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RPG Harry Potter

In RPG, nous sommes en Janvier 2022.

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Et c'est ainsi que tout commençaJeudi 2 décembre 2021

Lancer un sort transformant les cours de ce septième année en parchemin vierges n’étaient certainement pas la chose la plus intelligente que Dmitry avait fait ce mercredi. Mais c’était au moins la chose la plus amusante ! Il fallait bien se l’avouer, l’élève l’avait bien cherché aussi, en criant sur tout les toits que le jeune homme était un tricheur et un menteur. Tout cela méritait bien une petite vengeance, non ? Alors, le Serdaigle s’était posté au détour d’un couloir désert, la baguette levée, prêt à accueillir comme il se devait sa victime. Et ça n’avait pas loupé.  Le Préfet pouvait encore entendre les cris de rage et de désespoir de son détracteur lorsque le sort avait touché l’élève, alors qu’il s’enfuyait déjà.

Heureusement pour le jeune homme, l’élève n’avait pas eu le temps de le reconnaître. Avouons-le, ça la foutrait un peu mal au niveau de son poste. Dima détalait dans les couloirs, l’autre encore à ses trousses. Il lui fallait… il lui fallait… « Toi ! » Une fille venait de subitement apparaître devant ses yeux. Le jeune homme n’avait pas remarqué qu’il y avait une personne dans le couloir. « Parles avec moi, comme si tu me demandais un conseil. Agis naturellement. Je te filerai cinq point et dix chocogrenouille, ok ? » Lui dit-il rapidement, dans un souffle. La jeune fille qu’il venait d’aborder était petite, peut-être une quatrième ou un troisième année. Elle devait être assez facile à corrompre, surtout que son insigne de Préfet brillait sur sa poitrine.

« Vous avez pas vu quelqu’un passer en courant ? » Le septième année venait d’arriver à leur hauteur, essoufflé et rouge cramoisie. Le jeune homme dit faire d’immense effort pour ne pas éclater de rire devant une mine aussi pitoyable. « Si, il est parti là-bas. Je lui ai dit de ne pas courir, et que si je le voyais encore une fois je lui enlèverai des points. » Dmitry gardait un air digne, sérieux, en se plaçant devant la jeune fille. Il ne fallait surtout pas qu’elle parle ! « J’espère que tu le retrouvera, mais ne cours pas dans les couloirs ! » Lança le jeune homme à l’élève qui s’éloignait, en haussant les épaules. Si seulement il savait que c’était Dima qui venait de ruiner ses notes, il en serait vert de rage !

« Bon, où est-ce que nous en étions ? » Dmitry se retourna vers la jeune fille. Il ne s’était pas montré sous son meilleur jour, en lui adressant la parole. Bah ! Elle ne lui en voudra sûrement pas. Presque tout le monde dans le château l’adorait. « Oh, mais je te connais toi ! Tu t’appelles Alkanor, c’est ça ? » Une élève de cinquième année, à Serdaigle. Il l’avait vu quelque fois, dans la Salle Commune, mais ne lui avait jamais parlé. Dmitry se souvenait d’elle à cause de son prénom, assez orignal pour qu’il ne puisse pas l’oublier. « J’espère que je ne t’ai pas fait trop peur. Les points et les chocogrenouilles tiennent toujours, tu sais ? » Dima n’était pas du genre à faire des promesses en l’air, surtout s’il pouvait faire gagner quelques points à sa maison. « Alors ? Dis-moi ce que tu veux, et je te le donnerai. Dans la limite du raisonnable, hein ! » Le jeune homme laissa échapper un petit rire, malicieux. « Et, pour tout ça... » Dima désigna vaguement la fin du couloir où le septième année avait disparu en bougonnant. « … si ça pouvait rester un secret entre nous, ça m’arrangerait. Ok ? » :copyright:️ 2981 12289 0

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Décembre. Un mois qui fait sourire les élèves, qui semble les rendre plus joyeux, tout comme les professeurs. Sûrement par ce que ça annonce. Noël, et tous ce qui va avec. Retrouvailles avec la famille. Des cadeaux. De la joie. Peu de personnes voient le mois pour ce qu'il est, avec l'arrivée de l'hiver, de son froid, de la mort de la nature et d'êtres vivants qui ne savent pas comment survivre. Avec la coupe de beaucoup de sapins qui n'ont pourtant rien demandés. Mais aussi avec l'arrivée des feux de cheminée tous les jours, des chocolats chauds, des flocons de neiges qui font rêver.

C'est perdue dans ces pensées plus ou moins joyeuses que je marche dans les couleurs, les yeux fixés sur le mur qui semble défiler alors que c'est moi qui bouge. Les oreilles à l'écoute du bruit, ou plutôt du calme qui règne aujourd'hui dans ce couloir de l'école. Chose surprenante d'ailleurs qui arrive à faire revenir mon esprit là où je me trouve, sauf que je ne vais pas m'en plaindre et pourrais presque m'installer ici. Mais ça m'étonnerait que ce soit accepté, donc je ne vais pas le faire.

Le silence est brisé par l'arrivée d'un élève qui s'arrête devant moi. Mon chemin de pensée et de calme se retrouve détruit tandis qu'il semble se croire tout permis. Depuis quand un élève, qui ne doit pas être beaucoup plus vieux que moi, a le droit de me parler ainsi ? Je ne le connais pas et l'idée de lui parler ne me plaît pas. Mais je vais bien lui exprimer mon mécontentement et ma bouche s'ouvre pour parler. Sauf qu'un autre élève arrive. Tout essoufflé. Il a une drôle de tête. Courir, que ce soit dans les couloirs ou ailleurs, est une mauvaise chose. En voici la preuve. C'est un signe de danger, ou alors c'est qu'il poursuit quelqu'un sauf qu'il n'y avait personne avant moi et cet élève, dont l'insigne me fait comprendre qu'il est préfet. Un soupir intérieur résonne en moi. Ceci explique certainement cela. À la question du deuxième inconnu, je le regarde avec curiosité. À part lui et le préfet, il n'y avait personne dans ce couloir en même temps que moi. Mais le garçon a l'air de vouloir s'en charger, et s'est tant mieux car je n'ai pas envie de lui expliquer que ce n'est pas possible puisqu'il n'y avait que moi avant eux deux.

Mais j'aurai peut-être dû parler. Car le préfet raconte vraiment n'importe quoi. Un mensonge. Ça ne me plaît pas. Mais tant pis pour lui après tout, c'est sur lui que ça va revenir si le garçon-tomate se rend compte que c'était faux. Je regarde celui-ci s'éloigner avec un regard curieux. Et je laisse échapper un petit sourire. Peut-être que ce garçon cherchait le préfet. Dans ce cas, il va être déçu de ne trouver personne.

Le garçon se retourne vers moi et reprend la parole. Où en étions-nous ? Nulle part puisque je n'ai pas encore parlé. Mais peut-être que je n'en ai pas envie. Sauf que ce serait dommage de ne rien dire. Curieuse de savoir ce qu'il allait dire, je le laisse parler, l'écoutant attentivement. Il a l'air de savoir qui je suis. Encore une chose surprenante à laquelle je ne m'attendais pas, surtout de la part d'un élève qui est certainement plus vieux que moi. Je secoue la tête en l'entendant répéter sa proposition d'avant l'arrivée du garçon essoufflé. Je veux pas de points ni de chocogrenouilles, je viens à l'école pour apprendre. Et c'est pas ça qui va m'apprendre des choses intéressantes...

Finalement, il s'arrête de parler. Un peu exaspérée, je lui dis "C'est souvent que tu marchandes pour pouvoir mentir comme ça ? C'est pas bien de mentir tu sais. En plus le pauvre, il aurait pu se tuer à courir comme ça, il était tout rouge !" Il s'en fiche certainement, et certainement qu'il pense qu'être préfet lui donne tous les droits, mais c'est pas forcément une bonne idée de le lui dire. Je conclue avec un sourire "Mais je dirais rien, c'est ton problème après tout. Et puis pour que je le dise, il faudrait qu'on me pose la question, mais vu son état, c'est même pas sûr qu'il m'ait vu !"

Je suis pas sûre de m'être bien exprimée. C'est pas trop dans mes habitudes de parler. Sauf qu'il a beau me connaître, moi je suis pas sûre de son prénom à lui. Si je connais bien l'école, les élèves qui y sont m'intéressent moins. "Et oui, je m'appelle Alkanor. Toi c'est quoi ton prénom ?"

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Et c'est ainsi que tout commençaJeudi 2 décembre 2021

« C'est souvent que tu marchandes pour pouvoir mentir comme ça ? C'est pas bien de mentir tu sais. En plus le pauvre, il aurait pu se tuer à courir comme ça, il était tout rouge ! » Dmitry leva un sourcil, intrigué. Cette jeune fille était donc une rabat-joie de première catégorie… ? En tout cas, elle semblait répondre au cliché de la maison Serdaigle : juste, respectueuse des règles, un peu hautaine quant elle expliquait quelque chose. « Je ne soudoie que les enfants ! » Le jeune homme lui tira la langue, avant de poursuivre. « Ce n’est pas ma faute s’il a faillit se tuer en courant après moi. Il devrait plutôt surveiller son embonpoint si quatre pauvres petites foulées le mettent déjà hors d’état de nuire. » C’est vrai, quoi : le septième année n’avait que dix-sept ans mais rendait quand même l’âme au bout de quelques secondes de course. C’était un peu pathétique.

« En tout cas, merci de ne rien dire. » Pas si respectueuse des règles que ça, alors ? Dima sourit. Il aimait bien les personnes qui frôlaient la limite des règles de l’école. « Tu ne perds rien à ce qu’il ne t’ait pas vu, crois-moi. C’est pas quelqu’un de fréquentable. » Le jeune homme lui rendit  son sourire. Un peu de calomnie était toujours un bon moyen de commencer une journée. Néanmoins, Dmitry ne pouvait pas s’empêcher d’être intrigué par la jeune fille. Elle était souvent seule, et ne parlait presque jamais. C’était un peu étrange, non ? Enfin, étrange à Poudlard… Dima haussa les épaules. Le château regorgeait de phénomènes et d’élèves bizarres, alors ce qui relevait de l’étrange entre ces murs était tout compte fait assez relatif.

« Et oui, je m'appelle Alkanor. Toi c'est quoi ton prénom ? » Le jeune homme mima une rapide révérence, un sourire rieur aux lèvres. « Dmitry, pour te servir. Ça m’étonne que tu ne connaisses même pas le prénom de ton Préfet. » Ne pût-il s’empêcher de rajouter, un brin mesquin. « Alors, qu’est-ce que tu fais ici toute seule ? Tu n’es pas avec les autres élèves de ton année ? » Le Serdaigle regarda sa camarade, un peu circonspect. On ne pouvait en tout cas pas dire qu’elle était très loquace. « Tu… tu as besoin de quelque chose, peut-être ? Je peux t’aider ? » Il allait sûrement regretter amèrement de lui avoir poser cette question. La dernière fois que Dmitry avait parlé en de telles termes à quelqu’un, il s’était retrouvé à devoir donner des cours de sortilèges informulés à Lily Potter. :copyright:️ 2981 12289 0

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Il se moque de moi. Et ça ne me plaît pas. Non seulement c'est pas très gentil de sa part, mais en plus il a un geste d'enfant en me disant que j'en suis une. Implicitement. Mais c'est pas très compliqué à comprendre. Je ne peux pas me retenir de lever les yeux au ciel en essayant de cacher un sourire. Mon frère fait le même geste pour essayer de justifier une bêtise. Mais lui il a sept ans. Je ne vais rien dire. Pour éviter de le mettre en colère. Pour une fois qu'un élève reste à me parler, ce serait dommage de lui faire croire que je veux qu'il parte. Et puis par la suite il n'a pas tort. L'élève était épuisé alors qu'il avait dû courir trois minutes. Sauf que quand on n'est pas sportif... On ne l'est pas. Je suis bien placée pour le savoir !

Finalement, il a l'air d'être un peu gentil. Ou alors il est juste poli. Ce qui est possible également. Mais la politesse n'est-elle pas une partie de la gentillesse ? Après tout quelqu'un de méchant n'est pas poli. Et une personne malpolie n'est pas particulièrement sympathique. C'est peut-être pour ça que les gens ne viennent pas souvent me parler. La conclusion de tous ça, c'est qu'il doit être gentil. Je l'écoute avec sérieux, même si un coin de ma tête reste sur ses gardes. C'est un inconnu pour l'instant, il ne faut pas que je l'oublie. Mais ce qu'il dit est curieux. Pas fréquentable. Encore une chose assez abstraite. Mais je ne le connais pas. Donc autant ne pas s'attarder là-dessus. Et puis, d'après ce que j'ai pu observer, les élèves aiment bien dire du mal des autres dans leur dos. Ce qui est vraiment une chose étrange. Pourquoi autant de méchanceté entre des élèves ? Je ne le sais pas mais je ne l'ai jamais compris. Et ce n'est pas aujourd'hui que je le comprendrais mieux.

Le fait que je ne sache pas son prénom semble l'étonner. Surprise. C'est ce que je ressens aussi. Pourquoi devrais-je le connaître ? Certes il est préfet... Mais il reste un élève. "Sans vouloir être méchante, tu n'est qu'un élève. Le statut de préfet, je sais pas ce qu'il te donne d'énorme, mais tu restes un élève qui est là pour apprendre des choses." Direct. Ça c'était direct. Clair net et précis. Je me permets de sourire, assez contente de moi. Ce n'est pas souvent que j'ai l'occasion de dire si clairement ce que j'ai dans la tête. Sans savoir si c'est une bonne idée, je le fais quand même. On s'adapte avec les personne face à nous, et j'ai l'impression que je peux me le permettre. Sans savoir si c'est vrai ou non. Autant essayer.

"J'aime être seule," je lui réponds avec sérieux "souvent les autres élèves m'exaspèrent. Je n'aime pas beaucoup leur compagnie. C'est trop... trop bruyant. Trop désagréable. Entre les disputes et les méchancetés, je peux pas dire que je me sens bien à leurs côtés." C'est assez étrange d'essayer de m'expliquer là-dessus. Même très étrange. Compliqué à faire d'ailleurs. "Et puis je ne les connais pas vraiment. Ils préfèrent être en groupe, moi je préfère le calme. Trop de différence, c'est trop dur à gérer."

Répondre à cette question n'est pas la chose la plus facile à faire, mais il n'a qu'à pas être si curieux, et il n'aurait pas des réponses trop étranges. Moi je suis curieuse et je me débrouille toute seule. Les livres m'apportent mes réponses. Mais pas sur ce genre de question. Et une autre question arrive. Qui me fait réfléchir longuement. Ai-je besoin de quelque chose ? Je sais pas en quoi il m'aiderait. Surtout que je ne le connais pas. Mais il est gentil. Mais je n'ai pas l'habitude de demander de l'aide. Je laisse échapper un"Je ne sais pas..." un peu embêté. C'est bien la pire réponse que j'ai pu donner à une question qui pourtant n'avait pas l'air difficile. Sauf que ce n'est pas dans mes habitudes. "C'est pas que je veux pas, mais j'ai pleins de cours ! Je sais pas si tu t'y connais bien en astronomie peut-être ? C'est une matière chouette mais pas facile à travailler." J'essaie de sourire, sans être sûre de réussir. C'est pas une chose facile de s'exprimer comme ça.

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Et c'est ainsi que tout commençaJeudi 2 décembre 2021

Dmitry se retint de pousser un soupir. Pas très causante, la petite, hein ? Alkanor lui faisait penser à sa cousine, durant sa période de grande timidité. Mais au moins, sa cousine n’avait pas l’air de le juger constamment dès qu’elle posait un regard sur lui ! « Je n’ai jamais dit que j’étais au-dessus de la moyenne. » Répliqua le jeune homme après la tirade de la Serdaigle qui se voulait sans doute un peu moralisatrice. Si seulement elle savait combien Dima se pensait exceptionnel, en son for intérieur… ! Mais ce n’était pas tant son poste de Préfet que la position de sa famille et l’intellect dont il se targuait d’être pourvu qui était à l’origine de ses sentiments.« Je voulais dire qu’il est un peu étrange qu’une élève de Poudlard, aussi lambda soit-elle, ne connaisse même pas le nom ou le visage de son Préfet. »  Il lui rendit son sourire, poli. La communication entre eux, ça allait sûrement ne pas être une partie de plaisir. Ils avaient l’air d’avoir des systèmes de pensées… Un peu trop différents.

Ce n’est pas la première fois qu’il parle avec quelqu’un s’en arriver à se mettre à sa place. A bien des égards, Dima ne comprenait pas toutes les actions et les pensées de sa sœur, fussent-ils jumeaux. Fusionnels, mais différents. Mais avec Alkanor, il y avait quelque chose, un je-ne-sais-quoi qui l’empêchait d’épouser pour ne serait-ce qu’un moment sa vision du monde. C’était comme se heurter à un mur, froid, qui ne laissait au jeune homme aucun espoir quant à le franchir un jour. Dmitry sourit intérieurement. Il avait toujours aimé les défis, et celui-ci était de taille.

« J'aime être seule .» Dmitry haussa les épaules en écoutant la jeune fille. C’était après tout une vision du monde comme une autre. Elle ne voyait sans doute que les mauvais côtés des relations sociales. C’était triste, mais que pouvait-il y faire ? Ce n’est pas à lui de changer une jeune fille de quinze ans, surtout si elle se sent bien comme ça. « Tu fais partie des personnes très sensibles aux émotions des autres ? » Lui demanda-t-il avec un regard interrogateur. « Tu n’aurais pas des prédispositions à la Légilimencie ou à l’Occlumencie, par hasard ? » Ça ne coûtais rien de demander. Peut-être que la jeune Serdaigle n’était pas à l’aise en groupe à cause de cela ? « Peut-être que tu te sentira mieux, en parlant juste avec une ou deux personnes à la fois. » Ce n’était pas vraiment un conseil, juste… Dima avait senti qu’il fallait qu’il dise quelque chose comme ça, à ce moment précis.

Alkanor avait les yeux dans le vague, comme si elle était partie dans les retranchements de son esprit. Dima fronça les sourcils. C’était vraiment le fait de lui avoir demandé de l’aide qui la mettait dans cet état ? Le jeune homme leva une main pour la passer devant le visage de sa camarade, mais sa petite voix retint son geste. « Je ne sais pas... » Une indécise, voilà qui était par-fait. Se retenant de lever les yeux au ciel, Dmitry l’écouta plus ou moins sagement. « Je m’y connais en à peu près tout. » Lui répondit-il avec un sourire faussement modeste. Passer trois ans dans une école de magie plus avancée que Poudlard lui permettait d’avoir une avance certaine sur ses camarades de classes dans beaucoup de matières. « Et puis, j’ai un an de plus que toi, je saurais me débrouiller pour t’expliquer ce que tu ne comprends pas. » La jeune fille serait donc son troisième élève. Nouveau soupir. Si un jour on lui avait dit qu’il donnerait des cours particuliers à des gamins sans aucune rétribution en échange...

« Astronomie, donc... » Il se passa une main dans les cheveux, indécis. « Je ne sais même pas par où commencer, pour t’aider… Tu as des problèmes avec quoi, exactement ? Retenir le noms des planètes, tracer les constellations sur ton parchemin… ? » Il tentait de faire un peu parler la jeune fille. C’était bien beau de demander son aide pour les cours, mais il faudrait aussi penser à lui préciser de quel type d’aide elle avait besoin, non ? « Tu aimes l’Astronomie, alors ? Et il y a d’autres matières que tu aimes bien, ici ? » Alkanor avait l’air assez mal à l’aise, comme si elle n’était plus habitué à parler aux autres. C’était un peu triste, mais Dmitry ne ressentait pas vraiment de pitié. Ce sentiment serait assez mal placé : de ce qu’il savait, la solitude de la jeune fille était voulu et ne résultait pas d’un quelconque harcèlement de la part de ses camarades. « Tu es déjà montée dans la Tour d’Astronomie, en dehors des cours ? Peut-être que ça pourrait t’aider de travailler cette matière là-bas ? » Qui sait, peut-être que la perspective de regarder les étoiles lui permettrait de délier un peu sa langue?:copyright:️ 2981 12289 0

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J'écoute et essaie d'analyser, sans succès, ses paroles. Il y a toujours quelque chose à comprendre dans les mots des autres. Il suffit de savoir le faire. Mais ce n'est pas vraiment mon cas. Les mots sont les mots, et si on veut dire autre chose il faut en employer d'autres. Mais après réflexion, il n'a peut-être pas tort. Si les maisons de l'école ont un préfet, ça ne doit pas être pour rien. Mais je ne m'intéresse pas aux élèves, alors pourquoi connaîtrais-je le nom du préfet ? Ça ne fait pas vraiment partie des choses importantes à retenir d'après moi. Je dis simplement "Et bien au moins maintenant je connais les deux." en espérant au fond de moi que je le retiendrais. Mon cerveau peut bien faire ça pour moi, ça ne doit pas être le genre de chose qui prend le plus de place. Surtout que ça ne me paraît pas impossible à retenir, un nom et une tête.

Il semble aimer poser des questions auxquelles je ne sais pas quoi répondre. Je me laisse un instant de réflexion où j'essaie de me remémorer les quelques conversations que j'ai eu avec des élèves. On ne peut pas dire que je suis très sensible à leurs émotions. Je les ressentais, mais n'est-ce pas ainsi pour tous le monde ? Ça me paraîtrais logique que oui. Pour moi, tout le monde est sensible aux émotions, sinon comment feraient les amis pour se comprendre ? C'est une question à laquelle je ne peux pas réellement répondre puisque je n'en n'ai pas vraiment. Pendant les conversations, c'est surtout la peur de parler de parler aux autres qui me domine au début. Et les émotions arrivent après. Petit à petit, c'est plus clair mais pas forcément plus agréable. Mais il n'y a pas que la personne à qui je parle. Il y a aussi les gens autour, et ils ont leurs émotions. Toutes différentes. Je sens la joie, et la tristesse, et la peur des fois, aussi la colère ou la douleur. Qui se mélangent. Et ça, c'est le plus désagréable. "Très sensible je ne sais pas" je réponds, un peu embêtée, "mais ce que je sais c'est que je les ressens plus ou moins selon les personnes et les moments de la journée. Mais plus il y a de monde, plus les émotions sont présentes et se mélangent Et moins j'arrive à m'en éloigner." Avec un haussement d'épaules, je demande "Je sais ce que c'est la Légilimencie et l’Occlumencie, mais comment je pourrais savoir si j'ai des prédispositions ?"

Je dois me retenir de sourire lorsqu'il affirme s'y connaître en presque tout. S'il m'a proposé de l'aide c'est certainement pour ça, sinon ç'aurait été un peu idiot. L'astronomie semble être une bonne matière puisqu'il ne dit pas non. Mais veut savoir ce qui me pose problème. "Oh non, retenir les planètes c'est facile ! C'est les étoile qui sont compliquées. Elles sont nombreuse, et je n'arrive pas à retrouver leurs constellations dans le ciel, ce qui fait que pour les dessiner sur mon parchemin, c'est pas facile." À part ça, ça va. J'adore cette matière, ça donne de quoi rêver, cette immensité lumineuse qu'on ne peut pas toucher. Après tout, l'expression de maman quand mon esprit est partit en vadrouille c'est "la tête dans les étoiles". À l'école la maîtresses disait "la tête dans les nuages" ou "la tête sur la lune". Comme quoi tout est relatif.

J'acquiesce joyeusement à sa deuxième question. Oui, j'aime ce cours ! Et d'autres aussi. "L'astronomie c'est pas toujours facile mais ça n'empêche que j'aime beaucoup ! Le ciel et les étoiles forment un objet d'étude infini je trouve, c'est tellement grand et beau ! En fait j'aime beaucoup de matières. La botanique, les cours d'enchantements, les cours de potions. Et le cours de Soins aux Créatures Magiques est très intéressant. Le cours le plus rigolo c'est l'étude des Moldus !" En fait, à bien y réfléchir, j'adore quasiment tous les cours. Il n'y en n'a pas beaucoup que je n'aime pas. Regardant mes doigts, je compte en silence. Quatre cours obligatoires et deux options que j'aime. Trois matières obligatoires que je n'aime pas. Ça fait bien équilibré. Je n'y avais pas pensé avant. C'est utile finalement de discuter avec des élèves, on se rend compte de pleins de choses ! Relevant la tête avec un sourire content, je me dis qu'il pourrait être intéressant de lui retourner la question. Et ça serait peut-être poli aussi. Même si ce n'est pas trop dans mes habitudes de poser des questions aux autres. "Tu... tu aimes quoi toi comme matière ?"


Je continue de l'écouter avec toujours autant de sérieux. Voilà encore une chose à laquelle je n'avais pas pensé. Et c'est une bonne idée en plus. La Tour d'Astronomie est un endroit que j'aime beaucoup aussi, en plus du parc et de la bibliothèque. "En dehors des cours, jamais. Mais ce n'est pas une mauvaise idée. En plus il fait vite sombre l'hiver, donc c'est plus pratique pour voir les étoiles. Mais il y en a toujours autant, c'est ça le problème." En même temps, elles ne vont pas disparaître. C'est chez elles là-haut. Elles sont y rester.

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Et c'est ainsi que tout commençaJeudi 2 décembre 2021

Dima se passa une main dans les cheveux. Cette conversation avançait lentement, péniblement. Pourtant, il ne pouvait pas faire grand-chose de plus. La jeune fille en face de lui n’était pas très causante, mais s’il voyait qu’elle faisait des efforts. Il lui fallait juste… de la patience. « Hum, c’est une bonne question. Je pense qu’il faudrait que tu demandes à des professeurs ou à des élèves qui ont ce don, pour savoir. » Il y avait bien sa cousine qui était Legilimens, mais il ne voulait pas guider Alkanor vers elle. Irina était encore assez mal à l’aise avec son don, elle ne sera sans doute pas d’une grande aide. Et puis, elle lui en voudrait sûrement de l'exposer ainsi aux autres, un peu comme une bête de foire. « Tu peux peut-être aussi demandé un rendez-vous à Sainte-Mangouste, qui sait ? » Il devait bien y avoir un service pour les dons psychiques, non ? C'était tout de même un des lieux majeures de la médecine magique.

« Peut-être que si tu t’entraînes à prendre juste une petite portion de ciel comme ça... » Il fit un carré avec ses doigts, comme pour mimer un objectif de photographie. « … ce sera plus facile à dessiner, petit à petit ? » Dmitry savait que son conseil ne valait sans doute pas grand-chose, mais il ne savait pas vraiment comment aider la jeune fille. Il n’avait jamais rencontré quelqu’un qui avait le même type de problème qu’elle. Et il n'était pas non plus des plus doué pour exprimer ses pensées non plus. Le Serdaigle releva la tête, vraiment surpris. Elle commençait enfin à parler un peu plus ! Comme quoi, il suffisait peut-être de juste lui donner le temps de trouver ses marques dans cette conversation . « Moi ? Ce que je préfère, c’est  les matières historiques. » Il lui sourit, sincèrement. C’était sûrement étrange d’entendre un élève de Poudlard déclarer qu’il préférait l’histoire entre toutes les matières proposées. Mais Dmitry avait toujours aimé l'histoire plus que tout autre sujet, bien qu'il adore étudier la magie. Mais il était en avance sur le programme de la 6ème année de Poudlard dans à peu près toutes les matières sauf... L'Histoire de la Magie. A Mahoutokoro, le programme se concentrait sur l'Asie, alors qu'ici ils étudiaient l'histoire européenne en général, et britannique en particulier.

« Monte dans la Tour juste un peu avant la tombée de la nuit. » Dit-il doucement, sur le ton du conseil. « Comme ça, en plus de pouvoir profiter du coucher de soleil, tu pourras voir les premières constellations se lever, et ce sera peut-être plus facile pour toi de les repérer. » Parler d’étoiles et de constellations lui rappelaient les années passées au Japon, à observer le soir le ciel avec sa sœur. Si seulement Svetlana était là, peut-être trouverait-elle les bons mots pour une personne comme Alkanor ? Dmitry avait l'impression de nager en haut troubles quant il lui parlait. Il n'arrivait pas à savoir ce qu'elle pensait exactement, ce qui était assez rare et déroutant pour lui. « Fais attention au couvre-feu, en tout cas. Je n’aimerai pas devoir te retirer des points... » Dima soupira. C’était vraiment la partie la plus contraignante du poste de Préfet. Devoir faire la police parmi les autres élèves. « Enfin, tu as l’air d’être assez calme. Je parie que tu as plus fait gagner de point à Serdaigle que tu n’en as fait perdre, non ? » Il lui sourit avec sa chaleur habituelle. Alkanor devait être comme sa cousine il y a deux ans: intelligente, timide, seule. Et ce rapprochement que son esprit faisait entre les deux jeunes filles lui donnait l'envie étrange de l'aider. « J’y pense, maintenant : qu’est-ce que tu dirais de t’inscrire au club d’Échec ? Même s’il y a du monde, c’est plutôt calme comme endroit. »:copyright:️ 2981 12289 0

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Ça demande pas mal d'efforts de rester là, mais la conversation commence à devenir intéressante. Étrange aussi. Je n'avais jamais pensé à cette possibilité là. Legilimencie ou Occlumencie, ce sont des mots qui sur le moment, lorsqu'on les prononce, paraissent bizarres. L'idée d'entrer dans la tête des gens ne me tente pas trop à vrai dire. Ça doit être une expérience vraiment étrange. Mais sentir les émotions des autres en est une aussi... En parler à un professeur semble être une bonne chose. Mieux qu'en parler à des élèves qui ont ce don. Je suis plus à l'aise avec des adultes qu'avec des élèves de mon âge. Quoique, c'est à réfléchir. Si j'ai un sujet de discussion bien précis, ça va. Sinon je suis bien embêtée.
L'idée de Sainte-Mangouste n'est pas mauvaise non plus. Mais ne faut-il pas en parler aux parents d'abord ? Je réfléchis un instant mais ne sachant pas, je préfère lui poser la question plutôt que de rester dans le non-savoir. "Il faut pas être avec les parents pour avoir un rendez-vous là-bas ? Vu que je suis mineure, ce ne serait pas très logique. Parler à un professeur c'est une bonne idée. Il faut que j'y réfléchisse !"

Je l'observe faire avec ses doigts un petit carré. Travailler sur un petit morceau du ciel. Je n'y avais pas pensé. Et il faut dire que ce n'est pas une mauvaise idée en plus. Et puis, plus ce qu'on observe est petit, plus c'est facile de le dessiner. Avec un sourire timide, j'acquiesce joyeusement "C'est à essayer ! C'est vrai que ça peut être plus facile de travailler juste sur un petit bout."

Un sourire suit la réponse à ma question que j'avais voulu polie. Contente de l'entendre répondre, je l'écoute avec curiosité. Les matières historiques ? Ça peut être parfois surprenant. Mais chacun aime ce qu'il aime !"Comme l'histoire de la magie ? Et l'étude des Runnes peut-être, puisque c'est ancien ?"

À l'écoute, je réfléchis. Et je souris. Monter dans la Tour d'Astronomie voir l'arrivée des étoiles pendant que le soleil se couche est aussi une bonne idée. Si j'arrive à penser à mon objectif. Ce n'est pas que je ne suis pas concentrée, mais mon esprit aime partir rêver, et un coucher de soleil plein de couleur arrive souvent à m'attirer dans des rêves tous aussi farfelus les uns que les autres. Et son avertissement sur le couvre-feu me rappelle que ces moments de rêvasseries ne sont vraiment pas les bienvenues lorsqu'il est tard. Je ne peux m'empêcher de sourire lorsqu'il soupire en me rappelant ce couvre-feu. Le trouve-t-il contraignant lui aussi ? Moi il ne me plaît pas. J'aime pouvoir laisser mon esprit s'évader devant un beau spectacle naturel. J'acquiesce avec un sourire joyeux "Je ferai attention au couvre-feu. Même s'il m'arrive d'oublier le temps qui passe, je n'ai pas souvenir de l'avoir déjà dépassé. Et ce n'est pas mon but." Je hausse les épaules quant à l'histoire des points. "Je suis sage en cours, j'en rapporte. Et je n'ais pas souvenir d'avoir fait perdre des points à ma maison.C'est tout. Mais ce n'est pas vraiment pour les points que je respecte ce qui est dit. Juste parce que si les lois existent, ce n'est pas pour rien. Et puis mes parents n'ont pas à avoir une fille qui fait des bêtises !" Rien que l'idée m'indigne. Pas question que je leur cause du soucis. Ils n'ont pas que ça à faire.

Sa proposition me surprend. Il faut dire que je ne m'y attendais pas. Mais en même temps, j'ai du mal à prévoir ce qui va se passer avec lui. Ce qui va se dire. J'ai à réfléchir et à écouter. Rien à essayer de prévoir. "Je... je n'ai jamais joué aux échecs. Je ne sais pas y jouer." Je ne sais pas quoi dire d'autre. Est-ce quelque chose d'horrible de n'avoir jamais joué aux échecs ? Cette idée m'inquiète. Et m'embête beaucoup.

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Et c'est ainsi que tout commençaJeudi 2 décembre 2021

« Il faut pas être avec les parents pour avoir un rendez-vous là-bas ? Vu que je suis mineure, ce ne serait pas très logique. » Le jeune homme haussa les épaules. Les jeunes avaient sûrement le droit de prendre un rendez-vous sans l’autorisation de leurs parents, il devait bien y avoir une sorte de secret médical magique, non ? Mais, après tout, Dmitry ne faisait que conseiller. Son rôle s’arrêtait là. Ne pas trop s’impliquer dans la vie des autres, c’était son leitmotiv. « Parler à un professeur c'est une bonne idée. Il faut que j'y réfléchisse ! » Il hocha la tête, en souriant à la jeune fille. Oui, sûrement. Au moins, un professeur pourra lui donner de bonnes pistes à explorer. Après, vers quel professeur pourrait se tourner Alkanor, c’était une autre histoire…

Dima se retint de lui tapoter l’épaule, geste bienveillant qu’il a souvent à l’égard de sa cousine, ou de sa sœur. C’est fou comme la jeune fille lui rappelait pas moment ces deux-là : sa cousine pour son côté timide, sa sœur car il lui donnait des conseils pour les cours. La jeune homme soupira. Sa sœur devaient vraiment lui manquer pour qu’il arrive à la retrouver un tant soit peu chez Alkanor. « Histoire de la Magie, exactement. J’ai pris Runes en option, mais pour tout t’avouer, j’ai commencé à les étudier quand j’avais onze ans, à Durmstrang. » Dima sourit, en repensant avec un peu de nostalgie à sa première année dans une école de magie. Tout les émerveillaient alors, avec Svetlana, et tout deux donnaient déjà du fil à retordre aux adultes ou aux élèves plus âgés. « Tu as quelles options, toi ? Peut-être que je pourrai t’apprendre deux ou trois trucs plus avancés si on a les mêmes. » Travailler avec une camarade moins âgée que soi serait peut-être stimulant, qui sait ?

Dima ria un peu en écoutant Alkanor. La Serdaigle, en parlant comme elle le faisait, avait un petit air ingénue qu’il ne pouvait s’empêcher de trouver rafraîchissant. C’était vraiment agréable de trouver entre les murs du château quelqu’un qui se conduisait simplement. Qui était tout le contraire de lui, en somme.  « Tes parents doivent être très contents de toi alors. » Est-ce que ses parents étaient fiers de lui ? Sûrement. Dima avait un caractère adéquat avec le reste de sa famille, après tout. Il était ambitieux, beau parleur, populaire. « Et parfois, les lois existent pour rien. » Il haussa les épaules, en se détournant un peu d’elle. Alkanor avait l’air d’être encore trop gentille pour penser à cela. « Par exemple, les séparations des classes pour les créatures ne servent pas à grand-chose, quant on y pense. C’est juste un énorme gâchis de temps, de moyen et sûrement d’argent. » Trois choses que Poudlard et Baker auraient pût mettre à profit ailleurs. Engager des meilleurs professeurs, ou un directeur qui ne soit pas un psychopathe en puissance, pour commencer.

« Je... je n'ai jamais joué aux échecs. Je ne sais pas y jouer. » Dmitry se retint de rire devant l’air penaud qui barrait le visage de la jeune fille. On aurait presque l’impression qu’elle avait fait quelque chose de mal. « Mais ce n’est pas grave du tout ! » Il lui sourit, encourageant, presque engageant même. « Tu n’es pas la seule dans ce cas. Des première année s’inscrivent, sans savoir jouer pour autant. » Ils y avaient même des petits Né-Moldus qui venaient aussi, émerveillé par la version sorcier des échecs, sans pour autant savoir y jouer. « On se réunis le samedi et le dimanche, de 9h à 11h. Si tu viens, on se fera une joie de t’expliquer les règles. » Louis serait sans doute le plus doué pour ça. Le Gryffondor était patient et bienveillant avec tous. « La prochaine séance se tient le 4, je peux compter sur toi ? » Dima lui sourit. Alkanor était assez mystérieuse, mais il avait tout de même envie d’en apprendre plus sur elle.:copyright:️ 2981 12289 0

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Réflexion faite, parler aux professeurs est le mieux. Le préfet ne semble pas savoir s’il faut les parents pour aller poser des questions à Sainte-Mangouste. Je ne vais pas insister. À moi de trouver un professeur avec qui parler. Ce n’est pas le plus facile à faire. Mais ma curiosité s’est réveillée à cette question dont je n’ai pas de questions. Je n’aime pas ne pas avoir de réponses. Je vais donc essayer d’en trouver une !

Je l’écoute avec curiosité. C’est assez surprenant de voir quelqu’un qui aime les matières historiques. Et encore plus quelqu’un qui étudie les Runes depuis si longtemps. S’il est en sixième année, depuis qu’il a onze ans ça commence à faire... beaucoup. Je sourie à sa question en repensant à mes options. Ces cours qui font partit de mes matières préférées. Un pour ce qu’on y étudie. Car les animaux sont les êtres les plus agréables avec qui rester. L’autre option pour les réactions très amusantes des élèves qui ne connaissent pas le monde moldu. Enthousiaste, je lui réponds : "Mes options c’est Soin aux Créatures Magiques et Étude des Moldus ! J’adore ces matières pour tout ce qu’elles représentent. Et je travaille beaucoup dessus , il y a pleins de livres à la bibliothèque dessus. Mais sur toutes les matières proposées j’imagine, même si je n’apprends pas tout puisqu’il y a bien trop de matières." Travailler avec un élève, je ne l’avais jamais fait. Pourtant, ça peut s’avérer intéressant. Et pratique.

Ce que je dis semble le faire rire. C’est étrange d’ailleurs, je ne vois pas ce qui est drôle.  À sa remarque je réponds par un haussement d’épaules rapide. "Je ne sais pas, on ne parle pas vraiment de l’école." À quoi cela servirait-il d’ailleurs ? Mes parents ont autre chose à faire que de parler avec moi de mes études. Il y a un petit frère plus important. Sans plus développer, je l’écoute parler tandis que la curiosité monte. Ses paroles sont intéressantes. Il parle de choses qui se sont passés il y a peu de temps. Et qui plus est nous concernent. Alors j’acquiesce à ses paroles. Bien sûr que les lois pour séparations des classes pour les créatures ne servent pas à grand-chose. Je pense même qu’elles sont inutiles. Pourquoi ces êtres-là ne peuvent pas étudier avec nous ? Je ne comprends pas. C’est injuste d’après moi. Pour eux car c’est discriminatif, mais aussi pour nous car nous n’apprenons pas à accepter les autres tels qu’ils sont sont, et certaines personnes auraient bien besoin d’apprendre ça...

Il a l’air sûr de lui sur le club d’échec. Je peux y aller même sans savoir jouer. C’est vrai qu’il faut bien commencer un jour. Apprendre à jouer. Ça me donne bien envie. Une nouvelle source qui apporte des choses nouvelles. Utiliser la logique certainement. Créer des méthodes. Et puis je ne suis pas débordée en fin de semaine. Quelques devoirs, que je fais l’après-midi le plus souvent. Mes matins sont réservés aux promenades dans le parc ou la bibliothèque. Et pourquoi pas aux échecs ? Je m’empresse d’accepter, ravie par cette idée. "Je serais là ! À 9h donc. C’est une super idée, merci beaucoup !"

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