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This is the... Title of your S*xTape !Lundi 19 Septembre 2022Quelles conneries, mais quelles conneries sérieux. En plus des cours de merde que j’dois me taper à l’université, ils ont trouvés le moyen de m’dégoter un stage dans l’Bureau des Aurors. Y’a pas à dire, mon nom d’famille, ça doit y être pour quelque chose, non ? Genre, ils veulent bien s’faire voir par mon daron/nouveau riche et ma daronne/vieille bourge. Y’a pas d’autre explications. Nan mais parce qu’avec le dossier que j’traîne, à part les notes de l’année dernière bah… J’aurai dû m’retrouver ailleurs. Genre, pas chez les Aurors. J’sais pas moi, à la Brigade du Courrier, ou une connerie dans l’genre ? Sérieux, qui c’est qui donne des responsabilités à un mec pas sérieux dans ses études, hein ? Franchement, c’est louche, y’a des thunes sous roches.

Bref, me voilà arriver au Ministère. Wahou, c’est si beau, si pimpant, si chiant à mourir. C’est dingue, j’vais devoir travailler là-dedans pendant trois semaines par mois ? Haha, si j’deviens pas suicidaire option emo-gothique de merde, ce sera un exploit, merde. Les murs, les gens, tout est beaucoup trop propre et immaculée… Du style guindé, comme chez mes vieux. Moi, bosser là-dedans ? Avec un vieux croûton, en plus ? Nan mais parce que soyons bien clairs, hein. C’est pas parce qu’on m’a foutu de force dans ce stage que, de un, j’vais dire amen à tout et bosser comme un ouf, de deux, mon maître de stage, ça va être un mec qui part bientôt à la retraite. J’le sens déjà venir, le coup du stagiaire qui fait toute la paperasse et va chercher les cafés. Faut pas croire, j’suis pas si con. Moi aussi, j’ai maté des films et des séries policières ! Aucun moyens qu’on m’file des trucs bandants en taff. Après… avec un peu d’chance, j’pourrai faire comme les cours y’a deux ans. Les cours ante-Rosie quoi. Juste… pas y aller et foutre autre chose de ma life. J’me décourage facilement, moi ? Ouais, j’avoue que.

Le bureau où on m’a foutu est putain de clean. Parce que c’est un vieux qui part à la retraite, j’ai d’jà dit. Bah, il va sûrement me tailler la discut’ en me refourguant sous l’nez les photos des morveux de ses gosses, ou bien celles de ses chats, c’est selon. Super intéressant, quoi… ! J’fais tourner ma chaise en vissant ma casquette sur mon crâne, on perd pas les vieilles habitudes. Et puis j’phase. « Bah. Tu fous quoi là, t’étais pas canné ? » J’aurai préférer, plutôt que m’retrouver fasse à Nightshade. Shay, pas le bon Nightshade, of course. C’est pas que j’l’aime pas. C’est… Bah au final, je sais pas trop. J’voulais pas qu’il s’tape ma sœur parce qu’il est aussi crétin qu’moi, mais ma sœur elle a trouvé le moyen de finir avec pire. Enfin, pire, j’me comprends. Son mec à l’air pas ouf mais passable, hein, mais elle se marie parce qu’elle est enceinte et pas par amour. Et le pauvre gars, là, il la dévorait des yeux pendant l’mariage. Sûr à 100 % qu’lui, il surkiffe Léonie. ‘Fin bon, elle va finir par lui briser l’coeur, et prendre le même chemin que mes vieux et ça, c’est le plus triste. Mais bon, go back to Shay. On aurait pût être pote, si y’avait pas eu toute les histoires avec ma sœur l’année dernière. Mais manque de bol, j’suis juste con, pas amnésique. « Heureusement qu’j’ai pas parié sur ce que tu foutais. On t’as pas vu à la rentrée. J’voulais parier que t’avais abandonné les études parce que tout ça, c’est d’la merde, mais bon… » Je soupires en m’renversant en arrière sur ma chaise. Après, c’qu’il fout, ça l’regarde hein. Moi, j’m’en tamponne. Après ce matin, il va sortir de ma vie, et puis si j’le recroise dans les couleurs, j’me ramènerai en ReyBane pour faire genre j’le vois pas. Problème résolu. « Moi, j’attends mon maître de stage. Vu que t’es sûrement gratte-papier et fouille-merde ici, tu saurais pas qui c’est ? » Silence. Reprise de parole. J’manque de tomber un peu d’ma chaise avec sa question. « Bah nan j’ai pas regardé le nom d’mon maître de stage, pour quoi foutre ? Si ça t’intéresse, bah t’as qu’à zieuter toi-même… » J’lui lance ma convoc’ en la sortant de mon sac. J’ai quand même un sale pressentiment dans l’coeur.
:copyright:️ Justayne

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F*ck the Hell up!

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This is the… Title of your S*xTape ! Septembre 2022 Lundi 19 Septembre 2022

Ouais, je suis devenu Auror, ouais. Après avoir taffé comme un putain de malade, pour avoir mes examens en avance et me barrer de l’UMS et du regard de ce connard de Winston. Même si au final, ça a servi à rien, comme il a disparu du jour au lendemain à la rentrée. Dire que je suis inquiet pour lui serait du foutage de gueule. J’aurais même fait péter le champagne si j’avais été d’humeur à faire la fête, ce qui n’est clairement pas le cas. En fait, le seul avantage dans tout ce bordel, c’est d’avoir pu arriver à mon rêve un an plus tôt que prévu. Genre, merde, je peux enfin résoudre des crimes comme je le veux, même si ce sont des affaires de merde. Bah ouais, je suis le petit nouveau, qui en plus a fait cinq ans d’étude au lieu de six, fallait bien me bizuter un peu… D’ailleurs, en parlant de bizutage, on m’a dit qu’on me refilait un stagiaire. On m’a pas dit son nom, mais clairement, vu les sourires narquois, je me tape le dernier choix. J’vais avoir droit à un petit con qui va me faire chier, qui sera vraiment très con et saura pas bosser. Quel enfer.

Du coup je me dirige vers mon bureau, en grommelant. M’en branle, je le forme comme je veux. Si il est bon, je ferais peut-être des considérations et il pourra faire des trucs intéressants. Si il est con, bah il se tapera le café. Je ressemble à un gosse qui boude, mais je m’en bats les steaks. Les gens me cassent les couilles. D’ailleurs, j’espère vraiment que ce sera pas une meuf. Non pas que je considère ce job comme un job exclusivement masculin, hein, ce serait le comble pour un féministe inavoué comme moi. Nan, c’est juste que c’est bon, les nanas, j’ai donné. J’ai déjà ma belle-sœur qui me permet de squatter chez elle et Mathys, c’est bien la seule que je supporte. Quand je rentre dans mon bureau, je tombe sur ce branleur de Bastian Lecomte. Putain, lui aussi il me rappelle de mauvais souvenirs. La rupture avec Léonie, les mots de son connard de daron, le mariage de Léonie. Bordel, pourquoi je me rappelle de tout ça ? J’étais censé me lancer dans le boulot pour oublier la mort de ma sœur et ma rupture.

« Bah. Tu fous quoi là, t’étais pas canné ? » Je grogne une nouvelle fois en rentrant dans le bureau, du coup ce connard est obligé de me voir. Et évidemment, il pose des questions à la con. Qu’est-ce que je fous là, des claquettes ducon… « Je bosse ici, débile. Je suis pas devenu subitement hors-la-loi. » Bordel, la semaine venait à peine de commencer et j’en avais déjà marre. J’adore mon job, mais si c’était pour me coller les tâches administratives avec un stagiaire, j’aurais préféré rester au lit ce matin. Même si Emilia serait venu me sortir du lit à grands coups de pied au cul. « Heureusement qu’j’ai pas parié sur ce que tu foutais. On t’as pas vu à la rentrée. J’voulais parier que t’avais abandonné les études parce que tout ça, c’est d’la merde, mais bon… » Je lève les yeux au ciel en m’appuyant contre mon bureau, les bras croisés, puis je le regarde. Je suis pas comme lui, moi, j’abandonne pas mes rêves comme ça. J’ai des couilles, pas comme lui. « J’aurais dû envoyer quelqu’un parier pour moi pour récupérer ton fric. Qu’est-ce que tu fous là ? » « Moi, j’attends mon maître de stage. Vu que t’es sûrement gratte-papier et fouille-merde ici, tu saurais pas qui c’est ? » Je cligne des yeux. Je me souviens très bien de mes stages, en général, j’avais le nom de mon formateur sur les convocations, avec le bureau où je devais me rendre. Et si là, il était dans mon bureau… Non…

« T’as pas regardé le nom de ton formateur sur ta convocation ducon ? » « Bah nan j’ai pas regardé le nom d’mon maître de stage, pour quoi foutre ? Si ça t’intéresse, bah t’as qu’à zieuter toi-même… » Je grogne une nouvelle fois en attrapant la feuille, et la lis rapidement. « … » Bordel, je vais péter un câble. Je transforme la convocation en boule de papier et lui lance à la tête. « Mais putain trouduc c’est moi ton formateur bordel ! T’es con ou tu le fais exprès ? » Sérieux, qu’est-ce que j’ai foutu pour me retrouver avec lui ? Fais chier. Je me poste derrière mon bureau, et regarde Lecomte. « Ça veut dire que je vais devoir te supporter trois semaines par mois… ? » Fais chier, fais chier, FAIS CHIER. Si Mathys et Emilia m’ont accueilli chez eux, c’est pour ne pas me laisser seul, pour que j’aille mieux, et que j’oublie Léonie. Et voilà que son connard de frère vient se rajouter à l’équation ? C’est quoi ce bordel ? « Bah en tout cas, sache que tu vas pas rigoler tous les jours. Hors de question que tu fasses le branleur avec moi, et arrête de faire cette tête de con tout de suite. T’as beau faire le mec, je te bats quand tu veux dans la salle de sport, petit con. Si tu veux un stage sympa qui fera remonter tes notes de merde, t’as intérêt à être là tous les jours à l’heure, et actif. Je suis pas tes profs soumis à tes connards de vieux, avec moi, tu vas filer droit. »

Jeudi 22 septembre 2022

Je suis arrivé au boulot la tête un peu dans le cul ce matin. Alors avant d’arriver dans mon bureau, je suis allée à la cafétéria du Ministère pour prendre deux gobelets de café à emporter. Ouais, le déca, perso, ça me suffit pas. Mais je sais que c’est une boisson bannie chez Emilia et Mathys, à cause de l’ancienne addiction de mon frère. Je comprends tout à fait, je m’y soumets, et bois du café décaféiné chez eux. Mais bordel, un bon café bien noir et bien serré quand j’arrive au boulot, c’est vraiment pas de refus. Alors j’en prends deux et je me dirige vers mon bureau. Il est moins clean qu’avant, comme on est en pleine enquête avec Bastian. Quand j’arrive, je pose les deux gobelets sur mon bureau, et je vois qu’il est déjà là. « J’t’ai pris du café. » Je grommelle, parce que je me réveille. Je m’appuie contre mon bureau en regardant mon tableau, et commence à boire le nectar divin. Ah, ça fait du bien.

Je fixe mes travaux, silencieux, en réfléchissant. Je m’y remets à peine, faut juste que je démarre et que je trouve sur quoi je bloquais hier. Il parait que la nuit porte conseil, alors franchement, j’espère avoir une illumination. « … Lecomte. Devoro. Témoin direct ou témoin qui est arrivé sur les lieux et nous a prévenu ? » Ne croyez pas que j’en sais rien, bien au contraire. « Si tu veux être un bon Auror, faut savoir l’affaire sur le bout des doigts, et savoir ce genre de choses. C’est pas pour rien qu’on prend des notes, mais il faut aussi savoir s’en passer par moment. » Je repose mon gobelet et attrape mon calepin, sans l’ouvrir. Bah ouais, il est là, il faut bien que je lui pose des questions et qu’il retire des infos de son stage, nan ? Ce serait ultra contre-productif. Je finis par ouvrir le calepin aux notes de son témoignage et le temps à mon stagiaire. « Tiens, relis-le, et regarde attentivement les photos de la scène de crime. » Un truc me plaît pas, et sérieux, j’espère qu’il va vite voir que ce qu’il nous a raconté ne colle pas. « Si il est arrivé après le crime, comment il peut savoir que la victime avait le couteau encore dans le ventre, alors que sur les photos, le corps est justement sur le ventre ? » Finalement, il est pas si con, on devrait réussir à faire quelque chose de lui.

On a passé le reste de la journée à rééplucher le dossier pour trouver toutes les failles du témoignage de ce mec. Je ne pense pas qu’il soit le meurtrier, mais sûrement un complice ou une merde comme ça. Comme Lecomte avait retrouvé son adresse et avait vraiment bossé à fond aujourd’hui, je lui avait balancé qu’il allait venir appréhender le suspect avec moi. Je crois qu’il a été surpris. Les stagiaire lors d’une arrestation au premier mois de stage ? Ça ne court pas les rues. Mais j’allais tenir ma promesse. Si il bossait, il aurait des trucs intéressants et serait pas de corvée café. Comme il voulait pas encore parler, je décidais de le laisser mijoter quelques heures en taule et de l’interroger demain matin. En attendant, on partit du Ministère. Il faisait pas encore nuit, mais l’heure de bouffer approchait, et mon ventre gargouillait. « Je dis pas ça souvent alors retiens-bien. C’était pas mal aujourd’hui. Quitte à avoir des notes de merde, réussis ton stage, pour que ta petite rousse soit fière de toi. »
:copyright:️ Justayne

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You saved me. I love you. But fuck you.

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This is the... Title of your S*xTape !Lundi 19 Septembre 2022« Wesh, mais d’où tu m’agresses ? » Ok, c’est qu’une boule de papelard, mais sérieux j’ai rien foutu pour une fois, moi ! À part me foutre de sa gueule, à Nightshade, mais ça vaaaaaaa, il est habitué. On a jamais pût se saquer même si c’était mon ex-parrain, vu qu’ma frangine était au milieu d’nous deux. « Mais putain trouduc c’est moi ton formateur bordel ! T’es con ou tu le fais exprès ? » « Sérieux… ? » J’cache même pas que j’suis dégoûté. Lui aussi, il doit l’être d’ailleurs. Mais franchement, y’a que des branleurs dans l’bureau des Aurors pour refiler un stagiaire à un mec en place même pas depuis un mois, ou y’a que moi qu’ça choque ? « Mais qu’est-ce qu’on va foutre ?! » Parce que, pas questions que de une, je bosse et que de deux, je bosse avec lui. Y’a des limites à c’que j’peux m’autoriser. Ok, j’ai eu des bonnes notes l’année dernière, mais là… Complètement démoralisé pour poursuivre, hein. Donc pour moi, après le stage c’était ciao bye et j’me casse. « Ça veut dire que je vais devoir te supporter trois semaines par mois… ? » « P’tain, plutôt crever… » Je lâche en français, à deux doigts d’péter un boulon. On peut pas plutôt dire que j’abandonne déjà mes études, comme ça c’est fait ? « Bah en tout cas, sache que tu vas pas rigoler tous les jours. Hors de question que tu fasses le branleur avec moi, et arrête de faire cette tête de con tout de suite. T’as beau faire le mec, je te bats quand tu veux dans la salle de sport, petit con. Si tu veux un stage sympa qui fera remonter tes notes de merde, t’as intérêt à être là tous les jours à l’heure, et actif. Je suis pas tes profs soumis à tes connards de vieux, avec moi, tu vas filer droit. » J’lui lance un regard noir comme la mort. « Tu t’prends pas pour de la merde toi, hein ? » Parce qu’il a un diplôme et pas moi, sûr de chez sûr. Mais qu’il aille bien titiller des ours affamés lui aussi, là. « Azy, j’te ramènerai ton café et tout. Ça va pas durer trop longtemps, alors qu’est-ce que j’en ai bien à foutre… » J’enfonce ma casquette sur mon crâne. RAB, j’ai bien l’intention d’me faire virer avant d’avoir dût passer trois semaines avec ce toquard. « Pour l’aide, tu peux bien t’la mettre où j’pense, et profond. Mec, tu vas pas m’la faire, tu connais mes notes. D’où t’as crû que j’pouvais t’aider ? »

Jeudi 22 septembre 2022

« J’t’ai pris du café. » Je zieute le gobelet, encore dans l’coltard. « J’te dois combien ? » J’ai pas d’thune, mais un truc que j’veux surtout pas, c’est pas pitié de Nightshade. J’suis pas un ouf, moi, flemme d’être redevable à un connard. Même juste pour du kawa, y’a pas de p’tites dettes. On s’remet au travail, j’ai l’impression de rien biter, pour changer. Déposition, témoins, preuves… Tout un jargon que j’pensais mettre que dans mes copies, ouais. « … Lecomte. Devoro. Témoin direct ou témoin qui est arrivé sur les lieux et nous a prévenu ? » « Bah qu’est-ce que j’en sais moi, hein ? T’as qu’à relire tes notes. » Sérieusement, en cours c’est jamais moi qui f’sait les meilleures déductions. Faut pas rêver ! Si j’deviens Auror, ce sera juste pour être utilisé en tant que gros bras, hein. « Si tu veux être un bon Auror, faut savoir l’affaire sur le bout des doigts, et savoir ce genre de choses. C’est pas pour rien qu’on prend des notes, mais il faut aussi savoir s’en passer par moment. » Nan mais. C’est quoi ce maître de stage option trou-duc que j’me tape. Il a une allergie au papier, ou il est juste trop flemmard pour tourner les pages ? Si on doit prendre des notes, bah c’est pas pour que dalle… « Bah ouais, p'têtre bien, mais moi j’sais pas. » « Tiens, relis-le, et regarde attentivement les photos de la scène de crime. » Wesh. Son ton condescendant, là. Moi, j’suis prêt à lui faire bouffer, son carnet de note d’mes deux. J’fronces les sourcils pendant qu’il me bombarde d’infos et de questions, ou presque. Pourrait pas me fiche la paix, oui ? « Si il est arrivé après le crime, comment il peut savoir que la victime avait le couteau encore dans le ventre, alors que sur les photos, le corps est justement sur le ventre ? » « Bah parce qu’il était là avant, qu’est-ce qu’tu veux que j’te dise ! » J’veux pas bosser, merde, pourquoi il fait comme si il comprenait pas ? J’ai sorti l’premier truc qui m’venait dans l’esprit, et puis… Je sais pas. Nightshade il avait l’air plutôt content.

Content au point d’me forcer encore à bosser. À tout vérifier, plusieurs fois. Et puis, à arrêter le gonze qui sait pas bien mentir. Une vraie arrestation, comme dans les films que ma sœur mate. C’est plus flippant que ça en a l’air, faut pas croire. « Je dis pas ça souvent alors retiens-bien. C’était pas mal aujourd’hui. Quitte à avoir des notes de merde, réussis ton stage, pour que ta petite rousse soit fière de toi. » J’suis épuisé. J’veux juste retrouver ma caisse, mon vieux paquet de chips à moitié vide, et pioncer jusqu’à demain. Et qu’il parle de Rosie, l’autre con, ça m’fout un coup. « Elle s’en fout. » J’veux pas épiloguer, sinon j’vais chialer comme une tapette. « Dis, pour l’mec là. Devoro. J’me dis, il y est peut-être pour rien. » Je hausse les épaules, sans savoir par quel bout commencer. « J’veux dire. Je cherche pas à l’défendre ou quoi, il à l’air d’avoir une sale face de rat si tu veux mon avis. Mais j’sais pas, y’a un truc qui colle pas, j’trouve. » Il m’a pas fait l’impression d’être un criminel en puissance, même pas un badboy qui se la joue ou quoi à vrai dire. Il puait juste la trouille à des kilomètres comme s’il avait fait dans son froc en voyant Shay débouler. « J’me dis. Y’a des gens pas courageux, vraiment pas courageux pour deux sous. T’sais, il préfère dire qu’ils ont fait l’coup, juste pour arrêter d’voir le jugement dans les mirettes des autres. Et… bah, Devoro, il m’a fait pensé à ça. » Maigre comme justifications, hein ? On peut pas tous être aussi doué que l’autre con. « Devoro. Bah, il m’ressemble. Pas courageux même si ça vie en dépendait, méga lâche en plus avec ça. Donc, j’sais bien que moi j’aurai agis comme ça, du coup… Tu vois ? »

Vendredi 21 octobre 2022

J’peux pas dire que tout s’passe mieux dans l’meilleur des mondes, avec Nightshade. Mais au moins, on s’supportes. Et puis sérieusement, en vrai j’apprends des trucs. Depuis genre la semaine dernière, j’fais un peu moins la gueule. Faut bien s’avouer, Rosie y ait un peu beaucoup pour quelque chose. Rien vaut un peu de rousseur pour que j’revois la vie en rose tutu, en gros. Mais pour l’instant, j’suis trop occupé à m’foutre de la gueule de Nightshade. Les vendredis soir, il part toujours tôt, à l’heure où vont s’coucher les poules. « Sérieux, tu cueilles ta copine à la sortie du lycée, ou bien ? » Franchement, ce s’rait pas tordant de voir Nightshade qui sort avec une étudiante londonienne péteuse et Moldu ? L’a toujours eu d’la merde dans les yeux pour choisir ses exs, y’a qu’à voir avec ma sœur. « En vrai, RAB mec, tu fais bien c’que tu veux. Du moment qu’tu m’pètes pas les couilles… » En vrai, y’a pas à dire. Depuis qu’Léonie, j’ai un peu fait une croix sur elle dans ma vie, j’commence à l’apprécier ce con. Faut pas m’faire dire c’que j’ai pas dit ! J’adore ma frangine, hein. Mais comme elle file en mode tangente, et qu’on est pas trop d’accord sur plein d’truc, on s’éloigne, c’est comme ça.

Jeudi 13 novembre 2022

Le Ministère, à minuit tapantes, c’est pas l’plus beau des endroits. Mais ça vaut toujours ma caisse pourrie. Je l’adore, hein ! Mais le chauffage est tombé en rade, et j’ai plus un rond pour le réparer. Faut croire que j’ai encore un peu d’instinct d’survie, parce que j’préfère encore manger que de m’taper les réparations. Mais bon, j’suis au même point : j’ai pas de piaule pour dormir. Du coup, dans mon grand génie, j’me suis dis squatter le bureau des Aurors, ce s’rait pas mal. En soit, y’a des douches et des distributeurs de chips, soda et chocolats. C’est chauffé, et puis si jamais on m’chope, j’dirais que j’me suis endormi sur un dossier et basta. Pour l’instant, j’crois en ma bonne étoile quand j’sors des douches fumantes avec une serviette bien moelleuses et chaudes là. J’ai l’impression qu’ça fait des lustres que j’ai pas connus ça, mais en vrai, ça doit faire que deux ou trois mois ? Et là, mais qu’est-ce que j’vois pas ? Une putain d’ombre dans l’bureau, et j’glisse, j’me gamelle et je rattrape à la porte juste à temps pour que voir que c’est ce débile de Nightshade. « PUTAIN MEC ! Tu pourrai pas être encore plus flippant, nan ? J’ai frôlé la crise cardiaque merde ! » Nan j’en rajoute pas. Il m’a vraiment fait bader ce con. Et maintenant, encore plus parce que j’sais pas comment justifier. « … Flemme de rentrer chez moi, en plus ma douche marche pas. Me suis dit que j’pouvais rester ici ? » En soit, c’est pas faux… Après, c’est pas l’truc le plus intelligent que de débiter mes conneries devant un sale détecteur de mensonge en chair et en os.
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This is the… Title of your S*xTape ! Septembre 2022 Lundi 19 Septembre 2022

« P’tain, plutôt crever… » Je jette un regard noir au trouduc qui est dans mon bureau, et qui a sûrement déjà oublié que j’avais étudié à Beauxbâtons, et que j’étais bilingue en français. Nan mais fais chier, j’ai pas envie de bosser avec lui moi ! Du coup je préfère le prévenir, que je ne suis pas comme ses glandus de profs et qu’il pourra pas faire tout et n’importe quoi avec moi. Fais chier sérieux, je veux pas qu’il m’emmerde. « Tu t’prends pas pour de la merde toi, hein ? » Son regard noir, je lui fous au cul. Il croit quoi, que j’ai peur de lui ? Nan mais sérieux, n’importe quoi cette histoire. « J’en ai bavé pour en arriver là, alors c’est pas un petit con qui va venir pourrir mes journées. » « Azy, j’te ramènerai ton café et tout. Ça va pas durer trop longtemps, alors qu’est-ce que j’en ai bien à foutre… » Je lève les yeux au ciel. Bah putain, si il espère avoir son diplôme comme ça, il est dans la merde. Comment il fera derrière, pour vivre sans papa et maman quand ils en auront marre de lui payer ses études pour des prunes dirigeables ? « Pour l’aide, tu peux bien t’la mettre où j’pense, et profond. Mec, tu vas pas m’la faire, tu connais mes notes. D’où t’as crû que j’pouvais t’aider ? » « Bah justement, c’est l’occasion d’améliorer un peu tout ça, cassos. » Je lève les yeux au ciel, une nouvelle fois, avant de prendre sa convocation de stage et de la signer. Bah voilà, c’est parti pour passer les trois quarts de la prochaine année scolaire avec lui.

Jeudi 22 septembre 2022

Ça a été une putain de longue journée, mais au moins, Lecomte a l’air de s’y être enfin mit, ce trou du cul. Je le félicite quand même un minimum, avant de sortir une clope de ma veste. C’est pas souvent que je fume, mais je crois que j’en ai besoin. Et je préfère en fumer une maintenant au taf que chez mon frère, alors que sa femme est enceinte de deux adorables morpions. « Dis, pour l’mec là. Devoro. » « Hum ? » « J’me dis, il y est peut-être pour rien. » Je tire une longue taffe avant de me tourner vers mon… Je peux l’appeler élève de stage ? Comment on dit ? Bon, ce n’est pas vraiment le plus important, le plus important, c’est la valda qu’il va bien finir par me cracher. « Comment ça ? » « J’veux dire. Je cherche pas à l’défendre ou quoi, il à l’air d’avoir une sale face de rat si tu veux mon avis. Mais j’sais pas, y’a un truc qui colle pas, j’trouve. J’me dis. Y’a des gens pas courageux, vraiment pas courageux pour deux sous. T’sais, il préfère dire qu’ils ont fait l’coup, juste pour arrêter d’voir le jugement dans les mirettes des autres. Et… bah, Devoro, il m’a fait pensé à ça. » J’attends un instant, et je repense à ce qu’il me baragouine. En soi, il a pas tort, j’ai eu le même ressenti. Que ce n’était qu’un petit têtard dans la mare, alors qu’il y avait de bien plus gros poissons à choper. « Et qu’est-ce qui te fait dire ça ? » « Devoro. Bah, il m’ressemble. Pas courageux même si ça vie en dépendait, méga lâche en plus avec ça. Donc, j’sais bien que moi j’aurai agis comme ça, du coup… Tu vois ? » J’ai un petit sourire en coin, en hochant la tête. « Ouais, je vois bien… Putain, c’est vraiment con que tu branles rien en cours. T’as vraiment du flair, pour un bleu qui a même pas son insigne. » Puis j’ai un moment, vous savez, ce genre d’éclair de génie quand un truc vous revient en tête ? Bah moi, j’ai ça. J’écrase précipitamment ma clope, en sachant comment finir cette affaire. « Je dois y retourner. A demain, Lecomte. » Je tourne les talons et retourne au bureau, en envoyant un rapide SMS à mon frère pour lui dire de ne plus m’attendre pour notre soirée pizza.

Vendredi 21 octobre 2022

Depuis un petit mois, ouais. Ça doit être depuis un petit mois que je me traîne ce boulet de Bastian Lecomte. Bon, en vrai, je le traite de boulet, mais il bosse de mieux en mieux, ce petit con. Je lui demande pas de faire des heures supp’, mais ça saurait tarder, quand il se rendra compte que le métier d’Auror pète encore plus la classe que ce qu’il pensait. Mais bref, pour le moment, le principal, c’est de rentrer à la maison me doucher et aller chercher Irina. Je fais des heures supp’ toute la semaine exprès pour partir à l’heure le vendredi. Surtout que le weekend, je suis réquisitionné en tant que garde du corps pour la petite Romanova. « Sérieux, tu cueilles ta copine à la sortie du lycée, ou bien ? » Je tourne la tête vers mon connard de stagiaire, et lui jette un regard noir. Sérieux, il va pas me casser les couilles alors que j’ai appris hier grâce au carnet de Mathys qu’elle est encore à Poudlard ! « Pourquoi, c’est ton terrain de chasse ? Tu as peur que je te fasses de l’ombre ? » « En vrai, RAB mec, tu fais bien c’que tu veux. Du moment qu’tu m’pètes pas les couilles… » Je lève les yeux au ciel. « C’est toi qui me pète les couilles… »

Alors que je réunis mes affaires, je lui lance un regard en coin. « Enfin, pourquoi retourner chasser au lycée alors que tu as retrouvé ta meuf, hein ? » Je sais. Je sais qu’il ne savait pas que je savais. Mais je sais aussi que maintenant il sait que je sais. « Fais pas l’innocent, tu as l’air tellement plus heureuuuuux maintenant… Et je ne suis pas sûr que ce soit à cause de ta sœur, t’étais même pas au mariage, et elle s’est cassée de l’Angleterre. » Ouais, à ce foutu mariage, j’y étais pas non plus, mais on va dire que j’ai mes sources, hein ? « C’était pas difficile de deviner. Tu bosses plus et tu fais moins la gueule. Quand on est plus malin que toi, on peut vite sauter aux conclusions. » En disant ça, j’enfile mon blouson. J’espère que je le fais chier comme ça.

Jeudi 13 novembre 2022

J’étais en train de dîner en pleine soirée pizza avec mon frère quand il me dit un truc qui me fit tiquer sur notre affaire. J’attendis au moins la fin du rangement de la cuisine avant que je ne fonce au boulot. Ça m’arrive souvent, ce genre d’illumination. Enfin, pas souvent en soi, mais ce truc de comprendre un truc sur une affaire en cours alors que je fais quelque chose qui n’a rien à voir, c’est plus régulier que quand je pense à mon bureau. Du coup je suis en chemin, mais quand je vis quelqu’un, je marmonnais un Lumos avant de m’avancer. Puis, quand je vis mon trou du cul de stagiaire glisser sur le sol en serviette, je ne peux pas m’empêcher d’exploser de rire. « Nom d’un dragon ! » « PUTAIN MEC ! Tu pourrai pas être encore plus flippant, nan ? J’ai frôlé la crise cardiaque merde ! » « Mais bordel Lecomte, qu’est-ce que tu branles ici ? A part toi-même ? » Je le regarde se relever, un peu mal à l’aise. Je fronce les sourcils. Qu’est-ce qu’il a à cacher, ce connard ? « … Flemme de rentrer chez moi, en plus ma douche marche pas. Me suis dit que j’pouvais rester ici ? » « Ouais, ouais… Si tu le dis. » J’ai du mal à croire à ses conneries, mais passons.

Je m’installe derrière mon bureau et cherche dans mon bordel -organisé, n’en déplaise à Irina- mes notes. « T’façon je viens pas te fliquer, je m’en branle de ta vie. Mais sérieux mec, habille-toi, je veux pas de ta baguette sur mon canapé, ou tu pourras plus jamais baiser avec ta meuf. » Je prends enfin ce putain de bloc et commence à regarder ce que j’ai comme infos, voir si ça colle à ce que j’avais imaginé. « Je suis venu bosser, trouduc. J’étais avec mon frère quand une idée sur l’affaire m’est venu. Ça m’arrive souvent quand je suis hors du boulot… Comme si mon cerveau n’arrêtait jamais de penser au boulot. » Je jette un regard rapide à Bastian, avant d’avoir un sourire narquois. « Bah ouais, parce que perso, j’adore mon job. Franchement, même si tu mes traites de connard, tu as de la chance de m’avoir moi comme maître de stage, et pas un vieux croulant qui te ferais faire le café… Même si jamais tu as trèèèès envie de m’en apporter un, hein, t’hésite pas… » J’ai un éclair de génie. Une nouvelle fois, ouais. Je me lève pour fouiller dans le placard, et je jette une paire de roller à la gueule de Lecomte. « Y a personne, alors t’as qu’à aller chercher les cafés avec ça ! »

Lundi 17 novembre 2022


J’attendais avec IMPATIENCE l’arrivée de Lecomte. J’avais fait des tonnes de recherches à l’aide de Emilia qui a trouvé deux, trois documents pour moi. « Ah, mon petit Bastian. Assieds-toi, je te prie. » J’ai un sourire narquois, de connard limite. « Alors, on a plus de maison ? » Je prends une voix d’adulte face à un gosse, mais sérieux, son regard est jouissif. « J’ai eu des doutes jeudi, alors je t’ai envoyé une lettre à l’adresse donnée sur notre copie de ta convention de stage. Mais elle m’est revenue… » Je pose sur mon bureau l’enveloppe retournée et la copie de la fameuse convention. J’ai l’impression d’être en plus interrogatoire, je kiffe. « Du coup, ma belle-sœur a trouvé la mise en vente de ton appartement. » Je jette y compris la copie de la page internet moldu, et l’annonce dans les journaux sorciers. « Aller, accouche sérieux. Je sais la vérité, il s’est passé quoi ? »
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You saved me. I love you. But fuck you.

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This is the... Title of your S*xTape !Jeudi 22 septembre 2022Me suis jamais senti aussi con que quand j’ai exposé toute ma petite théorie de merdeux à Nightshade. Nan mais sérieux, pour qui j’me prends ? Comme si mes impressions, ça comptait vraiment dans c’genre de boulot. Déjà, j’sais à peine faire un café potable, c’est bien le minimum que j’pouvais lui montrer, nan ? Bah nan, fallait que j’fasse ma grande gueule. « Ouais, je vois bien… Putain, c’est vraiment con que tu branles rien en cours. T’as vraiment du flair, pour un bleu qui a même pas son insigne. » « Hein ? » J’reste planté là comme un con. « On va mettre les choses au clair, Nightshade. J’piges pas la moitié de c’qui sort de ta bouche et là, j’sais même pas si tu t’fous d’moi ou non. » Tssss, et c’est qu’il gâche sa clope en plus. P’tain j’aurai pût en tirer encore trois ou quatre taf… « Je dois y retourner. A demain, Lecomte. » « Bah… Ok. » J’tournes les talons, un sens puis de l’autre. Heureusement que l’autre débile il m’a pas vu faire ça, parce que j’ai bien eu l’air d’un con encore. À changer d’avis, comme ça. Mais en même temps, si moi j’rentres maintenant chez moi, y’a quoi qui m’attend ? Rien. Donc bon, tant qu’à faire… « J’vais faire un jus d’chausette pour ce soir. J’te retrouve dans ton bureau. Taré, va ! » Taré d’travailler aussi tard. Mais j’sais pas, en même temps, j’trouve ça un peu excitant quoi. Et pas du tout d’une mauvaise manière.

Vendredi 21 octobre 2022

« C’est toi qui me pète les couilles… » Nan mais quel casse-bonbon, vraiment. C’est lui qui m’a cassé les couilles en prem’s, d’abord. Mais bon, j’avais quand même raison. Il s’tape une minette qu’à pas du tout son âge ! J’sais pas encore quoi foutre de cette information mais mince, c’est que ça m’fait bien rire quand même ! « Enfin, pourquoi retourner chasser au lycée alors que tu as retrouvé ta meuf, hein ? » J’ai failli m’casser la gueule du fauteuil en l’entendant. Avec son p’tit sourire super content, là… Mais merde, comment il sait d’abord, hein ? « J’vois pas d’quoi tu veux causer. » « Fais pas l’innocent, tu as l’air tellement plus heureuuuuux maintenant… Et je ne suis pas sûr que ce soit à cause de ta sœur, t’étais même pas au mariage, et elle s’est cassée de l’Angleterre. » Et merde, fallait que j’tombes sur Joseph Rouletabille himself en plus. On pouvait pas faire pire comme boss. Par contre, ça m’étonnes quand même qu’il sache que j’me suis pas pointé au mariage d’ma sœur. J’sais même pas si il sait pourquoi. Et puis bon, on s’en foutrait pas un peu ? C’est pas à Nightshade que j’vais déblatérer que le manque d’amour chez ma jumelle pour son mari me fait tout simplement gerber. J’suis un mec, oui ou merde ? Bon. « C’était pas difficile de deviner. Tu bosses plus et tu fais moins la gueule. Quand on est plus malin que toi, on peut vite sauter aux conclusions. » « T’es complètement taré. » Ouais, c’est devenu ma seule défense pour pas avouer qu’il me fait quand même un peu flipper parfois.

Jeudi 13 novembre 2022

La crise cardiaque. Bordel de merde, j’suis sûr que j’aurai pût y passer si Nightshade était encore plus creepy que d’hab’. Merci Flamel, il avait pas trop l’air d’un tueur en série là. « Ouais, ouais… Si tu le dis. » P’tain mais il s’prend pour qui, mon père ? Qu’est-ce que ça peut bien lui foutre au final que j’sois ici ou ailleurs ? « T’façon je viens pas te fliquer, je m’en branle de ta vie. » J’ai jamais, mais alors jamais lâché un soupir de soulagement aussi long. De ma vie, hein. Du moment qu’il me lâche la grappe le Nightshade, tout devrait bien s’passer. « Mais sérieux mec, habille-toi, je veux pas de ta baguette sur mon canapé, ou tu pourras plus jamais baiser avec ta meuf. » « Tant qu’j’ai toujours mes doigts… » Bon ok. Ça avait vachement l’air plus sale et macho dans ma tête. Tant pis, heureusement que l’autre boloss, il est occupé à foutre autre chose. « Donc, tu fous quoi là ? » « Je suis venu bosser, trouduc. J’étais avec mon frère quand une idée sur l’affaire m’est venu. Ça m’arrive souvent quand je suis hors du boulot… Comme si mon cerveau n’arrêtait jamais de penser au boulot. » « Ah bah parce que t’a un cerveau toi, première nouvelle… » Outch, j’crois que j’suis vraiment fatigué ce soir. En même temps, sérieux mon programme c’était dormir, pas taper la discute avec Miss-Nightshade-j’ai-besoin-de-bosser-encore. « Et évidemment, ça pouvait pas attendre demain c’te genre de merdouille… » « Bah ouais, parce que perso, j’adore mon job. Franchement, même si tu mes traites de connard, tu as de la chance de m’avoir moi comme maître de stage, et pas un vieux croulant qui te ferais faire le café… Même si jamais tu as trèèèès envie de m’en apporter un, hein, t’hésite pas… » Nan mais. Je rêve. JE RÊVE BORDEL. Comme si j’allais marcher, en pleine nuit, jusqu’à la machine juste pour ses beaux yeux. Mais il m’a pris pour qui là ? Et comme j’ai vraiment un gros manque de bol, j’ai failli tomber comme une merde en rattrapant le truc qu’il m’a lancé. C’est qu’ça m’a coupé le souffle, ce machin-là ! « Y a personne, alors t’as qu’à aller chercher les cafés avec ça ! » J’regarde Nightshade, puis les rollers, puis Nightshade. « Ok… j’avoue, c’est un peu cool comme truc. » Juste un peu. « J’y vais pas pour te faire un café. J’y vais pour m’en faire un, et pis peut-être y’aura du rab pour toi… » J’enfile les rollers assez vite. J’suis fatigué, mais c’est un énorme kiffe de rouler dans les couloirs complètement vide du Bureau des Aurors, faut quand même que j’sois un minimum honnête avec moi-même. « Bon, m’sieur-j’adore-mon-job-et-j’ai-pas-d’vie. Avant que j’partes direction l’jus de chaussette, c’est quoi ton idée d’génie ? Ou alors les stagiaires ils ont pas l’droit d’savoir, spèce de patron ingrat ? » Et j’sors en coup d’vent avec les rollers. On sait jamais, j’préfère me tailler en vitesse si il lui prend l’idée de m’balancer encore un truc à la figure, à Nightshade.

Lundi 17 novembre 2022

Tout allait bien aujourd’hui. J’veux dire, on pouvait pas faire mieux. Et puis, en ouvrant la porte du bureau de Nightshade, j’ai eu l’droit à ça. « Ah, mon petit Bastian. Assieds-toi, je te prie. » Franchement, y’a rien d’plus flippant que Nightshade poli avec moi. J’peux même déjà sentir mes poils qui s’dressent, sans mentir. « Alors, on a plus de maison ? » P’tain, comment il sait ? C’est ma première pensée. C’est aussi l’premier truc qui sort d’ma bouche, parce qu’faut avouer que j’suis pas vraiment dans le mood pour être une lumière là. « P’tain, comment tu sais ? » « J’ai eu des doutes jeudi, alors je t’ai envoyé une lettre à l’adresse donnée sur notre copie de ta convention de stage. Mais elle m’est revenue… » Mais qui envoie encore des lettres, merde ! Bon, ok, c’est pour ma convention mais merde… J’sais pas, j’suis dégoûté de mettre fait prendre comme ça. Comme un con, et surtout par lui. Ça pouvait pas être quelqu’un d’autre, hein ? Naaaan, bien sûr, fallait que ce soit ce glandu d’Nightshade ! « Du coup, ma belle-sœur a trouvé la mise en vente de ton appartement. » « Famille d’taré… » Comment elle avait fait pour retrouver, hein ? Ils sont tous aussi chiants que Nightshade dans sa famille, à toujours vouloir chercher la vérité ? « Aller, accouche sérieux. Je sais la vérité, il s’est passé quoi ? » « Bah tu veux que j’te dise quoi d’autre ? T’as déjà tout vu… » J’lui montre les différentes annonces et tout, sur son bureau. Y’a rien à dire, nan ?

« L’appart, l’était pas à mon nom. Mon père il a juste voulu le vendre, et voilà. » Je hausse les épaules, mais j’sens bien le regard de Shay qui est en mode « Nop mec, ça passe pas avec moi. » Fallait qu’il soit intelligent… Fait chier. « P’têtre parce que j’ai dit qu’il est con. P’têtre parce que j’étais pas au mariage d’ma frangine. P’têtre parce que j’continue à sortir avec Rosie. P’têtre parce que j’ai dit qu’Léonie s’était une grogniasse qui valait pas mieux que mes vieux, et que sa gosse elle allait être aussi malheureuse que nous, et puis qu’en plus elle aime pas son mec alors qu’lui il est raide dingue d’elle. C’est p’têtre un peu tout ça. Ou alors parce qu’j’ai traité ma mère d’salope. Va savoir… » En vrai, c’que j’dis là, c’est pas faux. Au final, y’a tellement de raison d’pourquoi mes vieux sont relous au possible comme ça, que j’peux pas les énumérer toutes. « Pis bon c’est pas bien grave. Pas la première fois qu’ils coupent les vivres, donc bon… » J’me jette sur le canapé, les mains dans les poches en regardant l’sol. « Pis bon. J’peux rester ici pour les douches. Pis y’a ma caisse. Pis y’a des distributeurs aussi là. Donc voilà. Si tu m’dénonce pas, c’est encore cool pour moi quoi. » Sinon… sinon bah j’me ferai virer. Sûrement. C’est c’que j’voulais depuis l’début, nan ? Mais j’sais pas, ça m’fait quand même un p’tit pincement au coeur. Au final, être avec Nightshade dans ce job, c’était pas si pire.

Dans la nuit du Mardi 21 au Mercredi 22 Novembre 2022

Me sens comateux. Nauséeux. Comme quand j’avais pris d’la drogue, mais en mille fois pire. J’crois bien, me suis cogné sur un truc en tombant. Ah bah oui, parce que j’me suis gamellé aussi. J’sais plus comment. En m’prennant les pieds dans l’putain d’canapé de Nightshade, sûrement. Il prend toute la place, c’truc là. Et puis j’sais plus bien ce que j’faisais là. Depuis combien temps. Pourquoi. Réfléchir ça m’fait trop mal au cerveau p’tain. J’suis trop p’tit, poilu et vulnérable pour c’genre de conneries là.

Mercredi 22 novembre 2022

Me suis réveillé dans un lit c’te fois. Avec le visage de l’autre taré bien en face d’moi. P’tain si j’étais pas attaché à j’sais pas quoi là, j’lui aurai mis un pain au Nightshade. « Sale taré qui m’regarde dormir… » Oh bah p’tain, c’est ma voix ça, toute faible et tout ? Tellement ridicule bordel. Presque autant qu’les mots que l’autre il dit, là. Que j’suis dans un hôpital ou j’sais pas quoi. Pour je sais pas quoi non plus. « Oh ta gueule. J’pourrai jamais tout payé, fais chier… » J’ai pas écouté la moitié de c’qu’il a dit, mais ça au moins j’le sais. J’roules dans mon lit, j’mets l’oreiller sur mes oreilles pour qu’il arrête de jacasser. Ou alors il a arrêté et j’entends des voix. C’est une possibilité aussi ça, tiens. P’têtre bien que j’vires complètement marteau. C’est une possibilité aussi hein, faut pas l’oublier, quand on voit ma famille. Mais y’a un truc qui m’fait tiquer, j’sais pas si c’est l’mot, ou alors comment Nightshade il s’fout d’ma gueule mais j’me redresse d’un coup. Mauvaise idée hein, parce que j’dois virer au pâle cadavérique et qu’j’ai envie de gerber l’peu de café que j’ai dû ingurgiter aujourd’hui. « Oh pis laisse tomber. Tant pis si t’sais pour l’Animagus, rien à foutre. J’suis pas assez bien pour c’genre de conneries. » J’me re-glisse dans les draps, yeux fermés, en faisant le moins de gestes possibles. Y’a tout qui tangue dans cet hôpital de merde sérieux. « Normalement j’suis déclaré. Normalement j’suis déclaré. Pour l’Animagus, ai remplie les papiers. » J’rigoles un peu, parce que j’sais que pour la suite, Nightshade il va criser et me répéter combien j’suis con, mais j’en aurai rien à foutre. « Juste j’ai pas mis la forme parce que merde, téma la honte un peu. Mais au moins j’ai remplie, j’suis pas dans l’illégalité, hein ? » Au fond, j’sais bien qu’si, parce que ça a sûrement pas été pris en compte. Mais bon, j’pouvais faire quoi d’autre ? « T’as appelé Rosie ? » Et ça. Ça c’est vraiment une question importante. « J’suis pas sûr de vouloir qu’elle veuille. M’a déjà vu à l’hôpital. Drogue. L’a pas aimé, tu vois ? » Demander un conseil amoureux au Nightshade à moitié dans les vapes ? Sûrement pas ma meilleure idée du moment.
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Dernière édition par Bastian C. Lecomte le Mer 22 Déc - 13:42, édité 1 fois

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F*ck the Hell up!

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This is the… Title of your S*xTape ! Avec Bastian Lecomte
Jeudi 13 novembre 2022

« Ok… j’avoue, c’est un peu cool comme truc. » J'ai un sourire un peu narquois, en me laissant tomber dans mon siège. Je crois que je suis contaminé par ma belle-sœur. « J’y vais pas pour te faire un café. J’y vais pour m’en faire un, et pis peut-être y’aura du rab pour toi… » Mon sourire disparaît, et je grommelle en lui envoyant deux Noises pour la machine. « Bon, m’sieur-j’adore-mon-job-et-j’ai-pas-d’vie. Avant que j’partes direction l’jus de chaussette, c’est quoi ton idée d’génie ? Ou alors les stagiaires ils ont pas l’droit d’savoir, spèce de patron ingrat ? » « PUTAIN ! » Je me suis redressé pour lui niquer sa mère, mais il est déjà partit. Je lui ai filé de la monnaie pour son café et le mien, il veut que je fasse quoi d'autres ? Que je lui baise les pieds ?

Lundi 17 novembre 2022

J'ai coincé mon petit con de stagiaire, pour avoir toutes les informations que je voulais. Le problème, c'est que ce boloss me ment. « L’appart, l’était pas à mon nom. Mon père il a juste voulu le vendre, et voilà. » Mais bien sûr… Je posais un regard inquisiteur sur lui, les mains croisées sur mon ventre, les pieds sur mon bureau. « Mais bien sûr… J'y crois pas une seule seconde. » Balance la vérité, petite merde. « P’têtre parce que j’ai dit qu’il est con. P’têtre parce que j’étais pas au mariage d’ma frangine. P’têtre parce que j’continue à sortir avec Rosie. P’têtre parce que j’ai dit qu’Léonie s’était une grogniasse qui valait pas mieux que mes vieux, et que sa gosse elle allait être aussi malheureuse que nous, et puis qu’en plus elle aime pas son mec alors qu’lui il est raide dingue d’elle. C’est p’têtre un peu tout ça. Ou alors parce qu’j’ai traité ma mère d’salope. Va savoir… » Ouah, c'est la dèche. L'avantage de ma vie de merde, c'est que j'ai sû me débrouiller très tôt sans fric. « Pis bon c’est pas bien grave. Pas la première fois qu’ils coupent les vivres, donc bon… Pis bon. J’peux rester ici pour les douches. Pis y’a ma caisse. Pis y’a des distributeurs aussi là. Donc voilà. Si tu m’dénonce pas, c’est encore cool pour moi quoi. » « T'es con ou quoi ? » Je repose mes pieds à terre pour le fixer. « Je suis passé par là, c'est bon. Je vais pas te dénoncer. Et j'vais te filer un double pour si tu veux squatter le canapé… »

J'attrape un post-il, pour me marquer les trucs à ne pas oublier. J'aurais aimé avoir de l'aide quand j'étais dans la merde, je peux bien lui rendre la pareil… Donc un double des clés, une couverture qu'on foutra dans l'armoire… « Je vais demander à ce que ton stage soit payé, hein. Si ça peut te permettre de mettre du beurre dans les épinards. Et je vis chez ma belle-sœur, elle fait tellement de bouffe que je pense que je peux faire deux paniers-repas avec tous les restes. » Je mets un nouveau trait sur mon post-it. « Mais sérieux, essaye de te trouver rapidement un clapier à lapin, hein. T'imagine c'est le Ministère qui met le nez dedans et pas moi ? T'es dans la merde, vieux. »

Mercredi 22 novembre 2022


Quand je suis allé dans mon bureau ce matin, je suis tombée sur un espèce de Boursouflet rose beaucoup trop chelou en train de dormir. Mais franchement, n'importe quel connard aurait pu deviner que c'était Bastian Lecomte en voyant ses fringues à côté. Le truc, c'est qu'il avait pas une respiration lente et calme comme n'importe quel truc mignon, mais plutôt sifflante. Et puis, pour s'endormir par terre au lieu du canapé, faut être ou débile, ou malade. Alors, j'appelé Sainte-Mangouste. Et ils ont foutu mon stagiaire à l'hôpital, parce que ouais, ce boloss avait de la fièvre. Du coup j'attends, comme un con, qu'il daigne se réveiller. « Sale taré qui m’regarde dormir… » « C'est comme ça que tu me remercies de t'avoir sauvé, débile ? » Je soupire et je me laisse tomber contre le dossier de ma chaise, en soupirant. « Je t'ai trouvé dans mon bureau et je t'ai emmené à l'hôpital, tu pourrais me remercier, connard. » « Oh ta gueule. J’pourrai jamais tout payé, fais chier… » Je lève les yeux au ciel, saoulé. « C'est bon, je te les paye, tes soins. J'ai besoin d'un stagiaire en bonne santé pour le torturer. » Aucune réaction ? Quel bâtard. Ou alors, il est vraiiiment malade.

Ouais mais bon, après, je lui ai dit que je payais ses soins. C'est bon, j'ai les moyens maintenant. J'ai jamais eu l'occasion de débourser la thune que j'ai récupéré de la part de Roland. Et comme je touche en plus un salaire, et que je ne débourse pas de loyer, c'est bon, je peux me permettre. Mes seules dépenses, c'est pour ma bagnole et les courses que je fait pour Mathys. Je lui dois bien ça, il m'héberge. Et ça le rassure que ce soit moi qui m'occupe de la liste de course, et que ce soit pas Emilia qui porte les sacs. Bref, j'ai de l'argent, et je peux me permettre de lui payer sa chambre. Mais du coup, j'ai le droit de me foutre de sa gueule, ok ? Alors je balance, innocemment : « Et du coup… Tu ne m'as jamais dit que tu étais Animagus, mon petit Bastian. » Sa tête, quand il se redresse d'un seul coup comme un suricate sous cocaïne. MA-GIQUE. « Oh pis laisse tomber. Tant pis si t’sais pour l’Animagus, rien à foutre. J’suis pas assez bien pour c’genre de conneries. » Je le regarde se coucher, un peu dubitatif. Nan parce qu'il est con parfois, alors, je peux pas mempêcher de me poser des questions. « C'est pas un secret aux yeux du Ministère, pas vrai ? » « Normalement j’suis déclaré. Normalement j’suis déclaré. Pour l’Animagus, ai remplie les papiers. Juste j’ai pas mis la forme parce que merde, téma la honte un peu. Mais au moins j’ai remplie, j’suis pas dans l’illégalité, hein ? » Je vais le tuer. Je jure que je vais le tuer. « Putain, mais c'est pas possible d'être aussi con dans la vie ! » J'en peux plus de ce stagiaire, je vous jure. J'pense que mon frère me dirait de me calmer et de lui expliquer, mais franchement, il a pas vu la tête à claques que je me tape. « Bien sûr que si, t'es dans l'illégalité, ducon. Sérieux, quand tu sortiras de l'hôpital, t'as intérêt à refaire ces foutus papiers. Et crois-moi que je vérifierais. »

« T’as appelé Rosie ? »
Je relève la tête, surpris de la question. Il me parle tellement rarement de sa vie amoureuse. Je suis choqué. « Nan, je suis pas sûr qu'elle aurait aimé qu'un numéro venant du Ministère l'appelle pour lui dire que son mec est à l'hôpital. Pourquoi, j'aurais dû ? » Je sais pas, la question se pose nan ? Je suis pas dans sa tête, je sais pas comment son couple marche, moi. « J’suis pas sûr de vouloir qu’elle veuille. M’a déjà vu à l’hôpital. Drogue. L’a pas aimé, tu vois ? » Je soupire, les mains dans les poches. Sérieux, les chaises de cet hôpital sont tellement inconfortables. « Ouais, je vois. Mais y a une différence entre être à l'hôpital pour drogue, ou pour maladie. » Je fouille dans les affaires de Bastian pour trouver ses affaires, et je lance son portable sur le lit. « Contacte-la, sérieux. Je pense qu'elle sera plus inquiète de ne pas avoir de tes nouvelles. Ou qu'elle t'en voudra encore plus de ne pas avoir été honnête. » Je marquais une pause, le temps de regarder un moment par la fenêtre. « Tu l'as déjà perdue une première fois, nan ? Ne refais pas la même erreur. »

Lundi 5 décembre 2022


Ca fait un moment que mon stagiaire est sortit de l'hôpital, et il semble aller mieux. Son boulot, aussi, avance. Il semble s'impliquer, même si il râle. Et surtout, j'ai réussi à obtenir qu'il soit payé dès janvier. C'est ce que je voulais lui dire, en allant au bureau cet après-midi. Je l'ai laissé le temps d'aller chercher la confirmation du payement, et chercher des contrats. Mais quand je reviens, je le vois au téléphone. Et vu son sourire de bienheureux, il est au téléphone ave sa meuf. Je pose les feuilles et j'attrape son téléphone, pour le coller à mon oreille : « Salut, Bastian est indisponible pour le moment. Il est trop occupé à nettoyer le sol du bureau avec un coton-tige en me récitant tout ce qu'il ne faut pas faire en intervention. » En raccrochant, il me semblait entendre un rire à l'autre bout du fil, puis je jetais un regard noir à Bastian. « Bah alors, c'est comme ça que tu bosses, trou du cul ? » Je lui rendis son téléphone, avant de transformer une plume en coton-tige, que je lui lançais. « Aller, au boulot ! Et si c'st nickel, je te dirais ce que c'est, ces papiers. »
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This is the... Title of your S*xTape !Lundi 17 novembre 2022« T'es con ou quoi ? » J’vais pas mentir, c’est quand même une habitude de m’faire insulter par l’autre taré de Nightshade. Mais là, c’est quand même différemment. J’sais pas bien comment dire, mais c’est comme si il voulait pas être tant blessant que ça… ‘Fin bon, j’me pencherai sur ce nouveau problème plus tard hein. « Je suis passé par là, c'est bon. Je vais pas te dénoncer. Et j'vais te filer un double pour si tu veux squatter le canapé… » « Le… canapé… ? » Le luxe, putain. J’ai presque les larmes aux yeux d’vant tant de générosité. Ça cache un truc de louche, c’est sûr ! « Je vais demander à ce que ton stage soit payé, hein. Si ça peut te permettre de mettre du beurre dans les épinards. Et je vis chez ma belle-sœur, elle fait tellement de bouffe que je pense que je peux faire deux paniers-repas avec tous les restes. » Je fasse sur la première phrase, j’entends pas trop. J’dois être honnête, je commences à avoir les oreilles qui bourdonnent, là. Sûrement la fatigue, hein. « Mais sérieux, essaye de te trouver rapidement un clapier à lapin, hein. T'imagine c'est le Ministère qui met le nez dedans et pas moi ? T'es dans la merde, vieux. » « Mouais… » J’hausse les épaules. Maussade, et pas vraiment convaincu. « J’suis vraiment dans la merde si mes parents le savent. Parce que ça foutrait le déshonneur sur la famille, toussa toussa… » Comme si avoir une gosse enceinte hors mariage s’était pas suffisant, fallait que son frère soit assez teubé pour pas arriver à vivre par ses propres moyens. « Mais bon. J’apprécie quand même. T’es pas un saint pour autant, hein. Mais si j’peux pioncer sur ton canapé là, tout de suite, maintenant, j’te jures que je serais un peu moins chiant demain. »  

Mercredi 22 novembre 2022

J’ai envie de dégueuler. Ou de dormir, ou les deux en même temps, même si c’est pas franchement une bonne idée. J’ai mal derrière les yeux, comme si quelqu’un essayait d’enfoncer des piques à glace depuis mon cerveau. Et puis, ça m’fait vachement chier que Nightshade se propose encore de m’aider, comme ça. Il s’réserve toujours le beau rôle, et moi… celui d’la larve, quoi. « Et du coup… Tu ne m'as jamais dit que tu étais Animagus, mon petit Bastian. » OH. PUTAIN. Et puis, j’abdique parce que de toute façon, ça va me ramener quoi de lui parler en mode bravade ? Juste des migraines et, franchement, flemme. Au moins il peut être rassuré, j’l’ai rempli son foutu papier. Il est dans ma boîte à gant, donc tout baigne hein. « Putain, mais c'est pas possible d'être aussi con dans la vie ! » « Mais bordel, arrête de brailler ! Y’a quoi, encore ? » J’fermes les yeux. J’sens que la migraine, elle commence à venir… « J’suis pas dans l'illégalité, j’te dis. » « Bien sûr que si, t'es dans l'illégalité, ducon. Sérieux, quand tu sortiras de l'hôpital, t'as intérêt à refaire ces foutus papiers. Et crois-moi que je vérifierais. » Je roulerai des yeux si j’étais pas sûr à cent pour cent que ça me foutrai la gerbe instantanément. J’ai pas la force d’argumenter avec l’idiot du village, pour l’instant. Il veut se taper la relecture des papiers ? Ok, grand bien lui fasse, du moment qu’il me lâche la grappe !

« Ouais, je vois. Mais y a une différence entre être à l'hôpital pour drogue, ou pour maladie. » J’sais bien que j’aurai pas dû aborder le sujet de Rosie, mais… j’suis inquiet pour elle. Qu’est-ce qu’elle va encore penser, si elle a pas d’mes nouvelles ? « Contacte-la, sérieux. Je pense qu'elle sera plus inquiète de ne pas avoir de tes nouvelles. Ou qu'elle t'en voudra encore plus de ne pas avoir été honnête. » Je regarde le portable que Nightshade vient d’jeter sur mon lit, sans rien dire au début. Appeler Rosie ? Pour moi, ça a juste tout l’air d’un mauvais plan… « Nan mais sérieux, j’suis qui pour gâcher sa journée… »  «Tu l'as déjà perdue une première fois, nan ? Ne refais pas la même erreur. » J’dis plus rien, avant d’prendre enfin le portable. J’ai pas besoin de tergiverser trois mille ans avant de taper sur son numéro. C’est l’premier sur la liste et, pour être honnête, le seul que j’appelle depuis des mois déjà. « Rosie… » J’ai la voix vachement éteinte, j’sais bien. J’voulais pas lui faire peur, mais ça, j’le fais pas bien. « Flippe pas. Tout va bien, ok ? J’suis à l’hôpital… » Et tant pis si j’commence à pleurer. C’est pas ma faute, vraiment, mais j’regrette quand même que ça en soit arriver là. « Pour être honnête, et faut que j’le sois. J’ai des soucis d’argent. J’ai plus d’endroit où crécher. J’ai déconné, vraiment. Mais les gars en blouse blanche, ils disent qu’avec un peu d’repos, ça ira mieux. Alors, vraiment, j’te demandes, pleures pas. Me déteste pas, non plus. J’voulais juste pas t’inquiéter, mais c’est tout l’inverse qui s’passe maintenant… »

Lundi 5 décembre 2022

Entendre la voix du p’tit rat, surtout quant elle gueule à propos de ses camarades de danse, y’a pas photo : c’est bien mieux que d’aller faire les tâches que m’a refilé Nightshade. J’sais pas où il est allé, parfois j’me demande si il a pas une liaison à moitié secrète avec une collègue de bureau – ou pire, une secrétaire. Ça expliquerait pourquoi l’est toujours aussi discret, ce con. C’con qui d’ailleurs, choppe mon téléphone par derrière. « Hé, d’où c’est loyal ça ?! » Mais évidemment, c’est Nightshade. Donc, autant dire qu’il s’en tamponne sec. « Salut, Bastian est indisponible pour le moment. Il est trop occupé à nettoyer le sol du bureau avec un coton-tige en me récitant tout ce qu'il ne faut pas faire en intervention. » J’suis trop choqué pour aligner trois mots. J’écarte les bras, l’air de d’mander à Nightshade ce qu’il est bien en train de pouvoir foutre. « Bah alors, c'est comme ça que tu bosses, trou du cul ? » « Bah quoi, on a plus l’droit d’prendre une pause, ici ? D’pis quand t’as crû qu’tu pouvais déclarer l’esclavage ? » J’attrapais coup sur coup, par réflexe, le portable et la plume qu’il venait de transformer. Pour l’dernier, j’étais quand même vachement dubitatif. « Nan mais t’es pas sérieux ? » « Aller, au boulot ! Et si c'est nickel, je te dirais ce que c'est, ces papiers. » Est-ce que j’avais vraiment l’choix ? J’me suis mis à faire son boulot de taré, là. Patiemment, avant de zieuter les papiers. Ok, j’ai tenu 20 min. Enfin. Plutôt 10. Ou 5. Ok, j’avoue, trois minutes et demie ! Mais si j’étais un mec patient, ça s’serait aussi ! « Aller, sérieux, c’est quoi les papelards ? Une grosse affaire ? Un truc bien badass ? » Quoi, si j’pouvais même plus avoir l’droit d’rêver, maintenant…

Mardi 14 février 2023

On peut dire que l’année, elle avait commencé en beauté. Presque deux mois qu’on bosse sur un dossier un peu glauque, mais quand même vachement cool. J’sais bien, c’est pas bien d’être excité pour c’genre de chose illégale. Mais faut être honnête, bosser pour l’démantèlement d’une filière de paris underground, c’est quand même vachement classe. C’est pour ça que j’suis engagé en temps qu’Auror stagiaire, j’ai pas honte de l’dire. Nightshade il m’en collerait sûrement une si j’le disais à voix haute, mais faut bien se l’avouer. Y’a cent pour cent de chances qu’il soit comme moi en c’moment. J’suis pas dingue, tout d’même. Quant il m’dit d’faire le tour du hangar, d’prendre les hommes à revers, j’le fais. Sans broncher. Rosie, elle serait grave fier d’moi. Mais c’est que j’kiffe mon boulot. Pouvoir dire « Les mains en l’air, tout c’que vous direz pourra être retenu contre vous et le Ministère vous donne un avocat commis d’office. » c’est quand même vachement grisant. Rendre la justice, c’est quand même incroyable. J’laisse Nightshade donner les ordres aux gus de la relève. C’est pas à nous d’interroger les coupables, là, on a quand même d’autre choses à foutre en cette fin d’soirée. Moi, présentement, j’compte avec une collègue combien d’croup il y a. J’embarque les livres de comptes, mais j’fourrerai mon nez d’dans plus tard. « Va falloir appeler les mecs de la régulation des créatures magiques… » C’est pas que j’les aime pas. C’est juste que ça représente d’la paperasse en plus. J’prend un p’tit croup dans mes bras, au passage. Cinq minutes qu’y s’frotte contre ma jambe, ça suffit non ?! « C’est con à quel point c’est mignon ces machins-là… » J’croise le regard de Nightshade.  « Ta gueule. J’sais pas ce que t’allais dire, mais ferme juste bien ta gueule. » J’essaye d’avoir un regard super noir en disant ça. Mais j’crois qu’avoir un bébé croup dans les bras qui m’lèche la main, et à qui j’fais des caresses entre les oreilles, ça ruine carrément mon effet.
:copyright:️ Justayne

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