre. « J’prends note, merci ! » Dit-il avec un sourire, avant de se retourner vers Davina pour lui répondre. « C’est mes sœurs. Eloïse, c’est l’aînée et Thaïs, la plus petite. » Elles lui menaient la vie dur, et ce depuis toujours, mais il les adorait. « Au faites, que font vos parents dans la vie ? » « Ils sont riches ! » S’écria Valentin en partant dans un grand éclat de rire. « Non mais blague à part, ma mère fait partie de la Brigade de police magique française, et mon père est prof de sport à l’université. » Il sourit à la jeune femme, en feuilletant un livre du bout des doigts. C’est vrai qu’ils se connaissaient à peine… et pourtant, Valentin avait l’impression d’être su la même longueur d’ondes qu’elle. « Tu t’imagines bien qu’avec des parents comme ça, j’ai eu le droit au meilleur des entraînement sportif et scolaire. Je me souviens encore de mes prof de mandarin, une horreur… J’ai toujours un accent terrible. » Il lança un petit clin d’œil aux deux jeunes femmes. Et Athéna allait réagir dans trois, deux, un… « Athéna aussi y est passé, parce que nos parents sont potes. Vas-y, raconte-lui Athéna ! » Valentin riait en encourageant la jeune femme. C’était quand même de bons souvenirs, avec le recul, toutes ces compétitions entre eux, et ça ferait sans doute bien rire leur amie. Il aurait voulu lui retourner la question mais… comme Athéna n’avait pas encore répondu, ce n’aurait pas été poli, non ? Autant laisser à la rousse cet honneur, alors.

Alors qu’ils quittaient la librairie, Davina demanda de s’arrêter dans une boutique de vêtement. « Aaah, les filles et les fringues... » Dit-il en levant les yeux au ciel. Ses sœurs étaient pareilles : pour leur faire plaisir, le plus simple était de les emmener faire du shopping. Au moins, elles le laissaient tranquille pendant une semaine, comme ça. « Bon, allez, on y va ! » Valentin mis ses mains sur les épaules de chaque filles, pour les faire rentrer à l’intérieur. Ils n’allaient pas tergiversé pendant dix mille ans dans le froid de l’hiver, non ? « Tu prévois une belle robe pour le 31, Davina ? » Valentin avait mis les deux mains dans ses poches, un air un peu renfrogné sur le visage. Il n’était pas en colère d’être ici mais juste… mal à l’aise d’y être avec deux filles. Cette situation lui rappelait trop la vie commune avec ses sœurs. « Et toi, Athéna, tu ne veux pas acheter une tenue sexy pour ce mec avec qui tu traînes tout le temps ? » Elle allait rougir, c’était sûr – d’autant plus qu’elle était rousse, et avait la peau très blanche ! Valentin avait un petit sourire de vainqueur sur les lèvres. « J’te taquine… Je t’ai juste vu avec ce gars, qui a l’air plus âgé que nous. C’est pas un prof, au moins ?» 
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Samedi 18 décembre 2021
Athéna & Davina & Valentin

Davina annonce la décision, notre premier arrêt se fait à Fleury et Bott, boutique devant laquelle nous étions justement. La première chose qui me frappe en passant la porte, c'est la différence de température. Je remarque ensuite le monde. La chaleur qu'il fait à l'intérieur me ferait regretter le manteau et l'écharpe. Davina me fait remarquer qu'il y a un sorcier en séance de dédicace. Cela explique le monde présent…
Valentin nous demande si on le connait, je secoue négativement la tête. Il me dit quelque chose, j'ai déjà vu sa tête quelque part, mais il ne m'a pas assez intéressée pour que je retienne le contexte et son nom.

« Il a écrit une autobiographie ou quelque chose du style, il me semble, non ? »

« Il y aura sans doute moins de monde ainsi à la caisse ! » ajoute Davina.
« J'espère que tu as raison ! »

J'aime sa façon de penser. Toujours optimiste. Ca fait du bien à l'esprit. Nous avançons ensuite pour fureter dans les rayons. Davina attrape un livre, puis nous propose d'aller boire des bierraubeurres une fois nos achats terminés, ce que Valentin approuve aussitôt. Je me penche par-dessus l'épaule de Davina pour voir ce qu'elle a attrapé comme livre quand Valentin nous attrape chacune par l'épaule pour nous demander ce que l'on a prévu d'acheter, offrant de s'entraider. Davina répond ne pas avoir d'idées précises, comme lui. A cette réponse, Valentin se tourne vers moi et me tire la langue. J'écarquille les yeux, surprise.

« L’instinct, c’est la meilleure des boussoles, hein Athéna ? » me lance-t-il ensuite.
« C'est ce que tu sortais au professeurs quand tu te perdais dans Beauxbâtons ? » je me moque, en vengeance de la langue tirée. « Sinon, je n'avais que deux livres de prévus, le reste est de l'improvisation pour moi aussi. »

Ok, un point pour l'instinct. Ce n'était quand même pas la peine de me tirer la langue ! Puis le voilà qui me demande si j'ai des idées de cadeaux pour ses soeurs. Il fait belle figure son instinct ! Je le redirige - gentiment, quoi que narquoise - vers la Fée Verte et le magasin de farces Weasley. Davina nous demande alors qui sont Eloïse et Thaïs. Je n'ai jamais eu l'occasion de lui parler d'elles, et apparemment Valentin non plus. Comme ce sont ses soeurs, je lui laisse le soin de répondre, me penchant de plus près sur un rayon, à la recherche du livre que j'avais repéré la semaine dernière. Je passe mon doigt sur les couvertures avant d'enfin en tirer un dont la couverture bleue nous montre une sirène, assise sur un rocher recouvert de coquillages et d'étoiles de mer. Enfin, assise, quand elle ne saute pas dans l'eau.

« Au faites, que font vos parents dans la vie ? » demande ensuite Davina, pour continuer dans le thème de la famille.
« Ils sont riches ! » Valentin s'exclame en réponse.

Je ne sais pas si je devrais être choquée ou rire. Dans le doute, je secoue simplement la tête, un léger sourire aux lèvres. On ne peut pas vraiment dire que ce soit faux, pour les siens comme les miens, au fond. Il répond ensuite à la réponse pour de vrai, puis s'égare à mentionner les entraînements auxquels nous avons eu droit, ainsi que les cours de langues. Les cours de mandarin… Quelle horreur ce pouvait être quand les professeurs n'avaient pas de patience, et l'accent que certains ne maîtrisait pas… Nous pensons à la même chose, les mêmes souvenirs. Juste au moment où je vais ouvrir la bouche pour commenter, Valentin reprend la parole. Je suis sûre qu'il l'a fait exprès !

« Athéna aussi y est passé, parce que nos parents sont potes. Vas-y, raconte-lui Athéna ! »

Il rit. De toute évidence il ne voit que des bons souvenirs là-dedans. Pourquoi en serait-il autrement ? Ce sont de bons souvenirs. Même si j'étais très portée sur la compétition, ce n'était pas une torture, loin de là. Même si je ne veux pas l'entendre écorcher le mandarin de nouveau !

« Nos mères étaient meilleures amies, forcément nos familles sont très proches. Et au final on a quasiment grandi ensemble, lui, ses soeurs, et moi. On était sans cesse en compétition Valentin et moi, que ce soit en duel ou au parkour… Le parkour c'était sympa, mais sous le soleil, pas la pluie, merci le bain de boue ! C'est Eloïse qui était contente après… »

Je grimace aux souvenirs. Faut pas trop tenir à son apparence dans ces cas-là. Pas que j'y mette un point d'honneur dans ces conditions, mais la boue partout, ce n'est franchement pas agréable. Du moins, je ne trouve pas. Et Eloïse encore moins, on en entendait parler plusieurs jours après !

« Mais du coup, pour répondre à ta question, ma mère est Oubliator, et mon père travaille avec sa mère. Et toi, que font les tiens ? »

Je ne sais rien de ses parents, je me rends compte à présent. Elle a mentionné son oncle, Maïkan, plus d'une fois, mais pas ses parents. Elle élude la question, répondant d'un simple « Euh… c'est compliqué… », puis passe en caisse. Elle déclare ses achats terminés. je passe en suivant. Alors que je paie pour le livre bleu, j'en profite également pour récupérer le livre que j'avais commandé la dernière fois, comme il n'était alors plus en stock.

« C'est bon pour moi aussi ! »

Nous retournons dans le froid hivernal. Davina nous demande alors de nous arrêter chez Madame Guipure, voir si des vêtements retiennent son attention. J'hoche la tête, n'y voyant aucun inconvénient. Je pourrais en profiter pour me trouver une nouvelle robe… Valentin ne peut se retenir de faire une remarque.

« Aaah, les filles et les fringues… », les yeux au ciel, avant de coopérer. Une main sur nos épaules, il nous pousse vers l'intérieur de la boutique. « Tu prévois une belle robe pour le 31, Davina ? » demande-t-il.

J'entends à sa voix qu'il n'est pas le plus joyeux, et sa tête le confirme. Il serait presque boudeur. Pauvre garçon ! Davina rit à sa question.

« Pas vraiment. Je vais rentrer dans la tribu, et ils ne sont pas du genre à fêter le Nouvel An comme on le fête ici… »
« Il faudra que tu nous parles des traditions de chez toi, un jour! J'y connais vraiment rien, je ne voudrais pas faire de faux-pas… » confie-t-il, une main dans les cheveux en signe de gêne. Davina sourit.
« C'est vrai ? Ca vous intéresse ? » demande-t-elle étonnée. « Ce serait avec plaisir ! on pourrait aller s'arrêter au Chaudron si vous voulez pour en parler ? »
« Bien sûr que ça nous intéresse ! » je m'exclame, les lèvres étirées d'un sourire franc. « Le Chaudron sera parfait, on pourra y boire les bierraubeurres que tu nous proposais tout à l'heure, même si on n'a pas fini les achats… » j'ajoute, en regardant de plus près les robes de soirée.
« On les finira ensuite ? propose-t-elle. En plus, je commence à avoir froid aux doigts. » Elle souffle dans ses mains, pour les réchauffer. Il est vrai qu'il fait bien moins chaud dans cette boutique que chez Fleury et Bott…« J'ai trouvé ce que je voulais. » annonce-t-elle ensuite en montrant son article à Valentin.
« Et toi, Athéna, tu ne veux pas acheter une tenue sexy pour ce mec avec qui tu traînes tout le temps ? »

Je fronce les sourcils. Je ne passe pas tout mon temps avec un garçon… Puis l'évidence me frappe, il doit parler de Mathys. Entre mes pensées dirigées vers lui, les robes devant lesquelles je me trouve, et la suggestion de Valentin, je me sens rougir. C'est pas possible ! Je me retourne vers lui, sans trop savoir quoi répondre encore. Je vois alors son sourire de vainqueur, et le fusille du regard, même si ce ne doit pas être très convainquant en rougissant.

« J’te taquine… continue-t-il. Je t’ai juste vu avec ce gars, qui a l’air plus âgé que nous. C’est pas un prof, au moins ? »

Je croise les bras sur ma poitrine, ne voyant pas ce que cette question vient faire là, avant qu'un sourire ne revienne sur mes lèvres.

« Qu'est-ce que ça te fait que je passe du temps avec un professeur, tu es jaloux ? »

Je retourne aux robes, pour attraper celle qui, sur les tons rose pâle et élégante, m'a tapé dans l'oeil. Je la ferai retoucher chez un tailleur français pour qu'elle m'aille comme un gant.

« C'est bon pour moi aussi, plus qu'à payer et direction le Chaudron Baveur ! »
« Je suis pas jaloux, non. Je voulais juste te taquiner… Et puis, ne te fais pas trop d'illusions si c'est vraiment un professeur, rien ne pourra se passer entre vous. »

Je lève les yeux au ciel. Ça ne lui a pas effleuré l'esprit une amitié ? Même si j'ose espérer plus entre Mathys et moi, je ne fréquenterais pas un professeur en espérant autre chose. Honnêtement, avec des professeurs, je vois plus une ration purement professionnelle, de toute manière.

« Qui est-ce ? » demande Davina, intriguée.
« Mathys Nightshade, il est en sixième année en magie avancée. Ce n'est pas un professeur, donc, j'ajoute avec un regard appuyé en direction de Valentin. Il est souvent à la bibliothèque, on allait bien finir par s'y rencontrer. »
« Son nom me dit quelque chose. Il est sympa ! »

Je souris. Davina a été dans un autre cursus, elle l'a surement croisé par le passé. Ou bien à Poudlard. En tous cas, qu'elle confirme qu'il est sympa me rassure un peu plus. Puis elle pose une main sur l'épaule de Valentin.

« Sûr que t'es pas jaloux ? On dirait que tu boudes ! »

Il rejette sa main et lui tire la langue. Ah, je me sens moins seule victime de sa puérilité !

« Bien sûr que je suis sûr de ne pas être jaloux. Je connais Athéna depuis tellement longtemps que je peux pas m'empêcher de la taquiner, déclare-t-il avant de détourner le regard. Et puis je n'ai pas envie que quelqu'un lui fasse miroiter monts et merveilles pour tout réduire à néant après. Je… Mes soeurs m'en voudraient trop! »

J'ai comme l'impression que ce n'est pas que pour ses soeurs, mais je n'ai absolument aucune envie de l'embêter là-dessus pour le coup. Je me pense quand même plus intelligente que cela… Enfin, j'espère.

« Tu es chou ! » s'exclame Davina, ce qui me fait doucement rire, puis elle lui colle un bisou sur la joue.

Je paye ma robe, et me retourne vers eux. « Je ne manquerai pas de remercier tes sœurs pour la protection que tu m'offres. » je lui souris avant de conclure : « Cette fois, on peut y aller ! »

Cette fois-ci, nous sortons en sachant où nous allons : direction le Chaudron Baveur. Valentin reprend place entre Davina et moi, ses bras passés par-dessus nos épaules. De toute évidence, je ne me débarrasserai pas de ce contact, il revient sans cesse, alors j'abandonne ce combat et accepte le bras. C'est un peu étrange d'être proche de lui ainsi, mais pas vraiment désagréable finalement. Quelques minutes plus tard, nous sommes assis à une des tables du Chaudron Baveur. La fenêtre donne sur la rue moldue. Trois chopes de Bièraubeurre se trouvent sur la table, une par personne.

« Alors, parle-nous donc de ta famille et ta tribu, tu as toute notre attention ! » je relance en direction de Davina. Toute notre attention, et tout le temps devant elle.
« Je n'ai jamais eu personne à qui en parler. D'habitude, on me trouve bizarre. » Elle roule des yeux, comme lassée. Je grimace. Ce n'est vraiment pas sympathique. Les gens sont nuls. « Mon père et mon oncle viennent de la tribu des Mescaleros. C'est une tribu Apache au Nouveau-Mexique. On revient les voir de temps en temps, pour les fêtes de Noël et au mois d'août. Sinon on communique par hibou ou par corbeau aussi ! »
« Des corbeaux? Mais c'est trop classe! » s'exclame Valentin.
« Les corbeaux, c'est clair que ça change ! Mais c'est chouette ! » j'approuve.
« Et vous avez une fête qui ressemble à Noël ? Est-ce qu'il y a un nouvel an chez toi, d'ailleurs? »
« J'ai un peu les mêmes questions… » j'ajoute, n'osant pas poser trop de questions.
« Du tout ! Ils ne fêtent pas tout ça. En général, déjà ils font des prières tous les soirs pour remercier les esprits de nous accorder la santé et le bonheur. Il y a quelques cérémonies dans l'année, pour remercier Uru, le dieu créateur et certains esprits importants, mais ils n'ont rien en commun avec les Occidentaux. »
« Je suis peut-être trop curieux, mais j'adore découvrir des univers que je ne connais pas du tout. Surtout si c'est l'univers d'une de mes amie. » J'acquiesce pour montrer que je suis du même sentiment. Autrement je ne ferais que paraphraser ou répéter. Davina le remercie en souriant.
« Mais aussi, vous êtes tous sorciers dans ta tribu, ou il y a un mélange ? » j'ajoute, curieuse quant à comment ils évoluent, mon côté 'Sciences Politiques' se réveillant. Ils se trouvent aux Nouveau Mexique, donc aux USA, où le Code International du Secret Magique est suivi assez radicalement. La tribu a peut-être ses règles propres ?
« Un mélange. Disons que le gène s'est un peu perdu. Il ne doit y avoir que deux/trois familles de sorciers encore dans la tribu, dont la mienne. Mon père et mon oncle sont venus étudier en Angleterre la magie. »
« Ton père et ton oncle? C'est pour ça que tu es en Angleterre aujourd'hui, c'est parce qu'ils sont restés après leurs études? Ils ont du trouver un job qui leur plaisait… »
« Ils font quoi d'ailleurs ? Tu as dit que c'était compliqué tout à l'heure, mais on a tout notre temps maintenant pour des explications compliquées. »
« Eh bien… » commence-t-elle, hésitante. « En effet, ils se sont plus en Angleterre. Surtout mon père, qui est tombé amoureux de Leslie Abbott, ma mère. » Elle se triture les manches, de toute évidence peu à l'aise. « Je suis désolée… je n'ai jamais parlé de ça à personne… » nous confie-t-elle en grimaçant, tremblante.
« On te force pas, Davina, tu fais comme tu le sens. » la rassure Valentin. Elle hoche la tête lentement, puis reprend.
« Merci. Je sais que j'ai confiance avec vous. On ne se connait pas depuis longtemps, mais… c'est la première fois que j'obtiens autant d'attention de la part de personnes comme vous. » Je fronce les sourcils. "comme nous" ? Des sang-purs élevés dans des idéaux stupides ? « Je veux dire… d'habitude je suis jugée et montrée du doigt pour mes origines étranges alors… » Elle se mordille la lèvre, puis se lance. « Ma mère est morte quand j'avais deux ans. Mon père a commencé à pas mal déconner à ce moment-là et… il est en prison depuis. » Je remarque qu'elle regarde partout… sauf nous. C'est plus facile de parler quand on ne voit pas les réactions des interlocuteurs, je la comprends. « Je ne suis pas très fière de l'avouer. D'ailleurs c'est la première fois que je le fais. » Son regard revient enfin vers nous. « Depuis, c'est Mingan, mon oncle, qui m'élève. » conclue-t-elle.
« Oh… Il n'y a pas à avoir honte, ce n'est en rien de ta faute… je tente de la rassurer. Je suis touchée de la confiance que tu as en nous, je lui assure en prenant sa main. Heureusement que ton oncle était là alors. Tu as pu grandir sans être trop éloignée de ton père ainsi, non ? »

Sous la table, je reçois un coup de pied de Valentin. Je serre les dents, ravalant la douleur. Qu'est-ce que j'ai fait encore ?

« Euh… en faites…. je ne l'ai jamais revu. il est sorti de prison hier justement. et c'est assez bizarre… j'avais trop honte pour aller le voir… »

Oh, j'ai mis les pieds dans le plat…

« Davina… c'est vraiment courageux de te confier à deux quasi inconnus comme ça. Vraiment. » dit Valentin, déclenchant un rire chez Davina.
« Il parait qu'il est plus simple de se confier à des inconnus… »
« Si jamais… » Il se racle plusieurs fois la gorge, avant de finalement cracher le morceau. « Si jamais tu as besoin de quelque chose, tu nous fais signe, d'accord ? » ajoute-t-il.

Davina met sa main sur la table.

« Je suis heureuse d'être là avec vous. »

Je lui souris, puis Valentin et moi posons chacun une main sur celle de Davina, successivement. On reste ainsi quelques secondes, jusqu'à ce que je retire ma main. Je la place, avec sa comparse, autour de ma chope. Je bois une gorgée du breuvage avant d'y perdre mon regard. Il y a une petite chose que j'ai caché pendant deux mois maintenant. Je prends une inspiration avant de commencer.

« Puisqu'on est dans le ton des confessions… Quand je suis venue te rencontrer, ce n'est pas parce que j'étais malade que j'avais raté les cours. J'avais été à une fête étudiante, et Jena m'avait encouragée à prendre de la griffe de dragon, je crois qu'on s'est bien amusée mais le lendemain était dur. »

Voilà, la bombe était lâchée. Une vérité de rétablie. Chacun ses squelettes dans le placard. La griffe de dragon, la fête étudiante, ça ne ressemble pas à la personne que je semble être. Ça ne colle pas à l'image que je veux donner. Mais entre amis, cela n'a pas d'importance, n'est-ce pas ? Je fais entièrement confiance à Davina, et je sais que je peux faire confiance à Valentin également.

« De la Griffe de Dragons ? » répète Davina, les yeux écarquillés, visiblement surprise.
« Jena, Jena Ecklin? » s'exclame Valentin, l'air horrifié. Il manque de s'étouffer avec sa bièraubeurre.
« Oui elle-même… je commence, alors qu'il continue.
- Heureusement qu'elle a pas gardé le bébé, alors… lâche-t-il avant de soupirer. »

Davina écarquille un peu plus les yeux si c'est possible, et les miens suivent son chemin. J'ose presque espérer avoir mal entendu, mais elle ne me laisse pas le choix que d'y croire.

« Le… bébé ?! »
« De quoi est-ce que tu parles ?! »

Valentin semble alors réaliser ce qu'il a dit. Encore une fois, il n'a pas réfléchi avant de parler, et il doit maintenant en assumer les conséquences, parce que ni Davina ni moi ne sommes prêtes à oublier ce qu'on a entendu. Il finit la chope qu'il avait déjà bien entamée, puis se racle la gorge.

« Comment vous dire… On l'a fait sans se protéger une fois avec Jena. Je pensais pas que ça pouvait vraiment nous arriver. J'ai pas réfléchi. » Valentin fixait un point dans le vide, évitant nos regards. « Elle a avorté, on a rompu. Fin de l'histoire. »

Je reste silencieuse un temps, procédant l'information. Je n'étais pas du tout au courant. Je pense à Jena, qui a dû faire le choix de l'avortement, et je vois Valentin qui en parle d'un air détaché… alors qu'il ne l'est évidemment pas. Au centre de la table, Davina lui serre la main.

« Je suis désolée pour toi, Valentin. Est-ce une décision que vous avez pris ensemble au moins ? »
« Je… Ne l'ai pas vraiment choisi. J'étais mis devant le fait accompli, et je l'ai même découvert par hasard. »

Je fronce les sourcils. "Par hasard" ? Elle ne comptait pas le lui dire du tout ? Mes épaules s'affaissent.

« Tu vas bien ? » je demande tout doucement, sincèrement inquiète pour lui. Il plante son regard directement dans le mien.
« Non. Non, je ne vais pas très bien, même si ça c'est passé il y a quelques semaines déjà. »

Davina se lève aussitôt pour prendre Valentin dans ses bras. « Je suis désolée que ça te soit arrivée. J'aurai aimé que nous nous connaissions déjà pour te soutenir dans cette épreuve. »

A ces mots, je me sens un peu coupable. Je le connaissais déjà, mais je n'ai pas été là. Nous nous connaissons depuis si longtemps, et pourtant, nous ne sommes pas si proches que cela, pas des confidents l'un pour l'autre. Et je sais que c'est bien majoritairement, sinon totalement, ma faute. Je ne me sens pas prête pour un câlin, mais je tends ma main pour serrer la sienne, en soutien.

« Si on peut t'aider, d'une manière ou d'une autre, tu sais qu'on est là, hein ? »

Les bièraubeurres finies et l'émotion passée, nous ressortons finir les achats. Passant de boutique en boutique, les sacs se remplissent. Il ne me restera plus qu'à prendre les cadeaux pour Valentin et Davina, mais je ne vais pas les prendre sous leurs yeux… En passant devant le glacier, je ne peux m'empêcher de prendre une glace. Oui nous sommes en hiver. Oui il fait froid. Oui, j'ai froid. Mais ça fait si longtemps que je n'ai pas mangé de glace…

« Oh attendez, juste un arrêt ! Vous en voulez une aussi ? » je leur demande avant de prendre commande.

Glace en mains, nous repartons. Je savoure le goût de la pistache. Et je fais bien de savourer, car quelqu'un nous bouscule. La boule de glace se retrouve au sol.

« Hey ! » je m'exclame alors que l'homme part sans demander son reste, en courant.

Je me retourne pour voir une dame, que j'entends ensuite crier « Au voleur ! ». Ni une ni deux, je laisse tomber le reste de ma glace, ainsi que le sac d'achats, pour prendre le voleur en chasse. Valentin a le même instinct que moi. Seulement il court plus vite, je suis forcée de l'admettre. Je m'avoue vaincue quand il attrape le bandit, quelques mètres devant moi. Reste plus qu'à retrouver Davina, et rendre le sac à la dame. Celle-ci sera ravie de se voir sauvée par le champion de tournoi, rien de moins que ça !



« Athéna »

« Davina »
« Valentin »

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