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RPG Harry Potter

[INTRIGUE] L'intrigue de la Finale de la Coupe du Monde de Quidditch touche à sa fin, choisirez vous votre camp ?
L'année scolaire commence le lundi 5 septembre 2022 à Poudlard.
Les élèves sont priés de se rendre sur la voie 9 ¾ le dimanche 4 septembre 2022 afin de prendre le Poudlard Express. Départ à 11h !
L'année scolaire commence le 12 septembre 2022 à l'UMS. Encore un bon mois de vacances, n'oubliez pas de réviser avant la rentrée.
Le mois d'août s'annonce pluvieux après les grosses chaleurs de juillet. Couvrez vous bien !

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Le réconfort d'une amitié comme clef du bonheur ? Juin 2022Rester à Poudlard est une épreuve dont je me serai bien passé. La semaine à l’école que j’avais concédé à ma mère s’était subitement changer en plusieurs. Je resterai à Poudlard jusqu’à la fin, jusqu’à ma septième année. Je ne sais pas si je devrai dire si c’est à cause ou grâce à Peter. Au moins, aucune rumeur ne circulent, à part… On s’interroge, sur mon passage, je le sens. Personne ne sait pourquoi je suis parti pendant un mois, presque jours pour jours. Et, à part mes amis, personne ne devrait le savoir. J’ai peur des retombés, à cause de cette histoire. Je n’ai pas été assez précautionneux, je me suis laissé emporté. Je n’ai pas cherché à couvrir toutes mes traces, car je voulais être attrapé. Mais quand je me suis retrouvé au pied du mur, j’ai craqué. Je ne sais plus ce que je veux, ce que j’aime, ce que je suis. Je me suis caché si bien derrière un masque fabriqué sur-mesure pour être le parfait héritier de ma famille, que je ne sais plus qui je suis. Ou est-ce que je l’ai déjà sût, un jour ? Ai-je déjà été quelqu’un, depuis ma naissance, ou suis-je juste un échos de ce que je devrai être ? Trop y penser me fait mal, à la tête, et dans ma poitrine, sans que je ne sache pourquoi. Je n’arrive plus à imiter les autres, comme avant. J’ai perdu ma capacité à me fondre dans la masse.

Mais, je crois, je suppose que j’ai gagner quelque chose. Peut-être est-ce un peu de libre arbitre, toujours est-il que je sais quoi faire. Je sais qui trouver, même si c’est une décision étrange. Je me rappelle de cette jeune fille de Serdaigle, de nos petites discussions. Est-ce que j’étais vraiment moi-même, avec elle ? Je ne sais pas… J’ai l’impression étrange de n’avoir pas joué un rôle à fond, avec Alkanor. Elle me rappelait ma cousine, et c’est dur de mentir à sa famille. Même moi, je n’ai jamais pût m’y résoudre, même avec tout le mal que j’ai fait. J’ai trouvé Alkanor dans notre salle commune, mais j’hésitais à aller la voir. Et si elle me repoussait ? Ce serait la première fois qu’une telle chose m’arriverait, et je ne suis pas sûr de savoir comment réagir. « … Bonjour. » Je m’assois à côté de la jeune fille, en tailleur. « Comment tu vas ? » Je soupires, le menton entre mes mains. « Désolé. C’est égoïste, mais je ne te pose cette question seulement car c’est une pure convention sociale. Je voulais juste te parler. » Est-ce que c’est vraiment mal, si je joue franc jeu, pour une fois ? « Je t’aime bien. Je veux qu’on reprenne la relation presque amical qu’on avait là où on la laissé, avant que je ne partes. Mais pour ça, je dois te dire quelque chose. » Je soupires encore une fois, et je détournes le regard. « Tu as lût certains articles de Gossip Wizard, non ? Je suppose que oui, parce que c’est ce que tout le monde a fait. En fait, je sais qui était derrière tout ça, et je veux être honnête avec toi. Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai l’impression que je dois le faire. » Je me penche à son oreille, pour lui murmurer ces trois terribles mots, qui vont sûrement sceller mon destin à jamais. « C’était moi. » Je reprends ma place, pour observer Alkanor. Est-ce qu’elle va me détester, maintenant ?
:copyright:️ Justayne

Dernière édition par Dmitry Romanov le Ven 4 Sep - 16:35, édité 1 fois

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La fin d’année est proche. Année scolaire bien sûr, pas civile, on approche de l’été et non de l’hiver… Mais à la fois trop proche et pas assez. C’est bizarre, c’est curieux comme une chose peut faire naître deux sentiments différents. Parce que j’ai hâte d’avoir terminé cette histoire d’examens importants, de révisions, d’élèves stressés autour de moi, mais aussi parce que je n’ai pas du tout envie d’être en vacances. Poudlard, c’est devenu une maison petit à petit, une maison parfois bruyante et désagréable c’est vrai mais… ça reste une maison. Après tout, c’est bruyant et désagréable chez papa et maman, ça l’est même encore plus souvent qu’ici. Ici, j’arrive souvent à trouver un coin vide et calme, à faire ce que j’aime. Je peux dessiner ou me perdre dans mes pensées sans que personne ne vienne m’embêter. Enfin ça dépend des fois, mais globalement j’y arrive tandis que ce n’est pas le cas dans ce qui devrait être ma maison. Et puis ici, il y a un grand parc, une grande bibliothèque, des professeurs qui nous apprennent beaucoup de choses. Alors oui, je préfère être dans cette école de magique plutôt qu’à la maison. De toute façon, je deviens grande maintenant, j’ai presque seize ans donc je pourrais sortir me promener plus souvent, échapper au bruit de l’habitation pas assez isolée à mon goût pour préserver ma bulle de tranquillité.

En attendant cette fin d’année dont je ne sais pas trop quoi penser, je profite de l’école. Je révise un peu, je dessine un peu plus. Je suis contente d’avoir retrouvé cette activité, j’arrive mieux à me concentrer, à réfléchir et à ordonner mes pensées. C’est étrange mais agréable, très agréable. J’aime pas quand les phrases tournent sans but dans le vide trop plein de ma tête… Mais quand il y a trop de monde autour, c’est comme si tout disparaissait – l’ordre et le calme qui sont nés pendant les dessins s’effacent en entendant les voix des autres. Ce n’est pas comme maintenant, là ça va : il n’y a pas trop de monde. C’est ce qui est bien avec la Salle Commune : il y a toujours des moments où il n’y a pas beaucoup d’élèves. Et parfois, ces élèves sont calmes, surtout en ce moment. On me laisse tranquille la plupart du temps, même s’il y en a parfois qui viennent me voir. Comme Pearl, ou Adèle, mais elles sont gentilles et j’ai appris à apprécier nos petites conversations. Comme quoi tout s’apprend, n’est-ce pas ?

Pourtant, ce n’est pas une de ces deux voix que je connais bien qui s’élève à côté de moi. Non, c’est une voix que je n’avais pas entendu depuis un petit moment, mais que j’ai gardé en tête quand même en me disant qu’il le fallait. Je tourne un regard un peu surpris vers Dmitry alors qu’il s’installe à côté de moi. S’il vient, c’est qu’il a envie de parler même si le fait qu’il veuille me parler à moi me laisse un peu perplexe. Je me dis toujours que je ne suis pas vraiment le genre de personne vers qui on veut aller parler en premier, qui a envie de parler à une fille qui fait tout pour être toute seule le plus souvent possible ? Ce n’est, de mon point de vue, qu’une question de logique – et de conventions sociales ou un truc comme ça. Enfin, il est là et me demande comment je vais alors je dois bien répondre, non ? Et puis peut-être qu’au fond, ça ne me dérange pas tellement. Je ne sais pas trop, ce n’est pas toujours facile de comprendre ce que je pense. Je préfère me poser des questions. Mais je souris quand même un peu pour répondre simplement que «Je vais bien.», même si ce n’est pas l’exacte vérité si on détaille tout. «Et toi ?» La politesse, mêlée à un peu curiosité. Comment va-t-il, pour venir me parler soudainement ?

Je dois bien avouer que sa réponse me surprend complètement. Le voilà qui s’excuse, parle d’égoïsme et de conventions sociales. Elles sont là, celles-là, celles qui poussent à poser cette même question banale de politesse. Mais ce n’est pas parce que je suis étonnée que ça me dérange, au contraire. C’est franc, sincère, ça me va. Même si je m’en doutais un peu, je me demande toujours si c’est sincère ou simplement poli ce genre de question. Parce que je sais que le jour où j’irais mal, je ne le dirais pas. C’est moi, c’est comme ça. Peut-être que ce n’est pas Dmitry ? C’est vrai, le jour où il pleurait, dans ce même endroit, il n’a pas dit que tout allait bien. Au contraire, il a expliqué. Ce besoin de parler, comme si ça allait tout arranger. Je ne crois pas que ça fonctionne avec moi, surtout quand je me remets en mémoire ce que j’ai dit. C’était franc, mais peut-être pas très… Conventionnel. Oui voilà, c’est ça. Mais ça ne l’a pas dérangé, enfin je ne crois pas. Donc ça ne me dérange pas qu’il dise ça, au contraire. Même si je reste étonnée de la suite.

Il veut me parler, ça j’avais compris. Alors je ne dis rien, j’écoute. Et je souris timidement alors qu’il parle de relation presque amicale. Avait-il vraiment cette impression ? Moi je ne sais pas, mais je crois que j’aimerais bien. Comprendre ce que c’est, un ami. Pearl et Adèle trouvent-elles qu’on a une relation presque amicale ? Je crois que ça me ferait plaisir, pour de vrai, sincèrement. Concentre-toi Alkanor, c’est pas le moment. C’est qu’il a un air mystérieux en cet instant Dmitry, c’est déjà la deuxième fois qu’il dit qu’il veut me parler, me dire quelque chose. Ce doit être important, très important, trop important ? Ça fait monter la curiosité autant que l’inquiétude, il faut bien l’avouer ? Qu’a-t-il donc ? Il parle de Gossip Wizard, ces articles que l’inconnu a posté. Je hoche un peu la tête : oui, j’ai lu. Parce que tout le monde en parlait, et si je trouve les rumeurs complètement idiotes, ce que j’entendais ne me plaisait pas du tout. C’était méchant, voir même humiliant ce qui était dit. Comment peut-on faire ça ? Je n’en sais rien. En tout cas, le Serdaigle dit savoir qui a tout écrit, il parle d’honnêteté, qu’il doit me dire.

Je fronce un peu les sourcils. Est-ce si grave que ça pour qu’il s’approche si près de mon oreille ? J’entends bien, vous savez. Peut-être un peu trop d’ailleurs. Mais ce que j’entends, là, je ne peux pas le croire. Lui. C’était lui ? Je l’observe un instant avec attention, sauf qu’il n’a pas l’air de rire. Pas du tout. Il semble sérieux, très sérieux, un peu trop même. On ne rigole pas avec ça. Mais… Lui ? Le Dmitry qui m’a apprit à jouer aux échecs ? Celui qui pleurait la mort de son amie en Janvier ? Comment serait-ce possible ? Un instant, je refuse d’y croire. Parce que c’est trop… Trop. Dmitry est gentil, j’en suis sûre. Alors pourquoi aurait-il écrit des choses pareilles ? Était-il en colère contre les personnes sujets des articles ? Je ne connaissais pas grand-monde, je n’y portais pas attention, je lisais pour comprendre ce dont parler les autres mais… C’est trop étrange. C’est vrai, même si je ne connais pas vraiment Dmitry je le trouve gentil, un peu bizarre parfois mais je trouve tout le monde bizarre, même moi. Je ne comprends pas. J’ai l’impression de ne pas comprendre grand-chose en fait, mais là c’est trop irréaliste pour que je comprenne réellement.

Je suis bien incapable de dire ce que je ressens. Je ne sais pas ce que je devrais ressentir, pourtant il doit bien y avoir une histoire de convention dans la société. Sauf que je ne sais pas, et je ne sais pas non plus ce que je ressens, même en y réfléchissant. Est-ce que je lui en veux ? Non. Il avait ses raisons j’imagine, et même si c’était assez horrible ce qu’il a écrit, et bien… Je n’ai pas mon mot à dire là-dessus. Alors quoi ? En fait, je crois que je suis juste curieuse de comprendre pourquoi. Pourquoi a-t-il fait ça ? Qu’avait-il contre ces personnes au point de publier tous ces articles ? Je me rappelle de la première date : février. Après Janvier. Après la mort de son amie, après qu’il m’en ait parlé. Pourtant je l’avais dit, parfois une personne gentille devient méchante après un événement compliqué. Mais il avait dit que ça irait. Alors pourquoi ? Et pourquoi, après avoir tant écrit, est-il parti presque un mois entier ? Je me demande ce qu’il a pu ressentir. Ce qui a pu lui passer par la tête pour faire ça. Ce qu’il a pu s’imaginer. S’est-il seulement imaginé ce que ressentiraient ces personnes ? Les conséquences ? Je ne sais pas. Mais j’aimerais comprendre, pour une fois, j’aimerais vraiment comprendre. Et tout ce qui vient pour ça, c’est un «Pourquoi ?» sans rien de plus. Je crois que je suis perdue, perdue par des pensées et des réflexions qui voguent dans tous les sens.

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Le réconfort d'une amitié comme clef du bonheur ? Juin 2022Je n’aurai jamais pensé que parler avec Alkanor s’avérerait être aussi dire. Bien sûr, je prends sur moi pour apprendre à gérer la timidité et le stress dût au fait d’être en société, entouré de personnes… La vérité, c’est que même avec la jeune fille, je me sens comme vulnérable. J’ai usé des formules d’usage, mais assez rapidement. Je me suis toujours plié aux us et coutumes que ma mère m’a enseigné, mais je ne comprends pas. Je n’aime pas cette manière de demander à quelqu’un si il va bien, tout en sachant que tout le monde ment. Ce monde est remplie de menteur, que ce soit les petits mensonges innocents ou les plus gros qui blessent les autres personnes. J’ai fait parti de cette catégorie, j’en fait toujours partie. Pour évoluer en société, que ce soit en milieu scolaire ou dans celui des Sangs-Purs, il faut mentir pour bien se faire voir. J’y suis toujours arrivé, avant, alors pourquoi je trouve l’exercice si épuisant maintenant ? Surtout que je ne fais que parler à Alkanor. Je ne devrai pas être si anxieux, mais…

Mais son avis compte, il est important à mes yeux, et je ne comprends même pas pourquoi. Alors j’ai décidé d’être honnête, et d’essayer de ne pas me trouver d’excuses. Pourtant, j’en ai des dizaines pour expliquer mon comportement à ma famille. Mais avec la jeune Serdaigle, quelque chose me bloque. Quand je la regarde, je comprends que je ne pourrai être que complètement honnête avec elle. Et quand sa question tombe, je ne sais juste pas quoi dire. « Pourquoi ? » Toute la question est là, je suppose. Et je commence vraiment à me sentir mal. Je n’ai jamais été doué pour parler de sentiment, ou de ce qui se passait dans mon esprit. Je ne sais pas comment l’expliquer, et pourtant je dois le faire et poser des mots simple sur tout ce que j’ai ressenti et que je ressens encore parfois. Je crois que l’expression avoir des idées noires décrit assez bien la sensation brumeuse qui m’a accompagné depuis le début de Gossip Wizard. « … Je… » Je n’aime pas voir ses yeux perdus dans le vague comme ça. Je n’arrive pas à savoir ce qu’elle pense. Si elle va m’en vouloir ou non, si elle va distinguer le sorte de monstre que j’étais devenu. Je sais au fond qu’elle aurait raison, mais je n’ai pas envie de voir l’horreur et le dégoût passer dans ses yeux. Étrangement, ça me ferait trop mal.

« J’aimerai dire que je ne sais pas pourquoi… » J’aimerai me cacher derrière les mots, comme je le faisais avant. Tout était plus facile quand je n’avais pas à ressentir les émotions et les sentiments, mais juste à faire semblant. « Mais… je ne sais pas comment faire en sorte que ce soit clair. Je crois que j’étais vraiment… seul, et jaloux. Je n’arrêtais pas de me demander pourquoi les autres étaient heureux, et pas moi. Alors… j’ai juste voulu leur enlever ce bonheur. Juste parce que je pouvais le faire. » Mettre des mots pour expliquer ce que j’ai fait est une expérience horrible. C’est encore pire lorsque je le dis à voix haute. « C’était hors contrôle. J’avais l’impression de me noyer. J’ai toujours cette impression lorsque je sens que la panique monte… J’ai voulu que tout s’arrête, que quelqu’un me découvre, alors j’ai pris de plus en plus de risque. Mais… » Je baisse les yeux en sentant ma voix se briser et trembler. J’ai du mal à contrôler mon corps, et je reconnais cette sensation. La panique et le stress qui monte lentement mais sûrement partout, et qui me paralyse peu à peu. « Je me cache trop bien. Je me suis toujours caché, et ça s’est retourné contre moi. Personne ne m’a dénoncé, parce que personne ne pensait à moi. Je suis devenu comme… transparent. J’étais là sans vraiment être là, tu comprends ? » Personne ne se souciait de moi. Autant lancer des appels à l’aide face à un mur. « Je ne l’ai encore dit à personne… Sauf à toi. Tout le monde, même moi, trouve que je suis monstrueux. Je le sais, ça ne peut pas se passer autrement. Mais je voulais que toi… Je ne sais pas. Tu n’es pas comme les autres. Je me suis dis… » Non, avec Alkanor, on n’est pas pareil, c’est certain. Elle est toujours du bon côté alors que je me suis perdu. « Je me suis dis que peut-être, tu pouvais comprendre. Même juste un petit peu. » Les yeux toujours baissés, je ne dis plus rien. J’ai l’impression d’attendre une sorte de sentence alors que je sens les larmes qui me montent aux yeux. J’ai envie par-dessus tout qu’Alkanor me pardonne, parce que je suis incapable de me pardonner moi-même.
:copyright:️ Justayne

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C’est étrange comme les gens changent soudainement sans qu’on le voit, sans qu’on s’en aperçoive, sans qu’on ne remarque quoi que ce soit. En même temps, c’est difficile de voir quand on n’accorde pas vraiment d’importance aux gens et qu’on préfère regarder dehors pour dessiner ou alors s’installer dans un coin pour lire quelques livres. C’est difficile aussi de voir quelqu’un quand cette personne n’est pas là ou que l’on n’est pas là, nous. Et pourtant, le Dmitry à côté de moi aujourd’hui semble bien différent du Dmitry que je connaissais au début de l’année scolaire. Enfin, début, un peu par là à peu près, je sais plus trop. Mais il a changé, c’est sûr. Il suffit de l’écouter parler, expliquer ce qu’il a fait avant de disparaître presque un mois. Gossip Wizard. C’est… Je ne sais pas. C’est tellement contraire à la personne que je voyais avant. Tellement inattendu en fait. Mais qui pourrait s’attendre à une chose pareille ? Qui serait capable de comprendre l’identité de l’auteur de pareils articles ? Si on m’avait demandé d’imaginer, de proposer… Je n’aurais certainement pas trouvé. De toute façon, je ne connais pas assez de monde pour essayer de trouver une réponse comme celle-ci.

Alors mon pourquoi, c’est une question parfaite pour moi. Exactement ce qui me tourne dans la tête, parce que toutes mes pensées et mes interrogations pourraient commencer par pourquoi. Parce qu’un pourquoi tout seul résume tout ce qu’il y a dans ma tête. Mais c’est peut-être une question compliquée après mon long instant de réflexion. Le Serdaigle attendait peut-être autre chose, une remarque, une phrase qui dise je ne sais trop quoi. En fait, je n’arrive pas à savoir ce que j’aurais pu répondre. Et ça m’embête un peu de me dire soudainement que je dérange peut-être Dmitry avec cette question. A-t-il envie d’y répondre ? De se poser la question à lui-même ? Je crois que c’est compliqué. Compliqué de répondre à un pourquoi qui ne demande qu’à comprendre. Compliqué de mettre des mots sur ce que l’on ressent lorsqu’on fait une chose pareille. Sauf que le préfet a dit qu’il voulait être sincère, et moi je n’aime pas ne pas comprendre. Ce n’est vraiment pas dans mes habitudes de rester avec une multitude de questions sur un seul sujet, surtout qu’il n’y aura pas de livres pour m’aider à comprendre. Car cette question, elle est plutôt sur une personne. Sur lui. Je ne peux pas trouver autrement.

Donc j’attends, j’attends qu’il réussisse à trouver les mots. Encore faut-il qu’il les trouve. Il pourrait se contenter de hausser les épaules, de dire qu’il ne sait pas ou même que je n’ai pas besoin de savoir. Je crois que j’aurais été déçue, mais c’est lui qui choisit. Et je dois admettre que je suis soulagée quand je l’entends commencer à parler. Il a dit qu’il voulait être honnête, et je suis contente qu’il le fasse pour de vrai. Parce qu’il suffit de l’écouter et de le regarder sérieusement pour savoir qu’il n’invente rien, qu’il dit la vérité. Alors c’est ce que je fais : j’écoute, le regard concentré. Ça ne doit pas être simple à faire, à dire, ce genre de choses. Avouer tout ce qu’il dit – avouer la jalousie, avouer le sentiment de ne pas être heureux. Pourquoi n’était-il pas heureux ? Encore un pourquoi. Mais la question se pose, même si je pense que ce n’est pas le genre de choses à demander comme ça, il faut parfois savoir repousser la curiosité et la demande incompréhension. Alors j’ignore la nouvelle question, même si peut-être que ce serait utile de la poser. Et je continue d’écouter.

Il a eu une idée étrange quand même. Leur enlever leur bonheur parce qu’il pouvait le faire. Par jalousie. Il faut bien l’avouer, j’ai du mal à comprendre qu’il ait voulu ça. N’est-ce pas une bonne chose que de voir les gens heureux ? C’est important d’être heureux je trouve. Et prendre le bonheur des autres ne nous le donne pas non plus. Peut-être que pour certains ce n’est pas le cas, il y a des gens vraiment méchants qui aiment voir les gens malheureux pour toujours, mais ce n’est pas ce que je comprends des paroles de Dmitry. Parce que ce n’est pas agréable de ne pas contrôler ce qu’on fait et de se noyer. Même s’il ne se noyait pas pour de vrai, pas dans l’eau, ça reste… Je fronce les sourcils en laissant ces réflexions de côté tandis que le Serdaigle dit qu’il a toujours l’impression de se noyer quand arrive la panique. Il a vraiment beaucoup changé, parce qu’un Dmitry qui panique… C’est étrange. Je ne sais pas, ce n’est pas comme ça que je l’imaginais. Mais bon, tout finit toujours par changer même si ce n’est pas forcément pour le mieux. Et on ne maîtrise pas ce genre de choses.

Au moins, il dit qu’il a voulu arrêter, qu’on sache qui était derrière tout ça. Une personne entièrement méchante n’aurait pas arrêté, sauf si elle avait trouvé un autre moyen de faire du mal aux gens. C’est triste de voir Dmitry comme il est maintenant, il n’a vraiment pas l’air bien. Peut-être que le pourquoi était trop large, ou alors c’est le Serdaigle qui n’est pas forcément prêt à tout dire, tout expliquer, à être entièrement sincère. Je m’en veux un peu de lui avoir posé une telle question, mais il continue. Alors je l’écoute encore, je l’entends dire qu’il s’est toujours caché et si cette phrase me laisse un peu perplexe, je préfère me concentrer sur tous les mots qu’il utile. Être là sans être là, être transparent. Je hoche la tête : oui, ça je comprends facilement. Ce que je comprends aussi, c’est qu’il n’a pas aimé cette sensation d’invisibilité, enfin c’est ce que j’en déduis. Et ça se comprends. Il a voulu de l’aide, mais personne n’a su la lui donner. La faute à qui ? À lui ou aux autres ? Il ne sert à rien de chercher un coupable à pointer du doigt. Soit on l’est tous, soit personne ne l’est.

Alors, comment lui en vouloir ? Comment dire que c’est mal ? Je le regarde avec étonnement lorsqu’il explique ne l’avoir dit à personne d’autre que moi. Tout ce qu’il vient de dire, il ne l’avait jamais dit avant ? Pourquoi ? Oui, pourquoi, parce qu’il y avait un pourquoi seulement aujourd’hui peut-être. Les autres, ceux qui savent qui est Gossip Wizard, se sont-ils demandés pourquoi Dmitry avait fait ça ? Bonne question. Je la garderais pour moi, parce qu’en réalité ce n’est pas important. Non, l’important c’est de se dire que le préfet a été sincère, et que la suite de ses paroles sont bien tristes. Se trouver soi-même monstrueux, se dire que les autres nous trouvent monstrueux… Ce n’est pas bon. Parce que ce n’est pas monstrueux. Peut-être que Dmitry a raison. Peut-être que je ne suis pas comme les autres, puisque moi je ne trouve pas ça monstrueux. C’est curieux qu’il ait pensé ça, qu’il pense que je suis capable de le comprendre. C’est étrange. Pourquoi moi ? Ça aussi, c’est une bonne question. Et c’est compliqué d’y répondre, d’ailleurs je ne m’en sens pas capable. Mais ce que je peux faire, c’est parler. Parce qu’il est là, à regarder par terre, tout en silence maintenant. Comme s’il attendait.

Alors j’inspire, et puis doucement je commence. Par là où je peux, il faut parfois laisser les mots sortir seuls. «Oui. Oui, je comprends. Je comprends plusieurs choses, même si… Peut-être que je ne comprends pas tout. Je comprends ce que tu veux dire par être là sans être là. Parce que ça m’arrive souvent, sauf que moi… C’est ce que je veux en quelques sortes, ce que je cherche, ça me rassure. Mais je comprends que ce ne soit pas ainsi pour tout le monde. Chacun est différent, et chacun réagit différemment.» Je réfléchis, un peu, pour essayer de voir comment je peux tout exprimer sans que ce ne soit trop maladroit. C’est pas facile, surtout quand on n’a pas l’habitude de parler. Alors parler sur tout ce qu’il vient de dire… Je n’ai pas envie d’oublier quelque chose. Parce que j’aimerais bien l’aider. «Ce que tu as fait, je ne vais pas dire que c’était bien parce que ce serait faux. Mais tu sais, je ne trouve pas que c’est monstrueux non plus. Parce qu’un monstre aurait continué, un monstre aurait cherché et trouvé un autre moyen de faire encore plus de mal. Un monstre, c’est celui qui tue des dizaines voir des centaines ou plus de gens qui n’ont rien demandés juste pour imposer un point de vue.» Je soupire en repensant rapidement à ce qu’il s’est passé en Amérique. Les Mages noirs… «Mais toi Dmitry, tu n’es pas monstrueux. Parce que tu as finit par arrêter d’écrire ces articles, et parce que tu es sincère, parce que tu as su dire pourquoi. Moi, je trouve que c’est Humain. Personne n’est toujours gentil avec tout le monde, il y aura toujours de la méchanceté dans le monde, et de la part de tout le monde. C’est triste parce que tout le monde se porterait bien mieux sans ça, mais on est des Humains alors c’est comme ça.» Je hausse légèrement les épaules. Je ne suis pas sûre que gentillesse et méchanceté soient les mots tout à fait adaptés, mais je n’en n’ai pas d’autres pour l’instant. Alors je souris au garçon, et j’aimerais bien qu’il relève la tête pour qu’il le voit. Parce que la sincérité c’est important, j’y tiens beaucoup. Et je n’ai pas envie qu’il se croit monstrueux…

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Le réconfort d'une amitié comme clef du bonheur ? Juin 2022J’ai l’impression que plus j’en parles aux personnes autours de moi, et plus tout devient clair. C’est comme si avant, à moi-même, je n’osais pas prononcer les mots qui expliquaient mon comportement. J’avais trop honte, et j’ai encore plus honte maintenant. Je me rends bien compte que ce que j’ai fait n’est pas normal, pour la plupart des gens. Et j’ai appris, aussi, que de ne pas être dans la norme n’était pas bien. Ce n’est pas vraiment accepté socialement. Mais jouer un faux rôle en société n’est pas quelque chose d’admis non plus. Être sociable est beaucoup plus compliqué que ce qu’on pourrait penser, il y a beaucoup de règle. Je les connais, mais je n’en comprends pas un grand nombre d’entre elles… Est-ce qu’un jour je vais arriver à toutes les retenir, et à les utiliser à bon escient ?

« Oui. Oui, je comprends. » Les premières paroles de la jeune fille me rassurent beaucoup. Ils ont été nombreux à me dire qu’ils me soutenaient, qu’ils voulaient m’aider. Mais je crois bien qu’aucun d’entre eux ne me comprenais vraiment. Ni même si il faisait l’effort d’essayer de voir la vie à travers mes yeux. « Je comprends plusieurs choses, même si… Peut-être que je ne comprends pas tout. Je comprends ce que tu veux dire par être là sans être là. Parce que ça m’arrive souvent, sauf que moi… C’est ce que je veux en quelques sortes, ce que je cherche, ça me rassure. Mais je comprends que ce ne soit pas ainsi pour tout le monde. » Je hoche doucement la tête. Être invisible aux yeux des autres n’est pas si mal, cela peut éviter certaines situations qu’on ne recherche pas. Sauf que… être invisible fait mal, lorsqu’on a besoin d’aide. J’espère bien qu’Alkanor n’en arrivera jamais à une telle situation dans sa vie. « Chacun est différent, et chacun réagit différemment. » Je hoche une nouvelle fois la tête. Peut-on être trop… différent, parfois ?

« Ce que tu as fait, je ne vais pas dire que c’était bien parce que ce serait faux. Mais tu sais, je ne trouve pas que c’est monstrueux non plus. Parce qu’un monstre aurait continué, un monstre aurait cherché et trouvé un autre moyen de faire encore plus de mal. Un monstre, c’est celui qui tue des dizaines voir des centaines ou plus de gens qui n’ont rien demandés juste pour imposer un point de vue. » Imposer un point de vue… Je me demande bien ce à quoi la jeune fille fait référence. Sûrement à la montée de la Magie Noire… Je n’en suis pas à là, heureusement. Je n’ai jamais tenté, ou voulu vraiment tuer quelqu’un… Enfin, je crois. J’espère. J’inspire un grand coup, pour mieux me concentrer sur les paroles d’Alkanor, et faire taire toutes les pensées négatives. « Si je ne suis pas monstrueux, alors qu’est-ce que je suis ? » Je soupires en levant timidement les yeux. Je sais qu’elle me dit Humain, mais quelque part je ne peux pas m’empêcher d’émettre des doutes. « Personne n’arrive à me comprendre. On me prend pour un enfant en pensant que j’irai mieux comme ça. Ou pire, on me prend pour un adulte qui n’a pas besoin d’aider lorsque j’en veux. » Mes parents, ma famille, même eux j’ai l’impression qu’ils ne savent pas comment réagir avec moi. C’est trop vaste, trop compliqué, trop dur. À leurs places, j’aurai sûrement déjà abandonner depuis bien longtemps. Je vois plus loin qu’eux, je sais que mon cas est sans espoirs. Eux, ils se mettent des œillères en répétant tout le temps que tout ira bien.

J’ai hésité à avoir un contact visuel avec Alkanor, et je n’aurai peut-être pas dût. Je ne comprends pas bien ce qu’il se passe, ce qu’elle pense. Tout ça est encore vraiment trop nouveau, pour moi. Mais je me sens bien rien qu’avec son regard, pour une raison que je n’arrive pas à m’expliquer. « Est-ce que tu as déjà eu cette étrange impression que personne ne te comprenais, autour de toi ? Que tout le monde était lent, dans leurs manière de penser, ou d’agir ? » C’est comme si personne ne réfléchissait à l’avance quant à leurs actions, ou ce qu’ils allaient dire. J’en viens même parfois à envier ma sœur et son franc-parler légendaire, qui lui a valut plus d’un ennemi. « C’est comme ça que j’ai toujours vu le monde. Pour moi, c’est facile de voir les petits détails, de savoir les petits habitudes des autres. Mais je n’arrive pas encore à bien comprendre ce que tout le monde ressent. J’ai trop peu d’expériences, parce qu’avant, les autres ne m’intéressaient pas. » C’était tellement plus simple d’être tout simplement égoïste, mais il y a eu Peter. « A cause de tout ce que j’ai fait… La seule personne qui m’a vraiment aidé à failli être renvoyé de Poudlard, parce que je ne pensais qu’à moi. Et je ne veux plus que ça arrive. » Retomber dans le même schéma me fait trop peur, et je crois que c’est pour ça que j’énonce à voix haute tout ce qui me traverse l’esprit.
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descriptionLe réconfort d'une amitié comme clef du bonheur ?  EmptyRe: Le réconfort d'une amitié comme clef du bonheur ?

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Il y a beaucoup de questions qui se bousculent, mais seulement à l’intérieur. Il ne faut pas les laisser sortir, pas toutes en tout cas. Un seul pourquoi suffit à apprendre tant de choses qu’il vaut mieux ne pas en ajouter. On ne peut pas tout comprendre d’un coup, ni même tout comprendre tout court. On a beau faire des efforts, il y aura toujours de l’incompréhension, du mystère. Au final, ce n’est pas le plus embêtant. Si on savait tout, si on comprenait tout, à quoi ça servirait de vivre ? J’aime comprendre, mais j’aime aussi réfléchir et chercher toute seule. Sauf qu’il y a des moments où les autres doivent nous aider à comprendre, à apprendre – et là, il n’y a que Dmitry qui peut m’aider. Peut-être même autant que moi, je peux l’aider. C’est compliqué n’est-ce pas ? Ce doit être ainsi que fonctionne une conversation entre deux personnes. On cherche les mots, on réfléchit, on n’est pas sûr de soi et pourtant il faut parler, parce que sinon il n’y a pas de dialogue. Et si ce n’est pas un réflexe ou une habitude, je le fais. Parler, écouter. Écouter, parler.

Mais ce n’est jamais suffisant. Une information fait naître une question, qui fait naître une affirmation, une autre affirmation, et encore une question. Drôle de schéma qui n’a pas réellement de sens puisque tout dépend du sujet de conversation et de la personne en face, où à côté bien sûr, mais que je dois retenir. Je suis rassurée de voir que je ne suis pas la seule à ne pas tout comprendre. Ça ne me dérange pas, l’inverse serait un peu bête à vrai dire. Mais c’est une étrange question que Dmitry me pose. Qu’est-il s’il n’est pas monstrueux ? «Humain» je murmure doucement, pensive. Que pourrait-il être d’autre ? Je l’ai dit : c’est Humain d’être méchant parfois. C’est ainsi, on n’y peut rien, c’est un peu comme la lionne qui chasse l’antilope : ce n’est pas méchant, c’est dans sa nature d’être. Je ne suis pas sûre que ce soit un exemple parfait, mais de toute façon ce n’est pas important : on n’a pas besoin d’exemple pour se décrire. Il y a des choses communes à tous, et même une personne très gentille peut se montrer méchante sans forcément le vouloir.

Je ne sais pas pourquoi, mais il a l’air d’en douter. C’est étrange je trouve, comment peut-on douter d’être Humain ? Il n’y a pas d’autres solutions, car il est loin d’être monstrueux. Même s’il y a plusieurs types de monstres, celui qui se cache et celui qui se montre, celui qui tue et celui qui torture et certainement d’autres encore auxquels je ne pense pas en ce moment, Dmitry n’en est pas un et il ne faut pas le laisser dire le contraire, ce serait injuste pour lui. En tout cas, j’aimerais bien comprendre pourquoi il se demande ce qu’il est car c’est une question bien compliquée. Alors je l’écoute expliquer que personne ne le comprend. Est-ce également cela qui le rend monstrueux d’après lui ? Je ne vois pas en quoi. Je ne comprends pas souvent les gens autour de moi. Je me demande toujours comment ils font pour être aussi bruyant, pour aimer ou en tout cas ne pas détester la foule, pour avoir envie d’être avec d’autres personnes. Ça ne fait pas d’eux des monstres. Et puis, ils ne me comprennent pas non plus… Et ça ne fait pas moi d’un monstre.

Sans savoir quoi penser de tout ça, je prends le temps de réfléchir tandis que le Serdaigle continue. Je suis rassurée de le voir me regarder, d’habitude je n’aime pas ça du tout mais c’est toujours mieux que de le voir regarder par terre en se disant qu’il est un monstre, parce que ça c’est vraiment triste et embêtant. Je hoche doucement la tête à sa question : oui, j’ai déjà eu l’impression que personne ne me comprenais. Sauf que… J’ai toujours cette impression en fait. Comme j’ai presque toujours l’impression de ne comprendre personne. Ce n’est pas tellement une impression d’ailleurs. C’est la vérité, j’ai du mal à comprendre les gens et ces gens ont du mal à me comprendre. Peut-être parce que je suis trop différente, peut-être que Dmitry aussi est trop différent, si on écoute bien on peut le comprendre. Pourtant, ne sommes-nous pas tous différent ? C’est ce que je me dis régulièrement, mais peut-être y a-t-il en fait des degrés différents de différences. Ça me paraît compliqué tout ça, sauf que les paroles du Serdaigle me font penser que ce n’est pas une mauvaise réflexion. Il y a tant de côté sur lesquels on peut être différent ou semblables qu’il y a toute une diversité parfois belle et parfois dérangeante.

Dérangeante est certainement le bon mot lorsque j’écoute le préfet parler. Il voit le monde lent, c’est étrange je trouve, mais pas impossible. Comme tout, cette histoire de lenteur dépend des gens, de leur mentalité. Peut-être que c’est lui qui est trop rapide ? Moi, j’aime bien prendre le temps de réfléchir sur le moment. Je ne fais que ça depuis qu’il s’est assis là et qu’il parle : réfléchir, me questionner. C’est à ça que sert une conversation, non ? Pourtant Dmitry ne donne pas cette impression. On est tous différents, c’est toujours cette même phrase qui revient. Il pense et agit vite, je crois que c’est ça, ce n’est pas mal non plus. Oui, c’est bien de voir les petits détails, c’est important. Enfin, pas pour tout le monde, mais pour moi si. Même si je préfère voir les petits détails du parc plutôt que ceux des gens, mais ce n’est pas important. Parce qu’en fait, je ne suis pas sûre de comprendre pourquoi il dit tout ça. Mais peut-être que si. Ou alors à moitié ? Il parle beaucoup, je commence à avoir du mal à me concentrer. Sauf que c’est important ce qu’il dit, même si c’est compliqué.

Est-ce que ça l’embête de ne pas comprendre ce que ressentent les autres ? Il dit que les autres ne l’intéressaient pas avant, et pourtant… On a déjà parlé, et plusieurs fois. Était-ce seulement de la politesse ? Ce n’est pas impossible, rien n’est impossible. Qu’est-ce qui l’intéressait alors ? Il devait bien y avoir une chose, au moins une. J’ai du mal à le comprendre sur certains points, c’est toujours comme ça. On a beau dire "je comprends", et bien en réalité on ne comprend jamais tout. On a beau vouloir essayer de comprendre les autres, on n’y arrive jamais. Parce que c’est trop compliqué. Mais c’est étrange, c’est comme si Dmitry se disait égoïste. C’est ça, ne pensait qu’à soi. J’imagine que je le connais trop peu pour le contrer sur ce point, même si ce qu’il dit n’est pas tout à fait une preuve. On fait tous des erreurs, tout le monde le sait. Par contre, tout le monde ne l’accepte pas. Au moins, il y a une autre chose qu’il dit que je comprends réellement, je le sais. Encore une preuve qu’il n’est pas un monstre : il ne veut plus que ça arrive. Je ne sais pas qui est cette personne, et ça ne m’intéresse pas vraiment. Savoir qu’il ne veut plus que ce genre de chose arrive est l’important.

«Tu sais… C’est jamais facile de comprendre les autres. Personne ne peut comprendre entièrement quelqu’un, c’est impossible. Je ne comprends pas souvent les autres, et je sais que les autres ne me comprennent pas, je ne pense pas que ce ne soit qu’une impression. Et c’est souvent embêtant parce qu’il faut s’adapter, ou faire avec en tout cas.» Je ne sais pas ce que je devrais dire en réalité. Qu’attend Dmitry ? C’est bien compliqué de savoir. Et pourtant, il faut parler, il le faut vraiment. Je n’ai pas envie de le laisser ainsi, avec des questions, avec des mots, avec la pensée qu’il est monstrueux ou égoïste. C’est étrange de penser ça, de vouloir ça, non ? Moi, je trouve que si : c’est nouveau, donc c’est bizarre. «Tu vois, même si ce que tu as fait est mal, tu appris. Appris de tes erreurs, parce que s’en est une. Mais on en fait tous vu qu’on est des humains, des êtres vivants en général d’ailleurs même si les plantes vont avoir du mal à faire des erreurs.» Je souris un peu à cette idée – une plante ne bouge pas, ne parle pas… Ah si attendez, la Mandragore parle. Enfin… Hurle au point de risquer de nous tuer. Mais un animal est plus sujet à faire des erreurs qu’une plante, vous voyez ?

«Est-ce que ça t’embête, de ne pas comprendre ce que les gens ressentent ?» Je passe d’un sujet à l’autre sans faire attention, mais je suis curieuse là-dessus. «Moi, je comprends rarement. Il y a souvent trop d’émotions chez les gens je trouve, et c’est pire quand il y a beaucoup de monde. Ce n’est pas forcément une question d’expérience je pense.» En réalité, j’en suis sûre. Il y a des gens qui donnent l’impression de tout comprendre très rapidement, et d’autres qui ont plus de mal. Je me demande si ça rassure Dmitry de savoir ça ? Il n’y a pas grand-chose de rassurant là-dedans. Mais si c’est ce que je pense, c’est bien de le dire non ? S’il est là, c’est qu’il veut savoir ?

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Le réconfort d'une amitié comme clef du bonheur ? Juin 2022Je n’arrive pas à vraiment comprendre ce qui est en train de se passer avec Alkanor. Je voulais qu’elle sache ce que j’avais fait, mais je ne sais plus si c’est vraiment une bonne idée de l’avoir fait. Pourquoi est-ce qu’elle n’a pas l’air de vouloir me fuir ? C’est presque comme si… elle me pardonnait. Je ne comprends pas pourquoi tout ne fonctionne pas comme je veux. Pour être franc, je ne sais même plus ce que je cherchais à avoir en lui parlant. « Tu sais… C’est jamais facile de comprendre les autres. Personne ne peut comprendre entièrement quelqu’un, c’est impossible. » Je soupires doucement, sans vraiment le vouloir. J’aurai aimé avoir le don de ma famille et être Legilimens. J’aurai pût savoir comment les autres penser, et tout serait plus simple alors. « Je ne comprends pas souvent les autres, et je sais que les autres ne me comprennent pas, je ne pense pas que ce ne soit qu’une impression. Et c’est souvent embêtant parce qu’il faut s’adapter, ou faire avec en tout cas. » Je fronces les sourcils, un peu surpris. Ce genre de discours, j’aurai pût le tenir à la place de la jeune fille si tout n’avait pas dérapé lors de cette fin d’année. C’est la première fois depuis longtemps, peut-être depuis toujours, mais j’ai vraiment l’impression que quelqu’un arrive un tant soit peu à me comprendre. « Tu vois, même si ce que tu as fait est mal, tu appris. Appris de tes erreurs, parce que s’en est une. Mais on en fait tous vu qu’on est des humains, des êtres vivants en général d’ailleurs même si les plantes vont avoir du mal à faire des erreurs. » Je rends un peu timidement son sourire à la jeune fille. Non pas par pure convention sociale ou pour être simplement poli, mais parce que j’en ai envie. Sa comparaison avec les plantes est assez bien trouvé, je dois l’admettre.

« Est-ce qu’apprendre de ses erreurs est vraiment suffisant ? » Autrement dit, est-ce que ça effacerai comme par magie tout le mal que j’ai fait ? Je sais qu’au fond de moi je connais déjà la réponse, et ça me fait un peu peur. Je n’ai pas envie d’un monde où tout le monde sait vraiment ce que j’ai fais ou ce que je suis. Je n’arriverai jamais à le supporter. Mais mes actes ont l’air impossible à oublier, malheureusement. « Est-ce que ça t’embête, de ne pas comprendre ce que les gens ressentent ? » Je prends un instant pour réfléchir à sa question qui semble venir de nul part. Non pas que ça me dérange, au final : ça me permet de détourner des pensées négatives en réfléchissant. Même si le sujet est un peu dur, parce qu’il faut aborder ce que je ressens intérieurement, et c’est toujours aussi difficile et flou pour moi de mettre des mots dessus. « Et toi ? » Je souffles ma question pour me donner un peu plus de temps de répondre. Et aussi… Je me demande bien ce que Alkanor pense de tout ça. « Moi, je comprends rarement. Il y a souvent trop d’émotions chez les gens je trouve, et c’est pire quand il y a beaucoup de monde. Ce n’est pas forcément une question d’expérience je pense. » Je pose mon menton sur ma paume, en la regardant. « Je comprends. » Je comprends, mais ce n’est pas vraiment comme ça que je ressens les choses. Enfin, je crois ?

« Je ne sais pas encore si je trouve qu’il y a trop d’émotions chez les autres. À vrai dire, j’ai surtout du mal à reconnaître les émotions chez les autres, mais aussi chez moi. » Je baisse doucement les yeux, en fronçant les sourcils. D’une part, je réfléchis à ce que je vais dire ensuite, de l’autre… J’ai un peu honte de ce genre de confessions. « Je me dis que si je comprenais les autres, peut-être que je me comprendrai mieux ? Je n’ai jamais fait attention à ce que je pensais ou ce que je ressentais, je faisais juste en sortes d’agir en conséquence de ce qu’on attend de moi. » Peut-être que je prends le problème dans le mauvais sens, je n’en sais rien au final. Faire attention aux personnes qui ne font pas partis de ma famille, vouloir avoir des amis, c’est encore tout nouveau pour moi. « Un Romanov doit être doué en magie, et aussi pour parler en public. Il doit être un peu excentrique aussi, et toujours se mettre en avant. J’ai toujours essayé d’être comme ça. » Je soupir encore une fois, les yeux rivés sur le sol de notre Salle Commune. Heureusement que personne ne fait attention à nous. « Mais en vrai… je fais juste semblant. Je faisais semblant aussi de me sentir bien, et d’être toujours joyeux. En vrai… j’ai l’impression d’être timide et de ne pas aimer être mis sur le devant de la scène, alors que je devrai aimer ça. Parce que je suis un Romanov, tu vois ? Alors je me dis que si je comprenais les autres, peut-être que j’arriverai à comprendre ce qui ne va pas chez moi, et pourquoi je ne suis pas comme je devrai être. » Je ne suis pas sûr d’être vraiment clair, même pour moi tout ce que je viens de dire est encore affreusement flou dans mon esprit. Tout est sorti d’un coup, sans que je ne puisse vraiment réfléchir pour en faire un discours clair et concis. Mais… peut-être que c’était mieux ainsi.
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Je ne comprends toujours pas pourquoi Dmitry est venu me parler à moi. Je ne suis certainement pas la personne qui sait trouver des mots corrects pour une telle conversation. Mais ce que je comprends, c’est qu’il faut au moins essayer de l’aider. Est-ce que ça l’aide, ce que je dis ? Je ne suis pas sûre, car à chaque réponse sort une nouvelle question. Parfois posée par lui, parfois posée par moi, qu’importe qui demande ? C’est toujours utile de se questionner, même quand ce sont des interrogations compliquées auxquelles on ne sait pas réellement comment répondre. Sauf qu’il faut bien apprendre un jour, alors aujourd’hui est un jour d’apprentissage comme beaucoup d’autres jours au final. Parce que les différentes situations font qu’on réfléchit à un sujet seulement maintenant et non hier. C’est bizarre quand on y pense, non ? Après tout, rien n’empêche d’y penser plus tôt ou plus tard mais non, on y pense maintenant parce qu’on en parle avec quelqu’un. Finalement, c’est bien les conversation.

Enfin, ça reste quand même un peu compliqué. Comprendre ce que Dmitry pense pendant que je parle, c’est toujours aussi impossible. Pourquoi soupire-t-il ? Peut-être que l’idée de ne pas pouvoir comprendre entièrement une personne le dérange. Je ne sais pas si ça me dérange, moi. À mon avis il vaut mieux pas, car on est tous trop différents pour pouvoir se comprendre. C’est certainement dommage, mais on est fait de cette manière. À quoi bon vouloir comprendre tout le temps les autres ? Si déjà on y arrive un peu, ce sera bien. Mais il est vrai qu’on peut avoir des avis différents, qu’on peut vouloir comprendre les autres. Parfois j’ai aussi cette envie, il faut l’avouer. C’est juste que je me rends souvent compte que c’est impossible. Peut-être parce que moi aussi, je suis trop différente d’eux ? J’ai souvent cette impression. Et le Serdaigle ? Je ne sais pas, je n’ose pas lui demander. Et si c’était une mauvaise question ? Une question embêtante ? Alors je pars sur autre chose.

Mais dire qu’il a appris de ses erreurs ne semble pas convaincre le préfet. Pourtant, c’est bien d’apprendre, même les professeurs disent que l’on apprend de nos erreurs. Certes c’était là un autre type d’erreurs que celles faîtes en cours. Une erreur ne reste-t-elle pas une erreur quelque soit le contexte ? Je dirais que si. Et si Dmitry sourit quand je parle des plantes, une comparaison que j’aurais d’ailleurs pu approfondir car elle semble intéressante, il pose une question certainement tout aussi intéressante. Est-ce suffisant ? Cela dépend de ce qu’il veut dire par suffisant. A-t-il vraiment envie d’entendre ce que je pense sur cette question ? À mon avis, ça pourrait l’aider. De toute façon, je ne peux qu’aider en ce moment, non ? «Et bien… Ça n’effacera pas ce que tu as fait, c’est vrai. Mais les gens ne vont pas y penser jusqu’à la fin de leur vie, même s’ils ont une mémoire ils passeront à autre chose. Ils ont une vie, et même si ce blog à un moment en a fait partie, c’est terminé alors que leur vie non. Il y a sans cesse des changements, et il y en a même trop pour qu’ils gardent leur esprit fixé sur un moment. Tu vois ?» Je le regarde, hésitante. Est-ce très clair ? Je ne suis pas sûre. «Et puis, l’important c’est aussi que tu saches utiliser ce que tu appris après tes erreurs. C’est sûr que si tu recommences, avoir appris n’aura servit à rien.» Je lui souris gentiment avant d’ajouter «Mais tu as dit que tu ne voulais plus que ça arrive, donc ça prouve que tu as utilisé ce que tu appris.». Traduire les pensées en mots prononcés à voix haute n’est pas simple. J’espère tout de même que Dmitry a compris. J’aimerais qu’il comprenne, que ça l’aide.

Finalement, je décide de poser la question. Parce que je suis curieuse, et peut-être que changer de sujet n’est pas plus mal car Dmitry avait l’air assez mal à l’aise quand même. Mais ce n’est certainement pas la question la plus facile, se comprendre sois même est déjà une chose compliquée. Traduire des sentiments en mots, traduire un ressenti en mots et même traduire des pensées à voix haute… Au final, il faut beaucoup de traduction et on ne maîtrise pas forcément ces différents langages. J’essaie tout de même d’expliquer, de poser les mots, et je me sens étrangement rassurée lorsque le Serdaigle dit comprendre. S’il comprend ce que je dis, c’est qu’il me comprend un peu. Et… C’est bien, non ? Curieuse de savoir ce qu’il en pense, lui, je l’écoute attentivement. D’un côté je suis contente qu’il réponde, de l’autre j’espère qu’il ne se force pas trop, que ça ne le dérange pas. J’ai beau trouver cette question intéressante, je n’ai pas envie qu’il regrette plus tard ce qu’il dit maintenant. Et je ne suis pas sûre de comprendre ce qu’il dit. En fait si, je comprends. Mais je crois que je préférerais ne pas avoir compris. Parce qu’essayer d’être comme sa famille veut qu’il soit, je trouve ça horrible. Ce n’est pas de sa faute, d’ailleurs je comprends ce qu’il voulait. Sauf que c’est impossible d’être quelqu’un d’autre. On a beau essayer, on n’y arrive pas car on n’est pas fait pour ça. Et on finit par s’enfermer soi-même pour porter un costume qui ne nous convient pas tout en se demandant pourquoi. Encore un pourquoi. Mais pourquoi devrait-il être comme tous les autres membres de sa famille ? Un nom de famille ne devrait pas définir notre personnalité.

Je soupire doucement. Je crois que je le comprends un peu mieux grâce à ma question, ce qui veut dire que j’ai bien fait de la poser n’est-ce pas ? J’ai tout de même un peu de mal à trouver ce que je peux lui dire. Est-ce une bonne idée de lui dire qu’il devrait être la personne qu’il veut ? C’est peut-être bizarre à entendre si ce n’est pas ce qu’on lui a fait comprendre dans sa famille. Sauf que je n’ai pas envie de le laisser se dire qu’il devrait être… Ce qu’on lui dit d’être. Non non, c’est vraiment pas bien. Comment peut-on comprendre les autres si on ne se comprend pas soi-même ? Et comment se comprendre si on n’est pas soi-même ? C’est bien là le problème que je vois. «Je ne comprends pas… Ce n’est pas parce que ton nom de famille est Romanov que tu dois être comme tous ceux qui ont ce nom de famille aussi. Ce n’est pas ça qui te définit, ce n’est pas juste ! Si tu n’es pas toi-même, c’est normal que tu ais de mal à te comprendre. C’est comme si… Tu étais un acteur, mais tout le temps. Et c’est forcément difficile de jouer un rôle tout le temps.» Je ne suis pas sûre qu’il comprenne, ou qu’il soit d’accord. Je sais que les Sang-purs sont assez étranges dans leur façon de penser, je l’ai appris avec Adèle. J’en ai déjà parlé avec elle. Et même si elle m’a expliqué, je n’arrive pas à accepter cette mentalité. Est-ce que c’est mal ? «Ce n’est pas un problème d’être différent de ce que l’on attend de toi. On n’est pas des objets qui se façonnent selon l’envie des autres… Tu es ce que tu es, et c’est déjà beaucoup. Se comprendre soi-même n'est pas facile, mais si tu n'es pas toi-même ça le sera encore moins.» Je soupire à nouveau. Comment les gens peuvent-ils forcer quelqu’un à ressembler aux autres ? Comment un nom de famille peut-il faire ça ? Je ne comprends vraiment pas.

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