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RPG Harry Potter

[INTRIGUE] L'intrigue de la Finale de la Coupe du Monde de Quidditch touche à sa fin, choisirez vous votre camp ?
L'année scolaire commence le lundi 5 septembre 2022 à Poudlard.
Les élèves sont priés de se rendre sur la voie 9 ¾ le dimanche 4 septembre 2022 afin de prendre le Poudlard Express. Départ à 11h !
L'année scolaire commence le 12 septembre 2022 à l'UMS. Encore un bon mois de vacances, n'oubliez pas de réviser avant la rentrée.
Le mois d'août s'annonce pluvieux après les grosses chaleurs de juillet. Couvrez vous bien !

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Born ReadyJeudi 1er Septembre 2022J’ai l’impression que ça fait une éternité que je n’ai pas vu me amis. C’est étrange pour moi de les appeler ainsi. Je ne pensais pas qu’ils me considéraient comme tel, avec tout ce que j’ai fait. Je ne pensais pas… arriver à ressentir des émotions aussi fortes, être aussi déchirés en ne les voyant pas pendant un mois. Même l’absence du petit-ami d’Irina m’a paru laisser un trou béant dans mon monde, et je ne comprends pas pourquoi. J’ai été si heureux en les revoyant tous chez Juliette. Et je ne sais pas non plus pourquoi. Et Peter… Je n’arrête pas de me sentir rougir et d’être un peu mal à l’aise en évoquant son image dans son esprit. C’est quelque chose qui arrive de plus en plus souvent, et toujours à des moments impromptus. Je me demande ce qu’il fait, où il est, s’il est heureux ou bien coiffé. Peut-être est-ce ça, la vraie amitié ? Je devrai sans doute me trouver un livre pour apprendre un peu plus de théorie dessus.

J’ai rejoint la gare de Kings Cross avec toute ma famille, mais je me suis assez vite isolé. Irina est partie avec Josh, ou bien avec Juliette. Lana a dû rejoindre des amis qu’elle s’était fait l’an dernier. J’aurai bien voulu passer le voyage avec ma sœur, pour une fois depuis longtemps, faire notre rentrée ensembles. Mais ce n’est pas possible, Svetlana vient d’entrer à l’université magique… Et je ne peux pas m’empêcher d’être jaloux. C’est quelque chose de nouveau, mais qui me terrifie en même temps pour deux raisons bien distinctes. La dernière fois que j’ai été jaloux de ma sœur, j’ai fait quelque chose de mal, qui aurait pût avoir des conséquence terribles. J’aurai pu la tuer, et j’ai peur que tout recommence, et que je perde le contrôle. J’essaye de me contrôler pourtant, mais j’espère que ce sera suffisant. Une autre chose me dérange dans le fait que je viens de découvrir que j’étais sujet à ce genre de jalousie. Il y a toujours cette petite voix, au fond de moi, qui me rappelle que je ne devrai pas être comme ça. Je suis un Romanov, et ma famille compte sur moi. Je n’ai pas le droit de les décevoir en me comportant comme un enfant. Et en même temps… Peter m’avait expliqué avec ses mots bien à lui que je devais arrêter d’être comme ça, à faire l’adulte alors que je ne l’étais pas. Je me sens tiraillé entre les paroles qui tournent sans cesse dans ma tête, les miennes et celle de Peter. Je ne sais pas quoi en penser, et j’ai presque envie de m’effondrer dans un coin pour juste pleurer. Avoir des émotions, réfléchir à mes actions mais ne pas calculer les coups comme si ma vie était une partie d’échecs, c’est épuisant.

Tout les compartiments ont l’air remplis. Bien entendu, ils ne sont pas remplis à proprement parler, car il y reste toujours encore une ou deux places libres. Mais je les ressens être remplis car les personnes qui sont à l’intérieur se connaissent, ont
l’air de tous être amis et de beaucoup s’apprécier. Est-ce que je suis le seul à ne pas avoir prévu avec qui j’allais passer le voyage ? Est-ce que j’aurai dû le prévoir ? Je sens la bouffée de stress monter, pour se bloquer dans ma gorge. Je ne peux pas me permettre de faire une crise de panique maintenant, en plein milieu du couloir, alors que d’autres élèves passent devant moi. Je suis Préfet, je devrai montrer l’exemple. Pour essayer de me soustraire à cette pression, j’ouvre un compartiment. Je ne l’ai pas choisi au hasard, je serai bien incapable de laisser ma vie entre les mains d’une valeur aussi aléatoire. J’avais reconnu quelqu’un, même si cette personne était bien coiffée. C’était étrange, de voir Peter ainsi. Et avec son uniforme impeccablement boutonné. Je ne l’avais jamais vu comme ça, mais en même temps, ça lui allait très bien. « … Salut… » J’ai le souffle court, et je n’arrive pas à poser mes yeux sur un objet précis. Je crois que c’est la pire des manifestation de ma timidité. « Je ne sais pas où aller. » Je m’avance en baissant les yeux, toujours. Il a beau être magnifique en étant bien habillé, la tenue de Peter me dérange. Doucement, je passe mes doigts dans ses cheveux pour les ébouriffer, avant de desserrer un peu sa cravate. Je ne peux pas m’empêcher d’avoir un sourire réjoui en voyant le résultat final. « C’est mieux quand tu es toi-même, Pete… » Une secousse du train me coupe dans ma phrase. J’agrippe les épaules de Peter par réflexe, avant de basculer sur lui. Sur sa bouche. Sur ses lèvres. J’ai le souffle coupé en sentant les mêmes sentiments que ceux que j’avais expérimentés en août remonter. J’ai le yeux encore ouvert, mais je les ferme dès que je sens le regard de Peter. J’ai peur qu’il me juge, sans savoir pourquoi. Alors je l’embrasse doucement. Comme pendant les vacances, je remarque que ça me calme instantanément.

Vendredi 2 Septembre 2022

Le premier cours de l’année est celui de Sortilèges et Enchantement. C’est encore Daichi qui nous prend en charge, en tant que professeur stagiaire. Je ne savais même pas qu’il pouvait se lever avant dix heures du matin. C’était impensable pour moi, à l’époque où je le connaissais du Japon. J’avoue avoir été surpris de l’avoir vu aussi réveiller à huit heure tapantes, mais cette surprise fut bien vite remplacée par une autre. Comme d’habitude, j’étais à côté de Peter en cours. C’est devenu un fait régulier depuis juin de l’année dernière. Et avec ce qu’il s’était passé hier, je ne voulais pas le lâcher. Enfin, encore moins que d’habitude. Peter a un pouvoir particulier sur moi, il me fait sentir mieux. Mais voilà, je ne peux pas m’empêcher de m’interroger sur ses pratiques étranges en cours. Je crois qu’être le cobaye involontaire de notre professeur pour les démonstrations des sortilèges ne lui suffit plus. Ce matin, il a ramené une petite poupée à l’effigie de Daichi, en m’expliquant vouloir faire du vaudou. « Je ne comprends pas pourquoi tu veux utiliser cette poupée. » Je me demande aussi si son plan va marcher, mais je n’ose pas formuler tout mes doutes d’un coup, à haute voix. « Si tu veux lui faire mal avec de la magie vaudou, il vaut mieux viser l’épine dorsale avec l’aiguille. Regarde, c’est juste ici… » Je prends doucement son doigt pour le placer à l’endroit désigner, sans oser lever les yeux. Ça me permet de voir deux mains qui s’abattirent sur notre bureau.

« MCLAGGEN ! » Je lève les yeux pour regarder mon professeur, en attendant la suite des évènements. C’est une sorte de rituel entre les deux, et je crois avoir compris qu’ils aiment bien se disputer. Finalement, c’est un peu comme Peter avec Irina, mais il y a l’enjeu des heures de colles et des punitions. Je laisse Peter parler, alors que Daichi regarde sa montre. Je ne comprends pas ce qu’il est en train de mesurer, et ça m’agace profondément. Je n’ose pas demander à Daichi, même si j’en meurs d’envie. « Eh bien McLaggen, c’est un nouveau record. Trois minutes de flatterie ne vous empêcheront pas d’écoper de deux heure de retenue. » « Mais… C’est injuste. » Je regarde Daichi, en fronçant les sourcils. Je ne comprends pas pourquoi il veut punir Peter, mais tout ça me semble bien disproportionné alors qu’il n’a fait que vouloir se rendre agréable à notre professeur en prenant de ses nouvelles. Je sais que Daichi a mauvais caractère, mais je le pensais plus juste. « Si vous trouvez ça injuste, Monsieur Romanov, vous serez collés tous les deux, cette après-midi, après les cours. Et pour deux heures et demie ! » Je regarde Daichi, puis Peter, effaré, en clignant plusieurs fois des paupières. « Mais… je n’ai jamais été collé… » « Il faut une première fois à tout. McLaggen vient bien de pulvériser le record en se faisant coller le premier jours de cours à… huit heures cinq. » Je n’aime pas le sourire de Daichi, même si il part assez vite pour pouvoir commencer son cours. Je fixe mes mains, sans bouger. Savoir que je viens d’avoir une retenue me tétanise, ça ne m’est jamais arrivé. Je ne sais pas comment je vais faire… J’essaye de ne pas céder à la panique, pourtant.

Vendredi 2 Septembre 2022 – Fin d’après-midi

Les cours viennent de se terminer. Je ne me suis pas senti bien de la journée, après notre premier cours, et ce sentiment empire alors que l’heure fatidique se rapproche. Je ne sais absolument rien sur les retenues, ou ce qu’on nous demandera de faire. J’aimerai plaider ma cause envers mon professeur, mais je suppose que ça ne fera qu’empirer ma situation. Est-ce que Daichi s’amuse comme ça ? Est-ce que c’est une vengeance ? Je pensais que ça allait un peu mieux entre nous deux… Je l’attends dans la salle de classe, assis bien droit, le dos sur mon dossier. Peter n’est pas là, lui non plus. Je commence à avoir peur de m’être trompé de salle, ou bien que tout cela ne soit finalement qu’une blague. Je ne suis pas très doué pour comprendre les blagues et le second degrés, d’après ma cousine. Mais… Peter me l’aurait dit si notre professeur n’était pas sérieux, au lieu de me laisser me morfondre pendant toute une journée, non ? Il est toujours si gentil avec moi. Je me retourne en rougissant lorsque j’entends du bruit derrière moi. Vu le poids de ses pas, je sais qu’il s’agit de lui. « Peter ! » Je rougis encore plus en regardant son visage. Ça fait encore moins de vingt-quatre heure que l’on s’est embrassé, et… je crois que j’en veux encore. « Pourquoi est-ce qu’on est tout seul ? » Je sens que ça ne me dérange pas, mais c’est un peu étrange, non ? Est-ce que c’est ainsi pour toutes les heures de retenues qu’à eut Peter ?

« Qui vous a dit que vous étiez seul ? » Je sursaute en regardant mon professeur se tenir contre l’entrée, les bras croisées, avec un sourire que je n’arrive pas à décrypter sur les lèvres. J’ai de plus en plus de mal à savoir comment il pense depuis qu’il s’est coupé lui-même le petit doigt. Ça n’a pas été très difficile de le deviner, j’ai juste eu à observer l’angle de sa blessure pendant quelques instants. C’est quelque chose d’évident, et tout le monde avec un peu de bon sens devait aussi le savoir, à l’heure qu’il est. Je me tais, en attendant qu’il nous donne les devoirs. Apparemment, c’est ce genre de chose que l’on doit faire en retenue. Je devrai le noter, pour ne pas l’oublier. Je n’ai pas envie de me retrouver puni dans une salle de classe de sitôt. « Vous avez deux heures et demie pour finir tout les exercices. Et qu’ils soient justes. » Je fronce les sourcils, car avant que Daichi ne le dise à haute voix, je sens déjà qu’il va partir. Et je meurs d’envie de lui demander où. « Si vous sortez de la salle alors que je ne suis pas là, je le saurais. Je vais mettre un sortilège sur la porte. Et que ce soit l’un ou l’autre qui sorte, McLaggen aura une peine double. » Je ne comprends pas. Je ne comprends pas, mais je me tais quand même. Je n’ai pas envie que Peter soit encore plus embêté par Daichi qu’il ne l’est déjà par ma faute. Et puis, si il a encore beaucoup d’heures de colles, on ne pourra pas passer beaucoup de temps ensembles.

« Tu ne travailles pas ? » Je l’ai observé pendant une minute, mais il n’a même pas sorti de quoi écrire. Doucement, je me tourne vers lui, en mettant une main sur sa hanche. Je crois que j’ai bien compris, c’est un bon geste pour attirer son attention. Mais il me perturbe, en même temps. Je ne sais pas pourquoi, mais je ne peux pas m’empêcher d’accrocher mon regard à ses lèvres. « Est-ce que… tu vas bien ? » Je brise encore plus la distance entre nous deux. Mes joues me brûlent, et j’ai envie de tomber sur lui comme dans le train. Je devrai sans doute lui proposer une boisson chaude pour le réconforter. Je devrai sans doute lui proposer de l’embrasser pour calmer les pulsations incessantes que je ressens dans ma poitrine. Je fais glisser ma main, mes deux mains, encore plus haut, en me mordant la lèvre. Je ne comprends pas pourquoi j’agis comme ça, c’est comme si mon corps me dictait ma conduite. Je n’ai aucun contrôle sur ces… pulsions qui me battent les tempes. « Peter… » Je me suis levé d’un coup de ma chaise, en l’entraînant avec moi. Je ne sais pas pourquoi. Je n’arrive pas à réfléchir à ce que je devrai faire, mais mes mains se glissent sous sa chemise. Un soupir m’échappe quant on s’embrasse enfin.

Ses lèvres calment la crainte de se faire punir pour ce qu’on est en train de faire. Je sais que ce n’est pas l’endroit, on ne devrait pas… Mais je n’arrive pas à résister. Je ne veux pas lui résister. J’ai peur, et encore plus en sentant ses doigts effleurer mes jambes. « Qu’est-ce que tu fais ? » J’ai brisé notre silence et nos halètements, en cédant à la panique. « J’ai peur. J’ai très chaud, aussi. Surtout quand tu passes ta main là. » Je prends doucement son poignet, pour lui montrer l’endroit. Mon esprit et mon corps m’envoie des messages contradictoires, que je ne comprends pas. « On peut encore s’embrasser ? » J’ai du mal à parler, je ne sais pas pourquoi. Ce n’est pas de la timidité. J’ai appris à la reconnaître. C’est… différent. Tout est toujours différent avec Peter. Je suis figé en sentant ses gestes. J’essaye de bloquer ma respiration, alors qu’elle s’accélère sans que je n’aie plus aucun contrôle. Je ne maîtrise plus rien du tout, et je ne sais même pas pourquoi ! « Peter, qu’est-ce que tu fais ? » J’ai l’impression que je vais crier de panique, mais c’est un tout autre son qui sort de mes lèvres. Oh Merlin. Pourquoi est-ce que c’est aussi bon, et différent à la fois ? Pourquoi, pourquoi est-ce que j’ai l’impression que je peux atteindre quelque chose que je n’ai encore jamais goûté ? Pourquoi mon envie refoule ma peur ? J’ouvre de grands yeux en regardant Peter baisser mes vêtements. Je ne comprends pas, mais j’attends impatiemment quelque chose. J’ai juste envie qu’il me finisse. « Peter… Qu’est-ce que tu vas me faire… ? » Je suis prêt à tout accepter pour juste me sentir soulagé. Mes mains se perdent dans ses cheveux, et je ferme les yeux. Merlin, oh Merlin, qu’est-ce qui est en train de se passer ?  

Vendredi 2 Septembre 2022 – Après la retenue

Je ne comprends pas pourquoi Peter a l’air aussi mal. Peut-être est-ce de ma faute. J’avais coupé court à ce qu’on était en train de faire en reconnaissant le pas de Daichi dans le couloir. On s’était vite remis comme avant, et j’avais poursuivis les devoir que notre professeur nous avait donné. Avec beaucoup de mal, je dois l’avouer, je les ai finis pile avant que la fin de la retenue ne soit prononcée. Peter occupait toutes mes pensées, et je n’ai jamais eu autant de mal à me concentrer de ma vie. Mon esprit s’égarait sur ses caresses, ses baisers, et son corps contre le mien. Je ne sais pas pourquoi je ne pouvais m’enlever ses images de la tête, ni pourquoi j’avais une impression cotonneuse me traversant tout le corps. Au final, Daichi nous avait libéré de son bureau, sans prendre la peine de voir si nous avions fini ou non. Pourquoi nous avait-il fait son discours de début, alors ? Est-ce qu’il avait oublié ? En sortant dans les couloirs déserts, j’ai osé glisser ma main dans celle de Peter, sans le regarder. Il me fait tellement rougir, ça en devient gênant. « Tu as l’air triste, non ? Je ne suis pas sûr… » Peut-être que je n’arrive pas encore à bien interpréter les mimiques de Peter, même si je l’observe souvent.

Je cligne des yeux sans comprendre face à la réponse de Peter. « Frustré à cause de quoi ? » Je sais que la frustration est la réponse émotionnelle à l’opposition. Mais qui a refusé quoi à Peter ? « Tu es en colère aussi ? J’ai appris que la frustration était liée à la colère et à la déception. » J’aime bien lui montrer que j’essaye de faire des progrès, je ne sais pas pourquoi. Ça me fait du bien, étrangement, de ressentir son regard sur moi. « Oh… Est-ce que tu as été déçu parce que j’ai commencé à enlever ta chemise et qu’on a dût arrêter ? » Je fronce des sourcils en énonçant cette hypothèse. C’est tellement dure de faire des déductions à partir des sentiments et des émotions des autres, je suis souvent bien loin du compte. Je dois poursuivre mes investigations sur Peter, et noter tout ce qui s’est passé dans le petit carnet que j’ai commencé en fin de sixième année. « Si j’ai vraiment raison… Je sais où aller. »

J’évite de le regarder en l’entraînant derrière moi. Avoir la main de Peter dans la mienne fait battre mon cœur plus vite, même si je n’arrive pas à bien savoir comment je sais que ces deux faits sont liés. « Je connais le château presque par cœur. » J’ai recommencé à murmurer sans m’en rendre compte. Pourquoi est-ce que je perds le contrôle quant il est à côté de moi ? « J’ai appris à le mémoriser l’année dernière. Je crois que j’ai ce qu’on appelle une bonne mémoire. Ou une mémoire eidétique… » Je ne sais plus exactement, et c’est très étrange. Normalement je me souviens d’absolument tout les termes, et je ne peux pas faire autrement qu’être exact sans ressentir de la gêne. Mais je sens le pouls de Peter battre de plus en plus fort, ce qui me déconcentre. Mais en même temps, j’aime beaucoup. « Cette salle est toujours vide. » J’ouvre la porte avec un sort, avant de la refermer aussi tôt. J’ai compris qu’il fallait que l’on soit tranquille, et que personne ne vienne nous déranger. Je me colle à Peter, en défaisant un à un les boutons de sa chemise, lentement. J’ai envie que ça dure plus longtemps, cette fois. Les joues brûlantes, je ne peux pas m’empêcher de dessiner du bout des doigts ses abdos. Je ne comprends pas bien pourquoi, mais j’aime beaucoup le voir torse nu, devant moi. « Apprends-moi. » Je lève les yeux ver Peter. Il me semble vraiment bien plus grand que moi, maintenant. « Je ne sais pas comment tu as fait, mais… c’était la première fois que je ressentais quelque chose comme ça. C’est aussi la première fois où on m’a… » Je détourne un peu plus le regard. Pourquoi est-ce que je suis mal à l’aise ? Je n’arrive pas à savoir ce qui se passe dans mon esprit. « Je n’ai jamais eu de fellation avant. C'est bien ça, le nom ? Je ne savais pas que c’était aussi bien. » J’ai gardé une main sur son torse. Ça m’apaise plus que de devoir soutenir son regard. « Je ne sais pas comment, mais j’ai envie que tu te sentes aussi bien que moi après. Tu veux bien ? Si tu me donnes des instructions à suivre, j’essaierai d’y arriver. »

Dimanche 4 Septembre 2022

Trouver Juliette a été facile. Elle est en train de lire sur les gradins, en attendant qu’Eden et Peter aient finis de s’entraîner. J’avais presque eu envie d’observer le jeune homme en me cachant, mais j’ai finalement décidé qu’il serait plus intéressant de demander quelque chose à ma camarade. Je veux lui poser une question qui me trotte dans la tête depuis vendredi soir. J’ai eu toutes les difficultés du monde à m’endormir après ce qu’il s’était passé. Je n’arrêtais pas de me souvenir de l’odeur de Peter, et du goût de ses lèvres. Je ne sais pas pourquoi mon esprit ne se mettait pas en accord avec mon cerveau pour m’accorder un peu de répit durant la nuit. « Juliette ! » Je fais un petit signe de la main à la jeune femme, avant de rejoindre son banc pour m’asseoir à côté d’elle. « Je… » Je me retiens de lui poser ma question juste à temps, en me rappelant les usages. « … Est-ce que tu vas bien ? Est-ce que je peux te poser une question ? » Je fixe mes genoux, en mordant ma lèvre. Si je lève les yeux, je ne pourrai pas détacher mon regard de Peter.

« Qu’est-ce que ça fait d’être bisexuelle ? » J’arrive enfin à la regarder en face, en attendant sa réponse. Je suis vraiment curieux, pour le coup. C’est la seule amie bisexuelle que je connaisse, bien qu’elle n’en parle jamais. Peut-être parce qu’elle est en couple avec Eden, maintenant ? En tout cas, je n’aurai pas pu en parler avec Peter. Ça m’aurait mis… trop mal à l’aise. Il m’apprend déjà tellement de choses. « Je… trouve que Peter est beau, et gentil, et… J’aime beaucoup quant on s’embrasse. Mais je ne comprends pas pourquoi je ressens tout ça. » Je n’ai aucun préjugés sur les orientations sexuelles, c’est juste que je ne pensais pas que je sortirai de la norme. Au moins, à notre époque, ce n’est pas dérangeant pour ma famille. Mais ça n’en reste pas moins étrange. « J’ai toujours été avec des filles, mais c’est différent avec Peter. Et je n’arrive pas à comprendre. Je me suis dit que tu pouvais m’aider ? » J’hésite à lui dire que je lui donnerai du chocolat en échange. Je ne sais pas si elle a encore de gros problèmes avec la nourriture ou non. Dans le doute, je préfère ne pas la brusquer, et je chercherai mes réponses plus tard. « Je te donnerai plein de thé si tu m’aides. S’il te plaît… » Il faut toujours donner quelque chose en échange, non ?
:copyright:️ Justayne

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Watch me. Look at the monster I've become and fear me!

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Born Ready Septembre 2022 Jeudi 1er Septembre 2022

Je n’en reviens pas d’être déjà en septième année. La dernière année de Poudlard. C’est passé ultra vite. Et je ne me suis toujours pas décidé. Est-ce que je réalise mon rêve de devenir professeur, ou je suis la voie que mon père m’a toujours tracée, à savoir, celle de devenir Ministre de la Magie ? J’en ai aucune foutu envie, je dois dire que je m’en fous un peu de la politique. Mais il me fout une de ces pressions, et je dois dire que parfois, j’arrive pas à m’y soustraire. En fait, quelque part, avoir passé une semaine chez les Romanov m’a fait du bien. Ça m’a fait une coupure dans les deux mois avec mon père. Et même là, je ne le reverrais pas avant les vacances de Noël. Trois mois de liberté intense.

Je me suis posé dans un wagon. Evidemment, comme mon père m’a amené à la gare, j’ai dû mettre mon uniforme comme je ne le mets jamais. A savoir la cravate bien serrée, les boutons fermés jusqu’en haut, les cheveux bien coiffés. Je déteste être comme ça. Sérieux j’ai 17 ans -bientôt 18-, je peux très bien aller à la gare tout seul. Bref. C’est ultra chiant. Mais je ne peux rien dire. Je ne peux jamais rien dire face à lui. Du coup. Comme Eden et Juliette sont préfets en chef, ils doivent être dans les compartiments réservés aux préfets. Avec Dmitry. Et je n’ai pas vu Cameron et Irina. Du coup, j’ai fait croire à mon père que je voulais être sûr de ne pas rater le train, et je suis monté dedans en avance. J’ai réussi à trouver un compartiment de lire. Je me suis posé sur la banquette, le dos contre le mur, mon épaule contre le dossier de la banquette. Quand j’entendis la porte du compartiment s’ouvrir, quelques minutes après le départ tant attendu du train, je tournais la porte. Un sourire naquit sur mon visage quand je vis Dmitry.

« … Salut… » « Salut. » Dmitry marque une pause, avant de reprendre. « Je ne sais pas où aller. » « Bah, tu peux t’asseoir là si tu veux. » Je le regarde rentrer dans le compartiment. Je suis content de le voir, même si je ne sais pas trop pourquoi il n’est pas avec les préfets. Je le regarde se pencher vers moi, pour passer une main dans mes cheveux. Ce n’est pas la première fois qu’il fait ça, il l’avait fait aussi quand j’étais à l’hôpital. Puis il desserre un peu ma cravate, et putain, que ça fait du bien. « C’est mieux quand tu es toi-même, Pete… » Une secousse nous surprend, et fait basculer Dmitry. Sauf qu’il tombe sur moi, et sur mes lèvres. Je le regarde, un peu… Surpris. La dernière fois qu’on s’est embrassé, c’était voulu. Là, c’est un accident. Je ne veux pas trop brusquer Dmitry, j’attends de voir ce qu’il va faire. Sauf qu’il me réembrasse. Merlin merci, j’adore quand on s’embrasse. Comme j’ai les jambes allongées sur la banquette, je le fais s’asseoir sur moi, pour que ce soit plus confortable pour lui. Et comme ça, il est bien plus proche de moi. Je me redresse toujours en l’embrassant, une main dans ses cheveux. J’entrouvre doucement mes lèvres pour faire glisser ma langue entre les siennes.

On reste là, plusieurs minutes à s’embrasser assez… Passionnément dans le train. On ne fait que s’embrasser, hein. Mais ça réveille des papillons dans mon ventre. Des papillons que je n’avais jamais vraiment ressentis avant. Bon, avec Romilda, c’était plus compliqué hein. De ma sexualité dont je n’avais pas encore conscience, déjà. Et puis même, à aucun moment je ne l’ai jamais vraiment aimé. Alors que Dmitry… Oui, c’est indéniable que je ressens des sentiments pour lui. Et au moment où je me rends compte de tout ça, tout en l’embrassant, la porte du compartiment s’ouvre. « Bah voilà, je vous l’avais dit qu’il ne fallait pas s’inquiéter pour le préfet de Serdaigle. » Je tourne la tête vers la voix. Juliette, dans l’encadrement de la porte, avec un petit sourire narquois. Elle tient la main de Eden, qui a l’air toujours aussi perdu. Et Irina, qui a un air étrangement satisfait sur le visage. « On vous dérange, peut-être ? » Je ne peux pas m’empêcher de rire devant la réaction de Dmitry. Et celle de Juliette, qui pince les lèvres. Elle nous fait un signe de la main avant de commencer à partir, en entraînant Eden. Irina la suit, et d’un seul coup, on entend « ILS SE SONT EMBRASSÉS ! » « ENFIN ! » Je regarde Dmitry, hausse les épaules, et l’embrasse à nouveau.

Vendredi 2 Septembre 2022

J’ai eu un éclat de joie, ce matin, au petit déjeuner, quand j’ai vu que c’était Horiuchi notre prof, encore, cette année. D’ailleurs, Clever est passé à côté pour parler à Blackwood, et m’a donné un coup sur la tête avec son bouquin. Je sais qu’il est triste de ne pas m’avoir pour cette dernière année. M’enfin. C’est bien le premier et le seul petit déjeuner de l’année où je n’arrive pas trop en retard. Parce que j’arrive à me lever. Pendant que Juliette explique à certains premières années comment lire leur emploi du temps, moi, je me dirige vers le petit déjeuner des Serdaigle. Je vais chercher Dmitry, pour qu’on aille ensemble en cours. On s’installe au fond, c’est genre non négociable. Je me mets toujours au fond pour faire des conneries. Et j’ai décidé aujourd’hui de faire du vaudou. Bon, je suis pas sûr que ça marche. Mais créer une poupée vaudou à l’effigie du prof pendant l’appel est jouissif. Et juste avant que le cours ne commence, je prends une aiguille. « Je ne comprends pas pourquoi tu veux utiliser cette poupée. » Je tourne les yeux vers Dmitry, en lui souriant. Je sais que je suis craquant, comme ça. « J’essaie de créer une réaction chez Horiuchi. Ou juste de m’amuser. » « Si tu veux lui faire mal avec de la magie vaudou, il vaut mieux viser l’épine dorsale avec l’aiguille. Regarde, c’est juste ici… » Mon cœur bat la chamade quand il prend ma main pour mieux placer. C’est sûr que j’ai des sentiments pour lui.

Deux mains apparaissent d’un seul coup sur mon bureau. « MCLAGGEN ! » Je sursaute légèrement, avant de regarder le prof. Je me redresse, en lui souriant de manière charmante. « Professeur Horiuchi ! Vous avez passé de bonnes vacances ? Je suis sûr que oui, vous avez un teint res-plen-di-ssant ! Vous vous êtes bien amusé ? Je suis sûr que vous avez fait des trucs de dingue ! Ça vous va bien, de faire des trucs de dingue. Mais c’est un compliment hein, ça veut dire que vous êtes fun. Bien plus fun que notre précédent professeur. Vous savez, le professeur Clever. D’ailleurs, c’est votre tuteur non ? Et c’est votre avant dernière année de stage ? Je suis sûr que vous aurez votre diplôme de professeur ! Je crois en vous ! » Même avec ça, ça pue la retenue à plein nez. Ça se voit quand je le vois regarder sa montre comme ça. « Eh bien McLaggen, c’est un nouveau record. Trois minutes de flatterie ne vous empêcheront pas d’écoper de deux heure de retenue. » « Mais… C’est injuste. » Je tourne la tête vers Dmitry. Il a pas du comprendre ce qu’il venait de se passer. « Dmitry… » « Si vous trouvez ça injuste, Monsieur Romanov, vous serez collés tous les deux, cette après-midi, après les cours. Et pour deux heures et demie ! » J’avoue que je ne sais même pas quoi répondre. Je vois bien que Dmitry est totalement perdu. « Mais… je n’ai jamais été collé… » « Il faut une première fois à tout. McLaggen vient bien de pulvériser le record en se faisant coller le premier jours de cours à… huit heures cinq. » Je commence à faire des salutations pour avoir pulvériser mon record, mais je vois bien que Dmitry est mal. Alors, quand Daichi commence son cours, je prends sa main sous le bureau. Comme pour lui dire que je suis là. Comme pour le rassurer.

Vendredi 2 Septembre 2022 – Fin d’après-midi

Dmitry a stressé toute la sainte journée. Le pauvre. J’ai bien essayé de le rassurer, et de l’amuser, sans succès. Même Irina et Juliette n’ont pas réussi. Un peu avant la retenue, je suis passé par mon dortoir pour prendre les devoirs, que je dois envoyer pour Mathys. Quand je rentre, je vois Dmitry se retourner vers moi. « Peter ! » Je lui souris, gentiment. Maintenant, j’aimerais être dans de nouveau dans le train pour l’embrasser à nouveau. « Pourquoi est-ce qu’on est tout seul ? » Je hausse les épaules, sans savoir. « Hum, je sais pas. Il est peut-être tombé dans les escaliers… » « Qui vous a dit que vous étiez seul ? » Je me tourne vers la porte. Je fais un sourire charmeur à notre prof, qui tient la pause dans l’encadrement de la porte. « Bah je sais pas, vous n’étiez pas là… On pensait que vous aviez des choses plus importantes à faire que surveiller deux imbéciles… » On s’assoit sur le banc, côte à côte, pendant que Horiuchi nous file des feuilles. « Vous avez deux heures et demie pour finir tous les exercices. Et qu’ils soient justes. » Je regarde rapidement les feuilles. Il y en a beaucoup. On aura pas assez de temps, je pense. « Si vous sortez de la salle alors que je ne suis pas là, je le saurais. Je vais mettre un sortilège sur la porte. Et que ce soit l’un ou l’autre qui sorte, McLaggen aura une peine double. » « Avouez, vous adorez passer du temps avec moi, hein. » Je ricane, et m’interromps rapidement quand je vois son regard. « Merci de me coller, monsieur, et de me remettre dans le droit chemin. » Je le regarde partir, et soupire quand on se retrouve que tous les deux.

« Tu ne travailles pas ? » Je tourne la tête vers Dmitry. Je bosse tout le temps, en fait. Pour garder une moyenne exemplaire. Peu de gens le savent. Que ceux qui m’ont vu, en fait. Et en général ; comme je bosse beaucoup, je prends toujours une minute pour moi avant de commencer à réviser. Je sais pas pourquoi, ça m’aide toujours à bosser d’un seul coup après. Du coup, je hausse les épaules, sans trop savoir quoi répondre. « Je… je sais pas. Ça m’aide à réviser, après, je crois. » Autant être honnête, non ? Je sursaute, quand je sens sa main sur ma hanche. Oh. Par Merlin. Mais. Il ne se rend pas compte de l’érotisme de la situation là ? Il ne se rend vraiment compte de rien ? C’est chaud là. Je le regarde dans les yeux, le cœur battant. Je ne peux que hocher la tête quand il me demande si je vais bien. Dmitry se rapproche encore un peu plus. Je ne peux pas changer la direction de mon regard, c’est pas possible. Et quand Dmitry se remet à remonter ses mains le long de mes jambes, il me perd totalement. C’est bon, j’ai très envie de lui sauter dessus là. « Peter… » Dima me surprend totalement quand il se lève d’un seul coup, mais je me laisse entraîner. Je le laisse passer ses mains sous ma chemise, vu que je mets toujours mon uniforme n’importe comment. Et surtout, je le laisse m’embrasser.

Je pose mes deux mains sur sa taille en approfondissant ce baiser. Je ne le nie plus, Dmitry me fait énormément d’effet, et pas que physiquement. Je l’aime vraiment beaucoup. Ce que je ressens avec lui, je ne l’ai pas ressenti avec Cameron ou Matthew. Mon cœur bat hyper vite et ma respiration est presque sifflante. Je descends lentement mes mains, pour voir la réaction du Serdaigle. « Qu’est-ce que tu fais ? » Je pose mon front contre le sien, les yeux dans les yeux. « Tu veux que j’arrête ? Qu’est-ce que tu as ? » « J’ai peur. J’ai très chaud, aussi. Surtout quand tu passes ta main là. » Je le laisse me montrer où. Je sais qu’il n’est plus vierge, comme il a un gosse en route. Mais ça doit être la première fois qu’il couche avec un gars, vu ses réactions. Est-ce qu’il a fait son coming-out, déjà ? « Qu’est ce que tu veux, Dmitry ? » « On peut encore s’embrasser ? » Je hoche la tête avant de m’emparer de ses lèvres à nouveau. Au bout de quelques secondes de baisers, je remets mes mains où elles étaient pour commencer à défaire sa ceinture. « Peter, qu’est-ce que tu fais ? » Je continue de l’embrasser. « Tu veux… Que j’arrête ? » Je passe doucement une main dans son pantalon, pour voir. Dmitry lâche un gémissement, mais ne dis plus rien. Ça veut dire qu’il veut que je continue ? Il n’a pas dit non… Alors je baisse ses vêtements, avant de l’embrasser une dernière fois et de me mettre à genoux. « Peter… Qu’est-ce que tu vas me faire… ? » « Fais-moi confiance. » Je le regarde dans les yeux, avant de faire ce que j’ai à faire. Et vu comment je sens les mains de Dima dans mes cheveux, je sais qu’il apprécie ce que je lui donne.    

Vendredi 2 Septembre 2022 – Après la retenue

Après l’orgasme de Dima, on s’embrassait passionnément, Dmitry entre le bureau et moi. Je le collais contre moi, je mourrais d’envie de passer moi aussi à la casserole. Mais quand le jeune homme entendit les bruits de pas de Horiuchi, il nous arrêta pour qu’on reprenne vite nos places initiales. Moi, assis sur ma frustration, les cheveux en bataille et la chemise encore plus ouverte que d’habitude. Bon, pas totalement, mais trois boutons ouverts à la place de un. Quand le prof me demanda pourquoi, j’avais répondu que j’avais chaud parce que sa présence m’émoustillait. Par contre, impossible de réussir à me concentrer sur les exercices. Sur les dix pages, j’ai dû en remplir trois. Je passais mon temps à soupirer et à passer ma main dans mes cheveux, en espérant que ça aide à faire passer ma frustration. Quand le prof nous libéra, enfin, il ne vérifia même pas nos exos. Tant mieux, parce que j’étais bon pour une seconde colle sinon. Dans le couloir, j’étais incapable de me concentrer, sauf sur la main de Dmitry qu’il glissa dans la mienne. J’entremêlais nos doigts, le regard droit.

« Tu as l’air triste, non ? Je ne suis pas sûr… » Je tournais la tête vers Dmitry, surpris. Ok, j’avais beau l’avoir vu cet été, ça me faisait encore bizarre de le voir aussi… Innocent et timide dans les couloirs de Poudlard. « Hum, non. Disons que je suis… Frustré. » Je soupirais, en souriant tristement. Je ne voulais pas l’inquiéter, mais disons que j’avais hâte d’être sous ma douche. Ou juste seul. « Frustré à cause de quoi ? » Je commençais à réfléchir, quand Dmitry me coupa une nouvelle fois. « Tu es en colère aussi ? J’ai appris que la frustration était liée à la colère et à la déception. » Je tournais la tête pour le regarder en souriant, assez fier de lui. Il fallait le dire, il avait fait de sacrés progrès, même si ce n’était pas encore ça. Et même, il essayait vraiment de changer. De ne pas regarder en arrière, je crois. De ne plus redevenir l’homme qu’il était sous Gossip Wizard. Et rien que pour ça, j’étais fier.

Born ready  Tenor

« Hum. Normalement, ouais, mais là on va dire que je souffre de frustration… Sexuelle ? » J’hausse les épaules. Contrairement à la dernière fois, ce n’est pas de sa faute. C’est l’autre japonais là, qui est revenu au mauvais moment. Rien que pour ça je fais un commentaire sur sa cravate la prochaine fois que je le vois. « Oh… Est-ce que tu as été déçu parce que j’ai commencé à enlever ta chemise et qu’on a dût arrêter ? » Ah, par Merlin, il est vraiment adorable. Je lui souris, comme tout à l’heure. Il est vraiment mignon quand il réfléchit sur des trucs comme ça. « Ouais, en gros, oui. J’aurais aimé ne pas arrêter. » Je suis surpris quand il me dit savoir où aller. Mais je le laisse m’entraîner dans les couloirs familiers et réconfortants de l’école. « Je connais le château presque par cœur. » « Ah bon ? » « J’ai appris à le mémoriser l’année dernière. Je crois que j’ai ce qu’on appelle une bonne mémoire. Ou une mémoire eidétique… » Je dois dire que je suis impressionné. Même moi, qui ait passé plus de temps que lui dans ce château que j’adore, je ne le connais pas par cœur. Peu de monde le connaisse par cœur, à par les profs qui ont 102 ans et qui enseigne depuis belle lurette.

Je laisse Dmitry me guider, le cœur battant. Ma frustration monte de plus en plus, je dois le dire. Mais en même temps, cette situation est… grisante. « Cette salle est toujours vide. » Je regarde la porte s’ouvrir, avant de m’engouffrer dans la pièce. Le bruit de la porte qui se ferme provoque un bond dans mon cœur. J’ai l’impression que c’est une sorte de gong de départ. Que ça y est, on ne peut pas retourner en arrière. Quand le Serdaigle se colle à moi, je pose mes mains sur son bassin, en le regardant dans les yeux. Il m’ouvre doucement la chemise, en défaisant les boutons. J’aime bien. Je frissonne quand il dessine le contour de mes abdos. J’en ai pas tant que ça. Ils sont pas dessinés comme certains mecs qui se musclent. Moi, j’ai juste le ventre plat et musclé grâce au Quidditch. « Apprends-moi. » Je remonte mes yeux vers Dmitry. Je ne comprends pas. « Comment ça ? » « Je ne sais pas comment tu as fait, mais… c’était la première fois que je ressentais quelque chose comme ça. C’est aussi la première fois où on m’a… » J’ai un petit sourire quand je le vois tourner les yeux. Ça devait pas être fun, sa première fois avec sa meuf alors. « Je n’ai jamais eu de fellation avant. Je ne savais pas que c’était aussi bien. Je ne sais pas comment, mais j’ai envie que tu te sentes aussi bien que moi après. Tu veux bien ? Si tu me donnes des instructions à suivre, j’essaierai d’y arriver. » Je le regarde toujours, bien que je sente sa main sur mon torse. Je finis par lui caresser la joue, pour mettre ensuite ma main sous son menton, pour qu’il me regarde dans les yeux. « Tu dois aussi le sentir. Faire ce qui te fait plaisir. » Je me penche pour l’embrasser, lentement. Pour faire durer le plaisir, et le désir. « Tu dois être à l’écoute, de ton partenaire… » Je me penche pour embrasser son cou. Mais je sais qu’il a besoin d’être guider. Alors, petit à petit, je lui donne des conseils. Même si ça devient de plus en plus dur de ne ps gémir entre. Mais, cette première fois avec Dmitry est juste parfaite.

Dimanche 4 Septembre 2022 – Juliette

Mon mec et le Quidditch. C’est un grand amour. Mais je ne me plains pas trop. Parce que même si j’ai froid, j’adore être dans les gradins avec des livres ou des devoirs pour le regarder jouer, et s‘entraîner. Je pourrais avoir du mal à me concentrer, mais bon… Au début, un peu. Après, ça va. Peter me dit que je dois soutenir notre équipe. Je les soutiens, lors des matchs. Lors des entrainements, je vais seulement voir ceux de Poufsouffle. Pourquoi j’irais voir ceux de Serpentard, comme il n’y a pas Eden ? Remarque, Peter aime bien m’accompagner aux entraînements de Poufsouffle. Il me dit qu’il doit prendre des notes pour cette année. Pauvre Eden, je ne sais pas si espionner l’équipe de son meilleur ami lui viendrait à l’esprit. Je pourrais lui dire, mais… Face à Poufsouffle, je soutiens quand même Serpentard. Je ne sais pas si je suis une mauvaise petite amie, ou une bonne Serpentarde. Les deux ?

En tout cas, ce matin, pas d’entraînement spécifique, mais juste les deux meilleurs amis qui s’entraînent. Ça va finir par une bagarre, je le sens… Mais bon. En attendant, j’ai pris Les chutes D’Été et autres histoires à lire dans les gradins. Je n’arrête pas de le relire, mais c’est un de mes bouquins préférés. Emmitouflée dans un sweatshirt d’Eden, je lève la tête quand j’entends qu’on m’appelle. Je vois alors Dmitry me faire un signe de la main, et me rejoindre avant de s’assoir à côté de moi. « Je… » Je lui souris, gentiment, pour qu’il ne stresse pas. Il est bien plus timide depuis son retour à Poudlard, et je crois qu’on a tous un peu peur de le brusquer. « … Est-ce que tu vas bien ? Est-ce que je peux te poser une question ? » Je fronce les sourcils, surprise, avant de lui sourire. « Je vais bien, merci. Et vas-y, c’est quoi ta question ? » « Qu’est-ce que ça fait d’être bisexuelle ? » Hum ? Maintenant que Dmitry me regarde, il peut voir que je le fixe, avec un léger bug. Comment ça ? Je ne l’ai jamais dit. Je sais que Irina sait que je suis en effet bisexuelle, mais parce qu’elle l’a vu dans mon esprit quand on communique grâce à son don de Legilimancie. Elle m’a posé la question, et j’ai répondu. Mais comment Dmitry sait ça ?

« Pourquoi tu veux savoir ça ? C’est à propos de Peter ? » Je préfère prendre un détour, je ne sais pas trop pourquoi. Enfin, si. Parce qu’il se pose des questions sur sa sexualité, enfin. Je crois que j’ai envie de savoir. Pour l’aider, certes, mais aussi pour tenir Irina au courant. « Je… trouve que Peter est beau, et gentil, et… J’aime beaucoup quand on s’embrasse. Mais je ne comprends pas pourquoi je ressens tout ça. J’ai toujours été avec des filles, mais c’est différent avec Peter. Et je n’arrive pas à comprendre. Je me suis dit que tu pouvais m’aider ? » Je crois que je mets un peu trop de temps pour répondre, comme Dmitry surenchérit sur le fait qu’il me donnerait plein de thés. Ce n’est pas vraiment de ma faute, je suis juste en train de me dire que ça y est, il commence enfin à s’avouer ses sentiments pour Peter. « Tu n’as pas besoin de me donner du thé en échange, ne t’inquiète ! » Je lui souris, gentiment. Je ne veux pas qu’il s’inquiète. « Je vais t’aider, parce qu’on est amis, maintenant. C’est normal. Tu comprends ? » J’ai l’impression de lui parler comme à un enfant. Mais est ce qu’il comprend le concept de l’aide dans l’amitié ?

« Pour répondre à ta question…  Hum… Je saurais pas trop te dire. Disons que je me sens plus moi-même, quand je me le suis dit ? Je n’avais pas envie de me mentir à moi-même. Je trouvais ça important de savoir qui j’étais. » Je jette un regard vers Peter, qui continue de voler avec Eden. « C’est comme Peter. Je pense qu’il trouvait important de se sentir lui-même quand il nous a annoncé qu’il était gay. Après je sais aussi que beaucoup de gens se fichent de savoir de quel sexe étaient les personnes qu’ils aimaient. Moi, je voulais le savoir, parce que j’avais besoin de savoir qui j’étais, mais je ne voulais pas forcément en parler. Peter, lui a ressenti le besoin de nous en parler. Chaque personne est différente. » Je lui souris, gentiment. « Il faut que tu saches ce que tu ressentes, mais aussi ce que tu veux faire avec ces informations. » J’haussais les épaules. « En tout cas, si tu as d’autres questions, n’hésite pas. Je serais ravie de t’expliquer. » Je regarde nos deux joueurs quelques minutes, en silence, avant de me tourner dubitative vers Dmitry. « Au fait. Comment tu as su que j’étais bisexuelle ? J’en n’ai parlé à personne. »

Mercredi 7 septembre 2022

Je sors du cours de Blackwood. Elle est enceinte jusqu’aux dents, ça fait combien de temps qu’elle porte son môme là ? En tout cas, son amour maternel a pas dû l’impacter, parce que trente centimètre sur l’importance des métèques sorciers à Athènes, c’est une torture. Là-dessus, tu fais dix centimètres, pas trente. Je soupire en mettant mon sac sur mon épaule. Si j’avais pris l’habitude de bosser des gens, j’aurais pu demander à Juliette, elle gère en histoire. Ou à Dmitry, qui est très bon là-dedans. D’ailleurs, en parlant du jeune homme… Je me poste dans le couloir, pour l’attendre. Quelque chose tourne dans ma tête. Je ne pensais pas trouver quelqu’un si vite après Romilda, mais… Je ne sais pas. J’ai envie d’avancer, de tenter quelque chose avec le Serdaigle. Alors, quand il me rejoint, je lui lance un sourire enjôleur. « Dmitry, je peux te parler ? » Je prends sa main pour l’attirer dans un couloir désert.

J’ai le cœur qui bat la chamade, quand je vois le jeune homme comme ça, en face de moi. Je soupire, un peu nerveux. C’était plus facile avec Romilda, je voyais ça comme un jeu. Alors que bon, là, c’est pas vraiment pareil. J’ai vraiment envie d’aller plus loin. « Euh, ouais. Euh. Du coup. J’ai bien réfléchi, et… » Je ne suis pas sûr qu’il comprenne où je veux en venir. « Je me suis dit… Est-ce que tu voudrais pas être… Mon copain ? Euh… Être en couple avec moi ? » Je passe nerveusement une main dans mes cheveux, puis sur mon nœud de cravate, un peu trop défait au goût de notre Directrice de Maison. « Genre. Ça voudrait dire que je n’embrasserais que toi, et pareil pour toi… On ferait des rencards, on serait plus proches quoi… » Je sais pas trop pourquoi je me justifie. Mais j’en ai besoin. Je sais très bien que Dima connait la définition d’un couple, il était en couple avec Elise après tout. Mais je stresse. En vrai, à Poudlard, face à des amis, dans un domaine autre que les exams, j’ai jamais vraiment stressé comme ça. Mais là, ça compte vraiment pour moi. J’ai la sensation d’évoluer un minimum, ça fait peur, mais je veux tenter l’expérience. J’ose caresser doucement la joue du Serdaigle. « Et… Ça veut aussi dire que je pourrais t’embrasser quand je veux, sans me demander si ce serait mal vu ou non… Tu en penses quoi ? »
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Quoiqu'il nous arrive, on finira heureux.

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Born ReadyVendredi 2 Septembre 2022 – Après la retenueJe ne pensais pas avoir raison sur les sentiments et les émotions que ressentaient Peter. D’un côté, j’étais vraiment heureux de pouvoir identifier ce qu’il en était de son état d’esprit, mais de l’autre… La frustration à quelque chose de mauvais, je crois. Et je me sens un peu triste à l’idée que Peter la ressente, alors que je voudrai qu’il soit heureux. L’idée de la salle vide m’est venue instantanément en tête. Je n’ai pas l’habitude d’agir sans avoir réfléchis, ni peser le pour et le contre qu’entraînerait telle ou telle action, mais cette fois c’était différent. Je ne voulais pas que mon ami reste triste, ou frustré, encore longtemps. Je voulais l’aider, alors… Je lui ai demandé de m’apprendre, pour l’aider. Pour une fois, je reconnais sans peine que je suis faible dans ce domaine. Et que j’ai besoin d’aide, et d’être guider. Je soupire de soulagement quant il me caresse la joue et qu’il me fait lever les yeux vers lui. C’est ce genre de geste tendres qui ne me sont pas naturels et que je veux apprendre de lui. « Tu dois aussi le sentir. Faire ce qui te fait plaisir. » Je réponds à son baiser en essayant de ne pas trop penser à ce qu’il me dit. Je n’arrive pas à savoir ce qui me fait plaisir, si je me concentre trop sur mes pensées. Je ne suis pas sûr d’arriver à ne pas penser, aussi… « Tu dois être à l’écoute, de ton partenaire… » Je mets tout mon cœur pour l’écouter, et comprendre ce qu’il veut même quand ses instructions se transforment en gémissement. Je crois que je commence comprends comment écouter, maintenant.

Dimanche 4 Septembre 2022

Je n’ai pas voulu perdre mon temps à tourner autour du pot. Je suis venu voir Juliette pour lui poser une question bien précise, alors pourquoi attendre ? En plus, je lui ai demandé comment elle allait pour amorcer la conversation, alors ma part du contrat social est validé. J’ai donc obtenu le droit de lui demander ce que je veux, à savoir comment elle vit le fait d’être bissexuelle. Je ne m’étais jamais posé la question avant, j’étais persuadé d’être hétérosexuel comme tout le monde. Apparemment, je suis comme Juliette. Au moins pourra-t-elle m’aider à y voir plus clair. « Pourquoi tu veux savoir ça ? C’est à propos de Peter ? » Oh, elle a compris où je voulais en venir. En prenant mon courage à deux mains, je lui explique la situation, et j’essaye de mettre des mots sur ce que je ressens. Je ne sais pas encore quel nom y donner, mais je me sens juste bien quand Peter est à côté de moi. Je conclus en proposant un marché à Juliette, pensant bien faire. « Tu n’as pas besoin de me donner du thé en échange, ne t’inquiète ! » Apparemment, ce n’était pas une si bonne idée que cela. Bien sûr, Juliette n’a pas l’air en colère pour autant que je le sache, mais je n’aime pas l’idée de faire encore des faux pas. « Je vais t’aider, parce qu’on est amis, maintenant. C’est normal. Tu comprends ? » Je hoche doucement la tête. Je crois que oui, mais il faudrait que je note cette règle quelque part. Je me demande tout de même depuis combien de temps Juliette me considère comme son ami, et surtout, pourquoi.

« Pour répondre à ta question…  Hum… Je saurais pas trop te dire. Disons que je me sens plus moi-même, quand je me le suis dit ? Je n’avais pas envie de me mentir à moi-même. Je trouvais ça important de savoir qui j’étais. » Mon regard suit celui de la jeune femme, et je tombe sur Peter en plein vol. Est-ce que je me sentirais plus moi-même si je suis bisexuel ? Je ne sais même pas qui je suis vraiment, la question prend une forme tortueuse, épineuse dans mon esprit maintenant. Je hoche distraitement la tête lorsqu’elle évoque le coming-out de Peter, cet été. Peut-être qu’on se ressemble sur ce point. Peut-être que comme moi, il voulait savoir qui il était. Mais je ne suis pas sûr que mon orientation sexuelle me donnera vraiment toutes les réponses que je veux. « Il faut que tu saches ce que tu ressentes, mais aussi ce que tu veux faire avec ces informations. » Savoir ce que je ressens. J’ai l’impression que tout le monde, moi y compris, n’a que cette phrase à la bouche. Pourquoi est-ce que je ne pourrais pas avancer sans savoir complètement ce qui se passait dans mon esprit ? Pourquoi est-ce que ce n’est pas simple de comprendre ce qui se trame ? « En tout cas, si tu as d’autres questions, n’hésite pas. Je serais ravie de t’expliquer. » Je prend note. J’ai tellement de questions à poser sur le monde qui m’entoure ! Et Juliette est une des personnes les plus sociables que je connaisses, si on exclue Peter. Mais je n’ai pas vraiment envie d’aborder le sujet avec lui, je ne veux pas qu’il voit que je suis pas vraiment au point sur le sujet…  « Au fait. Comment tu as su que j’étais bisexuelle ? J’en n’ai parlé à personne. » Je me tournes vers la jeune femme, sans comprendre. Depuis quand est-ce qu’il fallait parler de quelque chose à quelqu’un pour que cette chose se sache ? « C’est évident. Tu as regardé une fille comme le fait ma sœur. Avant que tu ne sois avec Eden, bien sûr, c’était un mois après la rentrée, à peu près. » Je hausse les épaules, sans comprendre pourquoi elle avait cet air aussi choqué. Pourtant, Irina est au courant de mes déductions et elle n’a jamais eu l’air d’être surprise par ça… ou alors, je manque quelque chose ?

Mercredi 7 septembre 2022

La conversation que j’ai eu avec Juliette ne m’a pas autant éclairé que ce que j’aurai souhaité, mais je préfères me dire que bientôt, tout ira mieux. Mais dès que je pense à quelque chose comme ça, l’image de Lily ressurgit, et je replonges… « Dmitry, je peux te parler ? » Peter est la personne qui me tires de mes ténèbres intérieures. Et quand il me prend la main, j’ai l’impression que je pourrai le suivre jusqu’au bout du monde parce qu’il sera toujours avec moi. Je le laisse m’entraîner dans un couloir que je sais désert, parce que les cours de cet étage ne sont pas encore commencés. Je m’en souviens. « Qu’est-ce qu’il y a ? » « Euh, ouais. Euh. Du coup. J’ai bien réfléchi, et… » J’écarquille les yeux, légèrement inquiet devant l’état de Peter. Je ne suis peut-être pas le plus doué avec les émotions, mais je comprends qu’il est stressé, ou paniqué. Par contre, je ne sais pas pourquoi, et je dois bien avouer que tout ça commence à me faire peur. « Je me suis dit… Est-ce que tu voudrais pas être… » Je suis comme suspendu à ses lèvres. Il veut que je sois son quoi ? « Mon copain ? Euh… Être en couple avec moi ? » Mes yeux papillonnent pendant quelques instants, j’ouvre la bouche avant de la refermer, les joues brûlantes. Être en couple avec… Peter ? En… Couple ? Avec Peter. « Genre. Ça voudrait dire que je n’embrasserais que toi, et pareil pour toi… On ferait des rencards, on serait plus proches quoi… » Je n’arrive pas à me remettre de ce qu’il me demande. Tout ce que Peter est en train de me proposer, je commence à en rêver, et je ne sais même pas pourquoi. Je frémis de plaisir quant il me caresse doucement la joue. « Et… Ça veut aussi dire que je pourrais t’embrasser quand je veux, sans me demander si ce serait mal vu ou non… Tu en penses quoi ? » « Maintenant ? Tu voudrai m’embrasser maintenant ? » Je lève la main pour la poser sur la sienne, toujours contre ma joue. Je ne sais pas comment je dois réagir, parce que je n’y vois toujours pas clair dans ce que je ressens, ou par rapport à qui je suis.

« Je… je veux être ton copain. » Je fais tout pour éviter de croiser son regard, car je n’aime pas rougir autant devant Peter. Je n’arrive pas à me l’expliquer, c’est comme quant il m’embrasse ou qu’on va plus loin, ça me met toujours dans un état pas possible. « Est-ce que ça veut dire qu’on aura de vrai rendez-vous amoureux ? » Une petite pointe d’espoir et d’envie se fait ressentir dans ma voix, sans que je ne cherche à la cacher. « Je n’en ai jamais eu, enfin… jamais vraiment. C’était pour l’apparat. » J’essaye d’éloigner les souvenirs des rendez-vous arrangés pour se faire passer pour un couple mondain, avec Élise. Je ne suis pas sûr de savoir à quoi ressemble un vrai rendez-vous amoureux, mais je reste persuadé que ce n’est pas à ça. « S’il te plaît, est-ce que tu ne pourras pas me faire de surprise ? S’il te plaît Peter, je déteste ça. Pas de rendez-vous surprise. » Oh Merlin, et si je commençais à paniquer ? Est-ce que je suis en train de le faire, de paniquer, maintenant, au beau milieu de ce couloir ? « Et… ça veut dire qu’on va… qu’on va faire… » J’essaye de reprendre mon souffle, en serrant la main de Peter dans la mienne. J’ai l’impression que ma vue se floute déjà. « Est-ce que ça veut dire qu’on va faire l’amour entre hommes… ? » Il y a trop de question que je voudrai lui poser, mais je n’y arrives plus. Je me sens comme si j’allais m’écrouler d’une seconde à l’autre. « Désolé. C’est juste… ça fait beaucoup d’un coup. » Je respire doucement, en me glissant dans les bras de Peter. De mon petit-ami.

Dimanche 11 septembre 2022

J’appréhende vraiment ce qui va se passer cet après-midi. Non seulement c’est mon premier rendez-vous avec Peter, mais en plus, il n’a pas voulu me dire ce qu’on allait faire ensembles. Comment est-ce que j’étais censé savoir à quoi m’attendre, comment est-ce que je pouvais me préparer avec ce genre de conditions ? J’ai essayé de fouiller, de faire des déductions pour savoir un minimum, parce que je ne peux pas m’engager dans l’inconnue. C’est au-dessus de mes forces. Et pourtant, j’ai bien dû faire ce grand saut… Je n’ai rien, absolument rien trouver pour me mettre sur la piste de notre programme. Et puis j’ai rejoint Peter dans la cour, et mon cœur s’est comme arrêté sur le coup. « Pourquoi est-ce qu’il y a un skate à tes pieds ? » La déduction est simple, mais je n’ai pas envie de la faire. Peter ne peut pas m’imposer ça, si ? « Peteeeeer… Je ne peux pas monter sur ça, c’est, c’est… Dangereux ? » Ce genre de chose est pour ma sœur. À la limite, pour Irina qui aime tant grimper et être en hauteur. Mais moi ? Je ne peux pas, je n’ai jamais fait ce genre de chose. Je prends la main de Peter pour monter sur la planche, en tremblant un peu. Et dès qu’il me lâche, j’essaye de le rattraper, les roues glissent, tout comme moi et… Je sens des mains qui m’attrapent par derrière, et les réflexes que j’ai conservés ne font pas défaut : je tire la personne devant moi en lui faisant un clé de bras, avant de le forcer à plier les genoux pour le plaquer face contre le sol. Et je me retrouve assis sur Peter, en le tenant fermement immobile. « Oooh… » Je crois que je me suis un peu trop emballé. « Je suis désolé, Peter. C’est l’habitude. » Je me penche pour l’embrasser sur la joue, en rougissant. Je me décales pour me mettre assis à côté de lui, sans oser le regarder vraiment. « J’ai pas fait exprès… ça va ? » Je caresse doucement sa joue, mal à l’aise. Je passe pour une personne faible et pas vraiment sportive, en tout cas pas comme ça. Et même si j’aime beaucoup Peter, je ne suis pas vraiment sûr de vouloir qu’il le sache.
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