Hogwarts FamilyConnexion

RPG Harry Potter

[INTRIGUE] L'intrigue de la Finale de la Coupe du Monde de Quidditch touche à sa fin, choisirez vous votre camp ?
L'année scolaire commence le lundi 5 septembre 2022 à Poudlard.
Les élèves sont priés de se rendre sur la voie 9 ¾ le dimanche 4 septembre 2022 afin de prendre le Poudlard Express. Départ à 11h !
L'année scolaire commence le 12 septembre 2022 à l'UMS. Encore un bon mois de vacances, n'oubliez pas de réviser avant la rentrée.
Le mois d'août s'annonce pluvieux après les grosses chaleurs de juillet. Couvrez vous bien !

Partagez

descriptionMalade d'amertume EmptyMalade d'amertume

more_horiz
▲▼ Malade d'amertume
24/09/2022

J’avais conscience que j’étais en train de fuir.

Je me trouvais dans le parc à l’heure ou habituellement les autres étaient en train de manger. Je sais que mon absence pouvait potentiellement être remarquée puisque le contenu de mon assiette semblait tracasser tout le monde en ce moment mais je n’avais pu me résoudre à aller à table. Je savais également que ce manque d’appétit pourtant coutumier avait tout à voir avec l’inquiétude que je ressentais depuis que j’avais été assigné à faire un devoir en binôme avec Conquest. Je savais que depuis je n’étais plus moi même et je ne parvenais pas à dépasser cet état. C’était quelque chose d’assez particulier que de se découvrir gay du jour au lendemain… Enfin … J’avais toujours eut un petit doute me concernant sans vraiment savoir pourquoi et je prenais donc la chose assez bien, c’était au moins un début de réponse me concernant et surtout concernant mon manque d’intérêt pour les relations amoureuses depuis le début de ma vie. Ce que je n’avais pas prévu en revanche c’était de m’enticher de quelqu’un qui semblait rejeter toute sympathie venant d’autrui. Pour moi qui avait tendance à me montrer attentionné c’était assez compliqué à gérer et j’avais beau essayer de rationaliser en me disant que j’étais au début de ma vie et que j’avais tout temps d’apprendre à me connaître et à découvrir comment interagir avec les gens, dans les faits j’avais grave les boules quand même.

J’avais conscience que le portrait que j’offrais depuis n’était pas en ma faveur. J’étais assez grognon et je m’étais renfermé sur moi même, fuyant Wyatt et me montrant plus évasif avec Ethan qui sentait bien que quelque chose n’allait pas. Je n’avais juste pas la foi de leur confier ce qui m’arrivait. C’était de toute façon une mauvaise idée que d’en parler à mon homophobe de cousin quant à Ethan j’avais peur qu’il me pousse à aller faire une déclaration passionnée à Conquest ou pire qu’il se charge d’aller lui faire savoir ce que je ressentait alors même que je n’étais pas sur moi même de ce qu’il en était.

Alors que j’aurais dû passer du temps avec l’un ou l’autre j’avais préféré me retrancher dans le parc à réfléchir sans vraiment trouver un début de solution. Je ne parvenais même pas à m’évader par la lecture et je passais le plus clair de mon temps à broyer du noir dans mon coin et à être en colère contre moi même. Un portait très flatteur que je n’offrait cependant pas à mes camarades, ayant préféré aller me percher dans un arbre afin d’observer les lieux sans être dérangés par autrui. Bien sur il y avait des désavantages, j’avais une vue imprenable autour de moi ce qui pouvait donner l’impression que je jouais les voyeurs à mon insu si on venait à me découvrir. J’avais par exemple remarqué que deux de mes camarades s’étaient installés un peu plus loin pour profiter de la douceur de cette fin septembre pour pique niquer ensembles. Je détournais le regard n’ayant aucune envie de les espionner ainsi et fixait mon attention un peu plus loin sur les oiseaux qui faisaient leur vie sans se soucier qu’on les regarde ou non.

Je restais un moment à observer leur danse, essayant de reconnaître l’espèce à laquelle ils pouvaient appartenir sans y parvenir, faute de m’être déjà réellement intéressé à l’ornithologie je suppose quand je remarquais un mouvement au coin de ma vision périphérique. C’est par réflexe que je me tournais afin de voir qui pouvait approcher ainsi avant de reconnaître Juliette. Je connaissais assez peu la jeune femme puisqu’elle était plus âgée que moi mais en tant que préfète en chef je ne pouvait pas vraiment ignorer totalement qui elle était. Il me semblait cependant que nous n’ayons jamais été amenés à parler. Je ne suis pas un ange mais j’évite assez facilement les ennuis et je ne suis pas assez sociable pour avoir plus que quelques connaissances dans l’école. J’allais me détourner quand je remarquais que son comportement était un rien intriguant. Alors qu’elle s’était avancée naturellement quand elle avait quitté le coin où elle pique-niquait jusque là voilà qu’elle avait l’attitude de quelqu’un qui cherche à ne pas se faire repérer. Malgré moi je ne pouvait m’empêcher de la regarder faire, un peu curieux et je dois dire que je n’étais pas déçu du spectacle puisque je la voyais dès lors se forcer à rendre son repas.

J’étais un peu mortifié de ce que je voyais et si je suis totalement honnête un peu ecoeuré. Je me détournais, m’interrogeant sur ce que je venais de voir. Est-ce que j’avais bien vu la préfète en chef se faire vomir ou est-ce que mon cerveau venait d’interpréter la situation parce que j’étais trop loin pour bien voir ? Honnêtement… Je savais bien ce que j’avais vu, je n’étais pas idiot et j’avais une assez bonne idée de ce qu’était un trouble du comportement alimentaire puisque j’y étais sujet moi aussi, encore que dans mon cas je ne me fasse pas vomir, ce qui ne m’empêchait pas d’avoir été harcelé par la psy que ma mère m’avait fait voir à ce sujet et d’avoir par conséquent été renseigné sur comment ça se passait.

Je gardait le visage tourné tout du long jusqu’à ce que Juliette retourne avec son petit ami. Bien après son départ je continuais à me demander si je devais faire celui qui n’avait rien vu ou si je devais aller la voir. Après tout ça ne me regardais en rien mais je savais que ce genre de troubles étaient très grave. Qui étais-je à vouloir que l’on me tende la main si je tournais les yeux quand je voyais quelqu’un qui avais besoin d’aide ? Jugeant qu’aller la déranger alors qu’elle était avec son compagnon serait mal vu je me décidais à aller la voir dès que possible. Je passais les heures suivantes à continuer d’observer les oiseaux et ne quittait mon arbre qu’une fois les alentours complètement déserts, quelque peu perturbé. Voyons y tout de même des avantages… J’avais cessé de penser à Conquest.

Ce n’est que bien plus tard dans la soirée que je croisais à nouveau Juliette sans qu’il y ait trop de monde autour de nous. C’était bientôt l’heure de rejoindre les dortoirs et je n’avais que peu de temps pour agir. Je prenais mon courage à deux mains, ne sachant pas encore très bien si c’était une bonne idée que d’aborder le sujet. Je savais que les victimes de troubles alimentaires étaient les rois du déni. Moi le premier hein ! Y avait qu’à voir comment j’étais capable d’affirmer avoir bien trop mangé au cours de la journée pour justifier de ne prendre qu’une compote ou un fruit en guise de dîner. Toutefois je savais que je m’en voudrais si je me la jouais aveugle, aussi je me lançais et l’interpellais.

-Juliette ? Je peux te parler une seconde s’il te plait ?

Je lui faisait signe vers le couloir à deux pas d’ici qui était désert, signifiant ainsi que je voulais lui parler seul à seul. Je n’avais pas confiance aux oreilles qui pouvaient traîner et ne voulais pas malgré moi être à l’origine de ragots parce que j’aurais parlé trop fort.

-J’étais au parc tout à l’heure… Dans un arbre et… J’ai vu ce que tu as fait… Tout va bien pour toi ?

Je demandais avec inquiétude. C’était plus fort que moi, je semblait avoir un complexe du héros en ce moment et ce alors que j’étais le moins légitime à l’être.

-Oh je te juge pas du tout hein… C’est que j’ai des soucis du même genre aussi alors je me disais… Si t’as besoin de parler ou quoi…

Je me rattrapais, songeant que mon attention était toute aussi étrange que le fait de l’avoir observée à son insu, même si j’avais tout fait pour éviter de jouer les voyeurs, dans les faits je devais passer pour un mec chelou.

-J’suis désolé, j’voulais pas te gêner ou quoi mais je me voyais mal ignorer ce que j’avais vu. Si tu as envie de parler… Je suis assez doué pour comprendre ce genre de truc.

J’ai l’impression d’avoir cafouillé de A à Z. Je suis le premier à dire que les gens ne savent pas comment venir me parler de dépression, préférant s’empêtrer avec ce qu’ils pensent savoir de moi et me faisant plus de mal que du bien. A cet instant c’est ce que je craint, avoir fait plus de tort à cette personne qui ne m’a rien demandé et que j’assomme de proposition d’aide. Peut-être même n’avait-elle aucun soucis de la sorte. Peut-être se sentait-elle malade, barbouillée et que se soulager avait consisté à aider son corps à faire le travail. Je restais toutefois à attendre sa réponse prêt à m’éloigner si elle en faisant la demande mais tout aussi prêt à garder la main tendue à son attention si elle le souhaitait.
:copyright: 2981 12289 0

_________________

And all of the sudden I felt really tired...

Malade d'amertume 1597685461-tenor Malade d'amertume 1597685461-ctsc Malade d'amertume 1597685461-tenor-1
| - Like the world had drained me for everything that I had - |

descriptionMalade d'amertume EmptyRe: Malade d'amertume

more_horiz


Malade d’amertume Septembre & Octobre 2022 Jeudi 29 septembre 2022

Ok, les profs ne rigolaient pas quand ils parlaient du travail de septièmes années. Effectivement, c’était assez… Conséquent. Non, clairement, je croulais sous le boulot. Avec Irina, on taffait le plus possible. Enfin, quand elle était là, parce qu’elle avait pris l’habitude de sécher les weekend hors de Poudlard. Elle ne m’avait pas encore expliqué pourquoi, mais je sentais bien qu’il y avait une histoire de mec là-dessous. Alors moi, j’en profitais pour passer le plus de temps possible avec Eden. Mon mec. C’était assez étrange de me dire qu’on était tous les deux préfets en chef… Et que ça faisait aussi bientôt un an qu’on était ensemble. C’était aussi bientôt l’anniversaire de notre premier baiser, et aussi, bientôt son anniversaire à lui. Après m’être concentrée -vaguement- sur celui de Peter hier, je pouvais me concentrer sur celui de Eden. Je ne lui avais pas souhaité l’an dernier, mais là, j’avais deux mois encore pour lui trouver le cadeau parfait.

J’en faisais peut être un peu trop, mais je voulais lui changer les idées. Je savais que ce n’était pas facile, pour lui, entre son père qui était encore un véritable connard, et sa sœur, partie à l’université, qui était encore fiancée à Balth Carrow -erk-. D’ailleurs, je crois que lui aussi essayait de me changer les idées, à propos de sa mère, avec un pique-nique. C’était adorable de sa part, mais… C’était hyper maladroit. Ça se voyait à des kilomètres qu’il essayait de m’aider avec mes soi-disant problèmes de nourriture. Je préférais encore tomber enceinte dans l’année plutôt que d’admettre que j’avais un problème. Parce que je n’en avais pas. Bref. Je regardais ce que Eden avait amené. Que des trucs qui font grossir, bien sûr. Enfin, de toute façon, la nourriture fait grossir. Malgré tout, on passa un pique nique agréable, ponctué de fou rire et de conversations divers. Et après le dessert, quand Eden attrapa son carnet de dessin, je piquais un baiser sur sa joue avant de m’éloigner, donnant un prétexte quelconque. De toute façon, il dessine. Il verrait un éléphant rose qu’il ne serait même pas étonné dans ce genre de moment. Bref. Je m’éloignais légèrement, et me laissa tomber au pied d’un arbre. Je fermais les yeux, le cœur battant. J’ai juste à me concentrer un petit peu… Pour ne pas faire de peine à Eden, j’avais mangé avec lui. Mais c’était un repas que je ne voulais pas garder. Alors, si je me concentrais un petit peu… Je rendis mon repas. Je restais un instant là, les yeux grands ouverts, une main sur mon ventre, le cœur battant toujours de plus en plus vite. Puis je me levais doucement pour rejoindre Eden.

Le soir, après le repas -encore un repas-, j’étais dans les couloirs à vérifier que les Serpentards allaient bien en direction des dortoirs, et à vérifier que les troisièmes années ne faisaient pas les zouaves, comme d’habitude. Les gamins de 13, 14 ans en pleine crise d’adolescence, c’est pénible. Bref. Alors que je donnais une indication à un première année qui cherchait son chemin, j’entendis mon prénom. « Juliette ? Je peux te parler une seconde s’il te plait ? » Je me tournais vers la voix et reconnus Deagan Miller, un Serpentard lui aussi. « Euh, oui, bien sûr ! » Je vérifiais que le première année parte dans la bonne direction avant de le suivre. Un problème personnel, pour qu’il veuille parler en tête-à-tête avec la préfète-en-chef de Serpentard ? D’ailleurs, ça me faisait bizarre de me dire que j’avais été choisi pour ce rôle alors que j’avais été préfète seulement six mois, l’année précédente. « Qu’est ce qu’il y a ? » « J’étais au parc tout à l’heure… Dans un arbre et… J’ai vu ce que tu as fait… Tout va bien pour toi ? » Je sus tout de suite de quoi il parlait. Mon cœur fit un bond dans ma poitrine. J’avais toujours fait attention à ce que personne ne me voit. Je ne voulais pas inquiéter les personnes autour de moi, et surtout, je ne voulais pas qu’on perde confiance en moi. Et c’était typiquement ce qu’il venait de se passer.

« Désolée. Je ne vois pas du tout de quoi tu parles. » Oui, je mentais avec tout l’aplomb du monde. Les yeux dans les yeux. Je le faisais avec mes parents, pourquoi je ne le faisais pas avec les autres élèves ? Bon, pas sûr que ça marche avec Irina. Mais en même temps, je lui avais laissé carte blanche pour fouiller comme elle voulait dans ma tête. « Oh je te juge pas du tout hein… C’est que j’ai des soucis du même genre aussi alors je me disais… Si t’as besoin de parler ou quoi… » Je clignais légèrement des yeux. Comment ça ? Lui aussi trouvait la nourriture inutile ? Peut être qu’il pouvait m’aider à convaincre mes amis que je n’étais pas malade. Enfin, après, Deagan utilisait le mot souci, donc le chemin serait long pour lui faire comprendre la vérité. « J’suis désolé, j’voulais pas te gêner ou quoi mais je me voyais mal ignorer ce que j’avais vu. Si tu as envie de parler… Je suis assez doué pour comprendre ce genre de truc. » Je lui souris, gentiment. « Merci, Deagan. J’apprécie, vraiment. Mais tu peux bien comprendre que je n’ai pas de soucis ? » Je haussais les épaules. « Je veux dire, si je fais ça, me restreindre. C’est qu’il y a une bonne raison. J’ai mes raisons, et tu dois avoir les tiennes. »

Les miennes, elles ne sont pas compliquées. Je déteste perdre le contrôle de ma vie, de mes sentiments. Au début, l’an dernier, Eden est venu, il a tout chamboulé. Avec sa gestuelles, ses sauts, ses commentaires, ses rires, son sourire, il s’est creusé sans le vouloir une place dans mon cœur. Et même si j’ai atrocement flippé, j’ai appris à connaître et contrôler ces sentiments inconnus. Et je remercie même toutes les sorcières de Salem pour l’avoir mis sur mon chemin. Mais ses parents, par Merlin… Son père n’est heureusement pas une raison. Mais il est une raison du mal-être d’Eden, et juste pour ça, je le déteste. Et sa mère… Elle aussi s’est incrustée dans ma vie. Mais mal. A décider de notre relation, de notre couple. De comment je devais m’habiller. De combien je devais perdre. J’ai perdu un peu de poids pour elle, mais maintenant, j’ai décidé qu’elle n’était plus l’arbitre de ma vie. J’ai décidé de remettre de l’ordre, du contrôle. Et j décide de contrôler mon corps et mon poids. Je refuse de reprendre. Je veux contrôler ma vie. « Franchement, il n’y a pas matière à s’inquiéter. Je contrôle la situation, et je sais ce que je fais. » Je baisse les yeux un instant, avant de relever la tête. Toujours en souriant. « Quand j’aurais atteint mes objectifs, je m’arrêterais. Je sais que je le pourrais. »

Samedi 1er octobre – Le soir

Je n’en reviens pas. La sorcière est revenue. Et elle veut que je me… Que je me marie ? Qu’est ce que c’est que cette idée saugrenue ? Pourquoi elle insiste avec un mariage avec Eden ? Je l’aime. Je l’aime vraiment, du plus profond de mon cœur. Mais je ne me sens pas prête à me marier, ça ne fait même pas un an qu’on est ensemble ! Quand je rentre au château, je me précipite vers la Salle Commune. Il y a peu d’élèves. Je vais dans le dortoir que je partage avec Irina, mais elle n’est pas là. Elle part souvent, les weekends. Je me mets en sous vêtement et me regarde dans le miroir. Je ne sais plus qui je suis. Alors, je prends un ciseau et coupe me cheveux. Je les avais longs, et maintenant, il m’arrive à l’épaule. Je prends quelques mèches, ma baguette, et murmure le sortilège de colorations. Mes cheveux sont toujours blonds, mais avec des mèches noires. Puis je me rhabille. Ça va être l’heure du diner.

Malade d'amertume 68747470733a2f2f73332e616d617a6f6e6177732e636f6d2f776174747061642d6d656469612d736572766963652f53746f7279496d6167652f58593949486b4f537652785967673d3d2d3437363838353834302e313465626337323839373733333532353230323639353739373230362e676966?s=fit&w=720&h=720

Je sors du dortoir, pour aller dans la Grande Salle. Je suis obligée, déjà que je n’étais pas là aujourd’hui, les garçons vont se demander où je suis passée. Et je ne veux pas les inquiéter. Eden a déjà ses soucis, et Dmitry essaie d’appartenir à l’espèce humaine, je ne veux pas ruiner tous ses efforts à cause de questions qu’ils pourraient se poser. Je me prépare mentalement à recevoir toutes les vannes de Peter quand je vois Deagan. Je lui souris. « Salut ! T’as décidé de sécher le dîner ? » Je ne veux pas qu’il croit que je le force, loin de là. « Personnellement, je vais y aller, pour rejoindre mon copain et des amis. » Je fronce les sourcils face à son regard, et porte une main à mes cheveux. « Oh, euh, ouais, je me suis coupée les cheveux. Et ouais, j’ai fais une coloration. Euh. Je crois que j’avais envie de changer de style. » J’hausse les épaules. C’est vrai que avant j’étais plutôt féminine urbaine, en quelque sort, à m’habiller comme pour sortir en ville, avec des tonnes de couleurs, vives ou non. Mais je crois que là, j’ai envie de changer. Peut être de provoquer. De partir dans un style plus rock, gothique.
:copyright:️ Justayne

_________________


Les saintes n'ont-elles pas des lèvres, et les pèlerins aussi ?

descriptionMalade d'amertume EmptyRe: Malade d'amertume

more_horiz
▲▼ De drôles de retrouvailles.Je ne sais pas trop à quoi je m’attendais. J’étais sans doute naïf de penser que je pouvais venir en aide à qui que ce soit et surtout pour des choses aussi grave que des troubles alimentaires mais j’avais cet espoir de pouvoir apporter quelque chose aux autres. Naïf mais bien intentionné, ça donnait au moins un peu de sens au fait que je me sente inutile face à ce que je pouvais voir. Evidemment il n’y a que dans les livres ou dans les films que la personne qui se voit proposer de l’aide se saisit de l’opportunité sans hésiter l’ombre d’une seconde, dans les faits, j’avais plutôt l’impression de m’être prit un mur que d’avoir ouvert une porte. Je crois que je rougissais un peu d’embarras alors que Juliette me remballait poliment. Forcément, je n’avais pas prit en compte ses sentiments dans le processus et je me sentais un peu nul avec mon complexe du super héros.

-Je vois, désolé j’ai pensé que…

Qu’elle aurait besoin d’aide ? En fait, je le pensais vraiment. Tout comme j’avais besoin d’aide pour des choses aussi simple que d’avoir envie de me lever et de vivre chaque journée ou encore de me nourrir mais il est vrai que même en le sachant je ne demandait pas pour autant que l’on vienne me prendre par la main pour m’accompagner dans chacun de mes gestes. J’étais donc assez confus, partagé entre mon avis et mon expérience, je ne savais que faire et restait au final bêtement planté là à écouter la jeune fille. J’avais un doute sur le contrôle qu’elle prétendait avoir mais il serait malvenu de juger, au final je la connaissais assez peu.

-Je vois, fais tous de même attention.

Je souris bien que je sache que mon incertitude transparaissait largement sur mon visage. Je me demandais bien si elle croyait elle même être capable de stopper cette spirale de destruction. Je savais d’expérience que ce genre de comportements avaient un côté addictifs. La destruction laisse généralement des marques et j’hésitais à insister un peu ou encore à aller en parler à quelqu’un d’autre, un adulte peut être ? Je n’allais pas plus loin que le penser, je n’aurais pas apprécié qu’on se mêle de ma vie à ce point. Je gardait en tête toutefois cette idée si je venais à me rendre compte que Juliette se mettait en danger.

-Je vais te laisser mais si tu as besoin d’une oreille amicale un jour n’hésite pas.

Je lui souriais gentiment avant de la saluer.

01/10/2022 :

Je levais les yeux alors que j’entendais qu’on me saluait. Je souriais en réflexe alors que je reconnaissais Juliette à qui j’avais adressée la parole seulement quelques jours plus tôt. J’avais à peine repensé à elle au cours des quelques jours mais notre conversation me revenait sans mal à l’esprit. J’avais été moi même très pris, du moins mentalement, ces derniers temps pour penser à autrui. Il faut dire que ma vie que j’avais toujours qualifier de banale et inintéressante se refusait à le demeurer et partait un peu dans tous les sens. Sans vous faire le résumé complet entre mes sentiments pour Conquest, le fait que mon cousin n’ait pas hésité une seconde à laisser un mec coucher avec moi alors que j’étais complètement bourré contre de l’argent et tout ce qui n’allait pas chez moi et s’obstinait à ne pas s’arranger, je n’étais jamais à court de pensées.

Je n’avais même pas prit la peine de faire acte de présence à table. D’habitude je m’y rendais au moins par principe, quitte à ne pas manger grand-chose, un fruit par exemple mais là je n’avais pas envie, surtout que je savais très bien que personne n’allait le remarquer ou du moins je le croyait. Je souriais pourtant à Juliette, me doutant qu’elle était parmi les moins susceptible de lui faire la leçon, auquel cas elle n’aurait plus d’arguments pour justifier sa propre aversion de la nourriture si elle me privait de mon libre arbitre.

-Salut, nan j’avais pas trop faim.

Je ne développais pas davantage parce que mon regard se posait sur la chevelure de la blonde qui ne l’était plus autant. Sa nouvelle coiffure la changeait un peu mais ça lui allait bien, ce que je lui faisait remarquer alors qu’elle soulignait avoir eut envie de changer.

-C’est vraiment cool et ça te va bien. Tu as bien fait de changer.

Pas qu’elle était horrible avant mais parce qu’il était important de céder au changement quand on en avait envie, pas que je sois de ce genre, non moi j’étais plutôt routinier. J’espérais que mon compliment ne sonnait pas trop maladroit, je n’étais pas du genre à multiplier les phrases toutes faites à l’intention de mes camarades féminines et pas seulement parce que je préférais la compagnie des garçon que parce que ce n’était tout simplement pas mon caractère. Je fronçais un peu les sourcils en réalisant que mes pensées n’avaient aucun sens et mon esprit revenait bien vite à mes soucis.

-Dis Juliette…

Je me stoppais alors que mes lèvres avaient agit presque sans mon consentement. J’avais besoin de parler et… Je crois que j’avais demandé de l’aide alors même que j’étais résolu à tout garder pour moi. A présent je pouvais toujours trouver une excuse bidon pour laisser partir l’autre ou bien être sincère et lui demander si elle acceptait de parler avec moi.

-Tu aurais cinq minutes ? J’ai… Un soucis et je sais pas trop à qui en parler…

En fait j’en avais déjà un peu parlé mais dire tout ce que j’avais sur le coeur pouvait être compliqué parfois, entre ceux qui me poussaient à agir et ceux qui étaient bien trop touchés par mes propres problèmes sans parler de celui qui en était la source, j’avais peine à démêler ce sac de nœuds.

-Oh mais tes amis t’attendent, on verra plus tard, excuse moi.

Je souriais, conscient qu’elle n’était sans doute pas dupe quant au fait que je me fut ravisé. Je souriais essayant de masquer mon malaise.
:copyright: 2981 12289 0

_________________

And all of the sudden I felt really tired...

Malade d'amertume 1597685461-tenor Malade d'amertume 1597685461-ctsc Malade d'amertume 1597685461-tenor-1
| - Like the world had drained me for everything that I had - |

descriptionMalade d'amertume EmptyRe: Malade d'amertume

more_horiz
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum