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RPG Harry Potter

In RPG, nous sommes en Février 2022.
Profitez bien des nouveautés ! Le récapitulatif est ici !

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La vie est soudainement beaucoup plus drôle lorsqu'on voit tout en doubleSamedi 8 janvier 2022J’étais glacé jusqu’aux os. Je crois bien que je ne me ferai jamais au climat de l’Angleterre, et j’avais décidé de m’y enterrer pour de bon. Qu’est-ce qui ne tournait pas rond, chez moi ? Pourquoi je refoutais les pieds ici, après ce qu’il s’était passé en décembre, hein ? D’un geste rageur, je débouche la flasque que je portes sur mon corps depuis que je suis monté dans cet avion. Au moins, l’alcool me réchauffait le corps, et me permettait de ne pas avoir les idées claires. Je ne veux pas réfléchir sur mon départ – un véritable coup de tête – ou sur ma famille. En fait, à la réflexion, je ne veux pas avoir à réfléchir sur quoi que ce soit. C’est beaucoup trop… douloureux. Presque autant que ce foutu tatouage gravé sur mon dos. Quelle idée j’avais eu, aussi, de me le faire faire alors que j’étais à moitié bourré… Enfin, tout ça n’a plus vraiment d’importance, maintenant. Je suis ici pour faire ma vie loin de chez moi, de mes parents et de tout leurs problèmes. Prendre un nouveau départ, quoi. Mais avant… avant, il faut absolument que j’aille boire quelque chose, au lieu de rester planté dans le froid et l’obscurité comme le dernier des imbécile !

Les bars de Londres… que de bons souvenirs. Emily, Adeline, Da… enfin, bref, j’ai rencontré pleins de filles, là-dedans. Et bien sûr, c’est dans un bar comme celui-ci où Bennett avait pris la meilleure cuite de sa vie. Pourquoi je pensais à ça, maintenant ? Même moi, je serai incapable de donner une réponse sincère. Je crois, oui, je crois que tout se mélange dans mon esprit. Je ne m’en plains pas vraiment : c’est ce que je veux. Oublier est devenu un des mes instincts aussi basiques que celui de vouloir boire, fumer ou me battre. Les habitudes, ça à la vie dure, et je sais très bien que je ne pourrais pas m’en débarrasser d’un claquement de doigt, que je devrai bosser dessus de toutes mes forces. Mais demain, je commencerai demain. Ce soir, je bois, même s’il n’est encore que 18 heure pétantes. En m’attablant au bar, je commande un Whisky Pur-Feu : les cocktails, c’est bon pour les fillettes qui sont trop fragiles pour supporter l’alcool. Je me tourne sur mon siège, histoire de garder un œil sur la porte, et sur qui allait rentrer au cours des prochaines heures. Qui sait, j’allais peut-être pas passer ma première nuit dans ce maudit pays tout seul dans mon lit ?

***

21h. J’étais assis à ce bar depuis presque trois heures, et tout allait bien. Je suis juste un peu plus avachie sur mon siège, mais il n’y a aucun autres dégâts à déclarer. Aucune fatigue, aucune prise de tête… et aucune fille aussi, malheureusement. Personne ne semble être à mon goût, ce soir. Je crois bien que je devrais me contenter des sentiments factices d’une travailleuse pour passer le temps. Dommage. D’un petit geste, je redemanda la même chose au serveur. J’ai payé d’avance, bien sûr, pour le rassurer. Mais cette demande m’a mis hors de moi : comme si j’allais me laisser aller au point d’oublier de régler l’addition. Je reste un Horiuchi, et un Horiuchi, ça paye toujours ses dettes, toujours. Je me retourne vers le gars qui vient d’arriver. Il a vraiment une gueule d’ange, avec ses cheveux soyeux, ses yeux clairs et son air franchement naïf qui a l’air comme gravé sur sa peau. Est-ce qu’il a le droit d’être là, au moins ? « Alors, on a fugué de chez Papa-Maman ? » Je lui souris, un peu ironique, en portant le verre à mes lèvres. « T’inquiètes, c’est pas moi qui te dénoncerai, mec. » Je lui tapote l’épaule, à l’angelot. Il a l’air un peu trop sobre. Ou alors c’est moi qui suis vraiment déchiré ? Je me lève d’un pas mal assuré, pour me mettre face à lui. Je ne peux pas m’empêcher de sourire, intérieurement. J’ai connu pire, bien pire. Du moment que je suis encore debout, tout baigne. « C’est quoi, ton nom ? » Prendre un nouveau départ, c’est aussi se créer de nouveaux amis, hein ? Et quoi de mieux que de tailler une bavette autour d’un bon verre de… Tequila ? « Franchement, tu pourrais te respecter et ne pas boire ce tord-boyaux de buritos, mec. On prendra de l’absinthe. La bouteille ! » Je fais glisser les pièces dans la main du barman. Je suis peut-être bourré, mais je sais encore compter. « La Fée Verte, mon pote. Rien de mieux pour se payer une gueule de bois comme il faut. Crois-moi. » Avant qu’il ne puisse en placer une, je fais glisser son verre vers moi pour le descendre cul-sec. Jamais je n’aurai pensé que me brûler la gorge me fasse autant de bien. « Héhéhé, calme, mec. Je te paye ce que tu veux, ce soir. Mais tu dois goûter ça. » Je lui tends son verre, que je viens de remplir, avant de boire au goulot de la bouteille. Un verre, c’est assez pour lui. Mais pas pour moi. « Au fait, je m’appelle Daichi, ravi de te rencontrer ! »
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La vie est soudainement beaucoup plus drôle lorsqu'on voit tout en doubleSamedi 08 janvier 2022 Thomas ferma brusquement son bouquin et soupira. Il avait toute une série d’examens qui commençaient la semaine prochaine et il sentait déjà l’angoisse monter en lui. Clairement, il avait le sentiment que les résultats de ses épreuves montreraient si, oui ou non, il avait sa place en Médicomagie. Si il avait les capacités de réaliser son rêve. C’était stressant.

Il se leva de son bureau. Il était incapable de travailler plus ce soir. Il alla dans sa cuisine et se réchauffa des restes. En guise de dessert, il prit une bière. Mais en attrapant la bouteille, Thomas se rendit compte qu’il n’en avait pas plus envie que ça. En fait, il avait envie de quelque chose d’un peu plus fort. Et de sortir prendre l’air. Se vider la tête. Le jeune homme jeta son assiette vide dans son évier et alla dans sa chambre prendre sa veste. Boire un verre ou deux, pour favoriser l’arrivée du sommeil, rentrer, dormir, et réviser une nouvelle fois demain matin avant de profiter de son après-midi pour se détendre. Un bon programme, qui lui correspondait bien.

Thomas releva le col de son manteau. Il faisait froid sur le Chemin de Traverse. Quand il rentra dans le Chaudron Baveur, il soupira de soulagement en sentant la chaleur du lieu s’écraser sur son visage. Il se dirigea vers le bar. « Une tequila s’il vous plaît. » En attendant sa consommation, il retira son manteau, s’assit sur le tabouret et compta ses pièces. Puis le jeune homme attrapa son verre et remercia le serveur. Thomas fit lentement tourner le liquide dans son verre en essayant de ne pas penser à ses manuels sont son bureau.

« Alors, on a fugué de chez Papa-Maman ? » Thomas leva la tête. Il avait entendu cette voix beaucoup trop proche de lui pour qu’elle soit adressée à quelqu’un d’autre. Il tourna la tête vers sa droite. Le jeune homme vit un mec en train de lui parler. « T’inquiètes, c’est pas moi qui te dénoncerai, mec. » Thomas le vit lever le bras pour lui tapoter l’épaule. Selon ses yeux vitreux et la rougeur de ses joues, ce mec était bourré. Déjà. A 21 heures. Thomas tourna la tête pour regarder droit devant lui, pas forcément à l’aise avec les inconnus, et surtout avec les inconnus bourrés. « C’est bon je suis majeur. » Marmonna-t-il pour qu’il le lâche enfin. Mais sans succès, l’asiatique se leva, difficilement, pour se planter devant lui. Thomas leva les yeux et le regarda. « C’est quoi, ton nom ? » Le jeune homme soupira et attrapa son verre pour boire une première petite gorgée. Le liquide dans la gorge lui fit du bien et atténua le malaise qu’il ressentait depuis que ce type lui avait parlé. « Thomas. » Répondit-il sobrement. Pourquoi continuait-il de lui répondre ? Ce n’est pas comme ça qu’il allait s’en débarrasser. « Franchement, tu pourrais te respecter et ne pas boire ce tord-boyaux de buritos, mec. On prendra de l’absinthe. La bouteille ! » Thomas fronça les sourcils en le voyant payer une nouvelle bouteille. Ce type était fou, ou juste bourré ? Les deux peut-être. Il soupira et commença à dire : « Franchement, je pense pas que ce soit une bonne idée pour toi de reboire une nouvelle fois… » Un jour, il faudra qu’il arrête de se soucier des gens. Et de toute façon, ce taré s’en foutait, il venait de lui couper la parole pour continuer à délirer : « La Fée Verte, mon pote. Rien de mieux pour se payer une gueule de bois comme il faut. Crois-moi. » Thomas grogna et tendit la main pour attraper son verre, histoire de se donner du courage liquide. Mais pile à ce moment, le dingue l’attrapa et but la téquila cul sec. Ouais, la boisson qu’il ne fallait pas boire pour se respecter. Douce ironie. Thomas fronça les sourcils, agacé par son attitude, la fatigue n’aidant pas. « Bon sang, mais t’es complètement malade ! Faut te faire soigner ! » Et clairement, Thomas n’avait pas assez de patience et d’énergie pour remplir ce rôle. « Héhéhé, calme, mec. Je te paye ce que tu veux, ce soir. Mais tu dois goûter ça. » Thomas le vit remplir son verre et le glisser pour lui. Il n’avait jamais goûté à ça. Quand il regarda de nouveau le barge, il était en train de boire à la bouteille. « Au fait, je m’appelle Daichi, ravi de te rencontrer ! » Oh, le dingue avait donc un nom. Thomas leva on verre et sentit l’odeur de l’absinthe, en marmonnant : « Super. Enchanté. » Bon. Après tout, il était venu pour boire un coup et se détendre. Il attrapa son verre et le but d’un coup. Il faillit s’étrangler et essaya de se retenir de tousser. Bon sang, ce truc était plus fort que tout ce qu’il avait bu dans sa vie. Mais c’était bon, tout compte fait. Alors que Thomas leva les yeux vers Daichi pour lui demander ce qu’il foutait seul et bourré dans ce bar, il le vit attraper de nouveau la bouteille pour boire. « Oh non, non, non ! » Thomas se redressa pour lui prendre la bouteille. Il eut une seconde d’hésitation et reremplit son verre. Histoire d’avoir du courage liquide. « T’as déjà beaucoup bu je trouve, et t’as l’air d’être tout seul. Je veux pas que tu ais des problèmes. Et je ne veux pas en avoir. » Il reposa la bouteille près de lui et attrapa son verre.
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La vie est soudainement beaucoup plus drôle lorsqu'on voit tout en doubleSamedi 8 janvier 2022

Le petit n’a pas l’air vraiment réceptif. Nan, ne me dites pas que j’ai tapé en plein dans le mile ? C’est encore un mineur, c’est ça, la blague ? « C’est bon je suis majeur. » Ah, bon, je me suis trompé. Tant pis ! Si il est majeur, j’aurai encore moins de scrupule à m’amuser avec lui. Entre adultes responsables, on ne risquait rien, n’est-ce pas ? Je fronces les sourcils lorsqu’il hausse un peu trop le ton à mon goût. Je sais très bien ce que je peux faire, ou pas, et je connais très bien ma limite. Alors ses conseils comme quoi je ne devrais pas boire, je m’en carre bien. C’est pas un gamin qui vient d’atteindre sa majorité depuis quelques mois qui va me dire comment me beurrer bien comme il faut. Thomas arrête de me les briser menues lorsque je lui promets de lui payer ce qu’il veut. Aaaaah, je vois que monsieur sobre n’est pas incorruptible… ! Ça me plaît mieux. Je tape sur l’épaule de Thomas, en profitant pour l’utiliser comme un pilier. Je crois que je tangue un peu trop pour paraître complètement crédible, mais qu’est-ce que j’en ai à faire ? Si je n’ai pas ma place dans la vie de mon père, et bien tant pis ! Miki ? Est-ce que c’est ma faute si elle fait sa petite crise d’ado maintenant ? Bah non ! J’ai un petit rire en regardant le gosse qui boit d’un trait son verre d’absinthe. Comme attendu, il s’étrangle, il doit avoir la gorge en feu, ça doit bien lui faire les pieds ! Je portes de nouveau la bouteille à mes lèvres, après que cette crise d’hilarité incontrôlée. J’ai vraiment soif.

« Oh non, non, non ! » Je le laisse m’arracher la bouteille, protestant assez mollement. Je crois que l’alcool m’a bien abruti, pour que je ne lui foutes pas un pain dans sa petite tête. Mais bon, il se ressert. La fête est sans doute en train de commencer, non ?  « T’as déjà beaucoup bu je trouve, et t’as l’air d’être tout seul. Je veux pas que tu ais des problèmes. Et je ne veux pas en avoir. » Oh, su-per. Je suis en fait tombé sur un bon samaritain ou quoi ? Pourquoi est-ce que je n’ai jamais de chance ? « No problemo, l’amigo ! T’auras aucun problèmes avec moi, j’ai payé d’avance. Et puis je fais ce que je veux, d’abord ! » Je lui tires la langue, en m’emparant de la bouteille qu’il venait de laisser sur le comptoir. Si il ne voulait pas que je la reprenne, il l’aurait mis hors de porté, non ? Et puis, c’est moi qui avait payé pour cette bouteille, d’abord ! Avec un petit sourire hautain, je lui montre avec une lenteur infinie que je ne prends qu’un verre, cette fois-ci. Parce que c’est que je boive à la bouteille qui le dérange, on est d’accord ? Aaaaaah, les gens qui sont obsédés par la propreté gâchent toujours les plaisirs de la vie. « Tu vois ? Un verre à la fois, j’te promets. » Je m’accoude au comptoir – me rasseoir sur le siège me semble un peu trop… périlleux. Il est en train de tanguer, comme toute la pièce à vrai dire. Heureusement que je ne suis pas atteint de ce foutu mal de mer ! « Je sais. Je sais ce que tu es en train de te dire dans ta petite tête d’ange, Thomas. J’suis pas alcoolique, d’acc’ ? Je sais, c’est plutôt minable, quand on y pense, d’être dans mon état à quoi, 21 heure ? Mais je vais te dire un truc... » Je tapote mon doigt sur sa poitrine, en riant. « … Chez moi, c’est 4 heure du mat’ !  Et puis, je te le redis hein, mais t’aura aucun problème avec moi. AU-CUN. » J’avale le contenu de mon verre, et je le remplis aussi sec. On va pas gâcher l’alcool, hein ?

Au fond de moi, je sais que j’ai un problème. Je le sais, même si je bois encore pour oublier. Mais je ne veux pas en parler, avec personne. Et pas avec un mec qui a l’air aussi gentil, surtout. En soufflant un peu, je regarde si le barman me regarde. Mais il a l’air occupé ailleurs. Alors je sors de la poche de ma veste un petit sachet, que je vide dans mon verre sous le regard de Thomas, que je devienne effaré. Et oui, je ne m’adonne pas qu’à la drogue liquide ! « Ooooh, ça va, me juge pas gueule d’ange ! Ça peut pas me faire de mal… enfin, plus de mal. » Mon corps est déjà un dépotoir, alors un peu plus ou un peu moins… Quelle différence, au final ? On allait tous mourir un jour, autant se faire plaisir dès maintenant ! « Hé, gamin, tu peux pas tenir ton pote tranquille ? » Je me retourne, le contenu d’un deuxième sachet à moitié dans ma bouche. Qu’est-ce qu’ils voulaient, les deux armoires à glace ? « Vous avez l’air tellement stupides, les mecs... » Je les regarde, en souriant ironiquement. Il font peut-être quelques centimètres de plus que moi, mais ce n’est pas pour autant que je vais en avoir peur. Quoi qu’on dise, la taille, ça comptait pas vraiment au final. « Retire ce que t’as dit. » Je lève le regard en l’air, faisant semblant de ne rien entendre. M’aplatir devant eux ? Plutôt crever, oui ! « J’ai une meilleure idée. Toi, tu nous payes des coups. » Celui qui avait l’air le plus débile des deux venaient de s’adresser au gosse. Thomas n’était pas de taille, il n’allait pas leur tenir tête. Il allait se faire écraser, le petit. Et ça… ça, je ne peux pas l’accepter. « Faut vraiment avoir peut confiance en soit pour s’en prendre au gosse. » Je n’ai jamais aimé l’injustice, défoncé ou non. Je sniffe les dernières traces d’amphet’ du paquet, avant de le balancer par terre. Et c’est parti pour le rush !

Je sens déjà monter en moi l’envie de me battre. Je suis alerte, maintenant. D’un petit geste, je fais glisser la bouteille d’absinthe vers moi, pour boire un coup une dernière fois, avant de l’éclater sur le crâne du premier gorille. Il devait être déjà bien éméché, car il ne bouge plus et reste à terre. Si c’est pas mignon, il fait la sieste … « T’es complètement malade, mec. » Ah, je dois avoir énervé l’autre. « Je sais, c’est pas la première fois qu’on me le dit. Et tu sais ce que c’est, le plus beau ? T’as pas encore tout vu, mon mignon. » Je lui colle une droite. J’ai l’impression de tabasser de l’acier à main nues. Je ne m’en rend pas vraiment compte, qu’il me soulève pour m’exploser au sol. Un peu – si peu ! - sonné, je me relève juste à temps pour le voir s’avancer, menaçant, vers Thomas. Oh, ça va pas se passer comme ça… ! Par derrière, je lui colle la tête sur le comptoir. Son crâne fait ami-ami avec un de nos verres. Je crois qu’il ne m’a pas entendu arriver. Comme si un petit coup allait me mettre hors-service. J’ai de l’endurance, moi ! Même si, je l’avoue, j’ai sûrement l’arcade sourcilière ouverte. Mais bon, ce n’est pas si grave, hein ? « Tu. Touches. Pas. A. Mon. Pote ! » A chaque mots, je lui assène un coup de comptoir. Juste pour être sûr que le message passe. Il tombe, glisse sur le sol. Lamentable. « Thomas, t’as rien ? » Je me précipite vers lui, mais je vois trouble. Enfin, rouge. Je touche le coin de ma tête. C’est spongieux, et dégueulasse. Super, c’est bien ma veine… Les serveurs, le gérant rappliquent. « Tu devrais boire ton verre, pour te donner du courage, mec. » Je m’accroche à son t-shirt, laissant une marque de main ensanglanté dessus. Oups. Je me redresse, prêt à donner des explications – ou ma carte de crédit – aux proprio. Et je ne trouve rien de mieux que de tomber dans les vapes avant d’avoir pût prononcer le moindre mot.
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La vie est soudainement beaucoup plus drôle lorsqu'on voit tout en doubleSamedi 08 janvier 2022 Thomas le regarda, toujours mal à l’aise en présence de ce type. Non, décidemment, les inconnus, il n’était pas fan. La prochaine fois qu’il sortait prendre un verre et qu’un type dans le genre lui parlait, il partirait direct du bar. Il ne savait pas pourquoi, mais Daichi puait les problèmes à plein nez. De plus, quand le chinetoque ria alors que Thomas s’étouffait, il regrettait encore plus sa décision d’être resté. Mais est-ce que c’était vraiment de sa faute si il avait eu besoin de courage liquide à ce moment-là ? Non. Et puis, un malade mental n’avait pas à rire de lui. Malgré tout, Thomas ne rajouta rien, n’aimant pas les conflits.

« No problemo, l’amigo ! T’auras aucun problèmes avec moi, j’ai payé d’avance. Et puis je fais ce que je veux, d’abord ! » Thomas se frotta le visage avec sa main, exaspéré. Il sentait déjà son sang chauffer, signe que l’alcool commençait doucement à monter. Plus vite que d’habitude, mais rien d’étonnant ; il avait bu l’alcool trop vite, un alcool bien plus fort que ce qu’il prenait habituellement. Avec la fatigue, et l’alcool, il perdait patience bien plus vite que d’habitude. « Ah oui, super mature de tirer la langue. » Thomas soupira et continua : « Par contre je ne parlais pas du tout de l’argent comme problème… » Mais il s’interrompit, voyant que Daichi se foutait royalement de ce qu’il disait. Ce dernier prenait un malin plaisir à se foutre de sa gueule en versant le plus lentement possible l’alcool dans le verre. « Tu vois ? Un verre à la fois, j’te promets. » Lui enlever ne servait à rien, même si Thomas en mourrait d’envie. A la place il but la moitié de son propre verre. Au moins, ça passait mieux et en restant en vie, cette fois. « Je sais. Je sais ce que tu es en train de te dire dans ta petite tête d’ange, Thomas. J’suis pas alcoolique, d’acc’ ? Je sais, c’est plutôt minable, quand on y pense, d’être dans mon état à quoi, 21 heure ? Mais je vais te dire un truc... » Thomas haussa un sourcil, en le regardant lui toucher la poitrine. Il n’arrivait pas à savoir si il était complètement barge ou juste alcoolique, et bourré accessoirement. Sûrement tout ça à la fois. « … Chez moi, c’est 4 heure du mat’ ! Et puis, je te le redis hein, mais t’aura aucun problème avec moi. AU-CUN. » Thomas le regarda, un léger sourire sur les lèvres, presque amusé désormais. « Ouais c’est ça. T’es complètement à l’ouest. Et c’est la pire excuse que je n’ai jamais entendue. »

Mais son sourire disparu très vite quand il vit le sachet qu’avait sorti Daichi. Il fronça les sourcils. Est-ce que c’était vraiment ce qu’il croyait ? « Ooooh, ça va, me juge pas gueule d’ange ! Ça peut pas me faire de mal… enfin, plus de mal. » Thomas attrapa son verre et en rebut une gorgée avant de rajouter, en grognant : « T’as pas intérêt à me droguer à mon insu. » Il soupira en réfléchissant. Il se demandait bien ce qui prenait à Daichi. En général, les gens qui se bousillent ainsi n’ont plus rien à perdre. C’est ce qu’il aimait bien dans son futur métier, la relation avec les patients. Il avait hésité quelques temps à partir en psychiatrie au lieu de se diriger vers de la chirurgie, mais au fond, il savait qu’il aimait trifouiller dans les organes. « Hé, gamin, tu peux pas tenir ton pote tranquille ? » Thomas regarda dans la même direction que Daichi. Comme il faisait habituellement, il tourna la tête pour les ignorer. Non, décidément, il n’aimait vraiment pas les conflits. « Vous avez l’air tellement stupides, les mecs... » Thomas fronça les sourcils. Sérieusement, il leur répondait ? Il n’arrivait pas à avoir si il devait être étonné ou non. Après tout, venant d’un mec bourré, c’était presque une réaction normale. Il regarda fixement son verre, pas encore vide, sans écouter leur échange. « J’ai une meilleure idée. Toi, tu nous payes des coups. » Le jeune releva subitement la tête. Quoi ? Il n’avait jamais de problème quand il sortait. Une fois, une fois il restait avec un type louche, et les problèmes arrivaient. D’ailleurs, Daichi n’avait pas dit qu’il n’aurait pas de problèmes ce soir ? Alors que Thomas dirigea discrètement et nerveusement sa main vers sa baguette, Daichi continuait de répondre. « Faut vraiment avoir peut confiance en soit pour s’en prendre au gosse. »

Thomas vit Daichi attraper la bouteille, la terminer d’un coup et l’exploser sur la tête du mec. Il se redressa soudainement. Ok, Daichi savait se battre, c’était un fait évident. Et malgré le fait qu’il se fit dominer un quart de seconde, le temps que le second type se tourne vers lui, Daichi s’était déjà relever pour riposter. Thomas était incapable de bouger. Il ne savait pas si il était surpris, effrayé, en état de choc, ou juste impressionné par la performance de Daichi. Peut-être tout ça à la fois. « Tu. Touches. Pas. A. Mon. Pote ! » A chaque mots le gorille se prit le comptoir en pleine tête. Thomas haussa un sourcil. Pote ? C’est vrai qu’après tout, il l’avait défendu. Et se tourna vers lui pour lui donner des nouvelles. Mais le jeune homme ne prit pas le temps de lui répondre, car l’asiatique saignait à la tête. « Tu devrais boire ton verre, pour te donner du courage, mec. » Il s’accrocha au tee-shirt de Thomas, laissant une belle marque de sang. L’étudiant n’hésita pas, attrapa son verre et le but cul sec. Il était passé nickel, cette fois. Il regarda Daichi, et son cœur s’accéléra. Il était tombé dans les vapes. « Merde. » Le propriétaire déboula, furieux, prêt à exploser, alors que tous les clients les regardaient. Thomas tenait toujours fermement Daichi contre lui. Bégayant sous le choc et sous l’emprise de l’alcool, Thomas essayait de s’excuser et de s’expliquer, sans succès. Il vit la carte de Daichi, et, sans remord, la prise pour payer les réparations avant de la remettre dans la poche de l’asiatique. « Je ne veux plus vous voir dans mon bar. DEHORS ! » Thomas leva les yeux au ciel, prit ses affaires et celles de Daichi et sortit. Il le posa sur un banc et s’approcha pour regarder sa blessure. Il en profitait qu’il soit dans les vagues. « Mon dieu, je crois que j’ai trop bu. » Marmonna Thomas. Il voulait éviter d’utiliser sa baguette pour le soigner, de faire des erreurs à cause de l’alcool. Il prit sa trousse de secours, qu’il avait toujours sur lui, et désinfecta la plaie avant de la refermer avec une aiguille. A ce moment, il sentit sa fatigue disparaître. Thomas se sentait bien mieux, et même heureux. Cette fois, plein de confiance, il tapota le crâne de Daichi avec sa baguette pour le réveiller. « Laisse-moi te dire que t’es un grand malade. Mais j’crois qu’en fait j’t’aime bien. » Thomas se laissa tomber sur le banc à côté de lui et soupira, avant de partir dans un éclat de rire soudain. Il n’en comprenait pas l’origine, mais ça avait besoin de sortir.
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La vie est soudainement beaucoup plus drôle lorsqu'on voit tout en doubleSamedi 8 janvier 2022

Un banc. L’air froid sur mon visage. Un goût de sang dans la bouche. J’ai l’impression qu’il y a tout les éléments réunis pour que je passe une bonne soirée. Je me redresse pour m’asseoir. J’ai l’impression que ma tête va exploser, c’est comme si quelque chose pulsait douloureusement sous mon crâne. Pas la plus agréable des sensations, c’est sûr. Je regarde le ciel étoilé, en portant une main à mon front, là où semble être l’épicentre de la douleur. Pourtant, il est trop tôt pour que je souffre de ma gueule de bois, non ? « OH PUT… C’EST QUOI ? » Je me lève d’un bout – enfin, j’essaye. Je retombe lourdement sur le banc, m’affalant carrément. J’ai la tête qui tourne, et l’affreuse impression que quelqu’un s’amuse à jouer au punching-ball avec mon cerveau. Il y a des points de sutures, sur mon arcade sourcilière. Du genre de ceux qu’un médecin peut faire, pas des points fait à l’arrache par un mec aux ordres de mon père te fais dans des conditions d’hygiène douteuses – pour ne pas dire franchement déplorables.

« C’est… c’est toi ? » Je me retourne vers le jeune homme, Thomas. Je viens de capter qu’il est à côté de moi, celui-là. C’est le gosse qui a fait ça ? C’est qui, un malade mental ou un médecin, pour se trimballer avec une trousse de secours remplie d’aiguille ? C’était son rire qui avait dû me réveiller… Je fronces les sourcils. C’est bête, mais j’avais pas pensé à ça. Enfin, avant de faire de tomber dans les pommes, bien sûr. Je veux dire, quelle est la probabilité que ça m’arrive, hein ? Londres est une grande ville, après tout, et je fréquentes les lieux Moldus mal-famé pour me bourrer. J’évite la partie sorcière, quand je suis dans cet état. Je pense assez raisonnablement que ça ferait mauvaise presse si on savait ce que je fais de mes nuits, alors que je suis admis en stage à Poudlard. « T’es un putain de sorcier... » J’essaye de me mettre assis correctement, mais ce n’est pas la tâche la plus aisée. Alors j’abandonne, décidant que finalement, je suis très bien affalé comme ça. Alors, le petit Thomas est un sorcier. Et un médicomage sûrement. Quoi que… Il est pas un peu jeune, pour être médecin ? Ou alors, c’est un de ces sales suceurs de sang qui ne vieillissent jamais… « Hé ? T’es pas un vampire, au moins ? Parce que t’es quand même jeune pour avoir terminé tes études de Médicomagie, non ? » Je lui tapote l’épaule, sans vraiment savoir pourquoi. Il l’air sérieusement bourré et franchement, j’en connais long sur le sujet.

« T’as pris quoi, pour être dans cet état, petit ? » Pitié, dîtes moi qu’il ne va pas me claquer dans les pattes. J’en ferai quoi, moi ? Je tiens à peine debout. Je me serais pas foulé une cheville en me battant, moi ? Je ne sais pas, je ne m’en souviens plus trop – à part le fait que j’ai explosé l’occipital de ce mec sur le comptoir. Et ça, c’était beau, vraiment. J’essaye de rassembler mes souvenirs, en me concentrant. Faire un malaise après avoir pris de l’alcool et de la drogue, ça ne m’était encore jamais arrivé. Est-ce que j’aurais atteins ma limite ? « Bon. » Je me lève, vaillamment – enfin, j’aimerai le croire, mais la vérité c’est que je tangue encore beaucoup – et je forces Thomas à faire de même, question de principe. Il m’a sauvé, il a le droit à une récompense. Et comme on peut plus se beurrer, je ne vois que ça. « Hé, gamin, ça te dis de poursuivre le programme de la soirée ? » Il doit me prendre pour un cinglé. Ou une espèce de Terminator, qui se relève de n’importe quelles blessures. « Est-ce que ça te dirais d’aller faire un tour chez les putes ? » Je passe mon bras autour de son cou, pour le forcer à avancer. C’est qu’il est timide… ! Il me plaît bien.

« Alors, et si tu m’as racontais ta vie ? » On avance dans les ruelles sombres et humides. L’éclairage public n’est plus ce qu’il était, avouons-le… Les lampes grésillent, rendant l’allée parfaitement glauque. Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai envie d’en savoir plus sur lui. Il m’a pas sauvé la vie, certes, mais quand même. Enfin, je ne sais pas. Je crois que toutes les drogues sont en train de me bousiller le cerveau. Je hausse les épaules, machinalement. Est-ce que c’est très grave ? Moi, j’en ai pas l’impression. « Avant qu’on prenne notre pied avec des superbes créatures, ce serait mieux qu’on se connaisse, non ? » Je sors un étui de cigarette de ma poche intérieur, avant de l’allumer avec un briquet. Comme quoi, il faut pas croire : j’aime bien les drogues conventionnelles aussi. « Daichi Horiuchi, 19 ans, caïd indestructible au grand cœur, immigré depuis quelque chose comme 5 heures en Angleterre. Et toi ? » Je fronces les sourcils, avant de me décider. « T’en veux ? » Je lui tends ma cigarette, avec un petit sourire. C’est pas tout les jours que je fais ça. « Je te promets que c’est juste du tabac. »
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La vie est soudainement beaucoup plus drôle lorsqu'on voit tout en doubleSamedi 08 janvier 2022 Thomas ferma les yeux un instant. Mon dieu, sa tête tournait. Mais il se sentait bien. C’était bizarre. « OH PUT… C’EST QUOI ? » Le jeune homme tourna la tête en entendant Daichi parler. Oh, ça y est, il s’était réveillé. L’asiatique se leva pour aussitôt retomber sur le banc. Si tu peux pas te lever, essaie pas. Daichi tourna la tête vers Thomas. « C’est… c’est toi ? » Thomas fronçait les sourcils, se concentrant sur ses souvenirs. Mon dieu, réfléchir c’est bien trop dur. « Nan. C’est l’arbre là-bas. » Il commença à rire tout seul à sa propre blague. D’habitude, Thomas ne faisait pas trop d’humour. Mais là, avec l’alcool, il relâchait toute la pression qu’il s’était mise avec ses révisions et ses examens. Même pendant les vacances, il n’avait pas eu l’occasion réelle de souffler. « T’es un putain de sorcier... » Thomas haussa les épaules. C’est vrai qu’il n’avait pas été très prudent. Pas du tout même. Il l’avait rencontré dans un bar moldu, ça aurait pu être un moldu. Mais bon, apparemment, il avait eut de la chance, Daichi en était un aussi. « Abracadabra. » Se contenta de marmonner Thomas. Mon dieu, ce qu’’il avait envie de dormir, d’un coup. Mais de toute façon, il ne pouvait pas, Daichi lui tapota l’épaule. « Hé ? T’es pas un vampire, au moins ? Parce que t’es quand même jeune pour avoir terminé tes études de Médicomagie, non ? » Le jeune homme se toucha longuement les canines, comme pour vérifier, et explosa de rire. « Nan. Je suis juste extrêmement doué. » Nan mais en vrai. C’est pas très compliqué de faire des points. Et Daichi pouvait s’estimer heureux, il n’aurait aucune cicatrice.

« T’as pris quoi, pour être dans cet état, petit ? » Thomas haussa les épaules. C’était vraiment dur de réfléchir. « Je sais pas. Je sais plus. J’ai bu le dernier verre. Sur tes conseils j’crois. » Il soupira. C’était si bien de se sentir libre. Il devait plus souvent se bourrer si ça lui permettait de survivre à ses études. Il leva la tête et regarda le ciel. Ah, mauvaise idée, il avait encore plu la tête qui tournait. « Héé Daichi. Sur quel bouton on doit appuyer pour que le ciel arrête de tourner ? Ca me donne encore plus envie de vomir. » Mais Daichi se releva et attrapa le bras de Thomas pour qu’il en fasse de même. Ce dernier trébucha, ne tenant pas encore debout, et se rattrapa à Daichi pour se redresser. « Hé, gamin, ça te dis de poursuivre le programme de la soirée ? » A ce stade de la soirée, Thomas ne savait plus si Daichi était un grand malade mental ou un génie. Il arqua un sourcil, désireux d’en savoir plus. « Est-ce que ça te dirais d’aller faire un tour chez les putes ? » Le jeune s’arrêta, surpris. « Ah… Mais… Je… » Honnêtement, il était pas fan de cette idée. Ce n’était pas du tout son genre. Mais il se tenait toujours à Daichi, pour ne pas tomber, qui continuait à le pousser. Oh, et puis, après tout. Il était pas obligé de s’envoyer en l’air, si ? Là-bas, il y avait sûrement des lits. Il pourrait dormir pendant que Daichi se ferait plaisir. Même si ce dernier devait bien sentir que l’idée n’emballait pas Thomas tant que ça.  

« Alors, et si tu m’as racontais ta vie ? Avant qu’on prenne notre pied avec des superbes créatures, ce serait mieux qu’on se connaisse, non ? » Thomas ne l’écoutait que d’une oreille. Sur sa vie, il n’y avait pas grand-chose à dire. Il regarda l’asiatique sortir des cigarettes de sa poche, lui en proposer et lui assurer que ce n’était que du tabc. Thomas était sur le point de décliner, fumer, pour un futur médecin, ça craignait ; mais finalement, il se dit qu’il valait mieux vivre cette soirée jusqu’au bout. Surtout qu’il se promis que c’était la dernière fois qu’il faisait une soirée comme ça. Il attrapa la cigarette, l’alluma et en tira une première inspiration. « Daichi Horiuchi, 19 ans, caïd indestructible au grand cœur, immigré depuis quelque chose comme 5 heures en Angleterre. Et toi ? » Thomas haussa les épaules. Comparée à la sienne, la vie de Daichi devait être bien remplie. « Thomas Hemingway, 18 ans, première année de médicomagie. Bref, une vie banale. Et qu’est-ce qu’un asiat’ comme toi fout en Angleterre ? »  
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La vie est soudainement beaucoup plus drôle lorsqu'on voit tout en doubleSamedi 8 janvier 2022

J’essaye de mettre une baffe à la gueule d’ange qui commence à se foutre de moi, mais je rate ma cible. D’une bonne vingtaine de centimètre. Mon bras retombe mollement le long de mon corps. Finalement, ce n’est peut-être pas plus mal, que je n’y sois pas arrivait. C’est encore qu’un gosse, tout petit. J’ai quelques part un peu pitié de lui, je crois. « Les anglais… J’comprendrais jamais votre humour, gamin. » Je souffle un peu, en essayant de trouver une meilleure position, plus stable. Pour l’instant, le sol tremble dangereusement devant mes yeux, alors que je suis toujours assis. Quant on nous dit que le monde part en couille, là, j’veux bien vous croire ! « C’est quoi la probabilité que je rentre dans un bar, que je tape la discut’ avec un autre sorcier, et que ce sorcier me recouse aussi proprement, hein ? » Je lâche avec un petit rire, en sortant ma baguette. Je la fais tourner entre mes doigts, lentement. Si je la fixe, alors je ne vois plus le paysage bouger, et j’ai un peu moins la gerbe. Et ça m’aide aussi à me concentrer, pour aligner les mots et prononcer des phrases plus ou moins cohérentes. Je regarde le gosse se toucher les canines, avec un peu d’appréhension. J’ai jamais été confronté à un vampire, et encore moins à un vampire bourré. « Doué ou pas, c’est pas genre tu pourrais te faire virer pour avoir fait une opération sauvage, alors que t’étais sous l’emprise d’alcool ? » Je le regarde avec un sourire de travers, ironiquement. Je ne vais pas me plaindre, ça m’évite d’aller à l’hôpital et de m’expliquer aux médecins. Ou de me recoudre moi-même. J’attends, j’attends que l’information monte au cerveau embrumé du gamin, et j’éclate de rire dès qu’il se rend compte de ce qu’il a fait. Eh oui, tout acte à des conséquences – et pas forcément agréables ! - mon petit.

N’empêche, il est salement amoché. Et je commence à comprendre pourquoi lorsqu’il me dit avoir pris le dernier verre. Surtout si il l’a but cul sec… « Rassure-moi… Le dernier verre, il était bien de ton côté, et pas du mien ? » Plus j’y réfléchis, et plus j’ai l’impression que la deuxième option est malheureusement la bonne. Ou heureusement ? Je ne sais pas. Peut-être que le gamin aime bien la drogue et l’alcool, qui sait ? Il a l’air de bien cacher son jeu, le petit, derrière sa tête angélique. « T’as déjà pris de la drogue ? Non ? Bon bah bravo, c’est une première pour toi je crois. Ne me remercie pas, surtout. » Un grand sourire s’étale sur mon visage. J’adore pervertir la jeunesse, surtout lorsqu’elle porte l’innocence sur leur visage. Même si il a vraiment pas l’air bien. « Héé Daichi. Sur quel bouton on doit appuyer pour que le ciel arrête de tourner ? Ca me donne encore plus envie de vomir. » Je me souviens de ma première cuite, et de ma première prise de drogue, et je devais être dans un état pire que lui. Aaaah, l’époque de mes quatorze ans me manque cruellement… ! « Vomis un bon coup, tu te sentira mieux. Crois-moi, je suis souvent passé par là moi-aussi. » Ma proposition n’a pas l’air d’être sa favorite. Ni celle d’aller voir les travailleuses de la nuit, d’ailleurs. Pitié, ne me dîtes pas que je suis vraiment tombé sur un ange de vertu… ! Je le tiens fermement, en attendant sa réponse. Mais à part quelques mots incompréhensibles, je ne comprends pas grand-chose. Alors je prends ça pour un oui, et je continue à la pousser, tranquillement.

Je lui passe ma cigarette. Est-ce que c’est encore une première, pour lui ? Est-ce que je vais faire toutes ses premières fois dans le monde de la nuit et de la débauche avec ce gosse ? Les britanniques, tous des coincés… «  Thomas Hemingway, 18 ans, première année de médicomagie. Bref, une vie banale. Et qu’est-ce qu’un asiat’ comme toi fout en Angleterre ? » Je manque de m’étaler sur le sol en entendant cette nouvelle. « 18 ans, sérieusement ? Tu veux vraiment dire qu’on a que un an d’écart ? » Si je m’y attendais, à celle-là… Heureusement que je n’ai pas pris de paris sur son âge. Je déteste perdre. « Une vie banale, tu dis ? Crois-moi, on va vite changer ça ! » On continu à marcher, comme on peut. Franchement, il n'y a rien de mieux que de se sentir minable avec un ami. « J'ai pas fait que de belles choses, chez moi. Je préfère oublier ma vie là-bas, prendre un nouveau départ, tu vois? Mais rassure-toi, je suis pas un fou dangereux ou un meurtrier! » Enfin. Pas vraiment. Mais la culpabilité, elle, reste.

Je mets mes deux mains sur ses épaules, pour le faire pivoter. La maison close n’est pas loin du bar. J’ai de la chance : je ne sais pas si j’aurai pût le soutenir encore bien longtemps. Le gosse n’est pas si lourd que ça, mais c’est tout de même un bon poids mort. Je lui fais gravir les marches, en le pressant. « Bienvenue au pays de la luxure et du vice ! »Je me mets en face de lui, les bras écartées, dans une pose des plus théâtrales. Le hall est clinquant, noir et blanc. Plusieurs filles attendent leurs clients sur des canapés en cuir, dans des positions plus que lascives ou subjectives. Je me sens dans mon élément, ici. « Chambre insonorisée et discrétion à l’égard du client, que des avantages. Depuis deux ans que je viens ici, je n’ai jamais eu aucun problèmes. » Je tends une liasse de billets au gamin, en insistant pour qu’il les prenne. La première règle, dans une maison close, c’est qu’on est jamais trop prudent. Pas de carte de crédit, pour payer, mais du bon vieux liquide. Je détailles chaque fille, en hésitant avant de fixer mon choix sur la petite asiatique. Rose, je crois. « Hé… Je te conseilles Jasmine, elle est la meilleure pour les… enfin, les gens qui n’ont pas encore eu d’expérience, tu vois ? » Je lui montre une fille à la peau mate, avec de long cheveux noirs rassemblés en tresse. Quoi, je dois bien le guider un peu, non ? « Et surtout, n’oublie pas gamin… sers-toi bien de ta baguette. Et c’est pas la longueur qui compte. C’est la rigidité. Tu vois ce que je veux dire ? Je sais que tu vois ce que je veux dire. Allez, files ! » Je le pousse vers la jeune femme, avant d’être entraîné dans une chambre par Rose. Je crois que la soirée s’annonce très bien.
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La vie est soudainement beaucoup plus drôle lorsqu'on voit tout en doubleSamedi 08 janvier 2022 Thomas sentit Daichi bouger vers lui mais ne tourna pas la tête, parce qu’elle tournait trop. Sans le savoir, il avait échappé à une baffe de la part de l’asiatique. Mais il se contentait d’écouter ses doutes à propos de leur célèbre humour anglais. « Ouais… Bah moi aussi je comprends pas notre humour. » Il soupira en fermant les yeux. Une nouvelle nausée montait. Par Merlin, c’était terrible. Qu’avait-il fait pour mériter ça ? Alors que Daichi parlait sur la probabilité ou Thomas ne savait quoi sur la rencontre de sorciers, il le vit sortir sa baguette pour jouer avec. Comment il faisait ? Juste l’idée de suivre sa propre baguette des yeux lui donnait envie de vomir. Il soupira une nouvelle fois, sans répondre. « Doué ou pas, c’est pas genre tu pourrais te faire virer pour avoir fait une opération sauvage, alors que t’étais sous l’emprise d’alcool ? » Thomas clignait des yeux lentement. Que voulait-il dire ? C’était pas sauvage, c’était propre et nette. Ou alors… se faire virer ? Mais il était pas médecin. Mais il voulait le devenir. Du coup. Du coup. Du coup. Il prit quelques minutes pour bien réfléchir. Et là, il ouvrit grand les yeux, horrifié. Il avait compris. Et apparemment, Daichi avait compris qu’il avait compris, vu son rire de baleine. Merde. Bon. Il se retourna vers Daichi, l’air pétrifié. Ce dernier le regardait avec un sourire ironique -bien trop ironique au goût de Thomas. « Tu me dénonceras pas hein ? » Par la barbe de Merlin, il ne pouvait pas être déjà viré. Alors qu’il commençait enfin à avancer vers son rêve.

« Rassure-moi… Le dernier verre, il était bien de ton côté, et pas du mien ? » Thomas grogna. Sérieusement, Daichi voulait une nouvelle le faire réfléchir ? Ca avait déjà été tellement dur de réfléchir à son possible renvoi ou non. Comment pouvait-il se souvenir de quel verre il avait bu ? « T’as déjà pris de la drogue ? Non ? Bon bah bravo, c’est une première pour toi je crois. Ne me remercie pas, surtout. » le jeune homme ne répondit rien sur le moment. Il semblait ne pas avoir compris ce qu’insinuait Daichi. Il lui fallut de nouvelles minutes pour que l’information monta jusqu’à son cerveau embrumé. Il se tourna rapidement vers l’asiatique, lui causant ainsi une nouvelle nausée, les yeux grands ouverts. « Tu…. Tu… Tu m’as drogué. » Il n’arrivait plus à rien dire d’autre sous la colère. Pour la première fois, Thomas Hemingway mourrait d’envie de frapper quelqu’un. Mais il était trop bourré et pas assez courageux pour tenter quelque chose, alors il ferma les yeux et se contenta d’écouter le conseil de Daichi. « Vomis un bon coup, tu te sentiras mieux. Crois-moi, je suis souvent passé par là moi-aussi. » Il fronça les sourcils. Thomas préférait encore avoir perpétuellement la nausée et la tête qui tourne plutôt que de se tordre les tripes dans tous les sens. Et puis, au final, il se laissait traîner par Daichi. Du coup, ne pas écouter ce dernier conseil lui donnait encore l’impression de garder une certaine capacité à prendre des décisions. Au fond, c’était minable, mais Thomas était trop dans le mal pour s’en rendre compte.

« 18 ans, sérieusement ? Tu veux vraiment dire qu’on a que un an d’écart ? » Il haussa les épaules. Tout le monde se trompait sur son âge. Il se disait régulièrement qu’il aurait du investir un Gallion à chaque fois que quelqu’un se trompait sur son âge. Aujourd’hui, il serait riche. « Une vie banale, tu dis ? Crois-moi, on va vite changer ça ! » Thomas aimait sa vie banale, et pour rien au monde il ne la changerait. Ce n’était pas le genre de mec à faire des choses qui sortaient de l’ordinaire. « J'ai pas fait que de belles choses, chez moi. Je préfère oublier ma vie là-bas, prendre un nouveau départ, tu vois? Mais rassure-toi, je suis pas un fou dangereux ou un meurtrier! » Thomas était trop dans le mal pour se rendre compte si il était effrayé ou rassuré. Mais en tout cas, les dernières phrases de Daichi tournaient dans sa tête. C’était compliqué pour lui de suivre toute la conversation. Mais bon ? De base, ce n’était pas un grand bavard non plus.

« Bienvenue au pays de la luxure et du vice ! Chambre insonorisée et discrétion à l’égard du client, que des avantages. Depuis deux ans que je viens ici, je n’ai jamais eu aucun problème. » Thomas regarda les lieux puis les filles. Il était très mal à l’aise à l’idée d’être dans ce genre de lieux. Il sentit Daichi lui glisser une liasse de billets entre les doigts et sursauta. « Hé… Je te conseilles Jasmine, elle est la meilleure pour les… enfin, les gens qui n’ont pas encore eu d’expérience, tu vois ? » Thomas ouvrit grand les yeux. Il le prenait pour un gamin à ce point ? « Nan… Mais… Je… » Puis il s’interrompit et laissa tomber. Il était trop bourré pour essayer de lui expliquer qu’il avait déjà eu des relations. Et puis, au point où il en était, il avait réellement la sensation d’être la marionnette de Daichi. « Et surtout, n’oublie pas gamin… sers-toi bien de ta baguette. Et c’est pas la longueur qui compte. C’est la rigidité. Tu vois ce que je veux dire ? Je sais que tu vois ce que je veux dire. Allez, files ! » Il fronça les sourcils. Que venait faire sa baguette dans l’histoire ? Il la sortit et la regarda, les sourcils froncé. Puis, en voyant le regard affolé de Daichi, il la rangea vite. Oh… Thomas venait de comprendre à quoi il faisait allusion. Il soupira puis se fit jeter dans les bras de Jasmine par Daichi. Puis là, ce fut le trou noir.

Dimanche 09 janvier, tôt le matin

Thomas avait la tête qui tournait. C’était tout son corps qui souffrait de la gueule de bois. Il ouvrit un œil. Il était dans une chambre inconnue. Lentement, il se redressa. Oh… Il était nu sous la couette. Mais… Qu’est-ce qu’il s’était passé ? Il ferma les yeux pour réfléchir. Petit à petit, les souvenirs lui revenaient. Daichi. L’alcool. La bagarre. La drogue. Les péripatéticiennes. Il se releva d’un bond s’habilla rapidement. C’est bon, il avait encore toutes ses affaires dans ses poches. Silencieusement, il sortit de la maison close, sans croiser Daichi. Et il se jura de ne plus jamais le croiser.
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