Personnage : Daichi Horiuchi
   
Salut, je me présente, je suis Daichi Horiuchi et il y a 20 ans j'ai embelli le monde en arrivant à Tokyo, Japon, le 16 février 2002. Je suis Japonais, d'origine japonaise. Je suis un sorcier et qui plus est un Sang-Mêlé. Petite anecdote : il paraît que je ressemble à Kento Yamazaki. Je suis hétérosexuel et ce jusqu'à nouvel ordre et si tu veux tout savoir, je suis célibataire. Oh et j'étais à Kirin à Mahoutokoro (de avril 2009 à mars 2022) et je suis à présent en 1er année à la fac de Tokyo. Je suis en échange en Angleterre et en stage comme professeur de Sortilèges et Enchantements.


   Sinon concernant l'univers de la magie ?

   ○ Une anecdote à nous partager ? Depuis tout petit, je me bats. Judo, karaté, un peu de tout... J'ai toujours respecté les règles de ces sports, la discipline que ça te fourres dans le crâne à grand coups de latte. Même si être réglo, c'est à tes risques et périls en vrai combats. Mais faut bien que je sois droit dans au moins un truc.

   ○ Quelles étaient tes matières préférées à l'école ? Aucune, je déteste l'école et apprendre ça sert à que dalle. Ça, c'est ce que j'aime répéter parce que bon, c'est tellement pas mon genre d'être le mec intelligent. Mais si je suis franc deux minutes, et ça me coûte de l'être, je dirais Sortilèges, économie, kanbun. Mais franchement. FRANCHEMENT. Faudrait me passer sur le corps pour que je l'avoue - et encore, je suis pas sûr que ça marche.  

   ○ Quel est ton sortilège préféré ? J'ai une tête à avoir un sort préféré, sérieux?

   ○ Est-ce que tu sais exécuter un Patronus ? Si oui, quelle forme prend-il ? Dragon (asiatique). Parce qu'autant aller à fond dans le cliché.

   ○ Quel est ton Epouvantard ? Qu'on dise que je ne suis pas à la hauteur. Que ce soit avec la tête de mon père, ou même Thomas. Ou Miki. Ou ma sœur. Bordel, j'ai un sérieux problème de confiance en moi. Fait chier.

   ○ Mais, au juste, à quoi ressemble ta baguette magique (bois, cœur, taille) ? Bois de cerisier et poil de kistune. Les clichés, encore et toujours hein.

   ○ Que penses-tu des Lois séparatistes dans les écoles ? C'était bien de la merde, heureusement que j'étais pas là pour gueuler, la direction s'en serait jamais remis. Faut dire qu'un coup de pied là où je pense, ça remet bien les idées en place.

   ○ Que penses-tu de l'élection d'Aymen Avery, nouveau Ministre de la Magie, en Angleterre ? Connais pas, m'en fous. Il a pas l'air d'un trop gros connard, je l'ai jamais vu de ma vie et j'espère que ça restera comme ça. Je veux pas encore plus d'emmerdes avec des politiciens.

   ○ Que penses-tu des créatures (vampires, loup-garous, hybrides, etc) ? J'existe, elles existent. Ça me dérange pas. Soient elles font leurs vies de leurs côtés, soient elle s'adaptent aux mœurs sorcières. C'est pas si compliqué.

   ○ Que penses-tu des Nés-Moldus ? Si ils étaient pas là, les sorciers seraient tous en train de bouffer les pissenlits par la racine. Soient ils seraient tous crevés, soient ce seraient des débiles profonds à force de consanguinités. Et puis bon, je viens d'une famille mixte qui traînent dans les quartiers chauds côté moldu, alors...

   Caractère & Physique
   


   Et du point de vue du caractère ça donne quoi ?

         

Et du point de vue du caractère ça donne quoi ? De la merde. Quoi, parce que je dois le faire avec le sourire en plus? La bonne blague. Franchement, ça sert pas à grand chose, ça intéresse qui de savoir qui je suis ? La majorité s'arrête à mon nom de famille, alors flemme d'être aimable avec eux. Flemme de plaider une cause perdue, surtout. Parce que j'essaie d'être droit, et juste, mais que je suis pas vraiment sûr d'y arriver. Je suis exigeant, peut-être un peu trop avec les gens que j'essaie de protéger. Pour leur apprendre à avoir une bonne garde, je leur en colles une sans ménagement. Un exemple est bien plus percutant que tout les mots du monde. C'est un truc de leader, aider les autres. Les gosses de Mahoutokoro, pour pas qu'ils se sentent comme moi. Avec un profond dégoût de ce qu'ils sont. Joie et bonheur sur la Terre, ouais...

Pourtant j'ai pas vraiment à me plaindre. Vivant dans la famille dirigeante d'un clan de yakuza, j'ai toujours eu tout ce que je voulais. Un mode de vie luxueux, des cartes de crédits, de l'alcool et de la coke à outrances - ce qui est peut-être un mal quand j'y repense, vu ma tendance à être un putain d'addict à tout un tas de trucs qui te flingue le corps et l'esprit. Mais d'un autre côté, j'ai appris durement à encaisser les coups. Surtout quand trois personnes de ta famille te foutent sur la gueule pour un oui ou pour un non, hein...Bah, sévérité ça veut pas dire manque d'amour. C'est un amour chelou, plus... une place que je dois méritée en étant à la hauteur. Au moins pour mes frères et soeur. J'ai tellement abandonné vite l'idée d'être aimé par mes parents que je me souviens même plus la dernière fois où j'ai essayé. Au moins l'absentes de mon père et de ma mère, ça m'a donné une grande indépendance dans la vie de tout les jours. Depuis tout gamin je sais m'occuper de moi-même... C'est peut-être leur manière bizarre de montrer qu'ils m'aiment. Enfin, j'espère. Et puis merde, même si ils m'aiment, même si ils me détestent, moi je les aime. Fait chier, faut bien que je sois taré pour penser ça.

Je ressembles à n'importe quel Japonais de mon âge: un mètre soixante-dix huit, des yeux et des cheveux noirs - le plus souvent coiffés, mais totalement en bataille quand je suis chez moi. Une apparence banale ne me dérange pas du tout. Avoir des cheveux décolorés ou être habillé de manière extravagante c'est le meilleur moyen de se prendre une bonne dérouillé. J'ai toujours des manches longues pour recouvrir tout un tas de trucs. Le tatouage de deux carpes qui remontent sur mon bras gauche. Les cicatrices. Les bleus. J'ai un autre tatouage, dans le dos. J'en ai chier pour l'avoir quand j'ai eu dix-sept ans: un immense dragon, comme mon Patronus. J'ai aussi gravé la date de ma rencontre avec Thomas, ce sale gamin que j'adore, en chiffre romain sur mon poignet. Oh, autre fait qu'on remarque instantanément quand on me voit, ou presque. J'ai plus de dernière phalange au petit doigt de ma main gauche. Faut remercier ma soeur et ma cousine pour ça - et moi, aussi, j'avoue.
Bref, parce que le tatouage est pas vraiment admis chez moi - quelle euphémisme - j'aime pas découvrir mes bras même en Angleterre. Les automatismes, c'est vraiment tenace.


Histoire

Chap I - Enfance entre le monde Moldu et la violence
Mon histoire est la plus banale du monde, entouré d'amour et choyé dans un foyer aimant... Nan, sérieux, à qui je vais faire avaler ça. Je suis né à Tokyo, dans un hôpital Moldu, entouré des hommes de mains de mon père. Quatrième enfant d'un mafieux, ça vous scelle le destin à jamais. Avec un père Sang-Mêlé et une mère Née-Moldue, la découverte de mes pouvoirs n'a pas franchement étonné grand monde. Je pense que mon père m'en aurait un peu plus mis dans la gueule si jamais montré aucun talents pour la magie. Comme quoi, on peut trouver du positif partout si on gratte bien la couche de crasse. Mon oncle et mon père ont démarré l'entreprise familiale, la mafia. Ils ont commencé à Mahoutokoro, avec un club qui rassemblait des gamins désœuvrés et en colère: le BunkaBu. On a tous pris la tête de cette bande, dans ma famille, mais c'est pas vraiment le propos pour l'instant.

J'ai passé une enfance assez normale pour un gosse qui vit avec une famille de la mafia jusqu'au bout de la baguette. Même si la moitié de ma famille possède des pouvoirs, on reste du côté moldu. A Kabuki-chô. Quand j'étais môme, mon père m'a inscrit dans une des meilleures maternelle de Tokyo. J'ai été renvoyé après m'être battu. Bilan à cinq ans, un bras cassé. En face ? Les deux gamins qui avaient sept ans étaient vraiment pas jolis à voir. J'ai toujours été une petite teigne même quand j'étais encore jeune et innocent. En rentrant, mon père m'a foutu une de ses raclés dont on se souvient à vie, la première de beaucoup d'autre. J'ai riposté, je me suis pété les doigts. C'est con, quand même. Et puis il m'a inscrit dans une autre maternelle. Et l'histoire se serait sans doute répété, si j'avais pas reçu ma lettre pour Mahoutokoro à sept ans. J'étais pas seule à l'école, il y avait Hiro et Noboru, mes frères, et Emiko. Ma grande sœur. C'est une putain d'histoire d'amour et de haine entre nous deux. Elle s'est toujours mis en tête de m'élever pour que je m'en prennes pas trop de la part de notre père. Elle voulait que je sois aussi doué que mes frères, alors que j'étais plus petit. Je sais qu'elle pensait pas à mal, alors je peux pas lui trop lui en vouloir. Mais ce qu'elle a fait, ça laisse des putains de marques sanglantes sur l'âme. Comme le fait de vivre dans un milieu de drogue et de prostitution - le métier de ma mère, sympa hein ? - ça m'a forgé, et pas de la meilleure des façon. Je crois que ça a pété un truc en moi quand j'étais gamin. Ou que je suis né sans un truc. Bah, c'est pas très grave, c'est pas comme si j'en avais besoin.


Chap II - Les redoublements, les conneries et tout le reste

C'est ma soeur qui m'a fait entré au Bunka Bu. Ouais, encore elle. Emiko est comme un sale serpent, elle est toujours partout. Une vraie vipère à siffler entre mes godasses... Après, j'étais pas contre l'idée d'y entrer, dans ce club. Je voulais faire mes preuves, montrer que j'étais pas si nul que je le croyais. L'attitude, ça fait beaucoup pour instaurer le respect. Même si j'étais le plus jeune, et qu'on me faisait faire les tâches ingrates, mêmes si je m'en prenais de partout alors que j'avais treize ans, on me respectait dans ma classe. J'étais quelqu'un, et pas juste le quatrième enfant Horiuchi. Avec les conneries de ma soeur, les bastons et tout le reste, c'est pas étonnant au final que j'ai loupé cette année. Mes dieux, quand je repense au regard de mon père avec mes notes du Diplôme d'Enseignement Primaire... Je crois qu'il a un poil mal pris que j'ai validé qu'un seul cours, celui d'économie. Il a trouvé ça ridicule. Ouais, c'est une jolie façon de dire qu'il m'en a foutu une belle, encore. L'économie, sérieux. Comme si un enfant de yakuza ça pouvait se permettre d'être un sale petit intello.

Mais bon, c'est allé de mieux en mieux quand j'ai pris les commandes. J'ai cherché des gamins à la rue niveau vie perso option famille bien merdique. Pour les aider, faut pas croire que je suis un salaud tout le temps. Ryû, avec ses colères explosives. Minami, une gosse aux parents aussi riches et puissants que totalement absents. Les Romanov, les trois je leur ai appris à se défendre et à encaisser les coups. Miki, enfant paumée adoptée qui est en fait ma cousine... Un vrai rayon de soleil cette gosse. Enfin, c'était avant qu'elle vire totale psychopathe à cause de ma sœur. Mais j'ai essayé de faire du mieux que je pouvais, même si je les incitais légèrement à sécher les cours. On a rien sans rien. Évidemment, ça a pas plût à la direction, j'ai écopé d'un deuxième redoublement. En onzième année, évidemment, sinon ç'aurait été moins drôle. Moi qui voulait me casser en études sup' le plus tôt possible... Les profs ont fait passer ça avec des notes trop faibles. La bonne blague. Personne ne les a crû, et surtout pas moi. Faut bien réfléchir deux fois avant de débiter de tels mensonges. Mon père était pas franchement joyeux à cette nouvelle, il aurait préféré que je le rejoigne pour entraîner les jeunes recrues. Mais après deux trois beignes, il m'a laissé filer. Ça aurait pût être pire.

Chap III -Vers la fin de tout

J'aurai pût me contenter d'aider des gosses perdus à Mahoutokoro. J'aurai pût, mais j'en voulais plus. Ouais, même un connard comme moi à des rêves parfois. Je voulais être prof, apprendre et aider des mômes. Faire plus que je ne le faisais déjà. Prof d'économie, d'anglais, de magie, j'en avais rien à foutre. Juste, être prof, transmettre un truc de positif au moins une fois dans ma vie. J'avais des rêves pleins la tête, des rêves pas fait pour quelqu'un comme moi. Une famille, un mariage avec Minami, un emploi stable, de bonnes études, avoir de l'argent de manière légale. Mettre fin à la guerre et la violence qui m'a éduqué ouais. C'est beau hein? Et bah c'est putain de trop beau ouais. Ça a pas vraiment marché comme je le voulais. Ça marche jamais, le destin c'est une sale chose qui vous colles aux basques. En janvier 2022, j'étais clean pour la première fois depuis mes treize ans. Pas de drogue, pas d'alcool, plus trop de bastons. Et j'étais juste fou amoureux, comme peut l'être un taré comme moi. Tout était juste parfait. J'allais m'enfuir. Et Minami s'est pris une balle.

Bien sûr que je me suis enfuie. Pour fuir l'influence un poil trop toxique de ma sœur. Encore une fois, Emiko pensait pas à mal. Elle voulait juste que j'oublie avec les drogues habituelles. Mais j'ai rechuté, j'ai rechuté tellement brutalement que j'ai pas réussi à me relever, même une fois en Angleterre. Je voulais juste que tout s'arrête, la vie, la douleur, la drogue, les cours. Tout. J'avais eu un stage de prof à Poudlard, je voulais l'arrêter. Je voulais juste... Je sais pas. Moi, avoir des tendances auto-destructrices? Nan, sérieux. Faut pas être un génie pour s'en rendre compte hein. Même moi je le sais. Bizarrement, m'a fallu un certain temps pour assumer que depuis toute ses années, je voulais juste me flinguer. Maintenant j'en ris, même si la plupart des gens trouvent pas vraiment ça drôle, voir carrément déplacé. Mais ça prouve que j'ai fait un pas, hein ? C'est le gamin qui serait content de me l'entendre dire, mais il peut toujours aller se faire voir avant que ça n'arrive.

Chap IV - Parce qu'il y a toujours un peu d'espoir

Le gamin, c'est lui qui m'a trouvé sur le trottoir. Complètement à la rue, bourré et drogué jusqu'à la moelle. Thomas Hemingway, un mec beaucoup trop gentil pour son propre bien. Et pour traîner avec moi. Il m'a aidé à remonter la pente, deux fois. Il a jamais faiblit et bordel, un jour j'aimerai être aussi courageux que lui. Moi je suis juste un connard qui se donne des grands airs. C'est plus que mon meilleur ami, je le considère comme mon petit frère. Et j'essaye de prendre soin de lui autant qu'il prend soin de moi, une manière de payer ma dette. Je lui dois la vie. Vraiment.

Il y a beaucoup de trucs qui se sont passé, en bien et en mal. J'ai rencontré des gens géniaux, et un d'eux est mort. J'ai eu mon diplôme en finissant major de ma promo, et ma sœur m'a retrouvé en Angleterre. J'ai perdu une phalange, le respect de mon père, ma cousine et ma sœur, mais j'ai trouvé ma voie et une famille. Je remplis du mieux que je peux les exigences de mon stage en tant que prof, même si les élèves sont pas tous au rendez-vous. Je veux juste gagner ma place à l'université, l'endroit où mon père a jamais voulu que je foutes les pieds. J'essaye même pas de devenir un mec bien, je veux juste retrouver un peu d'humanité dans ma vie. Design @Lilith - Textes @Stephen Liam Nott & @Victoire Weasley