Hogwarts FamilyConnexion

RPG Harry Potter

In RPG, nous sommes en Décembre 2021.
Partagez

descriptionLes humbles régneront peut-être un jour sur le monde ; en attendant, il appartient aux vaniteux EmptyLes humbles régneront peut-être un jour sur le monde ; en attendant, il appartient aux vaniteux

more_horiz
Les humbles régneront peut-être un

jour sur le monde ; en attendant, il

appartient aux vaniteux
Mardi 7 décembre 2021

La sonnerie retentit, annonçant la fin du cours. Mes camarades se levèrent d’un même bond, pressés d’aller réviser quelques notions supplémentaires au Scitis ou chez eux. Pour ma part, je décidais de rester sur place. Les salles de classe étaient heureusement à la disposition des élèves et j’avais besoin de m’entraîner ici.

Depuis un an, je me la coulais douce. Et désormais, j’avais du retard. Je m’en étais déjà rendue compte avec mes examens de fin de 3ème année. Si j’avais eu ma Licence, j’étais tout de même passée très juste. Et le niveau s’était réhaussé à nouveau en ce début d’année. J’avais parlé plusieurs fois avec Christian Ollivander de ce que je voulais faire plus tard. J’avais toujours eu l’ambition d’être une Médicomage du terrain mais le nombre d’études m’avait effrayé. Pourtant, si je m’arrêtais là, je n’aurai que le niveau pour exercer en tant que Psychomage, et ce n’était pas le métier pour lequel j’étais faite. Alors, oui, il était vrai que je savais me montrer professionnelle et que depuis ma rencontre avec Rowan, j’avais fait de nombreux efforts sur mon contrôle. J’avais d’ailleurs pu recevoir deux autres runes depuis mars et je les portais avec fierté. C’était d’ailleurs aussi grâce à elles que je me sentais changée.

Oh je garderai toujours mon caractère de dominante, chieuse et légèrement égoïste, mais je sentais aussi que je grandissais, que je mûrissais. Mon désir de vengeance avait fini par s’atténuer avec le temps et surtout depuis que j’avais retrouvé May puis Damian. Avec James aussi, je sentais que les choses changeaient entre nous. Je l’appelais parfois encore le gamin, mais ce n’était clairement pas un gamin. Rien que physiquement, il me dépassait d’une bonne tête et avait pris de la masse au cours de l’année dernière. Il était aussi acharné que moi et je savais que la mort de son père l’avait fait grandir plus vite que ses autres camarades. J’étais forcé de reconnaître que nous avions de nombreux points en communs et que … peut-être qu’il me plaisait à quelque part. J’avais du mal à l’envisager car j’avais ma fierté et je ne voulais pas lui montrer qu’effectivement, je risquais d’être une nouvelle fille sur son tableau de chasse. Car je ne voulais pas seulement être un trophée de plus. Je voulais être au sommet, celle qu’il garderait précieusement, celle qu’il chouchouterait, sa partenaire en toutes circonstances.

Je travaillais depuis déjà dix minutes sur un cadavre humain quand la porte de la salle de classe s’ouvrit. Je plissais les yeux mais reconnus rapidement Tristelle Arden. Au début de l’année, on m’avait attribué Tristelle comme filleule. Oh rien de bien sérieux, c’était juste ce système de parrainage où on guidait les 1ères années dans les premières semaines à l’université. Et … je devais avouer que je n’avais pas du tout palier à mes fonctions. Pourtant, quand elle me vit, c’était bien moi qu’elle cherchait. Je reposais mes instruments et la regardais arriver vers moi.

« Je sais qui tu es. » lui répondis-je alors qu’elle se présentait à moi. « Qu’est-ce que tu veux ? » Bon, une nouvelle fois, j’étais agressive. Je n’arrivais pas à me montrer agréable et avenante envers des personnes que je rencontrais, c’était tout. Je soufflais et me décidais à montrer un visage plus accueillant alors qu’elle posait ses livres sur ma table. Elle observait le corps d’une manière un peu étrange. Surement qu’en 1ère année, elle ne devait disséquer que des cadavres de souris, voire de cochons. Le visage du cadavre était couvert d’une couverture, afin de protéger son anonymat. Et puis c’était plus facile quand on ne voyait pas le visage d’ouvrir ses entrailles.

« J’étais … en train de m’entraîner. » lui indiquais-je, en tordant la bouche, essayant de comprendre pourquoi elle était là. « Tu … t’adaptes bien à l’UMS ? » lui demandais-je. La 1ère année n’était pas évidente, surtout quand on empruntait le cursus de Médicomagie. J’observais ces livres. Elle semblait partie pour des révisions. Il faudrait que moi aussi, je m’attèle un peu plus à la théorie. « Tu as commencé à te renseigner pour ton stage de l’an prochain ? » lui demandais-je en l’invitant à s’asseoir sur un tabouret alors que j’en faisais de même.
:copyright:️️ YOU_COMPLETE_MESS

_________________


« Alors, tu es tombée amoureuse ?
- Malheureusement, chère madame, je reste moi-même mon seul véritable amour.
- Au moins, tu ne risques pas d'être éconduite, Emily Evans.
- Pas forcément. Je m'envoie balader de temps en temps, histoire d'entretenir la flamme. »

descriptionLes humbles régneront peut-être un jour sur le monde ; en attendant, il appartient aux vaniteux EmptyRe: Les humbles régneront peut-être un jour sur le monde ; en attendant, il appartient aux vaniteux

more_horiz
Les humbles régneront peut-être un jour sur le monde ;
en attendant, il appartient aux vaniteux
Emily Evans & Tristelle Arden
L'anniversaire de Stephen s'est bien passé, j'ai réussi à ne pas commettre d'impairs. Les examens intermédiaires arrivent et j'ai travaillé d'arrache-pied pour les réussir. C'est compliqué, c'est de l'organisation, mais pour l'instant, j'arrive à maintenir le cap. Sauf que là, je suis devant une impasse. J'ai eu beau demander à Daniel et à Amber, personne ne peut me répondre... Jusqu'à cette phrase magnifique : “pourquoi tu ne demandes pas à ta marraine?” Ma marraine... Vaste sujet que celui-là. En septembre, à la rentrée, chaque nouvel étudiant s'est vu assigné un parrain ou une marraine pour le guider dans les différentes étapes de cette première année universitaire. Si je connais le nom de la mienne, Emily Evans, elle est en revanche aux abonnés absents. Oh, non qu'elle ne vienne pas à l'UMS, je l'ai déjà vue, je sais à quoi elle ressemble. Mais je crois qu'elle se fiche de son rôle comme de sa première bavboule. Malheureusement, aujourd'hui, j'ai besoin d'elle, alors j'ai demandé à droite et à gauche aux différents étudiants en médicomagie s'ils l'avaient vue, et certains m'ont désigné des salles de classe.

En traversant les couloirs, j'entends quelques murmures sur mon passage, quelques regards aussi. Stephen dit qu'ils finiront par se lasser et passer à autre chose... j'ai hâte. Je pousse la porte d'une salle de cours et la parcours du regard. Ah, elle est bien là... Occupée sur un cadavre. Dire qu'on y aura bientôt droit... Je m'approche alors.

“Bonjour, je suis Tris. Tristelle Arden ta...
- Je sais qui tu es. »

J'étais en droit d'en douter non ? Sèchement, elle me demande ce que je veux. Bien... Au moins, on peut dire qu'elle ne cache pas les choses, elle n'a pas du tout envie d'assumer son rôle, ok, c'est noté, mais là, j'ai quand même besoin de son aide. Je pose mes livres lourdement sur la table de dissection. Je plisse toutefois le nez, à cause de l'odeur. Ce n'est tout de même pas très ragoutant, j'admets que je ne suis pas pressée d'en arrivée là, à disséquer. J'aime soignée, mais l'intérieur d'un corps...  Oui, j'imagine bien qu'elle s'entraine, qu'elle ne fait pas cela pour le plaisir... du moins j'espère.

“On a un examen dans une semaine, et j'ai besoin d'un parchemin qui ne se trouve pas au Scitis. Il parait qu'il passe de mains en mains entre certains étudiants des années supérieures.”

Je ne repartirai pas d'ici sans plus d'info sur ce livre. Il parait que c'est une sorte de bizutage, ça les amuse de mettre les étudiants de première année en panique en planquant ce manuscrit. Mais moi, ça ne m'amuse pas, je prends mes études très au sérieux, j'ai une bourse qui dépend aussi de mes résultats.

« Tu … t’adaptes bien à l’UMS ?
- ça peut aller, c'est beaucoup de travail, surtout avec les examens qui arrivent. Ce qui explique que j'ai besoin de ce parchemin.”

Pour le reste, oui, ça va. J'ai des amis, on n'a plus à se cacher avec Stephen, oui, je crois bien que ça va, que je m'adapte, même si j'angoisse à cause des examens.

« Tu as commencé à te renseigner pour ton stage de l’an prochain ? »

C'est sérieux ? C'est maintenant qu'elle se décide à jouer son rôle de marraine ? Je soupire en m'asseyant quand je comprends qu'elle mène le jeu et que je n'échapperai pas à cette discussion. On n'est qu'en décembre, pourquoi tout le monde s'inquiète déjà de l'an prochain ?

“A dire vrai, je me concentre surtout les examens. Tout le monde veut aller à St Mangouste, personnellement j'aurais plus envie de faire mon stage dans un dispensaire, mais je n'ai pas encore de contact, je pensais m'en occuper en tant et en heure.”

J'ai tout un tas de raisons de ne pas tenir absolument à aller à Ste Mangouste. La plupart des chefs de services sont des Sangs-Purs qui me refuseront d'office, ou alors qui m'accepteront juste pour faire plaisir à Stephen et ça, c'est hors de question. Et puis dans un dispensaire, on soigne tout le monde, peu importe la richesse, le statut social ou la qualité du sang.

“Tu bosses où toi ? Et tu as déjà une spécialité ?”

Je me demande bien dans quelle branche de la médicomagie elle compte aller.

“Tu sais, tu n'as pas à faire ça. J'imagine facilement que tu as du boulot et que tu n'as pas demandé à être marraine. Je suis un peu paumée sur pas mal de choses, mais je peux me débrouiller. Et c'est moi ou cet homme à un organe abîmé ?”

Je me penche un peu sur le cadavre qui ne présente pas superbement.

black pumpkin

_________________

They don’t know about the "I love yous"

descriptionLes humbles régneront peut-être un jour sur le monde ; en attendant, il appartient aux vaniteux EmptyRe: Les humbles régneront peut-être un jour sur le monde ; en attendant, il appartient aux vaniteux

more_horiz
Les humbles régneront peut-être un

jour sur le monde ; en attendant, il

appartient aux vaniteux
Mardi 7 décembre 2021

La jeune femme releva les yeux vers moi. « On a un examen dans une semaine, et j'ai besoin d'un parchemin qui ne se trouve pas au Scitis. » commença-t-elle d’un ton sans appel. « Il parait qu'il passe de mains en mains entre certains étudiants des années supérieures. » Je ne laissais aucun sourire apparaître sur mon visage, bien que je souhaitais me moquer. Ce petit jeu amusait toujours les étudiants en Médicomagie. Mais Tristelle ne voulait pas en passer par là et envisageait de prendre des raccourcis. Pour qui se prenait-elle ? Se pensait-elle supérieure à nous ? A moi ? « Il parait … » répondis-je en croisant les bras avant de l’entraîner sur un nouveau sujet.

« Ça peut aller, c'est beaucoup de travail, surtout avec les examens qui arrivent. » Je hochais la tête, comprenant ce qu’elle voulait dire. S’il y avait bien un cursus à l’UMS dans lequel il fallait se donner à fond, c’était le nôtre. On ne pouvait pas se contenter du minimum à part si on avait quelques facilités. « Ce qui explique que j'ai besoin de ce parchemin. » Cette fois-ci, je laissais apparaître un sourire en coin. « T’es plutôt têtue toi … » reconnus-je en secouant la tête. « Je l’ai passé vendredi soir à Dave Johnson. Il est en 5ème année. Avec un peu de chance il doit encore l’avoir en sa possession. » Je ne devrais pas lui donner de tuyau, non. Ce serait trop simple. Mais Dave était un petit coriace et avant qu’elle ne l’obtienne de lui … « Tu devrais peut-être envisager de trouver un autre moyen d’obtenir les informations que tu cherches. » lui conseillais-je.

Je m’assis sur le tabouret et me rapprochais du cadavre alors que je lui demandais si elle avait eu l’occasion de se renseigner sur son stage à venir. Je l’entendis soupirer, comme ennuyée par cette conversation. « A dire vrai, je me concentre surtout les examens. » Je haussais les épaules. « Ce n’est pas une mauvaise idée. » dis-je en attrapant un bistouri en me penchant sur le corps. « Tout le monde veut aller à St Mangouste, personnellement j'aurais plus envie de faire mon stage dans un dispensaire, mais je n'ai pas encore de contact, je pensais m'en occuper en temps et en heure. »

Je haussais à nouveau les épaules. « Un dispensaire, c’est bien. » reconnus-je. « Mais tu ne pourras pas assister à beaucoup d’opérations. Tu peux peut-être varier. Faire tes 2 premières années au dispensaire, puis les 2 années suivantes dans un autre hôpital. Certains vont même jusqu’au Mage Hospital, à New-York. » Je ne regardais pas Tristelle, occupée à essayer de prélever un rein. C’était une opération délicate et jusque-là, je n’avais jamais réussi.

« Tu bosses où toi ? » me demanda-t-elle. « Sainte-Mangouste ! » déclarais-je fièrement. « Et tu as déjà une spécialité ? » Je secouais la tête. « Non. Quand je ferai ma 2ème année de résidence, je pourrais en choisir une. En attendant, je me contente de finir mes études, faire mon internat et on verra ensuite ! » Je haussais les épaules, comme me moquant bien de ce que l’avenir me réserverait. « Mais je dois avouer que la Neurologie m’a toujours impressionné … » Je soupirais alors que je venais de toucher un nerf qui ne fallait pas. Puis je tournais la tête vers Tristelle qui observait chacun de mes mouvements. « T’as déjà une idée de ce que tu veux faire toi ? » demandais-je, étonnée. Elle avait bien la gueule d’une parfaite intello qui aurait déjà tracé toute sa vie.

« Tu sais, tu n'as pas à faire ça. » Je fronçais les sourcils. « Comment ça ? » « J'imagine facilement que tu as du boulot et que tu n'as pas demandé à être marraine. Je suis un peu paumée sur pas mal de choses, mais je peux me débrouiller. Et c'est moi ou cet homme à un organe abîmé ? » Je fronçais un peu plus les sourcils – si c’était possible – et regardais l’organe qu’elle me désignait avant d’éclater de rire. « Tu parles de ça ? » dis-je en désignant l’organe de ma baguette. « Son rein est complètement foutu c’est clair. Je voulais essayer de le prélever pour mieux l’observer. » Je reposais ma baguette et mon bistouri sur le côté et me frottais les mains.

« Et oui, je n’ai pas demandé à être marraine. » repris-je en prenant un kit de couture pour essayer de refermer la plaie. « Mais tu es là, et tu as besoin d’aide, alors, je peux toujours essayer de me rattraper. » Je relevais la tête vers elle, croisant son regard. « A moins que tu veuilles aller affronter Dave toute seule ? Je t’avertis, il est sacrément têtu. J’veux dire : encore plus que toi. » Je laissais un sourire en coin apparaître sur mes lèvres alors que je refermais progressivement la plaie à l’aide de ma baguette.

« Tu as l’air de bien t’y connaître déjà en Médicomagie. Tu as un parent qui travaille dans ce domaine ? » demandais-je.

En quelques minutes, j’avais fini par refermer la plaie même si ce n’était pas très joli. J’abandonnais le corps et me relevais pour m’approcher des lavabos dans le fond de la classe. Je passais mes mains sous l’eau, me les frottant bien pour faire partir le sang séché et l’odeur des organes en décomposition. « Bon, et parle-moi de toi, que je te connaisse un peu mieux. » Je haussais les épaules. « On peut essayer de faire les choses bien même si en général je finis toujours par tout foutre en l’air. » Je riais à moitié, parce que je savais qu’une part de vérité se cachait là.
:copyright:️️ YOU_COMPLETE_MESS

_________________


« Alors, tu es tombée amoureuse ?
- Malheureusement, chère madame, je reste moi-même mon seul véritable amour.
- Au moins, tu ne risques pas d'être éconduite, Emily Evans.
- Pas forcément. Je m'envoie balader de temps en temps, histoire d'entretenir la flamme. »

descriptionLes humbles régneront peut-être un jour sur le monde ; en attendant, il appartient aux vaniteux EmptyRe: Les humbles régneront peut-être un jour sur le monde ; en attendant, il appartient aux vaniteux

more_horiz
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum