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RPG Harry Potter

In RPG, nous sommes en Janvier 2022.

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Les humbles régneront peut-être un

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Mardi 7 décembre 2021

La sonnerie retentit, annonçant la fin du cours. Mes camarades se levèrent d’un même bond, pressés d’aller réviser quelques notions supplémentaires au Scitis ou chez eux. Pour ma part, je décidais de rester sur place. Les salles de classe étaient heureusement à la disposition des élèves et j’avais besoin de m’entraîner ici.

Depuis un an, je me la coulais douce. Et désormais, j’avais du retard. Je m’en étais déjà rendue compte avec mes examens de fin de 3ème année. Si j’avais eu ma Licence, j’étais tout de même passée très juste. Et le niveau s’était réhaussé à nouveau en ce début d’année. J’avais parlé plusieurs fois avec Christian Ollivander de ce que je voulais faire plus tard. J’avais toujours eu l’ambition d’être une Médicomage du terrain mais le nombre d’études m’avait effrayé. Pourtant, si je m’arrêtais là, je n’aurai que le niveau pour exercer en tant que Psychomage, et ce n’était pas le métier pour lequel j’étais faite. Alors, oui, il était vrai que je savais me montrer professionnelle et que depuis ma rencontre avec Rowan, j’avais fait de nombreux efforts sur mon contrôle. J’avais d’ailleurs pu recevoir deux autres runes depuis mars et je les portais avec fierté. C’était d’ailleurs aussi grâce à elles que je me sentais changée.

Oh je garderai toujours mon caractère de dominante, chieuse et légèrement égoïste, mais je sentais aussi que je grandissais, que je mûrissais. Mon désir de vengeance avait fini par s’atténuer avec le temps et surtout depuis que j’avais retrouvé May puis Damian. Avec James aussi, je sentais que les choses changeaient entre nous. Je l’appelais parfois encore le gamin, mais ce n’était clairement pas un gamin. Rien que physiquement, il me dépassait d’une bonne tête et avait pris de la masse au cours de l’année dernière. Il était aussi acharné que moi et je savais que la mort de son père l’avait fait grandir plus vite que ses autres camarades. J’étais forcé de reconnaître que nous avions de nombreux points en communs et que … peut-être qu’il me plaisait à quelque part. J’avais du mal à l’envisager car j’avais ma fierté et je ne voulais pas lui montrer qu’effectivement, je risquais d’être une nouvelle fille sur son tableau de chasse. Car je ne voulais pas seulement être un trophée de plus. Je voulais être au sommet, celle qu’il garderait précieusement, celle qu’il chouchouterait, sa partenaire en toutes circonstances.

Je travaillais depuis déjà dix minutes sur un cadavre humain quand la porte de la salle de classe s’ouvrit. Je plissais les yeux mais reconnus rapidement Tristelle Arden. Au début de l’année, on m’avait attribué Tristelle comme filleule. Oh rien de bien sérieux, c’était juste ce système de parrainage où on guidait les 1ères années dans les premières semaines à l’université. Et … je devais avouer que je n’avais pas du tout palier à mes fonctions. Pourtant, quand elle me vit, c’était bien moi qu’elle cherchait. Je reposais mes instruments et la regardais arriver vers moi.

« Je sais qui tu es. » lui répondis-je alors qu’elle se présentait à moi. « Qu’est-ce que tu veux ? » Bon, une nouvelle fois, j’étais agressive. Je n’arrivais pas à me montrer agréable et avenante envers des personnes que je rencontrais, c’était tout. Je soufflais et me décidais à montrer un visage plus accueillant alors qu’elle posait ses livres sur ma table. Elle observait le corps d’une manière un peu étrange. Surement qu’en 1ère année, elle ne devait disséquer que des cadavres de souris, voire de cochons. Le visage du cadavre était couvert d’une couverture, afin de protéger son anonymat. Et puis c’était plus facile quand on ne voyait pas le visage d’ouvrir ses entrailles.

« J’étais … en train de m’entraîner. » lui indiquais-je, en tordant la bouche, essayant de comprendre pourquoi elle était là. « Tu … t’adaptes bien à l’UMS ? » lui demandais-je. La 1ère année n’était pas évidente, surtout quand on empruntait le cursus de Médicomagie. J’observais ces livres. Elle semblait partie pour des révisions. Il faudrait que moi aussi, je m’attèle un peu plus à la théorie. « Tu as commencé à te renseigner pour ton stage de l’an prochain ? » lui demandais-je en l’invitant à s’asseoir sur un tabouret alors que j’en faisais de même.
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« Alors, tu es tombée amoureuse ?
- Malheureusement, chère madame, je reste moi-même mon seul véritable amour.
- Au moins, tu ne risques pas d'être éconduite, Emily Evans.
- Pas forcément. Je m'envoie balader de temps en temps, histoire d'entretenir la flamme. »

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Emily Evans & Tristelle Arden
L'anniversaire de Stephen s'est bien passé, j'ai réussi à ne pas commettre d'impairs. Les examens intermédiaires arrivent et j'ai travaillé d'arrache-pied pour les réussir. C'est compliqué, c'est de l'organisation, mais pour l'instant, j'arrive à maintenir le cap. Sauf que là, je suis devant une impasse. J'ai eu beau demander à Daniel et à Amber, personne ne peut me répondre... Jusqu'à cette phrase magnifique : “pourquoi tu ne demandes pas à ta marraine?” Ma marraine... Vaste sujet que celui-là. En septembre, à la rentrée, chaque nouvel étudiant s'est vu assigné un parrain ou une marraine pour le guider dans les différentes étapes de cette première année universitaire. Si je connais le nom de la mienne, Emily Evans, elle est en revanche aux abonnés absents. Oh, non qu'elle ne vienne pas à l'UMS, je l'ai déjà vue, je sais à quoi elle ressemble. Mais je crois qu'elle se fiche de son rôle comme de sa première bavboule. Malheureusement, aujourd'hui, j'ai besoin d'elle, alors j'ai demandé à droite et à gauche aux différents étudiants en médicomagie s'ils l'avaient vue, et certains m'ont désigné des salles de classe.

En traversant les couloirs, j'entends quelques murmures sur mon passage, quelques regards aussi. Stephen dit qu'ils finiront par se lasser et passer à autre chose... j'ai hâte. Je pousse la porte d'une salle de cours et la parcours du regard. Ah, elle est bien là... Occupée sur un cadavre. Dire qu'on y aura bientôt droit... Je m'approche alors.

“Bonjour, je suis Tris. Tristelle Arden ta...
- Je sais qui tu es. »

J'étais en droit d'en douter non ? Sèchement, elle me demande ce que je veux. Bien... Au moins, on peut dire qu'elle ne cache pas les choses, elle n'a pas du tout envie d'assumer son rôle, ok, c'est noté, mais là, j'ai quand même besoin de son aide. Je pose mes livres lourdement sur la table de dissection. Je plisse toutefois le nez, à cause de l'odeur. Ce n'est tout de même pas très ragoutant, j'admets que je ne suis pas pressée d'en arrivée là, à disséquer. J'aime soignée, mais l'intérieur d'un corps...  Oui, j'imagine bien qu'elle s'entraine, qu'elle ne fait pas cela pour le plaisir... du moins j'espère.

“On a un examen dans une semaine, et j'ai besoin d'un parchemin qui ne se trouve pas au Scitis. Il parait qu'il passe de mains en mains entre certains étudiants des années supérieures.”

Je ne repartirai pas d'ici sans plus d'info sur ce livre. Il parait que c'est une sorte de bizutage, ça les amuse de mettre les étudiants de première année en panique en planquant ce manuscrit. Mais moi, ça ne m'amuse pas, je prends mes études très au sérieux, j'ai une bourse qui dépend aussi de mes résultats.

« Tu … t’adaptes bien à l’UMS ?
- ça peut aller, c'est beaucoup de travail, surtout avec les examens qui arrivent. Ce qui explique que j'ai besoin de ce parchemin.”

Pour le reste, oui, ça va. J'ai des amis, on n'a plus à se cacher avec Stephen, oui, je crois bien que ça va, que je m'adapte, même si j'angoisse à cause des examens.

« Tu as commencé à te renseigner pour ton stage de l’an prochain ? »

C'est sérieux ? C'est maintenant qu'elle se décide à jouer son rôle de marraine ? Je soupire en m'asseyant quand je comprends qu'elle mène le jeu et que je n'échapperai pas à cette discussion. On n'est qu'en décembre, pourquoi tout le monde s'inquiète déjà de l'an prochain ?

“A dire vrai, je me concentre surtout les examens. Tout le monde veut aller à St Mangouste, personnellement j'aurais plus envie de faire mon stage dans un dispensaire, mais je n'ai pas encore de contact, je pensais m'en occuper en tant et en heure.”

J'ai tout un tas de raisons de ne pas tenir absolument à aller à Ste Mangouste. La plupart des chefs de services sont des Sangs-Purs qui me refuseront d'office, ou alors qui m'accepteront juste pour faire plaisir à Stephen et ça, c'est hors de question. Et puis dans un dispensaire, on soigne tout le monde, peu importe la richesse, le statut social ou la qualité du sang.

“Tu bosses où toi ? Et tu as déjà une spécialité ?”

Je me demande bien dans quelle branche de la médicomagie elle compte aller.

“Tu sais, tu n'as pas à faire ça. J'imagine facilement que tu as du boulot et que tu n'as pas demandé à être marraine. Je suis un peu paumée sur pas mal de choses, mais je peux me débrouiller. Et c'est moi ou cet homme à un organe abîmé ?”

Je me penche un peu sur le cadavre qui ne présente pas superbement.

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Mardi 7 décembre 2021

La jeune femme releva les yeux vers moi. « On a un examen dans une semaine, et j'ai besoin d'un parchemin qui ne se trouve pas au Scitis. » commença-t-elle d’un ton sans appel. « Il parait qu'il passe de mains en mains entre certains étudiants des années supérieures. » Je ne laissais aucun sourire apparaître sur mon visage, bien que je souhaitais me moquer. Ce petit jeu amusait toujours les étudiants en Médicomagie. Mais Tristelle ne voulait pas en passer par là et envisageait de prendre des raccourcis. Pour qui se prenait-elle ? Se pensait-elle supérieure à nous ? A moi ? « Il parait … » répondis-je en croisant les bras avant de l’entraîner sur un nouveau sujet.

« Ça peut aller, c'est beaucoup de travail, surtout avec les examens qui arrivent. » Je hochais la tête, comprenant ce qu’elle voulait dire. S’il y avait bien un cursus à l’UMS dans lequel il fallait se donner à fond, c’était le nôtre. On ne pouvait pas se contenter du minimum à part si on avait quelques facilités. « Ce qui explique que j'ai besoin de ce parchemin. » Cette fois-ci, je laissais apparaître un sourire en coin. « T’es plutôt têtue toi … » reconnus-je en secouant la tête. « Je l’ai passé vendredi soir à Dave Johnson. Il est en 5ème année. Avec un peu de chance il doit encore l’avoir en sa possession. » Je ne devrais pas lui donner de tuyau, non. Ce serait trop simple. Mais Dave était un petit coriace et avant qu’elle ne l’obtienne de lui … « Tu devrais peut-être envisager de trouver un autre moyen d’obtenir les informations que tu cherches. » lui conseillais-je.

Je m’assis sur le tabouret et me rapprochais du cadavre alors que je lui demandais si elle avait eu l’occasion de se renseigner sur son stage à venir. Je l’entendis soupirer, comme ennuyée par cette conversation. « A dire vrai, je me concentre surtout les examens. » Je haussais les épaules. « Ce n’est pas une mauvaise idée. » dis-je en attrapant un bistouri en me penchant sur le corps. « Tout le monde veut aller à St Mangouste, personnellement j'aurais plus envie de faire mon stage dans un dispensaire, mais je n'ai pas encore de contact, je pensais m'en occuper en temps et en heure. »

Je haussais à nouveau les épaules. « Un dispensaire, c’est bien. » reconnus-je. « Mais tu ne pourras pas assister à beaucoup d’opérations. Tu peux peut-être varier. Faire tes 2 premières années au dispensaire, puis les 2 années suivantes dans un autre hôpital. Certains vont même jusqu’au Mage Hospital, à New-York. » Je ne regardais pas Tristelle, occupée à essayer de prélever un rein. C’était une opération délicate et jusque-là, je n’avais jamais réussi.

« Tu bosses où toi ? » me demanda-t-elle. « Sainte-Mangouste ! » déclarais-je fièrement. « Et tu as déjà une spécialité ? » Je secouais la tête. « Non. Quand je ferai ma 2ème année de résidence, je pourrais en choisir une. En attendant, je me contente de finir mes études, faire mon internat et on verra ensuite ! » Je haussais les épaules, comme me moquant bien de ce que l’avenir me réserverait. « Mais je dois avouer que la Neurologie m’a toujours impressionné … » Je soupirais alors que je venais de toucher un nerf qui ne fallait pas. Puis je tournais la tête vers Tristelle qui observait chacun de mes mouvements. « T’as déjà une idée de ce que tu veux faire toi ? » demandais-je, étonnée. Elle avait bien la gueule d’une parfaite intello qui aurait déjà tracé toute sa vie.

« Tu sais, tu n'as pas à faire ça. » Je fronçais les sourcils. « Comment ça ? » « J'imagine facilement que tu as du boulot et que tu n'as pas demandé à être marraine. Je suis un peu paumée sur pas mal de choses, mais je peux me débrouiller. Et c'est moi ou cet homme à un organe abîmé ? » Je fronçais un peu plus les sourcils – si c’était possible – et regardais l’organe qu’elle me désignait avant d’éclater de rire. « Tu parles de ça ? » dis-je en désignant l’organe de ma baguette. « Son rein est complètement foutu c’est clair. Je voulais essayer de le prélever pour mieux l’observer. » Je reposais ma baguette et mon bistouri sur le côté et me frottais les mains.

« Et oui, je n’ai pas demandé à être marraine. » repris-je en prenant un kit de couture pour essayer de refermer la plaie. « Mais tu es là, et tu as besoin d’aide, alors, je peux toujours essayer de me rattraper. » Je relevais la tête vers elle, croisant son regard. « A moins que tu veuilles aller affronter Dave toute seule ? Je t’avertis, il est sacrément têtu. J’veux dire : encore plus que toi. » Je laissais un sourire en coin apparaître sur mes lèvres alors que je refermais progressivement la plaie à l’aide de ma baguette.

« Tu as l’air de bien t’y connaître déjà en Médicomagie. Tu as un parent qui travaille dans ce domaine ? » demandais-je.

En quelques minutes, j’avais fini par refermer la plaie même si ce n’était pas très joli. J’abandonnais le corps et me relevais pour m’approcher des lavabos dans le fond de la classe. Je passais mes mains sous l’eau, me les frottant bien pour faire partir le sang séché et l’odeur des organes en décomposition. « Bon, et parle-moi de toi, que je te connaisse un peu mieux. » Je haussais les épaules. « On peut essayer de faire les choses bien même si en général je finis toujours par tout foutre en l’air. » Je riais à moitié, parce que je savais qu’une part de vérité se cachait là.
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« Alors, tu es tombée amoureuse ?
- Malheureusement, chère madame, je reste moi-même mon seul véritable amour.
- Au moins, tu ne risques pas d'être éconduite, Emily Evans.
- Pas forcément. Je m'envoie balader de temps en temps, histoire d'entretenir la flamme. »

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Emily Evans & Tristelle Arden
Dave Johnson... Qui est Dave Johnson ? Est-ce que je vais vraiment encore passer mon temps à courir ? C'est si compliqué de mettre un parchemin à disposition de tous ou c'est si drole de faire galérer tout le monde ? En tout cas, je vois qu'Emily n'est pas du tout décidée à m'aider, je ne comprends vraiment pas ce qu'ils cherchent tous. J'ai compris, je me débrouillerai, mais je veux vraiment réussir ces examens !

Bon, meme si elle n'est pas décidée à m'aider, elle semble toutefois investie de la mission de me conseiller. Je l'écoute, un peu malgré moi. Après tout, elle est plus avancée que moi dans le cursus, alors, que je l'apprécie ou non, je dois bien admettre qu'elle doit connaître deux ou trois petites choses. Elle évoque l'idée de faire deux ans en dispensaire et deux ans en hôpital. Hum... C'est effectivement une idée, mais il y a déjà des rumeurs sur les sales coups que se font les étudiants de seconde année pour obtenir un stage dans les plus prestigieux services de Sainte-Mangouste ou justement du Mage Hospital. Typiquement le genre de mentalité que je n'apprécie pas. Néanmoins, elle a raison sur le fait que je ne serai pas entrainée à la chirurgie au dispensaire.

« C'est à voir en effet. Et puis ce serait bien d'apporter un peu de variété dans ces hôpitaux. »

Je sais que beaucoup de chefs de services sont issus soit des familles sacrées soit des familles au sommet de la hierarchie financière. Une née-moldue boursière, ça pourrait déplaire. D'ailleurs, j'en profite pour lui demander ce qu'elle fait, elle, comme stage. Sainte-Mangouste, tiens donc ? Ils commencent peut-etre à s'ouvrir finalement. C'est étonnant, qu'on m'ait assignée à Emily. Nous ne sommes pas du tout pareil.

« La neurologie ? J'avoue que c'est une branche qui ne m'a jamais attirée. 
- T’as déjà une idée de ce que tu veux faire toi ?
- Certainement de la médecine générale. J'aime bien ce que j'apprends en chirurgie cependant... »

A dire vrai, je veux seulement pouvoir soigner tout le monde, indifféremment de la condition sociale. Les pauvres comme les riches. Les Nés-Moldus comme les cracmols comme les sangs-melés, comme les sangs-purs. Après tout, on finit tous comme ce pauvre corps qui sert de cobaye à Emily et qui a un rein dans un état absolument déplorable...

« Mais tu es là, et tu as besoin d’aide, alors, je peux toujours essayer de me rattraper. »

Elle est sérieuse là ?

« A moins que tu veuilles aller affronter Dave toute seule ? Je t’avertis, il est sacrément têtu. J’veux dire : encore plus que toi.
- C'est qui exactement ce Dave ? , lui demandé-je, commençant à etre un peu inquiète... Et le fait qu'elle ne réponde pas ne fais qu'augmenter mon appréhension.
- Tu as l’air de bien t’y connaître déjà en Médicomagie. Tu as un parent qui travaille dans ce domaine ?  
- Oula, non, pas du tout en fait, ou peut-etre des parents très éloignés. Je crois que ça m'a toujours plu en fait, et je lis énormément alors j'ai déjà dévoré beaucoup d'ouvrages théoriques. »

J'observe les gestes d'Emily. La vraie pratique n'est pas pour tout de suite dans mon cas, mais l'observation et la répétition presque mécanique de la gestuelle sera bientôt mon quotidien. Lorsqu'elle se lève pour aller se laver la main, j'imagine aisément qu'elle va mettre un terme à notre discussion... Etonnamment il n'en est rien. Au contraire, elle... elle veut qu'on parle ? Je fronce les sourcils à mon tour.

« Et tu veux etre neurologue alors que tu fous tout en l'air ? - je lève les mains avant qu'elle n'ouvre la bouche – C'est une plaisanterie, d'accord ? Eh bien qu'est-ce que je peux dire que tu ne saches pas déjà ? Je suis née et j'ai grandi à Manchester avant d'entrer à Poudlard. Le Choixpeau m'a envoyée à Serdaigles. J'ai eu mes buses et aspics et j'ai eu la chance de recevoir une bourse pour venir étudier ici. »

Et même si je n'ai plus à payer de loyer, je refuse qu'il finance mes études. J'ai eu cette bourse, ce qui veut dire que le Directeur a cru en moi, et je veux m'en montrer digne. D'où aussi le fait que je tienne tant à trouver ce parchemin ! Mais pour l'heure, je ne peux pas grand chose.

« Il y a autre chose que tu veux savoir? Et toi, comment tu as atterri en médicomagie ? Tu vis sur le campus ? »

Puisqu'on est là, elle a raison, autant essayer d'en apprendre davantage l'une sur l'autre.

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Mardi 7 décembre 2021

« Et tu veux être neurologue alors que tu fous tout en l'air ? » me demanda-t-elle. Je tournais la tête vers elle. Elle se foutait de moi ou bien ? « C'est une plaisanterie, d'accord ? » Je hochais lentement la tête. « Humm … D’accord. J’savais pas que tu pratiquais aussi le sarcasme, mais c’est bon à savoir. » notais-je. Elle avait peut-être l’allure d’une intello, mais elle réservait sans doute des tas de surprise. « Eh bien qu'est-ce que je peux dire que tu ne saches pas déjà ? Je suis née et j'ai grandi à Manchester avant d'entrer à Poudlard. Le Choixpeau m'a envoyée à Serdaigle. J'ai eu mes buses et aspics et j'ai eu la chance de recevoir une bourse pour venir étudier ici. »

Je hochais la tête. « Manchester ?! Je suis de Liverpool ! » dis-je avec joie, en constatant que nous n’habitions qu’à une heure en voiture - moyen de transport moldu - l’une de l’autre. Quand on savait que la plupart venait de tous les coins du Royaume-Uni, nous étions finalement assez proches. En revanche, je tiquais légèrement à la mention de Serdaigle. Etant une grande tête brûlée, j’étais une fière Gryffondor, et je n’avais jamais aimé le calme et la sagesse des Serdaigles. Trop ennuyants à mon goût.

« Félicitations pour ta bourse ! » dis-je avec un demi-sourire en essuyant mes mains. Moi, je n’en avais pas eu besoin : bah non, papa et maman étaient suffisamment blindés pour tout nous payer. Et depuis que maman n’était plus, papa essayait de se racheter comme il pouvait. Et comme l’affection c’était pas son truc, bah il restait plus que l’argent …

« Il y a autre chose que tu veux savoir ? » me demanda-t-elle alors que je récupérai ma baguette et mon sac de cours. « Tu vis où ? Estudines ? Petit appart’ près d’ici ? » demandais-je. Avec ses bourses, elle ne devait pas être bien loin. Et comme Londres était à une petite demi-heure de l’UMS … « Et toi, comment tu as atterri en médicomagie ? » Je haussais les épaules. « Oh bah ça … je me le demande encore ! » me moquais-je avant de balancer mon sac sur l’épaule.

Je l’entraînais avec moi hors de l’infirmerie, à la recherche du dénommé Dave. « En vérité, j’avais quelques facilités en Botaniques et Sortilèges. On m’a conseillé de partir en Médicomagie … et je m’en sors pas si mal depuis 4 ans. Je n’ai eu guère de vie sociale pendant 3 ans mais je commence à me dégager du temps au final. » Je haussais à nouveau les épaules. « Tu vis sur le campus ? » Je secouais la tête. « J’ai un petit studio sur Londres avec une amie. J’ai vécu deux ans aux Estudines avant de me prendre un petit truc. » expliquais-je.

« Bon … alors où peut bien se trouver Dave ? » m’interrogeais-je à haute voix. « Le connaissant, il doit surement être à cette heure-ci au Barberus Bragge. Viens, suis-moi ! » J’attrapais sa main et, arrivée à l’Agora, je nous fis transplaner dans le petit pub. Un fantôme, surpris par notre transplanage express, nous poussa une Beuglante. « Oh la ferme ! » lui dis-je en ayant déjà repéré notre Dave. Il était en compagnie de sa bande de potes, 3 autres garçons qui faisaient Médicomagie et 2 qui étaient en Protection Magique. « Salut les mecs ! » dis-je en avançant vers la table, sûre de moi. « Tiens, Evans ! Tu fais du baby-sitting ? » se moqua Dave en avisant Tristelle à côté de moi.

Dave n’était pas un mauvais garçon. Bon bien sûr, il imposait. Il avait la peau noire, des yeux sombres et il impressionnait avec ses 1m92. Mais une fois qu’on le connaissait, il pouvait se révéler utile. « Pas exactement. » dis-je avec néanmoins un sourire en coin. « En faites, on aimerait récupérer le Manuel d’Herbolomagie Experte. » expliquais-je. Dave ricana et regarda ses potes qui se joignirent à lui. « Sauf que j’l’ai plus. » Je fronçais les sourcils. « Ah ouais ? Tu l’as passé à qui ? » J’ignorais le soupir agacé de Tristelle derrière moi. Dave en revanche s’en moqua. « Pourquoi ça t’intéresse ? C’est pour la bleue ? » Je ne jetais même pas un coup d’œil à Tris. « Pourquoi ça t’intéresse ? » repris-je. Ses potes se mirent à rire mais Dave ne se dégonfla pas. Il se tourna vers Tristelle. « C’est vrai, pour Nott et toi ? » Je fronçais les sourcils. « De quoi tu parles ? » « T’es pas au courant ? Le fils à papa Nott, le riche, l’héritier, le brillant Sang-Pur. Il est avec cette Née-Moldue. » Toute la table s’esclaffa.

A nouveau, je ne regardais pas Tristelle quand je répondis : « Et alors ? En quoi les histoires d’amour des autres vous intéressent maintenant ? A moins que vous étiez peut-être candidats pour épouser Stephen, c’est ça ? » L’un des garçons secoua la tête, comme choqué qu’on puisse le considérer comme gay. Certaines mentalités avaient vraiment besoin d’évoluer. « Et je te prierai d’avoir un peu plus de considération pour les Nés-Moldus, Dave. Car même si tu n’en es pas un, tu ferais mieux de ne pas faire tant le malin en sachant d’où tu sors. » Cette phrase eut le mérite de fermer le clapet de Dave qui me regarda, interdit, comme craignait que j’en dise plus. « Où est le manuel ? » répétais-je. Il secoua la tête avec un soupir.

« Depuis quand tu rends service aux autres, Evans ? » me demanda l’un de ses potes. « Depuis que j’ai compris qu’être conne comme vous ça ne me plairait pas. » L’un des garçons en Protection Magique se releva brusquement. « Attention ! On t’a pas insulté donc tu vas redescendre d’un cran ma grande. » Je le défiais du regard, bien loin d’être impressionnée. J’étais comme ça, une tête brûlée. Je détestais me faire dominer. J’aimais contrôler les choses, j’aimais me battre, j’aimais la compétition. Je sortis ma baguette pour montrer que j’étais prête à engager le duel s’il le souhaitait. « C’est bon John. » répliqua finalement Dave en incitant son pote à se rasseoir. « Je l’ai laissé au Scitis dans le rayon du Sports. Maria doit le récupérer dans un quart d’heure normalement. » m’indiqua-t-il.

« J’espère pour toi que c’est la vérité. » dis-je en agitant ma baguette sous son nez avant d’attraper à nouveau Tris par le bras et de transplaner dans l’Agora de l’UMS. « Bon, tu sais où il est maintenant. » dis-je en évitant de croiser son regard. Pourquoi ça me choquait ? Je l’avais aidé, c’était tout. Même si je n’écoutais jamais les rumeurs parlant de Sang-Pur, d’histoires d’amour. Je trouvais ça trop nian-nian. Mais jamais je n’aurai pensé qu’une intello comme elle vivait ce genre de choses. Elle me surprenait de plus en plus, je devais l’avouer. Et elle était une Née-Moldue, comme moi. Je la retins par le bras avant qu’elle ne parte. « Tu l’aimes ? » demandais-je. Je ne savais pas pourquoi, mais la question était sortie toute seule.

Après cette réponse qui me laissait … pensive, j’ajoutais seulement : « On pourrait se revoir. Enfin, si t’en as envie ? Je sais que j’ai pas été super comme marraine jusqu’à présent, mais … j’aimerais bien me rattraper. » Après tout, je l’avais mal jugé. Peut-être qu’il était temps d’arrêter de se fermer comme je l’avais fait si souvent et ouvrir mon cœur à de nouvelles rencontres ?
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« Alors, tu es tombée amoureuse ?
- Malheureusement, chère madame, je reste moi-même mon seul véritable amour.
- Au moins, tu ne risques pas d'être éconduite, Emily Evans.
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Emily Evans & Tristelle Arden
Liverpool – Manchester, à croire que les deux petites nées-moldues se sont plutôt bien trouvées.

« J'ai habité quelques temps aux Estudines, mais comme ma colocataire est partie faire ses études à l'étranger, j'ai emménagé en ville. J'ai passé mon permis de transplanage, comme ça, aucun souci pour arriver à l'heure. »

Ce qui a un peu précipité mon installation avec Stephen, il faut bien l'admettre. Néanmoins, nous avons vite trouvé notre équilibre, les vacances d'été nous ont plutôt bien préparés. Finalement, Emily semble s'être décidée à m'aider. Je n'y croyais pas, mais pourtant, elle m'entraine hors de l'infirmerie, non sans se confier un peu sur sa vie. C'est vraiment un drôle de personnage... Et en moins de temps qu'il n'en faut pour dire Okulus reparo, nous voilà déjà hors du campus. Je sursaute en même temps que le fantôme et baragouine un « désolée », alors qu'Emily a déjà Dave en ligne de mire.

« Tiens, Evans ! Tu fais du baby-sitting ? »

Je fronce les sourcils. Ça commence bien ! C'est écrit sur mon front que je suis une première année, c'est ça ? Et pour couronner le tout, monsieur ne semble absolument pas décidé  m'aider. Voilà qu'il prétend ne plus avoir le manuel. Je soupire, ça les amuse réellement ce petit jeu ? Ils se vengent de leur première année, c'est ça ?

« C’est vrai, pour Nott et toi ? »

Alors ça, je ne m'y attendais pas. Je croise les bras, agacée. Ça fait des jours que ce manège continue. Ils ne peuvent pas passer à autre chose ?

« De quoi tu parles ?
- T’es pas au courant ? Le fils à papa Nott, le riche, l’héritier, le brillant Sang-Pur. Il est avec cette Née-Moldue. »

Je rougis sous leurs rires. Mais alors que j'ouvre la bouche pour répliquer, Emily me devance... Et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'elle a le chic pour leur rabaisser le caquet. Alors là, je donnerais cher pour avoir un tel sens de la répartie. Et je sens que je vais en avoir besoin, entre les ennemis mais aussi les amis de Stephen et tous ceux qui se mêlent de ce qui ne les regarde pas... En tout cas, ça commence un peu à chauffer... à la base, je voulais seulement un manuel... J'ai un léger mouvement de recul quand elle brandit sa baguette. Sauf que ça marche, Dave finit par avouer où il a planqué le livre. Par Merlin, mais ils sont insupportables à faire ça, planquer les manuels dans les mauvais rayonnages pour qu'on ne les trouve pas ! A nouveau, pas le temps de répliquer qu'Emily me ramène déjà à l'Agora.

« Bon, tu sais où il est maintenant.
- Oui, je... merci. Bon... eh bien... je ne vais pas t'ennuyer plus longtemps. »

Je me tourne pour regagner le Scitis, mais à peine ai-je fait un pas qu'elle m'attrape le bras, me retenant encore quelques instants.

« Tu l’aimes ? »

Elle parle de Stephen, là, n'est-ce pas ? Le fils à papa Nott, le riche, l’héritier, le brillant Sang-Pur. Ça l'ennuie elle aussi ? A moins que...

« Tu le connais ? Je veux dire, est-ce que tu connais Le fils à papa Nott, le riche, l’héritier, le brillant Sang-Pur ou est-ce que tu connais Stephen Nott ? Parce que moi je connais les deux. Je l'aime oui. Je n'aime pas ce qu'il a pu faire ou dire par le passé, mais j'aime l'homme qu'il s'efforce d'être dans ce monde qui change. »

Je m'arrête et la regarde, ne sachant pas trop ce qu'elle attend, ce qu'elle pense.

« On pourrait se revoir. Enfin, si t’en as envie ? Je sais que j’ai pas été super comme marraine jusqu’à présent, mais … j’aimerais bien me rattraper.
- Je... Euh, oui, d'accord. On pourrait se prendre un verre vendredi ? Je te raconterai comment ça s'est passé les exams. »

Je ne m'attendais pas à avoir une marraine à la fin de cette journée. Une marraine, et le fameux manuel d'herbologie. Et je ne suis pas peu fière, en gagnant le Scitis et en trouvant le ivre. On ne peut pas dire qu'on soit nombreux, en première année, à l'avoir eu entre les mains.

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descriptionLes humbles régneront peut-être un jour sur le monde ; en attendant, il appartient aux vaniteux EmptyRe: Les humbles régneront peut-être un jour sur le monde ; en attendant, il appartient aux vaniteux

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