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RPG Harry Potter

In RPG, nous sommes en Janvier 2022.

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Trying hard to fight this tears I'm crazy worriedLundi 20 décembre 2021

Je m’étais installée dans ma chambre pour envelopper mes cadeaux de Noël. J’avais décidé d’offrir une amulette de protection pour mon père. Je l’avais enchanté avec quelques sorts de protection que j’avais appris en particulier à Poudlard. J’y avais ajouté également une légère odeur qui rappelait celle de la tribu. Mingan et mon père voulaient qu’on aille y passer quelques jours juste après Noël. Mon père avait besoin de revoir, retrouver les siens. Se ressourcer, reprendre quelques rites. Il en avait besoin.

Samedi, Mingan avait tenté de lui faire reprendre une vie disons normale. Il l’avait accompagné chez le coiffeur qui lui avait tout d’abord rasé entièrement sa barbe et coupé les pointes de ses cheveux. Mon père aimait les laisser longs. D’ailleurs, depuis il les avait coiffés en nattes. J’avais la sensation de retrouver l’homme qui était sur les photos dans la chambre de Mingan. Il avait seulement hérité de quelques traits plissés sur le front et avait pris de la masse. Il disait qu’il n’avait cessé de se muscler en prison, que ça l’occupait, lui faisait penser à autre chose.

Mingan l’avait également accompagné chez Ollivander pour lui acheter une nouvelle baguette. Il avait acheté de nouveaux vêtements. C’était un tout autre homme. Mais j’avais du mal à tisser des liens avec lui. Je crois que Mingan l’avait remarqué car ce matin, il avait voulu nous laisser seuls pour aller faire quelques courses.

Ce fut quand je passais aux cadeaux des grands-parents que Jacy frappa à ma porte. A genoux, je me relevais pour lui dire d’entrer. Il passa d’abord la tête et je lui fis signe d’entrer. « J’étais en train de terminer mes cadeaux de Noël. » lui annonçais-je gaiement. L’homme hocha la tête avant de refermer la porte derrière lui et de s’approcher de moi. Il marchait un peu maladroitement comme s’il voulait se montrer prudent à chacun de ses pas. Il me regarda faire avant de s’asseoir lentement sur ma chaise de bureau. « C’est pour … ? » « Pour grand-mère Nahima et grand-père Waban. » lui dis-je en refermant un album photo. « Chaque année, je leur offre un album souvenir de notre année avec Mingan. » expliquais-je en haussant les épaules. « Ils aiment savoir comment on vit ici, comment je grandis. Je leur glisse même des photos de mes endroits préférés ! » J’offris un grand sourire à Jacy avant de me rétracter. Il ne souriait pas, et me regardait d’un air pensif.

« Quelque chose ne va pas ? » lui demandais-je en scrutant son visage. Il essaya de sourire, en vain, ce qui me fit froncer un peu plus les sourcils. Hésitant, il pointa du doigt l’album photo et ajouta avec un petit sourire sans joie : « Tu ne m’en as jamais offert un. » Je perdis immédiatement mon sourire. « Tu ne m’as même jamais rien offert. » Je déglutis, hésitant cette fois-ci à croiser son regard. Je repoussais le cadeau vers mon oreiller avant de m’installer sur mon lit. « Oui … » admis-je, un peu gênée par cette vérité.

Un silence gênant s’installa dans la chambre. Que dire ? Je n’avais jamais pris de nouvelles de mon père, je n’étais jamais allée le voir en prison. C’était Mingan qui s’en chargeait pour moi. « On ne se connait pas beaucoup, toi et moi. » dit-il alors. « Et … tu ne parles pas beaucoup depuis que je suis arrivé. Alors que Mingan me disait que tu étais une jeune fille pleine de vie. » Je levais doucement les yeux vers lui, triturant le collier que je portais autour du cou. « Je suis désolée … de n’être jamais venue te voir. » Jacy secoua la tête. « C’est du passé maintenant. » Il soupira, un long soupir, comme s’il ne disait pas tout. « Il y a quelque chose que j’aurai aimé te dire … même si j’ai peur de te perdre après ça. »

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Je fronçais les sourcils ne comprenant pas ce qu’il voulait dire. Aussi, je me rapprochais un peu plus de lui pour attraper ses mains, les mêmes que celles de Mingan. « Que se passe-t-il, père ? » Ce mot sonnait encore étrangement à mes oreilles et je crois que lui aussi l’avait remarqué. Il releva la tête vers moi et sourit pour la première fois depuis qu’il avait mis les pieds dans cette chambre. « Tu sais, j’ai eu le temps de réfléchir à mes … erreurs en prison. Je réalise que je pensais avoir tout perdu à la mort de ta mère, mais c’était faux. Tu étais encore là, et j’avais refusé de le voir. » Je souris et resserrai ses mains dans les miennes. « Ne t’en fais pas. Je t’ai pardonné. » Et c’était vrai. Le pardon était une chose qu’on m’avait enseigné dans la tribu. Et je savais que Jacy n’était pas un homme comme la Justice Sorcière l’avait décrit. Il était bon, généreux et loyal. Il avait eu du chagrin et avait commis des erreurs. Voilà comment je voyais les choses.

Sa main calleuse vint se poser contre ma joue. « Je ne cesse de revoir ta mère quand je te regarde. Tu as tellement grandi. » Je souris, attendrie par les paroles qu’il me disait. « Pourtant j’ai les mêmes cheveux bruns que toi. » arguais-je. Le visage de l’homme se rembrunit soudainement. « Ce ne sont pas les miens. » A nouveau, je fronçais les sourcils. « Pourtant maman était blonde. » dis-je. L’homme sourit tristement, gardant le silence quelques secondes avant de me demander de m’installer confortablement sur mon lit. On devait parler sérieusement.

○○○

Jacy était parti. Il avait voulu me laisser respirer après cette révélation : il n’était pas mon père. Jacy n’était pas mon père. J’avais 21 ans et j’apprenais que celui que j’avais toujours considéré comme mon père ne l’était pas. Alors oui, j’admettais que depuis qu’il était sorti de prison, j’avais du mal à l’appeler « père » mais je n’avais jamais douté de nos liens biologiques. C’était par lui et par Mingan que j’avais tout cet héritage des Mescaleros. J’étais une descendante des Amérindiennes. Ma tribu.

Mais j’apprenais qu’au final, je n’avais aucun lien avec eux. Aucun lien du sang.

J’avais réussi à quitter ma chambre pour descendre dans la salle à manger. Je réfléchissais à toute vitesse. Stella, mon chat, me tournait autour, comprenant que quelque chose me perturbait. D’un Accio, je fis venir plusieurs albums souvenirs sur la table et les feuilletait à toute vitesse. C’était Mingan qui avait fait les premières années suivants ma naissance. Stella s’installa confortablement sur mes genoux, pendant que je regardais le jour de ma naissance. Maman souriait, bien qu’on aurait dit qu’elle avait souffert le martyr.

Il y avait plusieurs photos à la maternité. L’une avec mes parents, l’autre avec Mingan. Sur une photo où ma mère me tenait contre elle, il y avait une Guérisseuse à côté d’elle. Elle tenait des papiers qu’elle s’apprêtait à tendre à ma mère quand elle aurait fini de poser pour la photo.

La porte d’entrée s’ouvrit. « J’ai acheté un poulet rôti pour midi, j’espère que ça vous va ! » claironna-t-il avant de me voir assise à la table de la salle à manger. « Ah tiens, tu es là ! Où est ton père ? » Mon cœur se gonfla à cette pensée et je détournais la tête. Je n’étais jamais en colère. Mais là, c’était comme s’il y avait un goût amer dans ma bouche. « C’est la question que j’aimerais te poser. » lui dis-je en retournant mon visage vers lui. Il comprit que quelque chose n’allait pas. Mingan comprenait vite ces choses-là. Après tout, c’était lui qui m’avait élevé. Il me connaissait par cœur. Et puis, comme je vous le disais, je n’étais pas du genre à être en colère.

« Que se passe-t-il D… ? » « Il se passe que Jacy m’a dit qu’il n’était pas mon père. » Je pinçais les lèvres comme si dire ses mots à voix haute rendait la chose plus réelle. Mingan s’arrêta une seconde de bouger avant de poser ses courses dans la cuisine et de venir s’installer sur le banc à côté de moi. J’essayais de m’écarter de lui mais il posa une main sur mon bras. « Davina … » « Pourquoi tu ne m’as rien dit ?! » lui demandais-je alors que mes yeux se remplissaient de larmes. « Tu le savais ! Tu le savais, et tu n’as rien dit ! » « Davina, écoute-moi … Ton père … Jacy … il ne voulait pas que je t’en parle. Il voulait le faire lui-même. Il voulait que tu viennes le voir mais tu as toujours refusé de … » « Mais si tu m’avais dit que ce serait une révélation existentielle pour moi, je serai venue ! » lui dis-je alors que mes larmes roulaient sur mes joues.

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Je retirais mon bras de son emprise alors que Stella bondissait au sol, sentant l’orage arriver. Mais Mingan se contenta de soupirer lentement, tandis que je me levais, bras croisés, avant de reprendre calmement : « Davina … je suis désolé. Mais ce n’était pas à moi de te le dire. » Je tournais la tête vers lui, reniflant. « Où est Jacy ? » demanda-t-il à nouveau. Je secouais la tête. « J’n’sais pas. » répondis-je, ne voulant faire aucun effort. Mingan et moi avions toujours eu une relation fusionnelle. On se disait tout, on se comprenait. Mais là, je lui en voulais. Et Mingan le comprenait. « Jacy ne connait pas l’identité de mon véritable père. Mais il m’a dit que toi tu pourrais savoir. » Il soupira à nouveau avant de lancer un Accio en direction de sa chambre.

« Ta mère et moi, on était proche. Elle était … comme ma meilleure amie. Seulement … » Le dossier que j’avais vu sur les photos de la maternité apparut devant Mingan et je fis un pas dans sa direction en le voyant. Seulement Mingan voulait finir de m’expliquer avant de l’ouvrir. « … ta mère était une Sang-Pur. Si les Abbott n’étaient pas les plus conservateurs qui soient, ils étaient tout de même adaptes des réceptions organisées dans ce milieu. Et il y avait un homme. Un homme qui lui avait toujours plu. » Je plissais les yeux, m’efforçant à reprendre une respiration normale pour écouter tout un pan de mon passé qui m’avait été caché.

« Il était … inaccessible. En particulier parce qu’il était un véritable coureur de jupons. Et elle, Leslie était déjà avec Jacy depuis quelques mois. » Il hocha la tête, comme se souvenant d’un moment précis. « Jacy était très amoureux de ta mère. Il aurait été capable de tout, prêt à tout accepter pour elle. Alors … quand il a appris que Leslie avait une liaison avec un autre homme, il lui a pardonné. » Il leva les yeux vers moi et je déglutis, attendant la suite. « Comment il l'a appris ? Ta mère était enceinte de toi, et elle voulait savoir qui était ton père. Mais Jacy a toujours refusé de savoir et lui a interdit de le revoir. Il disait qu'il ferait avec, qu'il préférait ne pas savoir mais il voulait que ta mère cesse de fréquenter cet homme. Cependant ... comme je te le disais, ta mère était irrémédiablement attiré vers cet homme, alors elle a voulu aller le voir, lui parler de toi qui venait de naître et du fait que tu étais probablement sa fille, ... Mais elle n'a pas eu le temps de le lui dire. Il a rompu avec elle avant même qu'elle n'aborde le sujet de ta naissance. » Mingan marqua une pause. Le souvenir semblait particulièrement douloureux. « Elle est revenue en pleurs ce soir-là. Mais elle n’est pas revenue chez Jacy. Elle est venue me voir. Et elle m’a demandé de garder ce dossier. Elle voulait l’éloigner de Jacy, mais elle ne voulait pas s’en séparer complètement. Et puis elle est repartie avec lui, avec Jacy. Mais … c’est là qu’elle a commencé sa dépression. Et la suite tu la connais. » Je hochais tristement la tête, triturant comme toujours mon collier.

« Je crois qu’elle n’a jamais oublié cet homme. Je ne sais pas ce qu’il lui a dit cette fois-là, mais … son nom est là-dedans. » Il fit glisser le dossier jusqu’à moi. « Toutes les réponses à tes questions sont là. Mais Davina … » Je relevais les yeux vers Mingan. « … n’oublie pas que c’est nous ta véritable famille. Tu as été élevée comme une Sang-Mêlée, une sorcière qui prend soin de son prochain, et de tous les êtres vivants sur cette Terre. » Mes doigts se resserrèrent sur le dossier, prenant le temps de déglutir. J’avais un peu peur d’ouvrir ce dossier soudainement. Peur de ce que tout cela renfermait. Alors, quand Mingan se releva pour s’éloigner, je le rappelais. « Mingan, attends ! » Mon oncle se retourna. « Tu veux bien m’aider ? J’ai un peu peur de ce que je vais lire là-dedans … » Mingan sourit, heureux de voir que je faisais appel à lui-même après tout ça. Il revint lentement, posa une main sur son épaule et ouvrit le dossier.

○○○

Il était 15h quand j’arrivais au Ministère de la Magie. Il régnait une grande effervescence et les sorciers se bousculaient en tout sens. Je m’approchais de la grande fontaine, hésitant sur la direction que je devais emprunter. Aussi je décidais d’interrompre une jeune femme pressée pour lui demander le bureau de celui que je cherchais. Quelle chance : la jeune femme travaillait justement pour lui !

Je n’eus qu’à la suivre dans le dédale de couloirs jusqu’à arriver à son bureau. « Je vais le prévenir. Restez là. » Elle rentra dans le bureau. Celui-ci devait être bien insonorisé car je n’entendais rien de l’autre côté. Et puis, au bout d’une minute, la jeune femme réapparut. « Entrez, il est prêt à vous recevoir. Mais il n’est pas de très bonne humeur aujourd’hui … encore … » Elle soupira avant de me laisser passer.

Le bureau était parfaitement rangé et était bien large. La jeune femme ne me suivit pas. J’étais seule avec l’homme qui n’avait même pas daigné relever la tête vers moi. Je déglutis et fis quelques pas vers lui. « Bonjour, je … » Il m’interrompit en me disant qu’il ne prenait plus de stagiaire jusqu’à l’an 2030. Je souris, me triturant le collier. « Je ne viens pas pour ça … je … » L’homme referma d’un coup sec son dossier, m’interrompant une nouvelle fois. Je déglutis alors qu’il relevait enfin la tête vers moi. « On s’est déjà rencontré en faites à la boutique Ollivander, il y a un peu plus d’un mois. Je suis … Davina. » De toute évidence, le politicien n’avait aucune envie de faire la discussion et était pressé. Déjà il me contournait pour se diriger ailleurs.

« Attendez ! Tenez, je vous apporte ça. » Je lui tendis le dossier médical de ma mère, celui qui renfermait le test de paternité. « C’est le dossier qui indique qui sont mes parents. Et vous êtes l’un d’eux. » Je déglutis, la main toujours tendue car l’homme n’avait pas encore daigné prendre le dossier. J’ignorais comment il allait réagir. Je ne savais pas si ma mère avait eu le temps de lui parler de moi ou si au contraire il n’était au courant de rien. Est-ce que ça changerait quelque chose pour lui, 20 ans après ? Après tout il devait être marié et avoir déjà assez d’enfants. Je ne viendrais que mettre la zizanie dans sa vie.
 
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« Tu vas m’aimer, Davina Maïkan. Je suis heureux de te laisser prétendre un moment que ce n’est pas déjà le cas. »

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Trying hard to fight these tears, I'm crazy worried

Libre. Quel mot étrange. Je n'y étais plus habituée. Ouais, j'étais physiquement libérée de ma cage depuis des mois déjà, mais il n'empêchait que je n'avais pas le droit de sortir au grand jour. Rapport que les Purificateurs ne m'avaient pas à la bonne. Mais depuis quelques semaines, je n'avais plus rien à craindre. J'avais témoigné contre eux et particulièrement contre cette raclure de Baker. Je n'avais pas mâché mes mots contre lui, de toute façon, c'était tout ce qu'il méritait. Étrangement, le juge n'avait pas aimé mon langage cru et mes insultes... il manquait sérieusement de fun. Malgré cela, je crois que mes mots avaient eu le poids escompté: Baker allait partir en prison. Je n'arrivais pas à le croire. Certains Purificateurs s'en étaient sortis, quand bien même je les avais dénoncés, mais le pire d'entre tous était désormais privé de liberté. Peut-être qu'enfin, j'allais arrêter de voir mon tortionnaire dans mes cauchemars...

J'avais donné tous les noms que je connaissais, décrit ceux dont je ne connaissais pas le nom. Tous, sauf un. J'avais décidé de ne pas témoigner contre Kyle Scott, mon père. Ce n'était pas par charité de cœur, non. Je le détestais tout autant que les autres. Peut-être plus que les autres, même, car c'était à cause de lui que je m'étais retrouvée dans cette situation. Et c'était précisément pour ça que je ne l'avais pas balancé: je voulais des explications. Comment pourrais-je en avoir si je le jetais à Azkaban ?

Je ne pensais pas que Kyle était quelqu'un de foncièrement mauvais. Il avait certes une morale... discutable et il ne m'avait probablement jamais aimé. Il n'avait jamais voulu de moi, mais il n'avait pas eu le choix. J'avais tout de même eu une enfance confortable, je n'avais manqué de rien. Hormis l'amour de mes parents, mais franchement, est-ce que ça n'était pas un peu surfait ? J'ignorais s'il avait partagé un jour les idéaux des Purificateurs. Ma théorie, c'était juste qu'il avait envie d'être influent, de se montrer intéressant. Il avait choisi un camp et cherché à y gagner de l'influence et du pouvoir. Il s'était planté, et c'était déjà, je trouvais, une bonne punition. Est-ce que ma théorie était la bonne ? Une seule manière de le savoir.

Je ne pouvais m'empêcher de jeter des regards de tous les côtés en arrivant au Ministère, comme si quelqu'un allait me reconnaître, me pointer du doigt, et me remettre à nouveau entre les mains des Purificateurs. Pourtant, tout le monde se fichait de moi, continuant son petit train de vie alors que je fendais la foule. A part un homme qui fronçait les sourcils en me voyant sursauter au moindre bruit, personne ne me regardait.

J'arrivai finalement devant le bureau de mon père. Je m'étais un peu perdue dans les dédales du Ministère avant d'y parvenir. Je ne comprenais pas qui avait pu penser que c'était une bonne idée de mettre autant de couloirs et d'étages dans un bâtiment pareil. Une jeune femme essaya de m'arrêter alors que je me dirigeai vers la porte du bureau de mon père. Sa secrétaire, très certainement. C'était le type de femme qu'il aimait. Je la regardai de haut en bas.

- Vous allez me laisser entrer. Mon père et moi avons des choses à se dire. Je vous promets que je vais vous le rendre, en entier, lui dis-je d'un sourire dévoilant mes canines. Et puis, j'entrai avant qu'elle ne puisse rajouter quoique ce soit.

Il était assis à son bureau, qui était décoré de tout un tas de fioritures qui devaient coûter bien trop cher. Il faisait vraiment n'importe quoi pour se mettre en avant. Nos regards se croisèrent, puis Kyle regarda sur sa gauche. Je vis alors une jeune femme, visiblement mal à l'aise. Oh Merlin, qu'est-ce que je venais d'interrompre ?

- Tu les choisis de plus en plus jeunes, ma parole... C'est un peu dégueu, elle a genre mon âge.

Elle était jolie, ça, il n'y avait pas à dire. Si toutes les femmes que mon père avait fréquentées avaient un point commun, c'était celui-là: une belle apparence. Et souvent, le QI d'un Veracrasse.

- Si tu veux bien nous excuser... j'ai des choses à dire à mon père. Je suis sûre que vos petites affaires peuvent attendre.

Je lançai un regard de défi à mon père. Pendant toutes ces années, il avait laissé passer ses petits plaisirs avant moi. Je ne pensais pas qu'il ait changé mais hé, ça ne coûtait rien d'essayer.
©Lilith

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Trying hard to fight this tears I'm crazy worriedLundi 20 décembre 2021

« Un grand pouvoir implique de grandes responsabilités » semblait lui souffler l’image animé de son père qu’il s’empressa alors de replacer dans le tiroir de son bureau. Il était assez déroutant de se souvenir d’une phrase dite par une personne rien qu’en contemplant son portrait sur un pauvre papier. Il y avait pourtant bien longtemps que Kyle n’avait pas revu son père et à dire vrai cela ne lui manquait guère mais il ressentait parfois le besoin de simplement revoir son visage et se rappelait d’où il venait. Malgré tout il avait été renié pour une coucherie avec une sang-mêlé dont May en était le fruit et cela avait suffi à l’évincer de la famille. Mais rien que ce mot lui donnait la nausée, une « famille » n’était qu’une illusion pour se rassurer que l’on n’était jamais seul et pourtant… Juste une couverture, une assurance, une carapace qui finissait toujours par être éventrée. En étant à présent seul, Kyle savait se recentrer sur lui-même, savoir ce qui était bon pour lui, ce qu’il aimait, qui il était. Il possédait en effet un grand pouvoir et cela lui donnait de grandes responsabilités dont seul lui profiterait… C’était sa philosophie. Sa vie.

Pourtant, il ne contrôlait pas le monde et celui-ci n’avait pas toujours le même raisonnement que lui malheureusement. Non, il n’était pas égoïste, ou en tout cas ce n’était pas ainsi qu’il se concevait, plutôt confiant ou sûre de lui, il savait ce dont il avait besoin et il s’en emparait, pourquoi chercher plus loin ? La vie n’était pas plus compliquée que cela : argent et plaisirs charnels conduisaient toujours à son bien-être, il n’avait besoin de rien d’autre, il était comme cela et rien ne le ferait changer d’avis… Même pas sa fille May pour qui il ressentait un faible sentiment d’affection mais rien de contraignant, pouvant ainsi avoir le contrôle sur son être. Eprouver de l’amour était quelque chose qui lui était inconnu, ce n’était qu’un piège pour les âmes sensibles, ne jamais oublier : « L’amour est une faiblesse ». Les années avaient passé mais Kyle n’avait jamais oublié les phrases clés de sa survie inculpées par son père. Non jamais il n’oublierait le guide son sa vie…

- Monsieur Scott, une jeune femme est dehors et voudrait s’entretenir avec vo…

Kyle sursauta légèrement sur son fauteuil en entendant la voix criarde de sa secrétaire avant de ne l’interrompre en lui indiquant par un geste de la main de sortir de son bureau.

- J’entends Isadora, faites-la vite entrer qu’on en finisse et sortez d’ici, je ne crois pas vous avoir invité à entrer.

Alors que déjà elle s’éloignait, il reprit sa lecture, un document très important dont il devait vite s’occuper. Prêtant une oreille très distraite aux choses extérieurs, il entendit néanmoins de faibles petits pas entrer dans la pièce alors qu’il adoptait une attitude désinvolte envers la nouvelle venue.

Dès son premier mot, Scott ne put refouler son agacement si cela s’agissait encore une fois d’une demande de stage mais la jeune femme détrompa cette hypothèse et il se sentit alors obligé de lever les yeux vers elle pour essayer de comprendre sa présence ici.

« On s’est déjà rencontré en faites à la boutique Ollivander, il y a un peu plus d’un mois. Je suis … Davina. »

- Davina… Davina… Davina… Pardon mais non je ne vois pas. Isadora ! Un verre !


Il se leva d’un coup sec récupérant un dossier sur l’une des étagères, ignorant la présence de la jeune adolescente dont il se souvenait en réalité mais il n’avait pas envie de perdre son temps avec une femme aujourd’hui aussi jolie celle-ci fut-elle. Malgré tout, aucun son ne lui indiqua que celle-ci quittait son bureau ou que sa secrétaire ait entendu son appel.

« Attendez ! Tenez, je vous apporte ça. C’est le dossier qui indique qui sont mes parents. Et vous êtes l’un d’eux. »


L’esprit ailleurs, Kyle n’entendit pas distinctement ce que lui dit la jeune femme et ne réceptionna pas son soi-disant dossier qu’elle tenait encore à bout de bras. Mais celle-ci ne semblait pas vouloir se retirer et ainsi le quadragénaire finit par attraper violemment la pochette et s’assit lourdement dans son fauteuil jetant un regard sévère à Davina.

- Votre père…, commença-il à ricaner alors qu’il feuilletait le dossier en question.Ecoutez mademoiselle, je ne sais pas ce que vous espérez gagner en me mettant cela sur le dos, peut-être que votre emploi chez ce cher Ollivander ne paye pas assez mais vous n’obtiendriez rien de moi. J’ai bien assez à faire, j’ai déjà une fil…

Mais il ne put terminer sa phrase que la concerné entrait déjà dans son bureau en trombe. Kyle croisa le regard de May alors qu’elle se rendait compte de la présence de l’autre jeune femme. Scott soupira fortement alors que sa fille lui balançait une remarque cinglante au visage.

- Ça me fait plaisir de te voir saine et sauve May, je suis heureux de te voir aussi… Mais si vous permettez une seconde toutes les deux…. ISADORA !!


La secrétaire entra en titubant dans le bureau, se préparant à recevoir la colère de son patron.

- Pourquoi tout le monde entre ici comme dans un moulin ? C’est votre job’ par Merlin ! Ce n’est pourtant pas si compliqué ! Allez et ne restez pas planté là nom d’un strangulot ! Allez me chercher ma boisson et disparaissez !

La voix agacée, il tapa le dossier qu’il avait en main contre son bureau alors que May reprenait la parole pour s’adresser à la nouvelle venue.

- Si tu veux bien nous excuser... j'ai des choses à dire à mon père. Je suis sûre que vos petites affaires peuvent attendre.

Kyle se mit à ricaner alors que May le fusillait du regard et Davina semblait ne pas trop savoir où se mettre.

- Mais non May, enfin, laisse-là rester, elle est aussi ma fille, faisons une grande réunion de famille ainsi ! Tout le monde est beau et gentil et nous sommes heureux de nous retrouver, nous une belle grande famille !


Peut-être perdait-il un peu la tête, la journée avait été longue, les dossiers n’étaient pas bouclés, sa secrétaire se révélait encore plus incapable que les autres jours, il avait une nouvelle fille tandis que la sienne débarquait brusquement après plusieurs mois de silence. Ainsi il se leva, reprenant le dossier dans ses mains tout en faisant de grands gestes, un sourire de fou au visage alors qu’il continuait de divaguer.

- Il semblerait que toutes les femmes que je fréquente me fasse un gosse dans le dos ! Peut-être m’admiraient-elles trop pour vouloir garder quelque chose de moi ? Elles sont toutes folles et je vais le devenir également… ISADORA ! MA BOISSON ! Mais nom d’un strangulot tout le monde semble avoir oublié son rôle aujourd’hui !

Il se rassit, soufflant un bon coup alors qu’il jeta le dossier au bout de son bureau pour que sa propriétaire le récupère, il l’avait à peine feuilleté et ne voyait là aucune menace, pour lui tout ceci était un coup monté, une ignoble plaisanterie dont il n’en croyait pas un mot.

- Reprenez votre affaire…. J’ai oublié votre nom mais peu importe, sortez d’ici et que je n’entende plus parler de ceci, vous n’avez aucune chance, je suis conseiller en commerce magique et vous une apprentie commerçante ! Allez ! Oust ! Et rendez vous utile en relaçant ma secrétaire je vous prie.

Considérant le dossier clos, il se tourna vers May avec un air ennuyé, agacé d’avance de la raison de sa venue.

- Bon… et bien ? Maintenant que tu es entrée de force dans mon bureau et semble vouloir à tout prix me parler puisque tu l’as décidé ainsi, je t’écoute… !

 
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